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 Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]

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Myrcella Heaven
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MessageSujet: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   Jeu 25 Avr - 13:01



Festive soirée que de passer la nuit à écouter jouer les musiciens de Carmina, une des nombreuses fêtes de la ville était en train de se dérouler et ce n'était pas sans une pointe de joie que Myrcella assistait aux festivités. Douce était la symphonie de droite, violons et flûtes rythmaient avec délicatesse l'un des quartiers de la cité et c'était à n'en point douter un moment des plus émouvant. Joyeuse était la musique de gauche, la volupté des guitares et la puissance des tambours amenaient une certaine hystérie dans la massive foule qui dansait avec ce rythme entraînant. C'était une belle soirée, l'expérience des musiciens accouplée à la prestance des lieux n'étaient pas étrangers à la réussite de ces festivités, mais pourtant un détail persistait à heurter l'attention de la jeune femme. Un petit groupe de musiciens se trouvait au détour d'une ruelle, personne ne prenait la peine de les écouter et c'était affligeant, ils n'étaient certes pas des virtuoses, mais ils avaient du potentiel. La mage céleste n'était certes pas maître quand il s'agissait de musique, mais ce domaine n'avait-il pas pour unique juge son public ? Malgré tout, Myrcella n'avait pas le temps de s'attarder ici et elle avait bien mieux à faire autre part, mais un imprévu chamboula tout ce qu'elle avait prévu pour cette idyllique soirée.

La rêverie laissait désormais place à la réalité, elle qui avait espéré passer son temps à marcher en rythme avec le mélodie n'allait pas être déçue par la scène qui se déroulait désormais face à elle. Une jeune fille semblait perdue, elle ne parlait pas et restait recroquevillé dans ce que l'on pouvait appeler un cul-de-sac. Myrcella avait pitié de sa condition humaine, elle semblait effrayée par les sons urbains et encore plus étonnant, par les bruits instrumentaux, quoi de plus étonnant que de se rendre à Carmina lorsque l'on ne supporte pas la musique ? Interminable réflexion qui n'allait sans doute jamais trouver réponse, telle était la situation dans laquelle était confrontée la jeune mannequin. Elle était mage, en tant que telle, avait-elle seulement le droit de laisser cette fille dans un tel état ? Quel que soit la réponse, l'avis de la jeune femme était déjà fait et ce n'était pas sans une pointe de rancœur qu'elle avait décidé d'abandonner ses festifs projets, son rôle était de venir en aide à quiconque en éprouverait le besoin et ce même s'il n'avait pas les moyens de s'offrir ses services. Avec une pointe de naïveté, mais aussi de timidité, elle s'approcha de ce qui semblait une enfant totalement terrorisée par ce monde. Il faisait sombre, on pouvait à peine la discerner de loin, mais cette magie qui se dégageait de l'adolescente était significative, soit d'un certain potentiel, soit d'une régulière pratique de la magie.


« Mademoiselle ? Vous allez bien ? Vous me semblez perdue, n'hésitez pas si vous avez besoin d'aide. »

Si Myrcella devait décrire son interlocutrice, elle pourrait simplement dire « sauvage ». Cela lui correspondait assez bien, cette tignasse brune qui faisait office de chevelure accompagnait à merveille cette personnalité plus qu'étrange et ce n'était pas sans faire rire intérieurement la nouvelle adhérente de Blue Pegasus. En effet, pour une femme telle qu'elle, c'était plutôt comique que de voir une fillette débrayée et perdue alors qu'elle se trouvait en pleine fleur de l'âge, le petit bourgeon d'enfant qu'elle était devait commencer à prendre en maturité, mais ça n'avait pas l'air d'être son cas. D'après de vagues souvenirs, la constellationiste ne semblait pas se rappeler avoir été aussi souillon à cet âge, mais son cas était quelque peu à part au vu de son appartenance à l'aristocratie. Elle essayait de faire son possible pour rassurer la sinistrée, mais il fallait croire que ces efforts étaient vains car elle ne bougeait pas d'un centimètre. Cette frêle gamine ne semblait pas normale, elle devait cacher un lourd fardeau, mais loin de là l'idée de le découvrir, Myrcella restait curieuse et était tentée d'en apprendre davantage sur cette inconnue. Elle s'approcha donc avec modestie au côté de la fillette et prit place à ses côtés, c'était là le meilleur moyen de lui signifier qu'elle n'avait rien à craindre de la jolie blonde. Assise l'une et l'autre contre un mur de pierre, cachées dans la pénombre des lieux, elles pouvaient désormais discuter sans crainte de quoi que ce soit.

« Tu n'as pas à t'inquiéter tu sais. Je ne compte pas te faire du mal, je suis juste attristée de te voir dans cet état et j'aimerais pouvoir te venir en aide. Non pas que je sois d'une extrême bonté, mais tu me rappelles mon petit frère. Comment t'appelles-tu ? Moi c'est Myrcella. Fais moi confiance. »

La jeune femme portait sur le visage cette candeur qui lui était propre, ce sourire qui lui permettait de dissuader quiconque de sa mauvaise foi et elle n'hésitait pas à l'utiliser quand elle le jugeait nécessaire. La constellationniste était une femme de savoir, elle avait besoin de connaître pour mieux apprécier les plaisirs du monde et notamment lorsqu'il s'agissait de rencontre inattendue, elle ne désirait pas tomber sur n'importe qui sans en savoir un minimum lors des adieux. Selon elle, les relations sociales étaient la clé de la réussite et cette logique n'était pas totalement fausse, qui contredirait le fait qu'un bon réseau social n'apportait pas un bon soutien en cas de désagrément ? C'était là le meilleur moyen de trouver réponse à une question, de trouver l'aide nécessaire à une mission insurmontable ou bien encore, de trouver le réconfort durant certaines périodes trop lourdes pour nos maigres épaules. C'était en tout cas ce que pensait le mannequin des Blue Pegasus et difficile de lui faire changer d'avis lorsqu'elle avait une idée bien ancrée en tête, c'était d'ailleurs cet entêtement qui l'avait poussé à quitter le domaine familiale. Non pas qu'elle soit ravie d'y repenser, mais elle n'avait de cesse de se demander comment allaient ses parents, s'ils étaient heureux ou s'ils arrivaient à faire le deuil du jeune Jaeherys. Myrcella n'y était pas arrivée, elle tentait de se persuader que tel était le cas, mais elle n'était pas encore prête à tourner la page malgré tout ce qu'elle avait pu se forcer à croire. Le court laps de temps où la musique se stoppa avait mis à nu une succession de bruits courts et silencieux, semblables à des pas. Ils firent sortir la jeune femme de ses pensées, qui pouvait bien vouloir venir dans la pénombre de ces lieux à l'écart de toute festivité ? Elles n'allaient pas tarder à le savoir et d'un pas déterminé, la mage céleste se releva avec prestance afin d'en savoir un peu plus au sujet de ces pas de plus en plus proches.

« Qui va là ? Qui que vous soyez, sachez que je sais me défendre et que je n'hésiterais pas une seule seconde à faire usage de ma magie. »

La musique tonitruante avait repris de plus belle et empêchait d'entendre avec netteté les pas mais une chose était sûre, celui ou celle qui désirait se joindre au duo pratiquait la magie. Il était facile pour les mages de reconnaître leurs confrères lorsqu'il ne portait pas le manteau d'anonymat, la magie flottait comme une aura autour des pratiquants et chacun pouvait la percevoir. On ne voyait rien dans cette sinistre pénombre, mais un vague rayon de lumière discerna l'ombre de son maître, des courbes de femmes se distinguaient du reste et le sexe de l’intrus était désormais déterminé. Le mage était donc une femme, que venait donc-t-elle faire en de tels lieux et en de telles circonstances ? Myrcella n'allait sans aucun doute pas tarder à le savoir, mais son instinct de femme tendait à lui faire croire que cette mystérieuse magicienne avait un lien avec la pauvre gamine acculée sur le mur. Elle avait beau croire en ces talents de mannequin, elle était encore trop modeste pour croire à une éventuelle passionnée qui désirait la rencontrer, mais cette perspective bien qu'un brin illusoire n'aurait pas été sans lui déplaire. La jeune femme prit néanmoins la peine de sortir l'une de ces fameuses clés, elle préférait assurer ses arrières : la prudence n'était-elle pas mère de sûreté après tout ?

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Aradia Coleridge
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MessageSujet: Re: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   Dim 14 Juil - 20:30
[tout d'abord sorry de vous avoir fait patienter autant]

Peu de temps après leur aventure dans les environs de Clover Town, Akira avait réussi à persuader Aradia de quitter, pour un moment du moins, d'abandonner sa vie de fille des bois solitaire afin de se sociabiliser un peu. En effet elle était très peu habituée aux contacts humains depuis qu'elle avait perdu son maître et cela lui posait pas mal de problèmes notamment avec ses missions lorsqu'elle devait faire ses compte rendus. C'est ainsi qu'Aradia s'est pour la première fois retrouvée au milieu de Carmina, sans pour autant savoir pourquoi ... ni comment s'y orienter.

Aussi quand elle perdit Akira de vue, elle commença à paniquer et se retrouva dans une petite ruelle à chercher comment la retrouver. C'est alors que l'enfer se déchaîna ... une cacophonie de tous les diables se déclencha au bout de la ruelle et, alors qu'elle battait en retraite, une troupe de gens portant d'étranges choses faisant elles aussi un boucan effrayant s'engouffra dans la ruelle. Aradia tenta de se dissimuler de son mieux derrière une poubelle.

Heureusement, ces gens n'avaient rien à faire d'une enfant sauvage perdue dans la ville. Ils étaient trop occupés à vaquer à leurs étranges occupations pour prêter attention à une fillette tremblante cachée derrière une poubelle. Une fois qu'ils furent tous passés dans un cortège grotesque elle se rendit compte qu'elle était plus en sécurité dans sa cachette qu'à errer dans les rues. Akira viendrait sans doute la chercher, après tout elle connaissait ce genre de ville elle, elle la retrouverait en un moment.

C'est dans cette position, prostrée contre un container à déchets qu'une jeune femme la trouva. Elle arrivait du côté de la ruelle où se trouvait le soleil, et donc Aradia n'en vit que la silhouette ... ce n'était pas Akira, ça c'était certain. Pourtant elle avait l'air de s'intéresser à son cas, elle avait même l'air de lui parler mais la cacophonie ambiante l'empêchait d'entendre le moindre mot. Aussi elle se recroquevilla quand celle-ci vint à s'approcher d'elle et même à s'installer à ses côtés, ce qui lui permit de l'entendre.

« Tu n'as pas à t'inquiéter tu sais. Je ne compte pas te faire du mal, je suis juste attristée de te voir dans cet état et j'aimerais pouvoir te venir en aide. Non pas que je sois d'une extrême bonté, mais tu me rappelles mon petit frère. Comment t'appelles-tu ? Moi c'est Myrcella. Fais moi confiance. »

Mais pourquoi parlait elle de son frère? Ne voyait-elle pas qu'elle était une fille? Même si ça la vexait légèrement elle n'oserait jamais rien dire. Ses interactions avec les inconnus étaient très difficiles. Elle pointa juste un doigt vers elle même et murmura


Aradia...

Elle cherchait comment faire remarquer subtilement qu'elle n'était pas un garçon quand Myrcella se remis sur pied pour apostropher quelqu'un qui approchait. Aradia ne pouvait pas voir de qui il s'agissait mais ses instincts presque animaux prirent le dessus et elle identifia les bruits de pas qu'elle avait appris à reconnaître récemment. Elle releva la tête et prononça le nom de celle qu'elle pensait avoir reconnue, seulement la nervosité faisait ressembler sa voix au miaulement d'un chaton abandonné.

Akira?
Akira Genji
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MessageSujet: Re: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   Dim 21 Juil - 18:09



Alone in the Dark

    Suite à notre rencontre dans la forêt de Clover Town, j'avais eu l'idée de proposer à Aradia de m'accompagner pour la ville de Carmina. Pour mieux la comprendre, je voulais tout d'abord savoir de quoi Aradia pouvait bien avoir peur et il s'avérait que cela provenait d'un traumatisme lié à la population. En effet, d'après ce qu'elle m'avait confessé sur son passé, celle-ci n'avait pas eu l'habitude de fréquenter des lieux bondés comme la ville de Carmina ou encore Magnolia. C'était donc l'occasion idéal pour lui montrer le monde extérieur. Pour cela, j'allais lui faire comprendre de manière progressive à mieux s'ouvrir aux autres, comme elle l'avait fait avec moi. Même si j'avais conscience que ce n'était pas une chose facile pour elle, je me devais tout de même de la rassurer. Quoi de plus normal pour le rôle d'une grande sœur que de veiller sur sa petite protégée ?


    Pour commencer, j'allais tout d'abord l'amener avec moi à Carmina pour lui faire visiter la ville, puis par la suite, j'avais l'intention de l'initier à l'art de la musique et du spectacle. Il y avait tant de choses qu'elle ignorait que j'étais quasi certaine qu'elle pouvait s'affranchir de cette peur qui la tenaillait depuis sa tendre enfance, étant donné que moi aussi, j'ai connu la même chose qu'elle. Perdre un être qui nous est proche est souvent une étape douloureuse, mais on m'a souvent dit qu'il fallait aller de l'avant et c'est également ce conseil que je m'efforce de lui transmettre, celle de ne plus vivre dans le passé et de s'ouvrir aux autres. Encore faut-il qu'elle accepte de faire le premier pas et c'est à ma plus grande joie que celle-ci accepta ma proposition. Au début, je devais reconnaître que cela n'était pas facile de trouver les mots adéquats pour la rassurer et la convaincre, mais à la fin il s'avère que j'avais tout de même réussi et qu'à présent, on se tenait la main. Accompagné de mon fidèle compagnon, on se dirigeait tous les trois vers Carmina. Bien entendu, la route fut longue, mais le voyage n'en fut que plus agréable aux côtés de celle que j'appréciais comme étant une sœur jumelle.


    C'est ainsi au bout de quelques heures de marche que nous parvenions à la cité comme il en était convenu dans les prévisions estimées et alors que je m'apprêtais à franchir l'entrée, je pouvais sentir à ce moment-là que sa main se resserrait plus fortement contre la mienne. Signe qu'elle était maintenant très nerveuse par rapport à tout à l'heure, ce qui était en soi un acte tout à fait compréhensible. Guettant discrètement une réaction éventuelle de sa part, je pouvais voir en effet qu'elle supportait mal toute cette masse de gens qui nous entourait. Ajoutons à cela, les quelques bruits que l'on pouvait entendre aux alentours des rues, cela n'arrangeait d'ailleurs pas la situation dans laquelle je me trouvais actuellement en présence d'une Aradia apeurée et sauvage. Je savais bien qu'elle se sentait mal à l'aise, mais c'était pour son bien. Il fallait qu'elle apprenne au fur et à mesure à se sociabiliser et surtout à s'intégrer en société. Le seul moyen de lui enlever cette solitude qui régnait dans son coeur, était de l'apprendre petit à petit à accepter l'existence des autres personnes autour d'elle. Pour cela, il fallait que je l'emmène ici pour qu'elle commence à s'habituer progressivement à l'ambiance folklorique qui régnait en ces lieux animés.


    En parlant de cela, étant donné que j'ai déjà eu l'occasion de venir à Carmina, je pouvais déjà reconnaître l'endroit où nous nous situons actuellement. D'après mon observation, Aradia et moi étions dans le quartier des commerçants. Les stands n'avaient -pour la plupart- pas changé depuis la dernière fois où j'y étais pour visiter la capitale. Avant de faire la rencontre de Tao Kazuki dans le parc de Carmina il y a de cela quelques mois plutôt, je m'étais promenée avec mon compagnon dans les recoins de la ville. Même si je devais reconnaître que je n'avais pas encore mémorisé tous les quartiers de la ville comparée à Crocus, je pouvais néanmoins m'y retrouver en prêtant attention aux boutiques qui me servaient de point de repère, mais à peine égarais-je mon regard pour un moment que je perdis la main de celle que j'affectionnais plus que n'importe qui au monde.

    En effet, en ayant relâché mon attention, une troupe de musicien défilait dans la ruelle et c'est à cet instant précis que nous nous sommes séparés. Prise de panique, je criais à tout va son nom, mais aucun son ne me parvenait tellement que le volume sonore des trompettes et des tambours résonnaient dans mes oreilles. Résignée à me frayer un passage parmi cette foule qui déambulait dans la rue, je continuais à crier son nom jusqu'à me casser la voix. Courant à vive allure à travers le quartier des commerçants, je ne percevais aucune trace de sa présence aux alentours et c'est ainsi que cela se passa durant plusieurs minutes.


    Enfin, voyant que ma recherche fut vaine, je cessais de courir pour reprendre mon souffle. Ceci étant fait, mon sentiment d'inquiétude vis-à-vis d'elle ne cessait de croître et ma frustration n'en fut que plus grande lorsque je me mis à me remémorer de sa phobie. Il était impensable qu'une fille comme elle, sache retrouver son chemin, surtout dans une aussi grande ville telle que Carmina. C'est à ce moment-là que je commençais à regretter ma proposition que je lui avais faite dans la matinée à la clairière de Clover Town en lui disant de m'accompagner là-bas parce que j'avais des choses à faire ... J'étais égoïste et naïve de croire que je pouvais l'aider à surmonter sa peur. Non, en vérité, je crois que j'étais tout simplement indifférente à ce qu'elle pouvait bien ressentir en venant ici. Maintenant, en y repensant, cela ne m'étonnerait pas qu'Aradia puisse se cacher quelque part à l'abri de cette foule démente et bruyante. Venant d'elle, le scénario était tout à fait plausible et c'est bien cette idée-là qui me mettait de plus en plus mal à l'aise, de penser à ce qu'elle puisse m'attendre dans un coin jusqu'à ce que je vienne la chercher. Elle en était tout à fait capable.


    Akira : ... Aradia, où te trouves-tu en ce moment ? Répond moi, je t'en prie ... ! [pensais-je intérieurement d'une voix inquiète]



    Reprenant donc progressivement mon sang froid, j'essayais de réfléchir aux différents endroits auxquelles elle pourrait bien se trouver à l'heure actuelle et c'est en me remettant à marcher dans le quartier qu'au bout de quelques minutes, je pouvais entendre des voix à proximité. Au fur et à mesure que je guidais mes pas vers ce bruit qui devenait de plus en plus nette, je parvenais finalement dans une ruelle. La première chose que je vis était une femme bien élégante qui se dressait fièrement devant moi en position défensive, comme si elle s'apprêtait à appréhender le moindre geste lui paraissant hostile à son égard. Prêtant attention à sa remarque, je levais rapidement les bras pour lui faire signe que je n'avais aucune intention malsaine ni l'intention de me battre et que j'étais bien décidé à lui demander si elle n'aurait pas -par hasard- vu une fille passée dans le coin, mais lorsque mon geste fut exécuté et que mon regard se détourna vers la silhouette qui se trouvait derrière elle, ma réaction fut immédiate. Sans m'attendre à ce que l'étrangère réagisse et me réponde, voilà que je courais précipitamment vers celle que je croyais avoir reconnu dans l'ombre et qui m'avait doucement appelé par mon prénom, tellement que sa voix était semblable à un miaulement d'un chaton abandonné, j'étais maintenant sûre qu'il s'agissait d'elle. Cette voix que je saurais reconnaître parmi tant d'autres, c'était celle d'Aradia et il ne faisait plus aucun doute quant à ce sujet.


    Sans la moindre hésitation, je venais alors me jeter au sol pour venir la recueillir dans mes bras d’un air soulagé et à la fois inquiet, puis sentant que ma tête fut proche de sa nuque, je me mettais dès lors à réguler les battements de mon cœur, de sorte à la mettre dans un climat de confiance et de sécurité. Par la suite, j’enchaînais très vite avec une voix douce et apaisante pour la rassurer et lui faire mes excuses de l’avoir idiotement délaissée en relâchant mon attention à l’instant d’avant.

    Akira : Aradia !! Dieu merci, tu n’as rien. Pardonne-moi ... À cause de moi, tu as certainement dû avoir peur toute seule. Tout va bien à présent ! Je suis là ... Calme-toi ... Je ne te laisserais plus jamais seule, c’est promis. [fis-je d’une voix emplie de culpabilité]

    Sur ces mots, je me relevais tout doucement en la gardant près de moi, puis m’adressais aussitôt à la demoiselle qui avait eu l’amabilité et la gentillesse de lui tenir compagnie pendant mon absence. Inclinant légèrement ma tête, j’osais espérer qu’elle ne tienne pas rigueur de ma réaction plus qu’émotionnelle et impolie et qu’elle puisse à présent prendre considération de mes plus sincères remerciements à son égard, dû au fait de m’avoir permis de retrouver celle qui me tenait précieusement à cœur. Mon familier quant à lui, épiait toujours avec insistance la présence d’Aradia à mes côtés. A croire qu’il en serait soudainement devenu jaloux depuis notre rencontre.

    Akira : Merci de m’avoir permis de la retrouver… Par ailleurs, veuillez m’excuser de mon comportement de tout à l’heure, je m’appelle Akira Genji. Enchanté de faire votre connaissance ! Vous ressemblez d’ailleurs à quelqu’un que j’ai rencontré récemment, mais peut-être que je me trompe ...

    Ceci étant dit, son visage ne me revenait toujours pas, mais j’étais pourtant persuadée de l’avoir croiser quelque part... Où pouvais-je donc bien l’avoir vue ?


Dernière édition par Akira Genji le Dim 30 Mar - 23:38, édité 2 fois
Myrcella Heaven
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MessageSujet: Re: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   Mar 27 Aoû - 22:46




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La vie était étrange, parsemée d'embûches et de joies, elle semblait capricieuse et ne relâchait jamais son attention : elle aimait taquiner la race humaine, résoudre ces hommes à l'impuissance et les pousser à agir dans le tas faisaient parti de ses occupations favorites. Tout aurait pu être compliqué, pourtant la simplicité venait frapper à la porte des deux jeunes femmes : L'une cherchant son repère dans cette vaste ville et l'autre partagée entre une fillette perdue et une ombre volatile, que pouvaient-elles rêver de mieux que de réunir leurs problèmes en une seule solution ? Cette ombre était l'amie de l'enfant, elle avait l'air d'être une femme fort agréable, mais la constellationniste ne saurait dire pourquoi : elle avait le sentiment d'avoir déjà rencontré cette femme, c'était une certitude. Elle ne souvenait pas de son nom, mais sa voix sifflait avec nostalgie dans son oreille et ce visage ne lui était pas inconnu : Peut-être ne s'était-elle jamais présentée, mais elle l'avait déjà croisé au cours de ses aventures. Myrcella regardait avec émerveillement les retrouvailles des deux proches, c'était à la fois réjouissant et consternant : le mannequin était heureuse pour les deux amies, mais elle se sentait délaissée, voir même oubliée. Ce sentiment de solitude ne cessait de gonfler, toujours plus imposant, toujours plus compressant, mais au moment même où la fuite semblait comme inéluctable, l'ombre dévoilée en vint à faire les présentations et à lui présenter ses plus plates excuses. Dans un soucis de cordialité, la jeune femme ne put réprimer ce faux sourire derrière lequel tant de choses se comprimait : elle avait du temps à perdre, autant profiter de cette compagnie, aussi éphémère qu'elle puisse être.

« Ravie de faire votre rencontre Akira, ou plutôt de vous revoir. Je me nomme Myrcella et nous nous sommes déjà croisés me semble-t-il, à la sortie d'un train autour de quelques excréments volatiles. Sans oublier cette blonde électrique, sans qui nous ne serions jamais rencontrés. »

Sa chevelure douce et soyeuse, aux reflets dorés et à la tenue rebelle n'étaient pas trompeurs ; ni même son regard de saphirs qui sous leurs airs innocents divulguaient une certaine perversité. Il lui avait suffit de mettre un nom à ce visage pour se remémorer leur rencontre, autour de ces oiseaux qui n'avaient su retenir leur vessie et de cette noble à l'impolitesse aussi exubérante que son imposante chevelure jaune. Le mannequin avait rencontré de nombreuses personnes sur sa route, certaines ne furent que de futiles souvenirs, mais d'autres resurgissaient du passé et c'était sûrement ainsi que des liens se formaient entre les individus. Elle n'avait plus envie de partir, elle désirait profiter encore un peu de ce moment en compagnie des deux jeunes filles, même si l'une semblait complètement désarçonnée par la situation. Avec une politesse qui lui était naturelle, elle convia ses deux interlocutrices à venir dîner en sa compagnie, la nuit était tombée sur Carmina et l'appétit de la belle commençait à se creuser, c'était une occasion comme une autre d'éterniser cette soirée.

« Je connais un bon restaurant non loin de là, que diriez-vous de dîner toutes ensemble ? Je n'ai pas eu le temps de manger et mon estomac crie famine, nous pourrions discuter un peu plus longuement par la même occasion. Et j'imagine que cette frayeur urbaine a dû donner faim à notre petite Aradia n'est-ce-pas ?»

Elle parlait avec élégance et tact, son éducation l'avait entraînée à parler tout en faisant preuve de diplomatie et c'était devenu naturel pour elle d'agir ainsi. Elle n'avait pas envie de froisser ses interlocuteurs avec une certaine frivolité qui ne lui était pas habituelle ou un stoïcisme froid et silencieux, il fallait choisir ses mots avec justesse et les employait de manière courtoise et joviale.


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Aradia Coleridge
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MessageSujet: Re: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   Ven 28 Mar - 14:35
L'intuition d'Aradia s'était révélée être exacte, c'était bien Akira qui avait fait son entrée dans la ruelle sombre où la jeune femme tentait de la réconforter. Aradia avait beaucoup de mal à faire confiance aux étrangers mais la tournure des événements fit bien les choses puisqu'apparemment Myrcella semblait connaître Akira. La tension qui avait envahi la petite brune du trio lorsque Myrcella avait menacé d'user de magie se dissipait au fur et à mesure que les deux protagonistes se remémoraient leur passé commun. Aradia prit appui sur le mur d'une main et repoussa le sol avec l'autre pour se relever sur des jambes flageolantes et faire quelques pas tremblants et maladroits vers Akira.

Onee-san ... Je ... quelqu'un avec un gros machin qui fait du bruit m'a ... il m'a soufflé dessus. Je suis désolée, j'ai lâché ta main pour me protéger le visage et quand il est parti je te voyais plus. J'ai eu peur alors je ... je me suis cachée ici.

Un mélange de restes de larmes de terreur et de larmes de joie d'avoir retrouvé ses marques se mit à rouler sur ses joues tant et si bien que quand elle chercha à les essuyer d'un revers de main, laissant une grosse trace de poussière noire sur sa joue, son côté dojikko repris le dessus et elle s'étala à plat ventre en plein milieu de la ruelle en poussant une « Kyaaa ! » alors que le sol montait à sa rencontre. Elle s'érafla le genou gauche et la paume droite en essayant de reprendre l'équilibre mais ne put empêcher l'inévitable chute. Elle se releva à nouveau tant bien que mal et se dirigea vers Akira en boitant légèrement quand elle prenait appui sur sa jambe gauche. Oubliant à quel point elle était sale elle saisit Akira dans ses bras et recommença à pleurer de plus belle en la serrant le plus fort possible.

Pourquoi ces gens m'attaquent avec leur magie qui fait du bruit et mal à la tête ? C'est leur mission ? Pourtant je n'ai pas fait de bêtises.


« Je connais un bon restaurant non loin de là, que diriez-vous de dîner toutes ensemble ? Je n'ai pas eu le temps de manger et mon estomac crie famine, nous pourrions discuter un peu plus longuement par la même occasion. Et j'imagine que cette frayeur urbaine a dû donner faim à notre petite Aradia n'est-ce-pas ?»

Ayant perdu son casse croûte dans la panique, le ventre d'Aradia se mit à gargouiller à l'évocation d'un repas, elle leva sa frimousse vers Akira.

Dit grande sœur on peut aller manger un morceau ? Un des vilains mages qui fait du bruit m'a fait perdre ma pomme et j'en ai plus d'autres dans mon sac. En plus il faut pas rester là, des fois qu'ils me retrouveraient, la rue est trop étroite pour pouvoir se défendre contre leurs grosses armes.

Maintenant qu'Akira était à nouveau avec elle, Aradia perdait peu à peu sa timidité et redevenait une gamine capricieuse guidée par ses envies.
Akira Genji
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MessageSujet: Re: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   Lun 31 Mar - 17:53




les Retrouvailles


Après de multiples heures de recherche, je pus finalement retrouver Aradia, cachée dans l’ombre d’une ruelle… Tout d’abord titubante et tremblante, cette dernière se dirigea tant bien que mal vers moi, mais chuta soudainement d’une façon maladroite pour ensuite se relever et se blottir rapidement dans mes bras, tout en sanglotant de peur que la fanfare ne revienne lui souffler dessus. Il était vrai que les cortèges étaient habituels à Carmina, surtout lorsqu’un festival ait lieu dans la même journée.

Cela faisait si longtemps que je n’étais pas revenue à cet endroit que j’en avais presque oubliée l'ambiance qui y régnait. Elle n'était après tout pas qu'une simple ville, puisqu'elle était également réputée pour être la capitale de la musique. Je m’en étais tellement voulue de la voir dans cet état, qu’il m’était impossible de la rassurer avec des mots. Je voyais bien qu’elle tremblait de tout son long et pourtant lorsque je l’ai ramenée ici avec moi, je pensais qu’elle serait capable de s’y habituer, mais vraisemblablement, mon idée semblait être vouée à l’échec puisque ses tremblements redoublaient d’intensité au fur et à mesure que les bruits s’accentuaient.

Bien qu'étant encore loin des rues commerçantes et du tapage festif, il fallait néanmoins qu’on trouve un endroit au calme... Se blottissant toujours contre moi, j’essayais de mon côté de la rassurer brièvement.




Akira : Ce n’est pas de la magie Aradia... Ce sont des gens qui jouent d’un instrument et puis, n’aie pas peur, ces gens-là ne te feront rien tant que tu seras avec moi. Alors la prochaine fois, tâche de ne pas lâcher ma main et ce, quoi qu’il se passera... C’est compris ?

Me relevant pour prêter attention à ce qu'elle allait me dire, Aradia me demanda après coup, s’il était possible d’aller manger quelque part, ce à quoi, je répondis en hochant brièvement de la tête, puis, souriant à la suite de ce qu'elle venait de dire à propos des instruments qu'elle pensait comme étant des armes dangereuses, la remarque en était presque adorable, mais mon attention se détourna très vite vers la jeune femme qui nous tenait compagnie. Contemplant par la suite son visage, je me souvenais alors de l'avoir croisé quelque part, mais ce n'est lorsqu’elle se présenta sous le nom de Myrcella que les circonstances de notre rencontre me revint très vite à l'esprit. Me rendant de ce fait, gênée de ne pas l'avoir reconnue quelques instants plutôt.




Akira : Oh... Pardonnez-moi ! Je ne vous avais pas reconnue, étant donné que cette ruelle est assez sombre, mais oui, en effet, nous nous sommes déjà rencontrés auparavant, sur les quais d’Oshibana. Ravie de vous revoir Myrcella.



Akira : ... Et il est vrai qu’un plat copieux ne ferait de mal à personne, mais nous devrions toutefois nous dépêcher, car d’après ce que j'ai pu voir, le festival de Carmina ne devrait pas tarder à commencer. [Disais-je, en regardant le ciel s’obscurcir, tout en serrant la main d’Aradia]
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MessageSujet: Re: Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]   

Fanfare générale et rencontre imprévue [Privé Aradia & Akira]

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