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 L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra

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MessageSujet: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 18 Mar - 12:03
An de grâce X802 : Après une décennie de guerre acharnée contre la lie de l’humanité et les mages noirs, l’Ordre a finalement repris le dessus. Les pertes, pourtant, furent monstrueuses. Les veuves, les orphelins et les kebabs désertés sont légions. Parmi les morts, on compte Jean-Mahmoud Bin La Villette, chef de la garde royale de Fiore.

Inquiet pour sa sécurité, le Roi décide de recruter la crème de la crème pour se faire protéger. Dans ce but, et ce but uniquement, vous êtes réunis ici afin de décider qui d’entre vous aura l’insigne honneur, l’immense privilège d’accompagner Sa Magnificente Majesté dans Sa trépidante vie quotidienne. Le dernier debout dans cette arène historique pourra se targuer d’avoir enterré décemment FnO et les joies que le forum nous a apporté.


Le Domus, arène de votre enfance, scène de vos plus belles gloires et sûrement de vos premiers ébats avec une admiratrice émue, n’est plus que le vestige de sa gloire révolue. Les fiers remparts qui protégeaient Crocus de vos prestations dévastatrices, à moitié écroulée. Pourtant, dans vos cœurs et dans vos esprits, la pierre de l’arène garde son éclat d’antan et le sable rougi par les combats n’attends que le déchaînement de votre puissance inouïe.

Alors allez, mages. Allez, mercenaires de tous horizons. Allez montrer à Fiore une bonne fois pour toute de quelle roche vous fûtes taillés et quels ravages votre fureur pourra engendrer !
Que le tournoi de la décennie commence !
Règles:
 
Shi Tami
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 18 Mar - 14:20

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Début des emmerdes
La team entière
Les 10 dernières années s’étaient écoulées avec une vitesse terrifiante pour Shi. Las de la vie citadine et des missions de seconde zone, le mercenaire s’était attelé à une mission de découverte de soi à travers la visite des pays loin à l’est de Fiore. Après des années d’exploration, aux confins des déserts les plus arides, il était tombé nez à nez avec un être extraordinaire : la Kitsune Skin, une armure flamboyante anthropomorphe qui l’accompagnait depuis.
Après 10 ans, il était revenu dans sa terre natale, la peau brûlée par le soleil et le visage buriné. Couturé de cicatrices, arborant de longs cheveux négligés, cette dernière décennie faisait l’effet d’un siècle sur Shi.
Mais ces années l’avaient aguerri. Il s’était endurci, et sa force d’antan s’était décuplée. Il n’était plus d’adversaires qu’il ne se sente de taille à affronter, aussi avait il bondi sur l’occasion quand il lui fut proposé de participer au tournoi le plus incroyable qu’on avait vu depuis belle lurette. Tous ses héros, toutes les idoles de sa jeunesse étaient ici, prêts à donner leur vie afin de voir qui serait le meilleur combattant que Fiore n’avait jamais vu.

Pourtant, arriver au Domus Flau lui fendit le cœur. La glorieuse arène tombait en ruine et n’était plus l’ombre de ce qu’elle avait été. Un pan complet des gradins s’était effondré, et les gradins s’affaissaient par endroit, laissant apparaître les souterrains où l’on enfermait les créatures qui devraient combattre, depuis longtemps dispersées dans Crocus.
L’arène avait fermée depuis des années, mais aujourd’hui, après les conflits et la dévastation, elle renaissait de ses cendres pour un affrontement des plus épiques, qui devait clôturer avec brio la carrière de Shi. Il avait traversé trop d’épreuves, combattu trop d’adversaires, et aujourd’hui il voulait enfin avoir le droit au repos.
C’était donc avec une appréhension sans précédent qu’il franchit les lourdes arches de pierre qui gardaient l’entrée du Domus. Il n’avait jamais ressenti une telle pression au fond de lui, une telle anticipation en vue du combat qui l’attendait. Comme si cet affrontement allait être le dernier.

Pourquoi sentait-il son cœur battre dans sa poitrine avec tant de force, lui qui avait traversé la terre entière, qui n’avait plus rien à prouver à personne ? Il n’aurait pas su répondre à cette question, mais abordait avec inquiétude le combat à venir. La plupart des participants étaient connus à travers tout le royaume comme des combattants à même de forger des légendes et de raser des villes, le niveau semblait ne pas pouvoir s’élever plus haut.
Pourtant, il avait tout pour être prêt. A ses côtés, son armure l’accompagnait, lui conférant une force sans précédent. Il portait toujours les mêmes armes que dix années auparavant, maîtrisait à la perfection chacune de ses techniques, et avait fait connaître son nom à travers tout le royaume. Mais cela ne changeait rien : il avait réellement peur de ce qui allait venir.
Mais avec la peur venait une excitation qu’il n’avait plus eu l’occasion de ressentir depuis bien longtemps, une poussée d’adrénaline qui lui faisait pousser des ailes. Peu importait l’adversité, cette fois-ci, il se sentait à la hauteur. Il se sentait capable d’affronter n’importe qui, poussé par ses années d’entraînement et de pratique, par cette décennie d’affrontements perpétuels qu’il venait d’endurer.

Pour l’occasion, il avait mis à jour sa tenue. Loin de son accoutrement d’antan, il s’était fait aux chaleurs désertiques, et avait donc dû préparer en conséquence son retour en climat tempéré. Sur une chemise de lin, il portait un plastron terni par les années, ouvrage magnifique qui avait depuis longtemps fait ses preuves sur le terrain, caché sous un long manteau marine qui tombait au bas de ses cuisses. Dans sa main droite, il tenait mollement sa lance, au manche en bois luisant et à l’allure plus inquiétante que jamais.
C’est avec cet accoutrement qu’il franchit cette fois l’enceinte du Domus Flau. Partout autour, les citoyens de Fiore, pour la plupart des vétérans de guerre ou des anciens habitués des combats d’arène, s’étaient serrés sur des gradins rafistolés pour pouvoir assister à ce qui promettait d’être le combat du siècle.
A ses côtés, l’armure de feu qui lui tenait compagnie depuis quelques années l’accompagnait, semblant partager son appréhension. La créature mythique, quelque fut son vécu et son expérience des champs de bataille, sentait monter la pression autour d’elle alors que le combat se faisait imminent.

Le cœur de Shi battait dans sa poitrine, avec une force tranquille, dans de gros battements réguliers qui résonnaient dans ses temps, alors qu’il franchissait une fois pour toute ces portes et qu’il posait le pied sur le sol rouge du Domus, en attendant que ses illustres adversaires fassent leur entrée.


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Kenta Hoshi
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Lun 19 Mar - 12:33





L'apocalypse approchait. Dix ans auparavant, j'étais devenu un des mages les plus influents du pays en devenant Mage du Conseil. Mais, depuis, il s'était passé tant de choses... Les mages noirs étaient devenus de plus en plus forts et mes proches furent menacés trop souvent. Un jour, alors que le Conseil avait décidé de prendre la place de la Couronne afin d'être plus efficace, j'avais arrêté d'être le Mage du Conseil que j'avais été jusqu'alors. La guerre et ma carrière avaient commencé sur Gehenna, qui avait tant fait changer le royaume, moi y compris. Après être devenu celui qui devait redorer l'image du Conseil, j'avais fini par sombrer dans les mêmes mécanismes que mes prédécesseurs. Seule la victoire comptait. Dès lors, il n'y eut plus grand-chose à sauver.

Et pourtant, en Fiore, la majorité des mages me connaissaient : j'étais un homme droit, plein de bonté quand il s'agissait de donner une nouvelle chance. Ce n'était pas le fait de prendre le pouvoir qui m'avait changé. Non, c'était la perte de ma seule famille, Mitsuko Hoshi, qui au contraire m'avait mené à donner mon accord pour de telles manœuvres. Combattant à mes côtés contre les guildes noires, nous avions formé un duo redoutable... Si redoutable, qu'elle parvint même à trouver une place de gardienne runique très intéressante, bien que peut-être pas autant que Myrcella avec celui le siège de la conseillère Oriana, elle-même partie car écœurée par les combats. Puis il y eut une embuscade, non loin du mont Hakobe. Le temps que les secours arrivent, j'avais déjà exterminé l'intégralité des mages noirs présents. Plus jamais quiconque ne parla de moi comme la Flamme de la Justice, the Justice's Flame. Désormais, on me reconnaissait comme la Flamme de la Vengeance.

Mis à part la traditionnelle cape rouge de Nobu - mon père adoptif - j'avais abandonné tout mon équipement habituel au profit d'un harnois noir complet, auquel s'ajoutait, par dessus la première couche de plaques, des plaques plus larges et plus épaisses aux épaules et aux jambes. A l'aide de Trace, je n'éprouvais aucune difficulté à me mouvoir et il était bien difficile de me faire de sérieux dégâts ; ce qui fut très utile sur de nombreux champs de bataille. Utilisant de plus en plus souvent Trace au détriment du Feu, on avait même fini par oublier le surnom éphémère de Flamme de la Vengeance, remplacé par le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Effectivement, ma puissance augmentant, j'avais atteint le même rang hiérarchique que la majorité de mes collègues du Conseil, faisant de moi un Paladin Runique. J'avais encore du chemin à faire avant de devenir Haut-Paladin Runique, mais le rang S+ était déjà une immense satisfaction que j'appréciai montrer à mon géniteur, qui était mort quelques semaines plus tard. Bah, quelle importance. Quant à ma soeur, elle avait bien essayé de me faire regagner la raison, mais avec la transformation d'Amandil en démon, je n'avais plus grand-chose à perdre.

Seule Liz me faisait encore garder espoir. Chaque jour, je la voyais grandir. Je crois qu'elle fut même un peu impactée par la mort de Mitsuko, mais elle y puisa sans doute la force qui lui fit devenir gardienne runique. Je me demandais même si elle n'était pas plus forte que moi, désormais. J'avais eu de la chance d'avoir pu enseigner ce que je savais à cette petite ; devenue une brave guerrière.

Avec le temps, nous avions fini par gagner la guerre. Et pourtant, quel prix avions-nous dû payer ! Tant de morts, pour que finalement nous ne puissions même pas revenir à notre état d'origine. En parlant d'Etat, le Conseil avait rendu le pouvoir à la Couronne, qui l'avait par conséquent instantanément dissous. Ce n'était que justice, au moins pouvais-je encore comprendre ce mot, bien que j'étais plein d'amertume face à cet acte. Le Conseil n'avait de toute façon plus raison d'être, car les plaies qu'avait laissées les mages noirs étaient irréversibles : jamais plus une guilde noire ne devrait pouvoir de nouveau voir le jour, sans être aussitôt matée par le reste du pays qui ne pourrait plus s'en relever. C'était le malheur des guerres de magie : les morts pouvaient se compter par dizaines de millions. Nous n'étions que des rescapés.

Puis il y eut un appel : la Couronne réclamait un garde du corps pour que le roi soit en sécurité. Pour cela, les meilleurs mages du pays volontaires devraient se battre à mort. En souvenir de l'homme que je fus, je ne pouvais qu'accepter afin de réparer ma dette envers ce royaume et ce roi. Que je meure ou que je vive, ma dette serait remboursée. Par conséquent, je n'avais plus rien à perdre. Je revêtis une dernière fois mon armure noire pour trouver de nouveau le Domus Flau où, du temps où je n'étais qu'un chevalier parmi d'autres, j'étais resté invaincu. Et bien, chaque chose a une fin.

A Crocus, plus grand-chose ne ressemblait à l'ancienne capitale fleurie de jadis. Le Domus Flau, qui avait vu des combattants de tous les horizons et encaissé des combats monumentaux, n'avait pas survécu à la guerre. Ce Colisée verrait la fin d'une ère, car les Mages étaient prêts à s'entretuer en son sein. Seth, qui m'avait accompagné toutes ces années, n'avait jamais réussi à me comprendre. Aujourd'hui, il abandonnait en même temps que moi. Le laissant à l'extérieur, je poussai une [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui tomba en poussière, me retrouvant dans l'un de ces vestiaires où des dizaines de mages imprudents se préparaient déjà. Le massacre allait encore continuer mais, ce n'était peut-être pas si mal que les mages se sacrifient : moins il existait de magie, moins de risque il y avait qu'une nouvelle menace comme l'Alliance Baram ne resurgisse. Cela dit, c'était quand même imprudent. Je n'étais pas le seul mage de mon rang à avoir pris la décision d'achever ma vie sur le sable de cette arène.

L'orgueil de mes prédécesseurs ayant déteint sur moi, je me rendis au centre de l'arène, au milieu de la foule de mages. Puis je haussai la voix, usant de toute l'autorité et le charisme que m'avait conféré mes années de service et de commandement des forces armées runiques.

Kenta Hoshi, pour vous servir ! Si jamais vous avez une dent contre le Conseil, je suis là pour vous !


Puis ce fut le début du carnage, pour tous les mages de bas étage qui n'étaient de toute façon même pas capable d'égratigner mon armure alors qu'elle n'était toujours pas améliorée par magie. Seth arriva sur ce nouveau champ de bataille en piqué et lui et moi pouvions les faucher les uns après les autres ! Ce Nébula Finalita Lumen, de nombreux mages noirs avaient pu le voir avant de mourir cristallisés dans la lumière D'une espèce aussi rare, il devait être un magnifique spectacle... Sauf qu'il était dans mon camp.

Quant aux adversaires de plus haute estime, j'en reconnaissais de loin quelques visages... Notamment Russell Maxwell, de Crime Sorciere, qui était présent. Il s'agissait de l'un de mes meilleurs amis, malgré notre rencontre quelque peu violente dans une bataille de nourriture, après qu'il eut tenté de m'assassiner. Il y avait aussi Shi Tami, un mercenaire solitaire avec qui j'avais autrefois chassé un mage noir de Silent Night. Mais surtout, il y avait Liz, Liz Taylor. Que faisait-elle là ? Elle voulait mourir, c'était la seule raison pour laquelle elle aurait pu être arrivée ici. A moins qu'elle n'était venue dans le but de me sauver ? Hé bien, elle allait avoir du pain sur la planche ! Heureusement pour elle qu'elle était devenue si forte...

Russell ! Viens, on va leur montrer ce qu'on sait faire !


C'était clairement un appel à la Supernova. Même Seth recula pour nous laisser de la place...

Spoiler:
 

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Merci Myrcella :3
Ray Mizki
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Lun 19 Mar - 13:01
Dix ans déjà.

Dix ans que la guerre avait commencé. Et j’y avait participé. Il m’était à l’époque complètement inadmissible, que dis-je…. Inimaginable ! De ne pas y aller. Je faisais partie de la guilde Sabertooth, LA PLUS PUISSANTE DES GUILDES de Fiore tout entier, quoi que pouvaient en dire les idiots de Fairy Tail, ou encore ces mages noirs ivres de violence et de destruction.

Au tout début, nous n’y avions pas cru. Les guildes noires, qui remuaient depuis quelques temps, ont lancé une série d’attaque éclair sur différents points stratégiques du royaume. Nous nous sommes fait submerger. C’est comme si ils avaient pendant des années attendu quelque chose, et qu’ils venaient de le trouver.
En quelques mois, nous nous sommes repris, mais le mal était fait. Les différents entre guildes nous ont de plus empêché de nous entendre correctement, et alors même que nous commencions à réagir, nous subissions des pertes immenses.

Ensuite, je n’ai pas exactement compris comment ça s’est passé, mais nous nous sommes retrouvés dans une sorte de guerre larvée, nos systèmes de communications de plus en plus souvent interrompus ou espionnés, et nos adversaires qui disparaissaient presque immédiatement devant nos yeux dès que nous commencions à prendre l’avantage.

Nous avons duré ainsi cinq ans. Cinq ans de statu quo entre les forces de l’ordre et la lie du royaume… Cinq années durant lesquelles je n’ai presque pas vu ma famille, ou ma "fille"… Cependant, après tout ce temps, j’ai bénéficié… Non pas de vacances, mais au moins d’une mission qui se passait dans mon village, de rang bien inférieure à celui que j’avais droit d’attendre… Je l’avais prise sans réfléchir, sans en regarder le titre… Quelle erreur.

Flashback

Une fois sur place, je marques un temps d’arrêt, de surprise. Ce n’est plus mon village, ce ne peut être mon village… Pourtant, cet amoncellement de ruines fumantes se trouve très précisément là où j’aurais dû trouver mon foyer, ma famille. J’ai alors regardé l’intitulé de la mission.

« Infestation : Exterminer la vermine du village »

Rien d’important, n’est-ce pas… Mais… Il suffit juste de… De… Détruire chaque parcelle des ruines afin d’empêcher la vermine de pulluler suite à l’entassement de charognes laissé là par les combats.
Flashback


Rien que d’y repenser, je sens la rage me consumer. Ces hommes, par leur avidité sans borne, ont simplement réduit en cendre tout ce qui comptait à mes yeux. J’était sur le point de perdre la raison… Non, j’avais perdu la raison. J’ai utilisé mon take over, l’arachnis, afin de m’occuper consciencieusement de ma tâche, j’ai ensuite… abandonné.

Je m’étais volontairement donné à l’arachnis en moi, qui du coup retourna voir ses congénères. Petit à petit, j’ai appris leur langage, resté conscient malgré ma reddition à la vie. Les arachnis étaient tellement plus simples et avisées que les hommes. Elles chassaient pour se nourrir, vivaient en groupe dont les membres se protégeaient les uns les autres, et suvivaient malgré les folies humaines, sans s’occuper le moins du mondes de ces convoitises matérielles que sont l’argent, un royaume, ou une guilde. Enfin, jusqu’au jour où nous fûmes attaqués par un autre mage, probablement en mission d’exploration, ou de pacification de zone avant un combat… Tout ce que j’en sais, c’est que je l’ai vu attaquer directement la reine.

M’étant attaché à mes nouveaux compagnons, je suis finalement sorti de ma léthargie, et ai bondit de ma cachette, afin de la sauver. Le mage n’a pas survécu, et j’ai pu voir sur sa mission… Il était un officiel, venu chercher un trésor pour les fonds de création d’un tournoi pour élire le nouveau garde du corps du roi suite à la trahison des mages du conseil. En me retournant, j’ai vu que la reine était blessée, mortellement. J’ai alors annoncé (en langage arachnis) ce que j’allais faire puis ai repris ma forme humaine avant d’absorber la reine.

Les autres arachnis m’ont suivi, alors que je leur annonçais participer au tournoi auquel ce mage était convié. Il s’agissait d’un tournoi à mort afin de trouver un nouveau garde du corps pour le Roi, et cette place pourrait me permettre d’intervenir en faveur de mes compagnons à huit membres.

C’est ainsi que je rentre à Crocus, une Crocus en ruine après tout ce temps, et me dirige vers le Domus Flau alors que des regards inquiets se posent sur ma troupe tandis que j’approche de la ville. Nous contournons, et leur demande de rester dans la forêt tandis que je vais combattre.

Physiquement, il est désormais difficile de me reconnaître tant j’ai maigri. Mon regard laisse parfois entrevoir une once de folie, et mes habits sont en partie en lambeaux après toutes ces années (cinq ans si j’en crois la date sur l’annonce) en forêt.

J’entre désormais dans le Domus Flau, prêt à montrer à tous où sont les priorités. Loin devant l’argent et la religion… Loin encore des guildes et des royaumes… Les priorités sont celles de la vie, toute vie et non seulement celles de notre espèce… Et si pour le leur faire comprendre je dois tuer, alors soit.

Je tuerai.


En entrant, sans rien dire, je prends la forme d'une simple arachnis. Je n'ai rien besoin de dire, la transformation se fait désormais si naturellement que je ne me rends même plus compte de la différence de morphologie.

Nous sommes dans l'arène désormais. J'ai vu des mages, je pense en avoir reconnu quelques uns, mais je préfère rester prudent... Je décide donc de me placer relativement excentré par rapport à la forme de la zone de combat, à environ une quinzaine de mètres du mur le plus proche.

"Kenta Hoshi, pour vous servir ! Si jamais vous avez une dent contre le Conseil, je suis là pour vous !"

Voici donc l'un des membres du conseil. Au vu de sa voix, il doit se trouver au centre de notre "ring"... Quelle arrogance dans son positionnement, dans sa voix... J'avais entendu parler de lui, auparavant, comme d'un homme juste et droit... Mais rien ne transparaît de cela désormais...

"Russell ! Viens, on va leur montrer ce qu'on sait faire !"

Il a rencontrer un de ses amis? Vraiment!? Et vu son manque complet de discrétion, il est certain de tous nous exterminer maintenant.

Je ne vais pas attendre la suite... Je tient à rester en vie pour mon objectif.

"Cocon"

Je tisse le plus vite possible, allant jusqu'à inclure les corps de quelques mages faibles se trouvant trop proche afin d'en augmenter la résistance...
Ali Djinn
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 20 Mar - 0:18
Le vent du changement avait soufflé sur ces dix dernières années. Tant de choses s'étaient passées qu'il m'arrivait parfois de me demander si ce n'avait été qu'un rêve ou un cauchemar. J'avais enchaîné des missions et des batailles plus dangereuses les unes que les autres, me faisant un nom parmi les mages, jusqu'à ce que cela ne suffise plus. J'avais ressenti au plus profond de mon être le besoin de me ressourcer. Et pour ce faire, j'étais parti de longues années dans des contrées lointaines au milieu de forêts de brouillards et de montagnes bercées par de puissants vents. Je m'étais entraîné durant tout ce temps physiquement et magiquement, renforçant par la même occasion mes bases les plus fragiles. J'avais par ailleurs fait la rencontre de plusieurs monstres les uns plus rares que les autres, me prenant des volées qui défiaient la chronique. Les hommes étaient fous de penser qu'ils faisaient partis des choses les plus dangereuses de ce monde, car plus d'une fois j'avais failli périr. Je m'en étais certainement sorti vivant, mais pas indemne car quelques cicatrices parcouraient ma peau auparavant immaculée. Mais cela m'avait aussi permis de grandir et de devenir plus puissant que je n'aurais jamais imaginé. Et parmi l'une de ces aventures mouvementées, j'avais fait la rencontre d'Aquilon, un Aigle Regalis que j'avais défié au vol et à la magie du vent. S'était suivi un combat particulièrement excitant qui m'avait valu une autre cicatrice dans le dos -la cicatrice de ses serres qui allaient de mon omoplate droite, sous mon tatouage de guilde, à ma hanche gauche. Depuis l'aigle gigantesque avait reconnu ma valeur en tant que mage du vent et avait accepté de me suivre dans la suite de mes aventures. Il s'était avéré être un compagnon de qualité qui m'avait sauvé la mise plus d'une fois -et vice versa.

Au décours de ces aventures et à travers les contrées que j'avais visité, j'avais eu vent de rumeurs sur la déchéance de Fiore et de Crocus, mais aussi d'une nouvelle beaucoup plus récente. Une bataille entre les meilleurs du pays, dans ce lieu mythique qu'était le Domus Flau. Le but ? Peu m'importait en vrai, mais lorsque j'avais entendu cette nouvelle j'avais repensé à toutes les rencontres que j'avais faites à Fiore. Tous les mages puissants que j'avais rencontré au décours de mes aventures. Je brûlais de les revoir, et quelque chose me disait que c'était l'endroit idéal pour se faire. Debout sur le toit d'une montagne, les cheveux au vent et Seth derrière/au-dessus de moi, mes pensées allaient vers ces compagnons ou adversaires qui m'avaient tant marqués. Tant de questions me traversaient la tête. Qu'étaient-ils devenus. Avaient-ils progressé comme je l'avais fait. Pouvais-je à présent rivaliser avec eux. Un sourire étira mes lèvres. Fermant les yeux, un calme électrisant envahit chacune de mes terminaisons. A part mes cicatrices et Aquilon, je n'avais pas changé d'un poil. Littéralement. Pas un seul poil n'avait poussé sur ma figure, me faisant toujours autant ressemblé à un enfant imberbe dans le corps d'un adulte. Mais peu importait.

-Il est temps de rendre visite à mes compagnons, Aquilon. Cela risque d'être un combat épic...me prêterais-tu tes ailes ?

L'Aigle poussa un cri derrière moi et étendit ses ailes en créant une bourrasque tout autour de nous. C'était sans contexte un signe de son approbation. Il n'y avait plus grand chose à dire, il était temps de retourner dans ma ville natale. Me laissant tomber du haut de la montagne avec un large sourire, je fus vite rejoins dans ma chute par mon ami à plume qui me dépassa et s'étendit en dessous de moi pour pouvoir me réceptionner. Atterrissant en tailleur sur mon ami, il déploya ses ailes une nouvelle fois et nous fûmes partis pour les contrées qui m'avaient vu naître.

~

Arrivant en volant au-dessus de la ville, la tristesse me submergea face à l’état de la capitale de Fiore. Une ville qui était autrefois pleine de richesses et de beauté, une ville de prestige qui abritait l’une des plus puissantes guildes du royaume, était à présent en ruine. Les affres de la guerre avaient laissé leur stigmates sur cette belle ville. Au loin j’aperçus le bâtiment de la guilde qui était, malgré tout, resté debout même si il n’était pas tout à fait dans l’état dans lequel je l’avais vu pour la dernière fois. Mais le symbole de notre illustre tigre à dent de sabre prônait toujours fièrement sur le bâtiment. Faisant un tour au dessus rapidement, je décidai de ne pas m’attarder et de me diriger vers le Dôme. Il ne fallut que quelques battements d’ailes à Aquilon pour nous y conduire. Lorsque j’arrivai au Domus Flau, je restai quelques minutes dans les airs en observant les alentours. Je voyais des silhouettes sur le sol, mais j’étais bien trop haut dans le ciel pour distinguer qui étaient ces personnes. Alors pourquoi je ne descendais pas pour voir ? Simplement parce que maintenant que j’étais là, juste à quelques mètres de cet endroit, l’appréhension s’emparait de moi. Une douce appréhension, de savoir ce qu’ils étaient devenus, et à quel point tous avaient changé. Mais d’un autre côté l’excitation vrillait mes sens.

-C’est l’heure, murmurai-je à Aquilon.

Dans un puissant cri d’aigle, il entama alors une descente vers le sol en piqué accompagnée par mon rire. Au dernier moment, il se redressa et d’un battement d’aile il stabilsa sa position à quelques centimètres du sol avant de se poser. Cette manœuvre était sa préférée, et je pensais sincèrement que c’était du fait du caractère assez spectaculaire de son entrée au milieu de la mini tornade créée par ses ailes. Il releva ensuite fièrement la tête en rabattant ses ailes. Je caressai sa tête et descendit de son dos, me plaçant sous son énorme tête comme un petit être se plaçait sous la protection d’un géant. Même si en l’occurrence, il était maintenant clair que j’étais le plus puissant de nous deux. Mais peu importait. Là il ne s’agissait plus de l’Aigle et moi, mais de tous les autres participants qui allaient offrir au Domus Flau et à Crocus leur dernier spectacle, et le plus grandiose de tous. La Bataille Finale.

Mais alors qu'au loin j'apercevais l'araignée qui devait en fait être mon camarade de Guilde Ray, un certain Kenta prit la parole alors que le combat commençait. Les plus faibles des mages se faisaient déjà balayer sans grands efforts, ce qui n'était pas si mal. Jusqu'à ce que Kenta appelle ce qui semblait être son ami pour nous "montrer ce qu'ils savaient faire". Eh bien. Ils commençaient fort ces deux là. Il ne s'était passé que quelques minutes, si ce n'étaient secondes, depuis le début des hostilités, et mon Aigle et moi-même nous débrouillions sans accrocs face aux mages les plus inexpérimentés sans avoir besoin d'utiliser ma magie -de manière évidente du moins. Mais face à l'avertissement de ce chevalier en armure noir, je sus que le danger était réel. Remontant sur Aquilon, l'aigle et moi prîmes de la hauteur en moins de temps qu'il fallait pour le dire. Et par précaution, si l'attaque arrivait à nous avant qu'on ait pu prendre toutes nos distances, je placerais une barrière de vent autour de mon compagnon et moi même.

-Eh bien, amigos ! La fête commence fort ! Ne voulez-vous pas attendre un peu pour faire plus amplement connaissance ?
Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 22 Mar - 4:25
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Tournoi de la mort qui tue tous le monde!
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Dix années. Dix longues années ont passé depuis que la guerre a été déclenchée. Les guildes noires ont frappé sans avertissement. En réponse à ses attaques incessantes, le Conseil prit les pleins pouvoirs et enleva ceux de la couronne. Mon meilleur ennemi, anciennement ami, faisait parti de ce Conseil n'avait rien arrangé, comme il l'avait promis. La flamme de la justice qu'il était s'était éteinte. Les guildes noires contribuaient à renforcer ce climat instable et seuls les victoires importaient aux deux camps. Moi qu'est-ce que je faisais dans tout cela ? J'alimentais la haine. Bien que le Dark Knight est déclenché le conflit de Géhenna, il y a longtemps, l'étincelle qui mit les feux aux poudres fut l'assassinat d'un officier de par ma main. D'autres avait suivit, bien sûr. Le Conseil avait déployé son armada contre moi. Si une criminelle de mon rang, une déserteuse, se permettait à tuer des gradés dans l'enceinte même d'une caserne, pourquoi les guildes noires ne pourraient-elles pas en faire autant ? 
Mon allié le plus précieux fut celle que l'on n'imaginait pas. Elle avait pour nom Liz. Mon petit lapin s'était révélé très utile, bien plus que la guilde de Crime Sorcière qui était aussi parti à ma chasse. Chaque fois que j'allais être prise au piège, je fus avertie par ma taupe, mon mignon petit adorable rongeur.
À force d'être concentré sur moi, les forces de l'Ordre avaient oublié de surveiller de près les guildes noires. Le Conseil avait envisagé que je puisse être des leurs, bien sûr. Heureusement pour moi, il s'était aperçu que j'étais une solitaire. Une solitaire étant un démon de Zeref et qui pouvait se servir de morts. Il avait suffi d'un seul petit oiseau pour porter un message à quelques guildes noires pour qu'elles puissent tendre une embuscade. Mon Cher Hoshigaki était obsédé à venger Amandil, la croyante morte à cause de moi, mais il n'avait pas compris que la vengeance pouvait transformer un être et que j'étais resté moi-même.
Je fus averti comme à mon habitude par la gentille Liz. Je m'échappais sur mon balai volant feintant de m'éloigner au loin. Une fois '' partie '', les chevaliers runiques dont Kenta et sa sœur se précipitèrent un peu en retard sur moi. Les mages noirs embusqués se ruèrent sur les forces de l'Ordre. J'occupais la fiancé de Kenta, cette pimbêche de Myrcella avec quelques revenants et des spores démoniaques. Avec deux mages aussi puissants parmi les guerriers du bien, ils étaient redoutables. Mais, j'étais le pire fléau d'un constellationniste. Je pouvais bien m’occuper de cette garce horripilante. Faire souffrir Kenta avait été ma source d'inspiration permanente. La mort du père d'Hoshigaki était censé être naturel, pas facile de vivre avec des spores démoniaques dans les poumons, juste assez pour mourir à petit feu  Mes spores démoniaques annihilaient la magie et les esprits de Constellations étaient faits de magie. La Princesse du Crépuscule anéantissant à vu de nez mes sbires, je ressuscitais une des victime de Mitsuko Hoshi pour qu'il lui transperce le cœur par derrière.  C'est à ce moment que je le vis. Je vis la Justice devenir Vengeance, ces flammes par la rage embrasèrent ses ennemis. Aucun des mages noirs ne survécut. Un homme se tenait au sommet d'une pile de corps calciné. Celui que l'on nommerait plus tard le Paladin Noir.
Malgré mon échec à tuer Myrcella, je l'avais asséné un coup décisif pour son moral. Ne pouvant plus de meilleure occasion depuis, je continuais mes attaques incessantes. J'avais acquis deux surnoms : le premier celui de mon démon qui s'appelle Keyes, le deuxième à cause de mon tempérament, on m'avait surnommé Anarchie. Généralement, ce que j'aimais bien faire était d'arriver sur un champ de bataille qui venait de se terminer, pour ressusciter tous les morts afin de tuer les vivants. Mes soldats ainsi n'avaient aucune puissance, mais la quantité prévoyait sur la qualité.

Une fois bien amusée par toutes ces guérillas. Je décidais de partir. Partir à l'Est. J'avais senti une présence puissante et incroyablement familière. Comme un appel. J'étais parti pour Alvarez. Là-bas, le seigneur noir construisait un empire. Quand je débarquais de Fiore, j'ai voulu le tuer prit par mes instincts de démon. Puis il me proposa d'entrer à son service, en échange, il m'offrait un pouvoir que j'avais toujours recherché. Je décidais de me rendre à l'endroit qu'il m'avait indiqué et quelle fut ma surprise quand je découvris la promesse que l'on m'avait faite. Aillant trouvé ce que je recherchais depuis toujours, je me mis à la solde de Zeref. 


Mon seigneur, mon créateur m'ordonna de me rendre au Domus Flau où le Roi de Fiore nouvellement remis en fonction avait décidé de recruter le Meilleur des meilleurs des gardes du corps. Je savais que je pouvais y passer, le seigneur noir m'avait bien prévenu. 
Dans le stade, je découvris des têtes que je n'avais pas vu depuis longtemps. Très longtemps. Ce stupide Hoshigaki et sa nouvelle tenue. Mon adorable lapin qui avait tant grandi. Ce galant et rustre Shi, le mercenaire. Et encore d'autres que je n'avais pas abattu, certains que j'avais combattu ou encore d'autres que j'avais battu ; comme ce Russel qui me devait une dette. 
Aujourd'hui, tous périront de ma main. 

Je rentrais dans cette ruine qui était jadis un haut lieu de gloire et de combat. Je ne sais plus comment il avait fini ainsi. Je crois qu'une bataille opposant deux ennemis surpuissants s'était faite ici même. Toujours d'après ce que j'avais entendu, ils avaient voulu régler leurs différends, la guerre, au Domus Flau. Loin de la plus proche ville habité. Crocus n'était qu'un souvenir d'une ville prospère. D'après moi, ce qui avait rendu l'arène dans un tel état de dégradation était le combat entre le Dark Knight et Ethan Rayne. Mais ce n'était que des suppositions de ma part.

Le début de combat commençait et notre ancien preux chevalier déclara que toutes personnes en voulant au Conseil pouvaient se mesurer à lui. Beaucoup d'idiots ont répondu à la provocation. Je le finirais plus tard tandis qu'il massacrait à bout de bras avec son Nebula Finalita Lumen des imbéciles. Seth... Je me souviens, je l'avais aidé à trouver cette créature. Je l'avais aidé à la vaincre et Kenta avait réussi à convaincre le monstre de le suivre. Peut-être se souvenait-elle de moi?

Les pauvres larves qui m'entouraient n'étaient pas bien vaillantes et je n'eus pas besoin de beaucoup d'efforts pour les massacrer, sinon aucun. Voyant Kenta appelé Russell, je pris mes jambes à mon cou. Si ces deux derniers se connaissaient réellement et comme ils étaient tous les deux mages de feu, s'ils unissaient leurs attaques la puissance serait dévastatrice, ne parlons même pas du cas extrêmement rare d'un unisson raid. Je filais dans les airs comme un petit abruti sur son piaf. Bien, ce serait ma première cible. Invoquant un aigle Gamoréen, enfin son squelette, je le chevauchais et lancais ce dernier à attaquer le passager pour le distraire. Tandis que je m'étais agrippée aux ailes du familier ennemi grâce à mes mains des damnés. Des mains poussèrent encore sur mon dos et brisèrent les ailes du Régalis. Aie ! La chute allait faire mal. Attention en bas. Avec un peu de chance, l'aigle déchu tomberait sur le Nebula et en ferait une crêpe de lumière ?
Une fois ma besogne faite, je retournais sur mon squelette invoqué, s'il avait survécu à son combat, pour retourner dessus. Si ce n'était pas le cas, j'en invoquerais un autre pour rester dans les airs afin de préparer ma prochaine manœuvre.

Le premier '' combattant '' était tombé. Le vrai massacre allait commencer !

IRP:
 

Codage par Yuna Tsubomi ♪

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Dernière édition par Amandil Anésidora le Dim 25 Mar - 21:48, édité 1 fois
Liz Taylor
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 22 Mar - 9:15


Guerre pour une Bataille Royale !



Combien d’années s’étaient écoulées ? Dix ? Dix ans que la guerre faisait rage, une guerre que j’avais été, un tant soit peu, forcée d’intégrer pour protéger les habitants de Fiore contre les mages noirs : qui avaient lancé l’assaut. Côtoyant la mort tous les jours. Voir des civils, des mages officiels ou noirs, des mercenaires, mes collègues, mes partenaires tombés au combat.

De longues années de travail acharné, avec des moments forts, qu’ils soient bons ou mauvais. J’avais réussi à retrouver la trace de ma famille. Elle résidait dans le sud de Fiore. Mais quand j’eu enfin l’occasion d’y aller, il n’y avait plus personne. Le dernier membre de ma famille, en vie connu, avait perdu la vie. Je m’étais recueilli sur les tombes familiales tous les ans depuis cette découverte. Je me disais qu’un jour peut-être, quelqu’un d’autre viendrait se recueillir. Peut-être que cette, ou ces personnes, seraient mes parents.

Pour ce qui est des autres moments forts, il y eu la mort de Mitsuko-san. Kenta-nii fut ravagé et changea du tout au tout. Ne restant plus qu’une flamme vengeresse dans une guerre d’usure et de malheur. La guerre changeait tout le monde et pourtant, j’avais réussi à rester fidèle à mes principes. Grimpant les échelons de l’armée runique, éternelle apprentie de Kenta qui m’avait appris tout ce qu’il pouvait. Je me devais de devenir plus forte, pour essayer de sauver ce qui restait de lui.

Amandil-nee-san continuait de répandre sa marque un peu partout sur Fiore. Lorsque l’armée runique l’acculait, elle avait déjà une porte de sortie. Personne ne soupçonnait qu’un indicateur lui fournissait des informations. Je rêvais parfois que sa transformation n’était qu’un rêve. Que cela cesse, que l’on passe du temps ensemble, mais la réalité revenait au galop : c’était trop tard. J’avais cessé d’être une enfant et je devrais, un jour, prendre mes responsabilités.

Voir mes proches se perdre dans les ténèbres me déchirait le cœur chaque jour qui passait. C’est un jour où je pensais ne plus pouvoir tenir, où la tristesse me gagnait, que sa lumière se révéla. Une lumière que je n’avais jamais vue jusqu’alors. L’épée considérée comme l’une des rares épées saintes : Sacred Soul. Dont on dit que seule une personne au cœur pur peut la manier. Pourquoi maintenant ? Poruquoi moi ? D’instinct, j’avais saisi sa poignée. M’attendant à recevoir une attaque de plein fouet. Mais il n’en fut rien. Malgré cette guerre, ces ravages, tous ces malheurs, j’avais conservé ma pureté. Depuis lors, je la brandissais, espérant un jour que la paix revienne et que les morts ne cessent de s’accumuler.

Puis, un jour, alors que la guerre se calmait, le roi fit une annonce. Un grand tournoi pour désigner son nouveau chef de sa garde royale. Je trouvais l’idée horrible. . . alors que tous commençaient à panser leurs blessures, autant physiques que psychologiques, le roi se contentait de vouloir être protéger quitte à créer de nouveaux malheur. Non, il n’en était pas question. Je savais que Kenta-nii, Amandil-nee-san participeraient au tournoi. Mon épreuve allait commencer. Je les sauverais tous les deux, ainsi que tous les autres mages, mercenaires qui participeraient. C’était ce pourquoi j’étais ici aujourd’hui. Shi Tami était aussi présent. Un autre adversaire puissant. La partie allait être extrêmement dure. De nombreuses têtes connus étaient ici, aussi bien des mages officiels que des mages noirs. Il était évident qu’ils venaient pour semer la mort. Serais-je une de leurs victimes ?

Kenta-nii appela un certain Russell, ainsi, c’était donc lui ? Son ami ? Hum un peu bizarre, quand même, on dirait un assassin. Puis niveau aura, on repassera, mais on ne doit pas se fier à l’habit n’est-ce-pas ? Après tout, il y a encore quelques années, j’étais encore une enfant qui ne pouvait faire grand-chose que d’essuyer la tempête comme elle le pouvait. J’étais devenu ce qui encourageait mes coéquipiers et un pilier de soutien qui s’effritait avec le temps. La pente était raide, mais je n’étais pas une boule qui la dévalait non. J’étais une tête de mule qui s’efforçait de la monter. Poussée par tous ceux qui fût un jour-là pour elle.

Le combat débuta rapidement. Certains tombaient déjà, il était évident que pour participer, il fallait un certain niveau. Toute cette décharge de magie me donnait des frissons. En serais-je capable ? J’empoignais de toutes mes forces mon arme. Je voyais Nee-san se jeter dans la bataille. Me montrait-elle l’exemple ? Bien, mais cette fois son adversaire allait être moi. J’enclenchais ma High Speed Magic pour me dépêcher d’atteindre sa hauteur. Il était hors de question que ces deux-là s’affrontent, ils s’entretueraient sans aucune pitié. Si cela devait arriver, je ne pourrais plus jamais me relever, je devais donc les arrêter tous les deux. L’heure de vérité était donc arrivée.

« Nee-san, c’est aujourd’hui que tu vas prendre ta retraite ! Je vais te montrer à quel point je suis devenue forte pour vous deux. »



Dernière édition par Liz Taylor le Sam 31 Mar - 20:23, édité 1 fois
Roy Shinku Hibana
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 25 Mar - 9:29







Fiore n'était désormais que l'ombre d'elle-même. Cette grandeur d'antan était tombée, comme un mur s'effriterait au fil de l'écoulement du temps. Personne ne résistait au Temps. Pas même une civilisation de paix où magie et société ne faisait qu'un. La magie n'était maintenant qu'un outil de guerre en plus, mis entre les mains d'armes que nous, mages, étions devenu. Mais comment aurions-nous pu échapper à cette fatalité ? Nous périclitions, disparaissant petit à petit pour moult et moult raisons, laissant le peuple abandonné à leur sort, seulement protégés par les rares qui subsistèrent, ou du moins pour ceux qui restèrent les protéger, cultivant la dernière étincelle de foi et d'espoir qui survivait chez peuple opprimé, bien au-delà de l'inimaginable. Là où Fiore fut autrefois symbole de paix, elle n'avait gardé que des relents de de chaos. La lutte intestine entre guildes officielle, et guilde noire, voire même entre les guerres noires elles-mêmes, avait prit des proportions inimaginables. Les guerres avec les pays frontaliers avaient rattrapé le Royaume, et dans l'ingérence d'un Roi que le Conseil avait tenté de saborder pour redresser Fiore pour en chasser la dévastation, la guerre civile avait prit le relai. Fiore n'était désormais que désolation, destruction. Le Royaume avait perdu de sa grandeur, les rares mages qui subsistaient étaient devenus de potentielles machines à tuer. Et tout ça n'était qu'une situation globale du Royaume.

Dix années. Il avait suffit de seulement dix années pour que plus rien ne soit pareil. Et le plus drôle ? Nous n'avions même pas eu besoin de Zeref et d'Acnologia pour permettre au Cavalier de la Guerre de raser nos contrées si paisibles. Juste un roi, qui voulait pousser le zèle jusqu'au bout. Un roi qui ne méritait pas son trône. Un Roi qui ne méritait que sa chute, avec ce Royaume qu'il avait laissé tomber. Et le Domus Flau était maintenant à l'image de son règne chaotique. Alors même que ma renommée était née dans cette arène, autrefois grandiose, elle tombait désormais en morceau. La guerre m'avait fait quitter les combats d'arène. À mener des batailles au front, il n'y avait plus de plaisir dans aucune bataille, même aussi joyeusement donnée que dans cette enceinte. Ces mêmes guerres qui m'avaient couvert de cicatrices, qui m'avaient fait perdre un œil... Il avait été un honneur pour moi de devenir maître de la guilde de Blue Pegasus, il y avait de cela huit ans. Mais de grands rôles impliquaient de grandes responsabilités. À la guerre, Master devait un grade militaire. Un master devait mener ses troupes au côté du Conseil. Et nous, maîtres des guildes officielles de Fiore, avions tout d'abord fait bloc contre l'envahisseur... Mais il nous fallait aussi tenir le front contre les forces obscures des mages noirs. Et face aux attitudes tendancieuses du Conseil de la Magie, la situation devint très vite ingérable. Et la guerre civile éclata. Il ne resta plus que les jeux d'alliance qui eurent tôt fait d'effacer la distinction si pleine de sens entre guildes officielles et guildes noires. Il ne restait plus que des guildes, fidèles à leurs idéaux.

Ainsi Blue Pegasus n'était maintenant plus que l'ombre de ce qu'elle avait été auparavant, comme une étoile qui avait perdu de son éclat, avant de totalement s'éteindre. Alors même que ma guilde avait été un avant-poste de choix pour se battre, puisque si proche de la frontière, elle n'avait su résister aux assauts d'ennemis à la fois internes et externes. Là, où j'avais réussi à la rendre toujours plus grandes, toujours plus fortes, et toujours plus rayonnante, il ne restait de notre sublime bâtiment plus que des ruines. Blue Pegasus n'était désormais plus un simple bâtiment, mais tout un idéal, de protection de la population, sans pour autant vouloir retourner au front. Blue Pegasus était désormais symbolisé par un magnifique destroyer volant, alimenté par la magie, et que tout le monde avait appris à craindre. La famille Delle Bettaglia avait su nous apporter son soutien et sa superbe industrie de l'armement pour transformer Christina en un véritable bastion volant. Il y avait eu du bon à avoir Aliénore comme mon bras droit... Tout cela sonnait comme un doux glas d'un lointain passé, rien n'était désormais pareil. 

Moi qui m'étais forcé et vivre selon les dogmes stricts des samouraïs, à suivre le Bushido tout au long de ma vie, la voie de l'épée et de la guerre, je n'en pouvais plus. L'on disait souvent que la guerre pouvait changer un homme... Il fallait la vivre pour en avoir pleinement conscience. À ne plus faire de distinctions entre Conseil, que je jugeais véreux, entre un envahisseur qui frappait inlassablement alors que nous périclitâmes, et un ennemi interne qui ne cherchait qu'à voir propager le feu et le sang, je n'avais plus su faire la différence. Moi qui étais devenu un grand mage, puissant, craint, aimé, et qui souhaitait protéger un peuple jusqu'à en donner sa vie, j'étais devenu au fil des ans un paria aux yeux des puissants de ce monde : du Conseil notamment. Comment leur en vouloir ? Ils cherchaient à réduire au silence ceux qui ne les soutenait plus. Blue Pegasus n'était pas une guilde de vendus. Au sol, nous étions faibles, et fragiles ; dans l'air, nous filions comme le vent, avec une terrible capacité de destruction, avec des canons alimentés à la magie, et tout un système qui pouvait être nourri avec ma propre foudre. Le Conseil ne pouvait pas se permettre de se retrouver sous les feux d'un second Grimoir Ship. Et pourtant, nous ne lui avions pas fait la guerre. Nous avions oeuvré à la paix à notre façon, nous contentant simplement de tirer dans les armées oprimantes, quelque soit leurs camps. 

Je ne me reconnaissais moi-même plus à vrai dire. De guerrier, j'étais devenu tueur. Cette joie de vivre n'était devenue que vide. Mes lames ne se remettaient plus de tout ce sang qu'elles avaient fait couler. À la guerre, il fallait choisir un camp. Et le mien avait été de ne pas me positionner : je ne m'étais pas retrouvé avec un camp adverse, mais deux. Et aujourd'hui, je voulais briser cette boucle, de haine et de souffrance. J'avais connu tant de champ de bataille, que je pourrais en faire pâlir n'importe quel soldat. Et aujourd'hui, et ce, après tant d'années, je rouvrais enfin mes yeux. Il fallait en finir là. Même Alba, mon phœnix de toujours, semblait fatigué par tout cela. Tant physiquement que mentalement, il était désormais impossible de nous reconnaître. Couvert de blessures des champs de bataille, mon œil pris par un général ennemis dans son dernier élan de bravoure, ne laissant à place qu'une vaste balafre, une barbe mal rasée alors que cela ne me ressemblait pas et une guilde presque décimée dont je m'efforçais de continuer à faire survivre. Il était loin, le souvenir du Dandy Samourai de Blue Pegasus. J'avais même abandonné l'idée de mettre Emaliah dans mon lit ! La dernière annonce du Roi eut l'effet d'une délivrance sur moi. Le chef de la garde royale était décédé, le Roi avait ainsi donc convoqué l'élite des guerriers du Royaume en organisant un tournoi d'une ampleur comme jamais observée jusqu'à présent, le gagnant deviendrait son nouveau Garde Personnel. Mais je n'étais pas venu ici pour lui torcher le cul, pendant qu'il oubliait ses sujets. J'étais venu pour me battre une dernière fois.




D'un coup d'un seul, le camouflage de Christina s'estompa, révélant ainsi l'immense structure armée presqu'au-dessus du Domus Flau. Cette arène, si prestigieuse auparavant, n'était plus que les ruines d'une ancienne vie. La guerre était terminée, et la paroi de l'arène était tombée avec elle. Le prestige était devenu un vestige. L'on pouvait désormais voir au travers de ses entrailles toutes ces cages qui habitaient auparavant les monstres que l'on lâchait au centre du Domus pour le plaisir des spectateurs. Et seul ce centre avait survécu. Mais pourtant, à la vu de l'un des plus prestigieux combats que pourrait accueillir cette enceinte, le public s'était massivement regroupé dans des gradins tombant en miette. Assourdis par les cors de la guerre, ils avaient pourtant trouvé le temps de venir se divertir ici, devant un match à mort, où le sang n'allait pas tarder à couler, où les cris n'allaient par perdre de temps pour retentir. Oui, parce qu'il s'agissait bien d'un combat où un seul allait s'en sortir vivant. Le sang appelait le sang, la guerre appelait la guerre, et pour y échapper, nous n'avions rien trouver d'autre à faire que de venir nous entretuer. Ce qu'était devenu le Royaume me dégoûtait, son Roi me dégoûtait. 

Comme une force tranquille, discrète mais imposante, je sautai de Christina Mk. II pour aller me poser sur l'un des pans du gradin ayant survécu à l'effroi du temps et de la guerre. Le Domus Flau ne représentait pas que le prestige de Fiore. Il avait représenté toute ma vie. C'était ici, il y a douze ans, que mon histoire avait commencé à s'écrire, lors du Grand Tournoi des Combattants de Fiore, là où, petit mage de pacotille et sans talent, j'étais arrivé en finale. C'était ici que j'avais eu d'innombrable émois, que j'avais réussi à ramener dans mon lit une lieutenante de Tartaros, c'était ici que je m'étais fait connaître. J'étais désormais Maître de la guilde de Blue Pegasus, et parti les plus puissants du Royaume. Je n'avais plus rien à prouver. Sauf une chose. Il me fallait désormais boucler la boucle et écrire la dernière page de mon histoire. Un Héros ne pouvait devenir Légende uniquement lorsqu'il passait à la postérité. Ce titre ne pouvait qu'être acquis à titre posthume. Le trépas serait à la fois ma délivrance et mon châtiment. Je ne voulais pas de l'offre de Roi minable, je n'étais pas ici pour devenir son garde du corps pour enfin redevenir un esclave comme un autre. Me mettre aussi près de lui revenait à prendre le risque de faire de moi un régicide. J'étais dans cette arène pour passer au titre de Légende. Le seul destin d'un samouraï était de tomber au Champ d'Honneur. Le mien se dressait fièrement devant moi et m'appelait. La guerre m'avait changé et j'allais aujourd'hui mettre un terme à tout. Mourir dans la gloire, les larmes, le sang, le fer et les cris. C'était dans cette arène que l'histoire avait commencée, dans cette arène que le Héros mourrait, dans cette arène que la Légende renaîtrait. Tel serait mon Chant du Cygne, mon dernier combat, les derniers vers de l'Ode qui conterait ma vie. Et si je sortais vainqueur, soit. Telle serait ma punition, la malédiction des âmes que mes lames avaient prises, venues me damner... Perdre mon honneur. 

« Alba, et si nous dansions une dernière fois dans les cieux ? »

Lentement, je me relevai, quelques étincelles apparurent autour de moi. Lorsque mon regard sévère se posa sur l'arène, un claquement tonitruant se fit, comme si la foudre avait frappé, alors que le ciel était d'un bleu éclatant. Un claquement qui aurait eu le mérite de faire se lever tous les regards vers les cieux. Le Faucon était arrivé. Sauf qu'il était bien connu que la foudre était imprévisible. Comme une flèche, en un battement de cils, je me posais avec fracas au sol, après m'être envolé, créant une onde de choc suffisante pour pousser ceux qui eurent la malchance de se trouver autour de moi. Vinrent alors ceux qui eurent la mauvaise idée de revenir à la charge vers moi, qui finirent littéralement grillés par un simple contact, de quoi en décourager plus d'un. Alba se posa juste derrière moi, mutualisant nos prestances respectives. Et alors qu'elle couvrait mes arrières contre les énergumènes qui n'avaient pas le niveau pour me tenir tête, mon regard balaya le terrain. L'ancien Roy aurait souri à la vu de tout ce beau monde. Il aurait retrouvé d'ancien amis, avec lesquels il avait pu se battre joyeusement, entretenir une rivalité amicale, voler dans la bonne humeur. Ali, Russell, voire Shi lui-même, qui avaient été des amis, n'étaient désormais que des adversaires dont il allait nécessairement falloir faire couler le sang. Des obstacles de plus. Enfin, peut-être pouvais-je d'abord me servir d'eux pour nettoyer un peu l'arène avant toute chose. Puis, il y avait Kenta Hoshi, le Paladin Noir. Et celui-ci serait pour ma lame. Sa destinée était de périr de ma main, pour m'avoir pris Myrcella, celle qui m'était destinée, le seul véritable amour que j'avais pu connaître... Une vielle rancune d'une époque déjà bien révolue, en somme : il me fallait bien une excuse pour faire tomber sa tête. Mais aussi pour avoir été à la tête du Conseil et pour en avoir mené les exactions. S'il fallait boucler la boucle, nous ne pouvions le faire sans que ce dernier ne soit tombé. Je m'approchai alors de Shi Tami d'un calme olympien, empalant de ma lame noire ceux qui avaient eu le malheur de trébucher devant moi. Et je lui tendis la main. Simplement, et silencieusement. Un frère d'armes, restait un frère d'armes, envers et contre tous. Il allait être mon meilleur allié sur ce sable, et l'inverse était aussi vrai.

« Je suis content de retrouver un vieux frère ici. Tu m'accordes cette dernière danse ? » Je me retournai alors vers Alba, qui me comprit tout de suite avant même que je n'aie à parler, tant nous étions en synergie. « Embrasons les cieux. » Un volcan allait bientôt exploser.




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L’Étincelle ne fait qu'apparaitre, tandis que la légende, elle, ne fait que naître...



Merci à Anna pour cette merveilleuse sign *-*
Alowin Ronslay
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 27 Mar - 22:27




Le bruit de ses pas résonnait à travers les couloirs vides de l’ancienne arène. Un lieu glorieux, qui aujourd’hui se portait témoin du Chaos qui s’était emparé du Royaume. La guerre fut si violente que ce pays, autrefois si puissant, ressemblait désormais davantage à un site antique qu’au haut lieu de magie qu’il avait été. Partout dans Fiore, les affres de la guerre avaient marqué à jamais le territoire. Les casernes et les hauts lieux de commandement avaient été les premières cibles de l’Alliance Baram ; Tolbac, Era, Crocus, Hargeon, Magnolia, Crocus, tant de lieux emblématiques qui avaient vu se déverser haine et désespoir. La victoire de Gehenna Island avait enhardi les troupes et fidèles de Lucifer Amaiyuri, les partisans d’une victoire totale sur le Conseil afin d’établir une société plus juste. Mais ces idéaux n’avaient guère tenus plus d’une année, ravagés par la jalousie et l’animosité propres aux guildes noires. Très vite, les premières défaites aidant, des mages criminels avaient planté le dos de leurs anciens camarades ; Tartaros en tête de file. Ces démons n’aspiraient à aucune paix autre que celle procurée par l’anéantissement des êtres humains. Les conflits qui suivirent opposèrent alors trois fronts : les Officiels fidèles à la Couronne et au Conseil, les mages fidèles à Lucifer et enfin les criminels qui avaient choisi l’anéantissement même de la société.

La mage avait choisi d’appartenir à cette dernière catégorie. Après son échec à Lémuria, Alowin avait choisi d’écouter les recommandations de l’ex-conseiller ; ce dernier, après avoir lourdement pointé sa faiblesse, lui avait déconseillé de retourner à Oracion Seis, qu’elle n’y serait qu’un poids. Mais au final, n’avait-il pas raison ? La chaleur seule avait réussi à la déstabiliser et elle n’avait pas pu être une partenaire fiable pour Rei. Elle serait bien incapable de mener une guilde avec de telles exigences. Ainsi, après avoir mené à bien la mission d’Hiruzen, et obtenu le droit de quitter l’ile, elle était rentrée sur le continent, se promettant de revenir réclamer la Second Origine et faire son grand retour. Mais elle n’en eu jamais l’occasion. Sans un mot, elle quitta sa guilde emportant sa cape en souvenir ; et si son Master tenta de la faire assassiner, il n’en eu pas le temps et fut renversé par Rei en l’espace de quelques semaines. La Main Noire, sans nouvelle de son ancienne partenaire, prit ses fonctions et mena les Oracions dans la guerre. L’une de ses premières cibles fut Hydralia, afin de tenir sa promesse. Pendant ce temps, Yuurei vendait ses services aux plus offrants. Devenue une parfaite tueuse à gage, l’illusionniste n’avait que faire des résultats de la guerre. Tout ce qui comptait, c’était sa paye et les cadavres qu’elle laissait derrière elle. Anciens alliés, subordonnés ou ennemis ; cela n’avait plus sa place dans l’enfer qui s’était abattu sur le pays. Alowin n’avait jamais retrouvé Oracion Seis ni revu Rei. Et cela était certainement pour le mieux. Seule elle avait pu évoluer rapidement et mériter son surnom.

Au fil des années, elle était devenue la criminelle la plus prisée. Le Conseil, Baram, même le Roi, tous s’arrachaient ses services. Il n’y avait pas de contrat qu’elle n’honorait pas ; du moins tant que le client restait en vie. Les clients morts ne la payaient pas. C’est pourquoi elle travaillait rapidement et consciencieusement. La Mort était devenue sa carte de visite et son nom inspirait la crainte à travers le Royaume. Son plaisir avait cependant prix fin après sept ans de guerre. Tuer cessa soudain de l’amuser. Elle était devenue une assassin accomplie et elle ne ressentait plus aucun plaisir à trancher ses victimes. De plus, l’horreur n’effrayait plus personne désormais. Alors, à quoi bon tuer si cela ne faisait plus réagir la populace. Le monde avait fini par sombrer dans un Chaos bien ennuyeux et les récentes victoires du Conseil n’arrangeaient pas les choses. L’Alliance Baram et Tartaros s’enlisaient dans une guerre de position, le Conseil nettoyait les poches de résistance tout en affrontant une guérilla menée par un pays voisin, tout cela n’avait plus vraiment de sens ou d’intérêt. Alors, après avoir tué plus que n’importe qui en une vie, Alowin abandonna son titre et son nom pour s’installer paisiblement dans les ruines de la belle Era. La ville du Conseil n’avait plus rien de sa grandeur d’antan et on s’y installait comme dans n’importe quelle petite bourgade. Le Conseil n’avait pas le temps de traiter avec les criminels de guerre.

C’est pourquoi elle s’installa paisiblement au milieu de citoyens qui ne démasquèrent jamais sa réelle identité ; fallait-il préciser que lorsqu’elle n’utilisait pas sa magie, on découvrait une femme presque trentenaire, bien loin de la jeune femme qu’elle avait été. L’illusionniste avait profité d’une étonnante poussée de croissance durant les sept premières années des conflits ; certainement aidée par les nombreuses potions qu’elle s’administrait. Ainsi, Yuurei mesurait désormais près d’un mètre soixante-dix, sa poitrine s’était développée, tout comme le reste de ses atouts féminins. Son visage, également, avait subi quelques transformations. Si bien qu’elle n’avait aujourd’hui plus rien à voir avec celle décrite sur ses avis de recherche.

Elle passa ainsi trois années comme herboriste dans ce qui s’apparentait aujourd’hui à un bidonville. Jusqu’au jour où l’annonce d’un combat à mort la ramena à la vie. Le cynisme de ce royaume avait atteint son paroxysme. Les rumeurs courraient sur une fin prochaine des conflits, les guildes noires étaient proches de l’annihilation et l’invasion ennemie presque repoussée. Le Conseil avait enfin rendu le pouvoir au Roi et avait été dissout dans la foulée. Tout revenait à la normale, enfin si on oubliait les quelques millions d’habitants en moins et les villes rayées de la carte. Et ce fut dans ces conditions, que le Roi décida d’organiser une tuerie de masse au sein de l’ancienne arène de Crocus. Le Domus Flau. Le sang d’Alowin ne fit qu’un tour, ce serait l’occasion de retrouver enfin la joie dans ces tueries devenues si mornes. Des combats dont l’issue n’était pas déjà connue. Devenir le garde du corps du Roi ne l’intéressait pas. Mais durant ce combat, elle pourrait revoir Rei, et peut-être enfin retrouver Oracion Seis. Et si Oracion Seis était tombée, ses artefacts devaient être précieusement gardés quelque part dans le Royaume. Elle n’aurait qu’à les retrouver pour faire renaitre l’horreur. Et le cycle continuerait, mais cette fois sans les glorieux héros morts dans l’Arène, sans ce stupide Conseil prétextant défendre les plus faible, sans ces idiots aux idéaux irréalisables. Cette fois, le Royaume puis le monde sombrera dans l’Enfer et le Chaos le plus infâme.

La trentenaire ouvrit la malle qui enfermait son passé : ses armes et son Oracion Cape. Elle quittait enfin Era pour se rendre dans la belle capitale fleurie. Ou du moins ce qu’il en restait, car la situation ici n’était pas meilleure que dans la capitale de la magie. Le Royaume tout entier avait pris une allure de site archéologique. Les rues de la ville étaient désertes. Déserts furent les couloirs de l’arène. Passant une porte vieillie, Yuurei entra dans ce qui était manifestement un ancien vestiaire. Une douzaine d’homme se préparait ; mais se préparait à quoi ? Si ce n’était au massacre qui les attendait. Car aucun d’eux n’aurait la chance de faire plus de quelques pas dans cette arène. Les hommes se retournèrent à son arrivée et sourire voyant à qui ils avaient affaire. Après tout ce joli minois n’était pas connue, ils n’avaient aucune raison de se méfier. D’un regard entendu, les hommes l’entourèrent, se mettant à la draguer lourdement. Il restait du temps avant le début du combat, alors pourquoi ne pas s’amuser un peu ? Prenant une pose suggestive, dans une tenue qui dévoilait plus qu’elle ne laissait deviner, Alowin prit une voix lascive :


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Dé… Dé… Désolée…. Je me suis trompée… de… de… de salle… Laissez-moi…


La porte claqua violement dans son dos. On lui avait retiré son seul échappatoire. Les hommes s’approchèrent, sûrs d’eux. Parlant de manière forte et graveleuse. La luxure avant le combat ; toute la splendeur de la bêtise masculine réunie. L’un des agresseurs la plaqua contre le mur, alors que deux autres s’attaquaient à ses formes. Un autre essaya de lui attraper les mains pour la retenir. La dernière chose qu’il entendit fut un clic. La lame de Burēdo Satsujin venait de lui transpercer le visage et son corps s’effondra lorsque celle-ci retrouva son étui de cuir. Avant qu’ils n’aient compris ce qu’il se passait, les deux hommes qui la touchaient furent égorgés comme deux gorets.

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Oups… Vous êtes si fragiles, je ne pensais que l’on pourrait jouer un peu ensemble.


Sa voix n’avait plus rien d’érotique. Elle transpirait d’une folie rare et primaire qui fit pousser aux survivants un cri de terreur. Ils n’étaient pas prêts à l’horreur qui les attendait. Les achever maintenant serait leur rendre un doux service. Celui qui la maintenait contre le mur prit un coup violent dans l’entrejambe, alors que les huit autres tentaient de se préparer au combat. En claquant cette porte, ils avaient signé leur arrêt de mort. Le couteau dissimulé dans sa botte jaillit pour se planter dans le corps d’une de ses pauvres victimes, alors qu’elle fonçait déjà pour abattre ses deux plus proches opposants. Leur garde était pleine d’ouvertures et trancher leur jugulaire ne fut pas compliquée. Riant à gorge déployée, elle se retourna pour éliminer les derniers, elle entendit la porte s’ouvrir brutalement et eut le temps de voir six lapins détaler à travers les couloirs. Merde elle s’était ramollie, trois années sans réels combat et voilà qu’elle laissait fuir du menu fretin. Mais au moins elle n’était pas prête de les retrouver au centre de l’arène. À moins que ces derniers ne soient complètement inconscients.



L’heure du combat arriva. Yuurei s’était offert une toilette de chat au milieu des cadavres. Elle se délectait de l’odeur du sang. Elle se sentait de nouveau vivante. Le soleil se réverbérant dans le sable l’éblouit un instant. Tournant sa tête de gauche à droite, elle remarqua quelques têtes notoires : Kenta Hoshi le Conseiller tombé en disgrâce, Amandil Anésidora une démone, Liz Taylor une Runique, Roy Shinku Hibana le Master de Blue Pegasus. Elle se souvenait de ce dernier mage… Un idiot rencontré à Shirotsume qu’elle aurait dû tuer alors… Si seulement elle avait su plus tôt. Quelques autres têtes glorieuses sortaient du lot, mais aussi des adversaires transpirant la puissance. Et beaucoup de ce bétail qui la faisait tant rire. Celui là-même allait être massacré. Et pour les autres, il n’était pas difficile de comprendre que la plus part était là pour mourir. Les yeux de l’illusionniste se teintèrent une lueur sombre alors qu’elle plongeait son regard dans ceux de ses adversaires. Elle avait fini par haïr ses Nightmare Eyes ; mais aujourd’hui ils lui offriraient la victoire. Pour certains, il était facile de connaitre leur point faible : Kenta Hoshi avait perdu sa sœur dans un combat contre les guildes noires, l’information avait vite circulé dans les deux camps à l’époque ; jouer dessus ne serait pas difficile. Roy, lui, était follement éperdu de la femme de l’ancien Conseiller, en tout cas d’après le Sorcerer Magazine ; dire que ce torchon existait encore. Tous devaient avoir quelque chose de cher, auxquels ils tenaient tout particulièrement et, que malgré la guerre et les souffrances, ils ne pouvaient se permettre de revivre ou de voir disparaitre. Aujourd’hui elle allait leur faire vivre et revivre tout cela. Ce ne serait pas une exécution, mais une séance de torture pour quelques privilégiés.

Mais sitôt le gong sonné, les déchets se jetèrent dans la mêlée. Le sang abreuva le sol de l’arène, sous les clameurs d’un public devenu fou. L’illusionniste tira son kodachi et trancha dans le vif. Le combat était devenu illisible, user de sa magie maintenant n’avait aucun intérêt, il fallait commencer par dégrossir les rangs.


Russell Maxwell
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Sam 31 Mar - 22:18
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“ La bataille royale . . . „

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Un mage . . . mort. Un chevalier runique . . . mort. Un collègue . . . mort. Un civil . . . mort aussi. Dix ans d’empilement de cadavre s’étaient succédé pendant cette guerre de grande envergure. Le but de ce massacre ? Le renversement du gouvernement ? La liberté des mages noirs ? Je n’en savais plus rien, car pendant cette décennie, je n’avais pas tué uniquement des mages noirs . . . Même si au début nous nous limitions à eux nous nous sommes très vite fait submergés de tous les côtés. Ce n’était plus qu’une question de rédemption, mais de survie. Notre objectif avait doucement changé et pourtant nous suivions encore tous notre emblème et nos convictions.

Kikihime ne m’avait pas lâché d’une semelle. Je me demandais bien ce qu’elle pouvait voir en moi pour continuer à me suivre. Elle se révélait toutefois d’une aide précieuse et d’une compagnie qu’un loup solitaire appréciait. Nous avions chassé ensemble bon nombre de personnes. J’avais même retrouvé des rescapés de mon ancien « gang ». Enfin retrouvé . . . ils reposent en paix désormais. J’avais pris soin de m’en assurer. Ne faisant que rajouter des noms sur une grande liste que je gardais avec moi. Dans mon carnet qui autrefois me servait à rester attaché à quelqu’un de cher, mais qui ? J’avais oublié son nom. C’était triste, mais la vie est faîte ainsi. Je me consolais en me disant que le jour de mon départ, je le reverrai peut-être une dernière fois.

Les seules personnes que je connaissais un tant soit peu, avaient eux aussi eu bon nombre de problèmes. D’après les informations que j’avais, Kenta avait basculé du côté sombre après la perte de sa sœur et n’était désormais plus qu’une ombre remplit de colère cachée sous une épaisse armure noire. Amandil échappait toujours aux Runiques à se demander si une taupe ne l’aidait pas et se délectait de la mort qu’elle semait. Je regrettais ma faiblesse de l’époque pour ne pas avoir réussi à l’arrêter, mais il était trop tard. Arric avait disparue dans l’ombre de la guerre et Eirika . . . Toujours aussi violente mais bon, on ne peut changer une personne à 100%.

Après des combats aussi sanglants que meurtriers, le Roi annonça un évènement de grande envergure qui avait pour but de lui trouver un nouveau garde. Quel lâche, le conseil avait essayé de le renverser, mais il était toujours là à gouverner son tas de boue qu’était devenue Fiore. S’en était presque surprenant que ses proches ne l’avaient toujours pas fait assassiner. Il était devenu une tête à détester, une figure à malmener. La guerre civile n’avait rien arrangée à ce problème. N’ajoutant que de l’huile sur le feu. Toujours est-il que cet évènement prendrait place à Domus sous la forme d’une bataille royale. Tout le monde était accepté, Noirs, Solitaires, Runiques, Mercenaires. Voulait-il un garde ou un bourreau ?


J’arrivais au pied de l’édifice : autrefois symbole de splendeur et aujourd’hui symbole d’un temps révolu. Je repensais à mes combats qui s’étaient déroulés ici. Contre Kenta le flamboyant et Roy le foudroyant. J’avais toujours été en pair durant ces combats et j’avais toujours été du côté perdant, mais c’était marrant et apaisant de se battre sans retenu ici. Un pied dans les anciennes loges, je sentais l’animosité des autres adversaires qui s’amassaient dans l’arène. La tension était à son comble, car tous étaient aux portes de la mort ici. Je respirais un bon coup avant de finalement m’avancer vers eux. Kikihime sur mes talons.

De nombreuses têtes connus étaient ici. Shi Tami, le mercenaire. Kenta Hoshi, sans doute un de mes rares « amis », Roy le perv- hum Roy la foudre sur pattes qui avait fait une jolie entrée. Alowin Ronslay qui me faisait chatouiller ma dague. Elle avait un gros palmarès avec elle et était vivement recherchée par mes confrères. Amandil Anésidora . . . la poisse, j’espérais ne pas la croiser ici, mais bon . . . D’autres mages étaient aussi là, ils s’étaient fait un nom durant ces années de malheurs. Ali Djin le mage de vent Eole, Ray Mizki le barman aux fils. Même la protégée de Kenta était là.

J’avais fait à peu près le tour des têtes quand le combat débuta. De nombreuses personnes perdirent la vie au bout de quelques secondes. Ils ne faisaient pas le poids. Kenta s’avança et m’interpella. Il voulait le faire ? Maintenant ? Je me craquais le cou tout en laissant filer ma dague sur tous ceux sur ma route avant de finalement me téléporter aux côtés de l’ancien Justicier. Ma partenaire s’éloigna le plus possible. Elle n’avait jamais vu ce que l’on pouvait faire ensemble Kenta et moi, mais elle le sentait. Ce n’était pas bon.

« Ça fait un bail. Toujours aussi fan des tartes ? »

Je me positionnais à ses côtés en observant les combats aux alentours. Beaucoup ne verraient ça que comme un obstacle de plus. Mais pour d’autres, ils allaient déguster. Faire ça sur un coup de tête n’est pas chose aisée. Mais après ces dix années passées, notre entraînement et notre entêtement avait portés leurs fruits. Je commençais à synchroniser ma respiration avec la sienne tout en vidant mon esprit. C’était toujours étrange d’être synchronisé à quelqu’un d’autre. Un sentiment étrange qui certes, était moindre que la première fois, mais qui était toujours présent.
Je frappais mon poing contre le sien. La chaleur grimpa d’un cran pendant qu’une tornade de feu se formait autour de nous. Après un temps, les flammes se rassemblaient en un point au-dessus de nous. Je transpirais à grosse goutte. La sphère grandissait et faisait peur à voir. Toujours dans un état de concentration extrême, nous désignions l’endroit où le mini soleil allait s’écraser. Pour ne pas dire dans le tas au vu des combats. J’espérais au moins que nous n’allions pas tuer tout ce monde.

La boule commença à se mettre en mouvement. *Bonne chance !*

« SUPERNOVA ! »

PS:
 
Eirika Stone
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 3 Avr - 13:42
Ces dix dernières années, tout avait été accentué, le plus souvent pour le pire. Au fur et à mesure que la guerre entre les forces de l'ordre et les mages noirs, de plus en plus d'organisations commençaient à vouloir influencer cette guerre. Pour la première fois, et sans doute la dernière, j'avais été à la mode avant même que ce soit à la mode. Le Conseil, que j'avais toujours respecté malgré mes actions, était devenu beaucoup plus intimidant pour répondre à la montée en puissance de l'Alliance Baram. Crime Sorciere était, grâce à un Mage du Conseil, devenue une cible secondaire pour le Conseil. Tant mieux pour nous, si Sebastian avait réussi à nous permettre de ne lutter que pour ce en quoi nous croyions. Cela dit, la lutte pour la survie était toujours présente, plus que jamais.

Après mon combat contre Ray l'araignée dans l'arène, j'avais commencé à m'entraîner à toutes les armes à feu, afin de ne pas être prise au dépourvu. Plus les temps avançaient, plus je me rendais compte que j'avais raison. L'arme de poing était bien trop pratique là où le fusil de précision était trop spécialisé. Et, d'un autre côté, je ne négligeais pas mes autres talents qui me valurent un surnom proche de Mécano. Il était vrai que je ne me baladais plus deux fois avec le même véhicule...

En attendant, je menais ma guerre pour Crime Sorciere et pour le Conseil sans avoir quoi que ce soit à perdre. Au fil du temps, j'avais sauvé tant de monde avec mes attaques de soutien que j'avais obtenu des amis. Drôle de chose, un ami. Il y en a même un qui s'est jeté devant moi pour me sauver, un jour. C'était bien les amis, mais un peu trop compliqué.

Puis la guerre s'acheva, sans trop que l'on sache comment. Je crois qu'à force de se battre, tous les camps avaient fini par abandonner, fatigué de lutter sans intérêt. On pouvait dire que nous évoluions, d'une certaine façon, vers un état d'esprit commun qui aurait l'avantage de nous apporter la paix quelque temps. Quoique, la paix, c'était aussi ce qui permettait de préparer la prochaine guerre. Bah, qu'importe, j'étais restée en vie malgré moi et, désormais, je n'avais plus grand-chose à faire. En période de paix, ma vie avait perdu tout intérêt. Du coup, quand j'appris que le roi organisait un tournoi pour élire un nouveau garde rapproché, je rigolai un bon coup. C'était typiquement le genre d'annonce qui allait amener toute la racaille du pays. Évidemment que j'allais y aller ! Pas pour y mourir, pas pour obtenir la gloire, mais pour débarrasser ce qu'il restait de vermine de ce pays qui était encore le mien.

L'arène du Domus Flau était à la fois vide et bondée. Toutes les pierres et structures étaient tellement en vrac qu'on avait parfois du mal à se repérer par rapport à l'ancienne architecture. Je n'y étais venue qu'une fois, pour affronter Ray. Aujourd'hui, je venais pour affronter des centaines de mages. Si je ne vainquais pas de mage noir, au moins cela aura été amusant jusqu'à mon dernier soupir.

Je repensai aux formules de l'Amaterasu. Au fil de mes aventures, j'étais tombé malgré moi sur divers grimoires très intéressants. Pourtant, entre moi et les livres, il y avait un certain nombre de gouffres. En revanche, celui-ci avait d'intéressant que seuls les meilleurs mages du pays prétendaient pouvoir l'utiliser et, mieux que cela, il convenait parfaitement à mes besoins de défense : ma magie des véhicules suffisait rarement, lorsque je tombais face à un ennemi sans avoir mes armes à feu. Et puis, il fallait l'avouer... Pour une fois, changer de magie anti-personnelle à un sort anti-structure, c'était jouissif. Dommage que je ne fusse jamais tombée sur le Grimoire Ship, ç'aurait pu être drôle. Ma grande déception, en revanche, fut de n'avoir jamais trouvé quoi que ce soit concernant le canon Jupiter. Ce canon aurait pu être tellement sympa, pourtant... Enfin, à condition qu'il n'eut pas été détruit pendant l'une des trop nombreuses batailles de cette guerre. En tout cas, j'allais devoir les utiliser, ces formules : ne pas arracher un bout de ce piteux Domus Flau aurait été un sacrilège, non ?

Dans l'arène, il y avait beaucoup trop d'individus que je ne connaissais pas, mais aussi beaucoup trop que je connaissais. A commencer par Russell. Si quelqu'un était mon ami, c'était peut-être lui. Ensuite, il y avait Kenta Hoshi, ce Mage du Conseil qui aurait aidé Crime Sorciere, d'après la rumeur. En plus, il connaissait Russell et, visiblement, très probablement Sebastian. Lui, je n'allais pas l'affronter, pour ce qu'il avait fait pour nous et pour ce qu'il était : ma dette envers le Conseil était tenace. Quant aux autres, on pouvait aussi citer Ray. Il avait... Mûri. Mais moi aussi ! Je me demandais qui de nous deux vaincrait. Oh, pourquoi ne pas aller l'affronter directement ? Les mages noirs pouvaient bien attendre un peu... Et de toute façon, il y avait peu de chances qu'ils gagnent, avec tant de mages officiels dans la zone.

Puis le combat commença. Je ne craignais pas grand-chose, la plupart des individus étaient encore des abrutis qui tentaient juste leur dernière chance. J'eus le temps de grimper sur une façade de l'arène, protégée par la hauteur, avant que quoi que ce soit puisse m'arriver. Et, de là, je pouvais installer mon fusil. Alors, Ray, où pouvais-tu te cacher, désormais ? Il y avait des combats aériens, mais je ne voyais pas grand monde dans la foule. Oh, Russell vient de téléporter aux côtés de Kenta. Pourquoi ils créent une colonne de feu, tous les deux ? La température devenait inhabituellement chaude. Etait-ce ce que l'on appelait, dans l'un des livres, un Unisson Raid ? Russell aurait atteint ce niveau ? J'étais dégoûtée... Je pourrais sans doute plus l'embêter comme avant... Cela dit, ça risquait d'être littéralement beaucoup trop chaud. J'invoquais un pare-brise magique, spécialement fait pour me protéger. De là où j'étais, je ne risquais pas grand-chose, mais il valait mieux rester prudent.

Puis le feu fut absorbée par une boule de feu de plus en plus grande, avant que celle-ci ne soit jetée dans la foule. Outch, j'aurais pas aimé être en dessous... Oh, c'était pas fini. La boule de feu devait aussi exploser. Aïe. La déflagration dût être entendue depuis Era, sinon plus loin... Mon pare-brise restait en verre : il se brisa sous le souffle, à l'instar de la majorité des fenêtres de Crocus.

Russell, tu m'avais caché ça...

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Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 8 Avr - 20:59

LA FIN EST PROCHE.



Mandus est mort. Arric l’a tué.


Mais pas d’une manière à laquelle elle s’attendait. Après qu’ils se soient quittés, il y a plus de dix ans, Arric a toujours gardé en elle les souvenirs passés en sa compagnie, et n’a jamais cessé de prévoir un plan pour retrouver son guide, et le revoir, comme au bon vieux temps. En parlant de vieillesse, elle les avait touchés tous les deux. Dix années ont roulé sur eux inexorablement, sans aucun espoir d’annulation ou de retour en arrière. Et puis, Arric ne souhaitait pas ravoir droit à sa jeunesse, car ce qui était important pour elle n’était pas que cette jeunesse revienne, mais qu’elle l’accompagne en esprit. Qu’une trace subsiste derrière elle, pas qu’elle doive la remonter. Finalement, le travail de recherche se concluait par une réussite, puisqu’Arric était parvenue à retrouver son mentor, Mandus. Il s’était posté exactement au même endroit qu’à leur séparation, dans cet endroit tranquille, où ils avaient philosophé, et où Arric s’était entraîné à manipuler la Ice Make. Une grande plaine verte, quelques animaux sauvages broutant aux alentours, et le fameux rocher disposé de façon à accueillir des individus, et un feu, juste en dessous. Un peu plus loin, des arbres solides ou grands, fortifiés par les âges, pullulaient dans un espace où ils régnaient, qui était adjacent à un terrain plus terreux ou boueux, propice aux entraînements magiques. Arric voyait Mandus de loin, et déjà, sa vision se brouillait de larmes, qui s’écoulaient automatiquement sous une telle joie. Elle y avait tellement cru à ces retrouvailles qu’il lui fut impossible de ne pas retenir ses larmes, accumulées depuis tant d’années, dans l’attente de ce jour inespéré. Il semblait que Mandus ne l’ait pas encore remarqué, mais cela n’empêchait pas Arric d’avancer, pas à pas, dans sa direction. Il portait toute son attention sur le feu face à lui, qui laissait échapper une douce fumée à peine grisée. Les pas d’Arric s’accélérèrent, sans qu’elle s’en rende compte, et elle failli même bousculer un animal sur son chemin qui, heureusement, s’écartait pour éviter la collision. Elle y était presque, encore un peu.

Sûrement à cause de sa course, Arric fut repérée par Mandus, qui relevait la tête en souriant. Arric aussi en affichait un grand sur son visage, alors que les larmes filaient derrière elle, en se déposant sur l’herbe, telle la rosée du matin perlant sur la végétation. Les plus scintillantes de ses larmes arrivèrent au moment où Arric se jeta sur Mandus pour l’enlacer, le faisant trébucher et manquant peut-être de lui casser des os. Mais au lieu de gémir d’une douleur quelconque, il riait de bon cœur en l’entourant avec ses bras, laissant l’étreinte durer presque une minute, le temps de savourer la chaleur des retrouvailles et que le vieil homme se calme. Au fond, Arric se doutait qu’il l’avait attendu ici, ce jour et ce moment précis. Il avait toujours eu une longueur d’avance, et sa formidable sagacité lui avait toujours valu l’admiration de la demoiselle. C’est également pour cela qu’il faisait un excellent maître enseignant la magie. Mandus relâcha ensuite Arric et la laissa s’installer près du feu, à côté de lui. Ensuite, ils discutèrent, commençant par montrer qu’ils étaient heureux de se revoir l’un l’autre, avant de prendre des nouvelles depuis ces dix dernières années. Le duo enchaîna les sujets, qui se succédèrent avec plus ou moins de cohérence, les émotions dictant la conduite de la jeune femme, alors que l’homme restait mesuré dans ses propos. L’épéiste évoqua même la situation compliquée du royaume, où conflit et tensions se propageaient en atteignant des sommets inimaginables. Le Conseil Magique connaissait des dissensions avec le Roi, et les Mages Noirs assaillaient de toutes parts les manipulateurs de magie qui s’opposaient à eux. Intrigues politiques et jeux de pouvoirs se mêlaient aux influences des groupes et des fournisseurs d’armements, qui profitaient de la guerre pour s’enrichir, en répandant la mort et la désolation partout où ils négociaient leurs approvisionnements en instruments mortels. Quant à la magie, elle était de plus en plus utilisée à mauvais escient. Arric était contente d’avoir retrouvé Mandus. Leurs retrouvailles constituaient un rayon de lumière perçant les ténèbres de cette dangereuse anarchie qui s’installait progressivement dans tout Fiore.

De plus, Arric amenait avec elle deux grandes nouvelles. La première fut de déclarer qu’elle participerait à un tournoi, organisé à Crocus, la capitale, pour élire un garde du corps qui protégerait le Roi, le précédant ayant trépassé. La seconde, qu’Arric regretterait presque par la suite, était d’annoncer qu’elle avait obtenu le titre, et le poste, de Master à la Guilde de Cait Shelter, rejointe peu après sa séparation avec Mandus, Dans les yeux de ce dernier brillaient, à la fois, une crainte et une fierté non dissimulées. Oralement, comme s’en doutait Arric, il la félicita, mais la mit en garde aussi sur les responsabilités qui incombaient aux possesseurs de cet honneur. Il n’avait jamais expérimenté cela lui-même, mais avait vu, au cours de ses pérégrinations, plusieurs Masters qui réussirent, plus ou moins, à pourvoir ce rang. Mandus eut droit à quelques anecdotes et actions qu’Arric avait vécu en étant Master, comme la justice à rendre entre les membres de la Guilde si un litige survenait, des manœuvres offensives ou défensives à prévoir, des installations à bâtir pour intégrer des membres supplémentaires, rénover d’anciennes structures décaties, et même intervenir en personne lorsque c’était nécessaire, que ce soit au sein d’une réunion ou pour combattre des ennemis à qui il fallait régler leur compte, parfois définitivement. Arric parla si longtemps que la nuit tomba, sans que Mandus ne soit gêné ou qu’il ne l’interrompe, visiblement attentif aux récits que contait son ancienne apprentie, se traduisant par quelques rares questions pertinentes auxquelles l’épéiste répondait avec des mots réfléchis. Avant qu’ils ne s’endorment, Mandus exprima une ultime fois sa fierté envers Arric vis-à-vis du chemin parcouru depuis dix ans, puis tomba dans le sommeil. La Mage de Glace était blottie contre le vieil homme, et hapé par les rêves, elle ne sentit pas de changement en pleine nuit. Aucun danger ou animal ne vint troubler leur repos nocturne commun, même si la vigilance d'Arric les auraient empêchés d’être pris par surprise.

Arric se réveilla le lendemain. Mais seule.

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Mandus continuait de dormir, alors qu’il était toujours matinal. Et son sommeil ne cesserait jamais. Car il avait rendu son dernier souffle. Son cœur ne battait plus, il avait cessé de respirer, et ses yeux restaient clos. Il était irrémédiablement parti, et pour un monde meilleur, puisque celui-ci tombait en décadence. Arric pleura de nouveau, et longtemps, contre lui, mais cette fois d’une profonde tristesse. Une faille s’ouvrit dans son cœur, une entaille qui ne se refermerait jamais complètement, contrairement à celles qu’Arric collectionnait sur son corps, gagnées par les ardeurs de la vie. Après plusieurs heures à se demander si elle faisait un cauchemar, la duelliste se résigna à accepter la mort de Mandus, et elle érigea une tombe de glace avant d’y placer son mentor. Arric usa de toute sa ferveur, insufflée dans une glace incomparablement belle et, espérait-elle, indestructible, pour former la sépulture. Ce souhait lui donna aussi la force pour partir, malgré un deuil qui dura plusieurs jours, au pied du mausolée du plus sage homme qu’elle ait connu. D'ailleurs, à peine eut-elle franchis quelques mètres qu'en se retournant, elle constata que les animaux aux alentours s'étaient rapprochés de la tombe, et même une demi-douzaine de poules s'installèrent confortablement sur le monument funéraire, arrachant un sourire d'espoir à la demoiselle. Son retour à Cait Shelter fut étrangement long. Les pas d’Arric étaient alourdit sous le poids du chagrin, comme un fardeau trop lourd à porter sur les épaules, qui pesait tout le long du trajet jusqu’au quartier-général de sa Guilde. En revenant, elle passa presque une semaine enfermée à l’intérieur de son bureau, ne préférant pas être dérangée. Elle fut même sèche avec certains membres de Guilde, alors que d’ordinaire, ce n’était pas son tempérament. Néanmoins, Arric fut sortie de cette tourmente par l’intervention audacieuse, mais salutaire, d’un jeune membre, fraîchement arrivé, et pourtant si brave. Son action fut simplement de venir se blottir contre elle, tel un enfant avec sa mère. Elle rendit finalement son étreinte, et en effectua une avec chaque membre qu’elle croisa ce jour-là, une étrange fibre maternelle et protection s’étant emparée d’elle. Un bien précieux qui réchauffa son cœur et qui recolla les morceaux brisés de son âme. Elle crut même apercevoir Mandus un jour, près d'un arbre, qui observait, un fin et sincère sourire sur le visage, apparemment rassuré que la demoiselle se soit remise de ce drame personnel. Son esprit résiduel existait peut-être encore en ce bas-monde, tel un fantôme. Mais ce fut une vision fugace. Il ne restait plus que des poules du QG près de l'arbre. Une page obscure se tournait, tandis qu'Arric admirait les cocottes un bref instant. Leurs couleurs redonnaient le sourire à la Master trentenaire.

Le lendemain, Arric s’excusa de son comportement de la dernière semaine, et annonça son départ pour Crocus. Préalablement, la Master avait rédigé des papiers, sur lesquels étaient inscrit des instructions, ainsi que d’autres directives, notamment au sujet de la succession pour le futur prochain Master de la Guilde, ainsi que sur les dernières volontés laissées par Arric, car elle déclara qu’elle ne reviendrait peut-être pas. Une clé fut remise à une personne de confiance que la Mage de Glace avait choisie, et lorsque le moment serait venu, en cas de mauvaise nouvelle ou de disparition officielle de la duelliste, ladite personne viendrait ouvrir le bureau, laissant l’occasion de consulter les documents par l’ensemble de la Guilde. Elle ajouta de ne pas s’inquiéter sur son sort, et que les éventuels pleurs ne devaient pas durer plus longtemps que nécessaire. Même si elle était reconnaissante que des larmes coulent en son honneur, elle préférait que les membres rient, se souviennent, et continuent leurs existences avec sérénité. Arric prépara son paquetage, en n’oubliant pas d’embarquer son barda, et entama un nouveau voyage. Son dernier voyage, hypothétiquement. Un périple qui bouclerait ceux accomplis auparavant. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de Crocus, les souvenirs l’assaillirent. Arric avait relevé des défis ardus, avait traversé de rudes épreuves, avait dénoué des dilemmes, et s’était fait un nom dans tout Fiore, bien que ce ne fut pas réellement important pour la demoiselle. On la surnommait plus souvent Silvermoon que ce qu’Arric escomptait, et ce sobriquet s’enracinait viscéralement dans cette sombre société que connaissait Fiore, prise entre deux feux, l’un provoqué par les Mages Noirs qui cherchaient la suprématie totale, et l’autre accentué par la répression des Mages Officiels, et de leurs alliés, qui répliquaient avec force. La véhémence du conflit résonnait dans tous les coins connus de ce monde, ce dernier tombant en décrépitude, pourrissant autant dans son intégrité elle-même que via sa société qui s’assombrissait.

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C’est d’ailleurs ce qui était aussi arrivé à Crocus, et au Domus Flau. Tout deux tombaient en ruines. Les Mages de tous horizons rassemblés à l’intérieur de l’arène, rénovée à la hâte pour l’occasion, ne tardèrent pas à s’affronter. Chacun avait amené ses propres outils pour s’assurer la victoire, que ce soit des armes, des créatures, ou des pouvoirs magiques. Une Mage, sur le dos d’un spécimen volant, tournait en hauteur ou piquait sur les opposants. Un monstre flanquait Kenta Hoshi, il avait bien changé. Il venait d’appeler Russell, sans doute pour une action combinée, il était donc de la partie aussi. Une armure vivante en feu soutenait un lancier, plutôt émérite au vu de ses mouvements. Une araignée évoluait aussi dans cette mêlée générale, en quête de proies. Une femme invoquait des squelettes, elle était blonde. Une silhouette à couettes rousses se frayait un chemin, elle semblait familière. Un individu, véritable éclair sur pattes, grillait des ennemis à tour de bras. Un massacre était perpétré dans une zone de l’arène, une ivresse de sang déclenchée par quelqu’un de particulièrement friand des boucheries. Des adversaires mourraient par des tirs lointains difficiles à localiser, un sniper tuait donc depuis une position favorable ou cachée. La jeune femme crut même visualiser un Mage projetant des poules par un endroit assez spécifique. Cette analyse sommaire prit du temps à Arric, mais elle n’avait pas oublié de se protéger des menaces extérieures. Des participants lui avaient cherchés des noises, et s’étaient vu repoussés à coups de flèches glacées. Les moins chanceux eurent droit à la morgenstern, qui passait du bleu à l’écarlate. En revanche, la boule de feu géante fut propulsée dans la foule et entraina des dizaines de mort sous sa déflagration. Arric multiplia les couches de ses murs froids afin d’encaisser un maximum la puissance du souffle qui s’ensuivit, et les plus reculés se fissurèrent, alors que les plus avancés explosèrent en gros éclats gelés. La pression l’obligea à reculer, ses pieds traçant des sillons dans le sable, abreuvé sans arrêt de fluide vital qu’offrait les concurrents, pour la gloire. Si elle est obtenue aussi salement, Arric n’en voulait pas. L’épéiste dégaina Nidhögg, double-lame forgée lors de son accession au poste de Master, et commença à la faire tourner après s’être mise en position de combat. Freki et Geri, les épées conçues par Jason, avaient fait leur temps, et ces deux anciennes lames reposaient symboliquement auprès de Mandus. Elles veillaient sur le repos éternel du cher mentor d'Arric, comme deux sentinelles en acier.



Nidhögg savait mordre. Et elle était hargneuse.
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Shi Tami
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 15 Avr - 19:27

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Continuation des emmerdes
La team entière
« Je suis content de retrouver un vieux frère ici. Tu m'accordes cette dernière danse ? »

Un sourire à demi moqueur s’étira sur les lèvres de Shi. Il n’avait pas revu Roy depuis belle lurette. Dix ans plutôt, c’était une idole aux yeux du mercenaire, mais depuis le temps avais passé. Adversaire en premier lieu, les deux hommes avaient fait un bout de route ensemble avant de se perdre de vue, aussi voir son ami ici le remplissait de joie et d’appréhension, car les raisons de sa venue étaient claires.

« Bien sûr que oui, il faut bien que quelqu’un te tienne en vie jusqu’à ce qu’on ait l’occasion de se battre en duel… »

L’issue du combat se dessinait à l’avance : seul l’un des deux hommes resterait debout dans cette arrête, surmontant une montagne de cadavres. Une amitié prendrait fin ici en même temps que des centaines d’autres et que des milliers de vies.
Si Roy était l’adversaire que Shi tenait en plus haute estime, les ennemis se faisaient nombreux, et il reconnaissait de plus en plus de visages familiers. Hoshi, du conseil, mari de son ancienne employeuse, mais aussi Amandil, nécromancienne de renom, ainsi que quelques mages noirs dont les visages étaient placardés un peu partout en ville depuis une dizaine d’années. Avec la guerre, beaucoup s’étaient fait un nom, malheureusement au détriment du peuple de Fiore.
S’il y avait bien une caste qui répugnait Shi, il s’agissait des nécromanciens. Lie des sorciers et honte de l’humanité toute entière, il se dégageait d’eux une énergie malsaine qui glaçait le sang du commun des mortels. Voir la mage voler ainsi sur son oiseau de mauvais augure en eut fait frissonner plus d’un, mais les guerriers aguerris qui s’entretuaient dans l’arène savaient très bien que le moindre instant d’inattention pouvait leur couter la vie.
Protégé par la Kitsune, Shi s’élança. Bien qu’il ne fût pas capable de voler, il avait depuis longtemps appris à pallier le désavantage tactique que cela causait. D’un grand coup de sa lance de glace, il créait une rampe vers les cieux, composée de icebergs freinés dans leur chute par son anneau de ralentissement. Bondissant de roc en roc, il arriva bien vite à la hauteur de la nécromancienne, qu’il commença à invectiver.

« Même ici, même maintenant, ceux de ta caste ne font que se terrer ! Vient donc me montrer que tu sais faire autre chose que te cacher derrière tes larbins ! »

Armant son bras, il décocha une attaque d’une force rare vers la magicienne, un coup d’estoc qui fit vibrer l’air tout autour dans une onde de choc, avant de filer vers le sol et d’atterrir dans un nuage de poussière.


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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   

L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra

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