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 [Solo] Discussion familiale

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Amandil Anésidora
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MessageSujet: [Solo] Discussion familiale   Dim 25 Oct - 21:24








    J'étais en fauteuil roulant. Pourquoi ? Parce qu'apparemment je poussais trop sur mon corps et aussi parce que mon dernier combat, celui contre Rei Tendo, m'avait bien amoché.
    C'est ainsi que mes supérieurs hiérarchiques m'avaient demandé, pardon m'avaient ordonné d'aller de prendre des jours de repos. J'étais arrêtée deux mois. Un mois ! J'avais réussi à persuader le docteur de me faire un minimum de temps de récupération. Pas que je ne fasse pas attention à ma santé mais j'aimais travailler.
    Le choc reçut par mes jambes avait été très mauvais pour elles, il m'avait même mis un fauteuil roulant. J'avais bataillé dur pour avoir des béquilles au lieu du fauteuil, mais le médecin avait été intransigeant soit je devais avoir pendant trois mois des béquilles et je serais toujours fragile ou bien c'était deux mois en fauteuil et je serai quand même fragile. Étant donné tout le travail que l'on me donnait, quand ma thérapie sera finie je rentrerais et il y aura une montagne de papier sur mon bureau. Je pleurais intérieurement à cette idée. Le médecin m'avait donné le fauteuil avec lequel je me déplaçais à présent. Il m'avait aussi interdit d'utiliser ma magie pendant quelques temps.


    C'est ainsi que j'étais de repos, j'en avais profité pour rendre visite à mon second père, qui était vétérinaire à l'animalerie de la ville. C'était la récréation pour les animaux. Ils pouvaient sortir dans l'arrière cour pour gambader un peu. Certains chats étaient venus voir ce que j'étais ainsi que mon véhicule. L'un d'eux avait d'ailleurs sauté sur moi pour se mettre sur mes genoux. Bien que craintif au début il m'avait laissé le caresser après quelques minutes.

    J'étais toujours en train de penser au geste que j'avais fait. J'avais donné une de mes pièces de Thémis à un criminel de la pire espèce rechercher de surcroît pour pas moins de cent dix-neuf mille jewels. Quand j'étais jeune mon second père, le vétérinaire de l'animalerie, m'avait donné ces pièces, une bourse contenant une vingtaine de pièces que j'avais toujours sur moi, ces pièces était bien entendu inutilisable pour payer quoique ce soit en jewel, non leur fonction était tout autre il devait payer une dette que je devais envers quelqu'un, comme le fait de rester en vie après un combat à mort contre un ennemi. Je me posais un tas de questions. Pourquoi m'avait épargné alors que j'allais être sans doute une gêne pour lui dans le futur ? Il avait dit que cela ne faisait pas parti de son caractère, quel était-il ? Avais-je une chance de le ramener dans le droit chemin malgré tout ce qu'il avait fait ? Il m'avait donné une impression bizarre. Il avait été implacable contre moi parce que j'étais son ennemie et en même temps il m'avait laissé la vie sauve et épargner des blessures supplémentaires, si ce n'est pire ; une maison instable menaçait de s'écrouler sur moi. Allait-il vraiment me tuer la prochaine fois qu'il me verrait ?

    Je repensais à mon combat contre lui, il avait annulé mon attaque surprise alors que j'avais concentré la majorité de mes forces dedans. Ensuite, il ne lui avait qu'une seule attaque pour me mettre au tapis ; il avait arraché un morceau de maison pour me l'envoyer. Cela me faisait penser également au combat que j'avais eu avec Kenta. J'avais la même faiblesse face aux attaques, j'avais perdu, mais d'une manière moins violente. Kenta m'avait juste laissé quelques brûlures alors que Rei m'avait mis en fauteuil roulant. Je ne pouvais pas mesurer la puissance magique comme le système MPM, mais je suis certaine que même Kenta ne pourrait pas faire face à un adversaire de ce calibre. Je repensais également à Jimmy Holson le combattant en fauteuil roulant capable d'invoquer des personnes ça m'avait intrigué et surtout le fait qu'il soit handicapé. Maintenant que j'étais moi aussi en fauteuil je mesurais une partie de ce qu'il vivait au quotidien.
    En parlant de combat, je m'étais encore fait gronder par l'armurier de la caserne comme quoi je cassais trop facilement les lames. Depuis que j'avais été promu j'en avais cassé quelques-unes, apparemment j'avais fait un nouveau record. Ce n'était pas vraiment de ma faute les lames qu'il me donnait ne résistait pas à la magie, ni aux chocs violents, il faudrait que j'arrange ça.

    Le chat sur mes genoux me donna un coup de tête affectueux comme s'il ressentait ma détresse. Je le regardais avec de la tendresse. Je le caressais en me disant que je pouvais compter sur des personnes qui m'étaient chères.
    L'heure de la promenade fut finie et les chats rentrèrent dans leurs cages en attendant un futur maître. J'allais à ma seconde maison, celle de mon second père.
    Je pris ma lyre et je jouais. Longtemps. À tel point que ma notion de temps et de l'espace se tordit pour ne faire qu'un avec la musique que j'exprimais. Puis vint la fin de mon morceau improvisé. Je sentis une présence en ces lieux. Je regardais vers la porte. Et là je vis une fille en pleurs

    « C'était magnifique, Onee-sama. »

    Un de mes cils tiqua "Onee-sama" je déteste être appelé comme ça qui donc qui pouvait m'appeler comme ça. Je reconnue Rachel la petite amie de mon frère, une fille avec des yeux verts pâle et des cheveux bruns, ils sont ensemble depuis un an maintenant. À sa main gauche on peut voir une bague de fiançailles, je l'enviais, elle aimait quelqu'un, même si cette personne était mon petit frère. Aujourd'hui elle avait mis dans ses cheveux un serre-tête orné de fleur, il y avait également des fleurs sur son haut également : ce qui était je l'avoue trop beau, j'en fus limite jalouse. Elle travaillait avec sa mère qui était fleuriste.  

    Rachel::
     

    « Onee-sama, c'était trop beau ! Est-ce qu'un jour tu pourrais m'apprendre à jouer aussi bien que toi d'un instrument ?

    « Je ne sais pas Rachel, je n'ai déjà pas beaucoup de temps pour m'occuper de moi, quand je rentre chez moi, c'est pour apprendre que j'ai une nouvelle mission et je repars de suite. »
    Elle me regarda avec des yeux ronds avec un petit air malicieux puis pointa d'un doigt mes jambes.

    « Tu vas me dire que dans ton état actuel tu vas repartir en mission ? »

    Rrrhh... elle m'a eu là.

    « Je pourrais te donner des cours,  mais ils seront beaucoup moins bien et instructif que ceux de ma mère. »

    Elle s'arrêta net comme si l'idée de prendre des cours de musique avec ma mère était comme se lancer dans une guerre qu'elle ne pouvait remporter.

    « Mmm.. je ne pense pas qu'elle accepte, déjà qu'elle ne m'aime pas beaucoup, alors prendre des cours avec elle sans façon. Non je te demande à toi parce que primo tu joues trop bien, regarde j'en ai pleuré, deuxio je m'entends super bien avec toi et tertio tu es comme une grande sœur pour moi. Allez, s'il te plaît  fais-le pour moi. »

    puis quand Rachel finit sa phrase elle me fit ses yeux de chien battu


    Je la regardais fixement sans laisser passer la moindre émotion pour faire semblant que je réfléchissais alors que dans ma tête :
    *TTRRROPP mignonnne, comment je peux dire non à quelqu'un qui me fasse les yeux de chat battu comme elle*
    Je me demandais également comment mon frère pouvait avoir gain de cause quand il se disputait avec elle.
    Finalement, je ne pouvais pas refuser. J'adorais cette gamine. Je cédai.
    « Bon, c'est d'accord. D'abord, tu me diras de quel instrument tu veux jouer et réfléchis-y bien. »
    Puis je m'aperçus que si elle était là ce n'était pas pour parler de musique.

    « Pourquoi tu es venu ? »


    « Ah oui c'est vrai j'avais oublié ton frère veut te voir à la forge, il m'a dit que je pourrais te trouver ici. » Elle vit que je me prenais un air dérangé « Ne t'inquiète pas tes parents ne sont pas là...enfin je crois, ils n'étaient pas là tout à l'heure quand j'y suis passé. »

    « Comment va mon petit frère ? »

    « Il est étrange depuis quelques jours, il n'arrête pas de travailler sur ces nouvelles créations. Apparemment il a terminé aujourd'hui, je pense qu'il veut te montrer ces œuvres, il sait que tu adores les armes. » Elle me fit un clin d'oeil.

    « Bien je vais y passer dans une heure le temps de faire deux trois petites choses, je te retrouve là-bas »

    Elle leva sa main pour me dire à tout à l'heure, finalement cette journée était peut-être meilleure que je le pensais.
    L'heure était passé et je me rendis à la forge où mon frère m'avait donné rendez-vous
    Je le vis à l'entrée en train d'agiter son bras dans ma direction pour montrer qu'il m'avait repéré. Il marcha vers moi, se mit derrière moi et poussa mon fauteuil vers la forge.
    Un détail sur le visage de mon petit frère, Épiméthée, un sourire et une étincelle dans le regard.

    « Bon montre moi tes œuvres d'art et dis-moi ce que tu as fait »

    Épiméthée ::
     
    « Moi, rien du tout. Tu verras »dit-il avec un air enjoué.

    Je soupirais et souriais en même temps c'était toujours moi qui devais résoudre les problèmes que créaient mon petit frère. Je me demandais ce qu'il avait fait.....






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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: [Solo] Discussion familiale   Lun 26 Oct - 18:50







    Mon frère m'avait fait rentrer dans la forge dans l'espace d'accueil. J'étais trop impatiente je voulais vraiment voir les nouvelles armes qu'il avait créées. Vu que j'adorais les armes blanches, il était logique que j'étais toute excitée.Seulement voilà mon frère affichait ce sourire et quand il avait cette manière de sourire cela voulait dire qu'il avait fait une bêtise.

    « Bon qu'est-ce que tu as fait comme bêtise ? »

    « Moi, rien du tout, dans quelques minutes je vais te montrer, ne t'inquiète pas tu vas apprécier. » dit-il innocemment. Si l'on observait bien il y avait une étincelle sombre dans son regard, mais je ne la vis malheureusement pas.
    Je me demandais ce qu'il allait me montrer si ce n'était pas ces armes qu'est-ce que c'était ?
    Je regardais la pièce puis je me disait qu'il manquait quelque chose où quelqu'un.
    C'est cela il manquait quelqu'un. Rachel m'avait dit qu'elle serait là.

    « Dis frérot, elle est où Rachel ? »

    « Rachel. Elle est dans l'arrière cour. Tu sais la pièce où l'on teste les armes. Elle m'a dit qu'elle trouvait superbe une de mes œuvres alors elle est en train de l'essayée. »

    « Depuis quand elle s'intéresse au maniement des armes ? »


    « Quand on trouve beau quelque chose, on a forcément envie de l'essayer. Toi par exemple lorsque tu te trouves devant une robe superbe tu as forcément envie de l'essayer. »

    C'était vrai. Son argument était convaincant mais bizarrement il n'avait pas réussi à atteindre son but. L'idée que la gentille, charmante et douce Rachel manie une arme ne collait pas ensemble. Je ne la voyais pas du tout avec une arme. Elle était une rose parmi les fleurs pas une lame parmi les armes. Je m'inquiétais vraiment pour elle.


    « Aller montre moi tes petites merveilles dont tu me vantes depuis tout à l'heure. »

    Il sortit de la pièce et reviens avec les armes recouvertes d'un tissu blanc afin qu'elles ne prennent pas la poussière.
    Il me donna l'une d'elle. J'enlevais le tissu blanc qui la recouvrait. Je découvris une épée bâtarde. Ce qui me surpris ce fut la couleur de la lame. Un bleu pâle. C'était tellement beau. On aurait juré que la lame nous donnait l'impression de refroidir la pièce ou alors juste la couleur qui me donnait cette impression. Un détail de la lame me fit tiquer.

    « Cette épée est magique. »

    Mon frère me regarda attentivement avec un sourire comme si j'avais réussi un test.

    « Oui, cette arme est magique enfin elle va l'être.... il me manque un ingrédient essentiel pour que son futur propriétaire puisse utiliser sa magie, enfin d'après ce que j'ai vu dans un livre.... »

    « Comment as-tu fabriqué une arme magique ? Les manières de fabrication sont strictement règlementer ! Comment as-tu fait pour fabriquer cette épée. »

    « Tu n'imagines pas combien cette épée m'a coûté, je crois que parmi tous mes nouveaux jouets c'est celle dont les matériaux m'ont coûté le plus cher. Je l'ai fabriqué à partir de fulguroc et de neigiroc. Les reflet bleus sont dûs à la fulguroc et le sentiment de froid que tu dois ressentir vient de la neigiroc. Comme ses ingrédients sont rares, le prix a vite augmenté. »


    Malgré le fait que mon frère venait de fabriquer une arme magique clandestine, je ne pouvais qu'admirer son œuvre. Cette épée était d'une telle beauté.

    « Comment as-tu appelé une telle beauté ? »

    « Mort. Car ça lame me fait penser au froid et à pâleur comme la mort. Mes œuvres se sont inspirés des cavaliers apocalyptiques, ils s'appelaient Guerre, Mort, Conquête et Famine. »

    « Drôle de choix comme nom. » dis-je soucieuse.

    Puis mon frère prit l'épée et m'indiqua un autre tissu blanc.
    J'enlevis le tissu. Une série de couteaux avec chacune une lame blanche comme la neige. Encore une fois c'était des merveilles.

    « C'est bien le genre d'arme que j'utiliserais. D'abord, une épée ensuite des couteaux. Tu comptes m'acheter ? » lui disais-je avec un petit amusement.

    « Ce sont les Conquêtes. Tiens je te montre Guerre, Famine est avec Rachel en ce moment. »

    Il me donna une arme à hampe. J'enlevais le tissu puis je vis une lance. La lame était rouge rubis. Je la maniais avec mes mains, regardais la moindre imperfections, seulement j'avais beau chercher je n'en voyais pas. Ma main vérifia la lame, pour voir si elle était droite. Je fis mon mouvement de haut en bas, parce que j'étais assise. Quand j'arrivais à la base de la lame, je sentis que ma main devenait humide. Je regardais le liquide sur ma main. Il était rouge. C'était du sang.

    « Épiméthée, cette arme a déjà servi. »

    « Oui, oui je me suis coupé avec tout à l'heure. »

    Un sentiment froid me traversa suite à une pensée qui venait d'arriver.


    « Où est Rachel ? »

    « Je te l'ai dit, dans l'arrière cour. »

    « Mène moi jusqu'à elle! » je ne plaisantais plus. C'était un ordre que je lui avais donné.
    Après un moment d'hésitation mon frère obéit. Il mit Mort à son fourreau puis me poussa jusqu'à la cour extérieure.
    Il me poussa jusqu'à l'arrière cour. La porte était fermée. Il passa devant moi, ouvrit la porte et je ne voyais pas ce qu'il y avait devant lui, car il me bouchait la vue.
    Il avança dans la pièce, prit quelque chose. Un bruit de déchirement accompagna son geste et j'entendis avec un gémissement faible .L'arme qu'il mettait contre son épaule était une faux. Sa hampe blanche, voir crème, de l'ivoire je dirais contrastais nettement avec sa lame noire. Sur la lame, du sang coulait. Je regardais ce qu'il y avait par terre.
    Rachel était allongée par terre.
    Mes os se figèrent. Mon sang se glaça. Non, cela ne pouvait pas être vrai. Mon propre frère n'aurait jamais fait ça. Mon frère qui avait été toujours là pour moi depuis mon accident en bateau. Lui qui était si gentil et serviable avec moi ne pouvait pas avoir fait ça.
    Puis je vis d'autres silhouettes dans le coin. L'horreur me prit. Mon père et ma mère. J'avais beau ne pas les apprécié, il ne méritait pas de mourir.
    Je ne pouvais pas parler, encore moi parler. Comme si j'étais dans un cauchemar, oui c'est ça je devais être dans un cauchemar. Tout cela ne pouvait pas être vrai. Ce n'était surement pas la vérité, cela ne pouvait être la vérité, ça ne devait pas être la vérité.

    Il planta Famine dans Rachel puis dégaina Mort.
    Il s'approcha de moi et avec le même sourire que je l'avais vu faire plus tôt seulement cette fois-ci je vis réellement la lueur sombre dans son regard.
    Puis avec un geste fluide et unique.
    La lame bleue pâle allait en direction de mon cœur et il prononça ses mots.

    « Il est temps que Mort te donne une mort douce. »

    Son sourire s'étirait pour déformer son visage.
    Mon seul souhait n'était pas de survivre comme ce fut le cas avec Rei. Mon souhait était que cela devait être un cauchemar et que je devais vite me réveiller.

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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: [Solo] Discussion familiale   Mer 28 Oct - 14:44








    La lame de mon frère me traversa de part en part. Je poussais un cri de douleur.
    Mon frère me regarda et ria.

    « Grande soeur tu es vraiment impressionnante, même dans ton état tu as réussi à éviter un coup fatal. »
    En effet Mort s'était dirigé vers mon cœur. Par réflexe ma main avait essayé de bloquer le coup et avec l'élan de mon mouvement la lame fut ansi dévier vers le bas de quelques centimètres. Le seul problème c'est qu'en essayant de bloquer avec ma main elle fut transpercée, ensuite Mort traversa mon corps.
    Bien que l'arme n'ait pas touché mon cœur, je saignais et du sang coula de ma bouche, reflétant les dégâts que j'avais reçus.
    Seul un mot sorti de ma bouche.

    « Pour...quoi ? »

    Mon frère laissa Mort en moi. Peut-être voulait-il me tuer à petit feu ? Si c'était le cas, il aurait l'effet escompter. Quand j'avais reçu ma formation de l'armée, on m'avait appris que retirer le corps étranger faisait saigner plus abondamment. Seulement le désavantage c'est que cela créait des hémorragies internes si le corps étranger restait trop longtemps dans le corps.

    « Tu me demandes pourquoi  Anésidora? » il riait tout en pensant la question et se délecta de pouvoir prononcer mon prénom. En règle générale on m'appelait par mon nom de famille et mon frère ne faisait pas exception à cette règle.


    Puis après une seconde de réflexion de sa part, il se remit à parler.

    « Pour simplifier je dirais que c'est...à cause de toi. »


    Moi ? Comment avais-je pu transformer mon petit frère gentil comme un ange en démon  sanguinaire ?

    « Ahh....j'imagine que tu es perplexe. Tu dois sûrement te demander ce que tu as fait. »

    Comment arrivait-il à savoir ce que je pense ? J'étais totalement à sa merci physiquement et mentalement. Mon frère me battait en tout point de vue.
    « La réponse est simple et se résume en un seul mot : JA-LOU-SIE. « dit-il en épelant bien le dernier mot.

    « Les parents étaient gentils avec toi , mais ça c'était quand nous étions à Lémuria et j'étais trop petit pour réaliser quoique ce soit. Toi tu avais des amis, surtout un. Ce Kenta dont tu n'arrêtais pas de me parler. On aurait pu croire que c'était plus de l'amitié vu comment tu m'en parlais.
    Il remua un peu son épée dans ma plaie pour que je souffre davantage.

    D'habitude j'aurais rougi et viré au rouge comme une tomate puisqu'on dévoilait certain de mes secrets, mais là ce n'était pas le moment de faire la gênée et de se laisser aller aux émotions, je devais essayer de trouver un plan pour me sortir de là sinon mon frère allait essayer de me tuer une nouvelle fois et cette fois ma main étant dans cet état je ne pourrais pas l'utiliser pour dévier une nouvelle fois la lame de Mort.

    « Ensuite quand on est arrivé à Carmina j'étais encore jeune, cependant ton accident m'a bien avantagé par la suite. J'ai pu te mettre tous sur le dos et monter les parents contre toi. Une fois que j'avais bien grandi j'attisais un peu tous les jours la rancoeur des parents à ton égard surtout papa puisque je passais le plus clair de mon temps en sa compagnie. Tu n'imagines pas comment c'était difficile de les influencer contre leur petite fille chérie. J'ai fait en sorte de remplacer ton « meilleur ami » pour pouvoir m'approcher de toi et mieux utiliser tes secrets contre toi si tu réalisais mon plan.»


    Plus il parlait moins je voulais en entendre, car cela voulait dire que tout ce que j'avais vécu avec mon petit frère n'avait été que mensonge. Tout ce qu'on avait fait ensemble faisait partit que de son plan démoniaque. C'était impossible. Il m'avait manipulé. Depuis des années.

    « Le seul hic ce fut ton choix de rentrer dans l'armée ainsi que ton choix de ne pas rentrer à la maison le week-end, mais chez ce M. Chen. Mais bon grâce à cela j'ai pu avoir plus de liberté et j'ai rencontré une personne d'une guilde noire qui était intéressé par mon talent de forgeron. Alors régulièrement je les fournis en arme. Seulement quelques-unes à chaque fois pour pas que papa ne s'en aperçoive. Et dernièrement il m'a donné un livre qu'il a déniché je ne sais plus où. Dedans il est marqué comment fabriquer des armes magiques. Appparemment il fallait que le dernier ingrédient soit ce que nous appelons communément le baptême de l'arme. C'est-à-dire quand elle touche de sang. Mais ce n'était que théorique je voulais vérifier si c'était vrai. Apparemment je n'ai pas besoin de ça puisque tu as senti qu'elle était magique. Alors, le souci doit être que je ne sais pas encore comment activer leur magie. »

    « Alors...toute cette...boucherie...juste pour..ça. » dis-je à mi-voix je n'avais plus de force à parler, mais je ne pus pas m'empêcher de mettre un ton de critique dans mes paroles, car l'acte que mon frère venait de faire était inacceptable. Si je le pouvais, je l'aurais bien arrêté cependant vu mon état déjà pas terrible s'ajoutait la blessure qu'il venait de me faire. Mes larmes coulèrent comme un torrent face à ce carnage, face à ce plan diabolique.
    « Rachel n'avait..rien ..à voir...avec ça. »

    « Rachel. C'était une rose, alors c'était idéal que Famine s'occupe d'elle. » un sourire sadique apparut sur son visage tandis qu'il prononçait ses paroles.


    Je regardais autour de moi ce que je pouvais utiliser pour m'enfuir. Il n'y avait rien d'utilisable. Le seul moyen de m'échapper avec aurait été de lui jeter du charbon ardent à son visage, seulement la cheminée de forge n'était pas dans cette pièce.
    Mon frère retira Mort de mon corps. Ce qui m'arracha un autre cri de douleur. Cela voulait dire qu'il avait fini de parler et qu'il voulait en finir avec moi. Je ne trouvais toujours pas de solution pour m'enfuir. Je devais juste quitter la forge et gagner la rue. Là je suis sûr qu'il ne ferait rien. Bien trop de témoin. Il m'avait isolé de façon à ce que personne ne le voit. Comme un assassin. Il se cachait dans les ombres pour me tuer.
    Quand tout d'un coup quelqu'un immobilisa Épiméthée. Cette personne se tenait derrière lui et l'empêchait d'utiliser son épée. Je reconnaissais Rachel. Je la regardais. Elle avait tant de blessures dont des très sérieuses au niveau de l'abdomen. C'était étonnant qu'elle puisse encore bouger et encore plus d'immobiliser quelqu'un.

    « Pars ! Vite je ne pourrais pas le retenir très longtemps ! Vis onee-sama. »

    Je tombais de mon fauteuil et je rampai vers l'extérieur. Je devais réussir à atteindre l'extérieur, pour ma sœur de cœur, celle qui donnait sa vie en ce moment pour me permettre de prolonger la mienne. Mes plaies laissaient s'échapper mon sang à tel point que mon sillage laissait un chemin de sang. J'ouvris difficilement la porte. Dehors il faisait nuit. Combien de temps avais-je été dans cet enfer ? Je rampai vers la place la plus proche, c'est-dire-dire à une dizaine de mètre de la forge. L'effort que je faisais dépassais l'entendement. L'adrénaline devait jouer aussi son rôle, je sentais la blessure mais j'avais encore l'énergie de faire l'effort. En tout cas pendant quelques instants.


    Arriver à la place je puisais mes dernières forces pour crier
    « AU FEU !!»
    Lors de ma formation, on m'avait toujours dit que si nous avions des ennuis, crier « aux secours » ne servait à rien les gens au contraire s'éloignait. Alors que si on criait « au feu » les gens étaient plus alertes d'aider les autres.
    J'étais par terre. J'avais sans doute perdu beaucoup de sang. Si quelqu'un ne me voyait pas dans les prochaines minutes, que dis-je les prochaines secondes cela en serait fini de moi.
    La dernière chose que je vis fut quand je levai ma tête vers le ciel. Une lune pleine. Une lune rouge. Rouge comme le sang qui coulait hors de moi. Rouge comme le sang des victimes de mon frère. Rouge comme les lumières qui arrivaient près de moi. Rouge comme le camion de pompier qui m'amenait en sécurité à l'hôpital le plus proche afin que je ne passe pas l'arme à gauche.









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MessageSujet: Re: [Solo] Discussion familiale   Ven 13 Nov - 19:47








    J'ouvris les yeux. Je fus ébloui. Une lumière intense au-dessus de moi. Tout était blanc autour de moi. Ma première question fut de savoir où j'étais. La lumière diminua d'intensité ou alors c'est moi qui m'habituais à la luminosité. Je découvris une chambre. Je regardais mieux autour de moi, sur mon bras gauche il y avait une perfusion. Instinctivement je voulais me lever. Je fus arrêté par des sangles qui me retenaient à mon lit. Je me sentais groggy, peut-être étais-ce le cas, car je ne ressentais pas beaucoup la douleur. Je devais être dans un hôpital. Sinon pourquoi j'aurais eu une perfusion à mon bras et un sentiment qu'une douzaine d'éléphants m'était passée sur le corps.

    Je ne sentais pas bien mes membres et je ne pouvais pas bouger comme je le voulais, on a dû me mettre de la morphine pour que je ne puisse pas ressentir la douleur quand je me réveillerais. Cela expliquait l'effet de drogue que je sentais en moi. Puis tout à coup je me souvenais. Je me souvenais du pourquoi de ma présence ici. Les images d'horreur me revinrent en mémoire. Je me souvenais de la sensation de froid que j'avais ressenti lorsque Mort, l'épée de mon frère m'avait transpercée. Plus que la blessure physique, ce fut la trahison de mon frère. Je me remémorais la scène. Le souvenir était tellement violent que je me mis à m'agiter sur mon lit d'hôpital. Je refusais de voir la réalité. Non, cela ne pouvait pas être vrai. C'était forcément un cauchemar. Pendant que j'essayais de me libérer de toutes les forces que je pouvais rassembler. J'entendis le monitoring donner un signal comme quoi mon rythme cardiaque avait dépassé le seuil de normalité. Je sentis un liquide sur mon torse; ma blessure s'était rouverte. Aussitôt des hommes en blancs étaient venus en se précipitant sur moi et en m'administrant un calmant dans une seringue. Je replongeais au pays de Morphée. L'endroit où j'avais toujours été à l'abri, mon sanctuaire, mon dernier refuge. Seulement je voyais dans mes cauchemars un incendie qui brûlait les souvenirs précieux que j'avais avec mon frère remplacé par le rire et le sourire machiavélique ainsi que la cruauté et le carnage de son dernier méfait.

    Je me réveillais encore une fois, mais à demi conscient. Cette fois je savais que j'étais à l'hôpital je savais que j'étais blessée grièvement. Il y avait quelqu'un dans ma chambre, même plusieurs personnes. Je vis un docteur, non deux docteurs. Ils parlaient entre eux. L'un disait que c'était une chance qu'on est réussis à me sauver, la blessure bien que non létale avait entraîné une hémorragie très importante, à tel point que mon cœur s'était arrêté et que j'étais déjà au paradis ou aux enfer, qu'importe l'endroit auquel j'étais allée. Il continua à parler avec son collègue comme quoi, la blessure s'était rouverte à cause de ma réaction post-traumatique. Il indiqua aussi que j'étais magicienne. Il décrivit la scène quand on m'avait amené aux urgences. Je ne pus entendre l'intégralité de son histoire, car mes paupières se refermaient déjà.

    Quand je me réveillais à nouveau, j'étais moins abruti par la morphine que les dernières fois. Le docteur était là. Il ouvrit ma paupière gauche mit la lumière de sa lampe de poche sur mon œil afin de vérifier si celui-ci réagissait bien. Il fit la même chose avec mon œil droit. Mes sangles étaient enlevés ce qui constituait une bonne chose. La première chose que je demandais c'est si je pouvais avoir de la musique. Le docteur semblait bien désolé pour moi, car les bruits étaient interdits dans l'enceinte de l'hôpital. Je demandais si je ne pouvais pas aller me promener dehors. Il me dit que pour le moment je devais me reposer et laisser la cicatrice se soigner correctement, car elle s'était rouverte avec ma panique.

    Alors, j'attendis, un jour. Deux jours. J'avais l'impression d'être déjà morte. Personne ne venait me voir. Ou plutôt M. Chen vint me voir dès qu'il avait le temps, mais ce n'était pas sa présence que je recherchais. Elle me rappelait trop mes parents. la personne que je voulais voir c'était un ami. Ceux que je voulais voir étaient à présent mort. La personne qui m'aurait fait sentir vivante était Kenta mon ami que je venais de retrouver et que j'avais perdu de vu depuis des années. Mais il ne vint pas. D'ailleurs aucun de mes prétendu amis étaient venus me voir. Comme si une fois qu'il n'avait plus besoin que moi j'étais bonne à jeter. Quelqu'un qu'on utilise et quand on n'a plus besoin de lui on le jette comme une vieille merde. Moi j'avais besoin de quelqu'un. Bizarrement les médecins m'ont dit que parler et pleurer faisait du bien. Si je ne pleurais pas tout de suite, je me vengerais d'une autre façon sur moi. Comme j'ai été sotte de croire en ma famille. Comme j'ai été sotte de croire que je pouvais leur faire confiance. Comme j'ai été sotte de croire aux autres, de faire confiance même si les débuts étaient un peu glaciale. Cette blessure que mon frère m'a faite, pas la blessure physique, celle qui m'avait faite à mon cœur, celle qui l'avait faite à mon âme. Celle-là ne disparaîtrait pas si facilement, cette blessure a créé un vide et il est humain de le combler par quelque chose. La haine, la peine, la vengeance. J'avais toujours méprisé les gens qui ne juraient que par la vengeance maintenant je comprenais pourquoi il avait ce sentiment, cette envie. La première chose que quelqu'un ayant subi cela avait s'était la haine. Le fait de détester quelqu'un au point d'aller jusqu'à sacrifier sa vie afin d'éliminer une personne. Mon premier traumatisme , celui avec le requin, m'avait donné une phobie de tous les animaux marins ainsi que la mer. Celui de mon frère laissait la haine ronger mon cœur comme un acide dissoudrait du plastique.

    Personne n'était venue pour moi. Pourtant, quand j'avais arrêté des gens qui ne juraient que par la vengeance je leur avais dit qu'il aurait pu remplir ça par de l'amour, l'amour de ses amis, l'amour de sa famille, l'amour de son amant. Mais maintenant je comprenais. Ô oui je comprenais. Je comprenais leur situation, car ils avaient été dans la même que moi en ce moment. Seul. Sans personne pour combler le trou béant de mon âme d'un amour sincère. Alors, je restais là. Assise sur mon lit à attendre que quelqu'un vienne, hormis les docteurs qui notaient que j'étais dans une étrange léthargie.

    Je ne sais pas combien de temps avait passé. Une semaine, deux semaines ou même un mois. J'avais complètement perdu la notion du temps. Quand soudain le docteur qui s'occupait de moi me dit que je pouvais faire de brèves sorties. Mon visage s'illumina de bonheur. Je pouvais ainsi aller de hors. Aller au parc. Voir les animaux. Et surtout, surtout faire de la musique. Je me rendis compte que la musique avait toujours été la seule amie qui ne m'avait jamais abandonné. Et la seule véritable qui ne m'abandonnera jamais. J'avais avec moi un infirmier qui poussait mon fauteuil roulant. Je détestais ce moyen de transport. Je me sentais fragile, faible, peut-être parce que c'était le cas, mais cela me rappelait trop ma situation lors de ma "confrontation" avec mon frère. Il vit qu'il allait passer, j'arrêtais ma chaise roulante et lui ordonna, pardon demanda d'air air autoritaire de passer par un autre chemin. Manifestement les morts avaient décidé de me hanter. Au lieu de passer près de la forge, il passa devant le magasin d'instrument de ma mère.

    Devant le magasin deux petites filles. En m'approchant pour leur demander le pourquoi de leur présence ici quand elles se retournèrent vers moi et je remarquais une chose. Elle était jumelle, la seule chose qui les différenciait c'était leurs cheveux, l'une était blonde comme les blés au zénith l'autre était brune jais couleur de la nuit ténébreuse, elles avaient toutes les deux des yeux verts.

    J'ai commencé à discuter avec elles et j'appris de leur part que ma défunte mère était leur professeur de musique à ces heures perdues. C'était pour cette raison que les jumelles étaient devant la boutique de ma mère. Je leur appris que ma mère avait eu un terrible accident -oui je leur mens je pense que ce mensonge était préférable à leur avouer qu'elle s'était fait tuer par son propre fils, c'est déjà assez difficile de faire passer la pilule pour moi alors ne parlons pas de ces filles encore pures et innocentes - et qu'elle ne reviendra jamais. Elles me demandèrent pourquoi j'étais dans une chaise roulante. Je perçus le regard de l'infirmier sur moi pour savoir ce que j'allais répondre. Finalement, je leur avouais que j'étais présente lors de l'accident et que j'avais été beaucoup blessée. Je sentais un sentiment m'envahir comme de l'épanouissement. Je réalisais que c'est parce que j'avais parlé de l'incident, chose que j'avais refusé de faire jusqu'à maintenant. La pureté et l'innocence des jumelles m'avaient fait dévoiler la vérité-bon, certes elle était déformée, mais j'en parlais quand même.

    Elles semblaient tristes à propos de la nouvelle. Elles se demandaient qui allaient les instruire pour les instruments de musique. J'eus une idée. Je souris à cette idée. Je demandais à l'infirmier de m'emmener dans la boutique. Je demandais aux filles de me suivre. Elles paraissaient perplexes. Dans la boutique, un tas d'instruments était présent. Je repérais sur l'étagère une lyre. Et sans crier gare devant l'infirmier et les jumelles je commençais à jouer de la musique. J'étais portée par la musique et par la mélodie. Au bout d'un moment, j'arrêtais. Je reçus des applaudissements. Et les filles me demandèrent aimablement si je ne pouvais pas devenir leur professeur à elle. Je les regardais tour à tour certains de croire à une farce. Puis avant même que mon cerveau réfléchisse trop je dis "oui". Elles sautèrent de joie. Et sautèrent sur moi. C'est connu, les enfants ne savent pas modérer leur force ce qui me fit tirer une grimace qui provoqua un fou rire à l'assemblée. L'infirmier leur dit de me laisser tranquille car j'étais encore convalescente. Mais je promis à ces jeunes enfants que je les instruirai en musique. Un détail me vint à l'esprit, je ne connaissais pas leur prénom. Elles me répondirent qu'elles s'appelaient Luna et Sol, bizarrement la blonde s'appelait Luna et celle avec brune s'appelait Sol.
    C'est ainsi que durant ma convalescence, je devins professeur de musique. J'allais mieux. Je pouvais encore parfois faire des rechutes de moral mais j'allais mieux. Ces deux petites filles m'avaient redonné envie de vivre. Et ça c'était déjà beaucoup.



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[Solo] Discussion familiale

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