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 L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]

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Rei Tendô
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MessageSujet: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Lun 16 Juil - 22:15



J'avance seul dans les rues désertes de Hydralia, tête couverte par la capuche de mon long manteau, plus pour éviter de me mouiller qu'être reconnu. Qui peut se souvenir d'un enfant mort dans une manufacture qu'il n'a jamais quitté?

Hydralia n'a pas changé en dix ans, la même pluie tombe indéfiniment sur les mêmes quartier, la manufacture au coeur de ce sombre tableau, le château et ses tours menaçantes toujours dressées de manière intimidante. Ce tableau semble peint pour plusieurs décennies encore. La souffrance accablante de la population opprimée et exploitée se ressent jusque dans ce climat pleurant la misère de cette ville.

Pling, pling, pling... Le son des gouttes ruisselant sur l'artillerie ornant la ville retentit dans mes oreilles, faisant ressurgir une montagne de souvenirs. Les rares commerces sont toujours placés au même endroit, les maisons n'ont pas changé, les rues n'ont pas été retravaillées. J'ai l'impression de parcourir le même chemin qu'il y a dix ans, sans courir, sans une larme. Les temps changent, les personnes changent, mais Hydralia est enfermée dans le règne de Narrow. Le bruit des rondes effectuées par les gardes me parvient et j'opte pour un nouvel embranchement, progressant toujours plus vers mon berceau : la Manufacture.

Perdu dans mes pensées, je me retrouve dans le dos d'un groupe de soldats dans une ruelle plus qu'étroite. Avant même qu'ils n'aient le temps de se retourner, je ne suis plus qu'une forme invisible collée contre le mur. Cette sensation de parasitisme de magie de l'Oracion Cape me fait toujours le même effet bizarre dans le bras droit. J'ai presque l'impression qu'une partie de ma magie risque de s'échapper de ma main. Il faudrait vraiment que je m'habitue un jour à cette invisibilité...
Les quinze tas de muscles écervelés viennent de me dépasser sans même me remarquer et aussitôt seul, je retrouve mon apparence. Je me surprends à ranger mon pieu dans ma manche. L'heure n'est pas encore venue d'exécuter qui que ce soit, je dois me concentrer sur mon objectif.

Les toits de la Manufacture se rapprochent de plus en plus et je remarque pour la première fois la multitude de canons surplombant la place sur laquelle se trouve l'entrée de l'antre de métal. Cette ville a tout de même de sacrés systèmes de défense. Finalement, ça ne m'étonne plus qu'il n'y ait presque pas de révoltes ou d'assauts extérieurs...
La pénombre précédant la levée du jour se dissipe peu à peu et plusieurs silhouettes encapuchonnées marchent rapidement vers l'immense double porte en fer forgé de la Manufacture. Les habitudes n'ont donc pas changé non plus : les ouvriers demeurent à l'intérieur de leur prison déguisée et les contremaitres et cols blancs peuvent se payer le luxe d'un domicile extérieur.
Ramassis de déchets, pourritures en tout genre, ils arborent tous le même regard fourbe, le même sourire faux et hideux et le même air supérieur.
Les gouttes de pluie ne me touchent déjà plus, l'adrénaline monte lentement dans mon corps, je sens la magie au bout de mes doigts.

Le voilà, mon contremaître, vautour parmi les vautours, ordure sans précédent. Bientôt il pourrira dans les douves de Hydralia. Ce lâche a toujours le même visage, quelques rides en plus, quelques cheveux en moins, mais toujours ce même nez hideux et ce front proéminent. Ce laideron toujours à moitié bossu va connaître la souffrance. Il devra répondre de tous les morts que j'ai vu ce jour-là...

Flashback

Les corps s'entassaient alors que je vis le contremaître s'enfuir vers les gardes. Lorsqu'il fut en sécurité derrière cette ligne armée, le couard se retourna, me fit un sourire carnassier et me lança un simple « Adieu garçon, fais de beaux rêves avec les autres cloportes ! ». Une spirale de sang coulait autour de moi lorsque j'entendis un bruit métallique déchirant : le Haut-Fourneau venait de briser ses attaches et allait m'écraser ou me recouvrir de métal en fusion ! La dernière image me restant en tête n'était pas celle de ma famille mais le sourire affreux de ce monstre... Triste tableau peint à l'heure de ma mort...

Fin du Flashback

J'ai promis au Maître de régler cette histoire au plus vite et sans faire de vagues. La pluie s'intensifie et pourtant je me découvre la tête pour ressentir à nouveau cette sensation familière qui m'a bercé toute mon enfance.

Ma cible vient de pénétrer dans la Manufacture. Sans me presser, j'entame lentement de traverser la place légèrement peuplée me séparant de l'entrée de ma rédemption. Le pieu de métal caché dans ma manche glisse déjà le long de mon avant-bras et prend place dans ma main. L'air autour de moi se charge de magie, la pluie ne m'atteint déjà plus. Un sentiment de haine monte le long de mon thorax et les effluves de magie s'intensifient. Je ne prête déjà plus attention à ce qui m'entoure. Seule ma cible et moi existons désormais. Il ne reste que quelques instants à vivre avant que mon ancien persécuteur ne soit plus qu'un pâle souvenir de ma triste enfance...
Celya Lutalis
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Dim 22 Juil - 17:11
Hydralia, la ville de la désolation par excellence. Symbole même du pouvoir du capitalisme et de la tyrannie dans tout Fiore. La preuve même que mon raisonnement est le bon, l'humanité s'autodétruit à force de courir après la richesse et la domination du monde et jusqu'à preuve du contraire les esprits célestes et même certains animaux sont plus civilisés qu'eux. Je suis consciente de faire partie aussi de cette masse grouillante d'humain qui, petit à petit, va finir par transformer tout Fiore en lieu du même genre qu'Hydralia, mais c'est plus fort que moi, les humains me dégoûtent.

Cependant, alors que j'arpente les ruelles sans cesse inondée de flaque à cause de la pluie qui semble vouloir engloutir la ville, j'ai une petite pensée pour les habitants d'Hydralia, qui vivrait ici autrement que sous la contrainte ? Au fil de mes pas, mon dégoût pour cet endroit gris et sans âme se mêle a de la pitié. On raconte que même des enfants sont utilisés comme main d'oeuvre dans l'immense manufacture. Des enfants. Cette pensée atroce se cogne dans mon crâne pour essayer d'en sortir, mais en vain. Je voulais partir au plus vite d'ici, continuer ma route sans fin, ma douce errance quand une pensée folle émergea dans mon esprit.

Et si mes frères, après avoir été vendu par mon père a ce vieux mage, avaient atterri ici ? Peut-être qu'ils attendaient là, derrière ces murs une simple occasion de s'enfuir. Animée par cette improbable possibilité de retrouver la seule famille qu'il me reste, les seuls êtres qui me manquent depuis que j'ai quitté le manoir familial en laissant les cadavres de nos parents et du mage trafiquant d'enfant à la proie d'éventuel charognard. C'est donc d'un pas décidé que je rejoins la place centrale de la ville, face à l'entrée principale de l'imposant bâtiment de métal. Quelqu'un s'y trouvait déjà, alors qu'en dehors de quelques gardes il n'y a pas un chat dehors.

Un homme, plutôt jeune, avançait lui aussi vers l'entrée de la manufacture. Un bien étrange personnage avec ses cheveux d'un roux à en faire pâlir une orange OGM et ses multiples piercings, sans compter sur sa cape noire aux motifs de nuages rouges, mais ce n'était pas ça qui attira le plus mon attention. C'était plutôt le drôle de "comportement" de la pluie autour du jeune homme, elle ne le touchait même pas comme si elle était repoussée par une force invisible, un mage peut-être ? Si j'en crois l'arme qu'il tient dans sa main, ses intentions sont toutes sauf bonnes. Alors qu'il se rapproche des portes d'acier de l'usine d'armement je décide de le rattraper. Je me place devant lui, en lui barrant la route, en me disant qu'un combat au beau milieu de la ville ferait rappliquer tous les gardes laissant la manufacture sans surveillance pour que ceux qui en ont le courage puissent fuir cet enfer de métal. La main proche de mes clefs célestes je me prépare au combat en n'hésitant pas à le provoquer.

- C'est dangereux ce que tu as là, range ça, avant de te faire mal.

Il ne me reste plus qu'à attendre qu'il morde à l'hameçon.
Rei Tendô
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Lun 23 Juil - 22:21





Alors que je m'apprête à attirer le vil contremaître pour en finir avec ce cauchemar, une jeune femme aux cheveux verts se précipite et me barre la route en se préparant à attraper ses clés célestes. Une mage constellationniste donc... A première vue je n'aperçois aucune marque de guilde, ses vêtements ne ressemblent pas non plus à un quelconque uniforme. Soit cette fille est une mage sans guilde, soit ce n'est même pas une mage, auquel cas il serait étonnant qu'elle possède autant de clés. Ma cible continue d'avancer dans le hall de la Manufacture, si cette mage ne me libère pas la voie, je vais le perdre de vue.

- C'est dangereux ce que tu as là, range ça, avant de te faire mal.

*Je rêve, elle me prend pour un gamin qui ne sait pas ce qu'il tient ?*

Je n'ai pas de temps à perdre. Si j'engage le combat, je perds ma cible et rameute les forces armées de toute la ville. Si je tue ma cible, j'obtiens le même résultat mais je n'aurai pas l'initiative de l'affrontement, auquel cas je devrais essayer de fuir Hydralia le plus rapidement possible... Que faire?

- Hors de mon chemin, la constellationniste. Je n'ai pas le temps de jouer avec toi.

La place s'agite de plus en plus, elle sera bientôt peuplée essentiellement par des soudards dont je n'ai nullement envie de faire la connaissance. Il me faut prendre une décision, et vite.
Je laisse monter la magie en moi, les gouttes de pluie s'écartent de plus en plus autour de moi.
Je lève mon pieu en l'air et le fait flotter lentement à 10 centimètres au-dessus de ma main.

SOUJUU (manipulation)

- Tu n'as que deux choix, jeune femme. Soit tu fuis immédiatement et tu t'en tires indemne, soit tu essaies de m'arrêter et nous risquons de moisir dans une cellule du donjon jusqu'à ce que tes cheveux en perdent ce vert éclatant.

La magie libérée attire l'oeil des gens sur la place, ceux-ci nous regardant, un jeune homme et une jeune femme face à face, l'un d'eux le bras levé vers un pieu flottant. Je ne peux plus me permettre d'hésiter, le déroulement des évènements m'échappe un peu plus à chaque seconde passée à hésiter.
Ma décision est prise, j'en paierai les conséquences. Mon jugement sera sans appel.

J'abaisse le bras en direction du félon chauve discutant dans le hall d'acier. Dans un léger sifflement, j'envoie mon pieu en direction du coeur de ce tyran.

"- Pour toute la souffrance que tu auras infligé" dis-je à voix basse.

Mon pieu siffle au dessus de la jeune constellationniste, se rapprochant de ma future victime. Le cauchemar semble bientôt prendre fin...


Celya Lutalis
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Ven 27 Juil - 21:55
Bien que le mage roux semble peu enclin au combat mon objectif reste le même, mettre le bazar dans cette ville pour faire réagir un peu ceux qui y sont traités comme des esclaves. Il avait donc déjà deviné ma magie, voilà un adversaire bien observateur, je me demande bien quel genre de magie lui il utilise. Ma présence sur sa route à l'air de contrarier ses plans. Le face à face dure plusieurs minutes, la pluie s'éloignant toujours plus du jeune homme à la cape noire quand il se décide à montrer son pouvoir. Son pieu en métal flotte maintenant devant sa main, un mage télékinésiste ? Sur la paume de sa main je peux voir une marque de guilde, celle de la célèbre et redoutée guilde d'Oracion Seis.

- Tu n'as que deux choix, jeune femme. Soit tu fuis immédiatement et tu t'en tires indemne, soit tu essaies de m'arrêter et nous risquons de moisir dans une cellule du donjon jusqu'à ce que tes cheveux en perdent ce vert éclatant.

Il est vrai que je me suis encore mise dans une fâcheuse posture, mais j'ai le choix. Eviter les ennuis et laisser tomber l'idée folle de peut-être retrouver mes frères. Ou alors tenter le tout pour le tout, quitte à finir avec l'armée d'Hydralia sur le dos. En règle général j'essaye de fuir ce genre de situation, mais j'ai réalisé il y a peu lors de l'affrontement contre un jeune mage possédé par la puissance un d'artéfact maléfique il me manquait quelque chose. Un but, une raison d'avancer. Alors, fini la Celya qui se dégonfle pour retourner à son train train quotidien. S'il y a une chance infime pour que mes frères soient là dedans il faut que je tente le coup et si l'armée débarque ça sera toujours l'occasion de damer le pion aux autoritées tyranniques d'Hydralia. En guise de réponse j'allonge mon bâton de combat rétractable et je sors une de mes clefs.

- Ouvre toi porte de la Couronne Boréale, Opale !

Répondant à mon appel la couronne incarnant le froid apparaît et comme à son habitude elle est bavarde et survoltée, débitant un flot conséquent de parole en l'espace de quelques secondes.

- Bonjour Celya ! Rooooh il pleut, je déteste être mouillée ! Sinon contre qui on se bat aujourd'hui ? Oh contre poil de carotte là-bas non ? Bon alors qu'est ce qu'on attend ?

- Du calme Opale, tu te donnes encore en spectacle...

Après un bref gloussement elle pris place sur ma tête pour activer son pouvoir, le frost boost, qui se repend le long de mon arme, lui conférant ainsi une aura d'un bleu glacial. Autour de nous plusieurs curieux son venu voir ce qu'il se passait bien que pour l'instant le combat n'avait pas encore commencé. Jusqu'à ce que d'un seul geste le mage de l'Oracion Seis envoie son pieux grâce à sa magie, il se rapproche rapidement, mais passe au-dessus de moi sans m'atteindre. Est-ce intentionnel ou a-t-il juste raté son coup ? Je me retourne pour voir ce qu'il en est juste à temps pour voir le pieux s'enfoncer dans la poitrine un homme chauve dans le hall de la manufacture. Cette fois c'était sûr, l'armée allais rappliquer et si je pars maintenant on me prendra pour une complique de ce mage noir, la seule solution qu'il me reste est de l'arrêter et de le livrer aux autorités pour qu'en échange ils me laissent tranquille.

On raconte que les télékinésites sont plus à l'aise sur la moyenne distance alors voyons voir comment il se débrouillera au corps à corps. Avec un peu de chance il sera assez distrait par la mort de sa cible et je pourrais approcher assez rapidement pour lui faire une balayette avec mon bâton. Ensuite je gèlerais l'eau de pluie qui se trouve sur le sol pour qu'il soit pris, au moins un peu, dans la glace.
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Mer 15 Aoû - 16:40
Alors que le mage noir atteint sa cible, des spectateurs se chargent de signaler le meurtre et de prévenir du danger qu’il représente. Pendant ce temps, Celya se lance à l’attaque, mais elle ne parvient qu’à geler l’eau de pluie sur le sol tout en parvenant à piéger les pieds de son adversaire à l’intérieur. Bonne ou mauvaise chose ?

Alerté par les habitants, le seigneur d’Hydralia a envoyé un mercenaire qui a pour cible le mage noir et la jeune femme aux cheveux verts décrite comme sa complice. Aucun moyen de le raisonner, il est présent pour accomplir sa mission et cela se sent très bien dans son regard lorsqu‘il le pose sur les deux protagonistes.


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Intervention Game Master: Apparition d'un mercenaire envoyé par le seigneur d'Hydralia armé de nunchaku générant des tornades [2.800 PM]
Rei Tendô
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Sam 18 Aoû - 0:38
La constellationniste avait laissé passer mon pieu sans le dévier ! Maintenant c'était sûr, elle n'était certainement pas guildée. J'avais au moins le plaisir de voir mon vieil ennemi s'effondrer sans plus de cérémonie et lâcher un dernier râle d'agonie. Cet instant de plaisir avait duré trop longtemps... Déjà la mage aux clefs était sur moi, me portant un coup de bâton que j'esquivais de justesse. Elle portait une couronne bleutée qui semblait animée et brillait d'une lueur magique. Je compris une seconde trop tard que cette lueur magique conférait un effet glaçant à l'arme de mon assaillante, celle-ci frappant le sol qu'elle couvrit d'une épaisse couche blanche et dure. Mes pieds étaient cloués au sol, impossible de me déplacer pour le moment, il me faudrait me battre à distance.

Autour de nous, les quelques riverains commençaient à fuir en voyant l'horrible spectacle que donnait l'entrée de la manufacture. La pluie s'intensifiait, les nuages se noircissant de plus en plus, tentant de nous happer dans leur royaume chaotique au milieu de milliers de gouttelettes n'attendant que le bon moment pour venir s'écraser sur notre champ de bataille. Le combat engagé ne semblait pas avoir réellement d'intérêt pour moi. Cette fille ne m'avait même pas entravé dans l'accomplissement de mon objectif et si elle ne s'était pas bornée à vouloir m'arrêter pour me livrer aux autorités, je n'y aurais même pas prêté attention. Je n'avais même pas envie de la blesser, elle ne faisait ni partie de mon objectif, ni d'une guilde officielle. Somme toute, elle n'était rien d'autre qu'une personne banale, comme j'en croisais si souvent lors de mes déplacements.

C'était donc sans grande conviction que je lançais un sort de répulsion qui tout au plus pouvait la faire trébucher tout en mettant toutefois une certaine distance entre nous. N'étant que peu concentré sur ce combat que je ne voulais guère, des bruits de course attirèrent mon attention. Ils étaient différents de ceux provoqués par la fuite de témoins. Cette arrivée était lourde, pesante, massive... Une espèce de colosse revêtant des protections de cuir et armé d'un nunchaku nous faisait face à l'autre bout de la placette sur laquelle nous nous battions. A voir l'expression ferme de son visage, je doutais fortement qu'il était ici pour apprécier les prestations artistiques de nos deux magies. L'individu était sans doute un mercenaire engagé par le seigneur de Hydralia. Ce n'était visiblement pas un de ces gardes sans cervelle, équipés d'armures les faisant sembler à des boites de conserves armés d'épées dont la plupart ne savaient certainement pas quel bout tranchait.
Ce nouvel arrivant dégageait une aura incroyablement agressive, sa posture révélant une puissance certaine qu'il ne faudrait certainement pas négliger. Son regard traduisait un dédain certain lorsqu'il le posa sur nous et à voir son expression, nous étions tous les deux ses cibles. Ainsi, si les témoins avaient vu la scène, avaient-ils néanmoins rapporté que la mage aux cheveux verts devait être ma complice. Ma seule priorité étant la fuite vu l'évolution des évènements, l'appui de la constellationniste ne serait pas de tout refus.


- Bon, la question est de nouveau d'actualité. On fuit ensemble ou on partage une chambre digne des plus grands hôtels de Crocus ? Parce que la glace sur les pieds me fait un des plus grands bien pour la circulation sanguine mais ça me gêne un tout petit peu pour me dégourdir les jambes.

Si je m'alliais temporairement à elle, nous avions une chance de vaincre notre poursuivant. Si elle refusait, la fuite serait extrêmement plus difficile, sans compter que l'arme de ce mercenaire ne semblait pas tout à fait banale, aux vues des courants d'air que les légers mouvements du nunchaku provoquaient.
La tension était palpable et une retraite pure et simple en tournant les talons et offrant son dos comme cible était à proscrire, à moins de vouloir terminer avec les os brisés dans une cellule moisie du donjon humide du château.
L'entrée de la manufacture était totalement déserte, le corps du contremaitre ayant été retiré lors de notre altercation. Derrière moi, les rues grouillaient de patrouilles de soldats alertés du meurtre que j'avais commis. En passant par les rues ou ruelles, un groupe de gardes pouvait nous tomber dessus à n'importe quel moment. La fuite serait le premier des problèmes, le second était le chemin à emprunter. Allions nous jouer à cache-cache ou tenter de percer droit vers la sortie de la ville de la pluie ?
Celya Lutalis
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Lun 20 Aoû - 15:23
La mort, selon la vision des choses c'est une délivrance ou un châtiment. Cet homme qui venait de perdre la vie, soit c'était un de ces pauvres ouvrier qui travaillaient sans cesse et qui croulaient sous les impôts, pour lui alors la mort l'aura délivré de tout cela. Soit il était du côté des tyrans, ceux qui séquestre des enfants pour les faire travailler au lieu de jouer et de rire comme ils devraient le faire pendant cet âge tendre. Alors, la mort aura été son châtiment et quelque part aussi, une délivrance car les individus de cette espèce mériteraient de subir quelque chose de bien pire que la mort. La souffrance, toute celle qu'ils ont infligé devrait leur être rendue au centuple. Pourtant, le mage noir c'est contenté de le tuer, proprement et rapidement, appartenait-il à la première catégorie des travailleurs forcés ? Je ne le saurais surement jamais et je ne compte pas non plus aller le demander au rouquin aux multiples piercings. Alors, sans plus attendre je reporte mon attention sur notre affrontement.

Ma manoeuvre visant à piéger le membre d'Oracion Seis dans la glace n'a pas fonctionné comme je l'avais espéré cependant il se retrouve quand même immobiliser, les pieds fiché dans une bonne couche de glace. Grâce a cela il ne pourra pas fuir les autorités et moi je gagnais mon ticket de sortie. Par contre, il peut toujours se servir de sa magie il vaudrait mieux l'assommer pour être plus sûr. Avant que je n'ai eu le temps de me rapprocher assez pour qu'il soit a portée de bâton il me repousse avec un de ses sorts de télékinésie sans me blesser pour autant. À quoi joue-t-il ? Il se paye ma tête où quoi ? J'avais beau pester contre lui pour le provoquer il n'avait pas l'air d'entendre. Il est vrai que la foule paniquée faisait un sacré raffut en déguerpissant de la petite place. Les bruits de pas des villageois qui couraient pour sauver leur vie qu'il pensait menacée faisait tout un concert dans les flaques de pluie constante de la ville accompagnés de quelques cris de panique. Ce n'était pas tout d'autres bruit de pas se faisaient entendre, ils résonnaient jusque dans la placette, le bruit rebondissant contre les parois de métal de la manufacture. Quand enfin l'origine de ces pas inquiétant arriva devant nous.

Un homme armé et au regard implacable venait de débarquer de toute évidence il n'est pas là pour rigoler, mais plutôt pour nous arrêter. Oui "nous" et pas seulement le poil de carotte que je lui livre sur un plateau, mais pourquoi ? Je n'étais pour rien dans la mort du vieil Hydralien moi, alors pourquoi, de son regard perçant, il me mettait dans le même sac que l'autre criminel ? J'ouvris la bouche pour protester, mais je me ravisas au dernier moment devant l'expression sévère du chien de garde du seigneur d'Hydralia. Comment faire ? Mon ticket de sortie vient de se déchiqueter sous mes yeux en laissant juste la promesse d'un combat qui s'annonce difficile surtout si c'est chacun pour sa pomme. C'est alors que le mage noir à côté, toujours les pieds pris dans la glace prend la parole.


- Bon, la question est de nouveau d'actualité. On fuit ensemble ou on partage une chambre digne des plus grands hôtels de Crocus ? Parce que la glace sur les pieds me fait un des plus grands bien pour la circulation sanguine mais ça me gêne un tout petit peu pour me dégourdir les jambes.

Il se payait encore ma tête ! Même si cette proposition est des plus insultante cela confirme au moins une chose, le type qu'il avait tué était sa seule cible et il ne souhaitait pas faire plus de vague qu'il n'en avait déjà fait. Quel comportement étrange pour un mage noir, ne sont-ils pas tous censé être accro aux meurtres et autres carnages en tout genre ? Après plusieurs minutes bien éprouvante où mon sens moral et ma méfiance naturelle se battent avec acharnement contre mon instinct de survie dans mon crâne, j'ai enfin pris une décision. C'est donc en lâchant des jurons de toute sorte et en maudissant mon destin que je m'emploie à libérer le mage noir de la glace a grands coups de bâton après avoir fait retourner Opale dans le monde des esprits.

- C'est vraiment parce que je n'ai pas le choix, ne va pas du tout t'imaginer un serais-ce qu'un instant me mettre dans le même panier que tes amis les criminels !

Alors que je m'acharne avec toute la force de ma frustration sur cette épaisse couche de glace en réfléchissant aux conséquences d'une telle association, même temporaire. À tout les coups je serais recherchée même si je parviens à m'enfuir, je devrais partir en cavale, franchement, y a qu'à moi que ça arrive ce genre de truc ! C'est sûr que si durant le combat contre l'autre gorille aux nunchaku j'ai le moyen de me débarrasser du mage noir au passage je n'hésiterais pas. La glace se brise, le mage noir libérer est de son entrave, il ne manque plus qu'une personne...

- Ouvre toi porte des esprits, Andromeda !

Répondant à mon appel l'esprit à l'apparence d'une jeune femme à la chevelure d'or, c'est mon esprit le plus polyvalent et aussi une véritable amie sur qui je pourrais compter quel que soit la situation. Sans elle, cela fait bien longtemps que je ne serais plus de ce monde. Les esprits de mes clefs célestes, même si certain sont têtu voir carrément insupportable ce sont tous de bons compagnons, les seuls en qui je peux vraiment avoir confiance. Pas comme ce type qui doit avoir plus que le sang de sa victime du jour sur les mains. D'ailleurs Andromeda ne manqua pas de remarquer le tatouage du mage d'Oracion Seis et de directement se mettre en garde face à lui. Bon sang, quelle situation de merde...

- Attend Andromeda, ce n'est pas lui notre adversaire, mais le type en face.

- Comment ? ! Je pensais t'avoir appris à faire attention à tes fréquentation Celya-chan...

Même dans l'infinie douceur de la voix de celle que je que considérais comme ma grande-soeur n'importe qui aurait pu y déceler une pointe de colère et de déception, mais je n'ai pas le temps de lui expliquer alors, je me contente d'afficher une mine coupable comme une petite fille qu'on aurait prise la main dans le sac en train de prendre un deuxième dessert en douce.

- Je suppose que tu m'expliqueras ça plus tard, non ?

Comme d'habitude son sourire radieux était là pour me donner du courage, cela ne l'empêcha pas de regarder d'un mauvais oeil le mage aux piercings, mais maintenant qu'elle était concentrée sur le bon adversaire les choses sérieuses vont pouvoir commencer. En plus de disposer d'un sort d'attaque et d'un autre de défense l'esprit d'Andromède peut poster des tapis piégés. Ces tapis combinés aux pouvoir du mage télékinesiste pourront peut-être réduire assez les mouvements du mercenaire le temps de se faire la malle. C'est mauvais, ça a peu de chance de marcher, mais je n'ai pas d'autres idées dans l'immédiat. Je me tourne vers mon indésirable partenaire, ça ne me plait pas, mais il faut vraiment qu'on s'y mette a deux pour échapper au manieur de Nunchaku qui a tout sauf l'air d'être un amateur dans ce domaine. Il arrive même à générer des courants l'air en s'échauffant avec ses armes !

- Essaye de faire en sorte qu'il ne bouge pas pendant quelques minutes.

- Vector direction trap !

Pour bien faire il faut qu'Andromeda ai le temps d'en disposer 6 autour du mercenaire la pointe de la flèche tournée vers lui pour l'empêcher de sortir et donc de pouvoir nous poursuivre, seulement, elle ne peut en poser qu'un ou deux à la fois. Si j'avais pu invoquer Cassy en même temps ça aurait beaucoup aidé grâce à son sort d'accélération. Malheureusement rare sont les constellastioniste capable de faire un tel tour de force et je n'en fais pas partie, pas encore, même si je m'entraîne avec acharnement pour un jour y parvenir ce n'est pas encore au point. Et ça ne le sera jamais si je me fais mettre derrière les barreaux aujourd'hui.



Dernière édition par Celya Lutalis le Dim 16 Sep - 10:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Sam 25 Aoû - 19:14
Alors que Celya s’efforçait de libérer Rei de la glace dans laquelle elle l’avait elle-même enfermée, le mercenaire en profita pour s’approcher de ses proies et s’amusa à le faire lentement devant le travail désespéré de la constellationniste. Toutefois, lorsque le mage noir fut libéré, il pressa le pas et se retrouva confronter aux pièges d’Andromeda qui le força à reculer. Réagissant plus par réflexe, il s’éloigna d’un bond pour éviter de se retrouver piégé, profitant de l’incapacité de l’esprit à être plus rapide et il lança des petites tornades à l’aide de son arme pour tester leurs capacités réelles avant de se montrer plus sérieux.

La situation semble au désavantage des deux dits complices, mais il y a un moyen pour eux de s’en sortir, arriveront-ils à trouver lequel ?


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Intervention Game Master: Le mercenaire envoie plusieurs tornades sur les deux mages.
Rei Tendô
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Mar 28 Aoû - 22:24
Je devais garder ce mercenaire immobile ? Mais quelle idée... J'utilisais une magie de télékinésie, mon rôle était de faire bouger les choses, pas de les plaquer au sol... Le début du combat imminent risquait d'être assez laborieux. Contre toute attente, ma partenaire invoqua un esprit céleste et lui ordonna de préparer des pièges. M'attendant à quelques chose de plus exceptionnel que de simples tapis fléchés, je fus assez déçu de cette première offensive. Pourtant, la constellationniste semblait assez sure d'elle et ces tapis devaient probablement être suffisamment efficace, notre traqueur bondissant pour éviter de marcher dessus.

Mon cerveau travaillait au maximum pendant que je cherchais un moyen de nous faire quitter cette placette mais mes réflexions furent interrompues par la préparation de petites tornades générées par les nunchakus de l'hydralien. Parlant à la mage solitaire, j'essayais de construire une tentative de fuite rapide.


- Hey, Celya c'est ça ? Trouve un moyen pour nous faire reculer plus rapidement pendant que j'essaie de repousser ses attaques ou aide moi à l'abattre si tu t'en sens capable ! J'essaierai de faire avancer tes tapis vers lui pour mettre plus de distance mais il faudra courir ! Allez bouge toi !

Cessant de discuter et plaçant mes deux mains face au maître d'armes, révélant ainsi clairement mon tatouage de guilde à l'envoyé du seigneur, je relâchais une importante quantité de magie afin de préparer notre protection.

Toomei shooheki !

Une barrière télékynésique se matérialisa par un léger trouble de l'air ambiant et du fracas de la pluie battante sur ses contours. La chaussée était extrêmement glissante, chaque pas lors de ce combat devrait être certain pour éviter de se retrouvé déséquilibré et à la merci de notre probable bourreau. Nous avions intérêt à déguerpir rapidement, si le seigneur comptait nous envoyer quelques troupes, ça ne serait plus une retraite mais une débandade...

Je repensais sans cesse à cette manufacture qui nous dominait de son imposante façade métallique. Et dire que j'arpentais ses dédales de couloirs quand je n'étais encore qu'un gamin...
Mais oui c'est ça ! Elle n'aura surement pas changé et on pourrait y perdre notre poursuivant, voire quelques soldats à notre poursuite éventuellement. Et nous pourrions toujours fuir par les toits si nous étions acculés à l'intérieur. Avec ma lévitation, je devrais bien pouvoir me déplacer quelques rues plus loin et courir vers les portes de la ville.

Attendant que les petits phénomènes venteux ne m'atteignent, j'exposais rapidement mon plan à la propriétaire des clés magiques :


- Je connais mieux ce bâtiment que quiconque. On pourra le semer et fuir par les toits. Soutiens moi un peu puis dirige toi vers l'entrée, je te talonnerai. Et surtout ne te retourne pas et n'essaie pas de jouer les héroïnes en tentant de me livrer, tu pourrais y passer avant moi.

Je ne lui faisais certes pas totalement confiance mais il me fallait bien avouer que son aide serait précieuse. Elle n'avait pas l'air d'être fondamentalement bonne ou mauvaise mais tanguant plutôt entre deux bords, ne sachant comment arrêter son choix. Pour le moment, elle n'avait plus d'avenir si elle décidait de me laisser. Quoi que je n'en aurais certainement pas non plus. Il nous fallait absolument lutter ensemble. Ce n'était pas une hypothèse mais une nécessité et je comptais bien faire abstraction de toute agressivité envers elle jusqu'à ce que je sois sorti de la ville au moins. Mais trêve de réflexions inutiles, il était crucial de recevoir au mieux la première attaque de notre ennemi commun.

Fermant un instant les yeux, j'imaginais ma barrière et la visualisait encore plus résistante que ce que j'avais d'abord matérialisé. Ma concentration portait ses fruits et je sentais l'aura magique que dégageait mon sort, la pluie ne touchant plus ni mon rempart temporaire, ni moi-même, des effluves d'essence magique se dégageant de tout mon corps, prêt à encaisser le choc.

La pluie, Hydralia, la Manufacture, les soldats, le vieux grincheux, les prolétaires... Tous ces clins d'oeil à mon passé me rappelaient tant de souvenirs et mon visage se ferma encore plus aux émotions, ne laissant transparaître qu'un regard déterminé à vaincre mon opposant et sortir vivant de cette ville.

Une goutte de pluie avait-elle réussi à passer la magie du mage d'Oracion Seis pour venir s'écraser au coin de son oeil ou serait-ce une larme témoignant des malheurs de son enfance revenant soudainement à sa mémoire ?
Celya Lutalis
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Lun 3 Sep - 17:10
L'adversaire était fort, vraiment fort, en plus d'éviter de se faire encercler par les tapis piégés d'Andromeda il attaquait à distance en générant des tornades grâce à son arme. D'ailleurs en parlant de tornade en voilà qui nous foncent droit dessus, alors que l'esprit de l'enchaînée allait lancer son sort de défense, mais elle se ravisa en voyant que notre "compagnon" d'infortune s'occupait de la défense. Ce type décidément bien arrogant voulait faire son petit chef en plus en m'aboyant des recommandations sans queues ni-tête.

- Je sais ce que j'ai à faire merci ! lui répondis-je sèchement. Maintenant que tu connais mon prénom il serait plus pratique que je connaisse le tient, même un faux nom sera mieux que de t'appeler poil de carottes comme Opale t'a si gentiment surnommé tout à l'heure.

Sur ces mots, sachant que le sort d'attaque d'Andromeda ne ferait probablement pas le poids face aux tornades du mercenaire, j'espère que la protection du rouquin tiendra. Pendant ce temps j'en profite pour demander à ma partenaire céleste de mettre trois tapis devant le télékinésiste pour repousser notre assaillant au cas où il viendrait l'envie d'attaquer au corps-à-corps pendant que ses tornades font diversions. La fatigue me gagnait doucement plus elle générait de pièges fléchés pendant que je laissais à mon esprit céleste, je cherchais nerveusement du coin de l'oeil par où je pourrais me tirer avec ce criminel pour échapper à notre implaquable adversaire. C'est alors qu'il me proposa son plan, s'enfuir en traversant la manufacture qu'il disait connaitre comme sa poche. Plus j'en apprenais sur son compte plus le voile se levait sur les motivations de son meurtre. Faisait-il autrefois partit de ses enfants qui travaillaient de force dans cet horrible endroit ? Ce vieil homme qui avait trouvé la mort aujourd'hui faisait-il partit des tyrans qui géraient la manufacture ? Alors que je me dirige rapidement et sans un mot vers le bâtiment quand je me surprend à éprouver de la compassion pour ce type, bien qu'il soit un mage noir dangereux, en imaginant dans quel enfer de métal il a bien pu grandir. Pourtant, quelque chose cloche dans sa proposition, j'ai maintenant passée la porte de la manufacture et je retourne vers celui-ci dont j'étais devenue bien malgré moi la complice.

- S'enfuir par les toits ? Mais t'es malade ? ! Je sais pas voler moi et qui me dit que tu vas pas me lâcher dans les airs ?

Quoi qu'il réponde il était trop tard pour faire demi-tour, j'étais déjà dans le bâtiment et pour m'en sortir je n'aurais pas d'autre choix que de lui faire confiance. Confiance... Un mot à double tranchant signifiant pour moi le fait de s'entourer d'épée de Damoclès déguisées en peluches inoffensives alors que d'autre considéraient ça comme la base de tout, comme ce qui rend ce monde plus beau. Après je ne saurais pas vous dire qui a vraiment raison ou tord, je sais juste qu'il m'est impossible de voir les choses autrement. Mais pourtant, aujourd'hui c'était différent, c'était une question de survie, alors j'attendis qu'il passe aussi la porte de la manufacture pour donner le signal à Andromeda de poser encore un tapis, un assez grand pour qu'il soit pratiquement impossible d'entrer sans l'activer, même en sautant pardessus quiconque toucherais ce piège se retrouvera projeter vers l'extérieur de la manufacture. Avec ça on devrait pouvoir le semer, du moins j'espère, car mon corps me rappelle désagréablement quelles sont mes limites. Le souffle court et les jambes tremblantes je prends sur moi pour maintenir l'invocation d'Andromeda, sinon le vector trap déposé à l'entrée disparaîtra en même temps qu'elle. Vraiment, quelle situation de merde... Poil de carotte à intérêt à savoir ce qu'il fait et à ne pas me laisser tomber, à tous les sens du terme sinon je ne donnerais pas cher de ma peau.
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Mer 5 Sep - 21:45
La lutte semble se dérouler à sens unique et le mercenaire le sent bien, il venait de découvrir la magie du second mage puisqu'il avait déjà vu la jeune femme à l'œuvre pour savoir qu'elle était constellationniste. Maintenant que toutes les inconnues ne l'étaient plus, il décida de se lancer à l'action, malheureusement pour lui, ses proies s'enfuyaient dans la manufacture et il se lança à leur poursuite avant d'être rejeté en arrière à l'entrée. Il comprit que la constellationniste venait de lui jouer un sale tour et il n'allait pas se faire avoir longtemps, il passa quand même par-dessus et les poursuivit en demandant sans cesse son chemin aux personnes présentes.

Entre la fatigue de Celya qui ralentissait les deux fuyards et les demandes fréquentes du mercenaire, qui sera le plus rapide ? Les mages arriveront-ils à s'échapper à temps ou le mercenaire les rattrapera-t-il ?
Rei Tendô
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Jeu 6 Sep - 22:00
Les tornades se percutèrent contre ma barrière, luttant contre ma magie par de puissantes rafales de vent me faisant glisser quelques pas en arrière. Vu la négligence avec laquelle le mercenaire avait lancé cette offensive, il était fort probable qu'il n'utilisait même pas la moitié de ses capacités. La fuite n'était plus une option, c'était une question de survie.

Les courants d'air magistraux cessèrent et je pus me remettre en position de combat, observant ma partenaire du coin de l'oeil pour surveiller sa progression vers le labyrinthe métallique. Elle ne me faisait pas du tout confiance, à en juger par sa dernière réplique, mais nous n'avions certainement pas le temps de nous asseoir et discuter de la confiance que nous devrions nous accorder. Il fallait marcher ensemble ou tomber ensemble. Ce qui coulait au coin de mon visage disparu dans un revers de manche, puis fut noyé par des dizaines de gouttes s'écrasant de part et d'autre de mes yeux. Je ne devais plus gaspiller mes précieuses réserves de magie pour le moment sinon la course serait encore plus pénible.
Fonçant vers l'entrée, je vis Andromeda créer un tapis bien plus imposant que les précédents. Ingénieux, l'entrée était entièrement bloqué, au moins pour quelques instants cruciaux pour prendre de l'avance. Le tapis recouvrit le sol juste après mon entrée dans le hall. Celya tituba légèrement, sa respiration se faisant de plus en plus lourde. Ainsi les actions de ses esprits consommaient beaucoup son énergie. Andromeda devrait disparaître si nous voulions avancer plus rapidement. L'adrénaline qui était montée en moi me préservait temporairement de la fatigue mais je savais que le contrecoup s'effectuerait dans quelques minutes, inévitablement. Avançant dans les couloirs familiers, je décidai de prendre la direction des hauts fourneaux, sans doute le lieu le plus fréquenté mais dont l'arrière salle possédait un escalier menant aux plus hauts étages.


- Andromeda, si tu arrives à sentir quand le mercenaire aura franchi ton tapis, retourne dans ton monde, ta maîtresse ne pourra pas continuer longtemps.

Il fallait garder un maximum de réserves, nous étions encore au coeur de la ville, la partie ne serait pas finie quand bien même nous sortirions de ma "maison d'enfance". Tournant à un angle, je percutais un ouvrier qui nous regarda nous éloigner sans broncher, comme si un tel incident pouvait s'avérer habituel. La tête de l'homme nous dévisageant m'était familière... Il dormait quelques couchettes plus loin que la mienne lors de mon septième anniversaire... Un sentiment de nostalgie déchirait peu à peu mon coeur alors que je redécouvrais la structure dans laquelle j'avais grandi. Hésitant une seconde, mais suivant mon instinct, mes souvenirs et la chaleur, je pris la main de Celya sans lui demander son avis et l'attirai vers un couloir plus éclairé, nous frayant un passage entre plusieurs manutentionnaires vêtus de leur bleu de travail. Tous nous regardaient courir mais personne ne disait mot. M'arrêtant net, je m'adressais non pas à quelqu'un en particulier mais plutôt à tous ces spectateurs :

- Le contremaître en chef est mort, je viens de l'assassiner. Il n'aura plus d'emprise sur nous... vous. Un chien du seigneur est à notre poursuite, s'il demande quoi que ce soit, nous sommes à l'atelier. Donnez des fausses pistes et adressez vous à Tendô si quelqu'un est encore ici. Dites lui que le plus jeune ne fait plus partie de la manufacture.

Le léger sourire des esclaves d'Hydralia me confirma qu'ils avaient entièrement compris ce que je demandais. Il restait maintenant à espérer qu'ils m'écoutent, mais le nom d'une famille de la manufacture devrait sûrement leur donner confiance...
Tirant Celya avec moi, conscient de lui imposer un rythme trop soutenu, je lui dis d'une voix légèrement essouflée :


- Désolé de t'imposer ça, nous nous reposerons dans les étages des hauts fourneaux. Au passage, je m'appelle Rei, et oui, j'ai grandis ici avant d'intégrer Oracion Seis. Si tu connais un peu les rumeurs, voit cet endroit comme une tour de paradis : beaucoup d'esclaves, un travail incessant et d'autre repos que la mort. Mais avance, je ne m'étalerai pas plus ici.

Je ralentis la cadence pour éviter de la faire tourner de l'oeil, sachant que sa magie la fuyait comme l'eau dans les gouttières des sombres chemins de cet enfer de métal. Étrangement, je ne ressentais plus la moindre hostilité envers elle... Je n'irai certainement pas jusqu'à me sacrifier pour cette mage mais l'envie de la faire sortir pour connaitre son histoire s'implantait dans ma tête. Elle semblait différente des mages officiels ou noirs, incomplète, à la recherche de quelque chose qu'on lui avait retiré. Décidant finalement que l'avance devrait être suffisante, je la fis asseoir sur une caisse métallique, lui imposant ainsi de se reposer un peu.

- Souffle un peu, nous repartirons dans quelques minutes s'il ne nous a pas trouvé d'ici là. Et pour répondre à ta question, non, je ne te laisserai pas avant d'avoir quitté la ville au moins. Maintenant, repose toi un peu, je n'ai pas trop envie de te porter.
Celya Lutalis
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Dim 9 Sep - 22:59
Je suivais tant bien que mal le mage aux multiples piercings toujours accompagnée d'Andromeda qui ne cessait de me fixer visiblement inquiète de la tournure que prenait les choses. Quand soudain, notre "guide" s'adressa directement à elle. L'esprit de l'enchaînée très surprise de la proposition du mage censé être un criminel sans coeur et un peu honteuse de ne pas y avoir pensé toute seule s'exécute. Elle nous apprend qu'il a quand même réussi à passer. Je n'ai pas été très utile sur ce coup-là et la maigre avance qu'on a réussi à créer risque être complètement inutile si par malheur le dangereux mercenaire connaissait aussi cet endroit. Sans compter que dans mon état je suis plus un boulet qu'autre chose. Et s'il décidait de me laisser là pour avancer plus vite ? Maintenant il est trop tard pour retourner en arrière. Andromeda ayant accompli sa tâche de nous permettre de prendre un peu d'avance elle regagne le monde des esprits en s'adressant au mage noir.

- S'il te plaît, prend bien soin d'elle.

Un silence aussi vital pour économiser mes forces que gênant s'installa. Je tentais de ne pas perdre de vue le membre d'Oracion Seis ce qui n'était pas chose facile dans ce dédale de métal et d'ouvrier. Je le rattrape enfin alors qu'il vient de percuter un ouvrier. Normalement un ouvrier aurait appelé la sécurité en trouvant des intrus, mais rien. Ce que je pensais de cette usine serait un euphémisme par rapport à la réelle condition des "travailleurs" ? Je profitais de cette courte pause pour essayer de reprendre mon souffle. Cependant "compagnon" d'infortune m'attrapa la main et la course reprit de plus belle dans les couloirs de la manufacture. Bien qu'Andromeda soit partie je n'arrivais pas à récupérer en courant ainsi partout. Mon corps protestait vivement contre un tel traitement, mais mon esprit ni prêtait pas attention, à vrai dire une seule chose m'intéressait. Mes frères. La raison de mon passage dans cette ville maudite. Je regardais les manutentionnaire que l'on croisait dans l'espoir de tomber sur une ou deux pinasse verte, me laissant totalement guidée par le rouquin jusqu'à ce qu'il s'arrête de nouveau. Je n'écoutais que d'une oreille sa déclaration aux ouvriers qui se trouvaient là.

Alors, comme ça, j'avais vu juste, le vieil homme qu'il avait abattu un peu plutôt, c'était le contre-maître de cet enfer de métal. Ce qui suivait, bien que je l'entende, j'étais trop épuisée pour arriver à en comprendre le sens.
Atelier.... fausse piste.... Tendô ? Je n'avais pas la force de décrypter son plan, ni même de faire preuve de ma méfiance habituelle. Sentant une fois de plus sa main me tirer, je me remet en marche n'écoutant une fois de plus qu'a moitié ce qu'il me disait, le regardant d'un air las, l'oeil légèrement vitreux. Rei... Ça doit être son prénom. Grandit ici... Oracions Seis... Esclaves... Mort... Ma vue se troublait de plus en plus, les bruits des machines résonnaient et paraissaient si lointain. Cette main qui me tirait pour que je n'abandonne pas se desserra légèrement et la cadence ralentit un peu. Décidait-il finalement de me laisser là ? Frappée par cette peur soudaine à la frontière de l'inconscience je resserre ma main sur celle de Rei. Alors qu'il me fit m'asseoir, ma main refuse de lâcher la sienne, j'avais peur et j'étais épuisée. À cet instant j'étais comme la petite Celya de 12 ans qui se réveille bien difficilement, entourée des cadavres de ses parents et du vieux marchand d'esclaves.

- S'il te plaît... Ne... Ne me laisse pas...

Sa réponse ne se fit pas attendre. Mon cerveau encore embrumé je n'en comprend que quelque bride, mais j'avais compris l'essentiel. Je ne te laisserai pas... C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre. Recouvrant peu à peu mes esprits, sortant de cet état second au fur et à mesure que je reprenais enfin mon souffle je me rendis compte d'une chose. Je tenais toujours sa main. Horriblement gênée je lui rend rapidement sa main, en marmonnant d'incompréhensibles excuses. Furieuse contre moi-même de m'être ainsi laissée aller face à un type que je connaissais à peine je me lève d'un bond pour reprendre la marche. Pour au final, prise de vertige, retomber bien vite les fesses sur ma caisse en me tenant la tête dans une main. On est poursuivit, je n'ai pas le temps pour ça... Maudissant ma faiblesse actuelle et retrouvant peu à peu mon sale caractère je me résigne à me reposer un peu malgré le fou furieux de mercenaire qui nous cours après. Quand j'y pense, Rei m'a confié qu'il avait grandi ici, si Nathanaël et Valerian ont atterrit dans cette usine, il aura surement des informations sur eux. Puis au point où j'en suis, je n'ai rien à perdre en lui racontant ça.

- Mes frères. Ils ont été vendu par notre père, il y a de ça dix ans, à un marchant d'esclave qui est mort l'année suivante. Je n'ai plus aucune piste pour les retrouver. Je pensais que peut-être, vu que ça m'a bien l'air d'être le genre de la maison, ils étaient ici. Quelque part entre ces murs de fer...

Marquant une pause pour reprendre mon souffle autant que pour chasser la tristesse qui nouait ma voix, il ne manquerait que ça, que je me mette à pleurer devant lui, hors de question. Plongeant mon regard plein de détermination bien que cerné de fatigue dans celui de Rei je termine mon histoire.

- Ils sont jumeaux, ont tout deux les cheveux verts et une tâche de naissance dans la nuque. Si tu sais quelque chose sur eux, n'importe quoi, même juste une rumeur, dis le moi s'il te plaît !

J'avais enfin retrouvé un minimum d'énergie et même s'il me sera impossible d'invoquer un esprit avant un bon moment, même un de compagnie comme ma petite Flana. Je me sentais au moins assez bien pour me lever et tenir sur mes deux jambes, même si elles étaient encore un peu tremblante. Dans le couloir menant à cette salle, des bruits de pas se font entendre. Les ouvriers qui vacent à leur occupation ou la promesse imminente de voir débouler leur poursuivant. Seulement je ne comptais pas attendre là en nous retardant plus qu'il n'en faut pour le découvrir. Remarquant que je pouvais marcher sans souffrir de nouveau vertige, je fis signe à Rei que je me sentais prête à repartir. Au final, j'avais décidé de lui accorder ma confiance, en espérant tout de même ne pas avoir à le regretter plus tard.


Dernière édition par Celya Lutalis le Dim 16 Sep - 12:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Mer 12 Sep - 19:53
Grâce à Rei, les esclaves donnent de mauvaises directions au mercenaire pour le remercier de la mort du contremaître. Ce dernier se retrouve dans une impasse et comprend qu'il s'est fait rouler, il décide de faire demi-tour, mais n'a aucun repère pour lui permettre de retrouver son chemin. Le mercenaire aura beau chercher ou menacer les esclaves, ne connaissant pas le labyrinthe qu'est en réalité la manufacture, vous parviendrez à lui échapper.
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Dim 16 Sep - 0:07
Cette fille ne me lâchait plus la main, comportement qui me gênait tout de même un peu vu le contexte... Quand enfin j'ai énoncé le fait que je ne me débarrasserais pas d'elle avant d'avoir quitté cette maudite cité, elle desserra finalement son étreinte, recouvrant peu à peu ses esprits, ses couleurs revenant à vue d'oeil sur son visage encore légèrement pâle. Aucun doute là-dessus, elle étant grandement affaiblie, ayant trop usé de sa magie pour nous permettre de fuir. Reprenant son souffle, elle me partagea enfin la raison de sa venue dans cette ville pluvieuse. Elle cherchait ses frères, enlevés par un marchand d'esclaves et sans doute vendus ici. Pourtant, de la description qu'elle m'en faisait, seule une seule personne correspondait à peu près aux détails donnés.
Me remettant à marcher avec elle en direction des escaliers menant aux toits des hauts fourneaux, je lui fit part des quelques informations dont je disposais :


- Je connais une personne qui correspond à ta description. Il fait partie lui aussi des Oracion Seis, on le surnomme Vampyr. Il se fait appeler Nusty Florem, a les cheveux verts et possède la lost magic permettant de contrôler son sang. Pas très commode comme coéquipier, il faut souvent faire attention que l'envie d'étriper ne lui prenne pas quand on est seul avec lui. Je n'ai aucune idée sur son lien familial avec toi mais c'est la seule piste que je peux te donner. Inutile de te dire qu'il ne sera peut-être pas autant « amical » que moi et que tu finiras peut-être tes jours avec les intestins à l'air. Mais bon, ça après, ce n'est plus trop mon problème...

Gravissant laborieusement les escaliers nous promettant une fuite certaine, je ne percevais toujours pas la présence de notre poursuivant. J'espérais sincèrement que mes anciens camarades d'infortune avaient écouté mes recommandations. Ressentant de plus en plus la fatigue que le bref combat avait entrainé, mes jambes se faisaient de plus en plus lourdes, chaque marche m'arrachant un léger soupir tant je rêvais de pouvoir enfin m'allonger au clair de lune, contemplant les étoiles éclairer de leur douce lueur les quelques rêves qui me traversaient l'esprit. La fournaise environnante me rappelait les années passées à déplacer des chariots métalliques ou apporter des outils ça et là. Celya me suivait toujours, ne me lâchant pas d'une semelle. Je voyais encore une pointe de méfiance quand je croisais son regard mais que pouvais-je y faire désormais ? Nous étions en train de ramer dans la même galère et la seule sortie possible se trouvait en haut de ce monstre d'acier et de fonte.
Une large porte cadenassée marquait la fin de notre ascension, nous barrant l'accès à la sortie. C'était vraiment bien peu pour nous empêcher d'accéder à l'air libre. Dans un léger plissement de sourcil, la plaque d'acier s'arracha de ses gonds, retombant quelque part dans les rues de Hydralia, plongeant par dessus les bords du toit sur lequel nous prenions pied.

La pluie inonda à nouveau mes cheveux, ruisselant sur mon visage crispé par la douleur qui me parcourait les jambes. De légères engelures devaient se former dans mes bottes, l'attaque de Celya n'était tout de même pas restée inefficace. Prenant soin de scruter les alentours pour repérer le moindre détail pouvant nous aider dans notre course vers la sortie de la ville, rien ne me sautait aux yeux, ne me laissant finalement que mon idée initiale pour fuir.
Me tournant vers Celya, je pris le temps de la dévisager quelques secondes. Un visage tout de même assez sévère, comme si elle reprochait au monde ce qu'elle avait enduré, comme si elle ne faisait que tolérer la présence des autres au lieu de l'accepter. Je ne connaissais certes pas toute son histoire mais elle ne devait guère être bien plus heureuse que la mienne. De longs cheveux verts encadraient cette mine singulière, faisant d'autant plus ressortir ses yeux dorés, semblant larmoyer à cause de l'averse qui nous enveloppait dans ses épaisses trombes d'eau s'écrasant sur la ville déserte. Seules quelques patrouilles se dirigeaient vers la manufacture, espérant trouver ainsi les deux fugitifs que nous étions, sans se douter un seul instant qu'ils avaient à faire à un des rares échappés de cet mine à esclaves.

Ne réfléchissant plus à toute considération dont je devais me soucier, je m'avançais lentement vers elle, la fixant droit dans les yeux et, lui prenant la taille, je lui murmurais simplement à l'oreille :


- Fais moi confiance au moins une fois dans ta vie, même si c'est la dernière.

Sans attendre une quelconque réponse de sa part, je fis un pas en arrière, l'attirant vers moi et tombant dans le vide. Enfin, ça aurait certainement dû arriver si je n'avais pas pu nous maintenir en l'air grâce à la lévitation...
Mes réserves de magie en prenaient un sacré coup. Transporter une personne en lévitant était certainement la chose la plus folle que je n'avais jamais fait, d'autant plus que cette personne ne me rapporterait rien de plus maintenant... L'heure n'était plus aux états d'âme et, orientant ma trajectoire vers quelques rues éloignées de la place je me laissais glisser lentement dans les airs, me rapprochant du sol sans un bruit, posant enfin ma passagère en lieu sûr pour quelques instants. Tombant à genou, je venais de découvrir les limites de mon pouvoir. Je n'avais certainement pas une magie de transport et cette idée était quand même sacrément débile...
Ne pouvant me résigner à rester à genou devant elle, je me relevais dans un soupir à démotiver tout un régiment. Marchant péniblement à travers les ruelles étroites de la cité de la pluie, nous atteignîmes enfin l'entrée principale, gardée par deux soldats légèrement armés. Sans cérémonie, mon pieu fit ce à quoi il était le plus destiné : ôter des vies sans qu'elles ne puissent s'apercevoir de ma présence. Franchir les fortifications de Hydralia faisant à peu près le même effet que sortir de prison. Voir une étendue libre sans garde ni soldat, sans personne ne poursuivant qui que ce soit et avec suffisamment d'endroits pour se cacher et se reposer, était vraiment revigorant. Quittant la route pour m'enfoncer sur un vieux sentier boueux, je ne faisais plus trop attention à Celya, ne l'ayant plus regardé depuis l'atterrissage. M'asseyant enfin sur un rocher, comme à mon habitude, je rabattis ma capuche, fermant les yeux et murmurant :


- Je te souhaite de retrouver ceux que tu aimes, tout le monde n'a plus cette chance. Pars avant que l'envie de te supprimer ne me prenne. Et pense à Andromeda, elle doit s'inquiéter...

Je croyais bien que maintenant, à peu près n'importe quoi pouvait arriver, je n'aurais qu'à activer l'invisibilité de ma cape et fuir discrètement, me retirant ainsi de cette satanée ville, abandonnant une partie de ma mémoire, mais aussi une partie de mon coeur, le regard doré de la constellationniste emplissant désormais mon esprit. Aussi froid soit-il aux premiers abords, la vision de ce regard d'or me réchauffait tout de même un peu ce coeur endurci par des années de souffrance. Je ne pourrais pas oublier de si tôt cette Celya. Un léger sourire étira mes lèvres, traduisant la certaine satisfaction que j'avais d'avoir accordé la vie à une personne la méritant...

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Celya Lutalis
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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   Dim 16 Sep - 21:00
Nutsy Florem, quel nom étrange, un nom d'emprunt qui cache peut-être Valérian ou Nathanaël Lutalis ? Je suivais toujours le mage noir dans ce dédale d'acier, avions-nous réussis à semer le mercenaire ? Il semblerait bien. Forte de ces nouvelles informations même si la piste est plutôt vague les hommes aux cheveux verts ne courent pas les rues, il faudra que je le rencontre pour avoir le coeur net malgré les mises en garde de Rei.

On dit que la dernière ligne droite est souvent la plus longue se doit être vrai, car gravir les derniers escaliers de cet horrible endroit n'était pas une partie de plaisir ni pour moi ni pour Rei qui devait surement commencer à fatiguer aussi. Pourtant, ça ne l'empêcha pas de libérer le passage grâce à sa magie quand une porte verrouillée nous bloquait la route. Enfin nous retrouvions l'air libre, bien que celui-ci soit toujours aussi chargé de l'odeur nauséabonde dû à la pollution ainsi que de la pluie incessante qui s'abat sur l'ensemble de la ville. En quelque seconde me voilà de nouveau trempée alors qu'avec la chaleur des machines j'avais assez vite séchée sans même m'en rendre compte. Ce changement soudain de température me fit frissonner.

Rei, qui était tout aussi trempé, scrutait les ruelles en contrebas. Je me demandais toujours s'il tiendrait parole. Cette pensée me paraissait absurde, après tout il aurait eu le temps de m'abandonner et de me tuer cent fois alors que nous traversions la manufacture. Seulement je ne pouvais pas me débarrasser de cette crainte. De cette méfiance naturelle. Les humains sont capables du meilleur comme du pire, ils choisissent juste en fonction de ce qui les arrangent le plus. Ors, compte tenu de la situation, je n'étais plus de la moindre utilité pour le mage d'Oracion Seis. Une fois de plus les scénarios catastrophes se succèdent dans ma tête relançant un peu ma migraine.

La réalité était heureusement bien différente que mes délires paranoïaque. Rei me fixait depuis plusieurs secondes, hésitait-il sur la manière de se débarrasser de moi ? Comment savoir ? Il se rapproche, alors que j'esquissais un mouvement de recul il m'attrape par la taille en me tenant contre lui en me demandant dans un murmure de lui faire confiance. Autant surprise par son geste que par ses paroles je ne sais quoi répondre. Le vide s'étendait maintenant sous nos pieds, je ne m'étais jamais demandé si j'avais peur du vide, ce qui m'angoissai le plus c'était que ma vie ne tenait plus qu'au bon vouloir du mage noir. Comme depuis notre entrée dans la manufacture, je n'ai pas le choix. Prenant mon mal en patience j'agrippe son manteau trempé en essayant de pas trop perturber son vol. Il ne manquerait plus qu'une chose, qu'on s'écrase tous les deux.

On finit par atterrir en douceur dans une ruelle déserte quand Rei qui a dû forcé sur ses réserves pour nous amener jusqu'ici tombe à genou. En le voyant ainsi sous la pluie, j'allais instinctivement lui tendre la main pour l'aider à se relever, mais avant que j'en ai eu le temps il se remettait déjà sur pied en soupirant et la marche continua. Admirant secrètement sa ténacité je le suivais en observant sa démarche lourde. Il me coûtait de l'admettre, mais j'étais inquiète pour lui. Si on m'aurais dit qu'un jour je viendrais à me préoccuper du sort d'un criminel je ne l'aurais pas cru. Pourtant, j'étais là, avançant et priant pour que cette histoire se finisse bien pas seulement pour moi, mais pour lui aussi.

Enfin les portes de la ville se dessinent devant nous, malheureusement elles sont gardées par des soldats. Une fois de plus c'est Rei qui résolut cet épineux problème de façon pour le moins expéditive, guidant son pieu pour faire son office. Même si j'avais voulu le retenir, j'en aurais pas eu la force à l'heure actuelle. Aujourd'hui mes convictions ont été trop secouées pour que je me soucie de la mort de deux chiens de garde, qui eux n'aurait pas hésité à nous abattre pour se faire bien voir du Seigneur du coin. Passé ce dernier obstacle nous voilà hors de cette maudite ville. Nous nous en étions finalement sortit, mais il ne valait mieux pas trop s'attarder dans le coin. J'hésitais un instant en le voyant s'éloigner en marchant toujours aussi péniblement. Après tout ce qu'il s'est passé je m'en voudrais de le laisser comme ça, en partant comme une voleuse, alors je le suis une dernière fois jusqu'à ce qu'il s'assoie sur un rocher au bord du chemin.

Une fois de plus ses paroles me prennent au dépourvu. Vu l'état dans lequel nous étions aucun de nous ne pouvait menacer l'autre avec assez de crédibilité. La situation était plus détendue, mes craintes avaient disparuen bien que la fatigue soit encore pesante. Alors, en partant je lâche un dernier mot, un dernier regard, mais un premier sourire au télékinésiste.




- Merci.

Cette journée bien qu'éprouvante et tout aussi riche en émotions. La confiance, c'était donc ça ? Je dois avouer que c'est plutôt sympa en fin de compte. Même si je pars un peu moins méfiante sur ce monde que je ne l'étais avant toute cette aventure la route est encore longue pour comprendre l'espère humaine et aussi pour trouver un petit village pour y prendre un repos bien mérité. Rei Tendô, quelque chose me dis que ce n'est qu'un au revoir, mais ça seul l'avenir nous le dira.

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MessageSujet: Re: L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]   

L'exécution d'un souvenir [PV : Celya]

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