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 [Job Annexe] Thunder & Music Act 1

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Ethan Rayne
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MessageSujet: [Job Annexe] Thunder & Music Act 1   Lun 25 Juin - 2:32
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Tesla Memories

Donner un concert est toujours quelque chose qui fait danser mon coeur. La musique qui se mêle harmonieusement aux paroles d'une chanson, le tout parfois même en parfaite osmose avec le public qui psalmodie chaque mot et fait écho à des kilomètres à la ronde. S'il est bien une chose qui a le don de me transporter de joie, de me faire oublier le reste du monde l'espace d'un instant, c'est sans aucun doute de me mettre à jouer et chanter. Et bien que cela soit un plaisir sans égal, c'est également parfois une grande source d'anxiété. En l'occurrence, j'étais plutôt dans le second cas, car même si j'étais habitué à donner des représentations un peu partout, jamais je n'avais encore eu le privilège de donner un concert dans l'Opéra de Carmina. Nombreuses étaient les salles de concert de la ville où j'avais déjà fait résonner mon instrument et ma voix, mais jamais encore le Grand Opéra n'avait été ma salle de jeu. Passer de plusieurs centaines de spectateurs à plusieurs milliers était une étape pour le moins importante dans la vie d'un artiste. Et de mon côté, je le vivais avec un certain stress.

Dans les coulisses, j'étais adossé au mur de fond de la scène, dans l'obscurité, juste à la limite de la partie visible par les milliers de personnes venues me voir jouer. Je posais lourdement ma tête contre le mur en laissant mon regard se perdre dans les étoiles qui brillaient de mille feux, au-dessus de l'ouverture béante de la salle. Car oui, il s'agissait d'un concert à ciel ouvert, utilisant l'impressionnante structure de l'Opéra de Carmina pour ouvrir son ciel et donner un côté hautement esthétique, pour ne pas dire merveilleux, à ce concert. Je me perdais dans le ciel étoilé en essayant de me vider l'esprit. Et allez savoir pourquoi, en cet instant, toutes mes pensées se dirigèrent vers Natsumi. J'aurais tant aimé qu'elle soit là en ce jour pour pouvoir m'entendre jouer, m'entendre chanter. Mais la jolie blonde, consciencieuse, n'était toujours pas revenue de sa dernière mission. Mon coeur me donna l'impression de se crisper en pensant à l'absence de la jeune femme. Quel dommage qu'elle ne soit pas là, sa simple présence ayant généralement pour effet de m'apaiser. Sans doute que si elle se tenait dans la salle, je n'aurais eu d'yeux que pour elle, me mettant alors à jouer en ne pensant plus aux milliers de personnes derrière elle, mais uniquement à sa personne.

Elle demeurait pour moi la plus grande source d'inspiration. Comme me l'avait toujours répété Tesla, la musique est un chant qui vient du coeur, qui ne peut sortir de manière parfaitement harmonieuse que lorsqu'elle exprime un sentiment sincère et intense que l'on veut transmettre à autrui. C'était sans doute pour cette raison que les critiques avaient qualifié mes chants et mes accords de "purs", mais "parfois trop timides", à l'image des sentiments que m'inspirait l'Impératrice des Cieux. Mes chants exprimaient trop souvent ces désirs inavoués, ces pensées que je taisais, telles que laisser ma main effleurer sa joue, ou encore pouvoir plonger mon regard dans le sien sans ressentir la moindre gêne, en laissant juste parler la magie de l'instant. La majorité des mélodies douces et mélancoliques que je composais venaient de ce sentiment que je me refusais moi-même parfois à admettre. On pouvait ressentir dans ces chansons une impression de fragilité, mais pourtant d'intensité exceptionnelle, à l'image de ces émotions. Contrairement à la plupart des pseudo-chanteurs de supermarché que l'on croisait aujourd'hui, je cherchais à transmettre à mon public ce ressenti, ces sentiments. La sincérité de ces derniers les rendait dès lors incroyablement perceptibles, et je pense que c'est pour cela que mes chansons plaisent à un large public. Ce dernier y trouvait une chose très rare de nos jours, mais ô combien appréciée : de la sincérité.

Exprimer tout cela était une chose éprouvante pour mon âme qui vibrait de cette mélancolie à chaque fois que mes doigts grattaient les cordes, que le son jaillissait hors de ma gorge pour prendre une forme harmonieuse. Mais aujourd'hui, il semblait que je sois privé de cette épreuve pourtant plaisante. En effet, l'instrument qui me permettait de donner une forme à ces émotions, de les transmettre à autrui, n'était pas entre mes mains. En réalité, il se trouvait encore dans ma chambre d'hôtel, situé à quelques kilomètres de là. En temps normal, je gardais toujours avec moi ma guitare, mais la ville avait insisté pour mettre mes affaires sous la responsabilité d'un jeune assistant. Cela me peinait pour lui, car le pauvre semblait heureux de remplir un tel devoir, et je n'avais pas osé le gronder lorsqu'il m'avoua qu'il avait oublié mon instrument à l'hôtel. Rien qu'en le voyant, je pouvais percevoir que ses remords étaient sans contestes plus lourds que tous les reproches que j'aurais pu lui faire. A la place de cela, je m'étais contenté de poser ma main sur sa tête pour lui ébouriffer les cheveux, en lui disant qu'il n'était pas trop tard et que je m'arrangerais le temps qu'il revienne avec la guitare. Je n'aurais su dire si le jeune homme pleurait en constatant mon indulgence, ou parce qu'il s'en voulait encore plus en constatant celle-ci. Mais mon petit discours avait suffi à lui faire reprendre confiance en lui et à aller accomplir sa tâche : ramener au plus vite la guitare pendant que j'occupais le public.

Oui mais seulement voilà, bien que je sois un musicien des plus polyvalent, je pouvais certes donner le change en prenant à tour de rôle la place du batteur pour un petit solo, ou même me lancer dans une performance a capela. Mais cela n'aurait pas été "moi". Non pas que j'en sois incapable, mais plutôt que les circonstances m'auraient empêché de donner le meilleur de moi-même. Pourquoi ? Parce que faire de la musique pour "faire patienter" n'est pas une chose que je sais faire. Chacune de mes représentations n'est parfaite que parce que je suis honnête avec ce que je ressens, et ce que je transmets. Si je décide de meubler, alors sans doute donnerais-je une performance des plus médiocres. Qui plus est, je me refusais à tromper ainsi mon public. Mentir à son public revient à faire une musique qui n'exprime pas la vérité. Elle n'aurait pas reflété mes sentiments, et en mentant à tous ces gens, ce serait comme si je me mentais à moi-même en tentant de produire quelque chose qui ne me ressemblait pas. Si je voulais vraiment faire quelque chose, il me fallait avant tout me montrer honnête envers tous ces gens. Prenant une profonde inspiration, je décidais de ce qui allait suivre en me promettant de donner le meilleur de moi-même, comme je le faisais en temps normal. J'arrivais alors sur scène sous un tonnerre d'applaudissement, tandis que je saluais la foule, avant de prendre la parole une fois les acclamations terminées.


Merci à vous tous d'être venus si nombreux ce soir. Il s'agit d'un moment important pour moi et je suis heureux que vous soyez venus pour le partager avec moi. Mais j'ai cependant un aveu à vous faire. Il se trouve que ma guitare est pour ainsi dire... "en chemin". Ne craignez rien, j'ai une parfaite confiance en la personne qui l'escorte jusqu'ici. Mais je pense que faire attendre le moindre d'entre vous constitue une entache à ce spectacle. C'est pourquoi je vous propose une petite création de mon cru, une prestation unique qu'encore personne à ce jour n'a produit, pour me faire pardonner. Profitez bien de ce spectacle son et lumière d'un nouveau genre. N'ayez crainte, malgré le côté impressionnant qui pourrait se dégager de la chose, il n'y a aucun risque. Pour vous l'offrir, je vais d'ailleurs faire appel à un ami également impressionnant et que je vous demanderais d'acclamer bien fort pour ses premiers pas sur scène. Cheshire !

Aussitôt, le Toramata fit irruption sur la scène, sortant des coulisses, sous sa forme de Neko, pour paraître moins effrayant. Plutôt surpris par cette déclaration et l'arrivée de l'animal, le public applaudit avec un air sceptique, mais cependant curieux. Faisant un signe de main, je demandais donc à l'animal de reprendre sa forme originelle. Il laissa jaillir plusieurs éclairs au cours de cette transformation, dans un flash qui soulevant un léger nuage de fumée sur la scène. Bien entendu, je canalisais l'électricité qui émanait du Toramata pendant sa transformation en les aspirants, en profitant pour les dévorer. Apparaissant hors de son nuage de fumée, je pus lire une certaine crainte chez les spectateurs, en particulier ceux du premier rang. Applaudissant moi-même, je les incitais à faire de même alors que la bête battait de ses deux queues avec entrain, affichant un air assez heureux, sans doute parce qu'il appréciait d'être le centre d'attention. Mais comme vous vous en doutez, je n'avais pas fait venir mon familier sur scène pour un numéro de prestidigitation ou quoi. Nous étions là avant tout pour jouer de la musique ! Et pour cela, je savais pertinemment comment faire. Faisant un signe en écartant mes mains en direction du public, je leur demandais le silence, chose parfaitement comprise si j'en jugeais l'absence totale de bruit alors que je levais désormais mes mains vers le ciel.

On pouvait commencer à voir mon corps briller d'un éclat doré, signe que j'accumulais l'électricité dans ce dernier, sans doute pour la projeter. Pourquoi me direz-vous ? Mais pour produire de la musique voyons ! C'était, lorsque je vivais avec Tesla, le seul moyen que j'avais de produire des sonorités diverses et harmonieuses, alors que je n'avais pas le moindre instrument en ma possession. Chaque éclair produisait une fréquence sonore propre selon l'intensité de la charge. A partir de là, il m'était bien sûr possible de faire de la musique avec la Foudre. Et c'était Cheshire qui me servait de paratonnerre, réceptionnant les éclairs avec ses deux queues qu'il dressait au-dessus de lui, les faisant battre en rythme avec ma foudre. Surpris aux premiers abords, le public se surpris à trouver la chose audacieuse, mais également d'une grande beauté, les éclairs à la charge différente produisant une lumière plus ou moins intense. Comme je l'avais annoncé, c'était un véritable spectacle de son et lumière qui se jouait dans l'Opéra de Carmina. Ajoutez à cela les sonorités bien particulières que la Foudre produit et vous avez dès lors un spectacle des plus insolites.



Gérant les graves avec ma main droite et les aigus avec la gauche, je laissais le rythme s'enchaîner, incitant, lorsque j'avais des temps morts avec l'une de mes mains, le public à applaudir en rythme pour donner encore plus d'effet à la chose. Je ressentais toujours une certaine forme de scepticisme, même si ce dernier s'atténuait peu à peu au fil de la représentation. Néanmoins, face à ce comportement légèrement coincé, j'allais devoir commencer par dérider mes spectateurs si je voulais qu'ils profitent pleinement de la chose en oubliant le désagrément qu'était cette attente. Il fallait que je fasse de ce moment une partie intégrante du spectacle, que je la rende tout bonnement inoubliable et aussi intéressante que le reste du concert. Et quoi de mieux pour cela que de stimuler le public avec des mélodies qu'il connait déjà et qui le surprendrait, ne s'attendant pas à les entendre dans ce concert, et encore moins jouées de cette manière. Après le premier morceau, une foule d'applaudissement plus tard, je jetais un oeil complice à la salle qui se doutait que je préparais quelque chose. Et lorsque je fis jaillir les éclairs de mes mains vers Cheshire, ce fut un léger fou-rire qui s'empara de l'assemblée en reconnaissant juste aux premières notes ce que j'étais en train de jouer.



Et oui, j'avais osé ! J'entendais glousser les spectateurs, une majorité d'entre eux applaudissant, tantôt devant le culot, tantôt devant le génie de l'idée. Il fallait dire que cette mélodie mythique, tout le monde la connaissait. Même l'orchestre censé m'accompagner sur l'autre partie du spectacle s'était mise à rire, avant de se mettre à me suivre en m'accompagnant avec les percussions pour donner encore plus d'effet à la chose. Si les notes étaient assez lentes au début pour l'introduction de ce thème si particulier, celles-ci s'accélérèrent lorsque je pris en assurance, et que le public était maintenant plongé à pleine haleine dans la représentation, écoutant les sons émis par la Foudre de la même manière que si cela avait été fait par ma guitare, avec en plus la beauté du spectacle qui leur était offert, avec les éclairs dansant et illuminant la scène. Certains chanteurs faisaient des spectacles de pyrotechnie, de mon côté, j'en faisais de... Fulgotechnie ? Cependant, cela faisait son effet.

Tout en agitant mes bras et mes doigts pour diriger les éclairs vers les queues de Cheshire, je regardais du coin de l'oeil les coulisses, pour finalement voir apparaître l'assistant avec ma guitare. Mais ma déontologie m'interdisait de mettre fin au morceau en plein milieu et m'obligeait à le jouer jusqu'à sa toute fin. Je mettais donc toute mon âme dans cette prestation, comme s'il eut s'agit d'un morceau normal. Je ressemblais davantage à un chef d'orchestre concentré qu'à un musicien en cet instant, et cela avait pour principal effet de subjuguer, mais surtout de fasciner la foule. Je jouais les dernières notes avec un léger sourire en coin, légèrement malicieux, avant de me tourner vers eux en même temps que Cheshire. Ce fut dès lors sous un tonnerre d'applaudissement que nous fîmes une révérence au public qui ne semblait pas mécontent de la performance. Je fis dès lors signe à l'assistant qui était tout aussi impressionné que les autres membres du groupe, de venir directement sur scène pour me rendre mon instrument, demandant alors au public d'applaudir le courageux jeune homme qui avait travers la ville pour me ramener ma guitare. Enfilant celle-ci pendant qu'il retournait en coulisse, heureux de ne pas avoir gâché la représentation, j'enfilais la bandoulière de l'instrument, alors que Cheshire reprenait sa forme de Nekomata pour se mettre sur mon épaule. Faisant vibrer quelques cordes, j'annonçais par ce simple fait le début de l'autre spectacle. Mais à n'en pas douter, cette prestation resterait dans les mémoires de Carmina de par son originalité...




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Game Master

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Date d'inscription : 26/09/2011
Magie / Malédiction / CS : All Mighty
MessageSujet: Re: [Job Annexe] Thunder & Music Act 1   Lun 25 Juin - 18:58
Tu as parfaitement su occuper tes fans qui en ont eu pour leur argent, ta prestation improvisée étant considérée comme une réussite. A la suite de quoi, le reste du concert s'est déroulé parfaitement bien et tu as réussi à remporter et enflammer le coeur des spectateurs de Carmina. La presse s'est d'ailleurs montrée sous un bon jour en qualifiant le concert d'évènement.

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Intervention GM : Objectif parfaitement accompli. Tu peux aller demander ta récompense.

[Job Annexe] Thunder & Music Act 1

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