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 Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)

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Emil Ryuki
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Emil Ryuki

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MessageSujet: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMer 25 Juin - 20:20
Après un long voyage jusqu'à Fiore Centre pour un combat au Domus Flau de Crocus, Emil décida de rentrer temporairement à la guilde. Grand marcheur, il n'appréciait guère de suivre la même route deux fois de suite, et décida donc de revenir par Hydralia et le désert Dissidia qui constituaient un itinéraire aux environnements variés et intéressants. Pourtant beaucoup de personnes s'étaient opposées à ce qu'il le suive... Les barmans, les marchands, les simples civils : tous s'obstinaient à le faire dévier de la ville hydraulique d'Hydralia. Connue pour son industrie développée, elle avait aussi de nombreux secrets et se cachait sous un voile de nuages sombre et inquiétant. Le jeune mage n'avait que faire de tout cela : il pouvait se défendre et ne faisait qu'y passer, qui plus est c'était une chance d'explorer un lieu plein de mystères à ne pas manquer.

En arrivant en ville, sa première impression allait dans le sens des rumeurs : la ville était oppressante, symbole de désespoir. Les seuls gens dans les rues s'évitaient, ils avaient peur les uns des autres, des bidonvilles se dressaient des deux côtés des routes. Dans cette pauvreté et cette ambiance morbide apparaissaient tout de même quelques lumières venant des commerces et autres habitats, qui permettaient de s'orienter au fond des ténèbres. Il suffisait de suivre ces lumières pour parvenir à l'auberge la plus proche, ce qu'il fit en se délectant du lieu. Oui, il s'en délectait. Emil n'aimait pas qu'on l'aborde à tout-va, et la fatigue après son combat à Crocus et son long voyage lui tombait dessus comme un rocher, alors le fait qu'on l'évite constamment et que la lumière n'assaille pas son visage harassé faisaient un grand bien au jeune mage. Cette sensation fut dérangée par un groupe de personnes armées et en patrouille, qu'il esquiva. Leur présence paraissait étrange étant donné qu'aucune agitation n'avait brisé l'ambiance lugubre de l'endroit, mais ce n'était pas son affaire : il garda cette pensée en tête puis continua. Un peu plus loin, il trouva enfin son bonheur.

Une auberge qui semblait à peu près fréquentable se montrait enfin. Emil s'arrêta un instant pour regarder au travers de la petite vitre au centre de la porte, puis ne voyant rien de trop louche il entra. Première action, première gaffe : fatigué et peu concentré, il fissura la porte avec sa Crush Magic qu'il s'empressa de contenir pour ne pas la désassembler, ce qui aurait causé quelques ennuis autant au nouveau client qu'aux gérants. Il s'avança puis s'assit au bar et commanda sa boisson sans fioriture : plus vite il pourrait demander sa chambre et y monter, mieux il se sentirait. En attendant qu'on le serve, il se détendait et laissait ses yeux s'égarer. Des tables de bois s'étalaient dans la surface assez conséquente du lieu, et un seul luminaire (dans lequel il serait temps de changer l'ampoule...) se dressait au milieu de la pièce peu occupée, à part aux alentours du bar pourtant bien petit pour un établissement de cette envergure. L'apparence de Western faisait travailler l'imagination du jeune mage qui fermait peu à peu ses yeux et s'enfonçait dans les méandres du sommeil en s'écroulant sur le bar craquelant. La condition physique du petit homme en cet instant était proche de zéro. Quelques minutes passèrent ainsi, jusqu'à ce que le barman revienne avec son verre et le ramène gentiment à la réalité (sous-entendu : "si tu veux dormir, c'est pas ici !"). Emil attrapa ce que lui tendit le barman puis le posa devant lui, préférant s'assurer qu'il resterait éveillé avant de commencer à le boire.

Tranquillement assis, il ne s'attendait pas à ce que quelqu'un vienne perturber son moment de repos bien mérité...

Spoiler:
John Doe
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John Doe

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyVen 27 Juin - 21:50



"Time To Pretend"

Tu ne connaissais pas. Maintenant, tu sais que cela existe. Tu ne sais pas ce qui est le pire... Ses larmes, son corps ou ses cellules qui l'animent.

Conscient de ta bonne étoile, tu n'as jamais été dupe ou naïf. Tu as toujours fait preuve d'un réalisme fondé comme le pouvoir et glacial comme la banquise. Tu as toujours mis de la poésie un peu partout pour enjoliver, par plaire, draguer et être charmé. Là, cela t'est tout simplement impossible. Pas de positive attitude ? Depuis que tu es arrivé, tu as eu le droit à toutes ses larmes. Elles tombent encore et encore, un cycle sans fin. Son visage est pluie. Tu as eu le droit à toutes ses formes. Elle a été tantôt fine, tantôt torrentielle, tantôt diluvienne, tantôt battante, tantôt acide. Bien qu'équipé, tu as senti sa force. Comme le fouet, elle est cinglante. Comme un bourreau, elle sait s'arrêter, marquer des pauses avant de reprendre de plus belle pour tomber en continue. Elle est cette garce qui te bat, te fouette, te frappe, te cingle, te flagelle, te gifle, te caresse, te transperce jusqu'à ce qu'elle atteigne tes os. Elle te mouille, te saisit, te trempe. Tu peux sentir son baiser froid, glacial et humide s'immiscer au plus profond de ton être. Tu as cette impression qu'elle dégouline de tout être tellement elle gonfle chacun de tes canaux.


Tu as très vite compris pourquoi. Elle pleure de tout son corps sa honte, son indignité, son viol perpétuel par quelques fondés de pouvoirs. Si tu avais cette âme noble comme celle de ce héros voleur qui s'est élevé contre la tyrannie d'un pouvoir infondé, tu aurais agi. Tu n'es pas un personnage de conte de fées, tu t'es limité à ton travail. Tu gribouilles sur ce bloc de papier ces quelques mots... Qui sait, ils peuvent servir.

« Ces notes sont le récit de mon indignation et de ma souffrance suite à mon premier séjour à Hydralia. Elles sont écrites pour dénoncer cette hypocrisie ambiante. Elles tentent de faire entendre la vérité sur cette ville. Chaque minute passée ici, chaque nuit, c'est une montagne de détails alarmants qui viennent s'ajouter. La majorité de la population est presque réduite en esclavage. Elle travaille corps et âmes pour l'heureux propriétaire de cette gigantesque fabrique d'armes. Il n'hésite pas, sous couvert des hauts dirigeants de notre magnifique pays de liberté et d'égalité, à étouffer la populace par des taxes tout aussi grossières, dégueulasses, répugnantes, gerbantes que les conditions de travail. La misère attirant la misère, il n'est pas rare de voir des scènes tout aussi ignobles, elles sont justes la continuité de ... Rien ne manque au palmarès des forces de sécurités locales... Comme de certains habitants : incendies, massacres, pillages, viols, monstrueuses et indicibles mutilations de locaux ou d'étrangers (en particulier)... Son agonie est longue, violente et extrême. Les plus sensés s'indignent de voir ces maisons s'embrasser avec tant de vulgarités que de la bave dégouline de toute part... Des combinaisons, des duos ou des trios, voire plus, tout aussi monstrueux et indigestes. Le tout s'étale sur cette place publique, dans ces rues tantôt coupe-gorges, tantôt large comme un estuaire. Le tout suinte la mort et fornique au milieu des immondices et de la pollution. Les artistes et les rêveurs ont abandonné la pauvre Hydralia. »

Tu n'es pas un héros, tu brûles cette note et tu fermes les yeux pour le moment. Tu es venu pour cette mission. Tu l'as achevé, tu repars demain. Tu as besoin de te changer les idées, tu rentres dans cette taverne plus ou moins respectable. Tu t'assieds, commandes un verre, puis un autre. Tu te laisses aller, tu tentes de te soustraire de cette étreinte sombre et sournoise. Tu sais que la seule chose à faire, dans ce cas-là, est de te divertir. Tu cherches ta victime. Celle qui va te permettre de changer d'air, de passer à autre chose quelques minutes, quelques heures... Tu tombes sur lui. Il n'est pas du coin, c'est parfait. Tu réfléchis à une idée pour te distraire, tout en évitant de trop d'impliquer ou d'impliquer trop les charmants habitants de cette délicieuse cité. Quelque chose de simple, grossier en apparence. C'est ce que tu esquisses dans ton esprit. Tu payes tes premières tournées. Le barman reprend ta commande et là, tu débrayes. Tu bois cul sec. Tu te lèves, le patron te regarde avec cet air qui dit "si tu sors sans payer, je te bouffe". Tu lui souris. Des mots polis et pourris sur un ton respectueux et calme.
Non, ne vous inquiétez pas. Je ne pars pas sans payer. C'est juste que je profite de la générosité du petit mec là-bas. Celui qui a les cheveux gris en vrac. Il a presque la taille d'un nain. Enfin, je passe les détails. Il a dit au serveur... Que les gens du bar faisaient pitié... Qu'il payait un coup à tous.

L'employé, que tu viens de soudoyer, confirme d'un geste et d'un sourire tes dires. Tenté et si bien qu'une bonne dizaine de gars se ruent vers notre dindon pour lui mettre une dérouillée. Tu restes silencieux. Tu souris comme un squale. Tu observes la scène quelques secondes. Tu te tires. Tu sais que tôt ou tard, l'autre va ressortir. Autant éviter de te mettre en difficulté en attendant !
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Dernière édition par John Doe le Dim 20 Juil - 0:33, édité 3 fois
Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMar 1 Juil - 13:53
Les virevoltants dansaient sur la poussière déchaînée qui traversait le village à vive allure. Quatorze heures, le calme plat, une chaise qui grinçait, un chat essayait de se faufiler, un vautour de s'approcher. Il se baissa sur le cadavre, un coup de fusil surgit, et il mourut. Le tireur allongé sur le toit se releva pour pouvoir recharger, seconde erreur : un coup de fusil surgit, et il mourut. Et puis l'agitation retomba d'un seul coup, la mort attendait la prochaine imprudence pour lacérer sa proie tel le soleil qui consume la terre désertique.
A cet instant se présenta le cowboy sur son fidèle destrier au porche du village. Lui ne craignait pas la mort, il la défiait. Le temps est immuable, alors il faut défier la mort, celle qui donne des frissons, la vraie, jusqu'à ce qu'on ne le puisse plus et qu'on soit emporté par le grand âge. Il descendit de sa monture, attrapa le pistolet à sa ceinture, jeta quatre cinq regards aux alentours, et se mit à courir à toute vitesse dans l'allée principale. C'était le jeu des paires : une balle, un homme. Sa mémorisation fut parfaite : une balle dans son angle gauche en haut frôla sa nuque et traversa le sable, une autre fila directement vers son mollet depuis ses arrières, et la dernière lui entailla légèrement la joue. Soudain, il s'arrêta. Le héros appuya trois fois sur la gâchette et rangea son arme. Les trois tireurs venaient de mourir. Mais c'était un peu trop facile, et Emil n'était pas le seul à connaître le jeu des paires. L'un des habitants avait trouvé refuge dans la taverne, attendant le moment propice. Lorsque le jeune cowboy passa devant les portes battantes, deux projectiles lui transpercèrent les jambes. Le gars sortit par lesdites portes, posa son revolver sur le front du blessé, et commença le compte à rebours à cinq.


"-Debout ou je te crève maintenant !"

Mais rien à faire, ses membres ne voulaient pas bouger. Alors le blessé prit son arme et se suicida d'une balle dans le crâne sans hésitation. Un héros meurt parce qu'il l'a décidé. Toujours. Pourtant, Emil supposément au paradis continua à entendre l'écho diabolique de son assassin. Sans relâche, elle le harcelait : "Debout ou je te crève maintenant !". Une fois, deux fois, et son crâne devenait de plus en plus lourd, son esprit perçevait d'autres voix féroces et stimulantes, et c'est alors qu'il revint à la vie.
La joue enfoncée dans son verre de jus d'orange (parce que c'est un secret, mais l'alcool est pour les grands), Emil avait laissé une légère coulée de bave sur le bar. Il s'en aperçut lorsqu'il se réveilla et releva sa tête au faciès peu attrayant, transmettant parfaitement qu'il venait de dormir une dizaine de minutes dans un endroit où il n'aurait absolument pas dû le faire. Le sentiment qu'il venait d'accomplir quelque chose d'extraordinaire s'effondra dans le même temps. Pour remédier à cet état d'esprit négatif, le petit homme but son jus d'orange cul sec (très efficace pour être en pleine forme par ailleurs), écrasa son verre dans le bois malencontreusement et se leva. La puissante énergie enfermée dans la pulpe traversa son corps musclé puis, comme la pluie qui arriverait après le soleil, fila au cerveau. D'un seul coup grâce au pouvoir vivifiant de la vitamine C, Emil se rendit compte qu'une dizaine de bagarreurs deux fois plus grands que lui l'entouraient. Le barman rappela le jeune homme à l'ordre sans attendre :


"-Allez petit debout ou je te crève, t'as pas payé !"

Il leva les yeux en l'air, réfléchissant en comptant les sublimes poutres du plafond prêt à s'effondrer, puis se retourna vers le gérant nonchalamment, comme à son habitude et surtout repris d'un élan de fatigue à la pensée du paiement. Enfin, il s'éxecuta et posa sur le bois 100 Jewels tout rond.

"-Exact, voici la monnaie m'sieur."

Au même moment, la porte du commerce claqua violemment. Annonciatrice d'un mauvais présage, les évènements s'enchaînèrent ensuite rapidement. Le barman attrapa le verre du gamin, le remplit d'eau, et lui balança au visage. Tout cela pour lui dire qu'il n'avait finalement pas tout payé...

"-Ecoute gamin, joue pas au plus malin. Le gars qui vient de partir a dit que tu payais la tournée ce soir, et comme t'es tout seul maintenant, t'as plutôt intérêt à rabouler le flouze."

Galère, galère, pour le petit mage en voyage. Il voulait juste s'arrêter et faire une pause dans ses affaires, et voilà qu'il se retrouvait mêlé à un autre malentendu stupide. Son père plus que quiconque attaché aux traditions lui avait appris maintes fois le sens de ses actions et de la justice, et bien que le jeune homme ait cherché à se défaire de ces dites traditions pour retrouver sa liberté naturelle, il en gardait encore les valeurs les plus fondamentales. Or ce qu'il subissait actuellement était une injustice, et il les exécrait particulièrement. Sa tendance le menait d'ordinaire à l'exaspération, mais ce dégoût prononcé l'énervait en premier lieu.

"-Je n'ai pas demandé à payer, il faudra voir avec lui. De plus, sachez, par précaution, que j'ai un katana à la ceinture et que je sais m'en servir dans une moindre mesure."

La dizaine d'imbéciles, ni mages, ni armés, refusèrent sa réponse. Il leur avait laissé une chance : après tout, eux aussi étaient victimes d'une injustice. Mais au lieu de chercher le véritable coupable, ils préféraient la solution de simplicité et se jeter sur le premier venu. Cela, c'était exaspérant. Il n'y avait pas de justice là-dedans, ni même de vengeance, mais de simples bêtes que voulaient se défouler. Malheureusement, Emil avait le caractère encore un peu plus féroce qu'eux, bien qu'il pouvait contenir la bête qui l'habitait. Car ils n'en valaient certainement pas la peine, le petit homme n'aurait besoin que de son sabre pour les battre et allait garder la bête pour le véritable fautif.
Les clients se jetèrent sur lui soudainement, mais il se faufila sous leurs jambes grâce à sa taille et son habileté, puis sortit son katana et les assomma à l'aide du plat de la lame. Certains résistèrent, ce qui le poussa à trancher le luminaire pour les neutraliser suffisamment longtemps. Ce tour de passe-passe lui rappela le sentiment stimulant des batailles tactiques au sabre, pour lesquelles il avait une adoration illimitée, ce qui fit qu'il se figea un bref instant de plaisir, avant de ranger son katana dans son fourreau. Au moins pour cet instant son aventure n'aura pas été inutile. Cependant Emil ne pouvait guère s'attarder plus longtemps, sous peine de perdre la trace de son malfaiteur. Il franchit la porte du commerce aussi sèchement que son prédécesseur (ce qui à la vue de sa magie la fracassa définitivement), et partit à sa poursuite dans une joie intense et en même temps avec un désir de justice. Un homme s'échappait à vive allure vers les ruelles sombres d'Hydralia, et nul doute quant à ses intentions, Emil n'hésita donc pas une seconde. La rapidité et la précipitation du moment présent constituaient un véritable remède à la fatigue du petit homme.

Pourtant, plusieurs questions le prenaient : qui était-il ? Et pourquoi faire ça ? Mais il y attachait quand même une moindre importance. La seule chose à faire était de profiter de l'instant, d'aller aussi vite que le vent et de l'attraper.


*Surtout, ne m'attend pas, et tu me feras alors la plus grande des faveurs !*
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyJeu 3 Juil - 23:55



"Tom et Jerry"

L'un des avantages de ton travail est de pouvoir changer de fringues à volonté. C'est aussi une passion. Tu aimes le transformisme parmi d'autres choses. D'une manière générale, tu apprécies tout ce qui capte l'attention et en jette. Ta dernière acquisition vestimentaire est des plus virile. C'est un peu réducteur, mais cet adjectif lui convient bien.

Tu portes un chapeau brun aux bords larges protégeant aussi bien du soleil ou de cette pluie devenue crachin. Il est en feutre indéformable. Son design comme sa qualité semble plutôt convoité. Tu t'es enveloppé de ce vêtement brun totalement imperméable, ample, chaud et qui ne te gêne pas dans tes mouvements. Il n'a pas de manche, juste un trou pour passer la tête. Pour protéger ton délicat visage de beau gosse, tu t'es équipé d'un triangle de coton gris. Ton foulard ne te gêne pas ta respiration. Que tu cours ou pas. Tu as déjà testé. Par contre, il te protège de la pluie, du vent, de la poussière et du froid. Sous ton poncho, c'est carrément le summum. Tu t'es chaussée de ces chaussures qui ont la côte chez certains et dont le prix peut s'envoler. Beautés rares, tu as mis la main sur ces bottes vintages peu avant d'arriver ici. Elles mesurent quinze pouces de haut avec des talons complexes conçus à un pouce de haut. Les convoitées sont munies de sangles d'embranchement originales, avec ces conchos laiton complètés de chaînes et jinglebobs. Tu as eue quelques difficultés à te faire à elle, mais à force de parcourir les toits de la ville, de choper des ampoules, tu gères. Ta chemise est en coton et se pare avec joie de ces carreaux gris et noirs. Tes boutons d'argent ont chacun la forme d'une étoile à cinq branches, un parfait pentacle. Elle est rentrée dans ce pantalon noir et solide qui tombe sur tes santiags. Une coupe droite, parfaite, qui met bien en valeur ton fessier. À ta taille, tu portes cette ceinture de cuir brun à la boucle argent quelque peu modifiée pour porter initialement des pistolets. N'ayant pas ce type d'arme, tu as un peu retravaillé les emplacements pour y mettre tes deux beaux boomerangs. Tu ne sais pas pourquoi, met à la sortie du bar, tu as mis tes lunettes noires. Te connaissant, c'est sans doute pour un faire un peu plus... Même si le temps ne s'y prête pas... Tu es beau et fier dans cette tenue. Tu as encore fait les soldes avant de venir. Tu flaires toujours les cent pour cent de remise sur les produits. Tu ne serais pas un petit malin ?

Tu quittes tranquillement la bauge dans laquelle tu viens de t'amuser. Tu as ce splendide rire aux lèvres. Celui qui en dit long sur ta fierté et ta petite taquinerie à trois jewels six sous. Tu serais bien resté, mais ton instinct t'a conseillé de prendre la tangente. Tu lui fais confiance, tu as exécuté. Tu imagines avec un plaisir et une joie des plus enfantines le petit homme se débattre dans ce bar comme un poisson frétillant hors de l'eau. Tu ne seras pas trop taquin par hasard ? Non, tu fais preuve d'une compassion, d'un amour à son égard des plus profonds. Les seuls hommes de très petite taille, que tu connaisses, appartiennent à des contes pour enfants. De mémoire, tu te rappelles de Prof, Atchoum, Dormeur, Grincheux, Joyeux, Timide, Simple. Tu demandes si ton nain réunit ces sept personnalités en lui. Il éveillerait ta curiosité ? Tu fronces les sourcils. Non, tu ne feras pas demi-jour pour vérifier. De toute manière s'il est du même acabit, il devrait s'en sortir tout seul. Une once de culpabilité, de honte ? C'est juste l'envie de savoir. Comme un éclair surgit de nul part, tu te souviens de cette trilogie que tu as lue. De pourquoi, tu as décidé d'aider ton nouvel ami. Dedans, les petits hommes étaient décris comme des créatures robustes qui se distinguaient par leurs talents, de forgerons, de bâtisseurs, de commerçants et de mineurs. Ils pouvaient faire preuve de violence, de rancœur et d'une haine phénoménale. Ils manifestaient leur côté sombre quand on touchait à leur or, leurs pierres précieuses, à leur fric... Les pauvres se sont vus foutre dehors, de leur grotte, par un habitant plus vorace, plus cupide et plus radin qu'eux. C'est ce que tu voulais éviter à notre ami en lui apprenant la charité. Pendant que tu délires sur la tête de ton nain. C'est la seconde fois, tu deviendrais affectueux ? Tu cherches un animal de compagnie peut-être ? Non. Tu l'as choisi comme victime parce que sa tête te plaisait bien. On pourrait croire que tu lui manques de respect. Ça serait voir le mal où il n'y n'en a pas. T'es juste joueur et provocateur. Bref, tu montes la rue, tu t'engouffres dans une autre tout aussi glauque et sombre que les autres... Tu ne vas pas revenir sur tes commentaires touristiques ?

Depuis les quelques jours que tu traines tes guêtres, tu connais la ville plus ou moins comme ta poche. Préférant la vue des toits et les chemins de traverse qu'ils proposent, c'est par là que tu vas rejoindre ton squat de fortune. Il est discret, plus propre, plus spacieux et plus classe que la gamme hôtelière adaptée à ton job dans cette ville. Il est à deux pâtés de maisons. D'après ce que tu as pu en voir en faisant le tour et tes connaissances, c'est une ancienne centrale hydraulique qui n'a plus longtemps à vivre. Sur l'une de ses portes, on peut lire, entrée interdite. Un peu plus loin l'indication, comme quoi, c'est un endroit dangereux devant être démoli sous peu. Que la municipalité dégage toute responsabilité en cas accident. Quand tu as lu ce passage, tu étais mort de rire. C'est évident. La municipalité dans toute sa splendeur se fout de la gueule de ses habitants, mais ils aiment ça. Tu ne vas commencer à les plaindre encore ? Tu as quelques bonds à faire, marcher sur une ou deux corniches, des ponts de fortunes qui sont tout sauf des ponts... Un vrai plaisir pour toi. Au bout de cette ruelle délicieusement décorée de poubelles dégoulinantes.... Si tu n'avais pas vu ses rats gros comme ton bras, tu aurais presque pensé qu'elles étaient vivantes. Ça t'a fait bizarre la première fois quand tu as vu ces montagnes d'ordures bouger comme ces danseurs de techno. Tu n'étais pas attardé à cause de l'odeur . Ce soir, tu vas faire de même. Ta cible est cet escalier au fond , le long de cet immeuble de quatre étages. Il mène à son toit. Il est assez drôle, mais très pratique. C'est la première fois que tu envoyais de ce type. À chaque niveau, tu as une échelle qui te permet d'accéder au palier supérieur. Comme il est plus ou moins rouillé, tu n'as pas besoin de tirer la manette pour faire descendre les marchepieds.

Ton instinct te conseille de retourner juste avant de prendre dans cette montante. Au loin, tu aperçois ce truc blanc qui court. Tu tends ton pouce pour évaluer sa taille au vu de votre distance. Non ! Tu n'en revient pas, c'est ton pote qui se ramène comme un forcené. Tu avais bien raison de penser qu'il en avait dans le ventre. Il semble vouloir jouer. Il te faut trouver un nom pour ton nouvel ami, un truc qui claque. Tu ne sais pas trop là, tu regardes ton pouce et eurêka. Tu es trop doué pour trouver les surnoms. Il sera ton P'tit Poucet. Ça faut un peu trop affectueux, mais il semble déborder d'amour, ça lui va bien. Tu as encore ce sourire de sale gamin fier de lui. Celui qui donne envie de t'emplafonner contre un mur autant que t'embrasser. Tu déchaînes les foules, tu n'y peux rien. Tu t'actives et rejoint le haut de la rue. Entre l'escalier et le bas, une quinzaine de mètres, une douce pente de quinze ou vingt pour-cent, de l'eau qui coule à flot. Tu te mets en position au dessus. Tu écartes les jambes, tu laisses voir des boomerangs, tu te la joues cow-boy. Une mise en scène trop fun, tu es fan de toi. Ton nain pose un pas dans la rue, tu dégaines. Tu fais semblant. Avec tes doigts, tu mimes un coup de feu, mais tu joues un coup plus drôle. Sous ton bandana, tu murmures.
Kami Fubuki Shiro No Mai

De tes doigts naît cette tornade de papiers blancs qui s'empressent d'embrasser le sol, de geler l'eau. Tu regardes ton ami pour voir comment il va réagir. Tu attends qu'une seule chose. C'est qu'il se vautre ! Une de tes mains s'est fixée à l'échelle au cas où. Ton instinct encore ?
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Dernière édition par John Doe le Dim 20 Juil - 1:17, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyLun 7 Juil - 16:17
La cité d'Hydralia n'avait qu'une seule morale : le repos. Dans ses plus grandes rues le silence vagabondait sous les lumières vacillantes qui, malgré leur présence, ne camouflaient ni la lune (ou le soleil peut-être), ni les étoiles flamboyant bien au-delà des lampadaires usagés. Mais lorsque l'on s'avançait dans les labyrinthiques ruelles de la ville, la sensation de repos, de figement donc, de la moindre parcelle d'espace, absorbait absolument tout corps étranger au lieu, si bien que le moindre inconnu, pris d'une si puissante force, se figeait à son tour un bref instant, alors qu'au contraire tout corps est censé symboliser le mouvement perpétuel. C'est non seulement comme si le temps s'arrêtait, mais aussi d'une quelque façon comme si la plus profonde des noirceurs vous prenait au cœur et aux tripes pour engloutir ce qu'il restait de vivant en vous, comme si le plus discret des endroits était aussi le plus dangereux des terrains de jeu. Les jeux allant d'une simple poursuite à une non moins palpitante bataille, pour laquelle notre jeune homme se présentait comme un des deux protagonistes.

Emil Ryuki s'enfonçait peu à peu dans ces ruelles, et à mesure qu'il progressait les ampoules perdaient en intensité et en stabilité, puis leur nombre diminuait, pour finalement complètement disparaître. L'ambiance devenait alors terriblement pesante, surtout à la place qu'il occupait. Il interprétait en effet le rôle du poursuivant à qui on tend toutes sortes de pièges, mais aussi qui arrive en dernier, et qui est de fait est le plus vulnérable. Cette personne, venant dans les ténèbres déjà assimilées par le fuyard, était la seule personne vivante, la seule personne se démarquant du décor duquel faisait d'ores-et-déjà partie le second protagoniste. Or, surtout dans cette position, "se démarquer" signifiait être pris pour cible, être en danger avec peu de chance de répliquer. Cette conclusion à laquelle il fallait nécessairement parvenir, note un paradoxe majeur : le poursuivant devenait cible, et ce décor labyrinthique considéré comme mort devenait dangereux, ainsi la moindre tâche d'ombre pouvait cacher une embuscade, une attaque.

Et tout cela, toute cette ambiance inquiétante, angoissante, maléfique, noire, malsaine... On s'en foutait. Le mage au long manteau blanc ayant son acuité développée par les entraînements de jeunesse suivait du regard le malfrat fondu dans les ténèbres tout en courant sur lui. Et c'est tout. Comme s'il n'y avait rien autour. Le véritable combattant n'avait qu'un but. La main gauche sur le fourreau de son katana, et son corps en alerte grâce à l'élargissement de la magie du Crash tout autour de lui, Emil était prêt à parer à quasiment toute éventualité. Son cœur battait néanmoins rapidement, même si son souffle était calme, ce qui lui permettait d'étendre sa perception à son maximum en irriguant vivement ses muscles et son cerveau. Pourtant garder un souffle si calme malgré son cœur affolé était contre-productif, car cela le faisait souffrir et diminuait donc légèrement ses sensations nerveuses... Ce phénomène avait pour cause l'importante retenue dont il faisait preuve à l'égard de son second "lui", ce Emil incontrôlable et violent qu'il détestait mais en même dont il avait tant besoin, sans quoi ses limites psychologiques finirait par lâcher sous la pression de sa trop grande patience.

Les murs filaient un à un devant ce petit homme au caractère schizophrène. Sans s'arrêter, il frôlait les gouttières pour rejoindre les toits de taule afin de gagner du temps, puis redescendait bloqué par une façade plus haute, ou par les ventilations cassées et encrassées. En bas, les ruelles avaient l'allure de miroirs auxquels on ne pouvait se fier, à l'image de pièges posés par des forces supérieures malignes. Elles se succédaient longuement dans cette profonde noirceur où il y avait pour seul guide cet escroc étrangement bien habillé. Même pour une tête aussi peu remplie que pour celle de notre mage il n'était pas bien difficile à distinguer, et donc à suivre. Puis, à la suite d'un long périple dans cet espace qui semblait infini, il le perdit de vue. Le chemin déjà tracé ne menait de toute façon qu'à un lieu où le nombre de ruelles diminuaient, où les lampadaires réapparaissaient peu à peu pour jeter le regard sur un paradis. Oui, un paradis. Dans cet enfer labyrinthique et pour la première fois, le jeune mage trouva une rue éclairée comme une avenue, menant à un entrepôt désaffecté ou quelque chose du genre. Il commençait doucement à s'inquiéter du fait que son compatriote le gentleman ne donnait plus signe de vie, puis tout en restant sur ses gardes, s'élança comme sur le Stairway to Heaven dans le rue montante.

Le goudron craquelé gênait la course d'Emil déjà compliquée à cause de la pente ardue. Fort heureusement, il était habitué aux faits d’endurance et n'avait donc que peu de difficulté à tenir le rythme. L'entrée du vieux bâtiment face à lui le préoccupait plus, étant donné qu'elle était entrouverte et laissait présager qu'une autre personne s'était introduite à l'intérieur, suivant donc par la même un chemin identique au petit mage puisqu'il n'y en avait qu'un seul et unique. Ce qui menait tout droit à notre cher "comme-la-vie-est-triste-j'ai-pas-assez-d'argent-je-pars-sans-payer". Désormais certain de sa destination, il accéléra dans le mesure du possible, puis déprit son katana du fourreau. Mais alors que ses pas étaient lancés, l'eau dégoulinant sur la pente gela soudainement. Dès que son pied se mit à glisser sur la glace le jeune homme empoigna son sabre puis le planta violemment au sol pour se maintenir, avant de désassembler l'eau à l'état physique pour pouvoir poursuivre. A la vue de la quantité et de la fragilité du matériau, cela ne posa aucun problème. Au même moment, la silhouette camouflée apparut au-devant de la rue, plus en hauteur. Il n'avait pas pu la remarquer, concentré à se sortir de là. C'est le coeur battant mais le souffle toujours calme qu'Emil poursuivit : poser des questions avant de frapper pourrait être préférable. Au moins avec ce qui venait de se passer, on pouvait dire qu'il était un mage, et que sa magie avait un lien quelconque avec l'eau.

Dépassant le portail de la vieille centrale, les deux joueurs venaient de déverrouiller une nouvelle zone. Le premier agrippé à l'échelle pour monter vers les hauteurs ne traîna pas, mais le second n'allait pas se laisser faire, même si la longueur du hangar qui les séparait n'était pas négligeable. Conservant toujours un effet de surprise quant à son vrai pouvoir, surtout qu'il avait un sabre à la main, Emil s'empressa d'utiliser sa magie. Il rengaina vivement, puis tourna sa main vers l'échelle.

"Crash !"

Le bout de ferraille tomba en morceaux. Le petit homme profitant de l'occasion reprit prudemment sa poursuite vers l'escroc, désormais privé de ce moyen de monter. Même si, sachant qu'il était mage aussi, cela ne l'arrêterait pas forcément, ça aurait le mérite de le ralentir.
John Doe
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John Doe

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMar 8 Juil - 15:41


"Pour juger de la hauteur d'un épi, on ne le sort point du champ. Pour ne point exagérer l'élévation de notre mérite, il nous faut le comparer à celui des autres (John Petit-Senn)

Ton nouvel ami vient de déverrouiller une arme sous tes yeux. Il va sans dire qu'il respecte à merveille la tradition guerrière des hommes de petites tailles. Tu demandes si ces derniers non pas un bonus offensif ou défensif dans l'emploi d'arme de ce type. Tu passes cette réflexion pour le moment. Tu admires son intelligence et sa réactivité. Il ne te déçoit pas. Il utilise la majoration obtenue par cette épée ou autre chose. Tu dois bien être honnête, entre la distance qui vous sépare, le temps assombris, cette faible luminosité, même si tes yeux sont habitués, tu ne vois pas clairement. Tu peux seulement le supposer. Ses mouvements sont ceux d'un épéiste, du moins ceux d'une personne qui dégaine et plante. Tu te navres de ne pas avoir de sac avec un objet premium. Le genre qui permettrait à un sniper de voir dans de telles conditions. Par contre, tu n'es pas certain de bénéficier de tous les avantages offerts par ce type d'objets. Tu sais le très bien. Au début de la partie, tu as choisi de mettre tes points dans l'agilité, l'esquive, la rapidité, le silence, l'endurance, l'intelligence, l'humour, la chance et non dans la précision longue portée en toute condition. Tu admets que tu n'es pas au maximum dans chacun, c'est pourquoi tu les travailles tous les jours. Tu ne peux qu'attendre la suite pour infirmer ou confirmer. Un chouia frustré de devoir patienter ? Un tantinet déçu ? Tu aurais préféré que l'autre joueur se laisse submerger par ton scénario. Le voir s'étaler sur cette fine couche de glace glissante à souhait... T'aurais donné une joie instantanée... A défaut d'avoir un décor enjoué...

Pourtant, tu apprécies de ne pas être en face d'un être avec des actions programmées. Comment appellerais-tu un mec ou une nana définit ainsi ? C'est une évidence ! C'est aussi limpide qu'une eau cristalline. Tu es heureux de ne pas faire face à un Personnage Non Joueur.,PNJ, en abrégé, ça fait plus moderne et mieux, non ? Tu sens cette excitation naissante. Celle qui te promet un shoot des plus divins. Tu l'espères ardemment du moins. Cette idée qu'il t'offre un développement plus tripant, qu'il s'approprie le jeu, tu l'aimes. Ce n'est pas comme si tu préférais le mode multi-joueur, voire massivement multi-joueur, un réseau de contacts, d'opportunités presque sans fin. Massivement sur tous les plans ? Tu n'as pas le temps d'explorer cette piste... Tu découvres, avec joie ou pas, les talents de l'autre joueur. Ce n'est pas comme si la porte de sortie que tu tenais....Vient de disparaître comme par magie. Tu as l'air un plutôt con. Rien ne se voit sur ton magnifique visage caché par ta tenue des plus sympas. Pour le voir, il faut regarder ta main. La pauvresse vient de serrer plusieurs fois le vide... Pour vérifier qu'elle n'hallucine pas. Elle ne devrait pas. Même si tu es un fêtard aguerri, tu restes un esprit sain dans un corps sain. Pour répondre à cette question brûlante, tu lances une recherche dans ta base donnée. Tu n'as pas accès à tout les levels, tu dois te contenter de ton niveau actuel. Tu es un mage de rang C avec des PM évalués à mille huit cent unités. Remarque, tu n'en as peut-être pas conscience, voir pas du tout.

La seule magie que tu connaisses est celle enseignée par Papyrus. Tu t'égares mon petit. Il ne faut pas regarder dans les données empiriques, mais théoriques. Avant d'apprendre à lancer des confettis, tu as pensé un temps certain dans les bibliothèques de notre pays... Une dizaine de mois pour choisir ta discipline actuelle parmi tant d'autres... Tu n'as pas vu physiquement ce qui s'est passé. Les seules informations, dont tu disposes, sont celles transmises par ta main. Juste avant qu'elle ne dise bonjour au vide. La dite échelle t'a donné l'impression de s'effondrer sur elle-même. Comme si son corps entier de disloquais. Tu es certain ? Tu reprends l'évaluation des sensations, ce n'est pas une dislocation, mais plutôt comme si elle tombait en morceau. Un filtre des plus pertinent vient réduire le périmètre de ta recherche. Tu as obtient la réponse à cette question initiale, quelle magie aurait les codes permettant de réduire une cible en poussière à distance ou pas. Ton ami stimule en toi cette partie endormie de ton cerveau, celle qui est avide de sensations fortes, avec sa crush magie. Cette dernière ne t'a pas passionné pour son aspect destructeur. Pour le niveau de maîtrise qu'elle demande avant d'en tirer des bénéfices. Elle possède cinq levels . Elle peut tuer un adversaire si le mage n'en as pas le contrôle suffisant. Ton ami te propose un défi des plus stimulant. Tu devrais réagir là ? Tu n'as pas assez évalué son potentiel ? Tu veux voir s'il sera capable de t'emmener au septième sol ... Tu n'as pas tort, mais dans les conditions actuelles, ce n'est pas top. Tu devrais proposer un développement te permettant de le faire avec efficience.

Un flash aveuglant de quelques secondes devrait faire l'affaire. Il ne pourra pas désassembler un torrent de papier couleur soleil dansant à des rythmes fous avant qu'il ne soit réuni. À ce même moment, une lumière violente et vive illuminera l'impasse. Ton défi du moment devrait se voir affliger d'un buff. Il ne sera pas une amélioration, mais une diminution. Il est habitué cette luminosité qui à plus de points communs avec l'obscurité que son alter égo. Ne serait-ce pas une vision personnelle de la chose que tu nous proposes ? Comme tu es aux commandes et que tu manipules le joystick avec une habilité déroutante, c'est accordé. Tu dégaines plus vite que ton ombre alors qu'il approche à une vitesse remarquable... Il se déplace comme une sirène dans l'eau. Tes mots ne s'égarent pas pour autant dans l'immensité de l'océan. Ce point situé à deux ou trois mètres de haut, entre vous deux, sera parfait. Même si t'es lunettes ne sont pas celle d'un sniper, elles sont parfaitement adaptées à ce qui va suivre.
Kami Fubuki Kiiro No Mai

Oh la belle jaune ! Tu ne perds pas de temps. Si tes connaissances sur la magie de ton partenaire improvisé sont exactes, il est relativement puissant. Comme tu ne t'es jamais battu contre quelqu'un autre que ton vieux professeur, tu n'as absolument aucune idée de ton niveau, du différentiel entre vous deux. Il te faut prendre du recul. De la hauteur peut-être ? S'il est capable de détruire des portes entre différentes zones et réduire les possibilités du terrain... Tu es plutôt doué pour créer des ponts. Pour le coup, un superbe escalier qui t'emmènerait au niveau deux de l'immeuble vient de gagner ta sympathie. Alors que le feu d'artifice se finit, tu enchaînes avec ta version personnelle du pierre, feuille, ciseaux et papier.
Kami no Kensetsu

Tu profites avec aisance et subtilité du paramétrage lié à ton job. Pardon, tu exploites simplement tes aptitudes de voleur pour monter sur cet escalier aussi solide que le métal. Qui peut disparaître si l'autre joueur se débuffe plus rapidement que prévu. Il disparaîtra dans tous les cas une fois à destination. Il ne faut pas gâcher toutes tes réserves, d'autant plus que courir sur des toits n'est pas de tout repos non plus. Comment tu fais pour évaluer tout ça ? Tu as intégré une sorte de jauge à ton esprit ? Bref, il te faut quelques secondes pour passer à l'étape suivante.
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyVen 11 Juil - 12:50
Un petit peu de réflexion (mais pas trop)


A la surprise générale, même s'il n'y avait pas grand-monde, la course-poursuite prit une tournure plutôt intéressante. Après un bon quart d'heures, les deux mages s'enfoncèrent enfin à l'intérieur d'un vieux bâtiment, éclairé ci-et-là par les lampadaires petit budget de la ville. Parvenus à une étape fatidique, Emil révéla son pouvoir pour freiner la progression de son adversaire, ce qui ne manqua pas de le déstabiliser un instant, mais sans l'arrêter. De la même façon d'ailleurs le voleur avait su lui tendre des pièges dignes d'un véritable mage, que notre protagoniste avait déjoué tel un autre mage. Désormais, la course allait revêtir une allure folle de tours et de sorts en tout genre... Fin du résumé.

Le hangar semblait le terrain parfait pour un bon western : une allée centrale ornée d'échafauds et de caisses vides ou vidées, une résonance idéale pour faire ressurgir les voix des uns et des autres avec un effet cinéma, et même en cet instant les deux rôles principaux. Le seul problème était que l'un des cowboys s'enfuyait, refusant pertinemment le duel. Il n'aimait pas la violence ? Ou son côté stratégique rigolait d'un trop simple un contre un ? En tout cas, ça ne facilitait pas la tâche de Emil prêt à dégainer n'importe quand. Et alors qu'enfin il avait trouvé un moyen pour le stopper, le fuyard dévoila une nouvelle capacité et s'en sortit. Pourtant, le petit homme était bien content de son coup, ça avait dû être une sacrée surprise de voir l'échelle se désassembler soudainement. D'ailleurs, pendant quelques secondes, il s'arrêta si net que ses méninges devaient fonctionner à la vitesse de la High Speed Magic... Mais Emil a toujours une fâcheuse tendance à l'optimisme lorsque les sensations fortes viennent les unes après les autres. Ainsi, lorsque la riposte lui parvint, il n'avait pas préparé grand-chose...

D'aussi loin, il n'entendit rien, mais cette fois il vit clairement des papiers tourbillonnant s'envoler par paquets dans sa direction. Peu à peu le torrent grandit et s’entacha d'une lumière si aveuglante que le petit mage fut obligé de se plaquer contre une caisse de marchandises pour l'éviter. Évidemment cette esquive bloqua en même temps toute la vue qu'il pouvait avoir sur son adversaire. Même un simple d'esprit comme Emil se doutait que cette brève allait lui permettre de s'échapper... Mais quitte à perdre du temps, autant réfléchir. Sans être une flèche, on devinait aisément que quelqu'un qui lançait des papiers magiques maîtrisait la magie du... papier ! Bravo Jean-Louis, très fort ! L'ennui avec cette magie, c'est qu'elle était plus qu'imprévisible. Le petit homme, même en sachant la nature du pouvoir ennemi, ne pouvait pas faire grand-chose pour le contrer. Alors que sa seule capacité, bien qu'elle ne fusse pas des moindres, soit de désassembler les objets comme il l'entendait, la Paper Magic semblait offrir une infinité de possibilités : à la vue de ses papiers luminescents, on pouvait supposer que ce furent des papiers glacials qui avaient gelé le sol, et que quasiment tous les éléments devaient y passer. Eau, Feu, Plante (attrapez les tous !), Électrique... C'était tellement énorme que Emil n'avait pas vraiment la volonté nécessaire pour réfléchir aux points faibles de chaque. D'une part ça lui gâcherait son plaisir, ce qui ne serait par définition pas drôle, d'une autre ça le ralentirait inutilement, et de la dernière ça semblait un petit peu compliqué.

Donc, rien à faire. Oui, on s'en foutait de sa magie. On complique pas les choses, s'il y a pas moyen de la parer, on voit sur le tas ce qu'il se passe et on réagit en conséquence. La seule chose intéressante, c'était que la couleur du papier semblait correspondre à un élément. A supposer le bleu l'eau, le rouge le feu, le jaune l'électricité, ou un truc comme ça. Du coup, c'était vraiment possible de réagir à l'instinct sans trop se creuser les méninges. Mais bref, à tergiverser, le petit mage allait finir par perdre de vue sa cible. Il sortit de sa petite pause tranquille, puis se dirigea vers le passage en hauteur. Cependant un léger problème se présenta quand il parvint au pied du passage...

Premièrement, le fuyard avait disparu à l'étage. Cela n'avait rien d'étonnant étant donné le laps de temps procuré par ses papiers de lumière. Le plus gênant était que, non seulement il avait trouvé un moyen pour monter, mais en plus qu'Emil n'en avait désormais plus. Et le petit mage savait pertinemment que déplacer un des échafauds pour pouvoir escalader lui prendrait des plombes. Toutefois, il n'avait pas le choix... Mais il ne comptait pas pour autant laisser son compagnon de jeu s'enfuir aussi facilement. Son katana s'échappa de son fourreau et vint trancher l'échafaud aux angles à mi-hauteur, de façon à ce qu'il soit moins lourd à déplacer et plus rapide à escalader -surtout considérant la taille du bonhomme...-. Une fois l'échafaud sous le passage, Emil s'arrêta un instant. Un peu contre-productif sachant qu'il cherchait à aller plus vite... Et pourtant plutôt bien pensé. Le jeune mage savait pertinemment que l'autre n'abandonnerait pas ce qu'il semblait voir comme son jouet, ou un autre joueur qu'importe, mais qu'en revanche il n'hésiterait pas à tout mettre en place pour gagner une fois les duellistes sur un plan d'égalité. La première chose à faire était de réfléchir à un plan d'attaque pour là-haut.

Pour lui le principal problème était cette capacité que la cible avait utilisé pour aller à l'étage. S'il pouvait répéter ceci à volonté alors toutes les tentatives afin de l'arrêter devenaient vaines. La seule solution possible devenait donc une évidence... Sans étage, l'escroc n'avait plus nulle part où monter. Très, très bon plan. On applaudit. Un peu bourrin, un peu trop pour être appeler un "plan", mais digne du simple d'esprit. Attention, simple d'esprit ne veut pas dire idiot : c'est juste que lorsqu'on réfléchit, on ne va pas chercher les conséquences trop loin. On passe d'une cause, d'un énoncé, à une ou deux réflexions, à une réponse. N'allons pas perdre nos neurones dans milles réflexions agitées de situations et d'éléments complexes. Bref, revenons à notre histoire.

Emil content de ne plus avoir à penser à cela se jeta dans l'action. D'un geste vif il bondit sur l'échafaud puis prit appui sur le mur pour parvenir sur la plate-forme de l'étage supérieur. Le petit mage se concentra et désassembla la plate-forme situé au niveau de son adversaire et de l'échelle. Il aurait bien fait chuter toute la ferraille, mais cela aurait consommé bien trop de magie, à tel point que ça aurait été un véritable gâchis et une possible cause de défaite si combat il devait y avoir. Toute cette agitation commençait à faire un sacré bruit, mais Emil n'avait pour l'instant qu'un seul but : arrêter l'autre combattant (si toutefois il en était bien un). Une fois le "plan" mis à exécution il fonça sur lui prêt à en découdre, sans hésitation ni doute.

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyLun 14 Juil - 17:49


"Le ciel est trop haut, la terre est trop basse, seul, le comptoir est à la bonne hauteur."(San Antonio)

C'est avec une chance insolente que tu débloques le level deux de la zone. Dans deux jalons, tu atteins ces toits que tu aimes tellement. Tu reprends ton souffle. Tu te calmes et analyses la situation.

Un petit zoom sur ton compagnon de jeu. Le sens de sa course t'autorise à déduire qu'il s'était caché derrière cet amas de caisses vides pendant le flash. À le voir s'agiter et à courir dans tous les sens, il te donne l'impression d'être un troll préparant son offensive. Le petit malin, il a trouvé un échafaud pour te rejoindre. Tu n'as jamais douté de ta classe et de ton charme, mais tu trouves que... Ce joueur est trop attachant, trop agité, trop entretenant et virulant.Cela ne t'empêche pas de sourire pour autant. Tu te marres en le voyant faire tous ses efforts. Tu es un brin taquin. C'est avec une joie non cachée que tu l'imagines courir, encore et encore dans tous les sens, pour tenter de te rejoindre. Tu ne serais pas un peu contradictoire ? Du tout, c'est ton côté play-boy qui ressort. Au lieu d'admirer son œuvre et de t'auto-complimenter, ne serait-il pas plus prudent de l'arrêter avant. Tu n'es pas seulement un mateur professionnel, tu es aussi un penseur. La stratégie de ton ami t'inspire-t-elle ? Au regard de tes pulsations cardiaques qui s'accélèrent un tantinet... Il semblerait que oui. Non ! C'est d'autres choses qui éveillent ton corps. L'idée que l'une de ses mains est tranchante que l'autre peut démolir tout ce qu'il voit touche. C'est des plus excitant pour toi. Le défi t'enivre et t'attire. Tu n'es pas saoul au point de te jeter dans la gueule du loup. Tu restes sur ta ligne conductrice. Le tester et voir ce qu'il a dans le ventre. Tu sais qu'à jouer à chat perché, il se peut qu'il perde patience, que tu l'agaces fortement. C'est ton envie du moment. Tu veux le pousser dans ses derniers retranchements. As-tu de quoi tenir le change ? Si ton esprit fourmille d'idées, pourquoi pas.

Le point de départ est l'exploitation de la zone de combat. Précédemment, ta lumineuse diversion t'a permis d'appréhender celle-ci différemment. L'impasse est cernée de deux immeubles sur les côtés. Il n'existe aucune ouverture sur ces pans de mur. Le périmètre de la zone a la forme d'un rectangle de huit mètres de large pour approximativement quinze de long. L'accès se fait par cette rue attenante et cette structure qui te porte. L'escalier repose sur un entrepôt de quatre étages. À chaque niveau, il existe une porte d'accès en bois à la solidité plus ou moins douteuse. À travers les quelques fenêtres, tu aperçois une charpente métallique qui supporte le tout. Tu imagines que les passerelles sont aussi en métal au regard de cette poutre d'acier qui porte l'escalier. Sur les bords de l'impasse, tu as pu clairement voir l'alternance entre déchets quotidiens et manufacturiers. Le sol est parcouru de vieux rails de fer. Tu as vu des crochets auxquels sont attachées les poubelles collectives pour ne pas qu'elles se tirent. Les rats qui pullulaient jusqu'à présent semblent avoir pris la poudre d'escampette sous l'effet de ta lumineuse idée. C'est un mal pour un bien, tu n'es pas très fan de ce genre de bestioles. Tu es fier sur ton point d'observation, c'est l'endroit idéal pour terminer la cartographie des lieux. Tu as ce petit sourire en coin, celui qui promet des instants extrêmes. Te voilà près et cela tombe bien.

À peine, ton ami vient de toucher terre qu'il se permet d'effacer le support qui tenait cette lourde échelle en métal, située à ta gauche. À ta droite, c'est le vide qui trône. Le problème ne réside pas dans l'action, mais dans ses conséquences que tu as lues avec brio. Tu admets la pertinence de détruire le moyen qui permet de t'élever. Tu y vois aussi un empressement sublimant une éventuelle jugeote. L'échelle qui relie les deux étages, n'est pas verticale. Elle est inclinée. Le sommet pointe sur ce petit homme croisé avec une puce sauteuse. Le bas est orienté dans le sens inverse. Elle tombe naturellement amoureuse de lui. Du haut de ses deux mètres et demi, elle s'empresse d'aller lui faire un baiser. C'est une absence de logique évidente. Il devrait pouvoir se défaire de cette prétendante avec aisance. Tu passes très vite sur cet instant poétique pour te laisser imprégner par l'intensité du moment. Un battement de cœur sec, puis le silence. C'est le début d'une symphonie que tu aimes. Cette sensation, cette pointe d'adrénaline qui lance la machine. Instinctivement, tu détermines qu'il est de ce type. Il est de ces gens qui agissent sans réfléchir parce qu'ils sont conscients de leur puissance, de leurs talents. Il est le bourrin qui a une foi absolue en sa force. Il est une bête dangereuse. En lui se cache un Berserk. Tu ne connais pas l'étendue de son potentiel... Mais il a charmé cette dame que tu gardes jalousement en toi, la peur. Tu la vois enfiler ses bas, mettre ses sous-vêtements, choisir sa tenue de soirée, choisir cette musique qui va t'envoyer au septième ciel. Plus, tu en veux plus ! Tu n'attends que cela. Qu'elle sorte et prenne possession de tes fonctions animales. Une petite lueur apparaît des tes yeux. C'est le top départ de ton nouveau show. Comme tout bon professionnel, tu comptes en mettre plein la vue, tenir le tout en haleine jusqu'à l'apothéose.

Ça fait longtemps, très longtemps que tu n'as pas senti ce frisson parcourir ton corps. Celui qui réveille ta peau, tes sens. Tu dégaines Tes deux boomerangs. C'est avec une touche de nostalgie que tu les lances. Ils réalisent une dernière tâche pour toi. Tu les lances directement sur l'autre joueur. Tu n'y mets aucune subtilité, ils sont deux leurres en plus de cette échelle. Ne perdant pas instant, tu empoignes la rambarde. Tu montes dessus. Tu t'en sers comme d'un appui. Tu balances la sauce dans tes jambes. Tu t'élèves dans les airs. Tu entames une rotation de ton long. Avec l'élan , tu te positionnes à deux mètres de l'édifice d'acier, un mètre au dessus du niveau de ta rampe de lancement. Heureusement que ton chapeau a un cordon pour le maintenir… Parce que là, tu es parfaitement droit... La tête en bas, les pieds au dessus. Point de vue et instant idéal pour libérer le dieu de la foudre. Si tes sorts précédents manquaient de punch parce que le but n'y était pas, dans celui-ci, tu mets nettement plus d'enthousiasme. La dose idéale pour profiter des conducteurs naturels présents, une eau impure au sol, une pluie polluée, de l'acier, un corps humain recouvert de vêtements mouillés. Rien d'excessif non plus, juste de quoi endormir quelques chevaux de trait et tester la résistance de ton ami.
Kami Fubuki Kiiro No Mai

Un joli torrent de papier jaune d'environ un mètre de cinquante de large avec pour centre ton adversaire vient de naître. Soit tu le touches, soit tu le manques. Dans tous les cas, un nombre conséquent de confettis se sera fixé sur l'armature métallique avant. Petite question à ton attention. La fée électricité va danser un peu partout dans l'espace de combat, le sol y compris. Comment vas-tu éviter l'une de ses caresses ?Ah, tu as un autre tour dans ton sac. Tu l'enchaînes directement après le premier.
Kami no Kensetsu

Tu nous crées un magnifique toboggan que tu empruntes à la fin de ta rotation. Te voilà glissant de tout corps sur cette construction d'une bonne dizaine de mètres aux courbes rappelant celle d'un grand huit. L'arrivée se situe sur la porte en bois du rez-de-chaussée. Elle ne fait pas long feu quand des pieds la percutent. Tu continues de glisser sur un sol de béton sec du hangar. Dehors, quelques arcs électriques dansent. Quelques coquins auront profité de la charpente du bâtiment pour visiter celui-ci.
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Dernière édition par John Doe le Dim 20 Juil - 2:36, édité 1 fois
Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptySam 19 Juil - 14:33
Un nouvel arrivant...


Emil posa enfin ses pieds sur la plate-forme du second niveau. Ce simple fait lui procura une certaine tranquillité d'esprit en considérant qu'il portait une amertume toute particulière pour la discipline d'escalade. Plusieurs raisons se cachaient derrière cela : déjà il était petit, et c'est très ennuyant de devoir monter lorsqu'on est plus proche du sol que du plafond, de plus sa magie n'avait rien de très athlétique à part pour la course d'obstacles peut-être (forcément si on détruit les obstacles ça va plus vite). Mais il n'avait pas vraiment le choix car laisser s'enfuir l'ennemi ne faisait pas partie de son caractère, et rien ne saurait désormais arrêter le mage perdu dans sa course. Pourquoi le poursuivre ? Quel pouvait bien en être la raison ? Il commençait peu à peu à perdre l'intérêt qu'il avait pour ces questions, se consacrant chaque instant de plus en plus au présent dans lequel son corps comme son esprit se jetaient avec une puissante ferveur. Le temps n'était donc plus aux interrogations, qui définissent les actions de chacun, mais à l'action même.

Tout en désassemblant le niveau supérieur à une telle vitesse qu'il n'avait pas vraiment fait gaffe à ce qui l'entourait, le jeune homme commença à chercher du regard son compagnon de jeu. Il ne savait pas trop ce qu'il mijotait, mais le plus étonnant était son temps d'arrêt. L'escroc se tenait devant lui, et le petit bonhomme se tenait devant l'escroc, mais l'un comme l'autre restèrent immobiles une brève seconde. Les yeux d'Emil croisèrent le chapeau du gentleman, provoquant un choc si brûlant que tout s'arrêta. Moins d'une seconde les lampadaires ne grésillèrent plus, le cambouis des caniveaux se figea, et la moindre forme de vie fut paralysée. Ou plutôt, les deux adversaires étaient si concentrés que leur perception aiguë faisait paraître le monde au ralenti. Épris de cette rencontre, Emil ne fut que plus revigoré de savoir qu'il n'affrontait pas le dernier idiot du coin, ni le moins dégourdi. Cependant cette même constatation révélait un bien épineux problème...

Le petit mage avait de moins en moins de doute à propos de la supériorité intellectuelle de son "partenaire". Il devait élaborer plusieurs suites de plans à la minute et réfléchir à la vitesse de la lumière multipliée par la racine carrée de l'âge de son arrière-grand-père. Cette affirmation ne tarda pas à être confirmée lorsque le fuyard fila dans les airs en s’apercevant que notre bonhomme se rapprochait de lui, avant de contre-attaquer brillamment. La justesse de son saut le projeta par-delà la rambarde de ferraille, le laissant danser au-dessus des lumières même, habillé de son voile de ténèbres. Son corps s'élevait pour se mêler aux cieux qui semblaient le faire disparaître à l'intérieur d'un autre monde. Seul son chapeau ne pouvait complètement s'effacer. Son couvre-chef cachait ses pupilles sous la pression gravitationnelle et flottait avec harmonie d'un point à un autre, d'une étoile à une autre pourrait-on dire s'il n'y avait pas eu cette pollution si dense propre à la ville industrielle d'Hydralia. Au point culminant, ses mains attrapèrent la voie aérienne et ses jambes y bondirent pour retourner le corps tout entier, ce qui fit pivoter le faciès bien discret du joueur vers le bas. Sa coiffe emmenée par le mouvement dévoila un œil vif, sans hésitation, déterminé, perçant, perçant vivement celui d'Emil qui attendait toujours de voir ce qui allait se dérouler. Jusqu'au moment où...


"Kami Fubuki Kiiro No Mai !"

Jusqu'au moment où la lumière surgit des ténèbres pour clore le bal. L'attaque soudaine surprit Emil et l'enjoua dans la foulée, lui qui espérait bien quelques plans pour le ralentir. Elle fut d'une telle intensité qu'il ne put plus rien voir pendant quelques secondes. Par réflexe, et ayant déjà essuyé cette attaque, il sortit son sabre dans la foulée. Douce erreur. Le katana trancha les papiers mais le courant électrique suivit la forme du sabre pour remonter à la poignée. Il ne sentit au départ quasiment rien, la poignée n'étant pas en acier, mais un simple contact avec la garde suffit à le paralyser. L'électricité traversa son corps avant de repartir vers la plate-forme en fer, d'où venait d'autres courants provoqués par le sort. Le corps du pauvre mage resta bloqué à travers ce réseau suffisamment longtemps pour que son ennemi descende au rez-de-chaussée. Un toboggan à la matière semblable à celle de l'ancien escalier apparut devant Emil qui ne pouvait rien faire. Il rattrapa son créateur en plein vol qui se faufila délicatement à l'intérieur du bâtiment en défonçant vigoureusement la porte à coups de pieds.

Le Lamia venait de perdre de vue son adversaire. Plus important, le courant s'évapora dans les airs en le marquant de multiples brûlures, qu'elles soient minimes ou modérées. Le sort ne fut évidemment pas assez puissant pour le figer plus longtemps sur place, mais une vive douleur l'avait traversé temporairement. Cette sensation, cette cause, qui ne valait a priori pas grand-chose demeura dans son esprit et se transforma peu à peu. Comment avait-il pu le blesser ? Pourquoi ? N'était-ce pas simplement un jeu ? Et ça faisait mal ! Et c'était une injustice, une seconde injustice qui faisait encore pencher la balance d'un côté, cette balance qui ne demandait qu'à être ajustée avec une parfaite égalité. Et cette fuite toujours, comme s'il ne cherchait rien, comme s'il désirait errer au plus lointain, comme si finalement il se fichait du deuxième joueur, comme si tout ceci n'avait été créé que par lui et dans son propre intérêt. Mais Emil était là pourtant, et l'auto-proclamé maître du jeu n'aurait rien pu faire sans sa présence. S'il s'agissait de prouver sa valeur, alors il n'attendait que ça.

Gigoter dans tous les sens, ça ne l'amusait pas vraiment. Et puis il n'était plus vraiment lui. Ça l'emmerdait. C'était quoi cette connerie, où était l'honneur dans la fuite ? Le petit mage hurla si fort qu'avec la résonance environnante la moitié du quartier avait dû l'entendre. Descendre par l'échelle à nouveau lui aurait fait perdre ce qui lui restait de patience. Il percuta directement le mur à sa gauche en hurlant sa rage puis traversa les deux étages en modelant un trou béant dans les plafonds grâce à la Crash Magic. Son élan fut tel qu'en pénétrant dans le sol du rez-de-chaussée une crevasse de cinq à six mètres autour de lui fut nécessaire à arrêter la masse de son corps maigrichon avec sa magie. Un temps considérable fut néanmoins gagné en entrant ainsi. Son poing déjà chargé en pouvoir autant désassembleur que destructeur se tourna vers sa cible en vue sans hésiter. Le corps agile d'Emil fonça en position basse, prêt à stopper n'importe quelle course, n'importe quel homme. Le coup, même sans parvenir à sa destination, allait provoquer une onde de choc peut-être minime, mais certaine. La rage. Il n'y avait que cette rage qu'il détestait. Qu'il haïssait. Qu'il exécrait mais qui le constituait.

S'il parvenait à rattraper l'ennemi, il ne fait aucun doute qu'il allait lui asséner ce coup sans hésitation aucune.

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John Doe
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John Doe

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMar 22 Juil - 20:54



"Andale, Andale! Arriba, Arriba! Yii-hah!!"(Speedy Gonsalèz)

Tu glisses, tout ton être crie ces mots « secouez-moi, secouez-moi » ! Tu restes un grand enfant qui s'amuse d'un rien. Une glissade improvisée sur un toboggan de fortune est le parent de ce frisson. Enivré par l'esthétique du geste, tu as l'envie de conquérir l'espace qui fuit devant toi. Une pointe d'emballement et d'excitation, tu décolles. Porté par l'adrénaline et une liberté naissante, ton corps danse. Tu te nourris de cette fraîcheur et de cette magie de l'instant. Tu te laisses emporter par le plaisir du jeu, par l'envie et la fierté de dépasser tes limites. Libre comme l'air, tu n'es pas sous l'emprise de tes yeux et de leur jugement. Ils se relâchent pour s'ajuster au terrain et briller comme une étoile. Tes nerfs, tes muscles se délassent, oublient cette tension. La tension est à son minimale. Ton corps peut se contracter sans passer par la phase de décontraction. Ne t'emballe pas Coco ! Tu n'es pas seul. Tu devrais apprendre à gérer ton option fils unique. Cela pourrait t'éviter quelques surprises... Si certaines sont divines. D'autres sont de vraies douches glaciales comme ce mini-tremblement de terre qui interrompt ta glissade. Ce n'est pas de toussoter sur la fin qui te fait bizarre, mais c'est le raccourci de l'autre joueur. Il a libéré une puissance impressionnante pour se frayer un chemin direct vers la case arrivée. Es-tu satisfait de voir la force de son amour pour toi ? Non, tu en veux plus ! T'es en forme ? Tes galipettes t'ont motivé ? Non, ton partenaire de jeu avec ses réactions, sa capacité de destruction a réveillé définitivement dame peur.

Ta peau frémit. Tes cheveux se dressent. Tes poils se hérissent. Cet organe qui régule ta circulation sanguine s'affole, s'alarme. Il t'alerte. Ton sang se glace au contact de cet air froid qui parcourt ton dos, qui fixe sur ton front et tes tempes ces quelques perles de sueur froide. Tes mains se crispent. À la vitesse où tu te relèves, à la manière dont tu lui fais face, tu ne te laisses pas manger par cette émotion. Tu n'es pas paralysé, ni figé ou pétrifié par la peur. Ton corps l'exprime, mais ne défaillit pas. Tes jambes ne se dérobent pas. Tu ne blêmis pas. Tu es saisi, mais pas passif. Quel est ton secret ? C'est le mental. Tu aimes sentir la peur s'emparer de ton corps. Tu prends ton pied avec ce pouvoir artificiel, naturel et temporaire que ton cerveau sécrète en même temps que cette courtisane t'embrasse. Ce n'est pas tout. Tu es un boxeur. Tu sais que la peur du coup et de la douleur est souvent plus importante que le coup lui-même. Le moment du choc est un peu difficile à passer, mais tu sais que ta montée d'adrénaline va amoindrir la douleur. Tu joues au dur ? Tu as raison, c'est le moment. Pendant des années, tu as cette chance de prendre des coups très régulièrement. Tu ne comptes plus les heures passées à t'entrainer sur les rings standards ou improvisés, ni celles passées avec ton vieux professeur de magie. Coups de poing, coups de pied, coups de genou, coups dans les parties... Tu n'as jamais été épargné. Sur le moment, c'est tellement savoureux qu'à chaque fois, tu te dis, c'est la dernière. Après coup, tu es fier du corps obtenu, de cette endurance et de cette résistance. Tu y retournes. Ne serais-tu pas masochiste ? L'important n'est pas là, mais c'est coup de projecteur sur ta capacité à relativiser. Au final, tu gères ta peur. Tu n'es pas arrêté par les situations où tu risques de te prendre des mandales et autres. Il est vrai que tu connais quelques techniques qui permettent d'encaisser mieux et d'éviter de finir en pleurnichant.

Tu fixes sans défaillir ton adversaire. Il est armé de son poing et fonce sur toi comme un taureau chargerait un drapeau rouge. Ta respiration se calme, tu te mets en position. Tu décides d'appliquer cette bonne vieille loi de la cinétique. Concept théorique complexe, mais elle est l'une des bases de la savate. La première qu'on enseigne au débutant. En boxe, la technique la plus puissante est la contre. Ce coup part de tes jambes. Tu commences par positionner ton pied d'appui à l'arrière, soulevant ton mollet. Tes pieds ne reposent plus sur leur plante, mais sur leur pointe. Tu ne restes pas immobile non plus. Tu sautilles et tapes le sol. Ne serait-ce pas un effet de scène des boxeurs ? Non, tu exploites la gravité comme tu peux. Cette loi est omniprésente dans nos vies, dans les combats encore plus. En mettant tout ton poids sur ces tapes, tu les convertis en puissance. Une vague d'énergie amplifiée par un faible grappling part du bas de ton corps pour atteindre ton épaule. Tu déroules ta hanche et déplies ton bras comme un fouet. Ce levier naturel amplifie la vague d'énergie produite par le mouvement de ton épaule et celle qui vient du sol. Tu concentres toute cette énergie dans ton poing. Ta gestuelle cherche et trouve ton centre de gravité. Cet endroit où le corps n'a ni appui ni équilibre. Tu ne sors pas des limites imposées par le polygone de sustentation. C'est avec une rapidité instinctive que tu décroches ton gauche. Vos mains se percutent avec une violence qui résonne dans tout corps. Si tu n'avais pas renforcé la densité osseuse, tu aurais sans doute les os de ta main broyés. Même si tu as appuyé ton coup au dernier, tu n'échappes pas à l'onde de choc qui se propage dans ton corps. Tu as fait preuve d'une excellente maîtrise de l'énergie cinétique où de l'art de donner des coups simples et rapides.

Par contre, elle ne t'a servi à rien. Ton partenaire particulier est un mage qui emploie la magie de crush. Son corps a été moulé en ce sens. Ce n'est pas comme si cette discipline magique permettait d'expulser directement l'énergie cinétique du corps et désassembler tout ce qu'elle rencontre en chemin. Constat et théorie que tu développes alors que tu fais un joli vol plané. Ne serait-ce pas une épaule gauche déboîtée ? Par chance ou pas, tu n'as pas été désassemblé. Quelle idée t'est passée par la tête pour lui répondre avec un contre ? Tu as oublié qu'il a ravagé un bout du bâtiment ? Tu veux bien nous éclairer ? Oh ton atterrissage, il est fantastique. Tu viens de t'encastrer dans ces étagères pleines de cartons et autres bibelots décoratifs. Tu as mis tellement d'amour dans ton accolade que certains étages et leur contenu s'effondrent sur toi. Quel beau fracas ! Tu es encore en vie ?

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyLun 28 Juil - 0:35
Le sol est frais

La haine ne fait pas partie de lui. C'est lui. Ce n'est pas Emil, mais cet esprit qui s'empare de son corps lorsque ses sentiments s'échappent. Pour certains ils sont source de poésie, pour le garçon ils sont son pire ennemi. Les machiavéliques profitent des instants de faiblesse et s'invitent en son être pour le déstabiliser. On pourrait aisément penser qu'au contraire ils l'endurcissent étant donné que sous leur contrôle il déploie soudainement sa puissance, mais déjà il perd sa logique et en plus ses personnalités schizophrènes luttent alors intérieurement l'une contre l'autre. Cela cause souvent des situations gênantes pour le mage officiel qui n'a pas tous les droits... Sauf que lorsque son adversaire l'a provoqué, il n'a pas pu s'en empêcher.

Son corps s'est mit à bouillir. Emil n'avait conscience ni de ce qu'il faisait, ni de la personne en face de lui. Le poing incarnant son être fila sans une once d'hésitation. La gestuelle de son adversaire semblait intéressante mais il n'y faisait guère attention. Son corps pourrait subir n'importe quelle blessure que la haine qui le contrôlait s'en fichait. Emil n'avait pas une protection à toute épreuve, loin de là, cependant toute son action penchait vers l'agression et non la défense.. Dans cette optique, à quoi bon être prudent par rapport aux contre-attaques ? Pourtant... Cette fois-ci, ça lui aurait été utile. Car elle fut telle que même lui, à quelques mètres, n'aurait pu prévoir ce qui allait se passer. Le caractère changeant de son compagnon de jeu aussi inattendu que surprenant représenta un danger conséquent pour le petit homme.. Au début, le but était de lui faire peur, de l'effrayer, et surtout de lui faire comprendre qu'il ne fallait pas recommencer à voler. Mais à l'instant où le fuyard se retourna finalement pour jeter son poing contre celui de l'abusé, la situation devint problématique : il allait se prendre la Crash Magic de plein fouet, ce qu'Emil n'avait certainement pas prévu. La blessure pourrait être très sérieuse, et une fois de plus son mauvais caractère allait marquer les gens qu'il côtoyait. Une fois de plus, l'usage de son pouvoir se solderait par une insulte à l'humanité et à la beauté de l'Esprit, par une violence sans limite aucune. Ce gamin qui plus que tout croit et croira en l'humanité jusqu'à ce qu'il soit séparé du monde des vivants en devint perturbé. Il reprit le contrôle de ses actes à quelques centimètres de l'impact entre les deux corps, mais ce fut trop tard...

Les deux poings se percutèrent dans un choc violent et bruyant. La résonance environnante projeta l'onde sonore dans le hangar voire au-delà, ce qui ne manqua pas de figer un temps nos personnages. Emil, même s'il était habitué aux combats de force pure, fut repoussé d'un peu moins d'un mètre par le contrecoup. Pour le second homme la Crash Magic eut un effet plus dévastateur. Elle l'envoya percuter les étagères fortes en (chocolat) colis et autres bricoles industrielles qui ne manquèrent pas de chuter sur lui dans un second vacarme digne des plus grandes cascades de cinéma. L'humaniste toujours hébété passa vigoureusement sa main sur son visage avant de rouvrir ses yeux. Par ce mouvement, il constata une vive douleur au bras gauche. C'est déjà le bras qui tenait le sabre lorsque la décharge électrique l'avait traversé, et en plus il subissait le contrecoup peu commode de la Crash. Il tendit le membre le long de son corps et se doutait désormais qu'il ne pourrait pas en faire grande utilité jusqu'à nouvel ordre. Privé de son usage mais peu préoccupé du sort que pouvait bien lui réserver le destin, il se concentra sur le blessé.

Marchant vers le tas de trucs empilés il remarqua deux jambes qui dépassaient. Il souleva ce qui se trouvait au-dessus et découvrit enfin le visage (pour lequel il avait bien peu d'intérêt) de son partenaire. La vengeance n'était pas le point fort du petit homme et ses réserves de magie frôlaient le bas, il ne chercha donc pas plus le combat. Au lieu de ça, il s'assit sur le sol de métal et tourna sa tête vers le plafond avec un air nonchalant. Emil n'avait en effet plus rien à faire ici : son but était la justice, pas la vengeance. Et avec le coup que l'escroc venait de se prendre ladite justice se rapprochait dangereusement de la seconde, comme si les rôles s'étaient presque inversés. Honnêtement il n'y tenait pas trop. Savoir qui était l'antagoniste l'intriguait, mais ça n'était pas une curiosité vertueuse non plus. Donc le fait qu'il ne soit pas mort et qu'il n'ait pas de blessures trop sérieuses lui suffisait.

Maintenant il fallait juste attendre que l'autre se lève même si ça fatiguait le petit mage. Pourquoi attendre si Emil n'avait plus rien à lui dire ?... Après tout cela, et malgré son caractère, certaines questions restaient trop importantes. Déjà, quelles raisons avaient bien pu le pousser à déclencher cette course-poursuite, et ensuite quelle chose étrange avait faite qu'il s'était soudainement retourné au lieu de continuer à s'enfuir, action pour laquelle ses chances semblaient grandes à la vue de sa magie. D'ordinaire le gamin n'aurait jamais porter un quelconque intérêt pour une personne juste rencontrée, mais la manière dont il l'avait approché se voulait si intrigante et étrange qu'il cherchait à tout prix à comprendre. De plus, cette course venait de tisser un lien. Fragile, solide, d'animosité ou de complicité, qu'importe. Juste un lien dont la nature était indéterminée. Plongés dans l'obscurité d'Hydralia les deux hommes venaient de lutter chacun avec leurs idéaux. Peut-être que tout ceci ne portait aucun sens, hormis le jeu. La douce confrontation emplie de frissons faisait naître les sentiments à l'image de choses qui se suffisent à elles-même, supportant tout entier l’édifice érigé en l'honneur de deux personnes menées par l'action. Peut-être qu'il n'y avait que ça, isolés ainsi du monde.

Lorsqu'il commença à se perdre dans ses pensées, Emil se rappela lui-même au monde réel. Il leva les yeux et pointa son doigt sur son compagnon.


"Je m'appelle Emil, je viens de Lamia Scale. Pourquoi tu m'as mis ton vol sur le dos ? C'est chiant."

Le petit mage ouvrit un carton et sortit une bouteille d'eau (nda : taisez-vous c'est possible dans une ancienne centrale hydraulique wesh).


"T'as soif ?" ajouta-t-il avec son visage inexpressif.

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMar 29 Juil - 0:40


Même joueur joue encore.

Ton instinct de survie lance automatiquement la restauration de tes fonctions vitales dans ces cas de figure. Selon la gravité et l'étendue des dégâts ce mode est plus ou moins long. Ce système élémentaire d'entrée et de sortie est un ensemble de processus minimalistes commandés par certaines zones de ton cerveau. Il te permet d'effectuer des opérations élémentaires nécessaires pour la réalisation d'autres plus complexes. Le top est lancé par cette micro-charge qui parcourt l'ensemble de ton système nerveux. De cette manière, tu recenses le niveau de dommages. Un système basique, mais fiable qui te permet de sentir cette douleur à l'épaule et quelques pressions ici et là. À ce stade, sur une échelle de un à dix, ton niveau de sensation oscille entre deux ou trois. C'est juste suffisant pour déterminer que ton intégrité n'est pas compromise. L'étape suivante est la remise en marche de tes arcanes sensoriels. La logique te commande de commencer par le toucher. Une vague se propage le long de ton épiderme, tes rares poils s'éveillent. De nouvelles informations affluent dans ton vortex. Cette myriade de signaux t'autorise à conclure que tu es recouvert de cartons, de poussières et d'objets dont le poids n'excède pas deux ou trois kilogrammes. Pour le moment, la situation n'est pas alarmante. Le sens suivant qui s'active est le goût. Pourquoi ? C'est élémentaire, tu sens dans ta bouche cette texture. Elle te semble différente de celle de ta salive. Immédiatement, tu reconnais ce goût, c'est celui du fer. Soit tu t'es explosé les lèvres, soit les dents ou autre chose, mais quelques gouttes de sang se sont frayées un chemin dans ton palais. Le jumeau du goût, l'odorat se réveille presque en même temps. Un mouvement lent, léger, presque imperceptible de te narines et tu sens cette odeur de poussière, de moisi, de vieux.


Tu n'as pas détecté de danger immédiat, tu peux continuer l'opération de redémarrage. Tu envoies un faible signal électrochimique à tes globes oculaires afin de tester leurs mouvements. Tout est fonctionnel. Tu baisses et remontes plusieurs fois tes paupières et vérifies que tes volets naturels et automatiques sont opérationnels. La lumière profite de ces ouvertures pour t'agresser, violer des globes oculaires. Cette douleur te rappelle ces lendemains difficiles. C'est un peu la même chose. Tu as commencé à boire et à traîner dans les bars, dans ce bar, emmitouflé dans ton cafard. Celui que cette ville t'a filé. Maintenant, tu vois les lumières qui dansent, mais pas d'ambulance. Tu es sauf, ce n'est pas ta dernière chance, et cela, à toute son importance. Tu n'as pas trop le temps de savourer le moment que te voilà tiré par les pieds comme un sac un sac à patates. Cela t'arrange autant que cela te fait drôle. Ton coeur s'accélère. Tes yeux s'ouvrent à trois soixante degrés. Tu n'exagères pas là ? Ton nez inspire, absorbe l'air ambiant. Ta peau frissonne. Tu avales ta salive. Ta gorge se serre. De nouveau, la peur t'embrasse. Ton corps se réveille totalement.[/i][/justify]
Je m'appelle Emil, je viens de Lamia Scale. Pourquoi tu m'as mis ton vol sur le dos ? C'est chiant.

L'ouïe s'active en mode en urgence. Tu veux bien admettre que ce n'est pas ça. Tu ne comprends rien à ce qu'il raconte. Tu as l'impression qu'il parle au ralenti, mais tu ne ressens pas d'agressivité. Tu perçois quelques vagues sons, mais sans plus. Tu essaies de te concentrer, mais cela t'est tout bonnement impossible. Tu manques de force ? Non, autre chose ? Tu veux hurler à la mort, mais ne te gênes pas ...
Bordel à cul de charrette en bois ! Ta mère à cheval devant le marchand de pipe en caleçon ! Comment j'ai trop mal !

Tu finis cette phrase avec le sourire aux lèvres. Tu es fier comme un gosse qui vient de réussir ton coup. Tu es certain que c'est la bonne manière de procéder ? Tu en es convaincu. C'est ton instinct qui te le dit. Ce même qui t'a dit d'affronter directement l'autre joueur ? Tu sembles vouloir occulter le résultat de ton choix. Présentement, tu es le roi des mollusques et pas celui des voleurs, ce n'est pas très glorieux. Tu t'en fiches, tu es heureux. Tu as cet air con, celui fait naître l'envie de t'embrasser comme de te massacrer la tête. Comme la seconde option est déjà prise, tu sais qu'il te reste la première cela sera moins douloureux. Au moins ta petite pensée a eu le mérite de te déboucher les oreilles.
T'as soif ?

Maintenant qu'il te le dit, tu penses que cela serait une bonne idée de t'enlever ce goût métallique de la gueule. Tu n'es pas partisan du fer à l'état pur, tu trouves que cela donne mauvaise haleine. Quoi, tu as envie d'aller chez le dentiste ? Tu n'as pas autre chose à faire qu'à penser à entretenir ta dentition ? Si ? Il te tend de l'eau, tu devrais accepter, c'est déjà mieux que rien, voir un bon début. Non ? Tu le fixes dans les yeux. Dans l'histoire, tu as perdu ton beau chapeau, t'es belles lunettes et ton foulard. Ce n'est pas très rentable, tu dois le reconnaître. Enfin, ton partenaire particulier peut voir ton regard rempli de cette malice enfantine. Ta main droite atteint péniblement ta poche intérieure gauche au regard de ces grimaces qui illuminent ton visage. Maladroitement, tu récupères cette fiole en métal d'environ dix centimètres de long, cinq de large et un de profondeur. Tu dévisses le bouchon. Tu trinques avec sa bouteille. Tu prends une large gorgée. Tu as mis quoi dedans ? De mémoire, il te semble que c'est une sorte de liqueur de pomme de terre. C'est ce que t'a dit le mec du marché noir. Une fois ta bouche rincée, tu lui tends. Tu lui sors.
Tu sais quoi mec, je ne sais pas qui t'es. Mais t'es mon premier. T'es un putain de bon coup ! J'ai kiffé, pas toi ? Je ne me suis pas planté. On remet ça quand tu veux chéri, sauf maintenant. Là, je suis vidé, je ne serais pas performant. Moi, c'est John et toi ?

Hum, tu es sûr que c'est la bonne formulation ? Ce n'est pas comme si vous veniez de vous bastonner. Tu dis bien ce que tu veux après tout.

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Dernière édition par John Doe le Mar 29 Juil - 23:34, édité 1 fois
Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMar 29 Juil - 18:03
Recherche petit mage attirant, antipathique, et nonchalant


"Je m'appelle Emil, je viens de Lamia Scale. Pourquoi tu m'as mis ton vol sur le dos ? C'est chiant."

La course terminée, un brin de discussion avait finalement pu s'engager entre les protagonistes. Toutefois le bâtiment aussi flamboyant que le ciel de la ville n'était pas le meilleur endroit pour cela, ni même le plus protégé. Des bruits inconnus venaient des ténèbres ici et là, sans qu'on ne puisse deviner leur provenance. Cette atmosphère inquiétante faisait fleurir l'imagination du petit mage qui commençait à développer l'histoire du Slime emprisonné dans l'ancienne centrale hydraulique depuis des années déjà, prêt à bondir sur n'importe quel intrus pour s'en repaître et ensuite retomber dans un sommeil quasiment infini... Enfin tout cela ne découlait que de l'attente -chose peu appréciée d'Emil- provoquée par le lent réveil de la seconde personne en ces lieux. Certes, il venait d'être frappé de la Crash Magic. Certes, il avait heurté une étagère. Certes, des kilos de cartons par dizaine lui étaient tombés dessus. Mais quand même, rien ne lui empêchait de se réveiller plus vite. Sérieusement, ça n'avait jamais tué quelqu'un (ou peut-être, mais c'est une autre histoire). C'était comme si sous cette pile de babioles il prenait le temps non seulement de se laver les dents et de se toiletter, mais en plus de se changer pour un rendez-vous. Dans l'ambiance obscure du lieu ce réveil semblait une éternité. Ce fait décida finalement Emil à agir. Il se rapprocha dangereusement de son adversaire sans se soucier de ce qui pourrait bien lui arriver, et l'interpella.

"Eh oh, est-ce que.."


Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un monstre sortit de là-dessous. Une vraie terreur se cachait dans les décombres et son cri soudain parut un requiem satanique. Le jeune homme eut la peur de sa vie, terrifié de subir une attaque de ce démon alors qu'il l'avait approché par mégarde.

"Bordel à cul de charrette en bois ! Ta mère à cheval devant le marchand de pipe en caleçon ! Comment j'ai trop mal !"

Surpris, il fit un bond en arrière avant de beugler deux trois syllabes hasardeuses.

"Ah, eh, oh ! Kajata!", fit-il les yeux grands ouverts.

Le petit homme finit par se figer. Son cerveau se mit en alerte et, prenant peu à peu conscience de la situation dans laquelle il se trouvait, il se rassit. Il remonta son col pour mettre son visage à l'intérieur afin de cacher le teint rougeâtre arboré par son faciès rempli de honte. Analysant ensuite le cri dudit monstre, il se dit qu'un peu de politesse n'avait jamais fait de mal à quiconque, ni même à un voleur gentleman au corps mal-en-point. D'ailleurs, son corps était abîmé mais son esprit semblait serein à la vue de son sourire bêta et stupide. Ça lui avait apparemment fait plaisir d'apeurer Emil. Vraiment, génial. *Arrête de sourire * pensa-t-il en imageant cette phrase par un second coup mental de Crash Magic. Tête à claques. Escroc. Vermine. Tant d'adjectifs que le gamin aurait aimé lui coller dans la figure à grand déploiement de super glu. Au lieu de ça, il l'aborda aussi naturellement que sincèrement (ironie, es-tu là ? Je t'entends au loin).

"T'as soif ?" dit-il les yeux à moitié fermés, ne laissait rien paraître de son état intérieur.

Pas de réponse. Au lieu de ça l'invité sortit une petite fiole de poison et tua Emil de sa poche et la pointa en direction de la bouteille. Le petit mage claqua la bouteille contre cet étrange contenant et les deux hommes burent à leur journée mouvementée. Une fois que l'eau eut bien coulé , la fiole fut proposée au petit homme. Honnêtement, il ne tenait pas trop à savoir ce qui se trouvait là-dedans, et encore moins à le boire. Ça aurait été du sans plomb 95 que l'ingurgiter n'aurait en aucun cas aider à aller mieux et redémarrer, mais en plus ce petit flacon était vraiment douteux et au-delà des plaisanteries il n'était pas inenvisageable de penser que c'était un carburant quelconque. Par politesse il le prit dans ses mains, tout en poussant un long soupir. Pendant ce temps l'inconnu commença son speech, temporairement ignoré.

"Tu sais quoi mec, je ne sais pas qui t'es. Mais t'es mon premier. T'es un putain de bon coup ! J'ai kiffé, pas toi ? Je ne me suis pas planté. On remet ça quand tu veux chéri, sauf maintenant. Là, je suis vidé, je ne serais pas performant. Moi, c'est John et toi ? "

Emil posa son nez au-dessus du liquide qu'il s'empressa de retirer lorsque l'odeur de désinfectant lui monta au cerveau. Constatant l'engouement de son adversaire pour la parlotte, il se dit qu'il pourrait bien le distraire et se faufiler au travers de l'alcool à quatre-vingt-quinze degrés en même temps. Ayant élaboré son plan, le petit mage se concentra sur le fond du discours de son compagnon. John ? Enfin un nom ! En voilà une information utile, il aurait pu le dire avant de s'enfuir de la taverne quand même, ça aurait été plus pratique. Par contre, être aussi enjoué après s'être pris une rouste, ça valait moyen comme attitude. Et puis sérieusement. Oui, sérieusement. Emil n'est pas gay. On peut toujours essayer, mais déjà qu'il ne flirte pas avec les filles, qu'il est à la limite de l'antipathique... Donc non, ce n'est pas "un bon coup". Peut-être qu'il voulait dire que le Lamia à la Crash Magic avait un sacré coup, c'était possible après tout, mais il ne tenait pas à faire de choses quelconques avec John. Et euh... "et toi ?" c'est une blague, il vient de te le dire... Enfin, bref. Tout en mettant le bord de la fiole sur ses lèvres, Emil poursuivit le discours.

"Euh, si tu le dis. Et je m'appelle Emil, je viens de Lamia Scale. Mais je te l'ai déjà dit... Sinon, pourquoi t'es aussi jouasse ? Enfin, je veux pas t'insulter en te disant ça... Enfin voilà. Bref."


Pendant qu'il parlait, le liquide dans la fiole coulait faussement dans sa bouche pour atterrir au sol en passant entre son bras et son jambe. Discrètement.

"T'as une sacrée course en tout cas, j'ai bien aimé la décharge électrique aussi. Désolé pour le coup, j'ai pas fait exprès. C'était pas vraiment moi je veux dire. Et puis quelle idée de contrer ça..."

Ayant terminé son discours, il releva le contenant et le tendit au blessé en le remerciant. Désormais tranquille, il se mit à penser que sa question initiale restait sans réponse, mais plus important encore l'endroit n'était vraiment plus approprié. Il se leva et fit signe à John de le suivre en se dirigeant vers la sortie, tout en relevant son manteau pour frotter légèrement le fourreau de son katana et ainsi enlever les crasses qui pouvaient subsister de l'affrontement. Enfin, il reposa exactement la même question qu'au départ lorsque l'escroc se trouva à sa hauteur.
"Pourquoi tu m'as mis ton vol sur le dos ? C'est chiant.", répéta-t-il inexpressif.

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John Doe
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMer 30 Juil - 21:52


Johny l'ami des tout petits

Euh, si tu le dis. Et je m'appelle Emil, je viens de Lamia Scale. Mais je te l'ai déjà dit... Sinon, pourquoi t'es aussi jouasse ? Enfin, je veux pas t'insulter en te disant ça... Enfin voilà. Bref.

Sa question est un excellent indicateur. Tu penses toujours qu'un homme se juge à la pertinence de celles-ci. Ton nouvel ami monte en grade dans ton estime. Pourrais-tu nous éclairer sur ce que tu mesures avec ce marqueur ? Tu évalues simplement le différentiel entre vos deux mondes. Si tu t'es amusé comme un gosse, lui ne semble pas l'avoir pris comme un jeu. La question est de savoir comment il a perçu ta petite taquinerie initiale. Tu as deux options. Soit Passe-partout n'a pas apprécié la blague et il l'a eu mauvaise. Soit Mimil considère que tu l'as agressé. Si tu ne connais pas assez ton nouvel ami pour déterminer ce qui s'est passé dans sa tête, tu te connais toi-même pour savoir comment t'aurait ressenti le truc. Lamia Scale ? Ton ami ne sent pas l'écaille de poisson pourtant. Tu ne t'arrêtes pas sur ce détail totalement dénué d'intérêt, mais sur la guilde en elle-même. Selon sa réputation, elle est qualifiée d'héroïque. C'est un fait dont tu ne doutes pas. Par contre, ton immersion récente dans ce milieu t'empêche de confirmer qu'elle accueille quelques mercenaires, qu'elle est plutôt polyvalente et orientée soutien. Si ces faits sont avérés, tu trouves le parallèle avec Silent Night logique.

Pareillement à l'officielle, l'obscure enrôle des mercenaires. Elle remplit plus un rôle de soutien auprès de ses consoeurs. Si la lumineuse est polyvalente, l'énigmatique se concentre sur l'espionnage et le vol. Comme tu n'as aucune idée des forces respectives, tu ne sais pas ce que pourrait donner un affrontement entre les deux dames. Que ce dernier soit chaud et virulent comme la lave ou froid et silencieux comme la glace. Actuellement, tu penses que c'est plus proche du jeu du chat et de la souris qu'autre chose. Demain, c'est moins sûr... Tu te permets d'évaluer les choses de cette manière alors que tu viens à peine d'arriver, que tu n'as même un millième d'une vision globale pertinente... Tu risques de tomber de haut... Bref, tu éludes sciemment la question parce que tu es jouasse à cet instant. Entre deux considérations politiques, tu n'oublies pas de répondre à ton ami. Tu devrais peut-être faire attention aux mots que tu emploies. Tu sais qu'en fonction du contexte, de l'émetteur, du récepteur ses derniers n'ont pas forcément le même sens. Ils peuvent porter à confusion. Ah, c'est ce que tu appelles jouer avec les mots. Tu es majeur et vacciné, tu fais bien comme tu veux. À la manière d'une personne satisfaite et heureuse après avoir fait son affaire...

Mec, je ne suis pas jouasse ! C'est mieux, la c'est la descente après l'extase. Tu m'as emmené au septième ciel, laisse-moi savourer.

Tu viens de te prendre une raclée niveau puissance dix et toi, tu savoures ! Tu assumes en plus ! Ah, c'est parce que tu as conscience qu'elle n'est ni la première, ni la dernière. C'est parce que ton adversaire du moment n'a jamais dégagé d'intentions hostiles, ni une volonté de te détruire. Tu reconnais que le petit est nerveux, qu'il est dangereux pour cela. Il ne sera pas ton ennemi pour autant et pour l'instant. Il a parfaitement rempli son rôle de jouet, de baromètre et de professeur dans une certaine mesure. Tu penses que le garder dans ton réseau serait une bonne idée. Comment tu comptes gérer l'affaire ? Sur le même ton ? Non, là, tu nous le fais un peu plus pote, un peu plus funky.

T'as une sacrée course en tout cas, j'ai bien aimé la décharge électrique aussi. Désolé pour le coup, j'ai pas fait exprès. C'était pas vraiment moi je veux dire. Et puis quelle idée de contrer ça...

Hey, Mimil ! Je peux t'appeler comme ça ? T'as déjà eu le coup de foudre ? T'es juste un brin trop jeune, un brin trop petit pour moi. Tente avec des talons aiguilles et quelques années de plus. On ne sait jamais. Passons, dans tous les cas, tu me plais bien. Pas toi ?

Pourquoi tu m'as mis ton vol sur le dos ? C'est chiant.

Il vient juste te répondre à ta question. Tu es mal barré là. Non ? Tu sais qu'elle porte d'entrée prendre pour remettre les choses comme il se doit. À la base, tu n'es pas d'accord avec lui. Il chute un poil dans ton estime. C'est vrai, tu es un professionnel. Tu n'aimes pas l'approximation. Un vol est un délit consistant à s'approprier le bien d'un autre avec violence ou pas. Tu n'as rien volé dans ce bar. Tu as profité d'une pratique locale, la corruption. Ce n'est pas très glorieux, mais les hautes sphères municipales font de même. Du coup, elles acceptent dans une certaine mesure que d'autres le fasse. En gros, tu peux le faire, mais il ne faut pas que ça dérange. C'est exactement ce que tu as fait. Soudoyer le serveur t'a coûté plus cher que ton verre. Tu estimes que c'est plus ou moins le prix d'une place de concert, ou d'un spectacle de comique. Tu as l'intention de lui sortir un truc comme ça ? Tu veux te suicider ? Non, tu vas faire différemment.

Il s'éloigne et te fait signe de venir. Tu n'as pas vraiment envie de bouger ton magnifique fessier pour le moment. Pourquoi ? Tout simplement parce que tu douilles. Même si tu as repris une gorgée de gnôle après qu'il t'est rendu ton Saint Graal du moment, tu n'es toujours pas trop d'attaque. Il te fait déjà régler ce problème d'épaule démise. Tu sais qu'il n'y a qu'un moyen pour le résoudre. Tu te lèves tant bien que mal, mais tu y ajoutes une petite mise en scène. Tu nous fais une nouvelle interprétation de cette devinette, « qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ». Tu alternes deux ou trois fois, le matin et le soir, le tout avec une grâce identique à celle d'un vilain petit canard et accompagné de ta voix de baryton poussant quelques notes. Tu marches comme un cadavre jusqu'à un poteau. Tu libères tout l'amour de ton épaule pour ce dernier. Un léger bruit indique que c'est remis d'aplomb. C'est bon, tu peux te lâcher.
Gare au gorille !...

Tu te sentais obligé de pousser la chansonnette ? Ah, tu ne voulais pas paraître grossier. C'est toi qui vois. Tu reprends une gorgée de ton tord-boyaux. Tu te dépoussières avec classe bien que ton visage s'éclaire de sourires douteux à chacun de tes mouvements. Tu regardes un peu partout, tu scrutes, tu cherches. Quoi ? Ha, tu veux ton chapeau, tes lunettes et ton bandana. Tes yeux s'illuminent. Tu viens de les voir. C'est cool ton trajet jusqu'à et sans encombre à part cette humidité qui doit rendre le parcours glissant. Ne serait-ce pas le regard de celui qui va faire une connerie ? Voilà que tu te déplaces à reculons alors que le reste de ton corps nous donne l'impression que tu avances. Une jolie marche savamment structurée où de subtils mouvements de ta tête, de tes bras se mélangent avec une distance millimétrée et une vitesse d'exécution. Comment comptes-tu nous appeler cette création ? Il te faut un nom qui claque du tonnerre... Tu vas l'appeler le moonwalk. Pourquoi ? Tout simplement parce que la lune sait aussi nous berner avec sa rotation, sa marche dans le ciel. Passons. Tu arrives au niveau du chapeau, tu le ramasses. Tu nous fais une superbe rotation et te diriges vers tes lunettes. Tu nous refais la même pour rejoindre ton bandeau de cowboy. Tu ajustes le tout et tu réponds enfin à Emil pourquoi tu lui as mis le vol sur le dos. Tu gardes ta tonalité si funky.
Faut m'excuser... Je déprime depuis que je suis là. Tu m'es apparu comme le sauveur ! Bref, j'avais envie de jouer. Faut pas mal le prendre. Au contraire, c'est un signe d'affection. De toute façon, c'était soit toi ou soit le vers cannibale des égouts. Du coup, je vais tenter un coup avec lui pour voir si c'est aussi bon.

Comme à chaque fois, tu penses ce que tu dis. Tu dis ce que tu penses. Tu crois ce que tu dis et ce que tu penses. Cela n'a peut-être que la vérité. Tu finis t'es mots en prenant la direction de Passe-partout, mais d'un passage qui semble conduire dans les sous-sols urbains... La question à cent cinquante mille jewels, quel est ton objectif ?

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Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyLun 4 Aoû - 15:39
Les talons sont gênants


Après l'effort, le réconfort. D'ordinaire. Pour Emil c'était tout simplement impossible : il n'y avait ni auberge, ni paysage, ni restaurant dans cette périphérie urbaine qui paraissait une décharge industrielle. Le vieux hangar duquel sortaient les deux mages symbolisait parfaitement l'idée évoquée avec sa structure en branle et le désordre provoqué par les anciens propriétaires. Le petit mage eut donc le pas rapide lorsqu'il s'agit de s'échapper de ce lieu qu'il exécrait particulièrement et où il avait été conduit contre son gré. Il ne tenait pas à rester discuter... Malheureusement. Il n'osait pas vraiment dire cela à son interlocuteur, lui qui n'avait déjà pas le contact facile. Son caractère parfois antipathique le gênait dans ces moments : il ne pouvait pas faire comprendre ce qu'il pensait et ne trouvait guère un autre sujet de parole. Évidemment, le calme s'installait souvent parvenu à ce stade... Néanmoins pour cette fois, John semblait le partenaire idéal. Parler semblait être sa seconde nature. Le beau parleur commença par répondre à Emil qui se demandait, non sans une once de justesse, pourquoi il était aussi content.
"Mec, je ne suis pas jouasse ! C'est mieux, la c'est la descente après l'extase. Tu m'as emmené au septième ciel, laisse-moi savourer. "

A trop penser, on dit n'importe quoi. A ne pas penser aussi. En tout cas, ça se rapprochait de ce que le petit mage avait dans la tête. Malgré l'excitation provoquée par cette course, il y avait eu deux trois éléments qui étaient venus la ternir un peu : déjà la cause initiale peu reluisante, et ensuite la violence de la fin. Certes elle avait bien pu l'emmener au septième ciel -encore que la métaphore était douteuse-, mais il aurait déjà dû retomber depuis un moment. Dans tous les cas, une chute d'aussi haut est souvent douloureuse. Emil voyait plutôt qu'il allait enfin pouvoir se reposer entre son long voyage et cette mésaventure, bien moins enthousiaste à l'idée de remettre ça que John. Il s'empressa de donner son ressentiment et de régler ses affaires avec lui pour filer à la guilde.

"Hey, Mimil ! Je peux t'appeler comme ça ? T'as déjà eu le coup de foudre ? T'es juste un brin trop jeune, un brin trop petit pour moi. Tente avec des talons aiguilles et quelques années de plus. On ne sait jamais. Passons, dans tous les cas, tu me plais bien. Pas toi ?"

"Pourquoi tu m'as mis ton vol sur le dos ? C'est chiant."

L'escroc semblait prêt à faire ami-ami. Tout au contraire du Lamia qui ne savait pas vraiment comment s'y prendre et qui se serait fait arnaqué par ladite personne s'il ne maîtrisait pas un tant soi peu l'art du combat. Cependant le premier ne donnait pas l'apparence de vouloir s'expliquer ou même d'être découvert, comme si tout l'intérêt qu'il portait aux autres ne tenait que dans une façon d'être propre à chacune de ses connaissances. Comme si à la fois il était John pour tout le monde mais aussi John pour chacun. De toute manière, ce n'était pas ce qui préoccupait Emil. Depuis le début, et même si ça a déjà été dit, une seule chose l'intéressait : sortir de là. Si son compagnon d'apéro ne souhaitait pas donner de raison à son acte, qu'importe. Le jeune homme était très curieux de le savoir, mais s'il ne pouvait le faire qu'avec des efforts (laborieux ou non), il préférait encore ne pas le savoir. Puisqu'il s'était levé, il s'avança désormais vers les rues principales illuminées de lampadaires bien plus puissants que les misérables luminaires de toutes les ruelles adjacentes. La marche allait être encore longue à la vue lointaine des lumières. Un tracas vint soudain s'immiscer en son esprit lorsqu'il se rendit compte qu'il oubliait quelque chose. Où se trouvait donc John ?...

Contre toutes ses réflexions, le petit mage fit demi-tour. Pas qu'il attendait quelque chose de l'homme qu'il venait de laisser en plan, mais c'est surtout qu'il ne faudrait pas qu'il se perde. Emil était un peu idiot, mais attentionné. En revenant vers le hangar il croisa celui qu'il cherchait et reprit donc sa route. Quelques éléments semblaient avoir changer chez lui. Il paraissait autrement plus classe qu'après s'être pris une rouste... Cependant le Lamia n'arrivait pas à dire pourquoi... ce n'était pas ce qui était le plus marquant. D'un coup de tonnerre, John se mit finalement à répondre à la question. Voilà le véritable changement, la métamorphose surprenante.

"Faut m'excuser... Je déprime depuis que je suis là. Tu m'es apparu comme le sauveur ! Bref, j'avais envie de jouer. Faut pas mal le prendre. Au contraire, c'est un signe d'affection. De toute façon, c'était soit toi ou soit le vers cannibale des égouts. Du coup, je vais tenter un coup avec lui pour voir si c'est aussi bon."


Très subtilement le visage d'Emil arbora l'air du mec qui pense que celui qui se tient juste à côté de lui est louche. Très louche. Premièrement son discours était si flou qu'une vieille dame y perdrait son mari. Deuxièmement la justification avait autant de teneur qu'une branche de brocoli en a en sucre. Troisièmement il poursuivait ses allusions sexuelles. Et ça, pour le petit mage, c'était très effrayant. Surtout avec un vers cannibale des égouts. Cette réponse était si évasive et terrifiante qu'il aurait finalement aimé ne rien en entendre. Quitte à avoir un faciès expressif, ses préférences penchaient plutôt pour quelques signes joyeux, et non pas un air douteux à la limite du théâtral. Au final, il répondit brièvement et s'éclipsa par une marche rapide des plus discrètes -voyantes-.

"Ah... Je vois."

... Ce fut sa phrase la plus courte, la plus révélatrice de son état d'esprit, la plus gênante, et la plus simple. Un chef d’œuvre pure origine Emil. A force d'avancer après cette sublimation de son être -ne mâchons pas nos mots-, il commença à se demander ce que devenait John. Avec peur mais assurance, il tourna ses yeux en arrière. Et alors...

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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyMer 6 Aoû - 23:11


A plus dans le bus !

Ah... Je vois.

Tu es sidéré par la puissance de ses propos. Ne serait-ce pas un poil de déception qui se glisse en toi ? Non, c'est autre chose. À peine, ses mots résonnent dans ta tête que tu es submergé. Submergé ? Ah, c'est ton côté poète qui ressort. Soit, qu'en est-il de cette immersion ? Tu as l'impression d'être face à un coquillage. L'un de ceux qui font fureur dans certains restaurants. Tu veux parler des moules ? Non, ce n'est pas ça. C'est vrai, tu préfères les bigorneaux. Non, c'est encore loupé. Ah, ce sont ses fameux coquillages qui gardent précieusement leur trésor en eux, les huîtres. Comment en es-tu arrivé à cette image ? C'est élémentaire. Emil appartient à cette guilde dont le nom te fait penser à un poissonnier. Tu ne souris pas devant lui, mais tu es mort de rire. Qu'est-ce qui te fait rire ? C'est simple. Tu prêtes aux mages de Lamia Scale les aptitudes ou les traits de certains habitants du monde sous-marin. Certains doivent être aussi communicatifs que les cétacés et d'autres comme Passe-partout. Pour toi, il est socialement proche d'une huître. C'est avec les facilités d'un gosse que tu imagines les réunions chez la poissonnière. D'un côté, tu as ces mammifères aquatiques qui sautent dans tous les sens, jouent, chantent et vivent. De l'autre, tu as ces coquillages fixés solidement aux tables et aux chaises qui se regardent dans le blanc des yeux, même s'ils en sont dépourvus. Ils aimeraient bien communiquer, mais ils ne savent pas le faire. Ils aimeraient bien vivre, mais ils préfèrent le confort de leur coquille. Ils aimeraient bien écouter et répondre, mais ils n'entendent pas tout et n'ont pas de bouche. Voilà que ton coquillage se fait la malle.

Avec sa démarche, tu ne peux qu'imaginer une huître qui se déplace en sautant pour tenter de rejoindre désespérément la mer. Tu es obligé d'afficher un sourire amusé, tu as de la chance, il ne te voit pas. Le crustacé après son effort surhumain en communication s'est empressé de prendre le large. Tu ne comptes pas le retenir ? Ah, c'est vrai ce n'est pas une moule. Quand bien même il le serait, tu ne le ferais pas. Pourquoi ? C'est parce que tu as dit à maman que tu n'iras plus à la pêche aux moules depuis que les gens de la ville ont été méchants avec toi. C'est quoi cette explication foireuse ? Tu ne veux pas donner les vraies raisons ? Non, tu n'as pas envie. Là, tu veux seulement rester dans ton monde de coquillages et crustacés. Euh... Tu n'es pas sur une plage abandonnée. Tu n'es pas sur une plage ensoleillée. Ah, tu profites juste de cette vue d'esprit pour t'évader une fraction de seconde. C'est toi qui vois. Évite juste de t'égarer dans la vallée infernale, d'être seul contre tout chacal sur le chemin du retour. Tu es peut-être un aventurier, mais certains guerriers sont redoutables. Emil en est la preuve. Il t'a mis misère en un seul coup. Tu cherches quoi dans ta poche de pantalon ? Un bout de papier plié en quatre et un stylo, tu veux faire quoi ? Sur le recto, ne serait-ce pas l'avis de recherche de l'un des généraux d'Oracion Seis ? Tu t'en fiches. Tu as trouvé cette affiche dans la maison que tu as cambriolée à ton arrivée. Tu l'as gardé en te disant qu'elle pourrait te servir, te donner une excuse pour ta présence en ces lieux. Du genre, quelqu'un t'aurait que ce fameux mage se serait rendu dans cette maison pour une raison tout aussi ridicule que ce bobard, mais tu sais que dans le pays d'Alice tout glisse. Tu griffonnes quelques mots dessus. Tu te lances dans un pliage digne des plus grands origamistes et réalise un magnifique avion en papier. C'est avec un magnifique mouvement de poignet que te lance ta création en direction de ton ami.

Tu sais qu'il te tourne toujours le dos. Tu t'en fiches. Le pari est simple, soit ton avion atteint sa cible, soit il la manque. En cas de réussite, soit Mimil va être intrigué et étudiera l'œuvre de plus près, soit il va hausser les épaules (et encore) et continuer son chemin. Si ta création prend la voie des airs, toi, tu empruntes celle des sous-sols. Ta précédente danse bien qu'admirablement exécutée était avant tout un moyen de masquer la douleur que t'inflige chaque muscle de ton corps. Tu n'es absolument pas d'attaque pour courir sur les toits. Tu ne prends pas n'importe quel sous-terrain non plus. Tu as bien dû passer une journée à étudier ceux qui partent et mènent à ta planque actuelle. Ta main droite glisse le long de la paroi. Elle devance le reste de ton corps. Tu avances au ralenti. En procédant ainsi, tu t'économises et tu sais quand tu dois tourner. Tu penses t'enfoncer dans ce dédale de cette manière pendant cinq minutes. Tu veux être certain de ne pas être suivi. On ne sait jamais, si pour une raison ou une autre, il se décidait à te suivre. Cette option ne t'arrange pas du tout. Une fois ce délai écoulé, tu illumineras ton chemin avec l'un de tes confettis. Une légère lumière qui te permettra de mieux te repérer. Tu admets avec une honnêteté totale qu'il t'est difficile de te déplacer à l'aveugle. Ah, tu préfères le mot objectivité, l'autre te donne de l'urticaire. C'est pourtant la même chose. Non, tu n'es pas d'accord. Pour toi être objectif ne veut pas dire être honnête, mais signifie être réaliste. Tu n'as pas envie de faire une entorse à ton éthique avec cette probité grossière et déplacée cachée derrière ce mot. Cette obscurité a aussi cet avantage de réveiller Dame peur et de maintenir tes sens en éveil. C'est la méthode que tu emploies pour ignorer une partie de ces cris, cette symphonie tyrannique néée du hurlement de tes os, de tes muscles...Comme dirais certains. Comme te l'a dit Papyrus, c'est le métier qui rentre


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Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)   Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe) EmptyVen 8 Aoû - 17:41
Provocation vers une nouvelle aube !

Et alors un avion vint percuter le bout de son nez. Sa première réaction fut d'attraper la bête violente et, par pur instinct, d'en désassembler le bout des ailes. De justesse, Emil se rendit compte que son agresseur n'avait de dangereux que le modèle : un sublime mirage digne des plus grandes batailles, recréé en format miniature à partir d'une feuille de papier à peine blanche... La figure étant désormais considérée comme inoffensive il l'attrapa et la relança comme un grand gamin. Chose qu'il n'aurait pas fait en temps normal. La solitude des voyages lui semblait parfois longue, mais dans ce cas se retrouver seul lui conférait un état de repos inimaginable. Après son voyage, cette course, et sa blessure au bras en résultant, être face à soi-même dans une quasi-méditation nécessaire revigorait le petit homme plus rapidement qu'un bon poulet à la moutarde. Il n'hésita donc pas à profiter de l'amusement qui se matérialisait sous ses yeux avec le mini-avion mono-réacteur à ailes delta en instance de décollage. Tendant avec fermeté son bras vers l'arrière et le ramenant vivement en avant, le pilote projeta la machine sur la piste à une vitesse remarquable afin de ne pas manquer la cible située à longue distance : un chat de gouttière, sûrement réactif, qui allait se faufiler entre deux maisons à l'intérieur d'une ruelle si petite qu'Emil y passerait tout juste malgré son physique pratique. Un problème vint soudain perturber l'action.

Alerte de niveau 3. Le mirage ne tarda pas à se diriger violemment vers le sol goudronneux. La priorité de la mission ne pouvait pas permettre ce genre de choses. Emil prit une grande inspiration et rejeta le courant aérien en direction de l'engin. L'élan le fit repartir aussitôt. Le problème rencontré venait du bout des ailes qui avaient été endommagées en rencontrant la précédente piste d’atterrissage : le nez du petit mage. Rien de bien grave a priori. Une roquette fut larguée sans préavis sur le chat. Le pilote Kamikaze ne plia pas sous le poids des responsabilités et l'avion entra juste après en collision avec l'animal, ce qui le fit fuir de terreur. Mission accomplie. Malheureusement, le pilote tomba au champs d'honneur, n'ayant plus assez de carburant pour revenir. Emil à cet instant réalisa qu'il venait de perdre son objet de divertissement...

La figure de papier était bloquée entre les murs des deux habitations dans cette ruelle trop étroite pour un homme. Ses yeux se fermèrent à moitié et son cerveau ne fit qu'un tour pour parvenir à une conclusion évidente : "Merde". Il aurait bien désassemblé tout ça pour passer, mais ses réserves magiques approchaient du fond. Qui plus est, son bras presque paralysé n'aurait pas tenu le choc. Alors, pour une fois, il réfléchit. Il détacha le fourreau de sa ceinture, incrusta son corps pivoté de quatre-vingt dix degrés dans le passage, puis tendit son autre bras vers l'objet recherché. Le haut de l'avion permit au fourreau de le ramener en glissant sur le sol sans trop de soucis. Rendu à portée, il fut récupéré par le mage bien content de son acte. Il sortir de sa position délicate et redécouvrit l'avion. C'était avec une grande tristesse qu'il mit à jour les dommages techniques subis, rendant tout vol impossible. En même temps, avec une analyse plus approfondie, la matière étant attaquée, il vit dépasser une tâche noire. Ancrée dans la machine, la deuxième utilité de l'objet se révéla : voler pourquoi pas, mais surtout considérant qu'un papier qu'importe sa nature le constituait, il pouvait laisser des messages. Emil prit soin de le déplier avec grande habileté -c'est-à-dire presque délicatement- et lut le contenu écrit à l'encre avec empressement.

"Merci **** pour ce petit moment. Je me suis ***********. La prochaine fois, c'est moi qui t'offres un coup. ***** la Petite Sirène. Non, je rigole !!! Souris, tu verras **** cool. Allez ****** pari : ** premier arrivé à Lamia ?"

Le petit homme décrypta le mot avec ferveur. Non seulement l'ancre avait coulé lorsque l'avion avait chuté sur le sol humide, mais en plus il manquait l’extrémité des ailes. Dans ces conditions, difficile de tout lire. La première phrase paraissait simplissime et Emil aimait bien être remercié. Mais par qui ?! Le papier n'avait aucune indication nominale nécessaire à l'identification précise d'un expéditeur... (autrement dit : qui qu'a bien pu écrire ?) En suivant les lignes suivantes, il s'aperçut qu'il y avait la mention d'un coup et de Lamia Scale. Il se rappela alors immédiatement avoir donné le nom de sa guilde à John, et il n'oubliait pas non plus le coup. Il n'y avait plus aucun doute : le mage à la Paper Magic souhaitait se venger ! C'était évident : offrir un coup était le message pour signifier que la prochaine fois ce serait lui qui mettrait une rouste à Emil ! De plus, il l'avait appelé la petite sirène, il ne manquait rien pour attendre ! Le pire, c'est qu'il allait oser le défier à Lamia comme pouvait le laisser penser la dernière partie "premier arrivé à Lamia". Le bougre ! Il ne perdait rien pour attendre ! Remonté, le gamin enfouit la provocation dans sa poche et fila vers la route principale d'Hydralia. Une fois qu'il avait atteint ce point il se dirigea vers la sortie de la ville.

L'obscurité dans laquelle elle était plongée laissait transparaître l'impénétrabilité de ses secrets tel un voile discret mais bien présent... Tous les jours la corruption frappait et la violence naissait au cœur de cette cité nauséabonde, si densément que n'importe quelle personne en ayant entendu le nom l'assimilait sans hésitation à ces deux actes odieux. Paradoxe inévitable, tout le monde était au courant et pourtant la majorité des personnes finissait par ne plus avoir aucune preuve. Ceux qui connaissaient la belle dans ses moindres recoins savaient. Ils savaient que la rose ne révélait ses épines que dans les plus petites ruelles, que dans les chemins à la noirceur si puissante qu'elle camouflait tout. Des dizaines de dangers se cachaient ainsi à l'intérieur de ces voies secondaires... Des dizaines de dangers comme des dizaines d'aventures. Emil s'était aventuré à Hydralia dans le but de la découvrir, et désormais il n'était sûr que de ça : la ville s'animait d'elle-même par d'innombrables évènements, parfois gais, parfois malchanceux, ou parfois tristes, et il n'y avait que ça. Elle n'était pas monotone comme son apparence semblait le laisser croire. Emil était au courant de sa course avec John car il l'avait vécu. Vivre une chose était le seul moyen d'en avoir ne serait-ce qu'une image, qu'un souvenir, dans cette cité brumeuse gardienne de tous les secrets. L'homme de Lamia Scale en était sûr, et ainsi il savait à la fois tout et rien d'Hydralia, car la seule vérité enfermée en ce lieu était que vivre signifiait connaître, et qu'on ne pouvait pas connaître ce qu'on ne vivait pas. L'inconnu comme vérité...

Se rapprochant peu à peu de l'orée de la cité, il vit la lumière indiquant la sortie et sa prochaine route. Une fois plongé dans la lumière du soleil, les ténèbres sembleraient rêve pour le jeune mage, et sa rencontre un vague souvenir à officialiser en croisant John de nouveau, ailleurs...

©odé par Ren

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Agitation dans la cité hydraulique ! (FT. John Doe)

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