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 L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra

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MessageSujet: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 18 Mar - 12:03
An de grâce X802 : Après une décennie de guerre acharnée contre la lie de l’humanité et les mages noirs, l’Ordre a finalement repris le dessus. Les pertes, pourtant, furent monstrueuses. Les veuves, les orphelins et les kebabs désertés sont légions. Parmi les morts, on compte Jean-Mahmoud Bin La Villette, chef de la garde royale de Fiore.

Inquiet pour sa sécurité, le Roi décide de recruter la crème de la crème pour se faire protéger. Dans ce but, et ce but uniquement, vous êtes réunis ici afin de décider qui d’entre vous aura l’insigne honneur, l’immense privilège d’accompagner Sa Magnificente Majesté dans Sa trépidante vie quotidienne. Le dernier debout dans cette arène historique pourra se targuer d’avoir enterré décemment FnO et les joies que le forum nous a apporté.


Le Domus, arène de votre enfance, scène de vos plus belles gloires et sûrement de vos premiers ébats avec une admiratrice émue, n’est plus que le vestige de sa gloire révolue. Les fiers remparts qui protégeaient Crocus de vos prestations dévastatrices, à moitié écroulée. Pourtant, dans vos cœurs et dans vos esprits, la pierre de l’arène garde son éclat d’antan et le sable rougi par les combats n’attends que le déchaînement de votre puissance inouïe.

Alors allez, mages. Allez, mercenaires de tous horizons. Allez montrer à Fiore une bonne fois pour toute de quelle roche vous fûtes taillés et quels ravages votre fureur pourra engendrer !
Que le tournoi de la décennie commence !
Règles:
 
Shi Tami
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 18 Mar - 14:20

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Début des emmerdes
La team entière
Les 10 dernières années s’étaient écoulées avec une vitesse terrifiante pour Shi. Las de la vie citadine et des missions de seconde zone, le mercenaire s’était attelé à une mission de découverte de soi à travers la visite des pays loin à l’est de Fiore. Après des années d’exploration, aux confins des déserts les plus arides, il était tombé nez à nez avec un être extraordinaire : la Kitsune Skin, une armure flamboyante anthropomorphe qui l’accompagnait depuis.
Après 10 ans, il était revenu dans sa terre natale, la peau brûlée par le soleil et le visage buriné. Couturé de cicatrices, arborant de longs cheveux négligés, cette dernière décennie faisait l’effet d’un siècle sur Shi.
Mais ces années l’avaient aguerri. Il s’était endurci, et sa force d’antan s’était décuplée. Il n’était plus d’adversaires qu’il ne se sente de taille à affronter, aussi avait il bondi sur l’occasion quand il lui fut proposé de participer au tournoi le plus incroyable qu’on avait vu depuis belle lurette. Tous ses héros, toutes les idoles de sa jeunesse étaient ici, prêts à donner leur vie afin de voir qui serait le meilleur combattant que Fiore n’avait jamais vu.

Pourtant, arriver au Domus Flau lui fendit le cœur. La glorieuse arène tombait en ruine et n’était plus l’ombre de ce qu’elle avait été. Un pan complet des gradins s’était effondré, et les gradins s’affaissaient par endroit, laissant apparaître les souterrains où l’on enfermait les créatures qui devraient combattre, depuis longtemps dispersées dans Crocus.
L’arène avait fermée depuis des années, mais aujourd’hui, après les conflits et la dévastation, elle renaissait de ses cendres pour un affrontement des plus épiques, qui devait clôturer avec brio la carrière de Shi. Il avait traversé trop d’épreuves, combattu trop d’adversaires, et aujourd’hui il voulait enfin avoir le droit au repos.
C’était donc avec une appréhension sans précédent qu’il franchit les lourdes arches de pierre qui gardaient l’entrée du Domus. Il n’avait jamais ressenti une telle pression au fond de lui, une telle anticipation en vue du combat qui l’attendait. Comme si cet affrontement allait être le dernier.

Pourquoi sentait-il son cœur battre dans sa poitrine avec tant de force, lui qui avait traversé la terre entière, qui n’avait plus rien à prouver à personne ? Il n’aurait pas su répondre à cette question, mais abordait avec inquiétude le combat à venir. La plupart des participants étaient connus à travers tout le royaume comme des combattants à même de forger des légendes et de raser des villes, le niveau semblait ne pas pouvoir s’élever plus haut.
Pourtant, il avait tout pour être prêt. A ses côtés, son armure l’accompagnait, lui conférant une force sans précédent. Il portait toujours les mêmes armes que dix années auparavant, maîtrisait à la perfection chacune de ses techniques, et avait fait connaître son nom à travers tout le royaume. Mais cela ne changeait rien : il avait réellement peur de ce qui allait venir.
Mais avec la peur venait une excitation qu’il n’avait plus eu l’occasion de ressentir depuis bien longtemps, une poussée d’adrénaline qui lui faisait pousser des ailes. Peu importait l’adversité, cette fois-ci, il se sentait à la hauteur. Il se sentait capable d’affronter n’importe qui, poussé par ses années d’entraînement et de pratique, par cette décennie d’affrontements perpétuels qu’il venait d’endurer.

Pour l’occasion, il avait mis à jour sa tenue. Loin de son accoutrement d’antan, il s’était fait aux chaleurs désertiques, et avait donc dû préparer en conséquence son retour en climat tempéré. Sur une chemise de lin, il portait un plastron terni par les années, ouvrage magnifique qui avait depuis longtemps fait ses preuves sur le terrain, caché sous un long manteau marine qui tombait au bas de ses cuisses. Dans sa main droite, il tenait mollement sa lance, au manche en bois luisant et à l’allure plus inquiétante que jamais.
C’est avec cet accoutrement qu’il franchit cette fois l’enceinte du Domus Flau. Partout autour, les citoyens de Fiore, pour la plupart des vétérans de guerre ou des anciens habitués des combats d’arène, s’étaient serrés sur des gradins rafistolés pour pouvoir assister à ce qui promettait d’être le combat du siècle.
A ses côtés, l’armure de feu qui lui tenait compagnie depuis quelques années l’accompagnait, semblant partager son appréhension. La créature mythique, quelque fut son vécu et son expérience des champs de bataille, sentait monter la pression autour d’elle alors que le combat se faisait imminent.

Le cœur de Shi battait dans sa poitrine, avec une force tranquille, dans de gros battements réguliers qui résonnaient dans ses temps, alors qu’il franchissait une fois pour toute ces portes et qu’il posait le pied sur le sol rouge du Domus, en attendant que ses illustres adversaires fassent leur entrée.


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Kenta Hoshi
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Lun 19 Mar - 12:33





L'apocalypse approchait. Dix ans auparavant, j'étais devenu un des mages les plus influents du pays en devenant Mage du Conseil. Mais, depuis, il s'était passé tant de choses... Les mages noirs étaient devenus de plus en plus forts et mes proches furent menacés trop souvent. Un jour, alors que le Conseil avait décidé de prendre la place de la Couronne afin d'être plus efficace, j'avais arrêté d'être le Mage du Conseil que j'avais été jusqu'alors. La guerre et ma carrière avaient commencé sur Gehenna, qui avait tant fait changer le royaume, moi y compris. Après être devenu celui qui devait redorer l'image du Conseil, j'avais fini par sombrer dans les mêmes mécanismes que mes prédécesseurs. Seule la victoire comptait. Dès lors, il n'y eut plus grand-chose à sauver.

Et pourtant, en Fiore, la majorité des mages me connaissaient : j'étais un homme droit, plein de bonté quand il s'agissait de donner une nouvelle chance. Ce n'était pas le fait de prendre le pouvoir qui m'avait changé. Non, c'était la perte de ma seule famille, Mitsuko Hoshi, qui au contraire m'avait mené à donner mon accord pour de telles manœuvres. Combattant à mes côtés contre les guildes noires, nous avions formé un duo redoutable... Si redoutable, qu'elle parvint même à trouver une place de gardienne runique très intéressante, bien que peut-être pas autant que Myrcella avec celui le siège de la conseillère Oriana, elle-même partie car écœurée par les combats. Puis il y eut une embuscade, non loin du mont Hakobe. Le temps que les secours arrivent, j'avais déjà exterminé l'intégralité des mages noirs présents. Plus jamais quiconque ne parla de moi comme la Flamme de la Justice, the Justice's Flame. Désormais, on me reconnaissait comme la Flamme de la Vengeance.

Mis à part la traditionnelle cape rouge de Nobu - mon père adoptif - j'avais abandonné tout mon équipement habituel au profit d'un harnois noir complet, auquel s'ajoutait, par dessus la première couche de plaques, des plaques plus larges et plus épaisses aux épaules et aux jambes. A l'aide de Trace, je n'éprouvais aucune difficulté à me mouvoir et il était bien difficile de me faire de sérieux dégâts ; ce qui fut très utile sur de nombreux champs de bataille. Utilisant de plus en plus souvent Trace au détriment du Feu, on avait même fini par oublier le surnom éphémère de Flamme de la Vengeance, remplacé par le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Effectivement, ma puissance augmentant, j'avais atteint le même rang hiérarchique que la majorité de mes collègues du Conseil, faisant de moi un Paladin Runique. J'avais encore du chemin à faire avant de devenir Haut-Paladin Runique, mais le rang S+ était déjà une immense satisfaction que j'appréciai montrer à mon géniteur, qui était mort quelques semaines plus tard. Bah, quelle importance. Quant à ma soeur, elle avait bien essayé de me faire regagner la raison, mais avec la transformation d'Amandil en démon, je n'avais plus grand-chose à perdre.

Seule Liz me faisait encore garder espoir. Chaque jour, je la voyais grandir. Je crois qu'elle fut même un peu impactée par la mort de Mitsuko, mais elle y puisa sans doute la force qui lui fit devenir gardienne runique. Je me demandais même si elle n'était pas plus forte que moi, désormais. J'avais eu de la chance d'avoir pu enseigner ce que je savais à cette petite ; devenue une brave guerrière.

Avec le temps, nous avions fini par gagner la guerre. Et pourtant, quel prix avions-nous dû payer ! Tant de morts, pour que finalement nous ne puissions même pas revenir à notre état d'origine. En parlant d'Etat, le Conseil avait rendu le pouvoir à la Couronne, qui l'avait par conséquent instantanément dissous. Ce n'était que justice, au moins pouvais-je encore comprendre ce mot, bien que j'étais plein d'amertume face à cet acte. Le Conseil n'avait de toute façon plus raison d'être, car les plaies qu'avait laissées les mages noirs étaient irréversibles : jamais plus une guilde noire ne devrait pouvoir de nouveau voir le jour, sans être aussitôt matée par le reste du pays qui ne pourrait plus s'en relever. C'était le malheur des guerres de magie : les morts pouvaient se compter par dizaines de millions. Nous n'étions que des rescapés.

Puis il y eut un appel : la Couronne réclamait un garde du corps pour que le roi soit en sécurité. Pour cela, les meilleurs mages du pays volontaires devraient se battre à mort. En souvenir de l'homme que je fus, je ne pouvais qu'accepter afin de réparer ma dette envers ce royaume et ce roi. Que je meure ou que je vive, ma dette serait remboursée. Par conséquent, je n'avais plus rien à perdre. Je revêtis une dernière fois mon armure noire pour trouver de nouveau le Domus Flau où, du temps où je n'étais qu'un chevalier parmi d'autres, j'étais resté invaincu. Et bien, chaque chose a une fin.

A Crocus, plus grand-chose ne ressemblait à l'ancienne capitale fleurie de jadis. Le Domus Flau, qui avait vu des combattants de tous les horizons et encaissé des combats monumentaux, n'avait pas survécu à la guerre. Ce Colisée verrait la fin d'une ère, car les Mages étaient prêts à s'entretuer en son sein. Seth, qui m'avait accompagné toutes ces années, n'avait jamais réussi à me comprendre. Aujourd'hui, il abandonnait en même temps que moi. Le laissant à l'extérieur, je poussai une [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui tomba en poussière, me retrouvant dans l'un de ces vestiaires où des dizaines de mages imprudents se préparaient déjà. Le massacre allait encore continuer mais, ce n'était peut-être pas si mal que les mages se sacrifient : moins il existait de magie, moins de risque il y avait qu'une nouvelle menace comme l'Alliance Baram ne resurgisse. Cela dit, c'était quand même imprudent. Je n'étais pas le seul mage de mon rang à avoir pris la décision d'achever ma vie sur le sable de cette arène.

L'orgueil de mes prédécesseurs ayant déteint sur moi, je me rendis au centre de l'arène, au milieu de la foule de mages. Puis je haussai la voix, usant de toute l'autorité et le charisme que m'avait conféré mes années de service et de commandement des forces armées runiques.

Kenta Hoshi, pour vous servir ! Si jamais vous avez une dent contre le Conseil, je suis là pour vous !


Puis ce fut le début du carnage, pour tous les mages de bas étage qui n'étaient de toute façon même pas capable d'égratigner mon armure alors qu'elle n'était toujours pas améliorée par magie. Seth arriva sur ce nouveau champ de bataille en piqué et lui et moi pouvions les faucher les uns après les autres ! Ce Nébula Finalita Lumen, de nombreux mages noirs avaient pu le voir avant de mourir cristallisés dans la lumière D'une espèce aussi rare, il devait être un magnifique spectacle... Sauf qu'il était dans mon camp.

Quant aux adversaires de plus haute estime, j'en reconnaissais de loin quelques visages... Notamment Russell Maxwell, de Crime Sorciere, qui était présent. Il s'agissait de l'un de mes meilleurs amis, malgré notre rencontre quelque peu violente dans une bataille de nourriture, après qu'il eut tenté de m'assassiner. Il y avait aussi Shi Tami, un mercenaire solitaire avec qui j'avais autrefois chassé un mage noir de Silent Night. Mais surtout, il y avait Liz, Liz Taylor. Que faisait-elle là ? Elle voulait mourir, c'était la seule raison pour laquelle elle aurait pu être arrivée ici. A moins qu'elle n'était venue dans le but de me sauver ? Hé bien, elle allait avoir du pain sur la planche ! Heureusement pour elle qu'elle était devenue si forte...

Russell ! Viens, on va leur montrer ce qu'on sait faire !


C'était clairement un appel à la Supernova. Même Seth recula pour nous laisser de la place...

Spoiler:
 

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Merci Myrcella :3
Ray Mizki
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Lun 19 Mar - 13:01
Dix ans déjà.

Dix ans que la guerre avait commencé. Et j’y avait participé. Il m’était à l’époque complètement inadmissible, que dis-je…. Inimaginable ! De ne pas y aller. Je faisais partie de la guilde Sabertooth, LA PLUS PUISSANTE DES GUILDES de Fiore tout entier, quoi que pouvaient en dire les idiots de Fairy Tail, ou encore ces mages noirs ivres de violence et de destruction.

Au tout début, nous n’y avions pas cru. Les guildes noires, qui remuaient depuis quelques temps, ont lancé une série d’attaque éclair sur différents points stratégiques du royaume. Nous nous sommes fait submerger. C’est comme si ils avaient pendant des années attendu quelque chose, et qu’ils venaient de le trouver.
En quelques mois, nous nous sommes repris, mais le mal était fait. Les différents entre guildes nous ont de plus empêché de nous entendre correctement, et alors même que nous commencions à réagir, nous subissions des pertes immenses.

Ensuite, je n’ai pas exactement compris comment ça s’est passé, mais nous nous sommes retrouvés dans une sorte de guerre larvée, nos systèmes de communications de plus en plus souvent interrompus ou espionnés, et nos adversaires qui disparaissaient presque immédiatement devant nos yeux dès que nous commencions à prendre l’avantage.

Nous avons duré ainsi cinq ans. Cinq ans de statu quo entre les forces de l’ordre et la lie du royaume… Cinq années durant lesquelles je n’ai presque pas vu ma famille, ou ma "fille"… Cependant, après tout ce temps, j’ai bénéficié… Non pas de vacances, mais au moins d’une mission qui se passait dans mon village, de rang bien inférieure à celui que j’avais droit d’attendre… Je l’avais prise sans réfléchir, sans en regarder le titre… Quelle erreur.

Flashback

Une fois sur place, je marques un temps d’arrêt, de surprise. Ce n’est plus mon village, ce ne peut être mon village… Pourtant, cet amoncellement de ruines fumantes se trouve très précisément là où j’aurais dû trouver mon foyer, ma famille. J’ai alors regardé l’intitulé de la mission.

« Infestation : Exterminer la vermine du village »

Rien d’important, n’est-ce pas… Mais… Il suffit juste de… De… Détruire chaque parcelle des ruines afin d’empêcher la vermine de pulluler suite à l’entassement de charognes laissé là par les combats.
Flashback


Rien que d’y repenser, je sens la rage me consumer. Ces hommes, par leur avidité sans borne, ont simplement réduit en cendre tout ce qui comptait à mes yeux. J’était sur le point de perdre la raison… Non, j’avais perdu la raison. J’ai utilisé mon take over, l’arachnis, afin de m’occuper consciencieusement de ma tâche, j’ai ensuite… abandonné.

Je m’étais volontairement donné à l’arachnis en moi, qui du coup retourna voir ses congénères. Petit à petit, j’ai appris leur langage, resté conscient malgré ma reddition à la vie. Les arachnis étaient tellement plus simples et avisées que les hommes. Elles chassaient pour se nourrir, vivaient en groupe dont les membres se protégeaient les uns les autres, et suvivaient malgré les folies humaines, sans s’occuper le moins du mondes de ces convoitises matérielles que sont l’argent, un royaume, ou une guilde. Enfin, jusqu’au jour où nous fûmes attaqués par un autre mage, probablement en mission d’exploration, ou de pacification de zone avant un combat… Tout ce que j’en sais, c’est que je l’ai vu attaquer directement la reine.

M’étant attaché à mes nouveaux compagnons, je suis finalement sorti de ma léthargie, et ai bondit de ma cachette, afin de la sauver. Le mage n’a pas survécu, et j’ai pu voir sur sa mission… Il était un officiel, venu chercher un trésor pour les fonds de création d’un tournoi pour élire le nouveau garde du corps du roi suite à la trahison des mages du conseil. En me retournant, j’ai vu que la reine était blessée, mortellement. J’ai alors annoncé (en langage arachnis) ce que j’allais faire puis ai repris ma forme humaine avant d’absorber la reine.

Les autres arachnis m’ont suivi, alors que je leur annonçais participer au tournoi auquel ce mage était convié. Il s’agissait d’un tournoi à mort afin de trouver un nouveau garde du corps pour le Roi, et cette place pourrait me permettre d’intervenir en faveur de mes compagnons à huit membres.

C’est ainsi que je rentre à Crocus, une Crocus en ruine après tout ce temps, et me dirige vers le Domus Flau alors que des regards inquiets se posent sur ma troupe tandis que j’approche de la ville. Nous contournons, et leur demande de rester dans la forêt tandis que je vais combattre.

Physiquement, il est désormais difficile de me reconnaître tant j’ai maigri. Mon regard laisse parfois entrevoir une once de folie, et mes habits sont en partie en lambeaux après toutes ces années (cinq ans si j’en crois la date sur l’annonce) en forêt.

J’entre désormais dans le Domus Flau, prêt à montrer à tous où sont les priorités. Loin devant l’argent et la religion… Loin encore des guildes et des royaumes… Les priorités sont celles de la vie, toute vie et non seulement celles de notre espèce… Et si pour le leur faire comprendre je dois tuer, alors soit.

Je tuerai.


En entrant, sans rien dire, je prends la forme d'une simple arachnis. Je n'ai rien besoin de dire, la transformation se fait désormais si naturellement que je ne me rends même plus compte de la différence de morphologie.

Nous sommes dans l'arène désormais. J'ai vu des mages, je pense en avoir reconnu quelques uns, mais je préfère rester prudent... Je décide donc de me placer relativement excentré par rapport à la forme de la zone de combat, à environ une quinzaine de mètres du mur le plus proche.

"Kenta Hoshi, pour vous servir ! Si jamais vous avez une dent contre le Conseil, je suis là pour vous !"

Voici donc l'un des membres du conseil. Au vu de sa voix, il doit se trouver au centre de notre "ring"... Quelle arrogance dans son positionnement, dans sa voix... J'avais entendu parler de lui, auparavant, comme d'un homme juste et droit... Mais rien ne transparaît de cela désormais...

"Russell ! Viens, on va leur montrer ce qu'on sait faire !"

Il a rencontrer un de ses amis? Vraiment!? Et vu son manque complet de discrétion, il est certain de tous nous exterminer maintenant.

Je ne vais pas attendre la suite... Je tient à rester en vie pour mon objectif.

"Cocon"

Je tisse le plus vite possible, allant jusqu'à inclure les corps de quelques mages faibles se trouvant trop proche afin d'en augmenter la résistance...
Ali Djinn
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 20 Mar - 0:18
Le vent du changement avait soufflé sur ces dix dernières années. Tant de choses s'étaient passées qu'il m'arrivait parfois de me demander si ce n'avait été qu'un rêve ou un cauchemar. J'avais enchaîné des missions et des batailles plus dangereuses les unes que les autres, me faisant un nom parmi les mages, jusqu'à ce que cela ne suffise plus. J'avais ressenti au plus profond de mon être le besoin de me ressourcer. Et pour ce faire, j'étais parti de longues années dans des contrées lointaines au milieu de forêts de brouillards et de montagnes bercées par de puissants vents. Je m'étais entraîné durant tout ce temps physiquement et magiquement, renforçant par la même occasion mes bases les plus fragiles. J'avais par ailleurs fait la rencontre de plusieurs monstres les uns plus rares que les autres, me prenant des volées qui défiaient la chronique. Les hommes étaient fous de penser qu'ils faisaient partis des choses les plus dangereuses de ce monde, car plus d'une fois j'avais failli périr. Je m'en étais certainement sorti vivant, mais pas indemne car quelques cicatrices parcouraient ma peau auparavant immaculée. Mais cela m'avait aussi permis de grandir et de devenir plus puissant que je n'aurais jamais imaginé. Et parmi l'une de ces aventures mouvementées, j'avais fait la rencontre d'Aquilon, un Aigle Regalis que j'avais défié au vol et à la magie du vent. S'était suivi un combat particulièrement excitant qui m'avait valu une autre cicatrice dans le dos -la cicatrice de ses serres qui allaient de mon omoplate droite, sous mon tatouage de guilde, à ma hanche gauche. Depuis l'aigle gigantesque avait reconnu ma valeur en tant que mage du vent et avait accepté de me suivre dans la suite de mes aventures. Il s'était avéré être un compagnon de qualité qui m'avait sauvé la mise plus d'une fois -et vice versa.

Au décours de ces aventures et à travers les contrées que j'avais visité, j'avais eu vent de rumeurs sur la déchéance de Fiore et de Crocus, mais aussi d'une nouvelle beaucoup plus récente. Une bataille entre les meilleurs du pays, dans ce lieu mythique qu'était le Domus Flau. Le but ? Peu m'importait en vrai, mais lorsque j'avais entendu cette nouvelle j'avais repensé à toutes les rencontres que j'avais faites à Fiore. Tous les mages puissants que j'avais rencontré au décours de mes aventures. Je brûlais de les revoir, et quelque chose me disait que c'était l'endroit idéal pour se faire. Debout sur le toit d'une montagne, les cheveux au vent et Seth derrière/au-dessus de moi, mes pensées allaient vers ces compagnons ou adversaires qui m'avaient tant marqués. Tant de questions me traversaient la tête. Qu'étaient-ils devenus. Avaient-ils progressé comme je l'avais fait. Pouvais-je à présent rivaliser avec eux. Un sourire étira mes lèvres. Fermant les yeux, un calme électrisant envahit chacune de mes terminaisons. A part mes cicatrices et Aquilon, je n'avais pas changé d'un poil. Littéralement. Pas un seul poil n'avait poussé sur ma figure, me faisant toujours autant ressemblé à un enfant imberbe dans le corps d'un adulte. Mais peu importait.

-Il est temps de rendre visite à mes compagnons, Aquilon. Cela risque d'être un combat épic...me prêterais-tu tes ailes ?

L'Aigle poussa un cri derrière moi et étendit ses ailes en créant une bourrasque tout autour de nous. C'était sans contexte un signe de son approbation. Il n'y avait plus grand chose à dire, il était temps de retourner dans ma ville natale. Me laissant tomber du haut de la montagne avec un large sourire, je fus vite rejoins dans ma chute par mon ami à plume qui me dépassa et s'étendit en dessous de moi pour pouvoir me réceptionner. Atterrissant en tailleur sur mon ami, il déploya ses ailes une nouvelle fois et nous fûmes partis pour les contrées qui m'avaient vu naître.

~

Arrivant en volant au-dessus de la ville, la tristesse me submergea face à l’état de la capitale de Fiore. Une ville qui était autrefois pleine de richesses et de beauté, une ville de prestige qui abritait l’une des plus puissantes guildes du royaume, était à présent en ruine. Les affres de la guerre avaient laissé leur stigmates sur cette belle ville. Au loin j’aperçus le bâtiment de la guilde qui était, malgré tout, resté debout même si il n’était pas tout à fait dans l’état dans lequel je l’avais vu pour la dernière fois. Mais le symbole de notre illustre tigre à dent de sabre prônait toujours fièrement sur le bâtiment. Faisant un tour au dessus rapidement, je décidai de ne pas m’attarder et de me diriger vers le Dôme. Il ne fallut que quelques battements d’ailes à Aquilon pour nous y conduire. Lorsque j’arrivai au Domus Flau, je restai quelques minutes dans les airs en observant les alentours. Je voyais des silhouettes sur le sol, mais j’étais bien trop haut dans le ciel pour distinguer qui étaient ces personnes. Alors pourquoi je ne descendais pas pour voir ? Simplement parce que maintenant que j’étais là, juste à quelques mètres de cet endroit, l’appréhension s’emparait de moi. Une douce appréhension, de savoir ce qu’ils étaient devenus, et à quel point tous avaient changé. Mais d’un autre côté l’excitation vrillait mes sens.

-C’est l’heure, murmurai-je à Aquilon.

Dans un puissant cri d’aigle, il entama alors une descente vers le sol en piqué accompagnée par mon rire. Au dernier moment, il se redressa et d’un battement d’aile il stabilsa sa position à quelques centimètres du sol avant de se poser. Cette manœuvre était sa préférée, et je pensais sincèrement que c’était du fait du caractère assez spectaculaire de son entrée au milieu de la mini tornade créée par ses ailes. Il releva ensuite fièrement la tête en rabattant ses ailes. Je caressai sa tête et descendit de son dos, me plaçant sous son énorme tête comme un petit être se plaçait sous la protection d’un géant. Même si en l’occurrence, il était maintenant clair que j’étais le plus puissant de nous deux. Mais peu importait. Là il ne s’agissait plus de l’Aigle et moi, mais de tous les autres participants qui allaient offrir au Domus Flau et à Crocus leur dernier spectacle, et le plus grandiose de tous. La Bataille Finale.

Mais alors qu'au loin j'apercevais l'araignée qui devait en fait être mon camarade de Guilde Ray, un certain Kenta prit la parole alors que le combat commençait. Les plus faibles des mages se faisaient déjà balayer sans grands efforts, ce qui n'était pas si mal. Jusqu'à ce que Kenta appelle ce qui semblait être son ami pour nous "montrer ce qu'ils savaient faire". Eh bien. Ils commençaient fort ces deux là. Il ne s'était passé que quelques minutes, si ce n'étaient secondes, depuis le début des hostilités, et mon Aigle et moi-même nous débrouillions sans accrocs face aux mages les plus inexpérimentés sans avoir besoin d'utiliser ma magie -de manière évidente du moins. Mais face à l'avertissement de ce chevalier en armure noir, je sus que le danger était réel. Remontant sur Aquilon, l'aigle et moi prîmes de la hauteur en moins de temps qu'il fallait pour le dire. Et par précaution, si l'attaque arrivait à nous avant qu'on ait pu prendre toutes nos distances, je placerais une barrière de vent autour de mon compagnon et moi même.

-Eh bien, amigos ! La fête commence fort ! Ne voulez-vous pas attendre un peu pour faire plus amplement connaissance ?
Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 22 Mar - 4:25
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Tournoi de la mort qui tue tous le monde!
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Dix années. Dix longues années ont passé depuis que la guerre a été déclenchée. Les guildes noires ont frappé sans avertissement. En réponse à ses attaques incessantes, le Conseil prit les pleins pouvoirs et enleva ceux de la couronne. Mon meilleur ennemi, anciennement ami, faisait parti de ce Conseil n'avait rien arrangé, comme il l'avait promis. La flamme de la justice qu'il était s'était éteinte. Les guildes noires contribuaient à renforcer ce climat instable et seuls les victoires importaient aux deux camps. Moi qu'est-ce que je faisais dans tout cela ? J'alimentais la haine. Bien que le Dark Knight est déclenché le conflit de Géhenna, il y a longtemps, l'étincelle qui mit les feux aux poudres fut l'assassinat d'un officier de par ma main. D'autres avait suivit, bien sûr. Le Conseil avait déployé son armada contre moi. Si une criminelle de mon rang, une déserteuse, se permettait à tuer des gradés dans l'enceinte même d'une caserne, pourquoi les guildes noires ne pourraient-elles pas en faire autant ? 
Mon allié le plus précieux fut celle que l'on n'imaginait pas. Elle avait pour nom Liz. Mon petit lapin s'était révélé très utile, bien plus que la guilde de Crime Sorcière qui était aussi parti à ma chasse. Chaque fois que j'allais être prise au piège, je fus avertie par ma taupe, mon mignon petit adorable rongeur.
À force d'être concentré sur moi, les forces de l'Ordre avaient oublié de surveiller de près les guildes noires. Le Conseil avait envisagé que je puisse être des leurs, bien sûr. Heureusement pour moi, il s'était aperçu que j'étais une solitaire. Une solitaire étant un démon de Zeref et qui pouvait se servir de morts. Il avait suffi d'un seul petit oiseau pour porter un message à quelques guildes noires pour qu'elles puissent tendre une embuscade. Mon Cher Hoshigaki était obsédé à venger Amandil, la croyante morte à cause de moi, mais il n'avait pas compris que la vengeance pouvait transformer un être et que j'étais resté moi-même.
Je fus averti comme à mon habitude par la gentille Liz. Je m'échappais sur mon balai volant feintant de m'éloigner au loin. Une fois '' partie '', les chevaliers runiques dont Kenta et sa sœur se précipitèrent un peu en retard sur moi. Les mages noirs embusqués se ruèrent sur les forces de l'Ordre. J'occupais la fiancé de Kenta, cette pimbêche de Myrcella avec quelques revenants et des spores démoniaques. Avec deux mages aussi puissants parmi les guerriers du bien, ils étaient redoutables. Mais, j'étais le pire fléau d'un constellationniste. Je pouvais bien m’occuper de cette garce horripilante. Faire souffrir Kenta avait été ma source d'inspiration permanente. La mort du père d'Hoshigaki était censé être naturel, pas facile de vivre avec des spores démoniaques dans les poumons, juste assez pour mourir à petit feu  Mes spores démoniaques annihilaient la magie et les esprits de Constellations étaient faits de magie. La Princesse du Crépuscule anéantissant à vu de nez mes sbires, je ressuscitais une des victime de Mitsuko Hoshi pour qu'il lui transperce le cœur par derrière.  C'est à ce moment que je le vis. Je vis la Justice devenir Vengeance, ces flammes par la rage embrasèrent ses ennemis. Aucun des mages noirs ne survécut. Un homme se tenait au sommet d'une pile de corps calciné. Celui que l'on nommerait plus tard le Paladin Noir.
Malgré mon échec à tuer Myrcella, je l'avais asséné un coup décisif pour son moral. Ne pouvant plus de meilleure occasion depuis, je continuais mes attaques incessantes. J'avais acquis deux surnoms : le premier celui de mon démon qui s'appelle Keyes, le deuxième à cause de mon tempérament, on m'avait surnommé Anarchie. Généralement, ce que j'aimais bien faire était d'arriver sur un champ de bataille qui venait de se terminer, pour ressusciter tous les morts afin de tuer les vivants. Mes soldats ainsi n'avaient aucune puissance, mais la quantité prévoyait sur la qualité.

Une fois bien amusée par toutes ces guérillas. Je décidais de partir. Partir à l'Est. J'avais senti une présence puissante et incroyablement familière. Comme un appel. J'étais parti pour Alvarez. Là-bas, le seigneur noir construisait un empire. Quand je débarquais de Fiore, j'ai voulu le tuer prit par mes instincts de démon. Puis il me proposa d'entrer à son service, en échange, il m'offrait un pouvoir que j'avais toujours recherché. Je décidais de me rendre à l'endroit qu'il m'avait indiqué et quelle fut ma surprise quand je découvris la promesse que l'on m'avait faite. Aillant trouvé ce que je recherchais depuis toujours, je me mis à la solde de Zeref. 


Mon seigneur, mon créateur m'ordonna de me rendre au Domus Flau où le Roi de Fiore nouvellement remis en fonction avait décidé de recruter le Meilleur des meilleurs des gardes du corps. Je savais que je pouvais y passer, le seigneur noir m'avait bien prévenu. 
Dans le stade, je découvris des têtes que je n'avais pas vu depuis longtemps. Très longtemps. Ce stupide Hoshigaki et sa nouvelle tenue. Mon adorable lapin qui avait tant grandi. Ce galant et rustre Shi, le mercenaire. Et encore d'autres que je n'avais pas abattu, certains que j'avais combattu ou encore d'autres que j'avais battu ; comme ce Russel qui me devait une dette. 
Aujourd'hui, tous périront de ma main. 

Je rentrais dans cette ruine qui était jadis un haut lieu de gloire et de combat. Je ne sais plus comment il avait fini ainsi. Je crois qu'une bataille opposant deux ennemis surpuissants s'était faite ici même. Toujours d'après ce que j'avais entendu, ils avaient voulu régler leurs différends, la guerre, au Domus Flau. Loin de la plus proche ville habité. Crocus n'était qu'un souvenir d'une ville prospère. D'après moi, ce qui avait rendu l'arène dans un tel état de dégradation était le combat entre le Dark Knight et Ethan Rayne. Mais ce n'était que des suppositions de ma part.

Le début de combat commençait et notre ancien preux chevalier déclara que toutes personnes en voulant au Conseil pouvaient se mesurer à lui. Beaucoup d'idiots ont répondu à la provocation. Je le finirais plus tard tandis qu'il massacrait à bout de bras avec son Nebula Finalita Lumen des imbéciles. Seth... Je me souviens, je l'avais aidé à trouver cette créature. Je l'avais aidé à la vaincre et Kenta avait réussi à convaincre le monstre de le suivre. Peut-être se souvenait-elle de moi?

Les pauvres larves qui m'entouraient n'étaient pas bien vaillantes et je n'eus pas besoin de beaucoup d'efforts pour les massacrer, sinon aucun. Voyant Kenta appelé Russell, je pris mes jambes à mon cou. Si ces deux derniers se connaissaient réellement et comme ils étaient tous les deux mages de feu, s'ils unissaient leurs attaques la puissance serait dévastatrice, ne parlons même pas du cas extrêmement rare d'un unisson raid. Je filais dans les airs comme un petit abruti sur son piaf. Bien, ce serait ma première cible. Invoquant un aigle Gamoréen, enfin son squelette, je le chevauchais et lancais ce dernier à attaquer le passager pour le distraire. Tandis que je m'étais agrippée aux ailes du familier ennemi grâce à mes mains des damnés. Des mains poussèrent encore sur mon dos et brisèrent les ailes du Régalis. Aie ! La chute allait faire mal. Attention en bas. Avec un peu de chance, l'aigle déchu tomberait sur le Nebula et en ferait une crêpe de lumière ?
Une fois ma besogne faite, je retournais sur mon squelette invoqué, s'il avait survécu à son combat, pour retourner dessus. Si ce n'était pas le cas, j'en invoquerais un autre pour rester dans les airs afin de préparer ma prochaine manœuvre.

Le premier '' combattant '' était tombé. Le vrai massacre allait commencer !

IRP:
 

Codage par Yuna Tsubomi ♪

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Dernière édition par Amandil Anésidora le Dim 25 Mar - 21:48, édité 1 fois
Liz Taylor
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 22 Mar - 9:15


Guerre pour une Bataille Royale !



Combien d’années s’étaient écoulées ? Dix ? Dix ans que la guerre faisait rage, une guerre que j’avais été, un tant soit peu, forcée d’intégrer pour protéger les habitants de Fiore contre les mages noirs : qui avaient lancé l’assaut. Côtoyant la mort tous les jours. Voir des civils, des mages officiels ou noirs, des mercenaires, mes collègues, mes partenaires tombés au combat.

De longues années de travail acharné, avec des moments forts, qu’ils soient bons ou mauvais. J’avais réussi à retrouver la trace de ma famille. Elle résidait dans le sud de Fiore. Mais quand j’eu enfin l’occasion d’y aller, il n’y avait plus personne. Le dernier membre de ma famille, en vie connu, avait perdu la vie. Je m’étais recueilli sur les tombes familiales tous les ans depuis cette découverte. Je me disais qu’un jour peut-être, quelqu’un d’autre viendrait se recueillir. Peut-être que cette, ou ces personnes, seraient mes parents.

Pour ce qui est des autres moments forts, il y eu la mort de Mitsuko-san. Kenta-nii fut ravagé et changea du tout au tout. Ne restant plus qu’une flamme vengeresse dans une guerre d’usure et de malheur. La guerre changeait tout le monde et pourtant, j’avais réussi à rester fidèle à mes principes. Grimpant les échelons de l’armée runique, éternelle apprentie de Kenta qui m’avait appris tout ce qu’il pouvait. Je me devais de devenir plus forte, pour essayer de sauver ce qui restait de lui.

Amandil-nee-san continuait de répandre sa marque un peu partout sur Fiore. Lorsque l’armée runique l’acculait, elle avait déjà une porte de sortie. Personne ne soupçonnait qu’un indicateur lui fournissait des informations. Je rêvais parfois que sa transformation n’était qu’un rêve. Que cela cesse, que l’on passe du temps ensemble, mais la réalité revenait au galop : c’était trop tard. J’avais cessé d’être une enfant et je devrais, un jour, prendre mes responsabilités.

Voir mes proches se perdre dans les ténèbres me déchirait le cœur chaque jour qui passait. C’est un jour où je pensais ne plus pouvoir tenir, où la tristesse me gagnait, que sa lumière se révéla. Une lumière que je n’avais jamais vue jusqu’alors. L’épée considérée comme l’une des rares épées saintes : Sacred Soul. Dont on dit que seule une personne au cœur pur peut la manier. Pourquoi maintenant ? Poruquoi moi ? D’instinct, j’avais saisi sa poignée. M’attendant à recevoir une attaque de plein fouet. Mais il n’en fut rien. Malgré cette guerre, ces ravages, tous ces malheurs, j’avais conservé ma pureté. Depuis lors, je la brandissais, espérant un jour que la paix revienne et que les morts ne cessent de s’accumuler.

Puis, un jour, alors que la guerre se calmait, le roi fit une annonce. Un grand tournoi pour désigner son nouveau chef de sa garde royale. Je trouvais l’idée horrible. . . alors que tous commençaient à panser leurs blessures, autant physiques que psychologiques, le roi se contentait de vouloir être protéger quitte à créer de nouveaux malheur. Non, il n’en était pas question. Je savais que Kenta-nii, Amandil-nee-san participeraient au tournoi. Mon épreuve allait commencer. Je les sauverais tous les deux, ainsi que tous les autres mages, mercenaires qui participeraient. C’était ce pourquoi j’étais ici aujourd’hui. Shi Tami était aussi présent. Un autre adversaire puissant. La partie allait être extrêmement dure. De nombreuses têtes connus étaient ici, aussi bien des mages officiels que des mages noirs. Il était évident qu’ils venaient pour semer la mort. Serais-je une de leurs victimes ?

Kenta-nii appela un certain Russell, ainsi, c’était donc lui ? Son ami ? Hum un peu bizarre, quand même, on dirait un assassin. Puis niveau aura, on repassera, mais on ne doit pas se fier à l’habit n’est-ce-pas ? Après tout, il y a encore quelques années, j’étais encore une enfant qui ne pouvait faire grand-chose que d’essuyer la tempête comme elle le pouvait. J’étais devenu ce qui encourageait mes coéquipiers et un pilier de soutien qui s’effritait avec le temps. La pente était raide, mais je n’étais pas une boule qui la dévalait non. J’étais une tête de mule qui s’efforçait de la monter. Poussée par tous ceux qui fût un jour-là pour elle.

Le combat débuta rapidement. Certains tombaient déjà, il était évident que pour participer, il fallait un certain niveau. Toute cette décharge de magie me donnait des frissons. En serais-je capable ? J’empoignais de toutes mes forces mon arme. Je voyais Nee-san se jeter dans la bataille. Me montrait-elle l’exemple ? Bien, mais cette fois son adversaire allait être moi. J’enclenchais ma High Speed Magic pour me dépêcher d’atteindre sa hauteur. Il était hors de question que ces deux-là s’affrontent, ils s’entretueraient sans aucune pitié. Si cela devait arriver, je ne pourrais plus jamais me relever, je devais donc les arrêter tous les deux. L’heure de vérité était donc arrivée.

« Nee-san, c’est aujourd’hui que tu vas prendre ta retraite ! Je vais te montrer à quel point je suis devenue forte pour vous deux. »



Dernière édition par Liz Taylor le Sam 31 Mar - 20:23, édité 1 fois
Roy Shinku Hibana
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 25 Mar - 9:29







Fiore n'était désormais que l'ombre d'elle-même. Cette grandeur d'antan était tombée, comme un mur s'effriterait au fil de l'écoulement du temps. Personne ne résistait au Temps. Pas même une civilisation de paix où magie et société ne faisait qu'un. La magie n'était maintenant qu'un outil de guerre en plus, mis entre les mains d'armes que nous, mages, étions devenu. Mais comment aurions-nous pu échapper à cette fatalité ? Nous périclitions, disparaissant petit à petit pour moult et moult raisons, laissant le peuple abandonné à leur sort, seulement protégés par les rares qui subsistèrent, ou du moins pour ceux qui restèrent les protéger, cultivant la dernière étincelle de foi et d'espoir qui survivait chez peuple opprimé, bien au-delà de l'inimaginable. Là où Fiore fut autrefois symbole de paix, elle n'avait gardé que des relents de de chaos. La lutte intestine entre guildes officielle, et guilde noire, voire même entre les guerres noires elles-mêmes, avait prit des proportions inimaginables. Les guerres avec les pays frontaliers avaient rattrapé le Royaume, et dans l'ingérence d'un Roi que le Conseil avait tenté de saborder pour redresser Fiore pour en chasser la dévastation, la guerre civile avait prit le relai. Fiore n'était désormais que désolation, destruction. Le Royaume avait perdu de sa grandeur, les rares mages qui subsistaient étaient devenus de potentielles machines à tuer. Et tout ça n'était qu'une situation globale du Royaume.

Dix années. Il avait suffit de seulement dix années pour que plus rien ne soit pareil. Et le plus drôle ? Nous n'avions même pas eu besoin de Zeref et d'Acnologia pour permettre au Cavalier de la Guerre de raser nos contrées si paisibles. Juste un roi, qui voulait pousser le zèle jusqu'au bout. Un roi qui ne méritait pas son trône. Un Roi qui ne méritait que sa chute, avec ce Royaume qu'il avait laissé tomber. Et le Domus Flau était maintenant à l'image de son règne chaotique. Alors même que ma renommée était née dans cette arène, autrefois grandiose, elle tombait désormais en morceau. La guerre m'avait fait quitter les combats d'arène. À mener des batailles au front, il n'y avait plus de plaisir dans aucune bataille, même aussi joyeusement donnée que dans cette enceinte. Ces mêmes guerres qui m'avaient couvert de cicatrices, qui m'avaient fait perdre un œil... Il avait été un honneur pour moi de devenir maître de la guilde de Blue Pegasus, il y avait de cela huit ans. Mais de grands rôles impliquaient de grandes responsabilités. À la guerre, Master devait un grade militaire. Un master devait mener ses troupes au côté du Conseil. Et nous, maîtres des guildes officielles de Fiore, avions tout d'abord fait bloc contre l'envahisseur... Mais il nous fallait aussi tenir le front contre les forces obscures des mages noirs. Et face aux attitudes tendancieuses du Conseil de la Magie, la situation devint très vite ingérable. Et la guerre civile éclata. Il ne resta plus que les jeux d'alliance qui eurent tôt fait d'effacer la distinction si pleine de sens entre guildes officielles et guildes noires. Il ne restait plus que des guildes, fidèles à leurs idéaux.

Ainsi Blue Pegasus n'était maintenant plus que l'ombre de ce qu'elle avait été auparavant, comme une étoile qui avait perdu de son éclat, avant de totalement s'éteindre. Alors même que ma guilde avait été un avant-poste de choix pour se battre, puisque si proche de la frontière, elle n'avait su résister aux assauts d'ennemis à la fois internes et externes. Là, où j'avais réussi à la rendre toujours plus grandes, toujours plus fortes, et toujours plus rayonnante, il ne restait de notre sublime bâtiment plus que des ruines. Blue Pegasus n'était désormais plus un simple bâtiment, mais tout un idéal, de protection de la population, sans pour autant vouloir retourner au front. Blue Pegasus était désormais symbolisé par un magnifique destroyer volant, alimenté par la magie, et que tout le monde avait appris à craindre. La famille Delle Bettaglia avait su nous apporter son soutien et sa superbe industrie de l'armement pour transformer Christina en un véritable bastion volant. Il y avait eu du bon à avoir Aliénore comme mon bras droit... Tout cela sonnait comme un doux glas d'un lointain passé, rien n'était désormais pareil. 

Moi qui m'étais forcé et vivre selon les dogmes stricts des samouraïs, à suivre le Bushido tout au long de ma vie, la voie de l'épée et de la guerre, je n'en pouvais plus. L'on disait souvent que la guerre pouvait changer un homme... Il fallait la vivre pour en avoir pleinement conscience. À ne plus faire de distinctions entre Conseil, que je jugeais véreux, entre un envahisseur qui frappait inlassablement alors que nous périclitâmes, et un ennemi interne qui ne cherchait qu'à voir propager le feu et le sang, je n'avais plus su faire la différence. Moi qui étais devenu un grand mage, puissant, craint, aimé, et qui souhaitait protéger un peuple jusqu'à en donner sa vie, j'étais devenu au fil des ans un paria aux yeux des puissants de ce monde : du Conseil notamment. Comment leur en vouloir ? Ils cherchaient à réduire au silence ceux qui ne les soutenait plus. Blue Pegasus n'était pas une guilde de vendus. Au sol, nous étions faibles, et fragiles ; dans l'air, nous filions comme le vent, avec une terrible capacité de destruction, avec des canons alimentés à la magie, et tout un système qui pouvait être nourri avec ma propre foudre. Le Conseil ne pouvait pas se permettre de se retrouver sous les feux d'un second Grimoir Ship. Et pourtant, nous ne lui avions pas fait la guerre. Nous avions oeuvré à la paix à notre façon, nous contentant simplement de tirer dans les armées oprimantes, quelque soit leurs camps. 

Je ne me reconnaissais moi-même plus à vrai dire. De guerrier, j'étais devenu tueur. Cette joie de vivre n'était devenue que vide. Mes lames ne se remettaient plus de tout ce sang qu'elles avaient fait couler. À la guerre, il fallait choisir un camp. Et le mien avait été de ne pas me positionner : je ne m'étais pas retrouvé avec un camp adverse, mais deux. Et aujourd'hui, je voulais briser cette boucle, de haine et de souffrance. J'avais connu tant de champ de bataille, que je pourrais en faire pâlir n'importe quel soldat. Et aujourd'hui, et ce, après tant d'années, je rouvrais enfin mes yeux. Il fallait en finir là. Même Alba, mon phœnix de toujours, semblait fatigué par tout cela. Tant physiquement que mentalement, il était désormais impossible de nous reconnaître. Couvert de blessures des champs de bataille, mon œil pris par un général ennemis dans son dernier élan de bravoure, ne laissant à place qu'une vaste balafre, une barbe mal rasée alors que cela ne me ressemblait pas et une guilde presque décimée dont je m'efforçais de continuer à faire survivre. Il était loin, le souvenir du Dandy Samourai de Blue Pegasus. J'avais même abandonné l'idée de mettre Emaliah dans mon lit ! La dernière annonce du Roi eut l'effet d'une délivrance sur moi. Le chef de la garde royale était décédé, le Roi avait ainsi donc convoqué l'élite des guerriers du Royaume en organisant un tournoi d'une ampleur comme jamais observée jusqu'à présent, le gagnant deviendrait son nouveau Garde Personnel. Mais je n'étais pas venu ici pour lui torcher le cul, pendant qu'il oubliait ses sujets. J'étais venu pour me battre une dernière fois.




D'un coup d'un seul, le camouflage de Christina s'estompa, révélant ainsi l'immense structure armée presqu'au-dessus du Domus Flau. Cette arène, si prestigieuse auparavant, n'était plus que les ruines d'une ancienne vie. La guerre était terminée, et la paroi de l'arène était tombée avec elle. Le prestige était devenu un vestige. L'on pouvait désormais voir au travers de ses entrailles toutes ces cages qui habitaient auparavant les monstres que l'on lâchait au centre du Domus pour le plaisir des spectateurs. Et seul ce centre avait survécu. Mais pourtant, à la vu de l'un des plus prestigieux combats que pourrait accueillir cette enceinte, le public s'était massivement regroupé dans des gradins tombant en miette. Assourdis par les cors de la guerre, ils avaient pourtant trouvé le temps de venir se divertir ici, devant un match à mort, où le sang n'allait pas tarder à couler, où les cris n'allaient par perdre de temps pour retentir. Oui, parce qu'il s'agissait bien d'un combat où un seul allait s'en sortir vivant. Le sang appelait le sang, la guerre appelait la guerre, et pour y échapper, nous n'avions rien trouver d'autre à faire que de venir nous entretuer. Ce qu'était devenu le Royaume me dégoûtait, son Roi me dégoûtait. 

Comme une force tranquille, discrète mais imposante, je sautai de Christina Mk. II pour aller me poser sur l'un des pans du gradin ayant survécu à l'effroi du temps et de la guerre. Le Domus Flau ne représentait pas que le prestige de Fiore. Il avait représenté toute ma vie. C'était ici, il y a douze ans, que mon histoire avait commencé à s'écrire, lors du Grand Tournoi des Combattants de Fiore, là où, petit mage de pacotille et sans talent, j'étais arrivé en finale. C'était ici que j'avais eu d'innombrable émois, que j'avais réussi à ramener dans mon lit une lieutenante de Tartaros, c'était ici que je m'étais fait connaître. J'étais désormais Maître de la guilde de Blue Pegasus, et parti les plus puissants du Royaume. Je n'avais plus rien à prouver. Sauf une chose. Il me fallait désormais boucler la boucle et écrire la dernière page de mon histoire. Un Héros ne pouvait devenir Légende uniquement lorsqu'il passait à la postérité. Ce titre ne pouvait qu'être acquis à titre posthume. Le trépas serait à la fois ma délivrance et mon châtiment. Je ne voulais pas de l'offre de Roi minable, je n'étais pas ici pour devenir son garde du corps pour enfin redevenir un esclave comme un autre. Me mettre aussi près de lui revenait à prendre le risque de faire de moi un régicide. J'étais dans cette arène pour passer au titre de Légende. Le seul destin d'un samouraï était de tomber au Champ d'Honneur. Le mien se dressait fièrement devant moi et m'appelait. La guerre m'avait changé et j'allais aujourd'hui mettre un terme à tout. Mourir dans la gloire, les larmes, le sang, le fer et les cris. C'était dans cette arène que l'histoire avait commencée, dans cette arène que le Héros mourrait, dans cette arène que la Légende renaîtrait. Tel serait mon Chant du Cygne, mon dernier combat, les derniers vers de l'Ode qui conterait ma vie. Et si je sortais vainqueur, soit. Telle serait ma punition, la malédiction des âmes que mes lames avaient prises, venues me damner... Perdre mon honneur. 

« Alba, et si nous dansions une dernière fois dans les cieux ? »

Lentement, je me relevai, quelques étincelles apparurent autour de moi. Lorsque mon regard sévère se posa sur l'arène, un claquement tonitruant se fit, comme si la foudre avait frappé, alors que le ciel était d'un bleu éclatant. Un claquement qui aurait eu le mérite de faire se lever tous les regards vers les cieux. Le Faucon était arrivé. Sauf qu'il était bien connu que la foudre était imprévisible. Comme une flèche, en un battement de cils, je me posais avec fracas au sol, après m'être envolé, créant une onde de choc suffisante pour pousser ceux qui eurent la malchance de se trouver autour de moi. Vinrent alors ceux qui eurent la mauvaise idée de revenir à la charge vers moi, qui finirent littéralement grillés par un simple contact, de quoi en décourager plus d'un. Alba se posa juste derrière moi, mutualisant nos prestances respectives. Et alors qu'elle couvrait mes arrières contre les énergumènes qui n'avaient pas le niveau pour me tenir tête, mon regard balaya le terrain. L'ancien Roy aurait souri à la vu de tout ce beau monde. Il aurait retrouvé d'ancien amis, avec lesquels il avait pu se battre joyeusement, entretenir une rivalité amicale, voler dans la bonne humeur. Ali, Russell, voire Shi lui-même, qui avaient été des amis, n'étaient désormais que des adversaires dont il allait nécessairement falloir faire couler le sang. Des obstacles de plus. Enfin, peut-être pouvais-je d'abord me servir d'eux pour nettoyer un peu l'arène avant toute chose. Puis, il y avait Kenta Hoshi, le Paladin Noir. Et celui-ci serait pour ma lame. Sa destinée était de périr de ma main, pour m'avoir pris Myrcella, celle qui m'était destinée, le seul véritable amour que j'avais pu connaître... Une vielle rancune d'une époque déjà bien révolue, en somme : il me fallait bien une excuse pour faire tomber sa tête. Mais aussi pour avoir été à la tête du Conseil et pour en avoir mené les exactions. S'il fallait boucler la boucle, nous ne pouvions le faire sans que ce dernier ne soit tombé. Je m'approchai alors de Shi Tami d'un calme olympien, empalant de ma lame noire ceux qui avaient eu le malheur de trébucher devant moi. Et je lui tendis la main. Simplement, et silencieusement. Un frère d'armes, restait un frère d'armes, envers et contre tous. Il allait être mon meilleur allié sur ce sable, et l'inverse était aussi vrai.

« Je suis content de retrouver un vieux frère ici. Tu m'accordes cette dernière danse ? » Je me retournai alors vers Alba, qui me comprit tout de suite avant même que je n'aie à parler, tant nous étions en synergie. « Embrasons les cieux. » Un volcan allait bientôt exploser.




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L’Étincelle ne fait qu'apparaitre, tandis que la légende, elle, ne fait que naître...



Merci à Anna pour cette merveilleuse sign *-*
Alowin Ronslay
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 27 Mar - 22:27




Le bruit de ses pas résonnait à travers les couloirs vides de l’ancienne arène. Un lieu glorieux, qui aujourd’hui se portait témoin du Chaos qui s’était emparé du Royaume. La guerre fut si violente que ce pays, autrefois si puissant, ressemblait désormais davantage à un site antique qu’au haut lieu de magie qu’il avait été. Partout dans Fiore, les affres de la guerre avaient marqué à jamais le territoire. Les casernes et les hauts lieux de commandement avaient été les premières cibles de l’Alliance Baram ; Tolbac, Era, Crocus, Hargeon, Magnolia, Crocus, tant de lieux emblématiques qui avaient vu se déverser haine et désespoir. La victoire de Gehenna Island avait enhardi les troupes et fidèles de Lucifer Amaiyuri, les partisans d’une victoire totale sur le Conseil afin d’établir une société plus juste. Mais ces idéaux n’avaient guère tenus plus d’une année, ravagés par la jalousie et l’animosité propres aux guildes noires. Très vite, les premières défaites aidant, des mages criminels avaient planté le dos de leurs anciens camarades ; Tartaros en tête de file. Ces démons n’aspiraient à aucune paix autre que celle procurée par l’anéantissement des êtres humains. Les conflits qui suivirent opposèrent alors trois fronts : les Officiels fidèles à la Couronne et au Conseil, les mages fidèles à Lucifer et enfin les criminels qui avaient choisi l’anéantissement même de la société.

La mage avait choisi d’appartenir à cette dernière catégorie. Après son échec à Lémuria, Alowin avait choisi d’écouter les recommandations de l’ex-conseiller ; ce dernier, après avoir lourdement pointé sa faiblesse, lui avait déconseillé de retourner à Oracion Seis, qu’elle n’y serait qu’un poids. Mais au final, n’avait-il pas raison ? La chaleur seule avait réussi à la déstabiliser et elle n’avait pas pu être une partenaire fiable pour Rei. Elle serait bien incapable de mener une guilde avec de telles exigences. Ainsi, après avoir mené à bien la mission d’Hiruzen, et obtenu le droit de quitter l’ile, elle était rentrée sur le continent, se promettant de revenir réclamer la Second Origine et faire son grand retour. Mais elle n’en eu jamais l’occasion. Sans un mot, elle quitta sa guilde emportant sa cape en souvenir ; et si son Master tenta de la faire assassiner, il n’en eu pas le temps et fut renversé par Rei en l’espace de quelques semaines. La Main Noire, sans nouvelle de son ancienne partenaire, prit ses fonctions et mena les Oracions dans la guerre. L’une de ses premières cibles fut Hydralia, afin de tenir sa promesse. Pendant ce temps, Yuurei vendait ses services aux plus offrants. Devenue une parfaite tueuse à gage, l’illusionniste n’avait que faire des résultats de la guerre. Tout ce qui comptait, c’était sa paye et les cadavres qu’elle laissait derrière elle. Anciens alliés, subordonnés ou ennemis ; cela n’avait plus sa place dans l’enfer qui s’était abattu sur le pays. Alowin n’avait jamais retrouvé Oracion Seis ni revu Rei. Et cela était certainement pour le mieux. Seule elle avait pu évoluer rapidement et mériter son surnom.

Au fil des années, elle était devenue la criminelle la plus prisée. Le Conseil, Baram, même le Roi, tous s’arrachaient ses services. Il n’y avait pas de contrat qu’elle n’honorait pas ; du moins tant que le client restait en vie. Les clients morts ne la payaient pas. C’est pourquoi elle travaillait rapidement et consciencieusement. La Mort était devenue sa carte de visite et son nom inspirait la crainte à travers le Royaume. Son plaisir avait cependant prix fin après sept ans de guerre. Tuer cessa soudain de l’amuser. Elle était devenue une assassin accomplie et elle ne ressentait plus aucun plaisir à trancher ses victimes. De plus, l’horreur n’effrayait plus personne désormais. Alors, à quoi bon tuer si cela ne faisait plus réagir la populace. Le monde avait fini par sombrer dans un Chaos bien ennuyeux et les récentes victoires du Conseil n’arrangeaient pas les choses. L’Alliance Baram et Tartaros s’enlisaient dans une guerre de position, le Conseil nettoyait les poches de résistance tout en affrontant une guérilla menée par un pays voisin, tout cela n’avait plus vraiment de sens ou d’intérêt. Alors, après avoir tué plus que n’importe qui en une vie, Alowin abandonna son titre et son nom pour s’installer paisiblement dans les ruines de la belle Era. La ville du Conseil n’avait plus rien de sa grandeur d’antan et on s’y installait comme dans n’importe quelle petite bourgade. Le Conseil n’avait pas le temps de traiter avec les criminels de guerre.

C’est pourquoi elle s’installa paisiblement au milieu de citoyens qui ne démasquèrent jamais sa réelle identité ; fallait-il préciser que lorsqu’elle n’utilisait pas sa magie, on découvrait une femme presque trentenaire, bien loin de la jeune femme qu’elle avait été. L’illusionniste avait profité d’une étonnante poussée de croissance durant les sept premières années des conflits ; certainement aidée par les nombreuses potions qu’elle s’administrait. Ainsi, Yuurei mesurait désormais près d’un mètre soixante-dix, sa poitrine s’était développée, tout comme le reste de ses atouts féminins. Son visage, également, avait subi quelques transformations. Si bien qu’elle n’avait aujourd’hui plus rien à voir avec celle décrite sur ses avis de recherche.

Elle passa ainsi trois années comme herboriste dans ce qui s’apparentait aujourd’hui à un bidonville. Jusqu’au jour où l’annonce d’un combat à mort la ramena à la vie. Le cynisme de ce royaume avait atteint son paroxysme. Les rumeurs courraient sur une fin prochaine des conflits, les guildes noires étaient proches de l’annihilation et l’invasion ennemie presque repoussée. Le Conseil avait enfin rendu le pouvoir au Roi et avait été dissout dans la foulée. Tout revenait à la normale, enfin si on oubliait les quelques millions d’habitants en moins et les villes rayées de la carte. Et ce fut dans ces conditions, que le Roi décida d’organiser une tuerie de masse au sein de l’ancienne arène de Crocus. Le Domus Flau. Le sang d’Alowin ne fit qu’un tour, ce serait l’occasion de retrouver enfin la joie dans ces tueries devenues si mornes. Des combats dont l’issue n’était pas déjà connue. Devenir le garde du corps du Roi ne l’intéressait pas. Mais durant ce combat, elle pourrait revoir Rei, et peut-être enfin retrouver Oracion Seis. Et si Oracion Seis était tombée, ses artefacts devaient être précieusement gardés quelque part dans le Royaume. Elle n’aurait qu’à les retrouver pour faire renaitre l’horreur. Et le cycle continuerait, mais cette fois sans les glorieux héros morts dans l’Arène, sans ce stupide Conseil prétextant défendre les plus faible, sans ces idiots aux idéaux irréalisables. Cette fois, le Royaume puis le monde sombrera dans l’Enfer et le Chaos le plus infâme.

La trentenaire ouvrit la malle qui enfermait son passé : ses armes et son Oracion Cape. Elle quittait enfin Era pour se rendre dans la belle capitale fleurie. Ou du moins ce qu’il en restait, car la situation ici n’était pas meilleure que dans la capitale de la magie. Le Royaume tout entier avait pris une allure de site archéologique. Les rues de la ville étaient désertes. Déserts furent les couloirs de l’arène. Passant une porte vieillie, Yuurei entra dans ce qui était manifestement un ancien vestiaire. Une douzaine d’homme se préparait ; mais se préparait à quoi ? Si ce n’était au massacre qui les attendait. Car aucun d’eux n’aurait la chance de faire plus de quelques pas dans cette arène. Les hommes se retournèrent à son arrivée et sourire voyant à qui ils avaient affaire. Après tout ce joli minois n’était pas connue, ils n’avaient aucune raison de se méfier. D’un regard entendu, les hommes l’entourèrent, se mettant à la draguer lourdement. Il restait du temps avant le début du combat, alors pourquoi ne pas s’amuser un peu ? Prenant une pose suggestive, dans une tenue qui dévoilait plus qu’elle ne laissait deviner, Alowin prit une voix lascive :


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Dé… Dé… Désolée…. Je me suis trompée… de… de… de salle… Laissez-moi…


La porte claqua violement dans son dos. On lui avait retiré son seul échappatoire. Les hommes s’approchèrent, sûrs d’eux. Parlant de manière forte et graveleuse. La luxure avant le combat ; toute la splendeur de la bêtise masculine réunie. L’un des agresseurs la plaqua contre le mur, alors que deux autres s’attaquaient à ses formes. Un autre essaya de lui attraper les mains pour la retenir. La dernière chose qu’il entendit fut un clic. La lame de Burēdo Satsujin venait de lui transpercer le visage et son corps s’effondra lorsque celle-ci retrouva son étui de cuir. Avant qu’ils n’aient compris ce qu’il se passait, les deux hommes qui la touchaient furent égorgés comme deux gorets.

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Oups… Vous êtes si fragiles, je ne pensais que l’on pourrait jouer un peu ensemble.


Sa voix n’avait plus rien d’érotique. Elle transpirait d’une folie rare et primaire qui fit pousser aux survivants un cri de terreur. Ils n’étaient pas prêts à l’horreur qui les attendait. Les achever maintenant serait leur rendre un doux service. Celui qui la maintenait contre le mur prit un coup violent dans l’entrejambe, alors que les huit autres tentaient de se préparer au combat. En claquant cette porte, ils avaient signé leur arrêt de mort. Le couteau dissimulé dans sa botte jaillit pour se planter dans le corps d’une de ses pauvres victimes, alors qu’elle fonçait déjà pour abattre ses deux plus proches opposants. Leur garde était pleine d’ouvertures et trancher leur jugulaire ne fut pas compliquée. Riant à gorge déployée, elle se retourna pour éliminer les derniers, elle entendit la porte s’ouvrir brutalement et eut le temps de voir six lapins détaler à travers les couloirs. Merde elle s’était ramollie, trois années sans réels combat et voilà qu’elle laissait fuir du menu fretin. Mais au moins elle n’était pas prête de les retrouver au centre de l’arène. À moins que ces derniers ne soient complètement inconscients.



L’heure du combat arriva. Yuurei s’était offert une toilette de chat au milieu des cadavres. Elle se délectait de l’odeur du sang. Elle se sentait de nouveau vivante. Le soleil se réverbérant dans le sable l’éblouit un instant. Tournant sa tête de gauche à droite, elle remarqua quelques têtes notoires : Kenta Hoshi le Conseiller tombé en disgrâce, Amandil Anésidora une démone, Liz Taylor une Runique, Roy Shinku Hibana le Master de Blue Pegasus. Elle se souvenait de ce dernier mage… Un idiot rencontré à Shirotsume qu’elle aurait dû tuer alors… Si seulement elle avait su plus tôt. Quelques autres têtes glorieuses sortaient du lot, mais aussi des adversaires transpirant la puissance. Et beaucoup de ce bétail qui la faisait tant rire. Celui là-même allait être massacré. Et pour les autres, il n’était pas difficile de comprendre que la plus part était là pour mourir. Les yeux de l’illusionniste se teintèrent une lueur sombre alors qu’elle plongeait son regard dans ceux de ses adversaires. Elle avait fini par haïr ses Nightmare Eyes ; mais aujourd’hui ils lui offriraient la victoire. Pour certains, il était facile de connaitre leur point faible : Kenta Hoshi avait perdu sa sœur dans un combat contre les guildes noires, l’information avait vite circulé dans les deux camps à l’époque ; jouer dessus ne serait pas difficile. Roy, lui, était follement éperdu de la femme de l’ancien Conseiller, en tout cas d’après le Sorcerer Magazine ; dire que ce torchon existait encore. Tous devaient avoir quelque chose de cher, auxquels ils tenaient tout particulièrement et, que malgré la guerre et les souffrances, ils ne pouvaient se permettre de revivre ou de voir disparaitre. Aujourd’hui elle allait leur faire vivre et revivre tout cela. Ce ne serait pas une exécution, mais une séance de torture pour quelques privilégiés.

Mais sitôt le gong sonné, les déchets se jetèrent dans la mêlée. Le sang abreuva le sol de l’arène, sous les clameurs d’un public devenu fou. L’illusionniste tira son kodachi et trancha dans le vif. Le combat était devenu illisible, user de sa magie maintenant n’avait aucun intérêt, il fallait commencer par dégrossir les rangs.


Russell Maxwell
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Sam 31 Mar - 22:18
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“ La bataille royale . . . „

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Un mage . . . mort. Un chevalier runique . . . mort. Un collègue . . . mort. Un civil . . . mort aussi. Dix ans d’empilement de cadavre s’étaient succédé pendant cette guerre de grande envergure. Le but de ce massacre ? Le renversement du gouvernement ? La liberté des mages noirs ? Je n’en savais plus rien, car pendant cette décennie, je n’avais pas tué uniquement des mages noirs . . . Même si au début nous nous limitions à eux nous nous sommes très vite fait submergés de tous les côtés. Ce n’était plus qu’une question de rédemption, mais de survie. Notre objectif avait doucement changé et pourtant nous suivions encore tous notre emblème et nos convictions.

Kikihime ne m’avait pas lâché d’une semelle. Je me demandais bien ce qu’elle pouvait voir en moi pour continuer à me suivre. Elle se révélait toutefois d’une aide précieuse et d’une compagnie qu’un loup solitaire appréciait. Nous avions chassé ensemble bon nombre de personnes. J’avais même retrouvé des rescapés de mon ancien « gang ». Enfin retrouvé . . . ils reposent en paix désormais. J’avais pris soin de m’en assurer. Ne faisant que rajouter des noms sur une grande liste que je gardais avec moi. Dans mon carnet qui autrefois me servait à rester attaché à quelqu’un de cher, mais qui ? J’avais oublié son nom. C’était triste, mais la vie est faîte ainsi. Je me consolais en me disant que le jour de mon départ, je le reverrai peut-être une dernière fois.

Les seules personnes que je connaissais un tant soit peu, avaient eux aussi eu bon nombre de problèmes. D’après les informations que j’avais, Kenta avait basculé du côté sombre après la perte de sa sœur et n’était désormais plus qu’une ombre remplit de colère cachée sous une épaisse armure noire. Amandil échappait toujours aux Runiques à se demander si une taupe ne l’aidait pas et se délectait de la mort qu’elle semait. Je regrettais ma faiblesse de l’époque pour ne pas avoir réussi à l’arrêter, mais il était trop tard. Arric avait disparue dans l’ombre de la guerre et Eirika . . . Toujours aussi violente mais bon, on ne peut changer une personne à 100%.

Après des combats aussi sanglants que meurtriers, le Roi annonça un évènement de grande envergure qui avait pour but de lui trouver un nouveau garde. Quel lâche, le conseil avait essayé de le renverser, mais il était toujours là à gouverner son tas de boue qu’était devenue Fiore. S’en était presque surprenant que ses proches ne l’avaient toujours pas fait assassiner. Il était devenu une tête à détester, une figure à malmener. La guerre civile n’avait rien arrangée à ce problème. N’ajoutant que de l’huile sur le feu. Toujours est-il que cet évènement prendrait place à Domus sous la forme d’une bataille royale. Tout le monde était accepté, Noirs, Solitaires, Runiques, Mercenaires. Voulait-il un garde ou un bourreau ?


J’arrivais au pied de l’édifice : autrefois symbole de splendeur et aujourd’hui symbole d’un temps révolu. Je repensais à mes combats qui s’étaient déroulés ici. Contre Kenta le flamboyant et Roy le foudroyant. J’avais toujours été en pair durant ces combats et j’avais toujours été du côté perdant, mais c’était marrant et apaisant de se battre sans retenu ici. Un pied dans les anciennes loges, je sentais l’animosité des autres adversaires qui s’amassaient dans l’arène. La tension était à son comble, car tous étaient aux portes de la mort ici. Je respirais un bon coup avant de finalement m’avancer vers eux. Kikihime sur mes talons.

De nombreuses têtes connus étaient ici. Shi Tami, le mercenaire. Kenta Hoshi, sans doute un de mes rares « amis », Roy le perv- hum Roy la foudre sur pattes qui avait fait une jolie entrée. Alowin Ronslay qui me faisait chatouiller ma dague. Elle avait un gros palmarès avec elle et était vivement recherchée par mes confrères. Amandil Anésidora . . . la poisse, j’espérais ne pas la croiser ici, mais bon . . . D’autres mages étaient aussi là, ils s’étaient fait un nom durant ces années de malheurs. Ali Djin le mage de vent Eole, Ray Mizki le barman aux fils. Même la protégée de Kenta était là.

J’avais fait à peu près le tour des têtes quand le combat débuta. De nombreuses personnes perdirent la vie au bout de quelques secondes. Ils ne faisaient pas le poids. Kenta s’avança et m’interpella. Il voulait le faire ? Maintenant ? Je me craquais le cou tout en laissant filer ma dague sur tous ceux sur ma route avant de finalement me téléporter aux côtés de l’ancien Justicier. Ma partenaire s’éloigna le plus possible. Elle n’avait jamais vu ce que l’on pouvait faire ensemble Kenta et moi, mais elle le sentait. Ce n’était pas bon.

« Ça fait un bail. Toujours aussi fan des tartes ? »

Je me positionnais à ses côtés en observant les combats aux alentours. Beaucoup ne verraient ça que comme un obstacle de plus. Mais pour d’autres, ils allaient déguster. Faire ça sur un coup de tête n’est pas chose aisée. Mais après ces dix années passées, notre entraînement et notre entêtement avait portés leurs fruits. Je commençais à synchroniser ma respiration avec la sienne tout en vidant mon esprit. C’était toujours étrange d’être synchronisé à quelqu’un d’autre. Un sentiment étrange qui certes, était moindre que la première fois, mais qui était toujours présent.
Je frappais mon poing contre le sien. La chaleur grimpa d’un cran pendant qu’une tornade de feu se formait autour de nous. Après un temps, les flammes se rassemblaient en un point au-dessus de nous. Je transpirais à grosse goutte. La sphère grandissait et faisait peur à voir. Toujours dans un état de concentration extrême, nous désignions l’endroit où le mini soleil allait s’écraser. Pour ne pas dire dans le tas au vu des combats. J’espérais au moins que nous n’allions pas tuer tout ce monde.

La boule commença à se mettre en mouvement. *Bonne chance !*

« SUPERNOVA ! »

PS:
 
Eirika Stone
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 3 Avr - 13:42
Ces dix dernières années, tout avait été accentué, le plus souvent pour le pire. Au fur et à mesure que la guerre entre les forces de l'ordre et les mages noirs, de plus en plus d'organisations commençaient à vouloir influencer cette guerre. Pour la première fois, et sans doute la dernière, j'avais été à la mode avant même que ce soit à la mode. Le Conseil, que j'avais toujours respecté malgré mes actions, était devenu beaucoup plus intimidant pour répondre à la montée en puissance de l'Alliance Baram. Crime Sorciere était, grâce à un Mage du Conseil, devenue une cible secondaire pour le Conseil. Tant mieux pour nous, si Sebastian avait réussi à nous permettre de ne lutter que pour ce en quoi nous croyions. Cela dit, la lutte pour la survie était toujours présente, plus que jamais.

Après mon combat contre Ray l'araignée dans l'arène, j'avais commencé à m'entraîner à toutes les armes à feu, afin de ne pas être prise au dépourvu. Plus les temps avançaient, plus je me rendais compte que j'avais raison. L'arme de poing était bien trop pratique là où le fusil de précision était trop spécialisé. Et, d'un autre côté, je ne négligeais pas mes autres talents qui me valurent un surnom proche de Mécano. Il était vrai que je ne me baladais plus deux fois avec le même véhicule...

En attendant, je menais ma guerre pour Crime Sorciere et pour le Conseil sans avoir quoi que ce soit à perdre. Au fil du temps, j'avais sauvé tant de monde avec mes attaques de soutien que j'avais obtenu des amis. Drôle de chose, un ami. Il y en a même un qui s'est jeté devant moi pour me sauver, un jour. C'était bien les amis, mais un peu trop compliqué.

Puis la guerre s'acheva, sans trop que l'on sache comment. Je crois qu'à force de se battre, tous les camps avaient fini par abandonner, fatigué de lutter sans intérêt. On pouvait dire que nous évoluions, d'une certaine façon, vers un état d'esprit commun qui aurait l'avantage de nous apporter la paix quelque temps. Quoique, la paix, c'était aussi ce qui permettait de préparer la prochaine guerre. Bah, qu'importe, j'étais restée en vie malgré moi et, désormais, je n'avais plus grand-chose à faire. En période de paix, ma vie avait perdu tout intérêt. Du coup, quand j'appris que le roi organisait un tournoi pour élire un nouveau garde rapproché, je rigolai un bon coup. C'était typiquement le genre d'annonce qui allait amener toute la racaille du pays. Évidemment que j'allais y aller ! Pas pour y mourir, pas pour obtenir la gloire, mais pour débarrasser ce qu'il restait de vermine de ce pays qui était encore le mien.

L'arène du Domus Flau était à la fois vide et bondée. Toutes les pierres et structures étaient tellement en vrac qu'on avait parfois du mal à se repérer par rapport à l'ancienne architecture. Je n'y étais venue qu'une fois, pour affronter Ray. Aujourd'hui, je venais pour affronter des centaines de mages. Si je ne vainquais pas de mage noir, au moins cela aura été amusant jusqu'à mon dernier soupir.

Je repensai aux formules de l'Amaterasu. Au fil de mes aventures, j'étais tombé malgré moi sur divers grimoires très intéressants. Pourtant, entre moi et les livres, il y avait un certain nombre de gouffres. En revanche, celui-ci avait d'intéressant que seuls les meilleurs mages du pays prétendaient pouvoir l'utiliser et, mieux que cela, il convenait parfaitement à mes besoins de défense : ma magie des véhicules suffisait rarement, lorsque je tombais face à un ennemi sans avoir mes armes à feu. Et puis, il fallait l'avouer... Pour une fois, changer de magie anti-personnelle à un sort anti-structure, c'était jouissif. Dommage que je ne fusse jamais tombée sur le Grimoire Ship, ç'aurait pu être drôle. Ma grande déception, en revanche, fut de n'avoir jamais trouvé quoi que ce soit concernant le canon Jupiter. Ce canon aurait pu être tellement sympa, pourtant... Enfin, à condition qu'il n'eut pas été détruit pendant l'une des trop nombreuses batailles de cette guerre. En tout cas, j'allais devoir les utiliser, ces formules : ne pas arracher un bout de ce piteux Domus Flau aurait été un sacrilège, non ?

Dans l'arène, il y avait beaucoup trop d'individus que je ne connaissais pas, mais aussi beaucoup trop que je connaissais. A commencer par Russell. Si quelqu'un était mon ami, c'était peut-être lui. Ensuite, il y avait Kenta Hoshi, ce Mage du Conseil qui aurait aidé Crime Sorciere, d'après la rumeur. En plus, il connaissait Russell et, visiblement, très probablement Sebastian. Lui, je n'allais pas l'affronter, pour ce qu'il avait fait pour nous et pour ce qu'il était : ma dette envers le Conseil était tenace. Quant aux autres, on pouvait aussi citer Ray. Il avait... Mûri. Mais moi aussi ! Je me demandais qui de nous deux vaincrait. Oh, pourquoi ne pas aller l'affronter directement ? Les mages noirs pouvaient bien attendre un peu... Et de toute façon, il y avait peu de chances qu'ils gagnent, avec tant de mages officiels dans la zone.

Puis le combat commença. Je ne craignais pas grand-chose, la plupart des individus étaient encore des abrutis qui tentaient juste leur dernière chance. J'eus le temps de grimper sur une façade de l'arène, protégée par la hauteur, avant que quoi que ce soit puisse m'arriver. Et, de là, je pouvais installer mon fusil. Alors, Ray, où pouvais-tu te cacher, désormais ? Il y avait des combats aériens, mais je ne voyais pas grand monde dans la foule. Oh, Russell vient de téléporter aux côtés de Kenta. Pourquoi ils créent une colonne de feu, tous les deux ? La température devenait inhabituellement chaude. Etait-ce ce que l'on appelait, dans l'un des livres, un Unisson Raid ? Russell aurait atteint ce niveau ? J'étais dégoûtée... Je pourrais sans doute plus l'embêter comme avant... Cela dit, ça risquait d'être littéralement beaucoup trop chaud. J'invoquais un pare-brise magique, spécialement fait pour me protéger. De là où j'étais, je ne risquais pas grand-chose, mais il valait mieux rester prudent.

Puis le feu fut absorbée par une boule de feu de plus en plus grande, avant que celle-ci ne soit jetée dans la foule. Outch, j'aurais pas aimé être en dessous... Oh, c'était pas fini. La boule de feu devait aussi exploser. Aïe. La déflagration dût être entendue depuis Era, sinon plus loin... Mon pare-brise restait en verre : il se brisa sous le souffle, à l'instar de la majorité des fenêtres de Crocus.

Russell, tu m'avais caché ça...

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Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 8 Avr - 20:59

LA FIN EST PROCHE.



Mandus est mort. Arric l’a tué.


Mais pas d’une manière à laquelle elle s’attendait. Après qu’ils se soient quittés, il y a plus de dix ans, Arric a toujours gardé en elle les souvenirs passés en sa compagnie, et n’a jamais cessé de prévoir un plan pour retrouver son guide, et le revoir, comme au bon vieux temps. En parlant de vieillesse, elle les avait touchés tous les deux. Dix années ont roulé sur eux inexorablement, sans aucun espoir d’annulation ou de retour en arrière. Et puis, Arric ne souhaitait pas ravoir droit à sa jeunesse, car ce qui était important pour elle n’était pas que cette jeunesse revienne, mais qu’elle l’accompagne en esprit. Qu’une trace subsiste derrière elle, pas qu’elle doive la remonter. Finalement, le travail de recherche se concluait par une réussite, puisqu’Arric était parvenue à retrouver son mentor, Mandus. Il s’était posté exactement au même endroit qu’à leur séparation, dans cet endroit tranquille, où ils avaient philosophé, et où Arric s’était entraîné à manipuler la Ice Make. Une grande plaine verte, quelques animaux sauvages broutant aux alentours, et le fameux rocher disposé de façon à accueillir des individus, et un feu, juste en dessous. Un peu plus loin, des arbres solides ou grands, fortifiés par les âges, pullulaient dans un espace où ils régnaient, qui était adjacent à un terrain plus terreux ou boueux, propice aux entraînements magiques. Arric voyait Mandus de loin, et déjà, sa vision se brouillait de larmes, qui s’écoulaient automatiquement sous une telle joie. Elle y avait tellement cru à ces retrouvailles qu’il lui fut impossible de ne pas retenir ses larmes, accumulées depuis tant d’années, dans l’attente de ce jour inespéré. Il semblait que Mandus ne l’ait pas encore remarqué, mais cela n’empêchait pas Arric d’avancer, pas à pas, dans sa direction. Il portait toute son attention sur le feu face à lui, qui laissait échapper une douce fumée à peine grisée. Les pas d’Arric s’accélérèrent, sans qu’elle s’en rende compte, et elle failli même bousculer un animal sur son chemin qui, heureusement, s’écartait pour éviter la collision. Elle y était presque, encore un peu.

Sûrement à cause de sa course, Arric fut repérée par Mandus, qui relevait la tête en souriant. Arric aussi en affichait un grand sur son visage, alors que les larmes filaient derrière elle, en se déposant sur l’herbe, telle la rosée du matin perlant sur la végétation. Les plus scintillantes de ses larmes arrivèrent au moment où Arric se jeta sur Mandus pour l’enlacer, le faisant trébucher et manquant peut-être de lui casser des os. Mais au lieu de gémir d’une douleur quelconque, il riait de bon cœur en l’entourant avec ses bras, laissant l’étreinte durer presque une minute, le temps de savourer la chaleur des retrouvailles et que le vieil homme se calme. Au fond, Arric se doutait qu’il l’avait attendu ici, ce jour et ce moment précis. Il avait toujours eu une longueur d’avance, et sa formidable sagacité lui avait toujours valu l’admiration de la demoiselle. C’est également pour cela qu’il faisait un excellent maître enseignant la magie. Mandus relâcha ensuite Arric et la laissa s’installer près du feu, à côté de lui. Ensuite, ils discutèrent, commençant par montrer qu’ils étaient heureux de se revoir l’un l’autre, avant de prendre des nouvelles depuis ces dix dernières années. Le duo enchaîna les sujets, qui se succédèrent avec plus ou moins de cohérence, les émotions dictant la conduite de la jeune femme, alors que l’homme restait mesuré dans ses propos. L’épéiste évoqua même la situation compliquée du royaume, où conflit et tensions se propageaient en atteignant des sommets inimaginables. Le Conseil Magique connaissait des dissensions avec le Roi, et les Mages Noirs assaillaient de toutes parts les manipulateurs de magie qui s’opposaient à eux. Intrigues politiques et jeux de pouvoirs se mêlaient aux influences des groupes et des fournisseurs d’armements, qui profitaient de la guerre pour s’enrichir, en répandant la mort et la désolation partout où ils négociaient leurs approvisionnements en instruments mortels. Quant à la magie, elle était de plus en plus utilisée à mauvais escient. Arric était contente d’avoir retrouvé Mandus. Leurs retrouvailles constituaient un rayon de lumière perçant les ténèbres de cette dangereuse anarchie qui s’installait progressivement dans tout Fiore.

De plus, Arric amenait avec elle deux grandes nouvelles. La première fut de déclarer qu’elle participerait à un tournoi, organisé à Crocus, la capitale, pour élire un garde du corps qui protégerait le Roi, le précédant ayant trépassé. La seconde, qu’Arric regretterait presque par la suite, était d’annoncer qu’elle avait obtenu le titre, et le poste, de Master à la Guilde de Cait Shelter, rejointe peu après sa séparation avec Mandus, Dans les yeux de ce dernier brillaient, à la fois, une crainte et une fierté non dissimulées. Oralement, comme s’en doutait Arric, il la félicita, mais la mit en garde aussi sur les responsabilités qui incombaient aux possesseurs de cet honneur. Il n’avait jamais expérimenté cela lui-même, mais avait vu, au cours de ses pérégrinations, plusieurs Masters qui réussirent, plus ou moins, à pourvoir ce rang. Mandus eut droit à quelques anecdotes et actions qu’Arric avait vécu en étant Master, comme la justice à rendre entre les membres de la Guilde si un litige survenait, des manœuvres offensives ou défensives à prévoir, des installations à bâtir pour intégrer des membres supplémentaires, rénover d’anciennes structures décaties, et même intervenir en personne lorsque c’était nécessaire, que ce soit au sein d’une réunion ou pour combattre des ennemis à qui il fallait régler leur compte, parfois définitivement. Arric parla si longtemps que la nuit tomba, sans que Mandus ne soit gêné ou qu’il ne l’interrompe, visiblement attentif aux récits que contait son ancienne apprentie, se traduisant par quelques rares questions pertinentes auxquelles l’épéiste répondait avec des mots réfléchis. Avant qu’ils ne s’endorment, Mandus exprima une ultime fois sa fierté envers Arric vis-à-vis du chemin parcouru depuis dix ans, puis tomba dans le sommeil. La Mage de Glace était blottie contre le vieil homme, et hapé par les rêves, elle ne sentit pas de changement en pleine nuit. Aucun danger ou animal ne vint troubler leur repos nocturne commun, même si la vigilance d'Arric les auraient empêchés d’être pris par surprise.

Arric se réveilla le lendemain. Mais seule.

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Mandus continuait de dormir, alors qu’il était toujours matinal. Et son sommeil ne cesserait jamais. Car il avait rendu son dernier souffle. Son cœur ne battait plus, il avait cessé de respirer, et ses yeux restaient clos. Il était irrémédiablement parti, et pour un monde meilleur, puisque celui-ci tombait en décadence. Arric pleura de nouveau, et longtemps, contre lui, mais cette fois d’une profonde tristesse. Une faille s’ouvrit dans son cœur, une entaille qui ne se refermerait jamais complètement, contrairement à celles qu’Arric collectionnait sur son corps, gagnées par les ardeurs de la vie. Après plusieurs heures à se demander si elle faisait un cauchemar, la duelliste se résigna à accepter la mort de Mandus, et elle érigea une tombe de glace avant d’y placer son mentor. Arric usa de toute sa ferveur, insufflée dans une glace incomparablement belle et, espérait-elle, indestructible, pour former la sépulture. Ce souhait lui donna aussi la force pour partir, malgré un deuil qui dura plusieurs jours, au pied du mausolée du plus sage homme qu’elle ait connu. D'ailleurs, à peine eut-elle franchis quelques mètres qu'en se retournant, elle constata que les animaux aux alentours s'étaient rapprochés de la tombe, et même une demi-douzaine de poules s'installèrent confortablement sur le monument funéraire, arrachant un sourire d'espoir à la demoiselle. Son retour à Cait Shelter fut étrangement long. Les pas d’Arric étaient alourdit sous le poids du chagrin, comme un fardeau trop lourd à porter sur les épaules, qui pesait tout le long du trajet jusqu’au quartier-général de sa Guilde. En revenant, elle passa presque une semaine enfermée à l’intérieur de son bureau, ne préférant pas être dérangée. Elle fut même sèche avec certains membres de Guilde, alors que d’ordinaire, ce n’était pas son tempérament. Néanmoins, Arric fut sortie de cette tourmente par l’intervention audacieuse, mais salutaire, d’un jeune membre, fraîchement arrivé, et pourtant si brave. Son action fut simplement de venir se blottir contre elle, tel un enfant avec sa mère. Elle rendit finalement son étreinte, et en effectua une avec chaque membre qu’elle croisa ce jour-là, une étrange fibre maternelle et protection s’étant emparée d’elle. Un bien précieux qui réchauffa son cœur et qui recolla les morceaux brisés de son âme. Elle crut même apercevoir Mandus un jour, près d'un arbre, qui observait, un fin et sincère sourire sur le visage, apparemment rassuré que la demoiselle se soit remise de ce drame personnel. Son esprit résiduel existait peut-être encore en ce bas-monde, tel un fantôme. Mais ce fut une vision fugace. Il ne restait plus que des poules du QG près de l'arbre. Une page obscure se tournait, tandis qu'Arric admirait les cocottes un bref instant. Leurs couleurs redonnaient le sourire à la Master trentenaire.

Le lendemain, Arric s’excusa de son comportement de la dernière semaine, et annonça son départ pour Crocus. Préalablement, la Master avait rédigé des papiers, sur lesquels étaient inscrit des instructions, ainsi que d’autres directives, notamment au sujet de la succession pour le futur prochain Master de la Guilde, ainsi que sur les dernières volontés laissées par Arric, car elle déclara qu’elle ne reviendrait peut-être pas. Une clé fut remise à une personne de confiance que la Mage de Glace avait choisie, et lorsque le moment serait venu, en cas de mauvaise nouvelle ou de disparition officielle de la duelliste, ladite personne viendrait ouvrir le bureau, laissant l’occasion de consulter les documents par l’ensemble de la Guilde. Elle ajouta de ne pas s’inquiéter sur son sort, et que les éventuels pleurs ne devaient pas durer plus longtemps que nécessaire. Même si elle était reconnaissante que des larmes coulent en son honneur, elle préférait que les membres rient, se souviennent, et continuent leurs existences avec sérénité. Arric prépara son paquetage, en n’oubliant pas d’embarquer son barda, et entama un nouveau voyage. Son dernier voyage, hypothétiquement. Un périple qui bouclerait ceux accomplis auparavant. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de Crocus, les souvenirs l’assaillirent. Arric avait relevé des défis ardus, avait traversé de rudes épreuves, avait dénoué des dilemmes, et s’était fait un nom dans tout Fiore, bien que ce ne fut pas réellement important pour la demoiselle. On la surnommait plus souvent Silvermoon que ce qu’Arric escomptait, et ce sobriquet s’enracinait viscéralement dans cette sombre société que connaissait Fiore, prise entre deux feux, l’un provoqué par les Mages Noirs qui cherchaient la suprématie totale, et l’autre accentué par la répression des Mages Officiels, et de leurs alliés, qui répliquaient avec force. La véhémence du conflit résonnait dans tous les coins connus de ce monde, ce dernier tombant en décrépitude, pourrissant autant dans son intégrité elle-même que via sa société qui s’assombrissait.

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C’est d’ailleurs ce qui était aussi arrivé à Crocus, et au Domus Flau. Tout deux tombaient en ruines. Les Mages de tous horizons rassemblés à l’intérieur de l’arène, rénovée à la hâte pour l’occasion, ne tardèrent pas à s’affronter. Chacun avait amené ses propres outils pour s’assurer la victoire, que ce soit des armes, des créatures, ou des pouvoirs magiques. Une Mage, sur le dos d’un spécimen volant, tournait en hauteur ou piquait sur les opposants. Un monstre flanquait Kenta Hoshi, il avait bien changé. Il venait d’appeler Russell, sans doute pour une action combinée, il était donc de la partie aussi. Une armure vivante en feu soutenait un lancier, plutôt émérite au vu de ses mouvements. Une araignée évoluait aussi dans cette mêlée générale, en quête de proies. Une femme invoquait des squelettes, elle était blonde. Une silhouette à couettes rousses se frayait un chemin, elle semblait familière. Un individu, véritable éclair sur pattes, grillait des ennemis à tour de bras. Un massacre était perpétré dans une zone de l’arène, une ivresse de sang déclenchée par quelqu’un de particulièrement friand des boucheries. Des adversaires mourraient par des tirs lointains difficiles à localiser, un sniper tuait donc depuis une position favorable ou cachée. La jeune femme crut même visualiser un Mage projetant des poules par un endroit assez spécifique. Cette analyse sommaire prit du temps à Arric, mais elle n’avait pas oublié de se protéger des menaces extérieures. Des participants lui avaient cherchés des noises, et s’étaient vu repoussés à coups de flèches glacées. Les moins chanceux eurent droit à la morgenstern, qui passait du bleu à l’écarlate. En revanche, la boule de feu géante fut propulsée dans la foule et entraina des dizaines de mort sous sa déflagration. Arric multiplia les couches de ses murs froids afin d’encaisser un maximum la puissance du souffle qui s’ensuivit, et les plus reculés se fissurèrent, alors que les plus avancés explosèrent en gros éclats gelés. La pression l’obligea à reculer, ses pieds traçant des sillons dans le sable, abreuvé sans arrêt de fluide vital qu’offrait les concurrents, pour la gloire. Si elle est obtenue aussi salement, Arric n’en voulait pas. L’épéiste dégaina Nidhögg, double-lame forgée lors de son accession au poste de Master, et commença à la faire tourner après s’être mise en position de combat. Freki et Geri, les épées conçues par Jason, avaient fait leur temps, et ces deux anciennes lames reposaient symboliquement auprès de Mandus. Elles veillaient sur le repos éternel du cher mentor d'Arric, comme deux sentinelles en acier.



Nidhögg savait mordre. Et elle était hargneuse.
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Shi Tami
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 15 Avr - 19:27

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Continuation des emmerdes
La team entière
« Je suis content de retrouver un vieux frère ici. Tu m'accordes cette dernière danse ? »

Un sourire à demi moqueur s’étira sur les lèvres de Shi. Il n’avait pas revu Roy depuis belle lurette. Dix ans plutôt, c’était une idole aux yeux du mercenaire, mais depuis le temps avais passé. Adversaire en premier lieu, les deux hommes avaient fait un bout de route ensemble avant de se perdre de vue, aussi voir son ami ici le remplissait de joie et d’appréhension, car les raisons de sa venue étaient claires.

« Bien sûr que oui, il faut bien que quelqu’un te tienne en vie jusqu’à ce qu’on ait l’occasion de se battre en duel… »

L’issue du combat se dessinait à l’avance : seul l’un des deux hommes resterait debout dans cette arrête, surmontant une montagne de cadavres. Une amitié prendrait fin ici en même temps que des centaines d’autres et que des milliers de vies.
Si Roy était l’adversaire que Shi tenait en plus haute estime, les ennemis se faisaient nombreux, et il reconnaissait de plus en plus de visages familiers. Hoshi, du conseil, mari de son ancienne employeuse, mais aussi Amandil, nécromancienne de renom, ainsi que quelques mages noirs dont les visages étaient placardés un peu partout en ville depuis une dizaine d’années. Avec la guerre, beaucoup s’étaient fait un nom, malheureusement au détriment du peuple de Fiore.
S’il y avait bien une caste qui répugnait Shi, il s’agissait des nécromanciens. Lie des sorciers et honte de l’humanité toute entière, il se dégageait d’eux une énergie malsaine qui glaçait le sang du commun des mortels. Voir la mage voler ainsi sur son oiseau de mauvais augure en eut fait frissonner plus d’un, mais les guerriers aguerris qui s’entretuaient dans l’arène savaient très bien que le moindre instant d’inattention pouvait leur couter la vie.
Protégé par la Kitsune, Shi s’élança. Bien qu’il ne fût pas capable de voler, il avait depuis longtemps appris à pallier le désavantage tactique que cela causait. D’un grand coup de sa lance de glace, il créait une rampe vers les cieux, composée de icebergs freinés dans leur chute par son anneau de ralentissement. Bondissant de roc en roc, il arriva bien vite à la hauteur de la nécromancienne, qu’il commença à invectiver.

« Même ici, même maintenant, ceux de ta caste ne font que se terrer ! Vient donc me montrer que tu sais faire autre chose que te cacher derrière tes larbins ! »

Armant son bras, il décocha une attaque d’une force rare vers la magicienne, un coup d’estoc qui fit vibrer l’air tout autour dans une onde de choc, avant de filer vers le sol et d’atterrir dans un nuage de poussière.


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Kenta Hoshi
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 8 Mai - 1:44






L'Unisson Raid. Une technique surpuissante utilisée par des mages en symbiose, capable de renverser le cours des batailles. Rares étaient les mages capables de lancer ces sortilèges et, malgré nos différends, Russell et moi avions su nous approcher suffisamment pour parvenir à lancer un tel sort. Heureux hasard, nous étions tous deux maîtres de la magie de feu : l’explosion qui résultait de ce déchaînement de magie en était d’autant plus impressionnant. Nous avions, par le passé, déjà eu l’occasion de nous en servir, alors que je n’étais qu’un tout jeune chevalier, contre Fubuki de Fairy Tail. Ce bonhomme avait toujours eu mon respect et, depuis les événements de Gehenna, il était ce que devait représenter les guildes officielles pour moi, pourtant un mage du Conseil. Même dans ma position, je l’admirais encore. Et, le jour où Russell et moi l’avions attaqué pour nous entraîner, ses remparts de glace avaient fondu comme neige au Soleil. Cette technique était vraiment effroyable et, pour être tout à fait franc, je croyais bien que j’étais le plus apeuré de l’arène à l’idée de voir une telle magie dans l’arène, puisque j’étais, avec Russell, celui qui me rendait le mieux compte de ce qu’elle allait impliquer. Des dizaines et des dizaines de morts, peut-être des centaines de brûlés vifs.

Pour ce qui était de l’image que je laisserais derrière moi dans cette arène, je ne m’en préoccupais guère plus. Nous autres Mages du Conseil avions toujours eu du mal à nous faire apprécier, malgré toute la communication dont nous avions pu faire preuve. Et puis, maintenant que je revêtais l’armure noire, je ne craignais plus la disgrâce. Nous avions toujours été rejetés, même par ceux que nous défendions, sous prétexte que nous aurions dû faire mieux. A mes débuts, j’avais rêvé que ces opposants se trouvent à nos places le temps d’une journée, histoire que s’achèvent leurs lamentations, mais nous ne pouvions même pas prendre un tel risque. Quoique, nous aurions peut-être dû les écouter dès le début : s’ils avaient joué avec nos cartes comme ils l’entendaient, il n’y avait aucun doute que le royaume aurait sombré depuis longtemps. Dans cette arène ne serait resté que des pilleurs. Aujourd’hui, nous pouvions au moins démontrer ce que l’un d’entre nous valait, ce que je valais, moi le plus faible de tous les mages du Conseil.

Jamais autant ! Mais aujourd’hui, nous allons les distribuer aux autres, Russell.


Avec mon harnois, ce n’était pas bien facile de remarquer mon clin d’œil. Russell et moi nous étions rencontrés à Carmina et, après avoir déjoué nos assassinats respectifs illusoires, nous nous étions lancés dans une bataille de nourriture totalement imprévue, entrant dans le mauvais bâtiment. Finalement, le délire de se lancer des tartes étaient resté entre nous une façon de nous saluer. Hélas, si j’avais su que je le verrais ici, j’en aurais apporté ! Tant pis, il allait falloir se contenter de les offrir gentiment à ceux qui s’imaginaient pouvoir lutter contre un membre éminent de Crime Sorciere et un Mage du Conseil.

Nous nous calibrons tous deux l’un sur l’autre, ajustant nos rythmes physiologiques. L’instant d’après, nous frappions du poing le poing allié et déchaînions nos magies respectives. Ceux qui s’imaginèrent voir une opportunité de nous porter un coup fatal furent aussitôt balayés par les vents d’une tempête enflammée croissante au centre de laquelle nous ne devions pas flancher. La température était insoutenable de l’intérieur mais, bientôt, ce serait l’arène tout entière qui allait en souffrir. Enfin, la force de la tornade ignée finit par décroître en étant absorbée par une boule de feu nous surmontant. De loin, un observateur n’aurait sans doute pas compris pourquoi deux Soleils brillaient désormais. Hélas, l’un d’eux nous appartenait et il allait bientôt abattre son châtiment sur les gladiateurs.

Remarquant la zone où les combats étaient les plus intenses, Russell et moi lançâmes tous deux le fatal Soleil sur les armées de combattants. J’aurais bien apprécié la voir frapper des adversaires redoutables, mais ce n’aurait été qu’un plus : le principal était d’exterminer toute créature vivante insuffisamment puissante pour assister à la suite des affrontements. Cette attaque était une sorte de... Qualification.

Le projectile enflammé accélèrera dans la direction désignée. A présent, l’intégralité de l’arène devait avoir remarqué sa présence, la température y compris. Seth aurait dû être heureux d’avoir tant de lumière, mais une telle chaleur n’était bonne pour aucune créature. Les plus faibles humains sous le feu suffoqueraient peut-être même avant d’être réduits littéralement en cendres.

Et, enfin, le feu atteint le sol, à partir duquel l’Unisson Raid prenait réellement place. Maintenant avait lieu l’explosion digne de ce tournoi, l’explosion qui marquerait la fin d’innombrables vies. De mon existence, je n’avais jamais vu autant de puissance magique, sauf peut-être dans un tir Jupiter. Même Von Baratias de l’armée royale aurait pâli devant l’implacable souffle qui réduisait tout en poussière sur son périmètre, hommes comme structures. Là où le feu destructeur n’était pas assez efficace, le souffle achevait, continuant sa course bien plus loin qu’au sein de l’arène. Les gradins avaient beau être d’ordinaire protégés par magie, on dû entendre l’explosion au-delà des frontières de Crocus.

Quand enfin le feu cessa de progresser pour se résorber, seuls quelques feux subsistaient sur ce qui n’avait pas totalement eu le temps de brûler. Autour de nous, tous les combattants avaient subit le souffle de l’explosion et la structure de l’arène déjà chaotique n’avait pas été arrangée. La pierre du Domus Flau elle-même avait pris feu et des coulées de lave, quoique rapidement refroidies, s’étaient formées dans la zone d’impact. Les morts ne se comptaient évidemment pas sur les doigts de la main.

Et maintenant que l’honneur est sauf, le vrai combat peut commencer.


Je remarquai qu’un énorme oiseau avait été déstabilisé par l’explosion, d’autant plus que l’assassin d’Amandil le tourmentait. Bien, il se trouvait que, si je devais faire une victime de plus, je l’avais toute trouvée. J’allégeai dans un premier temps mon armure, puis j’activai mon vol de feu. A une certaine époque, il m’aurait été impensable d’enchaîner tous ces sortilèges, mais j’étais désormais un Paladin Runique ayant appris à utiliser sa Seconde Origine depuis bien longtemps. Et c’était le démon qui avait assassiné mon amie d’enfance qui en ferait les frais.

J’avais encore tant de choses à venger... Si l’honneur était fait, il restait au moins Amandil et Mitsuko. Et pour ça, il suffirait peut-être d’éliminer Keyes.

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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mer 9 Mai - 21:25







En l'espace de quelques minutes, l'arène devint déjà un champ d'honneur. Des guerriers beaucoup trop sûrs d'eux, et beaucoup trop orgueilleux avaient voulu se jeter dans une bataille qui les dépassait largement. Aveuglé par leur fierté, cette même fierté qui caractérisait la puanteur de ce qu'était devenu le Royaume, ils n'avaient pas prévu les monstres qui avaient décidé de fouler le sable du Domus Flau, des pontes, des armes de destruction à eux-mêmes. Des monstres, il n'y avait aucun autre mot pour qualifier les mages et mercenaires qui étaient venu relever le challenge. Des monstres de puissance brute, de magie, de violence, des seigneurs de guerre et rien d'autre que des serviteurs du chaos. Seuls les mages saints auraient pu nous arrêter, du moins ce qu'il en restait... En l'espace d'un instant, les plus faibles furent exterminés comme la vermine qu'ils étaient. Nous n'eûmes besoin de faire aucun effort. Kenta et Russell en consumèrent quelques-uns avec leur flammèche, pendant que je me contentais de foudroyer ceux qui s'approchaient trop prêt. Je m'étais tellement habitué à la vue du sang lors de cette maudite guerre que je n'avais dès lors plus peur de le verser. Le code chevalresque des mages de Blue Pegasus, le Bushido lui-même, avait été tué par la Guerre. Il avait été remplacé par Loi de la Jungle, et celle du Talion. Se battre ou être vaincu. Oeil pour œil, dent pour dent d'autre part. Tout le monde allait périr. Et si je ne réussissais pas à tous les emmener dans mon trépas, Christina Mk.II se contenterait de laisser parler sa puissance de feu pour en finir.

À vrai dire, ce fut en voyant Shi devant moi que je me rendis compte du sacrifice que cette bataille allait représenter. Et l'espace d'un instant, mon humanité refit surface. Cet ami, qui l'était devenu après l'un des plus beaux combats que j'avais pu vivre, avait su me redonner le sourire par sa simple présence. Mon visage austère et abîmé par les affres de la guerre, fut brisé par un éclair de joie. Mais cet lucidité me ramena très vite à la raison. La violence d'un vécu, la violence des coups, fut remplacé par la violence de la pensée. Cette fois-ci, lui comme moi, nous n'allions plus pouvoir rire de notre duel... Cette fois-ci, en plus de risquer le sacrifice ultime, nous allions être témoin de celui d'un ami, d'un frère d'armes. L'un allait indéniablement mourir de la main de l'autre. Le duel final était clairement tracé. Lui, contre moi. Comme un écho, la fin d'une décadence, le début d'un renouveau. Et quitte à tomber dignement, autant se laisser emporter par une lame digne. Shi Tami était celui que j'affronterai en dernier, celui contre qui tout allait se décider. Jusque là, je n'aurais pas besoin de regarder derrière moi, et assurer mes arrières : il était là, et l'inverse était aussi vrai. Entre lui et moi, le tandem allait être parfait. Nous allions nous battre dos à dos à toujours nous couvrir l'un l'autre, jusqu'à ce que nous puissions enfin nous retourner pour nous affronter et croiser le fer une dernière fois. Et il l'avait lui-même si bien dit : il allait me tenir en vie. Pendant ce temps, pour ma part, j'allais m'assurer qu'il ne se fasse pas tuer. Après dix ans de perte de vue, pouvait-on seulement rêver de meilleures retrouvailles ?

« Dans ce cas je vais m'assurer que tu ne te fasses pas tuer d'ici là ! »

Nos sourires respectifs furent alors immédiatement cassés, il était temps de passer aux choses sérieuses : laisser par les poings et les pleurs. Mon regard se porta vers les cieux, et je reconnus cette fois-ci immédiatement Ali. Il n'avait pas changé d'un poil... Et il avait appris à très bien maîtriser son vol ! Lui et moi allions régner sur les cieux de l'arène l'espace d'un affrontement. Et il allait avoir besoin d'aide, puisqu'il était attaqué... Par une tête que je connaissais aussi, mais que je ne portais pas pour autant dans mon cœur. Elle n'allait pas foutre son bordel ici, pas devant moi. Je sifflai alors pour qu'Alba aille en aide à l'aigle du garçon du vent. Et elle comprit immédiatement quel allait être son rôle. Mais je n'étais tout de même pas fou, pas au point de laisser mon phoenix partir au casse-pipe. Ainsi, lorsqu'elle commença à battre des ailes pour s'embraser et créer une tornade de feu, j'attendis le parfait moment où elle envoya son attaque vers la démone, pour tirer un boulet de canon droit vers le Fire Storm. L'impact entre feu et foudre fit exploser la tornade au nez d'Amandil, espérant que ce serait assez pour donner de la marge de manœuvre à Ali ! Et avec un peu de chance, nous serions assez synchronisé avec Shi pour que cette peste de démone se concentre sur mon assaut, et non celui de Shi qui allait lui faire autrement plus mal. Elle venait de faire une erreur... Maintenant qu'elle avait attaqué l'oiseau d'Ali, elle venait de se mettre un troisième adversaire sur le dos. Même pas besoin de motiver le fils du vent.

Je m'apprêtai à attaquer l'abonitation de Zeref de face, lorsque mon instinct de survie me somma de changer de plan. La chaleur était montée trop vite. Beaucoup trop vite. Et il me suffit de me retourner pour comprendre l'ampleur de la situation. Kenta et Russell s'apprétaient à faire monter la température. L'un était puissant, l'autre l'était assurément devenu. Contre un seul d'en eux deux, je pouvais tenir tête. Mais à deux qui unissaient la puissance de leurs feux ? Je n'étais pas fou à ce point. Et je n'étais pas encore assez chaud pour tester l'intensité de la fournaise qu'ils étaient en train de faire naître. Et lorsque je vis cette boule de feu croître de manière presque incommensurable, je préférai jouer la carte de la sûreté. J'interpelai alors Alba et Shi avec toute la puissance de ma voix. Ordonnant à l'une de monter le plus haut et le plus vite possible, invitant le second à bloquer sa respiration parce qu'il allait certainement avaler une mouche sinon. Je fis claquer la foudre autour de moi, chargeant mon aura en électricité, une première impulsion m'envoya comme une flèche vers Shi. Une seconde me propulsa vers les nuages, il me fallait prendre le plus possible en altitude, et j'allais froler une vitesse jusqu'à lors rarement atteinte, presqu'un record personnel.

« Serre les dents, ça risque de piquer. » Et je m'adressai aussi à Ali, espérant qu'il m'entende :  « Ali, avec moi, on va leur montrer qu'est-ce qu'une Tornade et un Orage ! »

Et pour cause, le mercenaire était prévenu : déjà parce qu'il allait monter très vite, ensuite parce qu'il allait risquer de se prendre quelques relents électriques... Et surtout parce que j'avais eu l'intelligence d'utiliser mon Synaptic Spark ponctuellement sur mon avant-bras, et ce, à fin de renforcer ma poigne pour ne pas lâcher le Tami. Et alors qu'un véritable Soleil s'abattait sur l'arène dans un choc tonitruant, comme si deux astres s'étaient rencontrés, et que même à notre hauteur, nous suions à grosse goute, assourdis comme probablement tous ceux qui avaient survécus, je ne pensais qu'à monter, fuser, le plus haut possible, et survivre. Oui, j'étais venu ici en mission suicide, mais pas pour mourir aussi piètrement ! En bas, ceux qui s'étaient retrouver sous cette fournaise, n'eurent même pas le temps de crier, qu'ils étaient déjà réduits en poussière. Et je priais le ciel d'avoir su utiliser ma foudre pour gagner les cieux... Je ne m'inquiétais même pas pour Alba. Elle ne craignait pas le feu. Ce n'était pas comme-ci son ancien nid se trouvait jadis en plein cœur du volcan de Lémuria. Elle allait certainement être abîmée par le souffle de l'explosion, mais sans oublier sa maîtrise de la magie des cellules. Un phoenix ne pouvait pas mourir, encore moins par le feu. Et c'était pour dire, plus bas, là où d'autres finissaient littéralement en cendre, elle se contentait de tenter de s'échapper du mieux qu'elle le pouvait. Et alors la déflagration aurait pu être suffisante pour se débarasser d'elle, elle la contrait avec sa régénération pour minimiser le plus possible les dégâts afin d'en sortir. Elle dut même utiliser son Immortality pour une régénération optimale. Arrivé à une hauteur suffisante pour s'être échappé de se merdier, je désactivais mon Synaptic Spark afin de ne pas avoir à définitivement me débarasser de mon avant bras, et je regardai Shi avec un regard espiègle, comme si c'était dès lors un enfant qui s'adressait à lui...

« Test de confiance ? ... »

Puis, dans un rire gamin, je le lançais, avant de le laisser retomber vers le sol, il allait tomber comme une pierre vers le sol... Mais à quoi bon être pote quand on ne pouvait pas faire des test de confiance de temps en temps ! Et alors qu'il chutait, je ne bougeais plus. Comme debout sur une plateforme invisible et rayonnant comme un phare en plein nuit, je ne bougeais plus, et je me concentrais, les yeux fermés. C'était maintenant à moi de prendre le relai et de foutre le bordel. Je laissais alors redescendre mon rythme cardiaque, tout en reprenant correctement mon souffle. Je n'allais pas arranger mon cas, puisque j'allais certainement me fatiguer après ce que je comptais faire... Mais c'était dans ce genre de moment que je disais merci à ma Seconde Origine. J'entrais enfin en parfaite symbiose avec ma magie. Quelques étincelles apparurent autour de moi, avant de laisser place à des claquement successif, imitant le rythme chaotique d'un orage à moi seul. Quand j'ouvris les yeux, toute ma magie se libéra, créant une explosion qui aurait tôt fait de faire tourner les yeux au ciel à tous ceux qui avait survécu à l'assaut de Mages de Feu. Je levai ma main au dessus de ma tête. Et ma magie commença à se concentrer. À quelques mêtres au-dessus de ma main, une petite sphère, pas plus grosse qu'une balle de tennis, se forma. Evidemment, à cette hauteur, ceux d'en bas ne pouvaient pas encore le voir. Mais à l'incantation qui allait suivre, ils allaient très vite la comprendre. Je pris alors une grande inspiration, et utilisai toute la puissance de ma voix.

« CE QUI RETENTIT EST LE GRONDEMENT DE L'APPEL DE LA FOUDRE... QU'ELLE FRAPPE DU CIEL ET REDUISE TOUT EN CENDRES : RAGING BOLT »

Au fil de l'incantation, la sphère avait acquérit un taille dantesque. Mon regard s'était ensuite tourné à la recherche d'Ali.

« Eole, montre moi la puissance du vent. Montre moi ce que c'est que d'être une Tornade. Prête moi tes plus puissantes bourrasques ! »

Et le Raging Bolt quitta alors ma main. Mais contre toute attente, elle ne s'était pas dirigée vers le sol... Mais vers le ciel. Le second Soleil de Kenta et Russell avait créé un excédent de chaleur, qui était naturellement monté. Cette chaleur allait me servir pour créer, et même alimenter un orage que j'espérais être dévastateur. Le Raging Bolt était la première étape. Et il satura relativemment rapidement les quelques nuages en électricité. Avec l'effet de la chaleur, ces nuages grossirent très rapidement, et devinrent très rapidement sombre. Si Kenta ou Russell étaient assez intelligents, et qu'il voulait vraiment frapper avec des dégâts de zone, ils comprendraient, et y mettrait leur grain de sel. De même pour Ali... Chacun des participants à cet affrontement de grande envergurent allaient comprendre leur malchance : ils étaient tombé sur les trois éléments qui composaient un orage. Foudre, chaleur et vent. Et j'étais l'Orage. Mais je n'allais pas m'arrêter là. Tout ce que je pouvais faire actuellement, en créant un orage naturel, bien qu'il fusse créer par des interventions magiques, était un peu de pluie. De la pluie qui allait mouiller mes chers adversaires pour rendre mes dégâts encore plus douloureux, certes, mais tout de même que de la pluie. Ce n'était pas drôle si la nature ne devenait pas féroce de temps en temps. Il fallait donc lui donner un second coup de main, quitte à me fatiguer. Un orage magique cette fois-ci... Je levais ainsi la seconde main, et un grand sceau apparut face aux nuages, dont j'étais le centre. Quand Jupiter frappait, c'était avant tout pour punir. Et en plus de la pluie qui n'allait pas tarder à apparaître, la foudre allait se mettre à marteler l'arène, incessamment, douloureusement. Les nuages allaient devenir fous.

« Sombrez sous le courroux de Jupiter... »

Un premier éclair frappa le sol. Puis un second. Ils s'enchainèrent alors, de manière totalement hasardeuse. Je m'étais inspiré du Temple Raijin et d'Angara Island pour mettre au point cette technique. Tous ceux qui étaient passés sur cette île savait : il n'y avait aucun abri. La foudre allait continuer à frapper, jusqu'à ce qu'elle soit repue des vies qu'elle allait emporter.
Plus bas, lors de la préparation de mon orage, Alba avait fini par sortir du four, s'épuisant presque à soigner ses blessures, même si elle restait douloureusement amochée. Elle allait être le sauveur de Shi. Lorsque je l'avais laissé tomber, je savais qu'Alba sera là pour le réceptionner en vol. Seul bémol : je ne savais pas quand. Après sa chute vertigineuse et probablement sans qu'il ne comprenne grand chose, il avait atterri sur le plumage doux et agréablement chaud du phoenix, qui était ensuite remonter vers moi. Et elle eut raison, puisque je ne tardai pas à désactiver ma magie à mon tour pour me laisser tomber. Je me retrouvai ainsi à côté de Shi, transpirant, fatigué, essoufflé. Avant de retourner là-bas, j'avais besoin de reprendre mes esprits. Ce que je venais de faire avait de quoi épuiser quiconque... Mais pour l'instant, je n'avais pas besoin de faire grand chose : le martellement incessant de la foudre s'en occupait pour moi. Entre le feu, la foudre, le vent, et tout ce que les combattants allaient sortir de leurs manches, nous n'étions plus à l'abri nulle part...




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L’Étincelle ne fait qu'apparaitre, tandis que la légende, elle, ne fait que naître...



Merci à Anna pour cette merveilleuse sign *-*
Ali Djinn
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 10 Mai - 13:03
Les hostilités avaient débuté avec une violence que peu de guerriers ici avaient eu l’occasion de connaître. Les mages les moins puissants, ceux qui avaient cru venir ici pour défendre leur chance, tombaient comme des mouches sous les coups de ceux qu’on pouvait allègrement appeler « monstres ». Des mages qui s’étaient créés une place parmi les meilleurs au fil des ans, qui avaient fait leur nom résonner à travers Fiore et qui livraient tous leur dernier combat. Le Roi avait réuni au sein du Domus Flau des mages qui pour beaucoup avaient la puissance de détruire une petite ville. Et j’en faisais à présent parti. Bien vite, après avoir écarté sans efforts bon nombres de mages qui voulaient se frotter à moi, je grimpai à nouveau sur le dos d’Aquilon pour prendre de la hauteur. Bien évidemment, je pouvais voler seul, mais je préférais économiser de la magie pour l’instant. Quelque chose me disait que j’en aurais grandement besoin. Mais alors que je m’élançais dans le ciel, une petite ombre sur un balai fit son apparition dans mon domaine. Elle semblait filer vers moi. Visiblement je n’avais pas le temps de souffler un peu. L’Anarchie arrivait sur moi au dos d’un Aigle Gamoréen squelettique. Mais c’était une piètre diversion, je pouvais finir son animal de compagnie mort-vivant sans le moindre effort. Mais au-delà du fait que cette démone utilisait des cadavres pour combattre, le fait qu’elle visait Aquilon fit monter la moutarde à mon nez. Et pour la première fois de ce combat, j’invoquai l’élément qui m’avait valu le surnom d’Eole.

-Ne rêve pas, Morte-vivante, tu es sur mon territoire, dis-je d’une voix blanche. Eole’s Breath !

D’un simple geste j’invoquai une rafale de vent qui immobilisa la démone dans les airs, restreignant considérablement les mouvements de cette dernière et l’empêchant d’atteindre Aquilon. D’un autre côté, mon ami à plumes s’élança à l’encontre du squelette et le détruisit sans difficultés avec des lames de vent. Son Storm Shred puis s’éloigna rapidement de la Nécromancienne. Pour ma part, je ne pouvais pas attaquer mon adversaire pendant que je la maintenant dans cette rafale de vent infernale. Mais je n’eus pas besoin d’attendre longtemps avant d’obtenir quelques renforts. Au sol, des éclairs claquaient autour d’un homme à la chevelure blonde et à l’allure de samouraï. Roy ! Alba ! Mes compagnons de vol, ceux qui régnaient tout comme moi sur le ciel de manière incontestable. Ce dernier leva son visage vers moi et sembla me reconnaître sans peine. D’un geste, il intima à Alba de me prêter main forte. Une tornade enflammée s’envola alors vers celle qu’on surnommait auparavant Keyes, bientôt rejointe par un boulet de canon de foudre qui explosèrent au nez de la création du livre de Zeref. Relâchant alors ma technique, la rafale de vent se stoppa net alors que je me maintenais encore dans les airs, surplombant l’arène et adressant un signe à Roy. Mais alors que je pensais enfin pouvoir respirer un peu, de puissants courants chaud remontaient vers nous alors que le Paladin Noir et son ami Russel s’amusaient à créer un nouvel astre incandescent. Un seul soleil ne suffisait-il donc pas ? Lorsque la Supernova s’écrasa sur l’arène, des corps furent calcinés à la pelle, réduisant en cendres tous ceux qui n’avaient pas les épaules pour mener ce combat. C’était expéditif et j’en eus presque de la peine pour ces petits êtres sans défense. Presque. L’onde de choc et la chaleur dégagea par l’Unisson Raid fabuleux de ces deux mages incandescents déstabilisa tous ceux qui avaient décidé de prendre la voie des airs, et je dus couvrir mon visage de mes bras pendant quelques secondes pour soutenir cette chaleur infernale. Et du coin de l’œil, je vis un éclair me dépasser et s’élever dans les airs. C’était sans conteste Roy, qui m’invitais à le rejoindre qui plus est.

-Aquilon !

L’Aigle Régalis poussa un cri et nous nous élevâmes tous deux vers le ciel à toute vitesse. Je vis en contre-bas Kenta, le mage du conseil en armure noire s’élever à la rencontre d’Amandill grâce à ses flammes. Elle serait occupé un instant avec cet adversaire, mais si jamais je la recroisais lors de ce combat, elle pouvait s’assurer que je ne lui ferais pas le moindre cadeau. Le Lightning Falcon perça les nuages le premier, je le suivis trois secondes plus tard, rejoins encore quelques secondes plus tard par Aquilon. Il tenait à bout de bras ce qui semblait être un de ses amis, un puissant mercenaire du nom de Shi, qu’il ne tarda pas cependant à lâcher. Avec un petit sifflement, je regardai un peu surpris le mercenaire descendre à toute vitesse vers le sol. Mais je me doutais bien que le but de l’enfant de la foudre n’était pas de tuer ce jeune homme, et j’étais curieux de savoir ce qu’il avait prévu pour lui. Hélas, je n’avais pas le temps de m’occuper du sort du brun. Roy était en train de préparer quelque chose de gros. De très , très gros. Les yeux fermés, ce dernier se concentrait pour sa prochaine action. Des étincelles commencèrent à apparaître autour de lui, mes poils se hérissèrent alors que la tension montait, littéralement. Je m’écartai de quelques mètres, et lorsqu’il ouvrit les yeux sa magie se déchaîna autour de lui. Un vrai orage à lui seul. Le claquement de sa foudre aurait fait levé les yeux au ciel tout être humain doté de bon sens. Un mince sourire étira mes lèvres. Il leva alors la main et concentra sa foudre à l’intérieur. Le bruit tonitruant cessa quelques secondes alors qu’une petite boule de foudre se formait dans la main de mon cher camarade. Mais ne vous méprenez pas, ce n’était que le début du chaos. Alors que sa voix retentissait dans les cieux pour réciter cette célèbre incantation, la boule de foudre prit une taille démesurée. Et le regard tourné, il prononça vers moi ces mots :

- Eole, montre moi la puissance du vent. Montre moi ce que c'est que d'être une Tornade. Prête moi tes plus puissantes bourrasques !

Et son Raging Bolt s’enfuit vers le ciel, chargeant les nuages en électricité. Je n’eus pas besoin de plus d’explications pour mettre la machine en route. Me concentrant à mon tour, je libérai ma magie du vent créant une tornade autour de moi. Une tornade qui s’interrompit par la suite lorsque six sceaux se formèrent autour de moi. Six sceaux qui faisaient chacun deux fois l’envergure d’un homme. Trois se tournèrent vers le ciel et les nuages qui étaient rapidement en train de devenir plus sombres, et trois puissantes rafales tourbillonnantes digne de véritables tornades s’en échappèrent pour accélérer la formation de ces nuages orageux et créant des courants d’air contraires. Une quatrième tornade vint rejoindre mes créations, et du coin de l’œil avec un sourire je vis Aquilon qui battait des ailes pour nous prêter main forte. Et les choses dégénérèrent très vite. La pluie commença à tomber, ainsi que la foudre sur le terrain. Et alors que certains devaient se dire que les choses ne pouvaient pas être pire, les trois sceaux restant se tournèrent vers le sol et déversèrent sur l’arène les trois dernières tornades de mon plus puissant sort. D’une voix tonitruante, je libérai ma magie sur les pauvres qui se trouvaient plus bas.

-Eole’s Wrath !

La fureur d’Eole. Et ce nom ne pouvait être mieux représentatif des évènements actuels. Nos adversaires allaient devoir se débrouiller au milieu des éclairs générés naturellement, et mes tornades qui s’abattaient sur le sol de l’arène. Bientôt rejointes par d’autres tornades d’origines naturelles.

-Sombrez sous le couroux de Jupiter…

Ajoutant à l’adresse de Roy.

-Ce fut un plaisir de voler à nouveau à tes côtés, Lightning Falcon.

Il désactiva ensuite sa magie pour se laisser tomber plus bas, rattraper par son phénix, tandis qu’Aquilon venait aussi me soutenir. Après un tel déchaînement, j’avais bien besoin d’économiser un peu mes forces. M’asseyant en tailleur sur mon ami, nous parcourûmes le ciel pendant que la pluie, la foudre, les tornades et Dieu seul savait quoi d’autres s’abattaient sur le terrain. Un sourire ravi s’étirait sur mes lèvres. Mais les choses ne faisaient que commencer. Reprenant un peu mon souffle, je me préparais pour la suite de la bataille pendant qu’Aquilon descendait au fur et à mesure vers le sol après quelques minutes le temps que le Chaos se termine.


Spoiler:
 

(Aquilon)
[*]Storm Bringer : génère une tornade directement sur la cible de manière à la faire tournoyer violemment. La puissance de ce sort dépend de la PM du lanceur.


Dernière édition par Ali Djinn le Jeu 10 Mai - 19:38, édité 1 fois
Ray Mizki
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 10 Mai - 19:17
*Quelle initiative merveilleuse j'ai eu de me réfugier dans un cocon de toile et de corps de mage, franchement!*

Ainsi, au lieu de finir en araignée grillée, je serai simplement cuit à l'étouffée. C'est une fin digne d'un abruti, non d'un tacticien. En tout cas, c'est l'impression que j'en avait de l'intérieur de mon bouclier de magie. Seulement, j'avais oublié un, enfin deux légers détails (dont un dont je n'avais pas conscience). Tout d'abord, je ne prenait pas en compte que l'air est un isolant efficace contre la chaleur, ce qui me sauva en partie les poumons, et je ne pouvais savoir que je n'étais en réalité pas juste au niveau du point d'impact de ce petit soleil.

Par contre, je sentis de manière brutale le souffle de l'attaque. Cette débauche de vents fut suffisante pour réduire en lambeau ma protection tout en me projetant dans le même temps contre un mur. Je n'eut que le temps d'amortir ma réception avant de relever la tête.

Ce que je vois désormais relève du carnage, et de la folie. De tous les hommes présents, seuls les monstres et quelques chanceux sont encore debout. Et malheureusement pour les survivants, je suis de la première catégorie. Le roi, ce fou, ne se doutait-il réellement pas que d'organiser un tel tournoi amènerai forcément à la destruction, l'annihilation de toute sa capitale lors de ce combat digne des mythologies?

Qu'à cela ne tienne, nous allons faire entrer les araignées dans le bestiaire fabuleux des monstrueux destructeurs de mondes. De mon point de vue, entre les divers fumées qui obscurcissent mon champ de vision, je peux repérer certaines têtes connues. Amandil, déjà en l'air et sous forme démoniaque, semble en difficulté avec un jeune homme en qui je reconnais le jeune Djinn de Sabertooth. "Éole" comme le nomma son baptême de guerre.

Un éclair monte au ciel, rapidement suivi d'Ali, puis je remarque une armure noire s'élever aussi grâce à des flammes. Droit en direction de la démone et d'une autre demoiselle que je n'avait pas remarquée, elle aussi contre Keyes.

"Fil!"

De ce fil, j'effectue un lasso aux pieds de l'armure, puis je bondit et remonte ainsi le plus possible. Il finira forcément par me remarquer, mais m'a insufflé suffisamment d'élan pour que je puisse le rejoindre.

Lors de ma montée dans les cieux, je me rends compte que l'éclair tout à l'heure monté envoie des éclairs dans le ciel, créant d'énormes nuages noirs, tandis qu'Éole met en place un vent puissant afin de rajouter plus de problème au monde...

"Sale gamin, tu me revaudra ça, tu verra.... Bien joué.

Ce murmure, accompagné d'un sourire en coin satisfait, ne peut être entendu par personne. Je ne me suis même pas entendu parler à vrai dire, vu le bruit des vents autour de moi.

Seulement, à peine ai-je rejoint ma boite de conserve, je remarque des sceaux de foudre se créer dans le ciel... Et je ne mets pas longtemps à assembler deux et deux. Après tout... Boite de conserve-man est en métal, et la foudre est attirée par? LE MÉTAL! Exactement! Je ne perds pas de temps et enchaîne sur un take over "kawabunga", pour prendre élan sur le chevalier pour me propulser vers la peste.

J'utilise ma technique la moins effective pour l'attaquer, celle que j'avais utilisé il y a si longtemps contre une mage aux véhicules dont j'ai oublié le nom, la charge les poings en avant, pour déstabiliser la gamine, ou au moins lui faire lâcher son arme.
Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Ven 11 Mai - 2:49
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Bon, dans le genre apocalyptique, on pouvait dire que ce combat n'en manquait pas. Entre les deux pyromanes qui voulaient créer un deuxième système solaire et les deux barjos du ciel, j'en avais pour mon compte.

Je crois que j'oubliais un détail. Ah oui ! Le petit lapin avait grandi et voulait que je prenne ma retraite.

C'était un peu le but de Zeref quand il m'avait envoyé ici. Il n'était pas sans savoir des forces qui allaient se déchaîner en ses lieux et m'avait sans le moindre regret ni remord envoyer en pâture pour montrer la puissance de l'empire.

Je voyais cependant dans tout ce maelström un assassin ou plutôt une assassine très connue dans le milieu : Yuurei. Je la connaissais même très bien, je l'avais affronté il y a longtemps, le combat dans ce même endroit s'était fini par ma victoire par abandon parce que la tueuse devait s'échapper des forces des chevaliers.

Alors que les deux fous furieux de la flammèche préparaient leur salve d'un gigantesque soleil. 


Je m'étais attaqué au piaf d'un gars qui voulait la jouer à ma façon, déloyal et fourbe. Rester dans les airs tout en attaquant, il n'y avait rien de plus insupportable que les gens qui me ressemblaient. En plus, son Aigle Régalis avait trop de majesté pour appartenir à ce gus. Il fallait que je crève cette saleté de rapace royal. Cependant, cela ne se déroula pas comme je le voulus. La preuve, je me fis arrêter par une poussée de vent extrêmement forte pour me bloquer sur place et ne pas fracasser les ailes de ce piaf ridicule et le faire tomber. Bon tant pis.

Pendant ce temps....

Un idiot vint vers moi en créant une rampe de glace. D'après ce que je pouvais voir ce n'était pas ladite personne qui utilisait la magie, mais la personne qui utilisait un objet magique pour faire la magie. En plus, ce visage m'était familé. Il ne s'agissait ni plus ni moins que du bel étalon et mercenaire à la solde de la bécasse d'Hoshigoki : Shi Tami. Notre rencontre aussi datait un peu. J'avais eu un problème vestimentaire à Hosenka, ville de sources chaudes.

Le mercenaire me planta sa lance dans le ventre d'un coup d'estoc que je ressentis. Cela faisait très, mais très mal. Il allait subir mon courroux avant de pouvoir regagner librement le sol.
Je déclenchais ma forme etherious. Bien que je pris le coup de plein fouet - et pas qu'un peu- la lance rentrait quand même en contact avec mon corps de spores démoniaques. Ce qui voulait dire que la lance serait malheureusement toujours utilisable, mais affaiblie par rapport à avant. Hors là, la lance était directement en contact avec mon corps de spores démoniaques. Shi Tami allait se retrouver avec un armement amoindri et se faire frapper par un des poings de mon « Titan ». Je pus cependant lui murmurer ses mielleux mots doux :

« Mon Cher Shi. Si tu voulais tellement être contre moi, il aurait fallu que me le demande à Hosenka et que tu ne vendes pas ton corps à une pouffiasse!!! »

Alors que j'allais frapper le mercenaire qui a eu l'audace de m'attaquer, un autre guignol se ramena pour le protéger et m'en mettre plein la vue. Au sens propre du terme. Son magnifique oiseau de feu mythologique avait craché une boule de feu que l'insupportable et exécrable pervers petit poney avait bon cru de faire exploser par sa foudre. Heureusement que mon Titan était aussi bon en défense qu'en attaque.

Outch !!! Cela faisait mal bordel !!! Je vous ai encore rien fait mes mignons !! Pourtant, il m'attaquait tous comme si j'étais la source de tous leurs problèmes ! C'était méchant !
Je voulais m'accorder soixante-dix pour-cent de la faute, mais pas complètement, alors qu'ils arrêtent tout de suite et maintenant !

Juste après cet incident. Le soleil de Russell et Kenta fut envoyé sur l'arène. À cause du coup de cet imbécile de pervers, mon oiseau fut réduit en poussière, j'en invoquais un autre rapidement afin de me réceptionner. Je dus m'accrocher fort à ce stupide oiseau maccabé pour ne pas m'envoler. Même si c'est ce qu'il se passa. Et merde ! Je volais assez loin. Foutus cinglés ! J'allais devoir réinvoquer un autre piaf. Mais pour l'instant, je me contentais de me faire entraîner par la force cinétique de l'onde de choc tant que je n'avais pas un minimum de contrôle sur mon mouvement.

Bien me fit, puisque la tête de Vulcain décida avec l'abruti volant de déchaîner les forces de la nature en provoquant une gigantesque tempête naturel ET magique. De quoi en faire flipper plus d'un.

J'ai bien fait de me laisser porter par la force de l'onde des deux pyromanes. Mais là, j'en avais ma claque !

Il allait voir de quel bois je me chauffe. Il allait voir à quoi ressemblait véritablement l'apocalypse. Je décidais d'appeler mon atout. Ma carte cachée. Il voulait s'acharner sur moi. Il allait voir. Oh oui ! Il allait regretter !

J'invoquais ma plus puissante invocation.

Je regagnais le stade. Avec l'ombre que projetait mon invocation spéciale, il était normal que tous les combattants me regardent, surtout ceux qui était présent lors des incidents des Régalias sur les Ruines du Paradis. 

En effet, Zeref avait réussi à me soudoyer par le fait de trouver un inestimable trésor à mes yeux.

Étant au-dessus de l'arène, je voyais bien que pour combattre ces monstres, j'allais devoir déployer toutes mes forces. 

D'une voix forte, je proclamais :

« Infâmes créatures faibles et cupides que vous êtes: Humains ! Vous allez devoir régler vos comptes et vos DETTES avec la REINES DES DRAGONS !!! » Tandis que je finissais ma phrase, mon dragon liche poussa un hurlement sinistre. Toutes les créatures au monde devaient et étaient impressionnées de croiser un Dragon, un "Dragon Liche" qui plus est. Les bêtes combattantes aériennes ne devraient pas passer outre leur nature première devant une créature aussi colossale, aussi imposante, aussi puissante, aussi haute dans la hiérarchie des espèces.

Ce message pourrait faire souvenir à ceux qui connaissaient Amandil Anésidora, autrement dit moi, qu'elle avait accompli ses objectifs. Je faisais parti de la Cabale, des dix mages sombres les plus puissants de Fiore, tout en dominant un Dragon.
Ce message s'adressait aussi à toutes les personnes qui me devaient quelque chose.
Russell, pour sa vie que j'avais épargné au Temple Amaterasu contre un futur service, il allait devoir payer aujourd'hui et maintenant.
Ray, pour notre amitié d'enfance que l'on avait partagé et qui était resté gravé dans sa mémoire par une corde de piano qui devint par la suite son arme de prédilection.
Liz, pour qui avant j'aurais tué ciel et terre pour elle. Elle, la petite sœur que je n'avais pas eue. Elle, le seul espoir, la seule lumière qui me restait.

Yuurei, pour le pacte que j'avais tenté de passer avec elle. Je ne savais pas si elle avait accepté. Elle finirait comme les autres si tel n'était pas le cas.
Kenta.
Hoshigaki.
Hoshigaki, mon amour de jeunesse que je n'avais pas pu avoir. L'amour qui c'était refusé à moi parce qu'il en aimait une autre. Cet amour qui n'avait pas été là quand j'avais eu besoin de lui. Cet amour qui s'était transformé en haine et en obsession.
J'avais tué sa sœur et son père pour cela. Pour qu'il souffre autant que j'ai souffert. 
Il allait maintenant pour lui payer l'addition.

Détruisant une partie du Domus, le squelette d'un géant fracassa les gradins pour déployer son immense taille atteignant presque le Dragon sur lequel j'étais. "Talos" avait aussi fait son entrée

L'arène entière du Domus se remplit de crânes tel un gigantesque cimetière, tel un gigantesque "Raz de marée de squelettes" et attaqueraient quiconque se trouvant dans la zone d'action en essayant de briser chaque êtres vivants se trouvant près d'eux.

Non ! Ce n'était pas fini ! Plus ! Il fallait plus !
Un nuage de spore démoniaque, un "Nuage Néfaste" remplissait également le champ de bataille annulant toutes les magies sauf si les gens utilisaient beaucoup plus d'énergie que normalement. Ces spores provoquant aussi une déficience magique mortelle à mon niveau, les combattant allaient devoir redoubler d'efforts.

« Les portes de l'Enfers sont ouvertes ! J'en suis la Clé ! Je suis Keyes! Je suis la mort ! Ta mort Kenta ! Je réclame mon dû que tu me proposes ! » Tandis que je tendais mon épée vers lui signifiant que mes attaques seront plus intenses vers lui que vers les autres, même si je voulais la mort de tout le monde... Ou presque. Mais surtout que mes alliées allaient devoir attaquer cet homme, car je voulais sa mort.

Le dragon comme tous ceux de son espèce avait une capacité de souffle. Je transférais mon énergie maléfique pour nourrir son '' feu ''.
Le dragon liche provoqua son souffle sur le Domus tel Acnologia, même si la puissance entre les deux était aussi différente que la distance Terre-Lune.

Qui allait survivre ? Qui allait vivre ?

Je vis alors aux prises avec les crânes, la personne qui comptait à présent le plus pour moi. Je sortis mon épée. Celle qui fut forgée par mon frère. Celle qui avait fait autrefois couler mon propre sang !

Je sautais au sol aux alentours d'elle tandis que mon dragon, mon géant et mes crânes tuaient, détruisaient, brisaient et fracassaient. Je me dirigeais vers cette personne devenue incroyable.
Mon regard ne montrait aucun signe que je l'aimais bien davantage que moi-même, ni émotions, ni pitié, ni amour.

« Nee-chan ! Mon petit lapin a bien grandi. Vois le chaos que j'accomplis. Tu peux y mettre fin. Tu peux arrêter tout ça de tes mains, de ton épée. Montre moi que tu peux tuer un serviteur de Zeref ! Je n'aurais pas de pitié! » déclarais-je t'un ton froid et glaciale comme le fer de mon épée

Après avoir dépensé autant d'énergie avec tous ces sorts, j'étais certes encore en spores démoniaques, mais affaiblie. 


D'un rapide mouvement, mon épée allait s'abattre sur mon ancienne protégée. Ma technique à l'épée avait été polie si longtemps et avec tant d'ardeur qu'il semblait ridicule qu'une faille, qu'une ouverture s'immisce dans cette attaque. Pourtant, ce fut le cas. Un seul point semblait vulnérable dans ma posture avant de frapper. Ma poitrine. L'endroit où se trouvait jadis mon cœur. 
C'était le seul point faible. 
Le seul point pour me tuer. 
Pour qu'ELLE me tue. 
Sinon je la tuerais.

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Liz Taylor
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Ven 11 Mai - 15:46


Du sang sera versé !



J’avais tout juste eu le temps d’annoncer mon arrivée à Nee-san : que le cataclysme commença. Nee-san s’envolait pour attaquer un autre mage. Je prenais de la vitesse pour essayer de sauter en hauteur et la rattraper. Au même moment, un soleil plus petit s’abattit dans l’arène, la déflagration était telle que chaque personne en dessous de celui-ci avait été réduite en cendres aussi vite qu’il en faut pour « Aïe ». Cela ne s’arrêta pas là, le souffle de l’explosion m’envoya voler dans les gradins en même temps que divers débris et cadavre. J’eu tout juste le temps d’essayer d’atterrir sur mes jambes, la douleur était forte, je crois bien que j’étais à deux doigts de me fouler la cheville. Si ce n’était pas pire, en revanche les débris que j’avais réceptionnés, m’avaient bien amochés. Mon bras gauche avait morflé, un débris m’avait fait une coupure au-dessus de l’œil, le sang bien que non-abondant était assez dérangeant sans parler des divers contusions qui jonchaient mon corps. Je relativisais, cela aurait pu être pire.

Mais je n’avais pas le temps de souffler, je sentais quelque chose arriver à pleine vitesse sur moi. Pas le temps de réfléchir, j’activais la magie d’Atlast.

« Engoul Maki ! »

J’avais effectué deux tours rapide sur moi-même pour prendre de l’élan et frapper de plein fouet ce qui arrivait sur moi. L’impact était violent et me propulsa encore une fois, mais je n’étais pas le seul à avoir volé. En tout cas, ma jambe me faisait un mal de lapin, d’ailleurs, ma jambière n’avait pas tenu le choc, il ne m’en restait désormais plus qu’une. Je commençais à en avoir marre. Je n’étais là que pour deux personnes et pourtant tous essayaient de m’en empêcher ou de tuer Nee-san ! Et pourtant, ce n’était pas terminé, une grande puissance magique était à l’œuvre au-dessus de nos têtes. Le pire était encore à venir. Comme si un orage arrivait, mais celui-ci n’était pas un orage naturel. Non, celui-ci allait piquer sévère. Je cherchais Nee-san des yeux.

« Infâmes créatures faibles et cupides que vous êtes: Humains ! Vous allez devoir régler vos comptes et vos DETTES avec la REINES DES DRAGONS !!! »

Que voulait-elle dire par l . . . Un Dragon Liche apparu. Mes yeux étaient écarquillés, et c’était encore pire lorsque qu’un squelette géant, suivit d’une armée de crâne et d’un nuage poussiéreux investirent le champ de bataille. Quand je pensais que c’était terminé, un souffle infernal se fracassait une nouvelle fois dans l’arène. J’avais eu le temps de prendre du recul et d’activer la magie de Gaïas pour essayer de contrer ce qui m’arrivait dessus. Je pouvais souffler un coup. Mais un autre problème était encore présent. Encore un qui augmentait mon niveau de frustration et de colère.

Les crânes s’attaquaient directement aux participants. J’avais beau essayé de les écraser, j’avais l’impression qu’ils en venaient indéfiniment. Etait-ce là ses pouvoirs ? Je n’avais jamais vu l’étendu de sa force. J’en étais malade comment la sauver ? Comment sauver Kenta-nii et empêcher les autres de devenir ses prochaines marionnettes ? J’empoignais finalement Sacred Soul, je pouvais presque l’entendre me dire de la brandir contre cette magie démoniaque : j’allais purifier ces immondices.

Nee-san se posa à quelques pas de moi. Elle m’accordait enfin du crédit dans ce combat. Et pourtant j’étais comme paralysé. Je n’avais qu’une envie, la prendre dans mes bras, l’emmener loin de tout ça. Mais je savais que je ne repartirai pas d’ici vivante . . . ou alors entière.

« Nee-chan ! Mon petit lapin a bien grandi. Vois le chaos que j'accomplis. Tu peux y mettre fin. Tu peux arrêter tout ça de tes mains, de ton épée. Montre moi que tu peux tuer un serviteur de Zeref ! Je n'aurais pas de pitié ! »

Elle brandit sa lame pour l’abattre dans ma direction. Sa poitrine était laissée sans défense. Etait-ce un test ? Un message ? Je fermais les yeux un instant, comme si le temps se stoppait. Je repensais à tous les bons moments que j’avais passés avec elle. Tous les bons moments que la vie m’avait offerts. Mon choix était fait. J’avais été trop faible. Et ma décision, de sauver mes êtres chers était désormais impossible. Du moins en parti.

« Désolé, Kenta-nii-sama . . . »

J’activais Hermes pour prendre un départ rapide. Je lançais mon bras gauche pour intercepter sa lame, et enfonçais ma lame dans sa poitrine de ma main droite.

« Mon petit lapin, tu verras, le futur te sera radieux. Quand tu voyageras à travers le continent de ta propre chef, tu rencontreras de nombreuses personnes qui te seront irremplaçables. Tu dois vivre chaque instant à son maximum, croquer la vie à pleine dent. »

Je voyais des flashbacks ressurgir, du temps où mon père adoptif s’occupait de moi. Puis d’autres se succédaient, des rencontres, des amis, des ennemis, des collègues, la cuisine du restaurant, désormais ravagé. Je voyais tout le monde avec un sourire radieux. Alors que je sentais un liquide chaud, la réalité se distordait.

Mon sang coulait sur le sol de l’arène. En interceptant l’épée, je l’avais dirigé en direction de ma poitrine. Ainsi, nous étions à nouveau connectés l’un à l’autre. La douleur était énorme quasi-insupportable. Les larmes, que je pensais assécher commençaient à faire surface alors que ma bouche essayait d’articuler, avec douleur, quelques mots.

« Avec ça . . . j’ai bon espoir . . . de revoir Nee-san . . . et son sourire radieux. »

Je chargeais mon énergie dans l’épée pour qu’elle déverse sa magie dans son corps. On dit de cette épée : qu’elle a le pouvoir de purifier toutes malédictions et sortilèges obscurs. Je plaçais tous mes espoirs en elle alors que je criais de rage et de tristesse. Quand j’eu terminé de charger mon énergie, je lâchais prise et me laissais tituber en arrière. Nee-san se laissait tomber sur le genou. Nos épées respectives encore logées dans nos poitrines. Je ne sais comment, mais sa lame avait évité mes points vitaux, mais la blessure était tout de même sévère. J’empoignais sa garde, et tirai d’un coup sec pour la déloger. M’arrachant un cri de douleur dans cet enfer.

J’apercevais à mes côtés, une lame encore rouge des flammes précédentes, sans doute celle d’un des participants désormais mort. Je l’attrapais avec mes gants, et l’appliquai immédiatement sur ma plaie.

Toujours flageolante, je m’approchais d’Amandil-nee-san empoignant sa lame.

« Je vais pas te laisser tomber seule . . . sois-en sûr. »

J’étais prête à me battre contre toute personne qui souhaitait en découdre avec moi ou Nee-san. Cette journée était ma dernière. J’en étais désormais certaine, mais j’étais encore maître de ma vie ! Et je le jurais, personne ne toucherait un seul cheveux de ma sœur !


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PS²:
 
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mar 5 Juin - 17:09




Alowin haletait. La trentaine de cadavres, abandonnée dans son sillage, avait rendu ces premiers instants sportifs. Mais guère stimulants. Certaines de ses victimes agonisaient encore, mais l’assassin comptait bien les laisser dans cet état le plus longtemps possible ; la vermine s’était invitée sur un champ de bataille qui la dépassait et devait en payer le prix. Profitant d’un temps mort, elle analysa le champ de bataille. Le Paladin noir, aidé d’un acolyte, grillait les mages trop imbus qui tentaient de les approcher. Le Master de Blue Pegasus foudroyait les adversaires qui passaient à sa portée. Dans les cieux, un homme dominait l’arène à dos d’Aigle Régalis. Il était néanmoins aux prises avec l’une de ces créatures qui auraient dû disparaitre au cours de ce conflit. L’illusionniste avait toujours méprisé ceux de son espèce, depuis la naissance des démons de Tartaros et sa première rencontre avec l’une d’entre eux. Elle avait toujours fui leur manque d’élégance. Ils clamaient rechercher le Chaos, alors qu’ils n’étaient que de simples marionnettes au service de leur maitre. Tout était fait pour la gloire du grand mage noir, et tant de dévotion l’écœurait. Mais aujourd’hui ce démon était un client tout particulier, le premier depuis trois ans et sa mise à la retraite. Elle avait eu vent de cette mission en passant au Marché Noir peu avant Crocus.

Le Marché Noir, il ne restait aujourd’hui pratiquement rien de ce lieu. Déplacé de nombreuses fois pendant la guerre, il avait toujours profité de la protection des souterrains. Mais aujourd’hui, à l’image du monde clandestin, il ne restait presque plus rien. Il se trouvait désormais dans une caverne à peine plus grande qu’une place de centre-ville et comprenait, pour tout, huit petites échoppes dont un forgeront potable. C’est en s’y rendant pour réparer ses lames, qu’Alowin avait entendu parler de ce démon qui la recherchait. Ce Keyes avait maltraité un bon nombre de criminels, espérant entrer en contact avec elle, pour lui demander ni plus ni moins d’assassiner l’ex Conseiller Kenta Hoshi au cours du tournoi du Roi. Comptant bien être la dernière debout, elle pouvait donc se permettre de mener à bien cette mission, tout en s’amusant dans l’arène.

Le temps des rêveries pris fin lorsque deux hommes se jetèrent sur elle. Leur garde présentait tant d’ouvertures, qu’elle se prit à penser qu’elle affrontait un groupe de passoires plus que de combattants. Aucun n’était équipé convenablement. Les lames étaient immenses et lourdes, utilisées sans aucune notion d’escrime et ils n’étaient même pas équipées de protections pouvant pallier à leurs défauts de maitrise. À l’aide de son gantelet, elle dévia la première lame, puis para la seconde à l’aide de son kodachi. En termes d’allonge, elle était clairement perdante, mais ces insectes étaient incapables d’utiliser une lame correctement. Alors que le premier peinait à relever son arme pour armer son bras à nouveau, elle projeta Shitsubou no Hakujin vers le deuxième en retenant la chaine. Sa lame transperça le crâne de l’homme, qui afficha une expression de surprise, trop simple d’esprit pour comprendre la différence de niveau. Elle lâcha alors son katana, ce qui désarma son adversaire un instant. Ce dernier ne comprit pas d’où vint le couteau qui lui transperçait le cœur. Il vit juste la femme s’approcher calmement de lui, un sourire mauvais lui déformant le visage. Alowin retira son arme de sa victime, avant de lui trancher la gorge d’un mouvement ample. Le sang chaud de l’homme lui éclaboussa le visage alors que la trentenaire riait aux éclats. Ceux qui étaient proche d’elle s’écartèrent de cette femme qui transpirait la folie. L’illusionniste ramassa son kodachi et le fit tournoyer au-dessus de sa tête un instant, avant de libérer cette arme avide de sang. Elle alla se loger juste en dessous du sternum, transperçant le foie et l’estomac. Bondissant tel un félin, un déclic annonça l’arrivée de Buredo Satsujin, qui alla se loger dans le crâne d’un autre de ces pauvres insectes. Tous étaient si fragiles, Alowin s’ennuyait presque à les exécuter. Un peu de macabre et de sang suffisait à leur faire perdre leur détermination.

Alors qu’elle s’apprêtait à se jeter sur ses victimes suivantes, la température monta drastiquement, comme lorsqu’elle s’était retrouvée sous le volcan de Lémuria. Jetant un regard à l’opposé de l’arène, elle constata que Kenta Hoshi et son partenaire tentaient un sort combiné. Les quelques lacryma vision, qui avaient survécu aux années de conflit, retransmettaient tous cette explosion de magie. Une tornade de feu se dressait autour des deux protagonistes et à part quelques hallucinés, qui espéraient profiter du temps d’invocation, l’ensemble des combattants s’écarta du mieux possible. Ce sort était superbe et en bien d’autres occasions, la trentenaire se serait arrêtée pour le contempler. Mais les flammes se rassemblaient en une boule de feu géante qui ferait pâlir le soleil. Ce sort allait servir de sélection guère naturelle dans ce carnage, réduisant en poussière les plus faibles d’entre eux. La sphère fut projetée vers un endroit du stade, Alowin, qui avait détourné depuis longtemps le regard pour ne pas se bruler les yeux, ne pouvait que prier pour ne pas être sur sa route. Sans doute y avait-il quelque part un dieu des mages noirs qui exauça sa prière, car elle ne sentit que l’onde de choc la projeter contre le mur du stade se trouvant dans son dos. La violence de l’impact lui broya l’estomac, ce qui eut pour effet le lui faire recracher un mélange de bile et de sang. Reprenant peu à peu ses esprits, Alowin fut prise d’une quinte de toux et de vomissements violents. Heureusement pour elle, les survivants étaient plus occupés à se remettre de l’attaque, qu’à profiter de sa faiblesse.

Tout en crachant sang et acides, elle fit le point sur la situation. La vermine avait été éliminée, pour une grande partie. Fait intéressant, une partie des gradins encore debout, s’était effondrée, tuant très certainement plusieurs dizaine de ces civils. La panique devait régner de l’autre côté aussi, à moins que ce troupeau avide de sang ne soit trop abruti par les jeux qui lui étaient offerts. Autour d’elle, l’illusionniste identifiait neuf grandes menaces. Quatre se trouvaient dans les airs : Roy, son compagnon, le nécromancien et l’homme sur le dos de son Aigle Regalis. Ils allaient être rejoints rapidement par l’ex-Conseiller qui s’envolait vers le démon. Il semblait d’ailleurs suivi par le sixième élément dangereux : une araignée géante, une Arachnis Queen certainement. Les trois derniers se trouvaient au sol. Il y avait le compagnon de Kenta, une runique, comme quoi on trouvait encore de tout, et une tête qui lui semblait connue. Une mage qu’elle avait eu le plaisir de martyriser pendant quelques temps dans une grotte, il y a dix ans de cela. Arric Jesmetine, elle était devenue Master de Cait Shelter à ce que l’on racontait. Une mage de glace qu’elle avait tué par deux fois déjà. Enfin presque…

Neuf combattants. C’était jouable, surtout qu’ils n’étaient pas tous ligués contre elle. Néanmoins, elle devait rapidement se rendre à l’évidence, sa magie n’était pas faite pour un combat de cette ampleur. Si le nombre de ses adversaires ne diminuait pas rapidement, elle n’aurait aucune chance de s’en sortir vivante et même sa botte secrète ne pourrait combler l’écart de puissance brute. Heureusement, ces idiots allaient lui offrir du pain béni.

Dans le même temps, trois d’entre eux libérèrent un déferlement de magie. D’abord le Master de Blue Pegasus et l’homme sur son aigle. Profitant de l’excédent de chaleur, ces deux mages espéraient déclencher un orage naturel, renforcé par leur propre magie. Il ne fallut pas longtemps pour que tornades et éclairs s’abattent sur le terrain, soulevant poussière et sang. Certes leur pouvoir était stupéfiant, mais ils usaient également d’une puissance qui leur aurait été bien utile par la suite. L’orage s’écrasa alors que le champ de bataille, rendant la mêlée confuse. L’illusionniste couru alors vers le mur le plus proche, s’abritant dans ses cavités, formées par les ravages du temps. Cette météo était partie pour durer et la situation n’allait pas s’arranger. En effet, la nécromancienne utilisa presque simultanément quatre sorts de haut niveau, décidant visiblement qu’elle pouvait se passer de ses réserves de magie. Apparurent en un instant : un dragon liche, un squelette géant et une armée de squelette, alors qu’un brouillard magique tombait sur le terrain. Brouillard, tornades, orage… Un véritable enfer déferlait sur l’arène. L’illusionniste n’allait pas pouvoir rester éternellement dans son abri, d’ailleurs des squelettes approchaient de sa position. Réajustant son Oracion Cape, rabattant le capuchon, elle se rendit au contact des créatures du cimetière. Les créatures squelettes n’étaient pas si difficiles à vaincre, mais la foudre continuait de tomber sur l’arène.

Alors qu’elle se défaisait de ses adversaires toujours plus nombreux, deux éclairs claquèrent près d’elle. Leur onde de choc brisèrent les os de ses opposants, mais l’envoyèrent par la même occasion voler sur plusieurs mètres. Alors qu’elle retombait au sol, elle vit se former au-dessus d’elle un arc électrique qui lui fonça directement dessus. Ne prenant pas le temps de réfléchir, l’illusionniste lâcha son sabre et roula sur le côté pour se retrouver sur le dos, visage relevé. La foudre la frappa, passant dans l’ensemble de son corps avant de rejoindre le sol. Heureusement, le terrain était complètement sec suite au sort combiné précédent. Elle senti l’espace d’un instant son cœur se raidir et ses muscles se contracter plus qu’il n’était humainement possible. L’espace d’un instant, elle crut mourir. Heureusement, cela ne dura pas et l’onde de choc qui suivi balaya les squelettes avoisinant. Ramassant son arme pour la planter dans le sol comme apui, l’assassin senti que son corps n’était plus aussi vigoureux qu’avant. Ses mouvements étaient plus lents, moins aisés. À nouveau, elle fut prise d’une quinte de toux qui lui fit cracher sang et acides. Ce combat risquait d’avoir raison de son estomac et de ses poumons si cela continuait.

En faisant le point sur la situation, elle remarqua que non loin d’elle se trouvaient la nécromancienne et la runique. Toutes deux s’étaient portées un coup fatal, l’arme de l’une se trouvait dans le corps de l’autre. Mais alors que le démon s’effondrait au sol, la runique se relevait après avoir cautérisé sa plaie. Petit à petit, les pantins de Keyes disparaissaient, tout comme le brouillard de magie. L’illusionniste se prit à sourire. Elle n’avait désormais plus que sept adversaires dangereux. Elle activa la magie de son Oracion Cape, ramassant son arme qu’elle cacha dessous. Cela consommait un peu d'énergie, mais c'était une dépense nécessaire. Dans son état, elle ne pouvait se permettre une confrontation frontale. Désormais sous couvert de son invisibilité, elle s’approcha à pas de loup de ses deux nouvelles victimes. Sur ce champs de bataille, elle n’avait pas vraiment à se préoccuper du bruit, mais en bonne assassin, elle fit en sorte de se faire aussi silencieuse qu’une souris. La pauvre petite runique lui tournait presque le dos, flageolant sur ses jambes telle un jeune fan sur la glace. Ce ne fut qu’au dernier moment qu’Alowin brisa le sortilège, apparaissant dans le coin de l’œil de son adversaire. Son kodachi visait la tête.

Russell Maxwell
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Dim 10 Juin - 11:23
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“ Les conflits . . . „

.

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Le Supernova avait été lâché en plein dans la foule. Le souffle était tel que j’avais dû user de volonté pour rester debout. La vache, faisait chaud d’un coup. Les inconscients et malchanceux, qui étaient restés en dessous, avait complètement disparu. Pour tout dire, même le sol de l’arène avait souffert, montrant à la vue de tous son sous-sol labyrinthique. On avait pas lésiné sur la puissance. Kenta s’eclipsa presque immédiatement après ça pour gagner les combats des hauteurs. Combat qui annonçait un orag BAM

« Wouah ! »

Un éclair venait juste de toucher le sol à quelques pas de moi. Le sursaut que je fis m’empêcha sans doute de recevoir le courant qui traversait le sol quelques instants avant de disparaître. Le combat allait s’annoncer chaotique jusqu’à ce qu’un seul ne respire encore. C’est à ce moment que deux hommes surgirent derrière moi. Sans doute, venaient-ils d’arriver, ou venaient-ils de sortir de leur cachette ? Autant vous dire que Kikihime ne laissa pas passer cette attaque surprise. Usant de sa magie de l’eau pour les envoyer valsé avant de les noyer contre un mur. *Paix à vos âmes.*

« Kikihime, désolé de te demander ça, mais je préfère que tu restes en retrait. Il ne reste que des monstres sur scène. Même si tu ne vas en faire qu’à ta tête, évite le conflit direct avec les autres monstres seuls. »

Kikihime me regarda longuement. Sans bouger . . . il fallait croire qu’elle n’allait pas bouger d’ici. Je soupirai un coup avant de me rendre compte qu’une folle du nom de Démon-sama aka anciennement Amandil Anésidora, avait complétement péter un câble. Elle avait sorti tout son bestiaire ou quoi ? Ses invocations occupaient une bonne partie des participants. Laissant le champ libre à Amandil pour aller . . . vers la protégée de Kenta ? Oulah que se passe-t-il ? Les deux femmes venaient de se prendre un sacré coup chacune ! J’attrapais Kikihime.

« Fire Fly. »

Le temps que j’arrive sur place, j’entendais une certaine personne m’interpeller par télépathie. Je ne connaissais cette voix que trop bien. Eirika était là ! Elle voyait ce qu’il se passait du côté d’Amandil et de la protégée. Du mauvais selon elle. C’est à ce moment que quelqu’un sorti de l’ombre pour attaquer la jeune fille.

Je me téléportais non loin d’eux en trombe. Si Liz Taylor de Kenta et Amandil mouraient maintenant, j’allais en avoir gros sur la conscience.

« FIRE WALL »

Je n’avais jamais utilisé autant de magie pour lancer ce sort et pourtant, urgence obligeait. Je plaçais mon mur entre l’assaillant et Liz Taylor.

« Direct Line ! »

Je me téléportais pour attraper Liz et Amandil et m’arrêtais plus loin. Les deux étaient dans un sale état, surtout Amandil.

« Tss, la poisse. »

Je sortais ma très vite des herbes médicinales que je gardais avec moi au cas où et commençais à les appliquer sur sa plaie. Mais elle n’en avait plus pour longtemps. Je soupirais un coup, enlevais mon manteau avant de m’adresser aux deux.

« Profitez de cette courte pause pour discuter. Vous n’aurez pas d’autres chances. »

Je me téléportais une fois de plus sur mon mur de feu qui s’estompait. Dague en main et prêt a déchargé un nouvel enfer de feu bien que fatigué par toutes ces péripéties. Je devinais vaguement qui se cachait sous ses vêtements.

« Et si tu enlevais ta capuche Alowin Ronslay, tu vas mourir pour toutes les âmes que tu as tuée jusqu’à aujourd’hui. Au nom de Crime Sorcière, tu seras vaincue ! »

Ma partenaire se plaça à mes côtés. Mon soutien était quelque part en hauteur. Nous allions danser  au moins une dernière fois aujourd’hui au rythme du tonnerre qui s’abattait sur l’arène.
Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Mer 4 Juil - 22:05

UNE HISTOIRE QUI FINIT MAL.



Elles sont rares, mais elles existent.


Et il ne fallait pas les oublier. Renier ces histoires aux mauvaises fins, c’est rejeter une partie de soi. Et c’est aussi honnir un grand pan qui compose l’Histoire de Fiore, ni toute blanche, ni toute rose. Car le noir et le gris, qui complètent les autres couleurs, formaient aussi des fragments de vie. Et une existence qui se passe sans mésaventures, ou sans difficultés, n’est qu’un écoulement tranquille vers la chute, comme une descente de rivière, qui s’accélère, avant la cascade finale, parfois sans retour. Et lorsque ce cas de figure se produisait, il était évidemment impossible, ou compliqué, de réparer ses erreurs, et d’ajouter un peu plus de couleurs au monde. Sauf en cas de miracles spéciaux, ou de Magie unique, revenir d’entre les morts par résurrection, ou via d’autres moyens quelconques, s’avérait exceptionnel, ou réservé à des individus spécifiques. Qui sait, peut-être qu’un marché lucratif s’était organisé autour des manières de réanimer les gens. Certains en abusaient, d’autres en faisait une Magie néfaste, comme ici, cette Mage Noire qui relevait les trépassés sans remords, sans considération pour leur repos éternel, ou pour leur damnation infinie. Mais d’autres adversaires se trouvaient au Domus Flau, avec des pouvoirs dévastateurs, ou dotés de capacités très meurtrières, pouvant provoquer des massacres sans précédent, comme le coin jonché de sang, plus loin, là-bas, dont les cadavres gorgeaient le sable de fluide vital. Sable qui, d’ailleurs, avait à la fois pris moins de place sur le terrain, à cause des cratères parsemant le sol de l’arène, mais qui avait aussi chauffé sous la température de cette immense boule de feu qui venait d’être lancée depuis déjà plusieurs minutes, en ayant entraîné une onde de choc qui avait presque renversé ou projeté tous le monde, la Mage de Glace incluse, qui, pour palier à la pression étouffante et ambiante, s’était attiédi le corps par refroidissement express. Décidément, que d’émotions au sein de cette mêlée générale mortelle. La fièvre du combat gagnait tout le monde !

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Sauf que le carnage devenait si horrible que l’épéiste ne souhaitait plus y penser. Mais même si tout se déroulait sous ses yeux, ou pas loin, Arric désirait s’échapper de cette réalité, et adopta alors un point de vue qui lui permettait de s’en soustraire. Mandus le lui avait appris, et c’était si simple que tout le monde pouvait le faire, sauf les plus obtus d’esprit : percevoir son environnement comme un conte fantastique, et se l’imaginer en tant que témoin oculaire. Certes, ce monde baignait déjà dans la Magie, et ses habitants y étaient généralement réceptifs, mais l’idée de transposer la réalité en fiction apaisait les tourments, sans pour autant fuir ses responsabilités. Arric tuait effectivement des êtres-vivants actuellement, et ne le cachait pas, mais elle ne voyait pas des personnes, juste des personnages de récit, tous rassemblés en un lieu en ruines, qui livraient un combat funeste et épique, digne de figurer aux annales du monde de Fiore qui perdurerait. Si toutefois, il en restait quelque chose. Car, avec la folie du Roi, et les puissances libérées lors de cet affrontement, Arric s’attendait presque à voir le monde exploser, ici et maintenant, et les Enfers se déchaîner par des fissures, d’où sortiraient des créatures démoniaques, des esprits maléfiques, des brumes obscures, et des geysers pourpres, et cette vision accompagnée de tambours et de violons impies, qui sonnaient l’apocalypse. Mine de rien, cette perspective dans l’esprit d’Arric la mettait déjà sur le chemin de l’enseignement qu’avait prodigué son mentor décédé, et cette vision cataclysmique constituait le premier pas vers un récit imagé grandiose. Non pas que l’apocalypse enchantait la bretteuse, loin de là, mais elle en mettrait sûrement plein la vue à tous ceux qui y assisteraient, avant d’en mourir, ou d’y survivre, pour leur plus grand malheur. Car, selon Arric, y résister, c’est souffrir plus longtemps, et agoniser graduellement dans un monde décrépit et ténébreux, à la place de s’être vu offrir une mort rapide.

D’ailleurs, un phénomène vraiment dangereux fut déclenché en pleine mêlée. Alors que la boule de feu géante venait de diminuer drastiquement le nombre de participants, cela ne semblait visiblement pas suffire pour d’autres concurrents qui, par leurs Magies, ont provoqué le déchaînement des éléments naturels, notamment deux d’entre eux, en excluant le feu : la foudre, et le vent. Le premier élément se manifesta sous la forme d’éclairs, qui tombèrent depuis les nuages, stimulés à cet effet, jusqu’au sol, vers le terrain, et en grillant le plus possible de combattants. Le deuxième élément prit la forme de tornades, grosses et petites, qui emportèrent les obstacles, matériels ou humains, en se déplaçant librement dans l’arène, encore plus structurellement dévastée qu’auparavant. Arric se trouvait dans une situation délicate, et aussi blessée par les précédents évènements, particulièrement l’onde de choc de cette boule de feu géante, qui lui avait fait cracher du sang lorsqu’elle percuta un mur du Domus Flau, apportant aussi son lot de désagrément au dos, sans pour autant la paralyser, et aussi la chaleur qui en avait résulté, amenant quelques coups de chaud, et même des brûlures aux localisations non couvertes, comme les épaules, le visage, ou les jambes, sans parler des projections de grains brûlants du sable, qui avaient entaillés sa peau et sa tenue en créant de fines lignes rouges.  Et la demoiselle n’était pas au bout de sa peine, car les éclairs la touchait autant que le reste des gens, ce qui l’obligeait à se protéger en créant des boucliers givrés, ou en s’enveloppant dans son cocon glacé. Concernant les tornades, lorsqu’elles étaient proches, Arric changeait d’endroit par l’intermédiaire de ses grappins givrés, et si les tornades attiraient Arric, alors elle immobilisait ses propres jambes en les couvrant de glace qui, fusionnée au sol, alourdissait son poids et l’empêchait de s’envoler, et elle se protégeait de tout objet projeté par les tornades grâce à des murs. L’arc était donc toujours autant sollicité pour sa portée à distance, et la morgenstern accordait une allonge appréciable au corps-à-corps. Cependant, la bretteuse devait conserver son énergie le plus possible, et ses blessures, couplées à son utilisation de la Magie, contribuait à baisser sa réserve.

Et tandis que tout le monde galérait au sol, certains se pavanaient en l’air, hissés sur les dos de bêtes volantes ou planantes, à faire les acrobates équilibristes, et à crier des choses incompréhensibles, en tout cas pour Arric, puisque le chaos ambiant rendait l’écoute des discours très difficile. La Mage de Glace imaginait ces personnages (apparemment masculins, si sa vue ne la trompait pas), en vêtements flambant neuf, qui s’adressaient mutuellement des speech compétitifs, et des accolades virils, ou qui se lançaient des défis, et qui parlaient avec des voix rauques. L’un a même balancé son camarade par-dessus bord ! Heureusement qu’il fut récupéré par un majestueux Phénix. Véritables saletés, ces créatures. Beurk. En outre, celui qui venait d’être rattrapé a assené, précédemment, un brillant coup d’estoc avec sa lance en plein milieu du ventre d’une adversaire (si les yeux d’Arric ne lui jouaient toujours pas de tour, évidemment). Quoi qu’il en soit, cela n’a pas plus à cette femme, qui répliqua en enchaîna les sortilèges de Nécromancie, au vu des ennemis qui se dressaient dans l’arène. Un gros squelette, des crânes volants, un Dragon décharné, un buste osseux, toute la famille était de sortie. Et ces morts-vivants annonçaient une fête morbide, avec pour attraction principale… la mort. Amusant. Mais puisque ce divertissement ne tolérait qu’un seul essai, la duelliste préférait décliner la proposition. Et il était hors de question qu’Arric soit réanimée par une blonde hystérique. Elle ressemblait à une méchante de conte pour enfant, une sorte de sorcière à belle apparence, mais au cœur si noir qu’il devait être pourri, comme son âme, sans doute maudite. Et elle détenait les moyens d’assouvir son autorité, grâce à une puissance démesurée et des sbires sous ses ordres, en nombre inquiétant pour asseoir son pouvoir, dont il fallait la faire choir de son trône pour retrouver la paix, et que les lapins fleurissent à nouveau, ou que les fleurs chantent dans les arbres. Oulah. La fatigue commençait. Même l’esprit d’Arric semblait un peu désordonné à cause du bordel ambiant. Et ce nuage nocif n’aidait pas à stabiliser la situation, puisqu’il fallait l’empêcher d’approcher trop près. La bretteuse voyait qu’il affectait les Mages touchés, alors elle bougeait hors de portée du rayon d’action de cette brume, et la Mage de Glace lui opposait quelques obstacles pour ralentir sa vile propagation.

Une autre silhouette, chevauchant un aigle plus grand que la norme, rejoignait le Phénix qui portait le duo d’hommes sur son dos. Sa chevelure bleue foncé contrastait avec le ciel clair, et sa longue couette filait en arrière sous la vitesse du vol de sa monture. Vraisemblablement bonne camarade de la gente masculine assise sur le Phénix, cette personne et son aigle furent responsables de l’apparition des tornades au sol. Merci, c'est bien aimable d’apporter plus de chahut terrestre. Puis, elle criait des paroles impossible à entendre, à cause de ses propres tornades. Quel était le but de tout cela ? De plus, elle venait d’intensifier le capharnaüm, déjà péniblement supportable avec la chaleur, la foudre, et les morts refusant de rester sous terre, en ajoutant des ouragans dévastateurs ! Et le pire, c’est que cet individu a produit ses tornades contre la Nécromancienne blonde, cible de plusieurs belligérants survivants dans l’arène. Sauf qu’Arric faisait les frais de leurs sorts, et Silvermoon ne comptait pas faire parti des dégâts collatéraux. Il y en avait bien trop depuis le début des hostilités, et son sang n’allait pas tâcher les mains de n’importe qui, aléatoirement. C’était peut-être surréaliste de penser à cela, voire totalement sinistre, mais parfois, les gens savaient par qui ils allaient mourir, ou alors ils souhaitaient mourir de la main d’un individu spécifique. Et ici, aux premiers abords, des combattants s’apprêtaient à se livrer des duels ultimes. Peut-être pas tout de suite, mais ils écartaient d’abord les gêneurs, afin d’avoir le champ libre, pour ensuite s’affronter les uns les autres, dans les règles ou non, mais c’était peu probable que les survivants meurent sous la masse d’ennemis, bien amoindrie à cause des éléments naturels déchaînés, et sans prendre en considération les squelettes ressuscités. Pour finir, il n’y avait pas qu’une dimension humaine dans cette mêlée. Les grands guerriers survivants distillaient aussi leurs émotions dans cet affrontement, qui faisaient parfois bien plus de dégâts.

Il en résultait un dégoulinement de drama absolument exquis. Et puisque la duelliste imaginait ce combat au Domus Flau comme un récit fantastique, les proportions sentimentales dans son esprit s’avéraient décuplées. Les relations se croisaient sans nul doute dans l’arène, avec des répercussions émotionnelles fortes, ou en demi-teinte. Même l’état délabré du Domus Flau s’apparentait presque à la déchéance d’une conscience commune, rassemblant celles de tous les participants, morts ou non, et dont les remparts de volonté s’étiolaient à vue d’œil, dans cette grande escarmouche officielle. Il s’agissait d’une bataille physique et psychique, car les deux, complémentaires, ne pouvaient se passer l’un de l’autre, et possédaient leur importance. C’est peut-être pour cela que certains individus ont voulu venir se battre. Ils détenaient potentiellement des troubles mentaux, ou poussés par la folie et le désespoir, voulurent mettre fin à leurs existences, lors d’ultimes barouds d’honneur. Alors que la bretteuse tuait des ennemis proches, de chair ou d’os, en faisant tournoyer sa double-épée, l’air lui parut lourd. Mais pas à cause de la chaleur, ou de la pression de l’orage. Plutôt à cause de l’affectivité, positive ou négative, qu’abritait chaque candidat ici présent. Ils la répandaient dans les moindres recoins de l’arène, un indicateur de mise en jeu des vies, et des attachements, de tout le monde. Quels griefs rattachaient les guerriers qui se liguaient contre la Nécromancienne ? Quelles fautes cette blonde pouvait bien avoir commise ? Ou au contraire, quels faux crimes lui furent attribués, qui la poussèrent à autant se rebeller devant l’injustice royale ? Est-ce qu’une erreur de l’un des hommes sur le Phénix l’accablait de culpabilité ? Est-ce que la personne, sur l’aigle géant, était si innocente que cela, bien avant de venir au Domus Flau ? Devait-on pardonner, à la toute fin, les atrocités de quelques Mages Noirs ou Officiels, de Mercenaires ou de Chevaliers Runiques ? Le sang versé par un psychopathe le rendait-il plus dangereux qu’un suzerain fou ? Tous les coupables d’horreurs quelconques devaient-ils être blâmés ? Toutes les questions avaient-elles une réponse, censée ou non ? Arric y réfléchissait, et chacune d’elle survenait quand la Master abattait sa lame avec vivacité et aplomb.

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Et Nidhögg procédait à un défrichage efficace du Domus Flau. Chaque ennemi vaincu déblayait un peu plus l’arène, et ce n’était pas plus mal que Silvermoon utilisait sa double-lame, étant donné que les fichues spores de ce brouillard affaiblissant atténuaient les capacités magiques des victimes qu’il atteignait. Arric se dégourdissait donc les muscles, en accomplissant d’habiles jeux de jambes, et en manipulant adroitement son arme. Cette dernière virevoltait en tout sens et créait un barrage d’acier. Mais pas impénétrable. L’opportunisme de plusieurs ennemis, ainsi que leur multitude, les aidaient à obtenir quelques occasions de blesser la Master. Nidhögg trancha trois crânes d’un coup horizontal, précédé d’un coup d’estoc entre les deux yeux d’un squelette tombé auparavant. La double-épée entailla ensuite directement une mâchoire de tête volante, et coupa en diagonale celui qui flottait à proximité. Le suivant, étalé au sol par un kick de la bretteuse, fut exécuté avec la lame plantée au milieu du crâne. Un des plus malchanceux fut réduit en rondelles à grands coups d’épée, alors que son congénère fut détruit par une lame introduite sur le côté de sa tête. Lors d’une attaque massive de crânes, la duelliste fit tourner sa longue arme de chaque côté, en alternant la droite et la gauche, et après avoir avancé sur quelques mètres, elle s’arrêta, et constata leur trépas. Sauf qu’un soldat décharné en profita pour lacérer son dos d’un coup de sabre courbe. Elle serra les dents et, sans regarder, planta sa lame directement vers l’arrière, en transperçant sa cage thoracique. Par contre, une autre agression groupée a réussi sur la demoiselle, qui se retrouvait grignotée aux jambes et aux bras, avec un crâne qui mordait une épaule, et un autre qui attaquait sa hanche. Arric eut du mal à se libérer, mais elle mobilisa un peu de magie pour glacer ceux du bas, tandis que ceux du haut se cognèrent mutuellement lorsque Silvermoon joignit ses bras rapidement devant elle. Puis Arric chopa le gobeur d’épaule et le lança par terre sans retenue, le fracassant en morceaux. Quant au rongeur de bassin, il fut décroché et eut droit à un coup de pied qui l’envoya valser au loin. Mais le meilleur coup qu’Arric ait pu asséné fut adressé à un crâne plus gros que les autres qui, en ayant pris la confiance, s’avança vers l’épéiste en espérant la becqueter toute crue et facilement. Sauf que la Master ne l’entendit pas de cette oreille, et elle arrêta le crâne dans sa course, à mains nues, pour finalement donner à son adversaire une des plus fières inventions de l’Humanité : un coup de boule. La bretteuse encaissa la douleur avec un grognement furieux, et fissura le crâne, qui tomba au sol avec la mâchoire ouverte, visiblement hors de combat, et surpris d’avoir été défait de cette manière. Au final, et au mépris de l’inconfort des blessures ruisselantes de sang, Arric tint Nidhögg fermement, jusqu’au bout.

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La Mage de Glace essuya sommairement le sang coulant en filet de sa tête, qui imbibait aussi les premières mèches frontales de son cuir chevelu. Arric se retrouva donc dotée d’épis cramoisis qui juraient avec sa toison argentée. Était-ce un signe évident et funèbre de mort imminente ? Arric ne le savait point. En revanche, elle eut ni le temps de niaiser, ni l’envie de se recoiffer, car elle dut faire face à un problème de taille. Littéralement. Le squelette géant dévastait le décor, et ratatinait des gens. Puis, il est arrivé un moment où il a dirigé son poing vers Arric, non sans que la bretteuse ne sache s’il l’avait repérée, ou s’il faisait simplement cela pour se défouler. Quoi qu’il en soit, Arric s’était préparée en brandissant sa morgenstern, exceptionnellement sortie malgré la persistance des spores nocives. Et pour conserver son énergie, elle ne se permettait pas, du moins pour l’instant, d’utiliser des sorts puissants ou monopolisant beaucoup de Magie. De plus, Arric revendiquait son statut de guerrière par ce geste d’opposition armé. Et lorsque le poing du squelette géant atteignit presque le sol, elle beugla de rage et frappa brutalement la main du monstre décharné. Elle pivota sur elle-même, sous la force du coup, en perdant de vue Skeletor. Qu’il ait trébuché ou pas, bien que ce fut peu probable, Arric se préoccupa plutôt de son affliction aux bras que de l’éventuelle chute de cet imposant ennemi. L’épéiste en profita pour s’éloigner de cette zone, car se déplacer normalement lui demandait moins d’effort que d’éviter précipitamment un poing géant, d’où sa riposte contre Skeletor, qu’elle avait privilégiée à l’esquive. Heureusement que la poussière, soulevée par cette frappe, avait couvert son déplacement. La Master s’occupa ensuite de ses affres aux membres, en les réduisant un maximum avec du froid. L’effet de corde tendue, subis aux bras par le choc du coup, était minimisé également. Certes, la glace ne soignait pas ses blessures, mais elle allégeait ses maux en les rendant plus supportables. Et la volonté de fer d’Arric constituait un rempart contre les flots de douleur, qui tentaient d’assaillir son esprit.

Une revisite de la situation globale fit émerger chez Arric un constat à la fois beau et amer : presque tout le monde, en tout cas parmi les survivants, était flanqué d’un compagnon. Qu’il s’agissait d’une bête singulière, d’un monstre étrange, ou d’une créature bizarre, chacun d’eux participait, avec leurs maîtres ou associés, à cette sanglante émulation. Et les risques qu’ils périssent augmentaient avec les minutes. Mais parfois, le sort séparait de bons amis plus tôt que prévu. Comme Pinpin, le fidèle Boulapik d’Arric, qu’elle avait rencontré dans la Forêt de Tornac, réputée pour ses ruines antiques et ses secrets archéologiques. Ils se sont croisés par hasard dans la forêt. Arric cherchait un mystère, et Pinpin tentait sûrement de retrouver son foyer. Au début, ce n’était pas l’amour fou, et ils se sont même battu l’un contre l’autre. Mais le trop plein de tonus de Pinpin l’a fait perdre toute raison, et il est tombé dans une fosse naturelle en déchirant le peu de végétation qui la dissimulait. Sauf qu’elle repoussait, et elle doublait ses couches d’humus, sans doute par simple précaution si les plantes étaient intelligentes dans cette forêt. Alors la bretteuse a usée de sortilèges pour bloquer la flore qui aurait emprisonnée Pinpin, et elle l’a sorti de ce trou grâce à une rampe de glace et un grappin givré. Ils sont restés un moment ensemble, côte à côte, avant qu’Arric ne se décide à regagner l’extérieur. Sauf que Pinpin l’avait suivi, visiblement reconnaissant, et on dirait que leur baston l’a bien amusé. Elle s’est donc retrouvée avec un familier, qu’elle considérait plus comme un ami, et qu’elle appela Pinpin, car elle l’avait confondu avec une grosse pomme de pin mouvante. Pourtant, Arric s’est vite rendu compte qu’il était con, et bourré de défauts. Il mangeait comme un cochon, boudait pour rien, était têtu comme une mule, et avait un tempérament très bagarreur. Mais il était loyal, gentil, drôle, et serviable, malgré sa maladresse. Et son activité favorite consistait à poursuivre toutes les poules qu’il voyait, surtout celles du QG de Cait Shelter. Il a même assisté à la nomination d’Arric comme Master de cette Guilde, et c’est bien la seule fois où il a applaudit, plus par imitation grossière, que par véritable compréhension du geste. Son soutien fut précieux pour l’épéiste, et il l’accompagnait bien souvent dans ses périples, ou alors il l’attendait, et Pinpin lui faisait la fête quand elle rentrait. Nonobstant, ce joyeux duo fut dissout par le destin, à Carmina. En périphérie de la ville, une femme folle avait posée un objet magique explosif, qui allait emporter un bon nombre de passants et d’habitants. Arric l’avait remarqué, mais Pinpin fut, hélas, plus rapide à réagir. Il a roulé jusqu’à la pseudo-bombe, et a encaissé la détonation de plein fouet, en ne laissant que quelques blessés légers parmi les civils. Une chance pour eux. Mais pas pour la Mage de Glace.  Elle ramena la dépouille du Boulapik jusqu’au QG de la Guilde, lui rendit hommage, et l’enterra sous l’arbre dont raffolait Pinpin, qu’il défonçait plusieurs fois gaiement, et qu’Arric replantait toujours ensuite. Dorénavant, la Master ne pleurait plus pour Pinpin, car toutes les larmes qu’elle lui avait adressé furent versées ce jour-là, et abreuvaient la terre sous l’arbre. La Master espérait que de jolies fleurs y pousseraient, pas pour voir si ses larmes étaient magiques ou non, mais parce que Pinpin méritait un beau massif fleuri. Un agréable parterre multicolore, aux pétales étincelants.

En y repensant, Pinpin avait fait une chose bien. Et il était resté pur jusqu’au bout. Aujourd’hui, il échappait à la boucherie. Arric n’avait pas honte de ne plus savoir combien de temps ils avaient passés ensemble, mais des années se sont écoulées avant cette séparation ; et elle conservait moult souvenirs d’eux deux, c’était le plus important. Même si cela paraissait ignoble sur le moment, Arric se disait qu’il avait sauvé son âme, en mourant honorablement, avant cette tuerie. Il avait trépassé trop tôt, au goût de la bretteuse ; mais il n’avait pas trépassé trop tard, pour le salut de son âme. Elle l’enviait presque, et remerciait le ciel qu’il soit dans un monde meilleur. Car sa propre âme devait être indubitablement souillée, après autant de désolation. Arric n’était entachée par aucun acte malveillant, ou meurtre intentionnel. Mais, tout comme le sable ou la boue qui s’incrustait, son essence intérieure portait un peu de crasse sur son enveloppe. Le temps l’en débarrasserait peut-être, si tant est que la Master survive. Et honnêtement, L’épéiste préférait que d’autres gens survivent. La jeune génération, et ses individus louables, qui bénéficieraient d’un monde plus tranquille, dont la barbarie serait laissée derrière eux, avec les vieux. Les doyens les guideraient, éclaireraient leurs chemins, et les conseilleraient, mais ils ne les contrôleraient pas, ou ne les domineraient pas. Fiore à nouveau en fête et en liesse, pas mis à feu et à sang ; une vision idyllique que la bretteuse chérissait. Néanmoins, comment y croire, ou y arriver, avec la jeune génération qui se faisait exterminer ? À commencer par cette fille rousse, qui a encaissée l’assaut d’une araignée trapéziste, et qui s’était remise debout, après avoir été embrochée par la Nécromancienne blonde. Était-ce Liz ? Arric devait en avoir le cœur net. Elle avait certainement besoin d’aide. Et ce grand dadais de Russell l’a rejointe. Une bonne chose. Sauf qu’il semblait sur le qui-vive, ou il avait l’air de s’adresser à quelqu’un aux alentours. Des ennemis rôdaient dans les parages ? Raison de plus pour les épauler. Et il venait de lancer un sort de feu. Ventre-saint-gris !



Arric couru vers le ninja, sans baisser sa garde.

Eirika Stone
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Lun 9 Juil - 1:40
Kaboum, patatrac et re-boom. Des furies, partout. J’étais bien contente d’être restée cachée, dans mon coin... Je devrais bien participer à un moment, mais pour l’instant j’étais suffisamment loin pour ne pas subir de dégâts directs, quoique la chaleur de l’explosion des deux mages de feu avait réussi à secouer bien plus que l’arène. Y’en a qui pourraient se demander si Acnologia n’était pas venu se promener dans le coin, tellement l’explosion était apocalyptique. M’enfin, il y avait des survivants et, eux, ils ne perdaient pas de temps pour reprendre le combat.

Pour ma part, j’observais à la lunette de mon fusil ce qui se déroulait, sans entrer dans le combat. Grâce à mes notions de télépathie, il m’était facile de transmettre des messages simples par la pensée, mais avec tous ces combats, les gens n’écoutaient pas vraiment leur tête. Autrement dit, ce que je voyais ne servais à personne. C’était dommage. Enfin, il y aurait bien eu Russell, on avait déjà tellement combattu ensemble qu’il entendrait sans doute ma voix, mais il avait trouvé un compagnon d’arme qui serait sans doute bien plus à même de l’aider. Je n’allais pas trop traîner dans leurs pattes : j’irais trouver Ray, afin de voir qui de nous deux gagnerait, cette fois !

Sauf que non. A peine me levais-je que je voyais deux femmes s’entretuer. L’une d’elle était une démone, l’autre une jeune femme pleine d’amour. Je contactais Russell. Il connaissait l’une des deux, sinon les deux. Ca pouvait l’intéresser, donc ça pouvait m’intéresser. Et, du coup, il s’excita devant les deux femmes, en vain. Pour finir, il se posait accompagné de sa Sorceline devant un être encapuchonné, qu’il avait sans doute reconnu. Moi, j’voyais pas grand-chose, mais le regard de Russell en disait long. Avec le lien télépathique, j’appris ses hypothèses et, à mon tour, je m’excitais.

Des années plus tôt, j’avais commencé à apprendre à me battre autrement qu’avec un fusil de précision. Une première fois face à Ray, j’avais utilisé des armes de poing. Pour la suite, j’avais tenté bien des choses, notamment à l’aide de la magie des véhicules. Hélas, rien n’avait égalé les armes de poings... Jusqu’à ce que je tombe sur les sortilèges qui n’étaient liés à aucune magie. Il était notamment connu que le Black Knight connaissait l’Amaterasu Formula 100. Jusqu’où pouvais-je aller pour me diversifier ? J’étudiai. J’étudiai longtemps. Et, enfin, j’appris à utiliser tous les pouvoirs de l’Amaterasu, très récemment. A mon tour, j’avais maîtrisé les cent formules. Mais je n’avais jamais pu l’essayer en situation réelle afin de tuer un mage noir. Il y avait une première à tout.

Eloigne-toi un peu Russell, ça va faire boum.


Il savait ce que ça voulait dire. Et il savait que ça n’allait pas se limiter à un boum... J’invoquais les multiples cercles magiques violets, à l’emplacement de la supposée Alowin Ronslay. Un mage noir vaincu par les ténèbres, c’était ironique, non ? J’avais appris ce sortilège parce que je me savais coupable de crimes et que je pouvais les expier de cette façon. Désormais, j’allais en avoir un de plus sur la conscience, le meurtre d’une criminelle de renommée. En voilà un qui serait bien léger sur ma conscience ! Et je n’allais en laisser que poussières, pourtant.

Amaterasu. Formula 100.


Je fermai le poing devant moi. Aussitôt, une sphère aussi sombre que la nuit grandit sur le point d’Alowin. Sur son passage, tout était annihilé : sable, terre, cadavres, équipements. Bientôt, il n’en resterait qu’un cratère et quelques âmes... Car l’un des sortilèges les plus puissants de notre monde venait d’être lancé, dans mes mains. Grâce à la Seconde Origine, je ressentais à peine la perte d’énergie, mais je n’étais pas du niveau du chevalier noir dont la sphère était sans doute tellement plus impressionnante. Un jour, peut-être, si je m’en sortais, j’aurais l’occasion de faire aussi bien en tuant des gens qui le méritait tout autant que cette illusionniste. L’avantage que j’avais face à elle, c’est qu’elle ne m’avait pas vu, avec la distance. Mon camouflage était son point faible. One shot. One kill. Ray serait-il le suivant ?

Maintenant que tout le monde avait saisi qu’un nouveau mage relativement puissant venait de faire son apparition – et pas sans faire du bruit – je devais prendre mes précautions. J’abandonnais mon fusil sur place pour me précipiter en moto vers Russell, tirant au passage quelques Void sur ceux qui s’approchaient trop près de moi.

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Ray Mizki
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Jeu 26 Juil - 16:42
"Aïe…"

Je suis sous forme humaine, presque enterré vivant sous un nombre impressionnant de rochers… Pourquoi ? J’essaie de me rappeler tout ce qu’il s’est passé.

___***___

Tout d’abord, l’arrivée, le nombre impressionnant de participants et les quelques spectateurs fous. Ensuite, le conseiller en armure, bravant l’ensemble des participants. L’explosion enflammée, les éclairs et les tornades, et la peste que j’ai chargé. Ok, ça revient… Et un mal de tête en même temps.

J’étais… En train de lui tomber dessus, comme un missile, alors qu’elle s’est mise à tourner sur elle-même. Je pensais quelle faisait ça pour adoucir le choc, voir utiliser ma vitesse pour me dévier grâce à sa rotation… Mais non. Le coup de pied que j’ai reçu m’a indiqué qu’il s’agissait en fait d’une contre-attaque. Elle ne fait pas partie des idiots, après tout, elle avait survécu à de nombreuses batailles, ainsi qu’à l’enfer qui vient de se déchaîner...

Je reçu son pied dans le ventre, ce qui m’a permis d’absorber une partie du choc avec l’élasticité de la peau de crapaud. Me repliant sur moi-même, j’ai senti en partant que quelque chose restait accroché. J’ai fini dans les gradins, dont une partie s’est effondrée sur moi, m’assommant en se logeant autour de ma forme transformée.


___***___

De là où je suis, j’arrive à voir la lapine et Amandil. Je vois aussi que les deux ont une lame les transperçant. Je suis sous le choc. Tout ceci n’aura-t-il donc servi à rien ? Je n’aurait servi à rien finalement, elle est morte.

Ensuite, un mur de flamme apparaît derrière elles. Un autre mage arrive, se penchant sur la démone et appliquant quelque chose sur elle, avant de parler à la chevalière puis de se retourner vers le mur de feu.

C’est le moment que je choisis pour sortir de mon éboulement. Je récupère un os qui trainait là, me doutant qu’il s’agissait de la magie de feu Amandil à l’œuvre, et me prépare à m’en servir comme arme, gardant le morceau de métal que j’ai récupéré comme bouclier. Je vais économiser ma magie, pour l’instant. Je vais simplement attendre que tout le monde ait fini sa grosse dépense pour intervenir.

Alors que j’avance vers le groupe repéré, je vois un ensemble de sceau apparaître à l’endroit où semblait se tenir la personne encapuchonnée. Je n’ai vu ces sceaux que quelques fois durant la guerre, mais ils se sont gravés dans ma mémoire… L’Amaterasu… Et pas n’importe lequel, l’Amaterasu 100, le pire de tous…

Je couru jusqu’à mon amie d’enfance, pas pour voir si elle avait survécu, je me doutais bien que non, mais s’il restait des morceaux de son corps après cette attaque. Je faisais attention de ne pas non plus me précipiter n’importe comment sous ma forme humaine. Je sais que je serai une cible bien trop aisée, du coup je passe d’abri en abri, restant sous le couvert des gravats jonchant ce qui restait des gradins.

En progressant, je me félicite de ne pas m’être épousseté après être sorti de mon enterrement, la poussière recouvrant mes habits et cheveux étant de la même couleur que les gravats, elle me dissimule un tant soit peu des regards. Pas énormément non plus, malheureusement.


Dernière édition par Ray Mizki le Dim 29 Juil - 21:37, édité 2 fois
Aurore Assno
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MessageSujet: Re: L'incroyable-tournoi-du-feu-divin-auquel-personne-ne-survivra   Ven 27 Juil - 23:39


Dix années, dix longues années au cours desquelles j’avais le sentiment d’avoir vieillie d’une trentaine d’année. Une guerre a cet effet sur l’esprit d’une personne ; la violence, la douleur et la perte d’êtres chers vieillissent une âme et la transforme irrémédiablement. J’en étais revenue de cette guerre, mais défigurée, je portai ma main à mon épaule gauche et caressa du bout des doigts la chaire de mon moignon. J’avais perdu plus que mon bras dans cet affrontement, Kalindra mon mentor, un grand mage et mon éternel modèle n’y avait pas survécu. Ma courte carrière de mage à Lamia Scale m’avait fait traverser de nombreuses épreuves, mais voir un projectile traverser le corps d’une amie était de loin la plus éprouvante. Ce décès me changea profondément et je pris la décision de prendre ma retraite, quittant ma chambre au dortoir de la guilde et retournant à Laliveron où j’ai grandi. J’étais bien naïve de penser que la guerre ne m’y suivrait pas. Je travaillai à protéger la population de la ville, des gens avec qui j’avais grandi, des gens qui se moquaient de la petite fille stupide que j’étais. De nombreux convois quittèrent la ville pour se cacher dans les montagnes, aucun n’arriva prouvant encore une fois la cruauté sans limite des mages noirs.

Mon deuil fut de courte durée, j’étais animée par la rage. Je vécu alors à la hauteur du surnom que m’avait donné mon professeur ; « Vengeance Spirit ». La petite fille ingénue que j’étais avait disparue pour laisser la place à une femme assoiffée du sang de ses ennemis. Combattant de toutes mes forces je vis ma puissance magique grandir de batailles en batailles, créant des liens avec des nouveaux esprits célestes et en apprenant tout ce que ma magie avait à m’offrir en échange de mon bras. Mais la rage n’était pas un carburant suffisant, et éventuellement j’en vins à court retombant dans une mélancolie salvatrice. J’avais atteint, un jour, le seuil où le sang qui recouvrait mes mains ne disparaitrait plus, où mes rêves ne seraient plus joyeux, j’avais pris conscience qu’aveuglée par la rage et au nom de la justice j’avais accompli des actes abominables. La fin de la guerre m’apparut comme un événement surnaturel brisant le chaos quotidien de la guerre et me ramenant à une vie dans laquelle je me sentais étrangère. Devais-je retourner à mon ancienne vie en prétendant ignorer les dix années sanglantes qui s’étaient écoulées ?

De toute évidence nous n’en étions pas capables. Je fumais à la fenêtre de mon auberge observant le Domus depuis le confort de ma chambre. L’agitation que j’y observais était à la hauteur de l’événement, le public venu en grand nombre pour apaiser leur soif de combat, comme ci cette guerre ne l’avait pas étanchée. La nouvelle de ce tournoi m’avait surprise, d’autant plus qu’il était organisé par le roi dont l’absence sur le champ de bataille m’avait amené à en oublier son existence. Sa gestion du royaume, pour le peu de pouvoir que le conseil lui avait laissé, avait été désastreuse et sa décision d’organiser un tournoi à mort entre les survivants d’un conflit d’une décennie n’était pas prometteur. J’avais décidé de venir jusqu’à Crocus pour revoir d’anciens mages avec qui j’avais partagé de bons moments, ou du moins je m’en étais convaincue. Une partie de moi voulait venir pour prendre part aux affrontements, le combat étant devenue la seule chose pour laquelle je me sentais qualifiée.

Malgré la distance le Domus m’offrait un beau spectacle, l’arrivée du Christina avait provoqué chez moi des frissons me remémorant ce dont cet engin de guerre était capable de faire. S’il prenait part à la bataille il ne restait plus rien de Crocus et le roi pourrait régner sur un tas de ruines. Une onde de choc chaude éteignit ma cigarette et me frappa au visage m’obligeant à porter mon seul bras valide sur mon visage pour couvrir mes yeux, ils n’y allaient pas de mains mortes. Et ils surenchérissaient, des nuages recouvrirent l’arène et je sentais dans ma chambre que l’atmosphère changeait, l’air s’était chargé de cette odeur si particulière qui précède un orage. Mais ce qui ce que je vis ensuite ranima en moi un sentiment que j’avais cru oublié, l’apparition d’un dragon squelettique détruisant l’enceinte de l’arène ne pouvant qu’indiquer la présence de la démone Amandil. La garce comment osait-elle se présenter au Domus après ce qu’elle avait fait au royaume ?! elle n’était sûrement pas venu pour prétendre au poste de chef de la garde royale, un autre doigt d’honneur aux institutions qu’elle a tant plaisir à saboter.

Je ne perdis pas un instant, accrochant mon trousseau de clefs à ma ceinture je me précipitai par la porte ordonnant à Napoléon de m’attendre dans la chambre. Les rues de Crocus et les alentours de l’arène étaient vides toute la ville semblait s’être regroupée dans le Domus et je marchais vers l’entrée principale redécouvrant la ville désertée sous un nouvel angle.

Une fois l’enceinte traversée je me retrouvai au bord de l’arène et le spectacle que j’observais de ma chambre se révéla être une boucherie. L’arène n’avait pas été entretenue et les grandes statues qui la cernaient n’étaient plus que des jambes sans tronc, un des visages de pierre gisait sur ma droite. Un cadavre le recouvrait, le corps était encore consumé par les flammes et l’odeur me donna un haut-le-cœur, mais en portant mon regard aux alentours j’en découvris d’autres à différents stades de décomposition et souffrants de diverses mutilations. Le mage qui deviendrait le chef de la garde sera le dernier mage du royaume à en juger par le nombre déjà important de victimes. Nous avions gagné la guerre, mais je commençais à douter de notre légitimité.

J’aperçus Amandil dans l’arène, elle était blessée au cœur et était encerclée par des visages familiers, Liz, je ne l’avais pas revu depuis mes mésaventures dans cette maudite forêt. La jeune fille ne semblait pas non plus en très bonne état je ne perdis pas un instant et invoquai Monocéros au plus près de Liz afin qu’il puisse prodiguer ses soins et Canis Major à mes côtés en forme humanoïde armé de son épée et bouclier pour repousser les éventuels attaquants.

Elle risquait peut-être de ne pas me reconnaître, ma longue chevelure rose était coupée à ras, je portais une boucle d’oreille en forme de diamant. Ma tenue était beaucoup plus sobre qu’auparavant, une combinaison ample d’un bleu pale dont la manche gauche était replié au niveau de mon moignon.
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