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 A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]

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Kenta Hoshi
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MessageSujet: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Dim 4 Juin - 22:10




Les personnes possédant du pouvoir et une certaine influence ont de nombreux avantages. L’un d’eux, notamment, est de s’attirer tout un tas d’amis plus ou moins hypocrites. Enfin, le bonus, ce ne sont pas ces amis en questions, mais plutôt les cadeaux qu’ils vous font, pour tenter de vous acheter à leur cause. Bien souvent, des hommes politiques acceptent ces cadeaux, pour le seul prix de leur soutien. Ceci n’étant, évidemment, absolument pas moral et tout à fait condamnable. Et pourtant, je ne sortais pas du lot ! En tant que Mage du Conseil, nombreux ont été ceux à m’approcher pour satisfaire leur propre ambition. C’était sans doute mal me connaître, mais je ne pouvais pas leur en vouloir : j’étais un officier qui sortait un peu de nulle part, tout nouveau dans ce monde politique. Néanmoins, quel mal y avait-il à profiter de ce que les autres vous offrent ? Après tout, à aucun moment je n’ai promis de rendre le service que l’on me rendait. Et puis, cela donnait une bonne leçon à ces soit disant amis ! Alors, de temps à autre, bien que de moins en moins souvent grâce (ou à cause ?) de ma réputation d’honnête homme, je recevais les amitiés matérielles d’une personne cherchant mon soutien.

Et puis, franchement, quand on vous tend des billets pour Akane Beach, êtes-vous prêt à inventer une excuse sur le champ ? Chacun ses faiblesses ! N’étant jamais allé dans un parc d’attraction, la tentation était trop grande ! Je pris les deux billets.

Au moment de préparer mon week-end, je me rendis compte que personne n’était disponible pour m’accompagner. Myrcella était en mission, Liz en visite à ses amies de Mac Anu, Amandil injoignable depuis des semaines et il était hors de question d’emmener Seth. Ceci étant dit, voir un Nebula Finalita courir dans un parc d’attraction, la langue pendante et le ballon de baudruche dans les griffes, ce devait être un spectacle inédit. Mais inconcevable, évidemment. J’aurais pu demander à bien d’autres personnes de m’accompagner mais j’eus finalement l’idée d’en faire profiter quelqu’un d’autre. Moi, au moins, je n’utiliserais pas ce billet pour acheter l’appui d’un autre influent politique. Donc, le nombre d’acolyte était désormais seulement limité à la population de Fiore. C’était gênant. Alors, je me rendis à une salle d’archives, dans laquelle se trouvaient les dossiers de tous les mages officiels du pays. Je pris un couloir, une étagère et un dossier au hasard, afin de tomber sur Yuna Tsubomi, mage de Cait Shelter. Le nom m’était vaguement familier, mais je ne parvenais pas à mettre de visage sur la magicienne. C’était peut-être mieux ainsi ? Une fois la lettre envoyée, signée de mon nom avec pour seul contenu un éloge à ses talents de mage qui lui avaient valu ce cadeau de reconnaissance, il ne me restait plus qu’à attendre le week-end.

x-x-x-x-x-x-x-x

Enfin ! Habituellement très patient, j’étais devenu insupportable dans l’attente de ces presque vacances. Comme un gosse ! Ryuunoosuke aussi attendait ce week-end avec impatience. Visiblement, mon état l’irritait quelque peu. J’aurais sans doute compris pourquoi, si mon esprit n’avait pas été concentré sur le seul fait d’aller au parc d’attraction. Puis le jour tant attendu arriva enfin ! Seth resta à Era tandis que je pris un Vélociraptor pour atteindre Akane Beach. Il courut longtemps, le pauvre. J’avais du mal à le laisser finir ses pauses... Mais grâce à lui et à son incroyable endurance, nous étions arrivés au parc d’attraction samedi soir. Je pris une chambre classique, ne voulant pas spécialement attirer l’attention sur moi, puis m’endormis. Le voyage fut long et, malgré la monture, sans beaucoup de repos.


Mon billet tenu de mes deux mains, je me présentai le lendemain matin au guichet, à l’heure d’ouverture. Billet validé, je me jetai sur les premières attractions, entouré de gamins avec le même bonheur sur le visage. La mer, les plages, les attractions, la nourriture, tout était en abondance. Un petit paradis ! Et pourtant, il ne fut même pas midi passé que je commençai à m’ennuyer... Le problème ? J’étais tout seul. Autour de moi, de nombreuses familles, groupes d’amis ou couples s’amusaient. Mais j’étais seul. Ici, je ne connaissais, théoriquement qu’une personne. Enfin, connaître est un bien grand mot. Je ne connaissais d’elle que son nom : Yuna Tsubomi. Evidemment, sans visage, c’était difficile de me mettre à sa recherche, autant joindre un autre groupe, c’était déjà plus simple. Cependant, n’étant pas du genre à me sociabiliser en claquant des doigts (je préférais souvent taper du poing, il faut le dire), je ne savais plus trop quoi faire. Or, depuis mon arrivée, le grand huit semblait m’inviter. Je l’avais gardé pour plus tard ; le meilleur pour la fin. Mais dans mon état actuel, blasé, je me dis que ce serait peut-être le remède à mon ennui. Ah, un remède ? Doux leurre. Malheureuse illusion.

Je montai dans le premier wagon. A côté de moi, une jeune femme aux cheveux verts semblait prête à tout : elle portait carrément des lunettes d’aviation ! Malgré tous mes combats, toute l’adrénaline qui avait pu circuler dans mon corps, j’étais loin d’être aussi prêt ! Plonger dans le vide à la vitesse d’un train... J’en avais souvent pris, lorsque j’habitais encore Mac Anu. Mais rien à voir avec celui-ci, ce monstre de fer qui allait tous nous emmener en enfer. J’admettais volontiers avoir peur. En fait, je me sentais même mal rien qu’à l’idée de monter une pente. Pourtant, c’était trop tard. Les barres de sécurité s’étaient abattues sur mes épaules avant même que je puisse remonter. Il allait falloir endurer ça, Kenta. Courage. Tu as fermé les yeux, mais tu entends le cliquetis assourdissant. Tu crois que tu tombes, que vous êtes tous morts. Mais non, un coup d’œil te permet de voir que tu n’as encore rien descendu. Ceci dit, ton œil entraîné n’a pas perdu une miette du décor qui s’était offert à toi, une fois là haut. Peut-être pourras-tu peindre le parc, les plages et la mer, un jour. Si vous surviviez.

Descente.

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Merci Myrcella :3
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Mar 6 Juin - 21:12


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Laissez passer la grande Yuna Tsubomi!
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Je m’assis, remontant mon t-shirt trois fois trop grand pour moi sur mon épaule. Avec un soupir de lassitude –passablement due au fait que je m’étais réveillée il y avait seulement une demi-heure- je parcourais le tas de lettre que j’avais entre les mains. Je reconnus sans grand mal l’écriture de ma mère, qui devait bien m’écrire toutes les semaines, quand bien-même je ne lui répondais pas toujours. J’identifiais également, avec une joie à peine dissimulée, les lettres gracieuses et travaillées de ma belle Sayu-nee. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas eu de ses nouvelles ! Il faudrait que je lui réponde rapidement. Et à ma mère aussi d’ailleurs…

Hormis ces deux-là, le reste du tas me laissait indifférente. Je comptais un bon nombre de pubs, notamment pour des promotions sur les derniers arrivages de petits pois. Sérieusement, même dans une guilde aussi paumée que Cait Shelter, on trouvait le moyen d’envoyer des prospectus ? Puis pour des conneries en plus. Cait Sheleter était une guilde relativement indépendante. Qu’est-ce que je pouvais en avoir à faire moi, des petits pois, de la nouvelle gamme de bas de contention, d’un bon de réduction chez le vendeur le plus proche, des dernières promos sur les sacs de voyages en peau de Moucon et d’une lettre du conseil, hein ?
… … … Attendez !! Une lettre du conseil ???!!!! Qu’est-ce que c’était que ces conneries encore ?

« Mademoiselle Yuna Tsubomi … »

Ah oui, c’était carrément destiné à moi en plus. Là, pour le coup, je commençais à avoir des sueurs froides. Je passai en revu tout ce que je pouvais avoir fait de mal ces derniers mois. Ce n’était certainement pas pour avoir pété un vase de Cait Shelter, ni pour un Moucon que j’avais dérangé dernièrement. Je me souvins d’un restaurant où je n’avais pas payé, à Hosenka, mais le conseil ne m’aurait pas envoyé une lettre pour ça, quand même ? Sceptique, je toisai la lettre comme si elle avait été un coli piégé. J’avais vraiment un très mauvais pressentiment vis-à-vis de ce bout de papier. Ne vaudrait-il pas mieux que j’arrête ma lecture ici ? Et prétendre ne jamais avoir reçu ce truc ? Mauvais plan. Et puis, maintenant que j’avais commencé, autant finir.

« Je suis ravie de vous annoncer que, pour vos prouesse en tant que mage de Cait Shelter, le conseil vous fait don de ce pass pour le parc d’attraction d’Akane Beach. Celui-ci vous est gracieusement offert en guise de récompense pour vos efforts … » suivi d’une liste longue comme le bras d’éloges à mon égard. Le pass était valable ce weekend, et c’était signé de la main de Kenta Hoshi, mage du conseil.

J’avisai la lettre avec des yeux ronds. J’avais pas dû bien me réveiller. Ébahie, je fouillais dans l’enveloppe et trouvait effectivement un petit billet tout coloré. Mais… C’était une blague ? Comment… Où… … …Hein ?!

Je relu la lettre une seconde fois. Celle-ci était faisait l'apologie de mon courage, ma détermination, ma maîtrise de ma magie, et tous mes faits accomplis. Cela était très flatteur, quoique je trouvais qu’ils en faisaient un chouia trop, dans leur description. C’était comme si la lettre ne m’était pas vraiment destinée…

*Attends, attends, Yuna. Si ça se trouve, tous les mages ont reçu un billet.*

Intriguée, je sortis de ma petite cabane et alla mener mon enquête auprès des mages de Cait Shelter. Mais personne d’autre que moi n’avait reçu d’invitation. Dans ce cas, je devais être une des rares élus à avoir eu cette invitation… Pourquoi ?
Pourquoi moi, Yuna Tsubomi, mage plutôt méconnue et franchement pas très forte, j’étais récompensée ? Peut-être que je n’étais pas si mauvaise, finalement ? Je m’étais sûrement sous-estimée ! Oui, ça devait être ça ! Sûrement que, comme j’habitais à Cait Shelter, je n’avais pas beaucoup de retours, mais en vérité, les gens me connaissaient bien pour mes prouesse ! L’idée me plaisait bien. En fait, elle me plaisait tellement que je finis par l’adopter. Mon égo commença à enfler comme un ballon de baudruche. Remontée, je planifiai immédiatement mon trajet.
Les jours qui suivirent une rumeur dans la guilde commença à circuler comme quoi j’étais devenue tout bonnement infecte. Sois disant que j’avais pris le melon. N’importe quoi ! Pfff. Qui étaient-ils pour me juger ! Ils n’avaient pas reçu une invitation de la main d’un des mages du conseil, eux !

Le weekend arriva bien trop lentement à mon gout, mais comme toute chose en ce bas monde, il finit par arriver. Comme on disait « Tout vient à point à qui sait attendre longtemps »… Ou un truc dans l’idée. Toute remontée, je réajustai mes fameuses lunettes d’aviateur et partait pour l’aventure. Le trajet dura longtemps, presque tout le samedi, mais je m’en fichais. Moi, la grande Yuna Tsubomi, me rendait là où le conseil lui-même m’avait invitée ! Le soir, j’eux du mal à fermer l’œil, dans l’hôtel où je me trouvais, mais bizarrement, le lendemain, je ne ressentis pas la fatigue. J’avais tellement hâte ! Je ne remarquai même pas qu’il était aux alentours de huit heures du matin, ce qui était inédit, venant de ma personne.

Par où commencer ?! Mes yeux firent un marathon sur le descriptif des attractions. Hors de question de faire des trucs bateaux, comme la grande roue ou le train fantôme ! Pour moi, aucune hésitation, il me fallait des sensations !!! Mais lesquels ?! Dans quel ordre ? Pour rentabiliser au maximum mon temps, et prendre mon pied, il fallait que j’y aille crescendo ! D’abord, les petits manèges qui tournicotaient, pour enfin finir avec le grand huit !

La matinée fut relativement calme. Trop calme. Ces attractions dîtes « softs » l’étaient beaucoup trop ! Et il restait tant de choses à faire ! J’avais l’impression d’avoir perdu la moitié de la journée ! (En même temps, personne ne m’avait prévenue qu’il y aurait tant de queue à chaque attraction, et que lesdites attractions seraient aussi pourries) Aux alentours de midi, après avoir acheté (et dévoré) un sandwich, je décidai de passer à la vitesse supérieur : LE GRAND HUIT. (Insérez ici des chants religieux) Et le premier wagon, s’il-vous-plaît ! Je ne désirais pour rien au monde que la vision impie de personnes en face de moi n’altère mes sensations fortes. Je devais être en première ligne ! Attendre que le train soit rempli fut insupportable. Mais un ultime courageux fini par s’assoir à côté de moi, et ce fut le départ. Les barres de sécurité descendirent. Je trépignai d’impatience. Mon voisin, lui, semblait moins serein.

*Avance ! Avance ! Avaaaaaance !!!*

Et le train avança. Le son caractéristique des roues affrontant les rails me fit frissonner. Enfin, une attraction digne de ce nom ! Les yeux écarquillés, l’air d’une folle tout droit sortie d’un asile, je maudissais cette attente insupportable, tant je désirais la descente qui allait suivre. Et ça montait, montait, montait. Dieu que c’était long. Je pouvais voir la pente. AAAAH…. Plus viiiite. Allez… Encore un tout petit peu.

*Kawaboumgaaaaa !!!*


************


J’étais très, très déçue.
Certes, il y avait une ou deux descentes qui m’avaient fait des petits guillis au ventre, mais franchement, ça ne valait pas le temps que j’avais passé à faire la queue ! J’étais désespérée. C’était censé être une des meilleures attractions du parc ! Heureusement qu’il en restait une ou deux avec des loopings ! Là, j’étais sûre de ne pas être déçue ! Sans perdre espoir, je quittai ma place, prête à partir quand j’entendis un choc derrière moi. Je me retournai vivement. Mon voisin avait visiblement été à deux doigts de s’écraser par terre.


-Est-ce que tout va bien ?

Je lui saisis le bras –il était plutôt imposant, l’animal !- afin de l’aider à s’extraire du wagon. J’espérais sincèrement qu’il ne soit pas en train de faire un malaise. Je n’avais vraiment pas l’habitude de ce genre de situation, et je n’étais pas sûre de pouvoir gérer si ce type aux cheveux bleus décidait soudainement de tomber dans les pommes. Je l’éloignai de l’attraction afin qu’il ne se sente pas oppressé par la foule, souhaitant secrètement que ce mal-être ne soit que passager…


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Kenta Hoshi
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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Mer 7 Juin - 13:47




Descente.

Ce fut à la fois bref et interminable. Bref car la vitesse était surprenante, interminable car je me sentis mourir sur place. Instinctivement, mes yeux s'étaient fermés et mes mains s'étaient cramponnées aux barres de sécurité. Je hurlais de terreur. Puis la descente s'acheva avec la décélération de la machine infernale, dans une montée. L'instant d'un espoir, j'imaginai que le tour était fini et rouvrit les yeux. Ce fut une seconde erreur. Il ne s'agissait que de l'entrée, le reste allait bientôt suivre. À mes côtés, la fille aux cheveux verts paraissait déçue. Qu'aurait bien pu te faire peur, te retourner l'estomac ? Ces autres trains qui se vrillaient ou se retournaient ? Rien que d'y penser, je fermai la bouche. Allais-je rendre mon petit-déjeuner ? Au premier rang, ce serait gênant pour tous ceux derrière moi.

Malgré mon état et malgré notre destination, j'entendais derrière moi les cris de joie des voyageurs. Je ne les comprenais pas. La seule envie qui me restait était de faire sauter le mécanisme qui me maintenait sur le train et de m'enfuir, si je parvenais à tenir debout plus de quelques secondes ; ce qui n'était pas gagné. Et puis, les virages, les descente, le bruit, la vitesse... Je ne parviendrais jamais à concentrer ma magie pour m'échapper. Je réprimais un haut-le-coeur lorsque le train enchaîna brusquement entre une descente et un virage. La mort, peut-être, était préférable. Subir cela n'était pas humain. Comment un être avait-il pu avoir l'idée de concevoir telle chose ? Je ne regardais plus autour de moi, j'observais uniquement les sensations que mon corps recevait. J'en fus encore plus malade et horrifié. Mais surtout malade.

Le passage où le train s'arrêta disparut de ma mémoire, malgré mon entraînement de mémorisation suite à mon amnésie. Peut-être était-ce mieux ainsi. J'étais peut-être déjà en enfer. Non, en enfer, on ne se réveille pas devant une jolie jeune femme. Ceci dit, j'aurais pu voir des fantômes que mon visage n'aurait pas davantage pâli. On avait dû me porter, car je me trouvais près de la sortie du manège lorsque je repris plus ou moins mes esprits. Les lunettes d'aviation sur le front, ma voisine dans le train s'inquiétait de mon état. J'aurais bien voulu dire : "Ne vous souciez pas de moi, j'ai déjà vécu pire". Mais je doutais que ce fusse vrai. Me retrouver à demi-mort sur Gehenna Island serait presque une partie de plaisir. Heureusement, ici, j'étais en sécurité. Mon cerveau le savait. Pas mon ventre.

Malgré tout, je restais un gentleman. Il était hors de question que je souille sa vue du contenu de mon estomac. Je la suppliai du regard d'aller voir ailleurs, n'osant pas mouvoir mes lèvres. Elle n'en fit rien. Je me retournai pour me mettre en PLS. Cette position était devenue, au fil des années, synonyme de difficulté. Je ne pouvais pas contredire cette façon de l'utiliser. J'étais vraiment en PLS. On m'avait appris à mettre les autres dans cette position, je savais tout aussi bien m'y mettre. J'eus le coeur au bord des lèvres en bougeant, mais je me retins. Il fallait être endurant. Si quelqu'un s'apercevait de mon identité... Ma carrière serait finie. N'ayant ni cape rouge, ni vêtements bleus, juste mon bandeau-doudou vert dans la poche, me reconnaître ne devrait pas être facile. Encore que mes cheveux étaient assez atypiques. Bref, je ne devais pas céder.

Ça ira... Je vous en suis reconnaissant... Néanmoins, je vous prie d'aller vous amuser...


Et ce fut parler, d'une voix pourtant lente et faible et faisant une pause entre chaque mot, qui fut l'élément déclencheur. Peut-être aurais-je dû mettre moins de cérémonie. Le temps de lever la tête pour ne pas en mettre sur mes vêtements, mon petit-déjeuner descendit comme une cascade sur le sol. Raté. Je devais avoir fière allure... Heureusement que ni Myrcella ni Liz ne m'ont accompagné ! Pour le moment, les gens évitaient de regarder dans ma direction, mis à part l'aviatrice toute proche et un employé juste à côté qui se demandait quoi faire en se grattant le dessus du crâne.

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Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Ven 16 Juin - 0:13


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Laissez passer la grande infirmière Tsubomi!
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L’homme se courba sur lui-même, visiblement très, très mal. Pitié, qu’il ne me clamse pas dans les pattes ! Je posai une main rassurante sur son dos. Mon ex-voisin se tourna alors vers moi, me jetant un regard fatigué et suppliant. Damn ! Ce qu’il était pâle ! (Ce qu’il était mign- … Bah quoi ?!) De petites gouttes de sueurs perlaient sur ses tempes, et il respirait avec difficultés. Pour peu, on aurait dit un mourant. Je priai tous les grands mages de Fiore pour qu’il ne s’effondre pas. Et je cru un instant que les dits grands mages se foutaient royalement de ma gueule, parce que je vis le malade tomber quand même. Seulement, à mon grand soulagement, le mouvement était volontaire. Je m’empressai donc de baisser mes bras que j’avais tendu pour rattraper le corps dans sa chute, geste désormais inutile. Le cadavre ambulant fini par s’allonger sur le côté, dans une position bien connue des soigneurs et des alcooliques. Dîtes-donc, le manège l’avait autant secoué que ça ? Remarque, c’est vrai que mon ex-voisin avait passé quatre-vingt pourcent du voyage à crier, dix-neuf pourcent à gémir, un pourcent à appeler sa Maman, et l’intégralité de l’attraction à fermer les yeux. M’enfin, si on était fragile à ce point-là, il ne fallait pas monter dans un grand huit. Fallait arrêter de jouer les héros, à un moment donné ! En parlant de jouer les héros….

-Ça ira... Je vous en suis reconnaissant... Néanmoins, je vous prie d'aller vous amuser... dit-il avec l’air mélodramatique d’un guerrier blessé sur le champ de bataille, le genre qui disait « Partez sans moi, je ne veux pas être un fardeau ! »

Ok, il était vraiment sur le point de mourir en fait. Bornée telle que je l’étais, je ne pouvais décemment pas laisser un pauvre innocent souffrir et aller tranquillement m’amuser pendant ce temps-là (Il n’y avait plus rien à faire, de toute façon. Ce parc ne valait vraiment rien). N’écoutant que mon cœur, je m’agenouillai doucement à côté de lui et… le vit dégobiller toutes ces tripes sur le sol. Eeeerk… Je détournai le regard, les narines dilatées. Oh mon dieu ! Pour ce qui était de faire des tours de manèges infernaux, mon estomac était rodé. Mais là, c’était une autre paire de manches. Je me demande si je n’aurais pas préféré qu’il s’évanouisse, finalement!

Bon… Du calme, Yuna. On réfléchit. Alors… On a un monsieur qui vient de vomir. Ok. Maintenant, on fait quoi ? Mon cerveau tourna à toute vitesse. Ok, parfait. Pas d’inquiétude. J’avais un plan. Tentant de contenir ma gène et un haut-le-cœur, je pris le ton le plus assuré que je pouvais avoir (c’est-à-dire aussi assuré qu’un apprenti écuyer runique qui devrait faire face au Dark Knight) et je me tournai vers l’employé qui regardait la scène depuis tout à l’heure.


-V-vous pouvez amener un seau s-s’il vous plaît ? Et de quoi nettoyer ce… ça

Puis je me tournai de nouveau vers le malade. Celui-ci semblait toujours aussi mal. En même temps, qui ne le serait pas après avoir rendu son déjeuner ? Je lui adressai un sourire un peu embêté. Non pas que la situation me déplaisait (ne croyez pas qu’elle me plaisait non plus, je n’avais juste pas trop le temps de me faire la réflexion, à vrai dire), mais je ne pouvais pas affirmer que j’étais à cent pourcent à l’aise. Je sortis méthodiquement de ma besace où j’avais pris le strict nécessaire une bouteille d’eau et des mouchoirs, que je tendis à l’homme aux cheveux bleus. Pendant ce temps-là, l’employé était revenu avec ce que je lui avais demandé. Parfait. Sans demander son avis au malade, je pris le bras de ce dernier, l’aidai à se relever (Qu’il était lourd !!!) et l’amenai à un banc non loin de là. Il ne fallait certainement pas qu’il reste sur le sol, et encore moins près de son propre vomi. Nous savions tous d’expérience qu’un des meilleurs moyens de déclencher une seconde vague de repas digéré était de renifler les relents de la première.

Sans attendre, je retournai près de l’employé, me saisit de la bouteille, des mouchoirs et du seau et revint près du malade avec un grand sourire.


-Voila ! Avec ça, tu vas aller m-….

Je n’eus pas le temps de finir que le convalescent dégobillait de nouveau à côté du banc. Mes yeux s’écarquillèrent de nouveau, sous l’effet de la surprise. Erk… Peut-être que ça n’avait pas été une si bonne idée de le bouger, finalement. L’employé, derrière moi, regarda la scène avec de grands yeux, puis poussa un profond soupir de découragement. Je mis mes mains sur les hanches avec un air embêté.

-Qu’est-ce qu’on va faire de toi…

Je me rapprochai de lui, lui tendant le saut et posant la bouteille et les mouchoirs à côté de lui. Puis je revins vers l’employé et entreprit de l’aider comme je le pouvais. Bizarrement, je me sentais responsable de ce pauvre type aux cheveux bleus. Mais faut dire qu’il s’était mis dans un état pas possible, le bougre ! Après quelques minutes à s’occuper de cette tâche franchement pas ragoûtante, je vins m’assoir sur le banc. L’homme était penché sur le saut, toujours aussi blanc. Franchement, je ne pensais pas qu’on pouvait être aussi malade à cause d’un simple grand huit. Mais au moins, je voyais au pâlomètre que son mal s’arrangeait. Avec un petit sourire, je posai une main réconfortante sur son dos (Un large dos. Décidément, s’il n’était pas en train de vomir, je serais sous le charme je crois !)

-Ça a l’air d’aller mieux, à ce que je vois ! Tu as besoin de quelque chose ?



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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   

A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]

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