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 "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]

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Alphonse Kohl

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MessageSujet: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Mer 10 Juil - 0:29
    On m’avait toujours par l’passé qu’il fallait être une personne cultivée. Personnellement, ma culture en matière d’art de la guerre et de la qualité de la bibine était particulièrement développée. Mais sur le coup, mon géniteur considérait cela plutôt comme insuffisant. En soi, hormis l’alcool et les combats, peu de choses éveillaient mon esprit, probablement raison pour laquelle aussi j’me suis tourné vers les armes au lieu de la magie. J’considérais pas ça comme moins compliqué, mais perso, la magie, voir des flammes, de l’eau et du sable voler dans tous les sens à partir du corps d’un mage, c’t’un peu comme l’alcool qui fait l’tour de l’alambic : j’sais pas trop comment ça s’passe mais au final, ça reste génial. J’ai jamais trop compris non plus comment cela se faisait que je possédais une capacité spéciale, apparemment y a pas de critères, mais bon. J’me pose plus tant d’questions à propos de Saki, ça fonctionne, c’plutôt pas mal, donc en soi, j’vais pas m’faire du mal à me torturer les méninges inutilement et ce sans doute sans grand résultat.

    Mais là, c’qui m’avait pris ? J’en sais trop rien, mais venir à Carmina, c’était vraiment pas pour moi. Mes gourdes étaient vides, c’qui signifiaient deux choses : la première que j’étais en plein sevrage, car oui, c’est difficile pour moi de dormir une nuit complète sans me réveiller pour boire une petite lapée juste pour regagner le sommeil. Ensuite, la deuxième était que durant l’voyage, j’avais plutôt bien levé l’coude et qu’en ce moment, j’tenais le bon bout pour une gueule de bois assez monstrueuse.

    Alors c’que la populace normale, de base, considérait comme des œuvres d’art, personnellement, avec mon ouïe plus qu’acérée, j’appelais ça une cacophonie. J’en entendais de partout, de tous les genres, de tous les bois, de toutes les cordes et surtout de tous les sons. J’dis pas qu’c’est mauvais, sans doute un jour où je serais sobre, jour de grande conjoncture très certainement, j’pourrais apprécier la « musique ». Mais en cet instant, je les entendais tous pêle-mêle, alors certes, j’reconnaissais que certains s’emboîtaient bien, mais ils ne jouaient pas tous ensemble, certains créaient leurs propres morceaux, sans s’accorder avec les autres. Ces différences, sans doute une oreille normale ne l’entendait pas forcément, mais pour ma part cela m’assaillait, ces détails, ces nuances, ces différences créaient pour moi un manque d’harmonique qui ne faisait qu’en rajouter à ma migraine.

    Et plus ma migraine s’accroissait, plus j’étais évidemment d’humeur massacrante. Pourtant, j’devais tout d’même faire un effort, histoire que la prochaine fois que j’retournais à la taverne de mon paternel, je sois en mesure de lui faire un rapport proche de celui qu’il devait rendre à ses supérieurs à propos de mes impressions sur mon éveil musical possible.

    Poussant un soupire assez profond, j’lançais un vague regard noir à un violoniste venant tourniquer autour de moi tel une sitelle dont la sociabilité n’était plus à faire, mais c’était pas en moi qu’il allait trouvé du répondant et encore moins un bon public en l’état des choses. Voyant un peu plus loin une patrouille de ces chiots servant fidèlement le conseil de la magie, j’me décidais tout d’même à m’dire qu’aujourd’hui, il ne fallait pas que je fasse du grabuge. Après tout, dans quelques heures mon esprit serait sans doute plus frais, plus ouvert au monde.

    Il fallait absolument que j’me trouve un endroit plus ou moins calme, me dirigeant ainsi hors du centre de cette ville, je tâchais de me dénicher une quelconque ruelle un peu plus sombre, où le musique risquait d’être moins omniprésente. Mais c’était pas une mince affaire, on ne disait pas de cette ville qu’c’était la capitale de la musique pour rien, il y en avait vraiment partout et pour tous les goûts, toutes les oreilles. Cela allait finir par me rendre dingue, mais j’me marmonnais à moi-même qu’j’devais rester calme et ne pas m’faire remarquer, sous peine de vraiment finir un jour par faire un séjour prolongé dans un environnement où les mouvements m’seraient un peu trop restreint et où l’alcool n’coulerait sans doute pas à flot.

    La prison n’m’avait jamais vraiment tenté, après tout je suis un Loup, et les Loups ne peuvent qui vivre sur de grandes étendues. Et sur ce point, j’pense que les divers prisonniers de la prison du Conseil devaient rejoindre mon avis : nulle chose n’était plus importante que la liberté. Finalement, je finis par me trouver une ruelle au passage vraiment rare ainsi qu’un tas de bois où j’pouvais poser ma carcasse afin de m’y reposer quelques instants. Le soleil était en pleine ascension du ciel, c’qui m’laissait penser qu’on devait être en fin de matinée, moment idéal pour piquer un p’tit roupillon bien mérité après une marche assez longue et laborieuse pour atteindre cette ville.

    Décrochant Héraclès de mon dos, je me couchais sur les divers tas de bois en enlaçant mon bouclier par mesure de précaution. Fermant à peine les yeux, je sombrais déjà dans le sommeil lourd du poivrot. La seule musique devant résonné de cette ruelle était certainement celle de mes ronflements.

    Qui durèrent approximativement six heures, le soleil déclinait largement à présent, et c’était un mouvement dans la ruelle qui m’avait éveillé, le temps de sortir du cirage, je ne pouvais que voir passer une personne encapuchonné dont le visage semblait comme … dissimuler par une ombre tout à fait anormale.

    Il me fallut tout de même quelques secondes pour m’arracher aux bras de Morphée, le temps qu’mes pensées s’organisent, l’individu venait déjà de tourner au coin de ma ruelle pour s’engager dans une artère un peu plus agitée. Me levant d’un bloc tout en raccrochant mon bouclier dans mon dos, je me mis à courir pour tenter de rattraper ce funeste personnage.

    M’arrêtant au milieu de la rue, j’observai la direction prise avant de le voir beaucoup plus loin déjà dans la rue, allongeant le pas je tâchais de le remonter, ne prêtant absolument plus attention à la foule environnante ainsi qu’à la musique. Tous mes sens étaient comme rivés sur cette personne recouverte d’un manteau d’anonymat. Il n’était pas tant de faire des conclusions hâtives, mais cela éveillait mon attention de voir se pavaner dans les rues quelqu’un munis d’un tel manteau, et à mon sens, cela n’annonçait rien de bon.

    Ma curiosité étant piquée au vif, une personne dissimulant ainsi son identité ne pouvait qu’avoir soit des actes à accomplir dans le plus grand secret, soit ne pas vouloir révéler son visage véritable. Dans un cas comme dans l’autre, mon intention était bien d’jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond et de découvrir qui se cachait derrière cette capuche.

    Ma proie commençait à de plus en plus tourner à diverses intersections et ce le plus rapidement possible. Avait-il pris conscience que je le suivais ? Probablement, je n’en savais trop rien mais tout ce que je savais, c’est qu’au détour d’une ruelle se terminant en cul de sac, il n’y avait personne. Entrant dedans j’observais les diverses possibilités qui auraient pu s’ouvrir à lui, mais aucune ne me satisfaisait vraiment. C’était comme s’il s’était volatilisé.

    Maugréant, je me détournais donc de la ruelle pour jeter l’ancre quelques rues plus loin dans une taverne à l’allure un peu plus lugubre que les autres et où les seules notes de musiques étaient de fond et assez sombres. L’environnement était plutôt propice à la réflexion et l’alcool ne tarderait pas à couler.

    Mais qui était donc cet individu encapuchonné ? Mes sourcils se fronçant, je ne pouvais pas m’avouer vaincu sur cette affaire, mais je semblais fort mal embarqué.




Rei Tendô
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Jeu 11 Juil - 23:06
Les rayons du soleil commençaient à traverser les épais rideaux qui ornaient les fenêtres de ma chambre. Me tirant d'un lit plutôt confortable, chose que je n'avais pas connu depuis environ une semaine, je laissais échapper un bâillement avant de m'étirer. Le temps semblait clément aujourd'hui à Carmina. Il allait faire une journée agréable, la dernière sans doute pour l'une de ces personnes dehors malheureusement. Je n'avais pas spécialement envie d'exécuter ma mission, ou d'exécuter ce jeune homme en l’occurrence. Tout ce sang me lassait... A chaque fois que je terminais un de mes contrats, un nouveau arrivait et je repartais aux quatre coins de Fiore pour mettre fin à la vie de quelqu'un, parfois coupable, souvent innocent...

J'enfilais rapidement mes vêtements avant de revêtir mon Oracion Cape, comme à mon habitude si on omettait le fait que je rabattais cette fois-ci ma capuche pour dissimuler mon visage à la vue de tous. Je tirais ensuite sur les rideaux pour faire pleinement pénétrer le soleil dans ma chambre et refis le lit avant de quitter les lieux silencieusement. J'entendais un bourdonnement incessant venir de l'extérieur et la première chose qui me percuta en sortant de cette auberge fut le nombre incalculable de musiques différentes qui me parvenaient. La deuxième chose fut un homme passant avec un tambour, qui s'excusa avec de grands éclats de rire alors que j'avais plutôt envie de l'envoyer balader. Il pouvait pas regarder où il marche ?
Enfin bref, je n'allais pas m'énerver pour un gai luron, j'avais des choses plus importantes à régler, à savoir trouver ma cible dans cette ville, ce qui n'allait pas forcément m'aider plus que ça. D'autant plus que la caserne des chevaliers runiques ne me facilitait pas la tâche. Je devais sans cesse faire attention à ne pas trop les approcher et ne pas commettre d'actions imprudentes en leur présence. Il faudrait donc que je trouve le moment approprié pour tuer la personne que je cherchais.

Je commençais donc à déambuler ça et là dans cette matinée radieuse, scrutant chaque visage que je croiser afin d'identifier ma cible. Pourtant, plus les heures passaient, plus je perdais espoir de le trouver sans renseignement supplémentaire. J'avais seulement vu sa tête sur une affiche mais je ne connaissais ni le quartier, ni son domicile, ni quoi que ce soit pour le localiser précisément. J'arpentais donc diverses rues et ruelles, plusieurs artères et quelques places avant de me retrouver au milieu d'une incroyable foule. Évidemment, la cacophonie qui en résultait était tout simplement immonde à mes oreilles. Une musique peut être agréable mais en entendre une dizaine à la fois est tout simplement ignoble. Et c'est au cœur de cette atrocité auditive que j'aperçus ma future victime, gambadant avec un violon dans les bras, tournoyant entre les passants, s'arrêtant de temps en temps pour faire profiter une personne de sa musique.

Visiblement, un homme devant moi ne semblait pas le moins du monde intéressé par cet artiste, passant sa route avec son bouclier dans le dos et s'engageant dans une rue perpendiculaire à celle-ci. Je ne pourrais certainement pas tenter quoi que ce soit ici, un peloton du Conseil magique déambulait à travers la foule, scrutant les alentours pour éviter d'éventuels méfaits. Baissant légèrement la tête, je me faufilais entre les gens, écartant certains d'une main sur leur épaule, d'autres au prix de quelques coups de coude. Je passais enfin à quelques centimètres de ma cible, prêt à lui planter mon pieu dans le ventre avant de repartir comme si de rien n'était. Pourtant, ce scénario fut contrecarré par la vigilance d'un de ces chiens du Conseil qui ne me lâchait plus du regard depuis un moment déjà. J'avais suffisamment visualisé ma proie pour pouvoir me permettre de la quitter un moment. Je n'aurais certainement pas trop de mal à la retrouver maintenant que je connaissais exactement son visage et ses habits, sa manière de se déplacer et son violon également.

Bifurquant dans une ruelle, je m'éloignais de tout ce beau monde musical avant de rejoindre des endroits moins fréquentés et surtout plus calmes. Je m'assis sur un banc à côté de deux hommes parlant d'une femme qui dansait un peu plus loin. Je n'avais que faire de leur conversation, ni même de l'objet de leur attention. Celle que je voulais voir danser n'était certainement pas dans cette ville... Dans un petit soupir, je me laissais aller en arrière, me relâchant sur le banc pour m'installer plus confortablement. Une petite pièce glissant dans la poche de chaque homme me permit d'éviter toute question dérangeante et je laissais ainsi quelques heures s'écouler avant de me mettre en route pour trouver un endroit où manger. Je jetais finalement mon dévolu sur un petit stand et m'asseoir tranquillement dans un coin à manger mon sandwich ne fut pas un luxe. Mon ventre gargouillait tellement que je doutais fortement que cette ration dure plus de cinq minutes. Mon repas terminé, je retournai rapidement vers l'endroit où j'avais aperçu le jeune homme afin de vérifier qu'il n'avait pas bougé. Toujours pas... Je devais donc attendre la fin de sa représentation pour pouvoir le suivre et l'écarter de toute cette population mais surtout de la garde runique.

Les heures s'écoulaient et le soleil déclinait lorsque le violoniste décida de se retirer. Je le suivis alors pour espérer trouver une opportunité de terminer ce sale boulot. Son pas était si léger que le son de ses chausses était à peine perceptible. Ou alors je devenais sourd d'être resté si longtemps exposé à cette cacophonie. Toujours était-il qu'il m’entraînait dans des ruelles toujours plus étroites les unes que les autres et toujours moins fréquentées. Il ne m'avait pas encore remarqué mais pressait tout de même le pas. Je passais à côté de l'homme qui l'avait ignoré tout à l'heure, un poivrot endormi sous son bouclier, sans doute un ancien militaire incapable de faire autre chose que soulever une choppe bien remplie désormais... Ma cible me ramena finalement dans une rue fréquentée mais un bruit de course m'informa que quelqu'un essayait de se faufiler entre les passants. D'un rapide coup d’œil en arrière, je vis le présumé alcoolique qui fendait désormais la foule d'un pas rapide et déterminé.

Je n'avais vraiment pas besoin d'être suivi à mon tour, ça en devenait presque un jeu malsain si c'était le cas... Je décidais donc de semer mon poursuivant avant de reprendre mon boulot. Je ne devrais pas avoir trop de mal vu qu'il était bien plus lourd et épais que moi avec son bouclier dans le dos. Je pressais donc le pas également, tournant aléatoirement dans les rues s'offrant à moi, espérant qu'il n'arriverait plus à me distinguer et se tromperait rapidement de chemin. Pourtant, ce gars là semblait tenace et me rattrapait toujours jusqu'à ce que je tombe dans un cul de sac. D'un simple mot, j'activais l'invisibilité de mon Oracion Cape avant de ressortir de cette impasse dans laquelle il s'engagea à son tour. Je ne perdis pas de temps à l'observer plus que ça, j'avais une tout autre personne qui méritait mon attention et l'invisibilité de ma cape n'était pas infinie, je ne devais pas trop user de mes réserves magiques si je voulais être efficace.

Accélérant encore la cadence, j'enlevais ma capuche deux rues plus loin pour souffler quelques instants, stoppant par la même occasion le sort de dissimulation de mon vêtement de guilde. Grave erreur sans aucun doute, l'expression sur le visage du violoniste qui se trouvait devant moi traduisant qu'il connaissait ma tête. Il tourna immédiatement les talons et commença à courir en hurlant au mage noir. Fort heureusement pour moi, il n'y avait plus grand monde dans ces ruelles et je n'avais aucun mal à le poursuivre, remettant ma capuche sur ma tête pour éviter d'être reconnu immédiatement. J'étais à deux doigts de l'attraper lorsqu'il se jeta dans la première auberge venue, s'étalant de tout son long dans l'entrée, me laissant debout sur le pas de la porte, mon arme dépassant de ma manche. Ce n'était pas le fait de tuer quelqu'un face contre terre qui me retenait de porter ce coup mais plutôt l'homme au bouclier que je venais de semer quelques minutes plus tôt et qui se trouvait assis en face de moi...
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Ven 12 Juil - 23:49
    Avant même d’me saisir de la première bibine qui pouvait passer devant ma paluche, j’me contentais de ramasser le carnet des personnes recherchées sur le comptoir. Sans doute en étant toujours sur ma faim de cette poursuite qui fût des plus brève, l’idée de m’lancer dans une traque à l’homme semblait m’faire de l’œil. Tournant les pages, j’tombais toujours sur les mêmes crimes : meurtres, viols, violences, menaces portées contre la communauté. Tout cela n’était que peu originale, en soi, il m’était déjà arrivé d’tuer des gens aussi, d’être violent et de presque en être une menace envers la société. Et pourtant, j’étais toujours du bon côté.

    Devant certaines photographies, j’avais l’impression d’me reconnaître quelque peu, d’voir ce zeste de folie qui me caractérisait certains matins où je me levais tremblant, comme en plein sevrage après un rêve sanguinolent. Je n’avais pas peur, mes tremblements étaient de l’excitation, une sensation de plaisir me saisissait en ces occasions. L’armée avait toujours été un d’ces bons prétextes, j’étais une personne violente, j’prenais plaisir à taper sur le coin d’la caboche de mes adversaire, à sentir leurs os craqué suite à coup de bouclier plus violent que les autres.

    Sans doute est-ce pour cela qu’une capacité telle que l’aura tueuse a pris forme en moi, et s’il s’agissait en réalité de mon âme ? Noire, d’une durée de vie plutôt éphémère, ne tâchant que de porter un coup, le plus meurtrier possible, avant de s’évanouir. En cet instant, ma véritable âme, ma véritable nature semblait comme bridée. Je ne m’étais plus retrouvé au sein même d’une bataille, je ne m’étais pas encore trouvé un adversaire suffisamment puissant que pour réveiller en moins mon instinct bestial. Est-ce qu’j’me ramollissais ? Un brin, j’devais bien m’l’avouer.

    P’tête qu’un jour, par manque de combat, la seule chose que j’pourrais reconquérir s’rait ma virginité ? J’allais p’tête redevenir un petit puceau sans talent, juste bon pour donner un bon coup de poing et encore, sans même parvenir à n’pas s’y casser des phalanges. Non, j’pouvais pas m’y laisser tomber. Mais est-ce que pour le combat, j’serais prêt à verser du côté de l’obscurité ? Une main entrant dans ma veste, j’pouvais que me tapoter les côtes, un léger sourire sur le visage, mon index se trouvant en plein cœur de ma marque de guilde.

    Non, violent, je l’ai toujours été, on m’changera jamais. Mais au moins, j’ai toujours gardé mon honneur. J’ai jamais pris une vie qui n’méritait pas de l’être, mais j’n’ai jamais aussi épargné de personne n’ayant plus envie de parcourir le monde seule. J’faisais aucune distinction d’âge, de sexe, la mission je n’m’en écartais jamais.

    Tournant la page, j’ne vis pas l’affiche suivante, effectivement, des cris quasi étouffés et des bruits de cavalcade parvenaient à mes oreilles. Jetant un regard circulaire autour de moi, j’pouvais qu’constater que le rester de la clientèle ne bronchait pas. Pourtant, ces cris m’apparaissaient de plus en plus distincts. Mes sens semblaient plus élevés que la moyenne, un raison particulière ? J’n’en savais trop rien, à part que ça n’devait qu’être un trait caractéristique.

    Retournant mon regard vers l’affiche, j’n’eus le temps de constater qu’un peu de ferraille sur le visage du recherché, encore un d’ces originaux d’mes deux me dis-je, avant d’tourner cette fois la tête vers l’entrée. En effet, un homme venait tout simplement d’s’échouer à plat ventre face à moi, ainsi qu’son poursuivant, muni d’ce qu’j’pensais être un manteau d’anonymat, capuche rabaissée.

    J’l’ai regardé, il m’a regardé, on s’est r’gardé. Bref, l’un comme l’autre on semblait pas trop s’en remettre sur l’coup. L’incompréhension était réellement peinte sur mon visage, une seule question : mais qu’est-ce qui foutait là ? Et en plus qu’est-ce qui foutait dans ce cahier ?!

    Mon regard se posa à nouveau sur l’affiche, l’information était pas encore tout à fait montée au cerveau, relevant à nouveau mes yeux pour les plonger dans ceux de ce fameux Rei Tendô. Un rictus apparut sur mon visage, étirant mes lèvres jusqu’à la limite de la nature, dévoilant des dents d’une blancheur étonnante, mon expression était des plus bestiales. Une étincelle s’allumant dans mes yeux, et si j’m’attendais à celle-là : voilà qu’le personnage mystère qu’j’avais coursé tout à l’heure s’présentait comme une fleur alors qu’j’étais attablé.

    Tout compte fait, j’avais p’tête une carrière de traqueur toute tracée d’vant moi, il ne manquerait plus que la proie m’tende le couteau ainsi qu’sa gorge en m’suppliant d’faire mon office. Mais c’te proie-ci semblait s’être déjà faite quelques fois remarqués.

    Mon regard glissant vers sa manche, d’où sortait une étrange pique, ses intentions étaient plutôt claires, et pour ma part : sa proie, j’m’en tapais les coucougnettes et plutôt deux fois qu’une. C’est sa chasse, mais lui devenait la mienne.

    « Et bien chérie, t’étais où ? J’t’avais perdu … T’es plutôt vachement bien faite sur cette photo dis-moi, une vraie reine d’beauté »

    J’excrétais mon sarcasme, relevant ma carcasse, de mon bon deux mètres j’étais plutôt d’jà un titan et en plus, j’avais d’vant moi c’que j’pouvais considérer pour ma part comme étant un gamin. Et un gamin ayant plutôt vachement mal tourné. J’comptais bien botter l’cul d’cette fillette jusqu’à ce qu’il pleure après sa mère.

    « Et si nous reprenions là où nous en étions ? »

    Un sourire suave était apparu sur mon visage, ce qui rendait la chose plutôt malsaine, lorsqu’on voyait cette soif de sang dans mon regard, mes yeux agrandit par la … Joie. Cet homme a commis des massacres, pas un doute possible sur la question. Est-ce qu’il parviendrait à me faire ressentir la douleur ? Est-ce que son pique allait me transpercer ? Est-ce que j’allais pouvoir laisser libre court à la folie recluse en moi ?

    Ma main était dirigée vers la porte qu’il venait tout au moins de forcé, c’était comme une invitation, qui fut suivie soudainement d’un mouvement vif de ma part, poing armé, j’étais prêt à lui faire ravaler toute sa quincaillerie d’un seul coup. J’avais même pas pris la peine de me mettre en garde, mon visage était tout à fait exposé, je n’en avais que faire, mon seul objectif était de lui amocher l’coin de la figure suffisamment pour qu’la dernière chose qu’il sache encore consommé soit le lait maternel dont il venait à peine d’essuyer la dernière goutte.

    Me précipitant dans la rue suite à cette attaque, j’pouvais qu’recommencer à l’courser. J’étais en forme, en grande forme, j’hurlais dans la rue comme un grand cinglé, c’que j’étais un peu après ce Rei Tendô.
    « Allez ma jolie ! Reviens ! T’en va pas encore comme ça ! Tu m’as d’jà fait l’coup ! Viens me faire mal ! Allez, reviens ! Mmm, t’as clairement une belle croupe ma belle ! Remets pas ta capuche hein ! T’es bien plus mignonne sans ! Te bile pas ! Tu vas aimer ! On va s’marrer ! »

    Si la discrétion était son but, c’était plutôt foutu. J’devenais complètement fou, mon regard était celui d’un allumé, l’allumette venait d’craquer en plein milieu d’une substance hautement inflammable. Dans mon esprit, plus rien n’comptait hormis une chose : l’attraper et lui faire sa fête comme il se d’vait.

    Si les badeaux d’vaient voter pour savoir qui était le plus malfaisant entre l’plombier et moi, j’doutais pas un seul instant de leur réponse.

    « Allez bébé, j’ai perdu mon âme, frappe-moi ! Blesse-moi ! Fais-moi ressentir qu’t’as vraiment quelque chose qui mérite qu’on t’recherche chérie ! »

    Folie quand tu me tiens, j'sentais mon esprit me hurler de le défoncer. Sortant Tarek, j'pouvais qu'lui placer un coup d'fouet j'attendais qu'ça, qu'il se retourne, qu'il me l'arrache des mains et qu'il me mette en danger. J'voulais me sentir vivre, me sentir débordé par une avalanche de puissance, que quelqu'chose m'motive enfin à repousser mes limites. Etait-il le briquet qui parviendrait à raviver la flamme de ma volonté ? J'pouvais qu'l'espérer. Je le provoquais, malicieusement, j'devais bien l'avouer, il fallait qu'je le pousse psychologiquement dans ses retranchements pour qu'il me pousse peut-être dans les miens !

    I've lost my mind baby, hurt me, hurt me more !


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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Dim 14 Juil - 23:56
Sans doute le plus grand échec en matière d'anonymat : ma capuche s'était enlevée lors de la poursuite, sûrement à cause d'un départ un peu trop rapide. C'était donc tête découverte que je me présentais face à mon poursuivant de tout à l'heure. A voir l'expression ahurie qu'il arborait, la même que la mienne sans doute, il semblait m'avoir reconnu. Plus encore, il savait désormais qui j'étais, un petit carnet des personnes les plus recherchées de Fiore étant posé sur sa table. Là, j'étais vraiment dans le pétrin. Ce gars commença alors à sourire et ce fut ce sourire qui traduisit le plus la folie de celui qui m'avait suivi. Une lueur étrange brillait dans ses yeux, un mélange de sadisme et de masochisme, où peut-être de la folie à l'état pur... Cela étant, je n'avais guère envie de lui demander, je doutais fortement qu'il apprécierait mes remarques sur son altération mentale.

« Et bien chérie, t’étais où ? J’t’avais perdu … T’es plutôt vachement bien faite sur cette photo dis-moi, une vraie reine d’beauté »

J'allais répondre à cette petite boutade par une autre, comme chaque fois qu'une petite joute orale débutait, mais mon adversaire ne semblait pas vouloir entendre ce que j'avais à dire puisqu'il s'était déjà relevé. Il avait un sacré physique ce gaillard, au moins une tête de plus que moi et bien plus large également. Inutile de penser m'en sortir dans un combat au corps à corps, il devait être sacrément coriace. Je voyais sa main tendue vers la porte et son sourire changer de forme, toujours plus sournois et vicieux.

« Et si nous reprenions là où nous en étions ? »

Sans prévenir, il envoya un coup de poing en direction de ma figure, un coup d'une telle bestialité que je n'eus pas le temps de réfléchir à autre chose que tenter de le parer. Mettant mes deux bras en croix devant mon visage, mon pieu toujours en main mais insuffisamment orienté pour pouvoir lui causer le moindre dégât, je reçus le coup dans mes avant-bras. La puissance et le choc me laissèrent une sacré douleur et me firent reculer directement dans la rue. Il fallait bien avouer qu'à froid, le premier coup était toujours le pire. Cependant, j'étais certain que cet assaut là n'était qu'un échauffement pour mon assaillant. Inutile de rester pour lui en demander davantage, je n'avais que faire de cet ivrogne. Je ne pourrais pas m'occuper de ma cible dans de telles circonstances, il valait mieux remettre ce boulot à plus tard et me faire oublier de ce type, ou bien l'envoyer manger les herbes par la racine si j'en avais l'occasion. Mais plus j'y réfléchissais et plus la fuite me semblait la meilleure option. Tournant les talons sans demander mon reste, je me mis à courir sans même me retourner, prenant des rues au hasard pour essayer de semer mon poursuivant qui semblait tout de même s'accrocher. Je l'entendais hurler des choses dans mon dos, des choses suffisamment déplacées pour me confirmer qu'il était cinglé. Il avait clairement pété un plomb. A un tel point même que je me demandais qui de nous deux était le plus dangereux en ce moment.

Bousculant un homme qui ne m'avait pas vu arriver, je jetais rapidement un coup d’œil par dessus mon épaule pour voir s'il était toujours derrière moi. Même si ce mouvement était inutile, la quincaillerie de l'éléphant qui me poursuivait m'indiquant très clairement qu'il me talonnait de près, je pus remarquer qu'il venait de prendre quelque chose dans sa main. Un fouet ? Ses intentions étaient on ne peut plus claires et je n'eus que le temps de me mettre dans une position instable en me penchant pour éviter une morsure cuisante dans le dos. Toutefois, le prix à payer pour une telle esquive fut réclamé immédiatement par ce qu'on appelle la gravité. Je chutais donc sans pouvoir me rattraper, mes bras s'écorchant sur le sol, du sang commençant à perler le long de mes coudes. Je roulais quelques mètres avant de me retrouver... dans la rue principale.

Je n'eus que le temps de lâcher un « bordel ! » avant de me faire happer par une foule si dense que j'en perdis temporairement de vue celui qui me traquait. Carmina était donc autant vivante de jour que de nuit ? En plein festival de musique, rien d'étonnant toutefois. Je remarquais à cet instant que je n'avais toujours pas rangé mon arme que je glissais aussitôt dans ma manche. Poussant un couple et un gamin, je repris mes jambes à mon cou car la montagne qui me poursuivait ne semblait pas lâcher le morceau. Il voulait du répondant ? Que je me mette à riposter ? Il allait être servi !

Bifurquant dans une ruelle, je débouchais sur une placette sur laquelle plusieurs restaurant avaient installés leurs terrasse. A peine étais-je hors de cette ruelle que je me stoppais, levant les deux mains vers une table pour l'envoyer valser directement vers mon adversaire. Même si je n'avais pas pris la peine d'observer le résultat, cette manœuvre me ferait certainement gagner quelques précieuses secondes et surtout masquerait sa vue. Je remis alors ma capuche et, après m'être rendu invisible une nouvelle fois, m'assis sur une chaise vide à la même table qu'une famille pour pouvoir récupérer. L'agitation que je venais de créer faisait déjà fuir plusieurs clients et c'était sans aucun doute le dernier de mes soucis. Je me devais de me reposer et de reprendre mon souffle. Le cadre n'était pas de tout repos certes, entre les hurlements des citoyens courant ça et là pour fuir et les fanfares qui s’époumonaient toujours plus fort dans leurs instruments. Mais au moins étais-je assis et prêt à fausser compagnie à mon cher poivrot dès qu'il aurait quitté cet endroit.
Alphonse Kohl

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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Mar 16 Juil - 18:16
    Et ma proie courait, je tâchais de ne pas la perdre de vue dans la foule. Elle n’osait me répondre, c’était amusant. J’trouvais ça vraiment grisant, le coup de fouet n’ayant pas fait mouche, il l’avait tout d’même déséquilibré. Paniquait-il ? Peut-être, et d’ailleurs, j’n’en avais vraiment que faire. Mes insanités ne semblaient pas l’déstabiliser, mais j’savais bien qu’on ne pouvait pas rester stoïque, personne ne le peut. Il suffit de trouver la corde sensible pour parvenir à l’faire sortir de ses gonds, et j’comptais bien la chatouiller cette corde, suffisamment pour qu’il me donne ce que je veux.

    De la violence

    C’était mon seul désir, j’ne voulais qu’ça, si j’le poursuivais, c’était pas tant pour l’argent, mais pour me battre. Pour me mesurer à un de ces assassins, pour voir si son art serait supérieur au mien. Ça, évidemment, c’était ce qu’j’voulais m’dire. Mais ce n’était que mensonge, et depuis quelques années à présent, j’faisais plus que me mentir à moitié. J’savais que j’aimais les coups, plus en donner qu’en recevoir évidemment. Mais j’aurai tant voulu sentir les os de ses avant-bras se rompre sous la puissance de mon coup, ce n’était pas l’cas. J’étais sur ma faim, le premier sang été versé : le sien, mais le mien n’avait pas encore coulé.

    Etrangement, je n’entendais plus la musique, je n’y portais plus attention, c’était comme si l’on m’avait retiré de cette réalité pour ne me concentrer que sur ma proie. Tous mes sens étaient centralisés sur lui et ce, au sommet de leurs capacités. J’étais au summum de ce que je pouvais faire, mes foulées étaient rapides, longues et étrangement souples malgré le tintamarre que j’pouvais créer avec mon bouclier et surtout avec la masse qu’j’devais déplacer.

    Il prit un nouveau tournant, lui succédant, je fus accueilli par une table volant dans ma direction. Me protégeant le visage du bras gauche j’y plaçais un coup d’épaule afin de la casser en deux, des débris de bois venant entailler ma veste. Ce qui me dérangeait plus, c’était d’l’avoir perdu de vue. Me positionnant rapidement au milieu de la placette, j’me figurai qu’il était tout simplement hors de vue. Mais avec tous ses clients qui étaient en train de fuir en tous sens ? Comment pouvais-je le savoir ? C’était une véritable pagaie.

    « A TERRE OU FOUTEZ MOI L’CAMP D’ICI RAPIDEMENT, ON DEGAGE ON DEGAGE ON DEGAGE »

    J’hurlais sur cette petite place, différentes personnes ne demandant pas leur reste, et s’enfuyant en courant, nul ne semblait porter cette cape noir et avoir une toison aussi reconnaissable, d’autres s’aplatirent au sol et entreprenait à débarrasser l’plancher en rampant au sol. Pourtant je ne le trouvais nul part, de rage j’envoyais un coup de fouet sur une table, faisant éclater quelques petits morceaux de bois sans pour autant foutre en l’air cette dernière.

    Mais l’espace d’un instant, j’me figeais, c’était impossible. Il ne pouvait pas être parti déjà, mais après tout, c’était pas la première fois qu’il m’faisait l’coup. J’étais la seule personne levée au milieu de cette place alors que tous tâchait de foutre le camp en respectant mes consignes. C’était étonnant d’ailleurs, lançant une œillade circulaire autour de moi, avaient-ils eu peur de moi ? Le fait était qu’j’devais avoir l’air assez menaçant.

    Au milieu de tout cela, je me mis à humer l’air, mes narines se trouvant saturé de la peur des individus lambda autour de moi. Soudainement, je fermais les yeux pour rabaisser ma tête entre mes épaules, comme tâchant de m’imprégner de l’environnement, j’devais entendre chaque son. J’connaissais pas sa méthode, mais j’étais sûr qu’il devait toujours être là, il n’devait pas être loin. Cette place n’avait que peu de sorties, vraiment très peu et il était simplement impossible qu’une personne aussi détonante dans cet endroit ne m’ait pas sauté aux yeux. Comment faisait-il ? Cela m’importait peu, la seule chose importante était qu’il devait sortir de son trou. S’il croyait qu’j’allais partir après lui avoir autant couru après, il pouvait toujours rêver, j’comptais bien rester ici jusqu’à ce qu’il fasse le mouvement en trop et que je parvienne à le repérer.

    « Deuxième fois qu’tu m’fais l’coup chérie. J’suis sûr qu’t’es toujours là. T’as eu une promo ? En plus d’pouvoir dissimuler ton visage, le reste a suivi ? J’connais pas ton astuce, mais tracasse, j’suis patient ma belle. Pour te latter l’derrière j’hésiterais pas à attendre. »

    Je n’avais toujours pas bougé, mon ouïe en alerte, il allait bien finir par faire une erreur, j’allais bien finir par l’entendre bouger. J’faisais abstraction de tout le reste, les divers bruits de frottement des membres sur le sol, les souffles et à présent les quelques commentaires rageurs qui provenaient des citoyens obligés de décamper.

    « Puis bon, j’vais pas d’voir attendre longtemps hein, tu penses que la garnison d’ici est plutôt rapide ? J’sais pas perso, mais j’suis prêt à attendre. Au pire, entre toi et moi, y a plus de chances qu’ça soit après toi qu’ils en aient après coup. T’es prêt à tenter l’diable ? Allez, sors d’ton trou, on pourra toujours s’arranger hinhinhin. T’sais bien c’qu’j’veux, fais-moi plaisir. Ça t’coûtera même pas la vie, tu risques juste au pire d’être un brin amoché. »

    Et c’était l’cas d’le dire, même si là, j’semblais relativement calme, à l’arrêt, la respiration lente et les yeux fermés, j’devais quand même suinter la folie. Chaque pore de mon corps rendait mon corps dégoulinant d’envie de meurtre. Mon envie d’utiliser Saki était grande. Après tout, les conditions étaient réunies, mes intentions de meurtres étaient plutôt claires, j’demandais qu’une chose : trouver mon adversaire. Et ça, c’planqué l’savait bien. Certes, je pouvais être du genre extrêmement patient, mais s’il tardait trop, j’allais bien finir par devenir fou, complètement fou. Et s’il fallait que je démonte cette place pierre par pierre pour mettre la main dessus, j’comptais bien l’faire. Mais d’tout d’façon, j’me doutais bien que ce n’était plus qu’une question d’dizaine de minutes avant que tous les clients ayant détalés de la place n’aient mis la main sur des soldats et qu’ceux-ci débarquent.

    J’savais pas trop dans c’cas-là comment la situation pouvait évoluer, mais étant dans une guilde officielle, j’pouvais m’attendre à être un brin mieux traité qu’mon comparse primé aux oscars du plus vilain gros méchant. Mon sourire semblait renaître sur mon visage, dévoilant mes dents de loup, j’avais jamais été vraiment un combattant professionnel, et il m’était déjà arrivé d’planter mes crocs dans divers membres d’mes adversaires sans la moindre retenue, arrachant un morceau, quelques fois pour le gober comme pour l’recracher. Une fois que le sang coulait, j’vivais plus qu’pour une chose : faire un foutu carnage.

    « J’t’attends ma petite tapette métallisée, j’t’attends, j’suis impatient, si tu savais à quel point j’ai envie qu’tu sortes de ton trou. »

    Redressant mon visage, j’gonflais mes poumons d’air, inspirant par le nez, m’imprégnant des odeurs, il y avait de moins en moins d’âmes et de témoins potentiels aux environs, malgré les quelques curieux peut téméraires m’observant à une distance plus que respectable. Mais l’odeur d’homme était toujours présente, c’était difficile à situer, mais j’le savais toujours présent.

    « Allez viens danser, j’t’invite à un ballet magnifique chérie, on s’rait pas les premiers sur la piste, t’inquiète, après tout, c’est l’ballet l’plus connu à travers les temps : le ballet d’la Faucheuse. La piste nous attends, t’es toujours pas prête ?! »


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Rei Tendô
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Mer 17 Juil - 22:38
Je le regardais arrivais au milieu de cette foule et commencer à hurler comme un sauvage lorsque je ressentis cette sensation familière de picotements dans la nuque. Mon Oracion Cape me consommait de la magie pour pouvoir maintenir l'illusion et si je voulais être en mesure de combattre sérieusement, je n'avais pas intérêt à garder l'invisibilité active plus longtemps.
Le cinglé en face de moi s'époumonnait toujours plus, faisant fuir les personnes présentes sur la place ou les faisant ramper pour s'extirper de notre arène de combat. Il savait que j'étais encore ici et je le voyais humer l'air à la manière d'un chien. Son sourire de psychopathe n'avait toujours pas quitté cet affreux visage mais plus il parlait et plus l'envie de le défigurer me titillait. Un gueux dans son genre croyait-il vraiment pouvoir rivaliser avec un des généraux d'Oracion Seis ? Un brin de folie devait altérer son jugement et je décidai enfin de l'affronter.
Son fouet claqua sur la table voisine, laissant la marque de son passage dans le bois, les éclats retombant tout autour de moi. Ses intentions étaient suffisamment claires pour que je m'y mette à fond. Il n'y aurait pas de match nul, l'un de nous devrait mettre un genou à terre pour que cette absurdité s'arrête.


« Puis bon, j’vais pas d’voir attendre longtemps hein, tu penses que la garnison d’ici est plutôt rapide ? 

Ah ouais c'est vrai... J'avais oublié qu'il y avait pas mal de postés dans la ville et que ce raffut allait certainement les alerter. Dans ce cas, nous allions rapidement passer aux choses sérieuses. J'allais faire mon apparition, au sens propre du terme, lorsque l'expression « tapette métallisée » parvint à mes oreilles. C'était le mot de trop pour que je décide de me contenir un minimum. Alcoolique ou non, Carmina ou ailleurs, civils ou soldats, plus rien ne m'arrêterait désormais pour massacrer ce type. Si l'occasion de le mettre à mort se présentait, je n'hésiterais pas une seule seconde. J'allais lui apprendre à respecter les symboles des autres, surtout lorsqu'on n'en comprend même pas la signification ! Il osait se moquer de mes piercings ? Pour chacun d'entre eux je le transpercerai une fois. Et je ne savais pas s'il les avait compté mais il risquait d'hurler pendant un long moment.

Alors que je me relevais, je fis tomber ma capuche d'une main, rompant ainsi le sort ainsi que la sensation qui me parcourait la nuque. Je n'avais gardé cette invisibilité qu'une brève minute, mes réserves n'étaient pas trop touchées. De l'autre main, je fis sortir mon pieu, traduisant très clairement mes intentions. Je sentais l'adrénaline monter pendant que j'observais mon adversaire, fouet toujours en main. Il n'avait probablement pas beaucoup d'attaques à distance, il ne m'aurait pas coursé aussi longtemps sinon. S'il comptait sur le corps à corps et sur ses armes, comme la majorité des soldats du Conseil, ma stratégie était déjà rôdée. Le seul hic était que lui pouvait sans doute me massacrer à mains nues. C'était un risque à prendre, un coup de poing me ferait toujours moins mal que la morsure de son fouet.


- Tu m'épuises à crier comme une poissonnière mais je vais coopérer pour ce soir, mon brave clochard. Entamons la danse, je prendrai le rôle de ta Faucheuse.

Joignant le geste à la parole, je fis passer ma chaise devant moi, prêt à effectuer mes pas les plus meurtriers pour en finir rapidement avec lui. Je le défiai du regard pendant quelques instants, attendant qu'il se mette en mouvement ou que ce que je lui ai dit finisse de parvenir au pois chiche qui devait lui servir de cerveau. Puis, d'une voix plus calme que jamais, je finis de lui annoncer le châtiment que je réservais à la vermine dans son genre.

- Tu vas découvrir ce qu'est la folie quand j'aurai brisé chacun de tes os et que j'entreprendrai de les sortir un par un de ton corps. Viens donc comprendre pourquoi on m'appelle la Main Noire.

Une voix dans ma tête me hurlait de le déchiqueter, de répandre tout son sang dans les rues en guise d'avertissement, de le faire souffrir jusqu'à ce qu'il me supplie de l'achever. Une rage sans nom me consumait et je choisis de laisser libre cours à cette émotion pour la première fois. Il voulait toucher une corde sensible, il venait de jouer avec celle qui allait décocher toute ma haine. Le soleil n'allait probablement pas se lever pour cet homme.

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Alphonse Kohl

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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Ven 19 Juil - 21:20
    L’entendant se relever, j’dirigeais direct ma tête dans sa direction, à l’instant même où il rabattait sa capuche. Ainsi donc, sa satanée cape n’dissimulait pas qu’son visage mais son corps dans son entièreté. Voilà quelque chose d’fort intéressant en soi, cela devait être fort utile. Mais en réalité, qu’est-ce qu’j’m’en tamponnais, mon sourire était étiré jusqu’à mes deux oreilles, mes dents crissaient alors que je les frottais les unes contre les autres. Je trépignais littéralement d’impatience. Le voir son pieu dehors me fit littéralement soupirer d’extase. Il allait me donner ce que je souhaitais : un combat, et bon Dieu qu’est-ce qu’j’espère qu’il soit bon. J’sais pas trop comment j’réagirai s’il s’trouvait être plus faible que moi, est-ce que je m’en irais en plein combat, dédaigneux ? C’était une possibilité. Mais ici, j’priais pour que cette possibilité ne soit pas dans l’ordre du jour.

    Toujours était-il qu’j’semblais l’avoir mis en pétard, j’rigolais à chacune de ses phrases, un rire tonitruant et guttural, légèrement hystérique. Tout mon corps semblait comme tremblé, une adrénaline plus qu’habituelle montait en moi, j’la sentais déjà, mon poing se serra à en s’en faire blanchir les jointures sur le manche de Tarek. Main Noire, folie, Faucheuse, tout cela, je n’en avais cure, j’entamais ma longue descente en l’enfer de ma propre folie. Il voulait me briser les os ? Qu’il le fasse ! Mais bon Dieu qu’il le fasse ! J’voulais m’sentir vivre ! J’voulais pouvoir sentir la peur de mourir à nouveau et ce dans un combat qui me pousserait dans mes derniers retranchements !

    Heurte moi, frappe moi, tranche moi, écrase moi, brûle moi, fais-moi donc souffrir la Main Noire ! Tant d’injonctions que j’voulais lui lancer, mais plus possible de desserrer les dents, mes yeux étaient comme révulsés, je laissais clairement ma folie me posséder. Il voulait m’annihiler ?! Mais fais donc mon enfant ! Son air si juvénile aurait pu me stopper, mais avec une telle affiche de recherche, j’devais plus l’prendre pour un gamin, il avait déjà fait son ascension sur la pente du mal. J’n’savais pas d’quelle guilde il venait, ni même s’il en avait une. Mais était-ce vraiment important ? Aucunement.

    J’venais d’chatouiller son orgueil, et je m’en félicitais. Mon rire n’était absolument plus tonitruant, il était comme en toile de fond, inconstant, comme si j’étais pris de spasmes. Sa rage contre ma folie ! Cela promettait de donner un combat haut en émotions, et tout l’monde sait qu’une fois qu’le cœur y est, nos capacités n’en sont que renforcées. Il faut toujours suivre son cœur, ses besoins, son envie, sous peine de s’affaiblir, si l’on ne suit pas le chemin du cœur, le bras armé pourrait hésiter, ralentir ou pire même … ne pas frapper.

    Ici, j’l’avais suffisamment titillé qu’pour qu’il suive sa propre voie vers la folie, j’voyais vibrer dans son regard une folie jumelle à la mienne, certes il semblait qu’elle était différente, peut-être plus froide, calme que la mienne. Pourtant, il n’approchait pas …

    Mais qu’attendait-il donc ? Qu’attendait-il ?! J’étais là ! Face à lui ! Pourquoi n’attaquait-il donc pas ?! Une lueur d’incompréhension perlait dans mon regard tandis que je lui lançais un regard presque dédaigneux, la bouche entr’ouverte. Allais-je donc devoir porter le premier coup ?

    Retirant le bouclier de mon dos, je l’accrochais solidement à mon bras gauche, c’était comme si j’prenais tout mon temps. Fouet dans ma main droite et bouclier dans la gauche, j’devais ressembler à un de ces dresseurs de fauve, en avais-je réellement un devant moi ? J’n’en savais rien, mais malgré la haine qui pouvait suinter du corps de La Main Noire, il semblait encore un peu timide. Devais-je donc un peu le pousser au cul pour qu’il s’approche de moi ? Peut-être devais-je l’aider à réellement sortir les griffes ?

    Me redressant subitement de toute ma hauteur, je ne bougeais soudainement plus d’un pouce, mes bras écartés en croix d’un côté à l’autre de ma personne, soulevant mon lourd bouclier sans le moindre effort. Mon rictus n’avait toujours pas quitté mon visage, mais plus aucun son ne provenait de moi. Figé comme si le temps s’était subitement stoppé, on pouvait pourtant sentir ma rage irradier l’air, au début, elle prenait comme la forme d’un miasme noirâtre autour de moi, s’étendant petit à petit. Puis soudainement, tout cela explosa, en plusieurs sortes d’ombres, fonçant toutes dans la direction de Rei alors que je me remis à rire tel un dément, sans le moindre mouvement, ne pipant aucun autre mot hormis : « Débordement »

    Ses ombres fonçaient telles des flèches dans la direction de Rei, armées d’épée courtes en énergie pures, ces ombres translucides et comme douées d’une vie propre étaient prêtes à taillader l’adversaire. Elles disparaitraient aussi vite que leur office serait fait, que mon attaque ait fait mouche ou non.

    Aussitôt que mes ombres se furent évanouies, j’pouvais m’mouvoir, fonçant littéralement à la rencontre de mon adversaire, j’comptais bien arriver jusqu’à lui en un temps record. Mon bouclier bien arrimé devant moi, il ne manquait pourtant pas d’ouvertures dans ma garde. C’était comme un appel à ce qu’il s’engouffre dans ces dernières, comme si j’laissais volontairement ses ouvertures.

    J’ricanais toujours, j’attendais qu’une chose, pouvoir le heurter de toute la puissance de mes jambes et d’Héraclès dans lequel j’commençais déjà à insuffler petit à petit de mon énergie, les nervures dessus commençant doucement à scintiller à leur origine.

    « Alors vas-y La Main Noire, FAIS MOI CONNAÎTRE TA FOLIE, je n’attends que ça !! »

    Hurlant comme un possédé, ma voix avait dû se faire entendre à plusieurs centaines de mètres à la ronde tant je perdais toute contenance, toute connaissance de mes limites. Je n’avançais vers lui que pour une chose : sentir sa puissance se heurter à la mienne, et j’tarderais probablement pas à pouvoir en saisir son ampleur. Ce n’était pas le genre de combat où il fallait en garder sous la pédale pour faire un grand final, il fallait lancer toutes ses forces dans la bataille, et ce du début à la fin. Si ce n’était pas les coups de boutoirs de mon adversaire qui me mettaient à genoux, ça serait probablement la consommation d’énergie trop élevée qui le ferait. Mais tant qu’à présent, j’étais à cent lieues de m’en soucier, mon regard rivé sur le mage noir, je poussais un cri, un Kiai profond provenant du fond de mes tripes.

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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Mer 24 Juil - 0:03
Son sourire de cinglé ne le quittait toujours pas et semblait même s'élargir à chacune de mes paroles. Son rire par contre ne cessa que lorsqu'il vit que je ne bougeais pas d'un pouce, attendant fermement qu'il daigne m'offrir la première erreur dont il était capable : l'impatience. Je n'avais pas à faire à un combattant normal mais à un gros tas de muscle psychopathe, il faudrait donc m'adapter en conséquence. Mon étreinte se resserrait de plus en plus sur mon arme alors que l'envie de la planter dans son cœur me tiraillait de plus en plus. Son rire... Son rire résonnait dans ma tête comme toutes ces moqueries dont j'avais pu faire l'objet autrefois. Voilà que ces mêmes moqueries recommençaient ce soir et faisaient remonter des souvenirs toujours plus désagréables, toujours plus violents. Je ne pouvais plus qu'entendre ses éclats tonitruants, faisant abstraction de tout le reste, la chaleur du combat à venir me montant de plus en plus à la tête. Je commençais à voir rouge et à sentir les premières gouttes de transpiration dues à l'excitation le long de ma nuque.

Le colosse s'arma de son bouclier et de son fouet et resta un moment les bras écartés, se redressant de toute sa hauteur comme pour mieux me montrer sa stature et son physique imposant. Il pouvait bien se tenir aussi droit qu'il voulait, qu'il fasse deux mètres, cinquante ou cent, qu'il soit aussi large qu'un porc, un bœuf ou un wyvern, j'allais le mettre en pièce avec une telle férocité qu'il risquait de ne plus pouvoir marcher avant plusieurs lunes.

Une aura émana alors de mon ennemi, le genre d'ombre qui correspondrait plus à un maléfice de mage noir qu'à un gros tas de muscle dégénéré. Enfin il allait attaquer et les choses sérieuses étaient sur le point de débuter pour nous deux. Toujours avec ce petit rire que je détestais de plus en plus, je l'entendis prononcer un mot lorsque ce nuage prit forme en plusieurs humanoïdes quasi-inconsistants et armés. Ces tâches me foncèrent dessus, sans doute pour m'embrocher et me taillader alors même que leur couard de créateur n'osait même pas bouger. C'était ça qu'il appelait un combat ? Qui devait être la fillette désormais ?

Dans un hurlement, je saisis la chaise par le dossier avant de la fracasser dans un mouvement circulaire contre les formes magiques qui me chargeaient. Je savais au moins que ce n'était pas des illusions, vu qu'il ne restait que des éclats de la chaise que je venais de soulever. Dès que l'homme au bouclier changea de position, les dernières traces de l'aura agressive disparurent pour laisser place à une nouvelle menace. Bouclier en avant, le colosse chargea avec une vitesse surprenante pour la quantité de ferraille qu'il portait. A chacun de ses pas, un nuage de poussière se soulevait et il donnait presque l'impression de s'enfoncer dans le sol, chaque appui étant toujours plus puissant que le précédant.
Son bouclier ne me laissait pas l'occasion de pouvoir lui porter une attaque directe dans les parties vitales les plus facilement accessibles et sa gorge n'était pas suffisamment découverte pour que je tente quelque chose de ce côté.
Hurlant toujours plus fort, je l'entendis m'inciter non pas à le combattre mais à laisser libre court à mes émotions.


« Alors vas-y La Main Noire, FAIS MOI CONNAÎTRE TA FOLIE, je n’attends que ça !! »

Je pris alors une impulsion pour faire basculer tout mon poids sur ma jambe gauche avant de décocher un violent croche-patte dans le vide avec ma jambe droite. Ce n'était pas un mouvement fait au hasard, un simple pas de danse ou une simple provocation envers mon adversaire, j'avais vraiment mis toute la puissance que je pouvais dans ce coup avant de prononcer les quelques mots qui allaient peut-être faire pencher la balance ainsi que mon adversaire en ma faveur.

- NENRIKO NO DAGEKI !

Un souffle magique balaya l'espace qui me séparait de mon assaillant alors que mon coup était projeté de manière quasi-invisible dans les jambes découvertes de ce dernier. Pieu en main, j'étais prêt à profiter de la première ouverture qui allait se présenter pour lui montrer ce qu'il en coûtait de se mesurer à l'un des trois piliers de l'alliance Baram. Fonçant ensuite sur lui avec un cri de rage incontrôlé, je ne me souciais plus des conséquences. Des os allaient se briser, les miens comme les siens, mais je serai le dernier debout après cet affrontement !

- Montre moi que tu sais faire autre chose que parler, gros lard !

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Lun 4 Nov - 13:02
Au dernier moment avant que le pieu ne le transperce, Alphonse fut sauvé in extremis par une rune de défense à l'endroit même où il allait se faire planter. Reculant vivement se sa position, le mercenaire pouvait observer deux écuyers Runiques s'interposer en travers vous. Ne cherchant pas à savoir qui a commencé, vous représentez tout deux une menace pour l'ordre et la sécurité de Carmina, si bien qu'ils ont bien en tête de vous arrêtez l'un comme l'autre. Les runes d'attaques du premier Écuyer eurent rapidement raison du mercenaire qui fut immobilisé rapidement et sans ménagement. Quant à l'autre, il faisait face à Rei Tendo avec la ferme intention de mettre ce général d'Oracion Seis derrière les barreaux. Oui mais voilà, jouer les héros c'est joli, mais seul contre un tel mage, c'est à la limite de l'inconscience. Car sitôt Alphonse appréhendé, le second chevalier Runique emmena au loin le mercenaire laissant Rei et son adversaire seuls. Dégainant sa rapière, il la pointa vers Rei en déclarant haut et fort.

- "Vous, Rei Tendô, reconnu coupable d'innombrables chefs d'inculpations. Je vous déclare en état d'arrestation. Livrez-vous sans résister et il ne vous sera fait aucun mal."

===========

Intervention GM : 1 écuyer Runique [2.400 PM.] vous attaque, maniant les magies Jutsu Shiki et Oriental Solid Script.
Info HRP : Voilà ce que je te propose : Un petit combat contre cet écuyer sur 1 tour le temps que ta partenaire arrive pour remplacer Alphonse et poursuivre le RP à deux. Tu posteras après elle donc.

Le Game Master se manifestera à la fin du tour.
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Lun 4 Nov - 22:39
De retour de mission, une fois mon rapport rendu avec mon appréciation sur notre nouvelle recrue, j'étais enfin à jour dans les tâches qui incombait à ma fonction de seconde de Grimoire Heart. C'était l'occasion rêvée pour prendre un peu l'air, bien que l'on n'en manque pas depuis l'un des balcons du vaisseau de la guilde, mais je parvenais mieux à apprécier la caresse de la brise lorsque j'avais les pieds sur terre. De plus, j'allais bientôt être en rupture de stock pour les ingrédients du remède contre le mal des transports propre au Dragon Slayer. Armée de la liste de ces ingrédients, je fis donc une halte dans la ville la plus proche, Carmina. Bien que la spécialité de cet endroit ne concerne en rien l'herboristerie, j'avais tout de même bon espoir d'y trouver ce que j'y cherchais, la plupart des herbes qu'il me fallait étant somme toute assez communes.

Pourtant, malgré l'ambiance plaisante de ces lieux, il restait toujours une ombre au tableau. Comme à chaque fois que je me rendais dans une grande ville, je devais cacher mon identité sinon j'aurais vite fait de me retrouver avec des chevaliers runiques et autres chasseurs de primes aux fesses. J'étais loin d'être aussi ardemment recherchée que Lucifer, mais contrairement à lui, j'étais plus facilement reconnaissable. Je ne voulais pas non plus lui attirer des ennuis, si jamais je me faisais capturer, on se servirait probablement de moi pour lui tendre un piège et ça, c'était hors de question. Alors depuis maintenant deux ans, je suivais cette règle à la lettre, même si je trouvais ça scandaleux de devoir vivre cacher pour une faute que je n'ai pas commise. Pour ce faire, je ne me séparais jamais de ma cape à capuche qui, à l'instar des manteaux d'anonymats, masquait juste assez mon visage pour que je me fonde discrètement dans la foule.

Au départ, ma journée était on ne peut plus calme, je pus faire mes petites courses en toute quiétude jusqu'à ce que des bruits de combat n'éveillent mon intérêt. En un bref instant, je concentrais ma vision des auras vers la source de ce boucan. Étrange, pourquoi il n'y avait qu'une seule aura ? Pourtant, l'agitation de cette aura montrait bien que son propriétaire était en train d'utiliser la magie, mais contre qui ? Bien que cela ne soit pas mes affaires, la nature même de cette aura me fit céder à la tentation d'aller jeter un coup d'œil. Des télékinésistes de cette envergure, il y en avait peu et il ne serait pas inintéressant d'aller à la pêche aux informations s'il s'agissait de celui qui se faisait appeler la Main Noire.

Je me rapprochais rapidement du supposé lieu de l'affrontement tout en restant assez en retrait pour ne pas être repérée. Il valait mieux d'ailleurs si je ne voulais pas attirer l'attention des chevaliers runiques qui venaient de débarquer pour mettre un terme a ce combat. Comme je m'y attendais, c'était bel et bien un des généraux d'Oracion Seis qui était responsable de toute cette agitation. Ou bien le combattant dépourvu de magie qui venait de se faire embarquer l'y avait poussé, peu m'importe. Le plus intéressant restait à venir. Un autre chevalier se tenait maintenant devant le télékinésiste et il était clair qu'il aurait beaucoup de mal à en venir à bout. Après tout, s'il voulait mourir jeune, c'était son choix, pour peu qu'il tienne assez longtemps pour que je puisse relever le répertoire de technique du rouquin. Quoi que, suivant les dommages qu'il avait reçus en se battant contre l'autre fou furieux, il aura peut-être un peu de mal, surtout si des renforts venaient à arriver. Si jamais cela venait à se produire, est-ce que je lui prêterais main forte ? Peut-être, cela dépendra surtout du nombre et de la puissance des opposants, je ne comptais pas risquer ma peau pour un membre d'une guilde de criminel sans le moindre principe. Non, pour le moment, je préférais admirer le spectacle, c'était mieux comme ça.
Rei Tendô
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Mer 6 Nov - 23:49
Après cette ultime provocation, plus rien n'importait que de mettre ce tas de muscles dans un état si lamentable qu'il ne pourrait même pas se traîner tout seul pour quitter la place. Mon offensive magique se dirigeait au niveau de ses jambes et il ne semblait pas l'avoir remarquée. Tout en continuant sur sa lancée, le mercenaire qui avait décidé de me traquer depuis un bon moment déjà rencontra une opposition brutale dans le bas de son corps, celle-ci lui faisant perdre l'équilibre. Rien de tel qu'un croche-pattes sur une personne qui courrait à pleine vitesse. Basculant en avant, le cinglé qui me poursuivait m'offrit directement sa nuque en tombant à portée de mon pieu.

Ni une, ni deux, je bondis pour planter avec force mon arme derrière son crâne, sachant pertinemment qu'un tel coup lui ôterait la vie. Après tout, une victime de plus ou de moins ne changerait pas grand chose à mon avis de recherche. Surtout que cette victime là devrait plutôt être classée comme un idiot de vulcain que comme un mercenaire. Enfin bref, je me doutais bien que ce genre de remarque ne me ferait pas obtenir la grâce d'un tribunal si je venais à me faire attraper.
Mon pieu fusa en direction de sa nuque découverte, porteur d'une mort certaine pour ce jeune combattant qui venait de se mesurer à bien plus fort que lui.

Tout aurait très bien pu se dérouler rapidement, son cadavre s'affaissant au sol et moi filant en vitesse pour quitter la ville. Oui mais tout se passait rarement comme prévu quand on était un mage noir et le pire se préparait toujours, notamment dans une ville comme Carmina. Mon bâton métallique choqua contre une surface impénétrable qui se matérialisa rapidement dans une écriture scintillante que je ne comprenais pas vraiment. Mon coup rebondissant sur cette surface alors que le fou en armure commençait déjà à se relever, je fis rapidement quelques pas en arrière afin de reprendre mes esprits pour saisir ce qu'il venait de se passer.
Je remarquai alors les deux écuyers runiques qui venaient de pénétrer sur la place et qui se dirigeaient droit sur nous. Sans prévenir, l'un d'eux s'attaqua à mon agresseur et le maîtrisa plutôt rapidement, ne lui laissant aucune chance de s'enfuir ou même de s'expliquer. L'autre écuyer se plaça en face de moi, me défiant du regard alors que son équipier évacuait mon adversaire de la place.

Nous n'étions plus que lui et moi désormais, un nouveau combat allait s'engager maintenant alors que j'avais déjà perdu des réserves à lutter contre le taré au fouet et au bouclier. L'écuyer dégaina alors sa lame pour la pointer dans ma direction d'un air plutôt solennel, déclarant ensuite que j'étais en état d'arrestation, que si je me rendais il ne me serait fait aucun mal et le bla bla qui suit habituellement. Levant les deux mains pour applaudir brièvement, je lançais une petite pique à cet homme qui croyait pouvoir arrêter un des mages noirs les plus recherchés de Fiore.


- Bravo, bravo, tu t'es bien bourré le crâne des inutilités qu'ils vous apprennent à l'école militaire. Ils t'ont appris aussi comment combattre un général d'Oracion Seis ? Ça serait quand même assez réducteur de nous comparer à la vermine que nous dirigeons. Tiens, en voilà un petit exemple.

Abaissant mon bras gauche pour ne laisser que ma main droite levée en direction de sa gorge, je murmurais un ''Koosatsu'' avant d'exercer une pression magique sur la gorge du représentant des forces de l'ordre du Conseil. La strangulation magique avait cet avantage de se lancer assez facilement sur ces imbéciles qui restaient toujours immobiles pour lancer leurs âneries avant d'entamer le combat. Formant une pince avec ma main comme si je tenais vraiment sa gorge entre mes doigts, je serrais toujours plus fort pour ne lui laisser aucune chance si la strangulation parvenait à l'atteindre. Je n'allais tout de même pas le tuer, il fallait bien laisser quelques témoins de ma puissance pour qu'ils effraient les autres en leur racontant notre affrontement. Si personne ne pouvait parler de la peur que nous véhiculions, il n'y aurait aucun intérêt à ce que nous nous épuisions à tenter d'obtenir de tels résultats.

Je n'avais plus qu'à espérer désormais qu'il ne résiste pas trop pour en finir au plus vite avec ce contrat. Toute cette agitation avait beau me distraire, la nuit tombait de plus en plus et je voudrais bien éviter de la passer dehors à me battre...
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Mar 31 Déc - 17:08
Toujours en planque, je prenais note de la technique que le télékinésiste venait d'utiliser sur l'écuyer runique. Il ne l'avait pas volé celle-là, fallait vraiment être un bleu pour se présenter de la sorte devant un criminel aussi dangereux. Sa tirade me faisait bien marrer, il apprendra rapidement que tous les idéaux qu'il croit servir ne sont rien de plus qu'un tissu de mensonges crée pour justifier les horreurs commises par le Conseil. À chaque fois que j'y repense mon sang bout de haine. Ils ont pris Alkaid, ils ont fait sombrer Lucifer dans les ténèbres et n'attendent qu'une occasion pour détruire tout se a quoi je tiens.

L'espace d'un instant, le visage d'Allan me revint en tête. Depuis notre dernière rencontre, je ne savais vraiment plus quoi penser de lui, disait-il vrai ou était-ce une ruse pour que je baisse ma garde ? Pour en avoir le cœur net, j'avais commencé à rassembler des informations sur mes anciens camarades de l'équipe de repérage, mais rien qui puisse me permettre de les localiser. Une idée un peu folle me traversa l'esprit, peut-être que ce bleu un peu trop bavard aura un début de piste pour moi, je pourrais lui arracher quelques infos que ce soit sur ces traîtres ou tout simplement sur les forces armées de la région. Il était rare qu'un chevalier runique se retrouve seul et il va vite apprendre pourquoi.

Le visage toujours dissimulé sous mon capuchon, j'activais ma dragon force avant de tenter une attaque surprise, mon hokô devant normalement être assez puissant pour sonner l'écuyer. Qu'il soit touché ou non, j'avançais tout de même d'un pas décidé vers eux, me plaçant à côté du mage d'Oracion Seis. Non pas que je veuille faire ami-ami avec cette espèce de punk, mais je ne tenais pas à l'avoir sur le dos. Puis, la voix emprunte d'ironie, je repris les mots du bleu pour formuler ma demande.


- Et si on disait plutôt qu tu devrais me suivre sans opposer de résistance et répondre à mes questions pour que ta vie soit épargnée ?
Il ne restait plus qu'à voir leur réaction face à mon entrée en scène pour le moins fracassante.
Rei Tendô
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Lun 6 Jan - 0:06
Je maintenais toujours la pression sur mon sort, bien que la fatigue commence à se faire nettement ressentir. Cette course-poursuite avait duré un peu trop longtemps à mon goût et j'aurais préféré pouvoir y mettre un terme beaucoup plus rapidement que ça. L'autre écervelé qui s'était fait embarquer n'avait pas été un cadeau. Mon souffle commençait à se faire plus pesant, des gouttes de sueur commençaient à perler sur mon front tandis que ma main tremblait légèrement. J'allais finalement relâcher mon emprise lorsqu'une chose à laquelle je ne pouvais m'attendre survint. Un rayon pâle fonça droit sur l'écuyer runique que j'avais visé et s'abattit dans un grand fracas, soulevant un nuage de poussière assez conséquent. Je n'avais aucune idée de l'état de mon adversaire mais cette attaque ne provenait certainement pas d'un agent du conseil. Quelqu'un me serait venu en aide alors que je luttais contre un représentant des forces de l'ordre ?

Une silhouette encapuchonnée s'avança pour se placer à mes côtés et je fis enfin le rapprochement entre ce sort si familier et la personne qui venait de faire son apparition. Après tout, je commençais à avoir l'habitude d'être confronté aux dragons slayers, même si ceux que j'avais rencontré jusqu'à présent ne se trouvaient pas dans le même camp que moi.
Ainsi, l'auteur du souffle blanc qui venait de me rejoindre devait être un dragon slayer. Je n'avais connaissance que d'une seule personne qui pourrait être à l'origine de ce sort et sa présence ici m'étonnait au plus haut point. J'attendis donc que la personne encapuchonnée finisse de provoquer l'écuyer avant de pouvoir avancer une remarque, son identité ne me faisant plus aucun doute désormais.


- Je n'aurais pas pensé voir la Sentinelle Blanche dans les rues de Carmina. Et ce qui m'étonne encore plus est le fait que tu te sois déplacée pour un membre d'Oracion Seis. Vous avez perdu votre fierté légendaire ou vous manquez d'information sur moi ?

Je ne connaissais qu'un seul dragon slayer pouvant lancer ce type de souffle et il se trouvait au sein de Grimoire Heart, un des trois piliers de l'alliance Baram. Elle s'appelait Selena Wiselight, si mes souvenirs étaient bons. Je n'avais pas vraiment cherché à me procurer plus d'informations sur elle, le Master devait certainement s'en charger et j'avais d'autres préoccupations pour le moment. Enfin bref, j'avais tout de même cette enfant de dragon à côté de moi qui semblait vouloir prendre le relais concernant mon nouveau duel. Honneur aux dames, je lui laisserais volontiers cette nouvelle cible si elle le désirait. J'avais une récompense à aller réclamer et la fatigue s'installait de plus en plus, l'envie de dormir se faisant ressentir un peu plus à chaque minute qui défilait.

Avant même d'apercevoir si notre ennemi commun était encore debout ou non, je lançai un coup d’œil au membre de Grimoire Heart, toujours dissimulée sous son capuchon plongeant son visage dans une obscurité similaire à mon Oracion cape. D'un ton las et d'un air plutôt désintéressé, je pris la parole pour tenter de me tirer de cette situation le plus rapidement possible et laisser la Sentinelle Blanche se montrer à la hauteur de la réputation de sa guilde.


- J'imagine qu'on n'a rien de plus à se dire, tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je me retire. Toute cette agitation me fatigue. Je te laisse avec notre super héros en herbe, essaie de ne pas trop l’abîmer quand même.

Tournant les talons, je commençais à me diriger vers une rue permettant de quitter cette place bien trop dévastée par mon passage. D'ailleurs, l'intervention de ma nouvelle alliée n'avait fait que rajouter aux dégâts que mon précédent combat avait causé. Il me faudrait faire plus attention la prochaine fois. Si j'avais détruit une maison ou deux en me battant, j'aurais pu acquérir une réputation digne des membres de Fairy Tail.
Je fis un petit signe de la main en direction du dragon slayer en guise d'au revoir, un petit sentiment d'entrain m'envahissant à l'idée que ma journée devrait enfin se terminer.
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Dim 19 Jan - 15:00
Le jeune écuyer runique avait sans doute une bonne connaissance théorique des combats entre mages, mais c’était une de ses premières sorties sur le terrain. Il n’avait encore jamais affronté d’autres adversaires que ses camarades écuyers runiques qui se battaient en suivant les règles. C’est pourquoi, quand Rei commença à l’étrangler sans avertissements, il fut pris au dépourvu. Commençant à suffoquer, il porta une main à sa gorge pour tenter un vain de se libérer d’une emprise intangible. De l’autre, il lança en direction du général d’Oracion Seis un Zan pour essayer de le blesser et ainsi lui faire lâcher prise, tandis que les rares civils encore présents fuyaient la scène.
Cependant, au moment où son attaque allait partir, le souffle de Selena le percuta en pleine face, l’envoyant voler contre un mur tout proche où il s’effondra. Il ne put donc pas entendre la question de la Sentinelle Blanche et encore moins y répondre.


Intervention GM : L’écuyer runique est sonné. A vous de voir comment vous voulez poursuivre le RP.
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   Lun 20 Jan - 13:03
Après avoir décoché un hôko au jeune écuyer, je prêta une oreille distraite aux dires du rouquin. Serait-ce une pointe d'orgueil et de provocation que j'entendais là ? Sa guilde qui déjà sa n'acceptait que six membres montrait déjà à quel point ses représentants devaient être arrogant, mais là je venais d'en avoir la confirmation. Ce Rei Tendô qui était connu pour être l'auteur d'un certain nombre de carnages impliquant des civils innocents me donnait la nausée. Il était hors de question que je le laisse croire que j'ai la moindre forme de compassion pour lui.

- Détrompe toi, ce n'est pas toi qui m'intéresses, mais les informations que je pourrais tirer de cet écervelé. Quant à la fierté de ma guilde, tu es mal placé pour en parler, toi qui as les mains encore plus sales que ton surnom l'indique.

Ça c'était fait. Je ne supportais vraiment pas ceux qui pensaient pouvoir mettre des guildes comme Oracion Seis ou Tartaros dans le même panier que Grimoire Heart. Certes, nous n'étions pas blancs comme neige, loin de là, mais au moins nous connaissions le véritable sens du mot « honneur ».

Cependant, l'heure n'était pas aux querelles futiles, je devais surveiller ma proie afin qu'elle ne file pas entre mes griffes. Le nuage de poussière soulevé pas mon souffle retombait lentement, me laissant apercevoir l'écuyer runique sonné par mon attaque surprise. L'objectif était rempli, il me restait plus qu'à lui appliquer mon sort spécial d'immobilisation avant de l'embarquer pour l'interrogatoire.

Même si cela pouvait sembler impoli, je ne répondis pas au mage d'Oracion Seis qui avait décidé de quitter les lieux, car en effet, je n'avais rien d'autre à lui dire et fort à faire. Une fois mon « paquet » prêt, je quittais la ville en prenant garde à ne pas tomber sur ses collègues. Il me fallait un endroit calme à l'abri des regards pour faire parler le militaire, un endroit d'où personne n'entendrais ses cris et quoi de mieux qu'une des salles d'interrogatoires du Grimoire Ship pour cela ?

Dans le vaisseau, l'ignorance de l'écuyer me laissait sur ma faim, il ne disposait pas de la moindre information sur mes camarades retenus prisonniers ni sur les traîtres de l'équipe de repérage. Alors, à défaut d'avoir ce que je cherchais, je décidais de me servir de lui pour envoyer un message au Conseil. La marque de Grimoire Heart gravée dans la chaire du militaire qui serait ensuite déposé aux portes d'Era, cela devrait être suffisant comme avertissement.


PS : Pour moi ce sera le dernier post, probablement aussi le dernier du topic je te laisse choisir si tu souhaite ou non faire un post de plus ^^
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MessageSujet: Re: "Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]   

"Mercenaire, certes, mais peut-être pas le meilleur traqueur" [PV Rei Tendô]

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