Fermer le menu
Ouvrir le menu

Navigation














Partagez

 [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight

AuteurMessage
Sebastian Lightbringer
Admin / The FallenAdmin / The Fallen

Sebastian Lightbringer

Messages : 136
Date d'inscription : 12/02/2015
Âge : 26
Guilde : Crime Sorciere
Magie / Malédiction / CS : Take Over / Angel Soul

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.940
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Réputé
MessageSujet: [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight   [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight EmptyLun 11 Avr - 12:58
Crocus, Palais de Mercurius
An 787, Juillet
[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Cloud10
Sebastian Lightbringer, 19 ans
Capitaine de la Garde Royale.

a
Nous nous trouvons à une époque où le jeune blond vivait une vie beaucoup moins dangereuse et épuisante, bien qu’il pensait que cela ne puisse pas arriver. Être responsable direct de la sécurité du Roi de Fiore et de sa famille mettait Sebastian face à un tout autre démon que les membres de l’alliance Baram : le stress. Les responsabilités de l’homme l’obligeaient à devoir se préparer à toutes éventualités, et à s’appliquer pour éviter le pire d’arriver. Organiser des réunions avec la garde royale, faire en sorte que le programme des membres de la royauté soit suivi à la lettre et sans encombre, sans oublier ses propres entrainements personnels au maniement de l’épée… Autant dire qu’il n’avait que très rarement l’esprit tranquille. Mais alors que ses pensées sont, d'habitude, toutes orientées vers son travail, c’était une autre forme de stress qui venait l’envahir, une incompréhension, s’incarnant sous la forme d’une petite servante à la chevelure océan…

* Quelques jours plus tôt*

La cour du roi organisait une fête qui rassemblait la plupart des majeurs partenaires commerciaux de Fiore, ainsi que les nobles et seigneurs qui habitaient à la capitale et à travers le royaume. Il n’y avait rien d’extraordinaire à ce sujet, l’homme ne faisait que se tenir prêt des trônes du roi et de ses entourages les plus proches, debout et en tenue, son arme dans le dos. Elle pouvait sembler impressionnante et superflue pour ce genre d’évènements, mais il se refusait de prendre le moindre risque. Observant donc les différents groupes de personnes rassemblés, discutant autour des tables avec les différentes nourritures, le soldat faisait en sorte de repérer la moindre action suspecte, regardant aussi les différents gardes postés près des entrées et sorties de la cour. Les choses semblaient être des plus tranquilles.

Et c’est là qu’elle apparut. Les Iris azure du jeune chevalier se posèrent sur une jeune fille à la coiffe rivalisant en couleur. Thémis… Depuis plusieurs mois, le grand blond avait eu l’occasion de faire plusieurs rencontres avec elle, qu’elles soient par le fruit du hasard ou non, et il commençait à de plus en plus à s’habituer à ces routines. Une question se posait cependant dans l’esprit du jeune homme : pourquoi ? Ils venaient tous les deux d’un monde différent. Lui était bercé par les arts du guerrier et de la chevalerie, alors qu’elle était plus orientée au niveau de la science et de l’érudition. Ils n’avaient aucune raison de se parler si ce n’était pour les conventions sociables les plus primaires. Et pourtant… Lorsqu’elle venait le voir, il ne pouvait s’empêcher de sentir une certaine tranquillité s’épanouir en loin, une sensation de bien-être.

Toujours était-il qu’elle semblait dégager la même aura que d’habitude, ou du moins, celle qu’il voyait en elle. Quelque chose de radieux, une lumière dans la nuit… Mais ça, Sebastian ne savait pas quoi mettre comme mot dessus. Il était un total amateur pour ce genre de sentiment, et donc, ne voyait pas vraiment l’utilité d’y prêter attention. Et alors que son regard se perdait un peu trop longtemps sur elle, il put voir que la dénommée Thémis avait gagnée en compagnie, si l’on pouvait appeler ces hommes ainsi. Trop loin pour entendre, il était néanmoins aisé de comprendre, à cause du changement dans le visage de la servante qu’elle n’appréciait pas la présence de ces hommes. Le jeu ne continua que quelques dizaines de secondes, avant que Sebastian ne décide d’intervenir. Sans même chercher à comprendre ce qu’il était en train de faire, il demanda aux personnes à ses côtés de l’excuser, et ainsi quitter son poste, chose qu’en temps normal il n’aurait fait. Mais pour cette situation… Il ne pouvait pas rester les bras croisés. Alors que l’un des hommes, sans doute un commerçant vu la différence dans l’accoutrement par rapport à d’autres nobles, tendait la main comme pour attraper le bras de l’objet de toute attention, c’est Sebastian qui attrapa le sien en premier.


« - Je doute que ce soit une bonne attitude d’importuner une demoiselle ainsi, monsieur. »


Un ton sec et un regard qui se voulait à la limite du menaçant, tel était ce à quoi avaient affaire les importuns. Tenant fermement l’avant-bras, sans pour autant serrer trop fort pour causer la moindre douleur, le chevalier l’écarta lentement de la jeune fille avant de venir se placer en bouclier devant elle. Il avait ainsi une meilleure vue des hommes se trouvant en face de lui, et devinait qu’à toutes évidences, au teint rosé et aux yeux fatigués, qu’ils avaient un peu trop forcés sur la boisson. S’engagea alors un bref instant de silence, où une sorte de duel de regard commença entre le soldat et les alcooliques.

« - Qu’est-ce que t’en sais toi ? J’avais une discussion agréable avec ce joli cœur !
- Je ne doute pas de la qualité de votre « discussion », mais au vu de l’insistance dont vous faites preuve sur dame Faranghîs, il serait plus sage de vous en aller vous reposer.
- Ah oui ? Et qui va nous y obliger, toi, le chien du roi ?
- S’il le faut… »


Cette dernière phrase était prononcée avec plus de sévérité et d’agressivité. Le poing serré, il se retenait de donner le premier coup, sachant que cela ne pourrait que lui causer du tort à l’avenir. La nouvelle expression sur le visage du capitaine semblait avoir suffi pour faire comprendre qu’il ne fallait pas insister, et décidèrent de repartir la queue entre les jambes. Les voyant s’éloigner, il pouvait sentir le calme revenir. Il se surprit lui-même de devoir agir ainsi. Son devoir était de protéger la populace, c’était un fait, mais il devait mettre avant toute chose la sécurité de la famille royale en avant, c’était son devoir. Alors pourquoi avoir quitté son poste ? Enfin, tout ceci n’avait que peu d’importance. Il lâcha un faible soupire avant de se retourner vers Thémis afin de lui demander si tout allait bien, mais fût accueilli par une surprise. Sans avoir le temps de réagir, le voilà pris dans une embrassade avec elle, alors que la servante le remerciait de son intervention.

===============


Le voilà sorti de sa transe. Depuis ce jour, il n’avait pas arrêté de penser à ce moment qui lui avait donné pas mal de choses. Surprise, interrogations… Et une sorte de satisfaction qu’il ne pouvait expliquer. À la fin de cette embrassade, elle semblait plus nerveuse, faisant en sorte de s’excuser de son attitude, mais le jeune chevalier resta impassible, en apparence, ne lui disant rien sur le sujet, se contentant de s’excuser pour son futur départ, car son devoir l’appelait. Le reste de la soirée fut plutôt tranquille, et heureusement pour lui, le Roi n’avait pas tenu rigueur des actions de Sebastian. Cependant, quelque chose n’allait pas. Depuis cet « incident », il y avait quelque chose qui avait changé : la jeune Thémis semblait faire en sorte d’éviter le chevalier. Les rares fois où ils se croisaient dans un des couloirs du palais, au lieu de passer quelques minutes en discussions, parfois inutiles, parfois enrichissantes, elle se contentait des simples salutations d’usage avant de passer son chemin. Mais de son côté, le soldat n’était pas en meilleure forme, puisque non seulement cet évènement revenait sans cesse, mais de plus, l’absence de la servante dans ses journées semblait le marquer, faisant apparaître le sourire radieux dans la tête blonde à chaque moment à vide, où il n’était pas concentré sur ses devoirs. Encore une fois, alors qu’il voulait juste prendre un peu de repos dans son lit, s’allonger pour trouver le sommeil, la seule image dans ses songes était cette scène du fameux jour.

« - … J’ai besoin de prendre l’air. »


Il décida ainsi que le mieux n’était pas de rester dans ses quartiers pour se reposer, trouvant cela plus épuisant qu’autre chose. Peut-être qu’il pourrait faire en sorte de se défouler en maniant son arme pour suer. Sortant de son lit donc, le voilà en train de s’habiller avec une tenue simple pour s’entraîner. Un T-shirt dessinant son corps en dessous, un pantalon ample et ses usuelles rangers. Qui sait, peut-être qu’un peu d’exercice était la solution à son problème ? Rien ne pourrait arriver de pire, n’est-ce pas ?

_________________

[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Signas10

♪ Song of Time & Storms - Zelda OoT (Violin Cover) ♪
Thémis Faranghîs
Admin / NémésisAdmin / Némésis

Thémis Faranghîs

Messages : 8
Date d'inscription : 09/03/2016
Âge : 23
Guilde : Mage Isolée • "Criminelle"
Magie / Malédiction / CS : Kiryoku No Maho
Magie / CS Secondaire : Sharing Magic

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.200
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Connue
MessageSujet: Re: [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight   [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight EmptyMar 19 Avr - 15:08

The story of a Little Witch and a Young Knight

ft. Sebastian Lightbringer


« Fiore Centre - Crocus - An X787 »





Thémis attendait à la porte dans le froid du prélude à l'aube, enveloppée dans une cape de soie blanche et rouge si vaste qu'elle aurait pu contenir Caesar Von Baratias. Il était vingt heures et aucun signe de son prince charmant. Ce n'était pourtant pas ce qu'il manquait au palais Mercurius, ils étaient tellement nombreux à se tasser aux genoux de la princesse, mais elle était une bien rude femme d'affaire et ne négociait jamais ce genre de marchandises. En réalité, elle savait précisément ce qu'elle voulait et elle ne changerait pas d'avis, quoiqu'il advienne. Grand-père lui avait un jour dit qu'elle était aussi téméraire que sa mère et que cette dernière tenait elle-même ce trait de sa propre mère : c'était une particularité qui se transmettait de mère en fille chez les Faranghîs, lui déclara t-il alors dans un vaste éclat de fou rire qui exhiba la sécheresse de ses lèvres habituellement dissimulées sous l'épaisseur de sa barbe. Les huit cloches sonnèrent et annoncèrent à la jeune femme que nul chevalier ne viendra quérir sa main, l'abandonnant aux ténèbres nocturnes alors que le soleil commençait déjà à tirer sa révérence. Les larmes roulèrent sur ses joues pâles, caressant la douceur de son visage pour s'écraser contre le parvis du château dans des « flic, flac, floc » dont le retentissement n'était perceptible qu'à sa seule oreille.

En sanglot, elle s'échappa de cette situation incommodante et fila sans ne jamais rouvrir les yeux : il était plus facile de feindre la cécité plutôt que de regarder une nouvelle fois la solitude dans laquelle Sebastian l'avait abandonnée. La jeune femme avait beau tenir tête à la plupart des savants qu'elle rencontrait, ce jeune garçon avait fendu la carapace qu'elle s'était forgée et venait de lui briser son cœur. Peut-être n'était-il pas ce qu'elle croyait. Après tout il était pour elle l'homme le plus juste du royaume, l'homme le plus gentil et le plus fort, mais peut être était-il aussi cruel que le tranchant de son épée et n'avait-il d'autres desseins que celui de protéger la famille royale. Si c'était le cas, elle ne pouvait pas non plus l'abandonner à un si triste sort : comment pouvait-on laisser quelqu'un vivre une vie dans laquelle il n'était pas son propre maître !

Fruit du hasard, une rencontre fortuite et percutante entre son front et la musculature bestiale d'un soldat expia toutes ses questions et brouilla suffisamment ses méninges pour qu'elles ne reviennent pas de si tôt. Les yeux écarquillés, elle les rouvrit lentement, trop gênée pour faire face au garde qu'elle avait percuté et se perdit dans un flot incommensurable d'excuses. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle constata qu'il s'agissait du capitaine de la garde royale, celui-là même qui l'avait mise dans tous ses états. Thémis le regarda par deux fois, pour être sûre qu'elle ne rêvait pas et tomba dans ce que l'on appelait plus communément une CMGFO (Colère Monstrueusement Gigantesque de Femme Oubliée). Les mots se formaient naturellement et elle laissa se déchaîner le monstre que chaque femme recelait en elle : qui n'a donc jamais redouter la sempiternelle colère des femmes ?

▬ C'est ainsi qu'un capitaine de la garde royale se comporte en présence d'une femme ?! Est-ce ainsi que la métropole conçoit les choses ? Je ne me laisserai pas faire. Peut-être avait-il une urgence, me suis-je aussitôt dit avant de fondre en larmes après avoir eu la finesse d'esprit de me dire que de toute urgence à ce point capitale j'aurai eu vent. Et voilà maintenant que je vous vois là, décontracté comme si de rien n'était. Que nenni, vous brisez le cœur des dames comme vous trancher la chair de vos ennemis : n'avez-vous aucune pitié ?

Furieuse, les mots ne s'arrêtaient plus comme s'il venait de trancher le nœud qui les empêchait habituellement de sortir de sa bouche. Son sang n'avait peut-être rien de noble, mais elle avait un cœur beaucoup plus chevaleresque que la plupart des chevaliers qui servaient le roi : preuve en fut faite, une fois de plus, par celui-là même qui commandait cette bande d'imbéciles tout d'acier vêtus. Elle peinait à reprendre son souffle et ses joues écarlates démontraient l'entrain avec lequel la jeune femme criait le désespoir de la déception compréhensible d'un premier rendez-vous désenchanté. Impassible, le chevalier ne semblait pas sourciller tandis qu'elle finit par lui accorder enfin un répit, feignant l'indifférence et lui tournant le dos, comme pour lui signifier qu'il n'était plus digne qu'elle s'intéresse à lui, si tant est qu'elle en soit réellement capable.


code by ORICYA.


_________________


[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Signat10
Sebastian Lightbringer
Admin / The FallenAdmin / The Fallen

Sebastian Lightbringer

Messages : 136
Date d'inscription : 12/02/2015
Âge : 26
Guilde : Crime Sorciere
Magie / Malédiction / CS : Take Over / Angel Soul

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.940
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Réputé
MessageSujet: Re: [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight   [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight EmptyMar 26 Avr - 22:48
Se préparant pour son entraînement, l’homme n’aurait jamais cru qu’il aurait à affronter une nouvelle épreuve qui allait le laisser sur le carreau. Son arme placée dans son dos, il pensait ainsi pouvoir essayer de libérer un peu son esprit en faisant quelques séances d’entraînement au maniement de sa lame. Ce genre de session s’effectuait pour lui tout seul, étant donné qu’il n’y avait pas vraiment d’adversaire prêt à l’affronter lui et sa Buster Sword. Ils n’avaient pas vraiment peur de la force du capitaine… Mais il fallait avouer que voir un jeune homme à peine dans la vingtaine manier une arme de telle envergure, ça avait de quoi impressionner. Il était assez difficile de convaincre ses hommes de l’aider à s’entraîner, mais bon, cela n’était pas plus mal. S’isoler un peu serait sans doute plus efficace que de devoir passer qu’importe ce qu’il y avait dans sa tête sur quelqu’un d’autre.

Cependant, alors que ses plans semblaient bien partis, au moment d’attraper la poignée de sa porte, il fut surpris par le bruit de quelqu’un frappant à cette dernière. Quelques secondes d’hésitation plus tard, le voilà, après un mouvement de la poignée, face à face avec la source de ses perturbations. Baissant la tête, il fut ainsi accueilli par des iris et cheveux océan, accompagnés par une teinte vermillon ? La jeune Thémis semblait bien plus hésitante que jamais il ne l’ait vu, mais avec tout de même une lueur de détermination dans les yeux. Elle lui annonça ainsi, sans absence de balbutiements, qu’elle voulait le rencontrer le lendemain soir, avant de prendre la poudre d’escampette. Voulant l’arrêter, le chevalier voulu tendre la main pour lui saisir l’épaule, mais s’arrêta dans son geste. Pourquoi voulait-il qu’elle reste ? Restant comme gelé dans cette position, il l’observa s’en aller alors qu’elle ne se retournait pas. Puis, dans un soupir, alors qu’il se tenait le sommet du nez entre deux doigts, il se fit une raison.


« - Finalement, un entraînement avec les gardes ne serait pas de trop… »

*Le lendemain*

La journée d'hier avait réussi à le reposer un peu, ce qui n’était pas le cas de ses partenaires d’entraînement. Si initialement, sa tête lui faisait défaut rien qu’à la pensée de cet incident, cette interaction avec le centre de son attention (involontaire) l’avait mis dans un état tel qu’on pourrait croire à de la frustration. Et rien de tel que de l’entraînement au combat pour passer ce genre d’émotion ailleurs. Enfin bref, une fois cette journée terminée, une autre commençait. Comme à son habitude donc, le voilà en train de faire l’organisation des rondes pour ses hommes afin d’organiser à tour de rôle qui s’occupe du roi et de sa famille. Lorsqu’il organisait ces rondes cependant, il fut pour une fois empli d’un conflit intérieur. Il savait qu’il devait faire en sorte d’assurer la protection du soir, au moins, mais… Cela reviendrait à ne pas aller voir la jeune servante. Certes, il ne lui avait jamais confirmé qu’il viendrait, elle étant partie sans lui laisser le temps de répondre, mais… Ce n’était pas seulement par politesse qu’il avait envie d’y aller. Pour une raison qui lui échappait, ces moments d’absence avaient réussi à créer en lui une sorte de manque, manque qui s’était effacé à la simple vision de son visage.

Sa journée s’écoulait alors qu’il accomplissait ses devoirs, lentement. Le voilà arrivé aux alentours de sept heures du soir, et il ne savait toujours pas quoi faire. Il n’y avait normalement personne de prévu pour le remplacer, et seuls deux autres gardes l’accompagnaient. Ils pourraient très bien assurer leur rôle, Sebastian en était assuré, mais il aimait être prudent, c’était dans sa nature. Cependant, l’espèce de conflit qui avait établi lieu dans sa tête semblait ne pas être inaperçu aux yeux de ses compères, qui à force de questionnements ont réussi à voir ce qui le perturbait… Avant de lui donner une bonne tape à l’arrière du crâne. Décidément, les surprises s’enchaînaient. Le voilà en train de se faire crier dessus par ses subordonnés (et ainés) parce qu’il avait dit qu’il ne savait pas s’il devait répondre à l’invitation de la servante à cause de son devoir. Ce n’était à n’y rien comprendre. Après avoir passé une bonne dizaine de minute à entendre des sermons et des paroles pour le rassurer, Sebastian fut « remercié » et pu ainsi se rendre à ses appartements pour se changer. Hors de question de se montrer dans sa tenue officielle alors qu’il venait d’échapper à son devoir. Enfilant donc une simple veste à fausse fourrure, un T-shirt et un jean, toutes aux couleurs monochromes, il s’en alla à ce qu’il avait du mal à accepter comme « rendez-vous ».

[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Sebal10

Le temps de revenir à sa chambre et de repartir pour le lieu de rendez-vous, il le savait déjà qu’il serait en retard. Ce ne fut pas pour autant qu’il choisit d’accélérer le pas. Pour lui, il pensait qu’elle ne voulait rattraper les nombreuses fois où ils n’ont pas eu l’occasion de se croiser dans les couloirs pour laisser cours à leur routine commune. Il y avait de ça, et aussi… Du doute. Il était hésitant à vouloir se rendre là-bas, par appréhension de ce qui pourrait arriver. Déjà que le jeune chevalier ne savait pas comment interagir avec elle, il se doutait bien qu’une fois qu’il l’aurait en face-à-face, il serait très certainement pris au dépourvu. Les cloches des huit-heures sonnèrent, mais il avait enfin les portes en vue, et pouvait également y distinguer une silhouette. Soupirant, content de voir qu’elle était restée, il continua sa marche afin de venir à sa rencontre.

Cependant, au moment où il voulut appeler son nom pour la prévenir de sa présence, le soldat fut surpris de la voir se retourner abruptement pour venir se cogner contre sa stature. Heureusement, il réussit à ne pas perdre appui suite à choc, et mieux, attrapa de ses mains les épaules de la jeune fille pour éviter qu’elle ne puisse tomber. Sans doute distraite, elle commença à présenter des excuses sans prendre le temps de lever la tête, mais ce n’était uniquement quand le grand blond l’appela, comme à son habitude, « Dame Faranghîs », qu’elle releva la tête et que l’homme puisse enfin voir son visage… Et se rendit compte de l’état dans lequel elle était. Les yeux s’écarquillant légèrement, il ne s’attendait pas à voir les yeux qu’il trouvait si étincelants affublés d’une teinte rougeâtre, ainsi que de légères traces d’eau le long de son visage, partant de ses prunelles. Il comprit ainsi rapidement qu’elle avait pleuré. Pour une raison qu’il ne pouvait expliquer, un agacement naquit en lui, agacement qui se changea en colère. Lâchant la jeune femme, il serra les dents sans le montrer, sur le point de demander qui était responsable de tout ceci.

Mais il n’en eu peu besoin, puisque la réponse arriva d’elle-même. Sa question disparaissant dans le néant, en même temps que le silence de l’avant-cours, voilà que la belle devant lui avait échangé le visage de la tristesse pour celui de la frustration. Abasourdi, avec une illusion de calme sur le visage, le voilà en train de prendre sur lui chaque mot prononcé par cette femme qui le perturbait tant, ayant autant d’impact que des flèches visant avec précision les endroits les plus douloureux de son corps. Une fois qu’elle avait terminé et lui faisait dos, il comprit rapidement que la source de ces larmes n’était autre que lui. Il avait tout simplement négligé cette rencontre qu’elle semblait attendre depuis longtemps déjà, et surtout, les efforts qu’elle avait faits pour se permettre de lui demander de la rencontrer. Le poing serré, il était épris de honte, ni plus ni moins. Se mordant la joue comme pour essayer de se ressaisir, il prit une légère inspiration avant de prendre parole, et essayer de réparer ce qu’il avait fait.


« - Je… Je comprends parfaitement. Je n’aurais pas dû vous faire attendre ainsi. »

Ce n’était que maintenant qu’il s’en rendait compte. Alors que pendant toute la journée qui avait précédait ce moment, il se demandait bien quelle était la raison de ce rendez-vous, elle se trouvait tout simplement devant ses yeux : elle voulait juste le voir. Elle avait raison de lui en vouloir pour avoir si négligemment ignoré une possibilité aussi bête que celle-ci. De plus, il avait aussi compris autre chose, pas en rapport à elle, mais plus à lui. Fouillant dans ses poches, il continua de parler.

« - La vérité était que je ne savais pas si vous teniez réellement à me voir, puisque ces derniers temps, vous sembliez m’éviter. Je me demandai si j’avais mal agi lors de… Cette soirée. Et à vrai dire, je n’ai pas arrêté d’y penser. Je n’ai pas réussi à trouver la raison qui a fait que vous vouliez ne plus me voir, mais si c’est parce que je vous ai offensé d'une façon quelle qu'elle soit… Je tiens à m’en excuser. »

La véritable raison qui faisait qu’il n’arrêtait pas de penser à elle était parce qu’il avait peur que son comportement l’avait blessé. Chaque jour sans qu’elle ne prenne un peu de son temps pour le bénir de sa présence si radieuse ne lui faisait que confirmer cette pensée. Sebastian redoutait en réalité cette rencontre, car s’il s’avérait que cela confirmait bien cette pensée, et qu’elle voulait effectivement mettre les choses au clair… Il ne saurait pas comment réagir. Déjà qu’il ne savait pas pourquoi il était dans un tel état, tout simplement parce qu’il n’avait pas l’occasion de lui parler, alors rien que d’imaginer qu’elle disparaisse de son quotidien… Évitant de penser à cette éventualité, il s’avança afin de se retrouver à nouveau en face d’elle, si elle ne daignait pas à nouveau faire en sorte que leurs visages ne se rencontrent pas, et tandis, presque hésitant, ce qu’il cherchait dans sa poche : un mouchoir pour essuyer les larmes de la belle.

« - Je sais que c’est égoïste de ma part de vous demander ça, surtout après l’affront que je vous ai fait, mais… Mais si vous êtes toujours partante pour cette soirée, je… Je serais honoré de vous accompagner… »

La fin de la phrase semblait plus hésitante, mais comment se faisait-il ? Sebastian Lightbringer, Capitaine de la garde royale, pourfendeur de nombreux monstres du royaume et grand chevalier de la cour du roi, n’arrivait même pas à garder ses yeux sur la personne en face de lui. Il ne voulait pas voir la dénommée Thémis avec une autre éternel sourire sur son visage, et préférait se retrouver face aux légendaires créatures des contes que l’on nomme « dragon » plutôt que d’affronter les larmes de la jeune femme. Se tenant droit, en usant de toute sa force mentale pour ne pas trembler, ni laisser la moindre rougeur apparaître sur son visage, voilà que le chevalier attendait une réponse, qu’elle soit pour le meilleur ou le pire…

_________________

[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Signas10

♪ Song of Time & Storms - Zelda OoT (Violin Cover) ♪
Thémis Faranghîs
Admin / NémésisAdmin / Némésis

Thémis Faranghîs

Messages : 8
Date d'inscription : 09/03/2016
Âge : 23
Guilde : Mage Isolée • "Criminelle"
Magie / Malédiction / CS : Kiryoku No Maho
Magie / CS Secondaire : Sharing Magic

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.200
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Connue
MessageSujet: Re: [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight   [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight EmptyJeu 1 Sep - 17:58

The story of a Little Witch and a Young Knight

ft. Sebastian Lightbringer


« Fiore Centre - Crocus - An X787 »





Thémis laissa courir sa main tremblante de son visage jusqu’aux courbes de ses cuisses. Elle avait la peau douce au toucher, presque glabre : une peau de soie et de satin. Elle aurait aimé sentir celle de Sebastian rouler sous ses doigts. Elle aurait aimé glisser ses même doigts dans ses cheveux, masser ses mollets pour en chasser la douleur après une longue journée en selle, sans oublier ce dont on ne peut pas parler sous peine de passer pour une personne malsaine. Si elle avait été une femme ordinaire, elle aurait volontiers passé toute sa vie à regarder Sebastian, à tracer le dessin de ses cicatrices et à lui faire raconter comment il avait obtenu chacune. Elle s’abandonnerait à lui s’il lui demandait, se dit-elle. Mais il ne lui avait pas demandé et ne lui demanderait jamais. Sebastian pouvait se montrait serviable et gentil quand il croisait la demoiselle, mais elle savait qu’il aimait le roi. « Si je le faisais renoncer à la couronne, il ne voudrait plus de moi », se dit-elle.

Le réverbère vacilla une dernière fois et mourut, noyé dans la pénombre. Les ténèbres avalèrent le parvis du palais et ses deux occupants, pour envahir chaque recoin que le soleil ne pouvait désormais plus atteindre. La jeune femme se tourna et, d’un pas sûr, enveloppa de ses bras son capitaine et se pressa contre son torse. Elle buvait son odeur, savourait la chaleur de sa chair, la sensation de sa peau contre la sienne. « Souviens toi, s’enjoignit-elle. Souviens toi de son contact. » Elle l’embrassa sur l’épaule et fit durer cet instant autant que faire se pouvait. La tête recluse contre son épaule, elle composait dans sa tête une réponse appropriée pour expliquer cette embrassade. Elle n’avait pas de place dans son coeur, mais il avait lui même accaparé toute celle que la magicienne pouvait contenir et la fit succomber à ses désirs lorsque la pénombre vint la couvrir. C’était un caprice de sa part, elle savait cet amour impossible, mais elle ne pouvait se résoudre sans avoir goûté à l’homme dont elle s’était éprise.

Thémis roula sa tête contre son torse et ouvrit les yeux. Même dans le noir le plus total, elle arrivait à discerner ses traits et lui déroba un baiser, son premier baiser, alors même que le réverbère se remit à briller après une courte panne, enveloppant les deux jeunes tourtereaux d’un halo de lumière. Confuse, la jeune femme préféra repousser l’homme qu’elle aimait et s’enfuir vers les collines qui jouxtaient le palais. Elle courrait à en perdre haleine et ne s’arrêtait pas, il fallait qu’elle aille le plus loin possible, aussi loin que ses jambes puissent la porter. Elle aurait aimé que cet instant dure une éternité, mais une énième fois la réalité lui éclata à la figure et lui rappela qu’il n’était pas un homme pour elle. De nombreuses aristocrates auraient tôt fait d’acquérir la main du capitaine de la garde royale, alors qu’elle n’était qu’une simple étrangère sans terre ni renommée, si ce n’était celle que lui portait le monde scientifique.

À bout de souffle, elle s’arrêta au sommet d’une colline, après avoir quitté la ville par l’arrière du château. Elle s’effondra au sol, ses jambes épuisées ne pouvant même plus supporter son poids. Haletante, elle admira la fin de ce coucher de soleil, du haut de la colline où elle avait espéré emmener le chevalier de ses dames. Enfin seule, elle méditait sur ces quelques minutes qui parurent durer bien plus longtemps et, comme lors de cet instant, garda un silence de mort où même le bruissement de l’herbe était perceptible. L’amour avait ses raisons que la raison ignore et même une scientifique de son niveau ne pouvait trouver de réponse au problème qu’elle venait de créer.


code by ORICYA.


_________________


[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Signat10
Sebastian Lightbringer
Admin / The FallenAdmin / The Fallen

Sebastian Lightbringer

Messages : 136
Date d'inscription : 12/02/2015
Âge : 26
Guilde : Crime Sorciere
Magie / Malédiction / CS : Take Over / Angel Soul

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.940
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Réputé
MessageSujet: Re: [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight   [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight EmptyVen 9 Sep - 12:50
La surprise était un sentiment que quelqu’un pouvait ressentir lorsqu’une situation n’était pas sous son contrôle. Cela ne pouvait arriver qu’au moment où quelque chose d’imprévu se produit, qu’il y a une action qui n’a jamais étudié pour prédire quand, ou même plus simplement SI elle pouvait arriver. Que l’on arrive à trouver une contre-mesure immédiate ou non n’avait que peu d’importance, ce qui comptait, c’était que l’on conservait un semblant de calme pour pouvoir ensuite agir. L’esprit de Sebastian était tel qu’il arrivait à concevoir des plans et stratégies pouvant pallier aux différentes éventualités, qu’elles soient des plus dangereuses et sérieuses que bénignes et dérisoires. Ne laisser aucune erreur le prendre de revers, pour le laisser dans un état d’interrogation, qui pourrait ainsi permettre une ouverture pour son ennemi. Sebastian n’était Jamais surpris. Et pourtant, cette simple embrassade que venait de lui donner Thémis, il n’aurait jamais pu la prévoir.

Alors qu’il attendait désespérément une réaction de la demoiselle qu’il avait fait pleurer, il fut surpris de non seulement la voir se jeter sur lui, mais aussi sentir le doux contact de son corps contre le sien. Pendant un long moment, ou du moins la durée de cette proximité, il fut comme paralysé, ne sachant que faire pour répondre à un tel geste. Retenant son souffle, de peur de la repousser par le simple mouvement de sa poitrine se remplissant d’air, il attendait, immobile, sans savoir s’il devait, ou plutôt, s’il pouvait répondre à un tel geste, alors que ses bras étaient légèrement levés en l’air, de sorte à ce que les bras de la belle puissent l’entourer. La fameuse fin de cette soirée revint alors en tête. Elle s’était terminée, pour eux deux, de la même manière. Mais il pouvait cependant noter une légère différence d’intensité, comme si cette interaction avait beaucoup plus d’importance pour elle maintenant que l’autre soir.

Et puis, un éclair vint le frapper, une chaleur nouvelle s’inscrivant dans sa peau. Avec leur différence de taille, elle a dû se mettre sur la pointe de ses pieds pour atteindre cet endroit, mais elle avait réussi à frapper directement à l’épaule de ses lèvres. « Que faire dans cette situation ? » Voilà bien une question que Sebastian s’était de maintes fois posé, mais jamais il n’aurait cru devoir affronter une telle adversité. Enfin, pouvait-il vraiment appeler ça une épreuve ? Après tout, il était plutôt satisfait de la position dans laquelle il se trouvait. Beaucoup de ses collègues de la garde semblaient vanter les plaisirs d’avoir une femme dans ses bras, mais il n’y avait jamais vraiment prêté attention, ne rangeant ces discussions que dans des sujets qui pourraient le distraire de son devoir. Et pourtant, ressentir la chaleur de son corps contre le siens, la douceur de doigts dans son dos, ainsi que l’essence de son être qui l’enivrait, il ne pouvait être plus satisfait.

Mais il fallait croire que l’un des plaisirs de Thémis était de le contredire, car au moment où la lumière disparu, et qu’il la sentis partir de sa place au creux de son épaule, il put discerner même dans la nuit les yeux brillants d’une émotion qu’il ne saurait définir, avant qu’ils ne se ferment une nouvelle fois, et qu’elle lui abandonnait ses lèvres. Les yeux pourtant si calmes du soldat s’ouvrirent alors aussi grands qu’ils le puissent, comme s’il essayait de percevoir au-delà d’un sort d’illusion qu’on lui aurait jeté. Mais ce n’était rien d’autre qu’une réalité. La servante qui l’accompagnait le jour et tourmentait ses réflexions le soir, celle qui s’était fait une place permanente dans ses pensées, venait de lui faire cadeau d’un baiser. Même un être absent de tout romantisme pouvait deviner l’importance d’un tel acte, mais l’esprit si calculateur et réfléchi de Sebastian était absent de toutes logiques. Il n’avait plus qu’une envie à cet instant : la prendre dans ses bras, l’en faire prisonnière, afin qu’elle ne puisse plus le quitter.

Cependant, aussitôt cette envie apparue qu’elle fut brisée par le geste de Thémis, alors qu’elle le repoussa de ses bras avant de s’enfuir. Le grand blond fut alors figé dans l’espace, paralysé, comme si on venait de l’emprisonner dans de la pierre. Il n’eut la force que de mouvoir sa main vers ses propres lèvres, comme pour se confirmer que l’instant qui venait de se passer n’était pas un simple rêve. Le capitaine se rendit ainsi compte que la chaleur de son contact était encore présente, comme si elle l’avait marqué au fer rouge avant de l’abandonner dans sa solitude. Mais c’était dans cette transe que plusieurs choses lui étaient devenues claires. Il comprit pourquoi la journée semblait plus claire dès qu’il la voyait sourire. Il comprit comment chacune de ses paroles, ses rires, le son de sa voix sonnait comme une mélodie pour ses oreilles. Il comprit la frustration qui avait épris son cœur quand il a vu la belle aux prises face à d’autres hommes. Il ne parvenait pas encore à définir cette sensation, il savait juste qu’il avait besoin d’elle. Ce ne fut que lorsque le manteau de la belle disparu dans un angle qu’il sembla récupérer le contrôle de son corps, et se mit à sa poursuite après qu’il se rendit compte de deux vérités.

Il n’avait pas rendu son baiser, et qu’il disparaisse en enfer si jamais il ne corrigeait pas cette erreur.

La force dans ses jambes maintenant revenue, le voilà parti dans une course folle pour essayer de rattraper celle qui était devenue l’objet de ses obsessions. Le devoir de chevalier, la famille royale, même le fait de respirer avait été oublié un court instant, avant qu’il ne prenne une grande bouffée d’air pour l’aider à partir. Tant qu’il ne l’aurait pas retrouvé, rien ne l’arrêterait. Le soldat se dit que la chose serait des plus simple, car sans prétention, il était après tout un guerrier entraîné et elle une servante. Mais il fallait croire qu’une quelconque force semblait donner à Thémis des ailes pour l’aider à fuir l’homme. Il l’avait perdu de vue, et le voilà en train de parcourir à une allure folle les alentours du palais, sans jamais s’arrêter. Pourtant, il semblait être guidé dans une vague direction, quelque chose comme un instinct qui le poussait à suivre un chemin particulier.

Après plusieurs minutes, ses pas l’avaient mené au niveau d’une colline, de laquelle on pouvait encore voir le soleil avant qu’il n’abandonne sa place à la clarté des étoiles et de la lune. La teinte orangée pouvait paraître magnifique pour n’importe qui, mais Sebastian quant à lui n’était captivé par les reflets de la chevelure océan face à lui. Elle restait assise là, lui tournant le dos, à contempler le spectacle en face d’eux. Peut-être n’avait-elle pas remarqué sa présence, ou plus simplement qu’elle ne daignait lui accorder la moindre importance, mais dans tous les cas, il profita de cet instant pour l’approcher. Le pas lent et hésitant, comme s’il avait peur qu’elle puisse s’enfuir, il arriva près d’elle, avant de s’asseoir à son niveau, l’imitant en observant l’astre couchant. Un silence s’imposa entre les deux, sans doute en se demandant ce que l’autre comptait faire. Pour le cas du grand blond, innombrables questions se bousculaient. Certaines plutôt évidentes, d’autres moins, parfois avec une réponse attendue, ou d’autres avec peur de l’entendre. Mais au-delà de toutes, une seule ressortie du conflit qu’il avait créé.


« - Pourquoi moi ? »

Était-ce réel ? Était-ce un rêve ? Quelle était la sensation qu’il ressentait ? Pourquoi se sentait-il si mal en son absence. Sans compter les questions à son propos. Pourquoi avoir fui ? Quelle était la signification de ce geste ? Le referait-elle ? Tant d’interrogations aux solutions plus ou moins confuses. Mais au-delà de tout ça, il ne pouvait s’interroger qu’une question allant au-delà de tout ça, pouvant peut-être amené la solution par rapport aux autres. Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Il avait entendu parler des nombreuses personnes flattant Thémis, que ce soit pour la beauté qu’elle affichait que son esprit enjoué. Rien que repensait à ceci l’énerva une nouvelle fois, sans savoir pourquoi. N’ayant pas d’apport d’éclaircissement, il reprit une nouvelle fois la parole.

« - J’ai encore du mal à comprendre ce qui s’est passé devant le palais. Mais même un homme comme moi peut imaginer l’importance d’un tel geste. La chaleur que ses lèvres avaient laissée réapparue alors sur les siennes, cette sensation brûlante le poussant à enchaîner. Je veux dire, il y a certainement des personnes qui vous conviendraient mieux. Un chevalier au devoir aussi "gratifiant" que le mien ne pourrait convenir à quelqu’un d’aussi… »

Belle, intelligente, gracieuse, enjouée, brillante, et il en passait. Il voulait dire tellement de choses à son propos, mais sa voix semblait se perdre dans sa gorge. Encore une fois, la confiance et le calme qui faisaient sa renommée semblaient être absents ce soir-là. Il ne pouvait se résoudre à dire ce qui était enfoui en lui, car lui-même ne saurait de quoi il s’agit. Apeuré qu’elle n’ait agi que sous l’impulsion du moment, il cherchait à comprendre comment ils en étaient arrivés à ceci. Le soleil continuait sa descente, restant unique témoin de cet instant partagé entre les deux êtres. N’osant rompre le silence instauré, il se contenta de serrer le poing, le regard pointé vers le pied de la colline, à espérer qu’elle ne daigne le libérer de cette prison imaginaire.

_________________

[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Signas10

♪ Song of Time & Storms - Zelda OoT (Violin Cover) ♪
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight   [Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight Empty

[Flashback] The story of a Little Witch and a Young Knight

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fairy Tail RPG : Fiore no Oukoku :: 
 :: Fiore Centre :: Crocus :: Palais Mercurius
-