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 The Rocky Road to the Beer

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Blaid Lacroix

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MessageSujet: The Rocky Road to the Beer   Ven 22 Juin - 1:09
Le soir. Le moment de la journée où les enfants soupiraient de la fin de leurs jeux alors que les parents leur demandaient de venir dîner, tandis que les adultes pouvaient enfin commencer à s’amuser. Blaid pouvait voir un troupeau de bambins avec des épées en bois à la main se disperser dans des soupirs extrêmement déçus tandis que les mères les attendaient avec une cuillère en bois et l’autre main sur la hanche. Blaid leur aurait bien tiré la langue s’il n’avait pas eu peur de briser la réputation qu’on se faisait de lui. Il n’était pas très réputé pour le moment mais il s’était surpris à voir une vieille femme le reconnaître dans la rue dans un village pas si lointain que ça (ladite dame avait d’ailleurs traversé la rue pour câliner un chien ; c’était peut-être le clébard qui s’appelait Blaid en fait). Allez, les mioches, déguerpissez, le bouillon attendait. Laissez les adultes profiter de « l’obscurité complice ».

Je n’étais pas musée, je n’étais pas théâtre, je n’étais pas boulevard ; nan, j’étais plutôt le genre à m’amuser et me donner en spectacle au bar. Je ne savais pas exactement dans quelle partie de la ville j’étais. Des rues, de l’animation, des couples qui se promenaient la main serrée contre la chérie de sa chair, les lumières qui commençaient à s’allumer pour éclairer les rues délaissées par le soleil. Magnolia était une belle ville mais je refusais de lui porter un charme quelconque. Que Fairy Tail y soit présente ne m’importait en aucune manière. Je passai rapidement à droite pour trouver un pub. Les mains dans les poches, mon manteau lourd commençait à me faire suer. Je faillis bousculer un jeune godelureau. Au-dessus de moi, des fanions jaunes et verts.

J’étais seul, et c’était assez rare pour être explicité. Normalement, Jek m’accompagnait et on sillonnait la ville ensemble en essayant de déclencher une crise cardiaque à toutes les mamies des environs. Mais aujourd’hui, je lui avais dit : « Jek, la vie est belle et les femmes sont la vie. Tu veux draguer, tente ta chance ce soir. » Il m’avait répondu : « Blaid, tu seras là pour m’aider. », et je lui avais répliqué : « Jek, non, un couple, c’est deux personnes et il se trouve que la plupart des femmes préfèrent le chiffre deux. Or, toi plus moi plus une femme, ça fait plus de deux et comme les conditions sine qua none demandent au moins toi et au moins elle, alors toutes les stratégies du monde doivent s’incliner devant l‘algorithme et je dois m’en aller ». Ce n’était pas exactement la discussion qu’on avait eu mais l’idée générale s’en dégageait. Bon, si je l’avais poussé à chercher une compagne malgré son échec plus qu’évident, c’était évidemment pour que je puisse farfouiller dans mon coin et passer une très agréable nuit si Dame Fortune le désirait. C’était pourquoi j’errais dans les rues tel un loup solitaire, tournant toujours ma tête pour voir si Jek était bien absent, pris de l’habitude que j’avais à l’avoir près de moi. Mon nez bouché m’empêchait de constater son absence par un sens autre que la vue. Je remontai mes lorgnons de mon index tandis je traversai une petite foule compacte dont le sujet m‘était inconnu.

Il fallut marcher dix minutes pour que je trouve un pub qui semblait à ma convenance. Je ne vis pas le nom, ou alors je l’avais vu sans le lire (et au pire, mon esprit l’avait oublié). Le bar ressemblait à un bar, ce qui était un bon début. De rares tables longues qui laissaient plutôt la place à de nombreuses tables rondes où certains soiffards étaient assis (dans le meilleur des cas). C’était parfait. Mon œil exercé s’appliqua à chercher une dame seule. J’en trouvai une au comptoir qui buvait. Le genre à se saouler pour oublier quelque chose, l’air maussade. Elle n’était pas moche, loin de là. Il n’en fallut pas plus pour que je la rejoigne en quelques pas, que je tire la chaise vers moi afin de m’y installer et de lui dire cash (et oui, quand toutes les chaises du comptoir étaient vides et que vous vous posiez près de quelqu’un, ce quelqu’un ne mettrait pas longtemps à comprendre que vous vouliez lui parler ; alors autant être cash) :


« Les belles femmes comme vous ne devraient pas être aussi tristes.
_ Peut-être… »
répondit-elle à la volée sans m’adresser un regard. Je la fixai en biais, elle abdiqua et se tourna un peu vers moi. « Pardon, qui êtes-vous ?
_ Excusez-moi. Blaid Lacroix, pour vous servir. Et vous ?
_ Elly. Vous n’êtes pas du coin.
_ Oh, je t’en prie, tutoyons-nous. »


Amorce lancée. Grappin fixé. Sans Jek ici pour pourrir littéralement l’ambiance, je pouvais tenter d’ouvrir un dialogue intéressé avant de passer directement à l’acte, même si l’acte que j’invoquais se finissait généralement sur une vilaine note, une claque en pleine joue. J’en avais ma collection de claques, de celles qui ne faisaient pas mal et qui cherchaient juste à me rabrouer et les autres qui laissaient une trace rouge et gênante. Dans ces cas-là, je faisais croire que c’était l’oreiller. Certaines femmes au comportement plus vigoureux ne m’adressaient pas de claques mais me faisaient comprendre à leur manière que ce qui était douloureux devrait se reposer bien au chaud.

Le barman à moustache s’approcha de moi et je lui commandai un petit cocktail exotique pour accentuer mon côté étranger. La bière, c’était entre hommes. L’alcool qu’il fallait prendre pour séduire une femme devait être plus subtil. La quantité aussi, mais je n’étais pas doué pour me réfréner de ce côté-là. Trois gouttes dans un verre, ça allait être expédié en une gorgée. En même temps que je l’observais pour noter un petit nez, de belles joues et de belles pommettes mais un menton peut-être un peu trop rond, je lui parlais d’un peu de ce que je faisais tout en édulcorant et en oubliant mon partenaire au passage. J’étais seul, je voyageais et j’aimais parler. Une belle vie.

Le social, c’était pas trop mon truc. Une amitié par-ci, une amitié par-là, mais rien de très franc ni rien de très sérieux. J’avais déjà rencontré plusieurs personnes à Magnolia mais leur nom était à moitié effacé dans ma mémoire. Et je pariais qu’eux aussi m’avaient déjà oublié. On se faisait peu d’amis avec une momie à ses côtés, mais ceux qui acceptaient les différences physiques étaient des personnes que je voulais bien rencontrer. Ne pas avoir envie de rester à côté de Jek était légitime parce qu’il pourrait se servir de bile d’un rat mort comme parfum ; mais avoir peur de lui alors qu’il était aussi inoffensif que le papillon qui le suivait, c’était absolument ridicule. Les gens avaient peur de ce qui ne leur ressemblait pas, ce qui ne les empêchaient pas d’accuser leur reflet quand il avait quelques kilos en trop. Ça me gênait un peu de laisser Jek seul avec la gente féminine. Pas qu’il pourrait se montrer timide face à elle et qu’il aurait besoin d’un soutien masculin, mais je plaignais les pauvres filles qui allaient le croiser soudainement et qui se sentiraient obligées de s’en aller en espérant que cette « chose » ne les suivrait pas. Elles allaient en faire des cauchemars. Et dire que Jek n’avait aucune arrière-pensée quand il entendait le mot « Séduction ». Il mimait juste mes faits et gestes et s’en amusait. Il était bien plus idiot que les cons mais bien plus intelligent que les sages.

La fille assise près de moi n’était pas un moulin à paroles, c’était bien. Je lui payai son prochain verre en même temps que le mien. Très discrètement, j’imitai quelques-uns de ses gestes pour qu’elle se sente plus à l’aise, un fait avéré par des études sérieuses. Il fallait juste éviter de le faire à tout bout de champ. Aaaah… si seulement la soirée avait pu être aussi tranquille que cette simple scène, presque banale soit dit en passant. Mais Dame Fortune était peut-être en train de faire la bamboula elle aussi, me laissant seul avec ma déveine que j’entendais déjà ricaner à mes oreilles avant de faire entrer le prochain protagoniste de cette affaire.
Jake O'Hara

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Ven 22 Juin - 8:17
Une route longue, poussiéreuse, chemin de terre battue s'étendant sur des kilomètres et des kilomètres, voilà ce qu'était le quotidien de Jake depuis quelques jours lorsqu'il était partis d'Hargeon. Notre homme était fourbus, heureusement qu'il arrivait en vue de Magnolia car la nuit commençait à pointer le bout de son nez, et avec elle l'heure ou les échoppes fermaient tandis que les tavernes ouvraient et faisaient le plein de clients se confondant dans la rue avec ceux qui rentraient dans leur foyer. Parmi tout les gens du peuple, il s'en trouvait un qui avançait en fendant la foule portant un long manteau rouge avec une épée accroché dans le dos. Jake O'Hara en plus de dépasser les autres d'une bonne tête répandait de la poussière sur son passage, à croire que pendant tout son voyage de retour chaque petit grain de sable présent sur la route a voulu s'accrocher à ses vêtements.
Quoiqu'il en soit Jake avait décidé en entrant en ville qu'il lui fallait un cruchon et Fairy Tail était à l'autre bout de la ville, il se mit donc en quête d'une taverne pas trop bruyante mais surtout pas trop loin car il comptait bien poser ses miches et se rincer le gosier le plus rapidement possible.
Il trouva son bonheur dans une rue d'importance moyenne quelques minutes après son entrée en ville, le bâtiment semblait normal quoique peu bruyant pour un établissement de ce type à cette heure de la journée mais à part ça pas grand chose...


*enfin bon je suppose que ça fera l'affaire, tant qu'ils ont une table et un cruchon j'en ai pas grand chose à carrer.


Dans un grand élan de délicatesse, Jake ouvrit la porte du pub d'un coup de latte encore énergique pour quelqu'un qui avait plusieurs jours de route dans les pattes. Les clients ne furent pas plus surpris que ça car Jake était connu de beaucoup de monde a Magnolia, non seulement sa guilde avait la réputation d'être bruyante, mais lui en plus de ça avait la réputation de ne prêter aucun intérêt à l'aspect matériel de la vie. Outre sa réputation, sa grande taille et ses cheveux blancs comme la neige le rendait facilement reconnaissable.
Il se dirigea droit vers le comptoir et posa son pétard sur un siège à côté d'un homme à la tignasse blonde et portant un manteau rouge et long, dans un style plus travaillé que celui de Jake qui était en cuir, fait pour tenir le coup et non pour être esthétique.
Allumant une cigarette il leva la tête vers le barman.

- "Un verre de Whisky patron, laisse la bouteille avec si possible"
-"Bien sur monsieur, par contre heeeu ... Il est interdit de fumer ici monsieur..."
-"J'ai trois jours de route dans les pattes et t'as l'intention de m'emmerder pour ça ?"
-"J'ai bien peur d'y être obligé c'est le règlement de la maison..."
-" Quelle merde !"


Ne voulant pas foutre le bordel, il écrasa son mégot où il put, crachant sa fumée vers l'homme à côté de lui. Jake vida ensuite deux verres de Whisky mais quelque chose lui occupait l'esprit depuis tout à l'heure, il ne pouvait s'empêcher de pense qu'il connaissait l'homme juste à côté, sa tignasse, sa voix et surtout son manteau lui était familier mais il n'arrivait pas à mettre le doigt sur qui était cette personne visiblement en train de draguer une femme pour essayer de finir la soirée en beauté.
C'est en se servant un troisième verre qu'il eut l'éclair de mémoire, Blaid Lacroix !!! ce mec toujours bien habillé même lorsqu'il accomplit une mission, un peu spécial mais pas plus emmerdant que ça. En parlant de mission il faut préciser que Jake et Blaid avaient eu l'occasion de faire quelques mission ensemble, l'entente n'avait pas toujours été là mais le travail avait été accomplis avec de petits suppléments pour les travaux publiques.
Pour l'heure Jake avait envie de s'amuser un peu pour se détendre, il alluma une autre cigarette ignorant complètement le patron et ses avertissements. Il se dirigea ensuite vers Blaid et fit exprès de se mettre entre lui et sa potentielle conquête, l'ignorant royalement elle aussi. Tout en tapant du poing sur le comptoir il cria comme un gros beauf' :

"Ah bah ça alors !!! qu'est-ce que tu fout ici vieux con ?! Au fait il est où ton frangin ?! d'habitude vous êtes comme cul et chemise ! en plus il est super gentil mais qu'est-ce qu'il pue !!! enfin bref ça va toi ?!"


Soit dit en passant la femme, plutôt agréable à regarder au demeurant partait en pestant dans tout le pub sur un sujet bien précis en des termes colorés. Enfin bref Jake avait réussi son coup, il regarda la femme s'en aller volontairement avant de reporter son attention sur Blaid.

-"Oh pardon ... elle était avec toi non ?" dit-il avec un léger sourire ironique voir condescendant.
Blaid Lacroix

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Ven 22 Juin - 12:27
Il y avait des auras reconnaissables entre mille, celles qui altéraient l’ambiance de la soirée pour la transformer en quelque chose de plus… primitif. Les mauvaises manières de Jake, un véritable classique de débauche. De toute façon, il y avait toujours deux différences entre lui et les autres membres de la Guilde de Fairy Tail. La première et que j’adorais lui rappeler à chaque qu’il l’ouvrait un peu trop, c’étaient que ses collègues étaient des mages formés et que ce pauvre bonhomme était infoutu de lancer un sort sans s’exploser lui-même la gueule. Son obstination pour apprendre une magie spécifique aussi compliquée que celle du Crash alors qu’il était à peu près aussi intelligent que la porte qu’il venait de malmener (et bien moins ouvert, jeu de mots assumé) était quelque part aussi enivrante et fascinante à regarder que quelqu’un qui se suiciderait en se cognant la tête contre une pastèque. Le railler sur ce point était jouissif, et je ne comptais plus les menaces de mort qu’il m’avait lancé en réponse et qu’il appliquerait dès que sa magie serait apprise pour boucler l’ironie. Je l’attendais toujours.

Seconde différence, les gens aimaient bien les mages de Fairy Tail parce qu’ils étaient des braves types et que s’ils détruisaient des monuments célèbres à tours de bras, ils le faisaient « avec fun », un concept très simple qui semblait-il, parvenait par un éclat de rire à persuader aux gens que ce n’était pas si grave que leur maison avait été décapité par un fou furieux. La différence avec Jake tenait à ce qu’il était à peu près aussi fun qu’une noyade en pleine nuit. Quand un mage de Fairy Tail implosait un port, il avait une sorte de feeling qui faisait qu’on ne prenait pas la Guilde pour des criminels notoires. Par contre, quand c’était Jake qui s’y collait, la magie n’opérait pas. Les membres de Fairy Tail pouvaient s’excuser des dégâts qu’il provoquait. Jake, lui, se grattait la tête en considérant les dommages d’un œil torve et en pensant, tandis qu’une vieille ménagère l’engueulerait avec son balai à la main, qu’il ferait plus de dégâts la prochaine fois. Sa nonchalance était réelle, et tant qu’il n’y avait pas de capital humain engagé dans la bataille autre que ses ennemis, il n’en avait rien à foutre, des trucs qu’il explosait. Une bonne graine de crétin fainéant. Aussi artiste qu’un caillou, et avec autant de sentiments. Typiquement le genre à pourrir quelque chose si on lui en laissait l’occasion.

Quand il s’approcha du comptoir en s’asseyant près de moi, j’étais tourné vers Elly qui regardait ce type en cessant de se concentrer sur ce que je disais. Elle semblait un peu terrifiée, un peu gênée qu’un tel type soit si proche d’elle. Je la comprenais. Quand vous vous installiez dans le train partant pour les villages voisins et que malgré le wagon vide, le seul autre passager que vous, un clochard totalement beurré avec son chien qui mordait toutes les chevilles des passants, s’asseyait sur le siège voisin au votre, vous n’étiez généralement pas à l’aise. Surtout s’il finissait sa bouteille d’alcool indéterminé en vous fixant méchamment des yeux. En plus, Jake était discret comme un tremblement de terre surcaféiné. Tandis que je tentais de rengager la discussion et que je captais à nouveau l’attention de la fille, j’espérais juste que Jake ne se tournerait pas vers moi et me reconnaîtrait. Allez, malgré le fait que j’étais aussi voyant que lui, il mettrait combien de temps avant de me remarquer ? Une minute ou plus ? Un type lambda m’aurait reconnu au premier coup d’œil mais un type lambda disposait un cerveau actif qui lui permettait de reconnaitre son environnement et d’interagir avec. Je ne m’en rendais pas compte, mais j’avais baissé le ton de ma voix pour éviter qu’il ne se tourne vers moi. Jake était en train de négocier sa cigarette allumée. Bon sang, il avait pas changé. Je pariais mon bras droit qu’il ne savait toujours pas faire de sort convenable.

Toutes mes prières furent évidemment balayées quand je sentis son regard se poser sur mon omoplate. Mon visage resta le même tandis que je l’entendis se lever, mais il se décomposa intérieurement. Il acheva sa consternation masquée quand cet idiot se plaça juste devant moi pour gueuler jusqu’à ce que tout le monde l’entende. Je ne fus pas surpris que la femme s’en aille en grognant quelque chose. De toute façon, j’avais eu l’air de l’ennuyer… Yes… On venait de remplacer une belle plante par Jake. Mon rêve. Je le regardais en soutenant son regard tandis qu’Elly partait du troquet. Ah, il voulait jouer à ça avec moi. J’ignorai totalement ce qu’il disait. Le barman s’approcha de nous et je lui commandai une grande bière. Entre hommes seulement la bière. Je reportai mon attention sur le soi-disant mage :


« Jake, tu m’as manqué comme une verrue manque à une peau. La dame allait partir de toute façon, elle m’attend chez elle. Ah, au fait… » Je claquai du doigt en soufflant mon sort Aerial. La cigarette qu’il avait dans le bec s’éteignit tout de suite maintenant que l’oxygène lui manquait. Je souris à mon interlocuteur : « Ce n’est pas parce que tu es stupide que tu dois faire semblant de ne pas comprendre les règles, hein ? »

Et voilà, c’était aussi simple que ça. Il était très facile de provoquer Jake, parce qu’il partait au quart de tour. Une réponse, plus une insulte à l’intérieur en plus d’une utilisation de magie pour saper ses dernières défenses mentales et on allait être repartis comme en quarante. On savait parfaitement à quoi s’en tenir tous les deux. Il savait que j’étais une pute et que j’étais du genre à me foutre de sa gueule au moindre pas de traviole. Et je savais qu’il allait forcément répliquer jusqu’à ce que la moutarde lui ressorte du nez à chaque expiration. En même temps, il l’avait parfaitement cherché, hein ? Je ne pouvais pas dire qu’il m’avait hors-de-moi en faisant partir la fille, mais je ne pouvais pas dire non plus que je n’avais pas envie de lui enfoncer la tête dans le comptoir à plusieurs reprises et sur un thème célèbre de Fiore pour que ça sonne patriotique.

Notre passé était compliqué. Dire « quelques missions ensemble » ne suffisait pas à prendre en compte toutes les fois où on s’était engueulés et tirés dans les pattes pour aller chercher la récompense seule. Une longue histoire d’amour. Il paraissait passif mais c’était une vraie fusée quand il avait des ennemis devant lui. Et moi plus bigarré et plus loufoque, j’appréhendais mes adversaires avec circonspection, je glanais des infos moi-même et je les utilisais à profit. En tout cas, la moitié des baffes qu’on récoltait chacun devait venir de l’autre, et c’était le cas seulement si la mission était dure et qu’on en prenait plein la gueule. Plus elle était simple, moins on avait de cibles sur lesquelles se décharger, et plus on se rapportait sur l’autre à coups de taloches, d’insultes, de coups dans le bide et de batailles franches à col de montagnes.

Comment on faisait pour se supporter l’un l’autre ? Mauvaise question puisqu’on ne se supportait pas. La véritable interrogation, c’était pourquoi on continuait à se fréquenter alors que certains mages se seraient entretués jusqu’à la mort pour moins que ça ? Disons que lui, je ne savais pas. Moi en tout cas, je respectais le fait qu’il ne trouvait pas Jek hors-normes, et j’étais obligé de m’incliner devant ça. Par contre, son esprit étriqué mettait en péril mes propres neurones chaque fois qu’il parlait, et les conneries qu’il débitait, c’était souvent mon poing qui lui demandait de les arrêter. Puis, finalement, si on oubliait cette partie « délicate » de la mission, cette dernière était toujours réussie. Les résultats étaient effectivement là, impossibles de ne pas les voir. Et ça, ça tenait à deux raisons : la première tenait évidemment à notre efficacité individuelle (parce que notre travail en duo, on pouvait l’oublier : prendre son pote pour l’utiliser comme massue ne pouvait décemment pas être appelée comme du travail d’équipe). Il était bourrin, j’étais une brute et quand on était énervés, on avait tendance à considérer toutes choses dans ce monde comme « destructibles et nous provoquant pour prouver qu’elles l’étaient ». Alors deux explosifs sur la même mission, ça faisait du ravage. Autre facteur : notre même rivalité (ou complicité si frappante, pour les amateurs d’euphémisme et de jeu de mots) qui était la source de la majorité de nos bleus et blessures en fin de mission nous permettait tout de même de vouloir nous pousser à fond pour écraser l’autre sous le poids de la faiblesse. Si l’un assommait quelqu’un, l’autre devait en massacrer deux, puis l’un devrait alors remonter ses manches pour abattre un groupe entier de forbans en réponse. Le taux de testostérone était ridiculement élevé quand on était dans la même pièce et que les chamailleries commençaient à monter. Ce qui était très dommageable pour les ennemis qu’on avait en face. Ça ne m'empêcha pas de lui dire :


« Sinon, tu vas comment ? Mal, j'espère. Tu pourrais rivaliser avec Jek niveau hygiène. »
Jake O'Hara

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Dim 24 Juin - 9:26
Il est vrai que le terme "Amis" convenait mal pour définir la relation établie entre Blaid et Jake, ils passaient plus de temps à se briser mutuellement les parties génitales au sens propre comme figuré qu'à se complimenter en marchant bras dessus bras dessous.
Néanmoins Jake appréciait Blaid simplement parce qu'au fond ils se ressemblaient un peu, Blaid avait beau être réfléchit, il n'en restait pas moins bourrin lorsqu'il passait à l'action et il était un combattant ainsi qu'un mage hors pair et cela Jake le respectait, et puis il y avait son frère Jek, lui il était marrant et agréable hormis peut être son odeur si "particulière". En tout cas lorsque ces deux "compères" se retrouvaient au même endroit l'ambiance était garantie.
D'ailleurs ça commençait déjà, pour le moment on en était au stade des vannes gentillettes, un peu acides mais pas plus méchantes que ça, une sorte d'échauffement, un prélude aux taloches et autres claquages de beignets en perspective.
Blaid avait entamé les festivités à sa manière par une réplique mordante tout en éteignant la cigarette allumée de Jake, lui rappelant le règlement plus pour l'emmerder qu'autre chose.

Et dire qu'ils avaient déjà effectués plusieurs missions ensemble... Rien que d'y penser Jake choppait une bonne migraine car toutes les crasses qu'ils avaient pus se faire mutuellement lui revenaient en mémoire.
On pouvait facilement s'y perdre entre le matériel de l'un caché par l'autre ou même déterioré, les vêtements volontairement tâchés ou plein de restes de bouffe dans les poches, les bottes percées pendant les mission accomplies par temps de pluie ou dans une zone humide, les innombrables puérilités gaminesque et autres insultes colorées, sans oublier bien entendus les taloches qui finissaient généralement en bagarre peu importait le lieu et Jek qui se marrait au milieu de tout ça lorsqu'il était là ne cherchant en rien à les arrêter préférant profiter du spectacle rocambolesque offert par deux gamins d'une trentaine d'années.
Le premier souvenir qui vint à l'esprit de Jake fut celui de la mission à Oshibana, Blaid et lui avaient dus prêter main forte à la garde contre une petite guilde noire qui était néanmoins trop forte pour eux car les gardes n'utilisaient pas la magie. Le déroulement de la mission avait été presque parfait, toute la guilde noire avait été stoppée et arrêtée, les gardes n'avaient que des blessés à déplorer , bien sur quelques bâtiments en avaient pris un coup mais la gare tenait encore debout. Il se souvint qu'à la fin malgré l'épuisement Blaid et lui avaient commencé à s'insulter copieusement, critiquant au passage les actions de l'autre, remettant en cause tel ou tel acte, mettant sur le dos de l'autre la destruction de telle maison ou tel commerce et inévitablement, ils en étaient venus aux mains. Déjà amochés tout les deux, ils avaient finit dans un état plus que lamentable, comme deux détritus sur le pavé du centre ville, incapable de se mouvoir mais s'insultant tout de même entre deux molards ensanglantés.
Mais revenons à l'instant présent.

Ce que Jake voyait comme un divertissement au départ commençait déjà à le gonfler, il avait plus de trois jours de route dans les pattes, il était fatigué et crasseux et il fallait encore qu'il se tape Blaid et ses remontrances à deux Jewels. Tandis que Jake regardait sa cigarette après qu'elle eut été éteinte par son chieur de compère, ce dernier le compara à Jek au niveau de l'hygiène... et ça rajouté au reste c'était la goutte d'urine qui faisait déborder la fosse sceptique.

" Peut être, la différence c'est que chez ce pauvre Jek c'est naturel... d'ailleurs tu portes toujours cette tenue de perroquet ? tu pourrais pas trouver un truc qui fasse un peu moins bouffon quand même ? Surtout avec une bière... t'essayes de te faire passer pour un homme en buvant ça ? Sans déconner repasse sur les cocktails pour lopette ça te va si bien ma grande... Au fait tu aurais bien plus de succès avec une jupe fendue et des talons aiguille biquette."


Une fois sa phrase finit, il regarda une nouvelle fois sa clope puis tourna de nouveau sa tête vers Blaid avant de jeter son mégot froid dans la pinte de ce dernier. L'ambiance promettait d'aller crescendo ce soir et pour le moment malgré les quelques piques et petites crasses déjà perpétrées, ça restait gentillet par rapport à ce qui pouvait potentiellement se produire. Ces deux là allaient de toute façon bien finir soit par s'entretuer soit par trouver une connerie à faire étant généralement un synonyme du jeu typiquement masculin " Qui a la plus grosse ? ".
Jake remplit de nouveau son verre de Whisky et le leva en direction de Blaid avec un petit sourire aux lèvres.

"A ta santé la radasse!!"

Puis il vida son verre cul sec avant de reposer l'objet sur le comptoir.
Blaid Lacroix

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Jeu 28 Juin - 14:27
L’atmosphère devenait un peu plus tendue dans la salle ; chacun des deux chamailleurs étaient ravis de voir que quelqu’un répondait à ses blâmes pour riposter et décharger tout son mal-être en l’autre comme devenait le réceptacle de la colère d’autrui, mais c’était la bonne entente générale de la salle qui en prenait un coup car voir deux personnes s’énerver l’une contre l’autre suffisait à plomber toute autre émotion que la peur de recevoir une table dans le coin de la gueule. Pourtant , les deux n’étaient pas prêts d’arrêter : juste remarquer que les piques balancées se transformaient en insultes à peines déguisées sous des mots à peine plus calmes et que des gestes malhonnêtes se joignaient à la parole, et on pouvait se douter qu’un tel ballon gonflé aux gaz explosifs ne se dégonflerait pas tous seul, ou du moins, ne le ferait pas sans emporter toute la salle avec lui. Le jeu des vannes était lancé, et il était rare que quelque chose de gros ou de très nombreux puisse l’interrompre et survivre dans la minute qui passe sans n’avoir ne serait-ce que ralentir la bagarre. De toute façon, il suffisait de voir la carrure des deux emmerdeurs pour que les fesses soient vissées à la chaise afin d’éviter au client de traverser la vitre du pub sans annonce, et que le barman relève son seuil de tolérance aux insultes afin d’intervenir en espérant que les deux énergumènes que nous étions arrêterions avant le moment critique où il devrait nous demander de nous taire, et que si ça continuait, on devrait chercher un autre bar. Je reconnaissais que ne pas vouloir nous interrompre n’était pas qu’un problème de couilles, mais dépendait aussi d’un instinct de survie qui savait parfaitement ce qu’il faisait ; quand vous voyiez deux ours se battre, vous évitiez d’intervenir avec un T-Shirt avec le signe de la paix dessus et tenter de les séparer en souriant à pleines dents.

En tout cas, Jake accusa d’un ton railleur mes goûts vestimentaires ainsi que mes goûts tout court. Je n’en avais que faire de ce qu’il me racontait, surtout pour les vêtements. Même si mon ancien maître m’avait un peu aidé à rafistoler d’anciennes robes de mage qui n’avaient eu d’usage que de déjeuner pour les mites qui infestaient ses placards comme les touristes envahissaient les plages de leur énorme bedaine ruisselante de sueur lors des saisons chaudes, j’avais été mon propre tailleur pour un résultat qui valait les chef d’œuvre de tous les professionnels du monde juste parce que c’était moi qui m’étais piqué tous les doigts avec l’aiguille à tricoter. Le tout était du solide, pas très confortable mais du bon vêtement qui durait et résistait à toutes les intempéries et les tâches de sang. Mais heureusement pour moi, je savais que mes goûts vestimentaires différaient largement de mes compatriotes dans leur ensemble et avais appris à supporter les rares insultes et autres injections sans aucun problème. De toute façon, la mode sur Fiore était à peu près aussi floue que la mentalité de Jake au repos, et seuls ceux qui la suivaient de près pouvaient à peu près comprendre qu’un bas et un haut étaient toujours de mise chaque trimestre. Je regardai l’étoffe qui entourait Jake et pensai que c’était l’hôpital qui se foutait de la charité, une critique que je ne réussis pas à garder pour moi, une critique que j’envoyai au front comme un régiment pour abattre le camp adverse non moins fourni à coups d’insultes bombardées et de vérités blindées qui n’étaient pas bon de se prendre en pleine tête :


« Je savais pas que tu étais devenu expert en mode, Monsieur Tapette. T’as quelque chose contre les longs manteaux rouges ? Parce que si c’est le cas, je vais devoir t’annoncer une très mauvaise nouvelle qui va redéfinir ta vision par rapport au monde. »

Les goûts tout court maintenant. Jake ouvrait de nouveaux fronts et il fallait blinder toutes les approches et se préparer directement à la contrattaque. Pourquoi rester dans des tranchées quand on pouvait charger l’ennemi sabre au clair dans une lande couverte de sang ? Je sortis ma propre arme et dégainai juste derrière ses tirs :

« Je te signale, ma première gagnante, que le meilleur n’est pas celui qui bouffe des macarons toute la journée mais celui qui sait se satisfaire d’ingurgiter de tout, de la boue jusqu’au caviar. C’est lui l’homme heureux. Si t’es obligé de casquer tout ton fric pour te payer deux centilitres doseur en main de ton whisky de mauvaise qualité, c’est que t’as le même cul serré que tes bourgeois qui veulent que tu leur déniches le soi-disant millésime absolu à l’autre bout des frontières. Totalement inutile à en gerber. Regarde ma pinte ! J’ai trente fois ce que tu bois pour le même prix avec une qualité que je juge égale. Si seulement tu pouvais éviter de t’en vanter ; de toute façon, suffit que tu sois dans les parages pour que tout le monde se sente condescendant dès qu’on t’accorde un regard. »

Je bus ma bière pour terminer ma logorrhée en quittant le pauvre mage sans magie de mes deux des yeux. Quelque part, je prenais aussi de la bière parce que les missions avaient manqué ces derniers temps et que le portefeuille même si je ne m’en inquiétais guère comme le voulait ma vision financière de court terme, commençait à se rétrécir plus sûrement que mon esprit quand il se mettait à causer à des abrutis comme le voisin que je devais me coltiner. Si j’avais réussi à aboutir à quelque chose de plus qu’avec Elly qu’une simple discussion entre personnes adultes, je ne lui aurais posé qu’une seule question : « Chez toi ou chez toi ? » Cependant, je pensais sérieusement ce que je lui avais sorti, sur un des apprentissages de la sagesse et tout le blabla. J’étais fier de pouvoir me contenter de n’importe quel repas et de n’importe quelle boisson pour l’accompagner, et si par la fenêtre du jardin que je vandalisais pour installer mon pique-nique je voyais une famille de gosses qui se plaignait de bouffer du légume comme tous les jours de la semaine, j’aurais rigolé et sifflé entre mes dents en même temps en contemplant ma seule prise de la journée, un simple bout de saucisson trop gras.

Ceux qui me connaissaient savaient que j’avais des rapports avec l’argent plutôt impressionnants : je ne jurais que par lui quand on me parlait de politique ou de gestion des biens de la société. Partant de ce principe très simple et très compliqué en même temps si on voulait entrer dans les détails, engrenages invisibles et innombrables qui contrôlaient toute une ville et tout un pays, je pouvais le dire sans aucune honte : j’étais absolument contre le gaspillage. Je ne jetais pas les parties les moins charnues d’une bête quand j’en avais, faire les poubelles en « freevegan » n’était en aucun cas une honte si j’en étais réduit à rechercher de la bouffe ainsi, une eau trop chaude dans sa gourde, je la finissais quand même, et si je devais jouir d’un service pendant une heure, j’en profitais jusqu’au bout. Si je voyais quelqu’un gaspiller quelque chose, ou ne pas en profiter à fond, alors mon cœur se serrait d’une colère sourde pendant quelques secondes avant que les nuages noirs de la haine laissent place à un temps mélancolique et désagréable envers l’humanité dans son ensemble.

Tout ça pour quoi ? Tout ça pour dire que le mégot que m’avait jeté Jake dans ma pinte me mit bien plus en colère que ses piques inutiles qu’il venait de sortir. Je voyais le tabac se distiller sous l’effet de la bière et mon visage faillit se décomposer. Mais je retins ma poker face comme je retins mon poing que je cachai dans mes poches pour lui éviter la tentation de transformer la gueule de mon voisin en pâtes à crêpes à la confiture de fraise. Si ça n’était pas Jake, ou s’il bougeait son cul du bar pour aller se vidanger ailleurs, j’aurais bu ma bière en retirant le mégot de deux doigts ; le tabac n’aurait aucun impact ou presque sur la bière. Mais là, ça n’était plus possible. J’avais payé ma bière, il fallait que je la consomme d’une façon ou d’une autre en prenant compte la terrible provocation du mage. Si je ne le faisais pas, j’allais le regretter pendant une grosse dizaine de jours. Alors quand Jake leva son verre comme dans un apéritif pour trinquer avec lui-même, je saisis l’opportunité sans même chercher à réfléchir :


« A ta santé, vieille canaille. Et tiens, t’as vu ? Attends, je crois que t’as laissé tomber un truc dans mon verre, regarde. »

La phrase n’était pas terminée que je jetai vigoureusement tout le contenu de ma pinte en plein dans sa gueule. Bière consommée comme je le désirais, aucun regret. Disons que c’était lui qui m’avait poussé à cette éventualité. Comme c’était lui qui m’avait empêché de tenter ma chance sur une fille. Il avait gâché ma soirée, ou plutôt, avait transformé un lit rose par une bataille rangée où chacun devait se surpasser pour dépasser l’autre. Il me faisait chier, je le faisais doublement chier. Puisqu’il n’y avait pas d’autres moyens pour lui que de me jeter plus d’alcool qu’il ne pouvait en avoir dans son petit verre et que le barman refuserait certainement de donner des munitions à des gens qui étaient bien partis pour ravager l’auberge, s’il voulait encore me faire chier, il allait devoir passer à quelque chose de plus physique. J’étais déjà prêt à me lever de ma chaise pour anticiper un de ses coups ou tout simplement une bagarre sérieuse. Mes poings étaient prêts à parer n’importe quelle attaque même si de par ma nature de joueur de poker, je gardai un visage aussi neutre que possible. Je contemplai tout de même avec une pointe de tristesse mon verre vide. Mais il avait valu ses Jewels. Mon estomac pouvait se nourrir de la satisfaction de l’avoir trempé d’alcool. Une bonne douche, voilà ce qu’il lui manquait, qu’on en avait parlé pas plus tard qu’il y avait quelques secondes !
Jake O'Hara

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Mer 18 Juil - 5:33
Blaid devait fulminer, bien entendus ça ne se voyait pas extérieurement, mais ils se connaissaient assez bien pour savoir ce que l'autre pensait même s'il ne le montrait pas. En l'occurrence, il arborait un visage aussi neutre que celui d'un joueur de poker, un calme feint qui lui servait de façade vis-à-vis des autres.
Alors que Jake finissait son verre, son interlocuteur leva sa choppe comme s'il voulait trinquer et :

« A ta santé, vieille canaille. Et tiens, t’as vu ? Attends, je crois que t’as laissé tomber un truc dans mon verre, regarde. »


Pas eut le temps de dire ouf que Blaid vidait l'entièreté due sa choppe sur l'homme aux cheveux blanc qui ne broncha même pas.
La réaction de Jake ? Relativement simple, il souffla pour renvoyer sur Blaid la bière qui dégoulinait sur sa bouche mélangée à quelques crachats plus ou moins visibles, mais il ne comptait pas en rester là, il se devait de riposter et vite, c'est ainsi que les gamineries allaient entre eux, si l'un frappait fort, l'autre devait faire pire.
Il lui fallait une idée vite... Il regarda rapidement autour de lui, conscient que le barman ne lui servirait plus une goutte. Ses options restantes étaient :

-Numéro 1 : Le plateau de la serveuse et les consommations qu'elle transportait

-Numéro 2 : Les chips et la sauce présente sur le comptoir à portée de main

-Numéro 3 : Le reste de sa bouteille de Whisky dument payée

-Numéro 4 : La proposition numéro 4

Va pour une numéro 4, mais qu'est-ce c'est ? Regardez bien ce qui suit vous ne verrez pas ça tout les jours.

Primo Jake prit la sauce épaisse et la balança à la gueule de Blaid avant d'écraser les chips dans sa main et de faire de même. Secundo immédiatement après, il renversa d'une main le plateau de la serveuse, faisant atterrir son contenu sur les pieds de l'homme qui lui faisait face. Tertio il prit sa bouteille de whisky et profita du fait que l'autre ne voyait pas grand chose à cause de la sauce qui lui couvrait la trogne, pour en déverser l'alcool restant sur le pantalon du malheureux...
Je sais vous trouvez que ça fait beaucoup, et alors ? On voit que vous n'avez jamais assisté à leurs chamailleries pour dire ça... Ce que vous venez de voir quand on considère les deux énergumènes en présence ne peut être qualifié que d'entrée en matière, certes sportive mais entrée en matière tout de même.

"Merci pour la bière sale con... Là c'était ma tournée !"


Ouais, ouais , ouais je sais c'est aussi subtil qu'un narrateur qui s'adresse directement au lecteur... Mais en même temps on parle de Jake O'Hara les enfants, lui et la subtilité ne peuvent coexister au même endroit. Du reste il aimait bien le résultat, ceci incluait les personnes présente dans le Pub qui étaient pour la plupart soit mortes de rire soit bouche bée et heureuses d'être sur une chaise, sans quoi leurs postérieurs seraient allé faire un câlin au plancher peu accueillant prêt à darder d'éventuelles échardes sur les potentiels fessiers trop envahissant.
Blaid Lacroix

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Mar 14 Aoû - 1:53
Aucune entourloupe à ce que je venais de faire ; quelqu’un d’autre que Jake, même un type que je ne porterais pas dans mon cœur et dont l’aversion serait réciproque, aurait été plus que surpris de voir que j’avais décidé de consommer ma boisson bien autrement que ne le voulait l’usage traditionnel du pub. Mais voilà, Jake savait parfaitement que maintenant que je venais de passer aux outrages plutôt lourdingues, on pouvait enfin commencer notre jeu de gamins stupides, qui se finissaient bien souvent par des blessés (collatéraux, mais si la société n’aimait pas, elle n’avait qu’à dégager plus loin). Les regards s’étaient tournés vers nous en même temps que les discussions s’étaient éteintes comme des flammes de bougies sous une tornade ; les gens normaux commençaient à avoir peur (ou alors ils étaient juste impatients qu’une bagarre éclate sous leurs yeux pour s’en plaindre après à leur grosse femme et aux agents qui passeraient) et se concentraient peu subtilement vers le duo de comiques. Beaucoup moins enthousiaste que ses clients, le tenancier nous regardait d’un sale œil, et ce ne fut qu’une curiosité morbide en attente de la réponse de Jake qui l’empêcha de nous arrêter maintenant avant que les choses ne dégénèrent encore plus. Son silence allait lui coûter beaucoup.

Jake se… débattit, ouais, c’était le bon mot, se débattit dans le vide, se dépêchant d’enchaîner sa vengeance. Il ne pouvait plus jouer sur la surprise, il allait donc se concentrer sur l’auto-surenchère (la surenchère normale n’étant jamais très intéressante, on frappait, l’autre frappait deux fois ; nan, on laissait cet amateurisme aux gens mal élevés ; nous, on allait vraiment chercher loin pour se défoncer l’un l’autre par étapes). Il m’envoya d’un geste flou des chips dans la gueule (je supposais que j’avais de la chance qu’un parpaing ne se trouve pas sous sa main à cet instant-là). Je m’attendais à un mouvement de sa part, mes mains protégèrent mes yeux en un instant et je reçus des bris de chips salés violemment envoyés. Je grimaçai mais ce n’était pas encore trop grave. Je sentis qu’il continuait à envoyer la sauce –fantastique transition humoristique, si je n’existais pas, je me serais inventé -, en se servant des sachets placés à-côté pour remplir les minuscules bocaux. Notre voisin n’eut pas le temps d’émettre une protestation plus intéressante qu’un gargouillis que sa consommation m’arrosa les paumes de main et quelques mèches de cheveux. La pauvre serveuse qui passa à-côté n’eut pas le temps de se décaler pour éviter la bataille, et dieu savait que si elle n’avait pas été sous le coup de la surprise, c’était ce que son esprit froid lui aurait conseillé de faire. Mais une seconde trop tard restait trop tard, et le mage fit valdinguer le plateau pour que les plats s’écrasent sur mes bottes. Bon, pas trop de dégâts, parce que mes bottes étaient pas des pièces de collection que je venais d’acheter à Heart Kreuz ; assez dégueulasses comme ça et ayant traversé des continents de boue plus épaisse que la connerie de Jake (quoique ça restait de la mélasse, pas de la brique), un peu de sauce par-ci par-là n’allait pas les gêner. Trop occupé à voir comment allait la serveuse en essuyant rapidement une mèche de mes cheveux avec mes doigts poisseux, je sentis le liquide froid tremper mon pantalon, sortant du goulot de la bouteille de l’infâme Jake qui avait pour qualité de ne pas avoir assez d’imagination pour être imprévisible. Deux secondes après que la première goutte n’ait mouillé le tissu, j’avais éjecté la bouteille dans le plafond d’un coup de pied, et j’avais espéré casser le poignet u malpropre au passage, mais rien n’était moins sûr parce que je n’étais vraiment certain d’avoir touché sa main.

Maintenant, évidemment, tous les clients nous regardaient et certains s’étaient levés de leur chaise, soit pour nous arrêter mais fallait avoir du courage pour tenter de s’interposer entre deux géants, soit pour se casser de la pièce. J’avais envie de les rassurer, leur instinct de survie n’était pas excessif. Après cette ultime provocation, on allait enfin passer à des choses sérieuses, genre l’implantation dentaire de prothèse en bois de comptoir. Les serveuses proches allaient s’avancer mais s’arrêtaient quand elles virent que c’était le patron himself qui allait mettre fin à cette affaire. Avant qu’il ne puisse cracher sa verve, je m’étais retourné vers la pauvre victime de Jake qui hésitait à ramasser les débris ou attendre les gueulantes du patron pour le faire ; je lui fis un petit clin d’œil appuyé :


« Rustre, hein ?
_ VOUS ME DEGAGEZ LE PLANCHER DE LA ! SORTEZ IMMEDIATEMENT, SINON, J’APPELLE LES AUTORITES DE SUITE ! VOUS COMPRENEZ ??!
_ Excusez-nous, M’sieur, Jake fait son Mea Culpa. »


Le Mea Culpa en question, c’était ma main derrière son crâne pour lui exploser ce dernier contre le comptoir. Fini les petits chatouillis, on avait envie de se mettre dessus, alors on allait s’exploser la gueule l’un contre l’autre. Je commençais le premier coup et lui envoyais sa tête en plein dans le comptoir un peu dégueulasse des derniers événements.

Aaah, enfin on allait pouvoir se foutre dessus. Les provocations précédentes n’étaient finalement que les préliminaires entre un jeune couple à sa nuit de noces, avant que l’action véritable et attendue des deux protagonistes ne commence véritablement. Jake et moi, je ne savais pas si on s’était déjà battus. En fait, on était plus du genre à se foutre un coup de temps en temps avec une réplique cinglante digne d’un ivrogne allongé dans le caniveau avec un morceau d’harmonica coincé entre les dents. Et dès qu’enfin, on sentait l’envie de se bagarrer arriver sans prévenir en pleine mission, alors on était systématiquement interrompus soit au début, soit au milieu. On n’était jamais parvenus à savoir de qui de nous deux était le plus fort. Sans compter la magie évidemment, parce que sinon, je siroterais le liquide de son cerveau très rapidement. Mais même sans ça, j’étais plus fort que lui physiquement. Enfin, je le ressentais. J’étais aussi bien plus fourbe, et je ne pouvais pas le renier. Mais quand vous verrouilliez de vous-mêmes vos potentiels magiques, c’était certain que les opportunités étaient moins nombreuses.

Parce que oui, je n’allais pas me battre avec ma magie, ça serait évidemment déloyal. Je ne voulais pas battre Jake, je voulais lui défoncer sa gueule. Avec ma magie, ça serait bien trop rapide et pas assez douloureux. Puis quand on était dans un bar, on tentait s’il vous plaît de se battre avec les poings, les pieds et tout ce qui vous passait sous la main. Alors je jouais le jeu avec grand plaisir et je me battrais comme un diable jusqu’à ce que d’éventuels passants éventuellement armés et protégés par des insignes d’autorité supérieure ne viennent arrêter un pauvre mage de Fairy Tail explosé par terre, le visage retourné.

Voilà ce qui s’était passé et ce qui se passerait de toute façon : s’il avait réussi à éviter mon attaque surprise qui transformerait le comptoir en V gigantesque avec pour base la tête de mon pauvre ami, ma main exposerait évidemment le bois en laissant cependant moins de traces que si je m’étais servi de sa tête comme outil. De toute façon, quelle que fut la réussite ou l’échec de cette action, je fis glisser mon haut tabouret en envoyant un coup de pied dans celui de Jake (je ne désirais pas le faire tomber de sa chaise, juste utiliser cette dernière comme point d’appui pour effectuer la manœuvre). Les pieds crissèrent sur le plancher jusqu’à ce que j’arrive au prochain tabouret derrière moi, que je saisis d’un poignet sûr derrière mon épaule avant de le lancer proprement et à toute vitesse sur ma victime du soir. La puissance employée rendit la projection quasiment horizontale, et l’image floue.
Public, il était temps de s’enfuir.
Jake O'Hara

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Sam 22 Sep - 22:44
Drunken Lullabies by Flogging Molly on Grooveshark



C'est après quelques balbutiements d'esquive plus ou moins fructueux et une tentative de raisonner le tavernier en furie que l'espèce d'homme perroquet se décida à passer aux choses sérieuses. Une main vint attraper l'arrière de la tête de Jake et la balancer sur le comptoir avec force, ce qui détruisit le comptoir sans aucun doute possible. C'est le genre de moment où tout le monde se demande ce qui est en train de se passer le visage remplit d'effroi en voyant un homme se faire enfoncer le crâne dans une planche de bois massif bien épaisse, toutefois quand on connait Jake on sait que cette petite bourrade virile ne fera que l'énerver plus qu'autre chose.
tandis que son sang boullait dans ses veines et qu'il se dégageait du comptoir, un bruit assez inquiétant se fit entendre accompagné d'un mouvement d'air puissant, indiquant qu'un objet assez volumineux arrivait vers lui à grande vitesse.


*Oh le con !!!*


Réflexe de survie ou de combattant ? peu importe, toujours est-il qu'à ce moment la Jake leva instinctivement le genou pour arrêter l'OVNI qu'il brisa en deux au moment du contact, avant de rattraper chaque partie dans ses mains protégées de mitaines de cuir.
Je sais vous allez me dire"Mais ce type est pas humain!!! et en plus le narrateur recommence à nous parler !!!" Sauf que je vous arrête tout de suite, Jake est bel et bien humain. Le fait qu'il arrive à se prendre un comptoir de bar dans la tronche et se relever avec seulement quelques échardes, puis à fendre en deux un tabouret puissamment lancé avec un coup de genou n'est dû à rien d'autre que son entraînement au combat. Il vous faut savoir qu'un combattant s'entraine par des gestes répétitifs qui conditionnent ses mouvements mais également ses réflexes durant une agression, cependant ce n'est pas la seule chose qui est améliorée, la résistance physique est grandement accrue également car à force de frapper des objets durs et de se fracturer plusieurs fois certains os, le corps devient plus résistant que du béton armé. Voilà pourquoi Jake tient encore debout après l'épisode fâcheux du comptoir, mais revenons un peu à ce qui se passe.

Une moitié de tabouret dans chaque main, notre homme au manteau de cuir rouge fit un bond vers son homologue si attentionné pour finir par lui administrer une claque simultanée des deux tabourets dans la tête un peu à la manière d'une symbale à ceci près que sa cafetière allait servir de caisse de résonance. Non content de ça notre mage de Fairy Tail si adepte de la finesse fit pivoter son pied à ras le sol pour renverser le tabouret sur lequel Blaid était encore assit.


"M'accorderiez vous cette Danse ? Taffiole ..."


position de garde et l'oeil attentif, Jake attendait la suite de cette danse
Blaid Lacroix

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MessageSujet: Re: The Rocky Road to the Beer   Mar 25 Sep - 22:47
Je savais pertinemment que la tête de Jake résisterait sans aucun problème à son rendez-vous imprévu avec le comptoir ; la faute au manque cruel d’organe cérébral à l’intérieur qui rendait toute attaque dirigée vers celui-ci aussi inutile que tenter de provoquer un cancer du poumon en lui écrasant les orteils de pieds. A la place du cerveau, il devait y avoir le crâne qui remplissait toute sa tête ; c’était la solution logique à laquelle j’étais abouti consistant ce pauvre individu. Ses seuls neurones se trouvaient dans ses biceps de rigolo, et évidemment, les muscles n’étaient pas programmés pour rendre quelqu’un intelligent. Jake était costaud comme devait l’être un abruti dans son genre infoutu de spasmes magiques. Si vous vouliez être mage et que vous ne saviez pas faire de magie, restait plus qu’à devenir un gros guerrier aux pectoraux saillants et tenter de convaincre le monde entier que si si, il était un mage féroce parce qu’il lisait des bouquins s’y référant, avec ledit ouvrage tenu à l’envers et le marque-page derrière le quatrième de couverture. Il avait passé toute sa misérable vie à devenir épéiste, mais il n’avait même pas son arme pour la baston, cette énorme lame cherchant à compenser le truc perdu dans son calebute. Putain… c’était comme un mage de feu qui enverrait une boule de flammes à un adversaire et qui dirait : tu la sens, ma puissance physique ?

Le tabouret que je lui avais envoyé la gueule se flouta bien vite sous la vitesse, mais il fut paré par le genou de Craignos et divisé en deux sous le choc de l’impact. C’était la tête de Jake qui avait détruit le comptoir, c’était le genou de Jake qui avait brisé ce pauvre tabouret qui n’avait rien demandé. Ouais, c’était une version impeccable pour m’essuyer de toutes les accusations qui passaient par la tête du pauvre barman horrifié, et qu’il ressortirait aux miliciens les plus proches dès qu’il courrait dans la rue, se fondant dans la masse des gens qui commençaient à s’écarter et se plaquer contre les murs pour les plus optimistes, à s’enfuir du bar pour les plus réfléchis, ou à continuer à pioncer pour les bourrés. Des gardes allaient bientôt se rameuter pour arrêter la baston, alors fallait en profiter le plus possible. C’était marrant comme les soldats intervenaient toujours entre des bagarres entre mages du même camp, mais qu’il commençait à traîner des pattes et vérifier leur contrat de travail quand un mage véritablement méchant était en jeu. Les coïncidences étaient souvent drôles.

J’avais à faire avec une force de la nature, et heureusement pour ma pomme, j’en étais une aussi. Voir un gars avec deux barreaux de chaise dans les mains avec l’air aussi énervé, ça foutait les pétoches à n’importe qui non habitué aux abrutis guerriers. Pour éviter l’attaque aussi brutale, je réalisai le même mouvement qu’auparavant : je poussai fortement mon tabouret en arrière qui crissa contre les planches en bois tandis que les deux parties de la chaise s’écrasèrent l’une contre l’autre dans un fracas évident. Cela n’arrêta pas Jake qui cherchait à me faire sortir de ma chaise fétiche. Je sautai d’un bond bien réussi sur le comptoir juste à-côté alors que ma chaise tombait sur le sol après une balayette. Il me demanda alors une danse avec son ton si crasseux et je lui retournai un sourire :


« La tafiolle, c’est pas plutôt celui qui propose une danse à un mec ? »

Je shootai dans la bouteille la plus proche pour qu’elle lui arrive pile dans la tête, avec la force suffisante pour ne pas qu’elle se brise en mille morceaux sous l’impact (de toute façon, une bouteille, c’était plutôt solide). Je me dépêchai d’effectuer un bond en arrière pour attraper une autre bouteille par le goulot et de fracasser le cul sur le plafond. J’avais maintenant l’arme de bar typique : la bouteille fracassée aux bords si incisifs. Je fouettai l’air quelques instants pour tester un peu mon arme et invitai Jake à monter sur le comptoir par mon regard insistant. S’il tentait juste de me faire tomber de mon surplomb, je lui échapperai sans aucun problème et n’hésiterai pas à lui envoyer une bonne patate dans sa gueule de bourru pour lui faire bouffer son menton de l’intérieur. Mon jeu de jambes était bon, qu’il tente de m’amuser.
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