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 A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]

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Kenta Hoshi
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MessageSujet: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Dim 4 Juin - 22:10




Les personnes possédant du pouvoir et une certaine influence ont de nombreux avantages. L’un d’eux, notamment, est de s’attirer tout un tas d’amis plus ou moins hypocrites. Enfin, le bonus, ce ne sont pas ces amis en questions, mais plutôt les cadeaux qu’ils vous font, pour tenter de vous acheter à leur cause. Bien souvent, des hommes politiques acceptent ces cadeaux, pour le seul prix de leur soutien. Ceci n’étant, évidemment, absolument pas moral et tout à fait condamnable. Et pourtant, je ne sortais pas du lot ! En tant que Mage du Conseil, nombreux ont été ceux à m’approcher pour satisfaire leur propre ambition. C’était sans doute mal me connaître, mais je ne pouvais pas leur en vouloir : j’étais un officier qui sortait un peu de nulle part, tout nouveau dans ce monde politique. Néanmoins, quel mal y avait-il à profiter de ce que les autres vous offrent ? Après tout, à aucun moment je n’ai promis de rendre le service que l’on me rendait. Et puis, cela donnait une bonne leçon à ces soit disant amis ! Alors, de temps à autre, bien que de moins en moins souvent grâce (ou à cause ?) de ma réputation d’honnête homme, je recevais les amitiés matérielles d’une personne cherchant mon soutien.

Et puis, franchement, quand on vous tend des billets pour Akane Beach, êtes-vous prêt à inventer une excuse sur le champ ? Chacun ses faiblesses ! N’étant jamais allé dans un parc d’attraction, la tentation était trop grande ! Je pris les deux billets.

Au moment de préparer mon week-end, je me rendis compte que personne n’était disponible pour m’accompagner. Myrcella était en mission, Liz en visite à ses amies de Mac Anu, Amandil injoignable depuis des semaines et il était hors de question d’emmener Seth. Ceci étant dit, voir un Nebula Finalita courir dans un parc d’attraction, la langue pendante et le ballon de baudruche dans les griffes, ce devait être un spectacle inédit. Mais inconcevable, évidemment. J’aurais pu demander à bien d’autres personnes de m’accompagner mais j’eus finalement l’idée d’en faire profiter quelqu’un d’autre. Moi, au moins, je n’utiliserais pas ce billet pour acheter l’appui d’un autre influent politique. Donc, le nombre d’acolyte était désormais seulement limité à la population de Fiore. C’était gênant. Alors, je me rendis à une salle d’archives, dans laquelle se trouvaient les dossiers de tous les mages officiels du pays. Je pris un couloir, une étagère et un dossier au hasard, afin de tomber sur Yuna Tsubomi, mage de Cait Shelter. Le nom m’était vaguement familier, mais je ne parvenais pas à mettre de visage sur la magicienne. C’était peut-être mieux ainsi ? Une fois la lettre envoyée, signée de mon nom avec pour seul contenu un éloge à ses talents de mage qui lui avaient valu ce cadeau de reconnaissance, il ne me restait plus qu’à attendre le week-end.

x-x-x-x-x-x-x-x

Enfin ! Habituellement très patient, j’étais devenu insupportable dans l’attente de ces presque vacances. Comme un gosse ! Ryuunoosuke aussi attendait ce week-end avec impatience. Visiblement, mon état l’irritait quelque peu. J’aurais sans doute compris pourquoi, si mon esprit n’avait pas été concentré sur le seul fait d’aller au parc d’attraction. Puis le jour tant attendu arriva enfin ! Seth resta à Era tandis que je pris un Vélociraptor pour atteindre Akane Beach. Il courut longtemps, le pauvre. J’avais du mal à le laisser finir ses pauses... Mais grâce à lui et à son incroyable endurance, nous étions arrivés au parc d’attraction samedi soir. Je pris une chambre classique, ne voulant pas spécialement attirer l’attention sur moi, puis m’endormis. Le voyage fut long et, malgré la monture, sans beaucoup de repos.


Mon billet tenu de mes deux mains, je me présentai le lendemain matin au guichet, à l’heure d’ouverture. Billet validé, je me jetai sur les premières attractions, entouré de gamins avec le même bonheur sur le visage. La mer, les plages, les attractions, la nourriture, tout était en abondance. Un petit paradis ! Et pourtant, il ne fut même pas midi passé que je commençai à m’ennuyer... Le problème ? J’étais tout seul. Autour de moi, de nombreuses familles, groupes d’amis ou couples s’amusaient. Mais j’étais seul. Ici, je ne connaissais, théoriquement qu’une personne. Enfin, connaître est un bien grand mot. Je ne connaissais d’elle que son nom : Yuna Tsubomi. Evidemment, sans visage, c’était difficile de me mettre à sa recherche, autant joindre un autre groupe, c’était déjà plus simple. Cependant, n’étant pas du genre à me sociabiliser en claquant des doigts (je préférais souvent taper du poing, il faut le dire), je ne savais plus trop quoi faire. Or, depuis mon arrivée, le grand huit semblait m’inviter. Je l’avais gardé pour plus tard ; le meilleur pour la fin. Mais dans mon état actuel, blasé, je me dis que ce serait peut-être le remède à mon ennui. Ah, un remède ? Doux leurre. Malheureuse illusion.

Je montai dans le premier wagon. A côté de moi, une jeune femme aux cheveux verts semblait prête à tout : elle portait carrément des lunettes d’aviation ! Malgré tous mes combats, toute l’adrénaline qui avait pu circuler dans mon corps, j’étais loin d’être aussi prêt ! Plonger dans le vide à la vitesse d’un train... J’en avais souvent pris, lorsque j’habitais encore Mac Anu. Mais rien à voir avec celui-ci, ce monstre de fer qui allait tous nous emmener en enfer. J’admettais volontiers avoir peur. En fait, je me sentais même mal rien qu’à l’idée de monter une pente. Pourtant, c’était trop tard. Les barres de sécurité s’étaient abattues sur mes épaules avant même que je puisse remonter. Il allait falloir endurer ça, Kenta. Courage. Tu as fermé les yeux, mais tu entends le cliquetis assourdissant. Tu crois que tu tombes, que vous êtes tous morts. Mais non, un coup d’œil te permet de voir que tu n’as encore rien descendu. Ceci dit, ton œil entraîné n’a pas perdu une miette du décor qui s’était offert à toi, une fois là haut. Peut-être pourras-tu peindre le parc, les plages et la mer, un jour. Si vous surviviez.

Descente.

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Merci Myrcella :3
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Mar 6 Juin - 21:12


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Laissez passer la grande Yuna Tsubomi!
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Je m’assis, remontant mon t-shirt trois fois trop grand pour moi sur mon épaule. Avec un soupir de lassitude –passablement due au fait que je m’étais réveillée il y avait seulement une demi-heure- je parcourais le tas de lettre que j’avais entre les mains. Je reconnus sans grand mal l’écriture de ma mère, qui devait bien m’écrire toutes les semaines, quand bien-même je ne lui répondais pas toujours. J’identifiais également, avec une joie à peine dissimulée, les lettres gracieuses et travaillées de ma belle Sayu-nee. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas eu de ses nouvelles ! Il faudrait que je lui réponde rapidement. Et à ma mère aussi d’ailleurs…

Hormis ces deux-là, le reste du tas me laissait indifférente. Je comptais un bon nombre de pubs, notamment pour des promotions sur les derniers arrivages de petits pois. Sérieusement, même dans une guilde aussi paumée que Cait Shelter, on trouvait le moyen d’envoyer des prospectus ? Puis pour des conneries en plus. Cait Sheleter était une guilde relativement indépendante. Qu’est-ce que je pouvais en avoir à faire moi, des petits pois, de la nouvelle gamme de bas de contention, d’un bon de réduction chez le vendeur le plus proche, des dernières promos sur les sacs de voyages en peau de Moucon et d’une lettre du conseil, hein ?
… … … Attendez !! Une lettre du conseil ???!!!! Qu’est-ce que c’était que ces conneries encore ?

« Mademoiselle Yuna Tsubomi … »

Ah oui, c’était carrément destiné à moi en plus. Là, pour le coup, je commençais à avoir des sueurs froides. Je passai en revu tout ce que je pouvais avoir fait de mal ces derniers mois. Ce n’était certainement pas pour avoir pété un vase de Cait Shelter, ni pour un Moucon que j’avais dérangé dernièrement. Je me souvins d’un restaurant où je n’avais pas payé, à Hosenka, mais le conseil ne m’aurait pas envoyé une lettre pour ça, quand même ? Sceptique, je toisai la lettre comme si elle avait été un coli piégé. J’avais vraiment un très mauvais pressentiment vis-à-vis de ce bout de papier. Ne vaudrait-il pas mieux que j’arrête ma lecture ici ? Et prétendre ne jamais avoir reçu ce truc ? Mauvais plan. Et puis, maintenant que j’avais commencé, autant finir.

« Je suis ravie de vous annoncer que, pour vos prouesse en tant que mage de Cait Shelter, le conseil vous fait don de ce pass pour le parc d’attraction d’Akane Beach. Celui-ci vous est gracieusement offert en guise de récompense pour vos efforts … » suivi d’une liste longue comme le bras d’éloges à mon égard. Le pass était valable ce weekend, et c’était signé de la main de Kenta Hoshi, mage du conseil.

J’avisai la lettre avec des yeux ronds. J’avais pas dû bien me réveiller. Ébahie, je fouillais dans l’enveloppe et trouvait effectivement un petit billet tout coloré. Mais… C’était une blague ? Comment… Où… … …Hein ?!

Je relu la lettre une seconde fois. Celle-ci était faisait l'apologie de mon courage, ma détermination, ma maîtrise de ma magie, et tous mes faits accomplis. Cela était très flatteur, quoique je trouvais qu’ils en faisaient un chouia trop, dans leur description. C’était comme si la lettre ne m’était pas vraiment destinée…

*Attends, attends, Yuna. Si ça se trouve, tous les mages ont reçu un billet.*

Intriguée, je sortis de ma petite cabane et alla mener mon enquête auprès des mages de Cait Shelter. Mais personne d’autre que moi n’avait reçu d’invitation. Dans ce cas, je devais être une des rares élus à avoir eu cette invitation… Pourquoi ?
Pourquoi moi, Yuna Tsubomi, mage plutôt méconnue et franchement pas très forte, j’étais récompensée ? Peut-être que je n’étais pas si mauvaise, finalement ? Je m’étais sûrement sous-estimée ! Oui, ça devait être ça ! Sûrement que, comme j’habitais à Cait Shelter, je n’avais pas beaucoup de retours, mais en vérité, les gens me connaissaient bien pour mes prouesse ! L’idée me plaisait bien. En fait, elle me plaisait tellement que je finis par l’adopter. Mon égo commença à enfler comme un ballon de baudruche. Remontée, je planifiai immédiatement mon trajet.
Les jours qui suivirent une rumeur dans la guilde commença à circuler comme quoi j’étais devenue tout bonnement infecte. Sois disant que j’avais pris le melon. N’importe quoi ! Pfff. Qui étaient-ils pour me juger ! Ils n’avaient pas reçu une invitation de la main d’un des mages du conseil, eux !

Le weekend arriva bien trop lentement à mon gout, mais comme toute chose en ce bas monde, il finit par arriver. Comme on disait « Tout vient à point à qui sait attendre longtemps »… Ou un truc dans l’idée. Toute remontée, je réajustai mes fameuses lunettes d’aviateur et partait pour l’aventure. Le trajet dura longtemps, presque tout le samedi, mais je m’en fichais. Moi, la grande Yuna Tsubomi, me rendait là où le conseil lui-même m’avait invitée ! Le soir, j’eux du mal à fermer l’œil, dans l’hôtel où je me trouvais, mais bizarrement, le lendemain, je ne ressentis pas la fatigue. J’avais tellement hâte ! Je ne remarquai même pas qu’il était aux alentours de huit heures du matin, ce qui était inédit, venant de ma personne.

Par où commencer ?! Mes yeux firent un marathon sur le descriptif des attractions. Hors de question de faire des trucs bateaux, comme la grande roue ou le train fantôme ! Pour moi, aucune hésitation, il me fallait des sensations !!! Mais lesquels ?! Dans quel ordre ? Pour rentabiliser au maximum mon temps, et prendre mon pied, il fallait que j’y aille crescendo ! D’abord, les petits manèges qui tournicotaient, pour enfin finir avec le grand huit !

La matinée fut relativement calme. Trop calme. Ces attractions dîtes « softs » l’étaient beaucoup trop ! Et il restait tant de choses à faire ! J’avais l’impression d’avoir perdu la moitié de la journée ! (En même temps, personne ne m’avait prévenue qu’il y aurait tant de queue à chaque attraction, et que lesdites attractions seraient aussi pourries) Aux alentours de midi, après avoir acheté (et dévoré) un sandwich, je décidai de passer à la vitesse supérieur : LE GRAND HUIT. (Insérez ici des chants religieux) Et le premier wagon, s’il-vous-plaît ! Je ne désirais pour rien au monde que la vision impie de personnes en face de moi n’altère mes sensations fortes. Je devais être en première ligne ! Attendre que le train soit rempli fut insupportable. Mais un ultime courageux fini par s’assoir à côté de moi, et ce fut le départ. Les barres de sécurité descendirent. Je trépignai d’impatience. Mon voisin, lui, semblait moins serein.

*Avance ! Avance ! Avaaaaaance !!!*

Et le train avança. Le son caractéristique des roues affrontant les rails me fit frissonner. Enfin, une attraction digne de ce nom ! Les yeux écarquillés, l’air d’une folle tout droit sortie d’un asile, je maudissais cette attente insupportable, tant je désirais la descente qui allait suivre. Et ça montait, montait, montait. Dieu que c’était long. Je pouvais voir la pente. AAAAH…. Plus viiiite. Allez… Encore un tout petit peu.

*Kawaboumgaaaaa !!!*


************


J’étais très, très déçue.
Certes, il y avait une ou deux descentes qui m’avaient fait des petits guillis au ventre, mais franchement, ça ne valait pas le temps que j’avais passé à faire la queue ! J’étais désespérée. C’était censé être une des meilleures attractions du parc ! Heureusement qu’il en restait une ou deux avec des loopings ! Là, j’étais sûre de ne pas être déçue ! Sans perdre espoir, je quittai ma place, prête à partir quand j’entendis un choc derrière moi. Je me retournai vivement. Mon voisin avait visiblement été à deux doigts de s’écraser par terre.


-Est-ce que tout va bien ?

Je lui saisis le bras –il était plutôt imposant, l’animal !- afin de l’aider à s’extraire du wagon. J’espérais sincèrement qu’il ne soit pas en train de faire un malaise. Je n’avais vraiment pas l’habitude de ce genre de situation, et je n’étais pas sûre de pouvoir gérer si ce type aux cheveux bleus décidait soudainement de tomber dans les pommes. Je l’éloignai de l’attraction afin qu’il ne se sente pas oppressé par la foule, souhaitant secrètement que ce mal-être ne soit que passager…


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Kenta Hoshi
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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Mer 7 Juin - 13:47




Descente.

Ce fut à la fois bref et interminable. Bref car la vitesse était surprenante, interminable car je me sentis mourir sur place. Instinctivement, mes yeux s'étaient fermés et mes mains s'étaient cramponnées aux barres de sécurité. Je hurlais de terreur. Puis la descente s'acheva avec la décélération de la machine infernale, dans une montée. L'instant d'un espoir, j'imaginai que le tour était fini et rouvrit les yeux. Ce fut une seconde erreur. Il ne s'agissait que de l'entrée, le reste allait bientôt suivre. À mes côtés, la fille aux cheveux verts paraissait déçue. Qu'aurait bien pu te faire peur, te retourner l'estomac ? Ces autres trains qui se vrillaient ou se retournaient ? Rien que d'y penser, je fermai la bouche. Allais-je rendre mon petit-déjeuner ? Au premier rang, ce serait gênant pour tous ceux derrière moi.

Malgré mon état et malgré notre destination, j'entendais derrière moi les cris de joie des voyageurs. Je ne les comprenais pas. La seule envie qui me restait était de faire sauter le mécanisme qui me maintenait sur le train et de m'enfuir, si je parvenais à tenir debout plus de quelques secondes ; ce qui n'était pas gagné. Et puis, les virages, les descente, le bruit, la vitesse... Je ne parviendrais jamais à concentrer ma magie pour m'échapper. Je réprimais un haut-le-coeur lorsque le train enchaîna brusquement entre une descente et un virage. La mort, peut-être, était préférable. Subir cela n'était pas humain. Comment un être avait-il pu avoir l'idée de concevoir telle chose ? Je ne regardais plus autour de moi, j'observais uniquement les sensations que mon corps recevait. J'en fus encore plus malade et horrifié. Mais surtout malade.

Le passage où le train s'arrêta disparut de ma mémoire, malgré mon entraînement de mémorisation suite à mon amnésie. Peut-être était-ce mieux ainsi. J'étais peut-être déjà en enfer. Non, en enfer, on ne se réveille pas devant une jolie jeune femme. Ceci dit, j'aurais pu voir des fantômes que mon visage n'aurait pas davantage pâli. On avait dû me porter, car je me trouvais près de la sortie du manège lorsque je repris plus ou moins mes esprits. Les lunettes d'aviation sur le front, ma voisine dans le train s'inquiétait de mon état. J'aurais bien voulu dire : "Ne vous souciez pas de moi, j'ai déjà vécu pire". Mais je doutais que ce fusse vrai. Me retrouver à demi-mort sur Gehenna Island serait presque une partie de plaisir. Heureusement, ici, j'étais en sécurité. Mon cerveau le savait. Pas mon ventre.

Malgré tout, je restais un gentleman. Il était hors de question que je souille sa vue du contenu de mon estomac. Je la suppliai du regard d'aller voir ailleurs, n'osant pas mouvoir mes lèvres. Elle n'en fit rien. Je me retournai pour me mettre en PLS. Cette position était devenue, au fil des années, synonyme de difficulté. Je ne pouvais pas contredire cette façon de l'utiliser. J'étais vraiment en PLS. On m'avait appris à mettre les autres dans cette position, je savais tout aussi bien m'y mettre. J'eus le coeur au bord des lèvres en bougeant, mais je me retins. Il fallait être endurant. Si quelqu'un s'apercevait de mon identité... Ma carrière serait finie. N'ayant ni cape rouge, ni vêtements bleus, juste mon bandeau-doudou vert dans la poche, me reconnaître ne devrait pas être facile. Encore que mes cheveux étaient assez atypiques. Bref, je ne devais pas céder.

Ça ira... Je vous en suis reconnaissant... Néanmoins, je vous prie d'aller vous amuser...


Et ce fut parler, d'une voix pourtant lente et faible et faisant une pause entre chaque mot, qui fut l'élément déclencheur. Peut-être aurais-je dû mettre moins de cérémonie. Le temps de lever la tête pour ne pas en mettre sur mes vêtements, mon petit-déjeuner descendit comme une cascade sur le sol. Raté. Je devais avoir fière allure... Heureusement que ni Myrcella ni Liz ne m'ont accompagné ! Pour le moment, les gens évitaient de regarder dans ma direction, mis à part l'aviatrice toute proche et un employé juste à côté qui se demandait quoi faire en se grattant le dessus du crâne.

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Merci Myrcella :3
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Ven 16 Juin - 0:13


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Laissez passer la grande infirmière Tsubomi!
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L’homme se courba sur lui-même, visiblement très, très mal. Pitié, qu’il ne me clamse pas dans les pattes ! Je posai une main rassurante sur son dos. Mon ex-voisin se tourna alors vers moi, me jetant un regard fatigué et suppliant. Damn ! Ce qu’il était pâle ! (Ce qu’il était mign- … Bah quoi ?!) De petites gouttes de sueurs perlaient sur ses tempes, et il respirait avec difficultés. Pour peu, on aurait dit un mourant. Je priai tous les grands mages de Fiore pour qu’il ne s’effondre pas. Et je cru un instant que les dits grands mages se foutaient royalement de ma gueule, parce que je vis le malade tomber quand même. Seulement, à mon grand soulagement, le mouvement était volontaire. Je m’empressai donc de baisser mes bras que j’avais tendu pour rattraper le corps dans sa chute, geste désormais inutile. Le cadavre ambulant fini par s’allonger sur le côté, dans une position bien connue des soigneurs et des alcooliques. Dîtes-donc, le manège l’avait autant secoué que ça ? Remarque, c’est vrai que mon ex-voisin avait passé quatre-vingt pourcent du voyage à crier, dix-neuf pourcent à gémir, un pourcent à appeler sa Maman, et l’intégralité de l’attraction à fermer les yeux. M’enfin, si on était fragile à ce point-là, il ne fallait pas monter dans un grand huit. Fallait arrêter de jouer les héros, à un moment donné ! En parlant de jouer les héros….

-Ça ira... Je vous en suis reconnaissant... Néanmoins, je vous prie d'aller vous amuser... dit-il avec l’air mélodramatique d’un guerrier blessé sur le champ de bataille, le genre qui disait « Partez sans moi, je ne veux pas être un fardeau ! »

Ok, il était vraiment sur le point de mourir en fait. Bornée telle que je l’étais, je ne pouvais décemment pas laisser un pauvre innocent souffrir et aller tranquillement m’amuser pendant ce temps-là (Il n’y avait plus rien à faire, de toute façon. Ce parc ne valait vraiment rien). N’écoutant que mon cœur, je m’agenouillai doucement à côté de lui et… le vit dégobiller toutes ces tripes sur le sol. Eeeerk… Je détournai le regard, les narines dilatées. Oh mon dieu ! Pour ce qui était de faire des tours de manèges infernaux, mon estomac était rodé. Mais là, c’était une autre paire de manches. Je me demande si je n’aurais pas préféré qu’il s’évanouisse, finalement!

Bon… Du calme, Yuna. On réfléchit. Alors… On a un monsieur qui vient de vomir. Ok. Maintenant, on fait quoi ? Mon cerveau tourna à toute vitesse. Ok, parfait. Pas d’inquiétude. J’avais un plan. Tentant de contenir ma gène et un haut-le-cœur, je pris le ton le plus assuré que je pouvais avoir (c’est-à-dire aussi assuré qu’un apprenti écuyer runique qui devrait faire face au Dark Knight) et je me tournai vers l’employé qui regardait la scène depuis tout à l’heure.


-V-vous pouvez amener un seau s-s’il vous plaît ? Et de quoi nettoyer ce… ça

Puis je me tournai de nouveau vers le malade. Celui-ci semblait toujours aussi mal. En même temps, qui ne le serait pas après avoir rendu son déjeuner ? Je lui adressai un sourire un peu embêté. Non pas que la situation me déplaisait (ne croyez pas qu’elle me plaisait non plus, je n’avais juste pas trop le temps de me faire la réflexion, à vrai dire), mais je ne pouvais pas affirmer que j’étais à cent pourcent à l’aise. Je sortis méthodiquement de ma besace où j’avais pris le strict nécessaire une bouteille d’eau et des mouchoirs, que je tendis à l’homme aux cheveux bleus. Pendant ce temps-là, l’employé était revenu avec ce que je lui avais demandé. Parfait. Sans demander son avis au malade, je pris le bras de ce dernier, l’aidai à se relever (Qu’il était lourd !!!) et l’amenai à un banc non loin de là. Il ne fallait certainement pas qu’il reste sur le sol, et encore moins près de son propre vomi. Nous savions tous d’expérience qu’un des meilleurs moyens de déclencher une seconde vague de repas digéré était de renifler les relents de la première.

Sans attendre, je retournai près de l’employé, me saisit de la bouteille, des mouchoirs et du seau et revint près du malade avec un grand sourire.


-Voila ! Avec ça, tu vas aller m-….

Je n’eus pas le temps de finir que le convalescent dégobillait de nouveau à côté du banc. Mes yeux s’écarquillèrent de nouveau, sous l’effet de la surprise. Erk… Peut-être que ça n’avait pas été une si bonne idée de le bouger, finalement. L’employé, derrière moi, regarda la scène avec de grands yeux, puis poussa un profond soupir de découragement. Je mis mes mains sur les hanches avec un air embêté.

-Qu’est-ce qu’on va faire de toi…

Je me rapprochai de lui, lui tendant le saut et posant la bouteille et les mouchoirs à côté de lui. Puis je revins vers l’employé et entreprit de l’aider comme je le pouvais. Bizarrement, je me sentais responsable de ce pauvre type aux cheveux bleus. Mais faut dire qu’il s’était mis dans un état pas possible, le bougre ! Après quelques minutes à s’occuper de cette tâche franchement pas ragoûtante, je vins m’assoir sur le banc. L’homme était penché sur le saut, toujours aussi blanc. Franchement, je ne pensais pas qu’on pouvait être aussi malade à cause d’un simple grand huit. Mais au moins, je voyais au pâlomètre que son mal s’arrangeait. Avec un petit sourire, je posai une main réconfortante sur son dos (Un large dos. Décidément, s’il n’était pas en train de vomir, je serais sous le charme je crois !)

-Ça a l’air d’aller mieux, à ce que je vois ! Tu as besoin de quelque chose ?



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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Mer 16 Aoû - 11:23





Rien ne pouvait être pire. Les yeux à demi-clos, je voyais à peine l’aviatrice s’occuper de moi. Qu’est-ce que je n’aurais pas donner pour être ailleurs ! Qu’il était désagréable de se sentir impuissant face à une menace, que ni l’épée ni la magie ne pouvait vaincre ! Pire encore, de se retrouver dans un état pire que mauvais dans une foule de gens capables de me reconnaître. Si on me reconnaissait, j’étais fichu. Je voyais déjà la première page du Sorcerer : “Kenta Hoshi, premier Mage du Conseil à vomir à la moindre secousse”. Quelle galère… Ryuunosuke me traiterait de gamin inconscient jusqu’à la fin de mes jours, à condition qu’il n’y mette pas fin à mon retour à Era !


Avec les relents gastriques que je dégageais, les gens s’éloignaient du spectacle que je donnais. Au moins, c’était ça de pris. L’employé semblait obéir au doigt et à l’oeil à la jeune femme. Malgré l’infecte odeur, elle ne m’abandonnait pas à mon sort. Je ne savais dire s’il s’agissait d’un bien ou d’un mal. Dans tous les cas, je ne la remercierais jamais assez de sa patience et de son temps. On était tous là pour s’amuser, mais elle avait préféré s’occuper de moi, ne détournant pas le regard comme tant d’autres individus. Moi-même, si j’avais vu un type vomir tout ce que son estomac possédait, je ne savais pas si je me serais empressé de venir lui porter secours. Et encore moins tenter de le porter ! J’aurais appelé de l’aide, puis je serais aller voir ailleurs, sans doute, à moins que je connaisse cette personne. Oh. M’avait-elle reconnu ? Sans doute pas, elle me tutoyait. En général, on évitait de tutoyer un mage du conseil, question de sécurité. Même moi, j’évitais d’être trop proche de mes collègues…


Au bout de quelques minutes de mal intense, qui avait du mal à empirer vu que je n’avais plus rien à vomir mais qui avait tout autant du mal à s’améliorer à cause des odeurs particulièrement désagréables, je parvins à me rasseoir. L’aviatrice m’encourageait, elle n’était pas partie en me laissant aux soins, bons ou mauvais mais quoiqu’il en soit inconnus, des employés. Elle me demandait si j’avais besoin de quelque chose. Avec les mouchoirs, j’essuyai mon menton dégoutant de bile et d’autres matières à l’aspect immonde et à l’odeur nauséabonde.


Je m’excuse d’avoir gâché votre temps ici… Ceci dit, je vous en suis très reconnaissant. Je me sens déjà un peu mieux.



Quant à ce dont j’avais besoin, sur l’instant t, je ne savais pas vraiment quoi dire. En revanche, je savais très exactement ce dont je n’avais plus besoin, et ce à jamais : faire un tour de grand huit. L’expérience avait été faite, mais plus jamais je ne le referais, sous aucun prétexte. Quels fous avaient bien pu imaginer une telle torture ? Et quels autres fous pouvaient aimer ça ?! Même l’aviatrice n’avait pas semblé être particulièrement enthousiasmé par cette attraction. Enfin, ça l’avait laissée presque indifférente. Aurait-elle été pu trouver cela trop facile ? En fait, je ne voulais pas vraiment le savoir… Baissant un peu la voix, main droite sur le coeur, je chuchotai mon identité, avant de m’exprimer plus clairement.


Kenta Hoshi, pour vous servir. Quant à ce dont j’ai besoin… Vous remercier de votre attention et de votre gentillesse. S’il y a la moindre chose que je puisse faire pour vous remercier, je m’efforcerais d’y parvenir. Je ne paie peut-être pas de mine, surtout après cette aventure, mais je vous assure de pouvoir réaliser ce que vous me demanderez, dans les limites de l’humainement possible.



Je n’aimais pas mentir et le mensonge par omission était quand même un mensonge (sinon, pourquoi dire “mensonge” avant “par omission” ?). Ceci dit, je préférais cela que donner mon identité complète. Ceci dit, il ne devait pas être difficile de deviner que j’avais une certaine influence, puisque je me permettais d’assurer la jeune femme de pouvoir réaliser ce qu’elle me demanderait. La plupart des gens qui se le permettaient étaient fous, que ce soit une simple folie, fou d’amour, ou bien étaient prétentieux. Dans mon cas, bien qu’un peu malade, j’espérais donner l’impression de réellement pouvoir intercéder en sa faveur. De toute façon, elle pouvait aussi connaître mon nom, auquel cas cacher mon identité ne servait plus à rien et elle pourrait demander à peu près tout ce qu’elle voudrait.


A moins qu’elle fut une mage noire, m’ayant empoisonné en connaissant ma véritable identité, sachant que mon sens de la chevalerie, après qu’elle m’eut aidé, me pousserait à lui proposer une faveur, qui serait quelque chose de maléfique. Ceci étant dit, les beaux yeux verts pleins d’innocence et de gentillesse de la jeune femme m’interdisaient de penser qu’elle puisse me faire le moindre mal. Et de toute façon, ç’aurait été un plan bien ridicule, vu que je n’aurais pour rien au monde accepté de provoquer l’injustice.


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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Dim 24 Sep - 21:15



Grand huit émotionnel


Je secouai la tête avec un grand sourire, oubliant presque l’odeur qui flottait dans l’air. Il n’y avait rien de plus grisant pour moi que de recevoir la gratitude de quelqu’un. Cela remplissait mon être de plus d’émotions que n’importe quel manège ! (Enfin, ça donnait au moins plus de sensations que celui duquel je venais de descendre) J’étais vraiment heureuse. Heureuse que ce type aille mieux, et qu’il m’en soit reconnaissant. Cela me faisait me sentir importante, d’une certaine manière. Peut-être était-ce là l’unique raison motivant les élans de mon coeur ? Pour ce sentiment gratifiant ? Sachant que ce raisonnement faisait de moi une égoïste de première, je préférais oublier immédiatement ce débat interne. Je laissai ça dans un coin comme je savais si bien le faire et revint à mon patient.

-Aucun problème ! Ça me rassure de voir que tu vas mieux !


Le type finit par se présenter. Kanta Auchi… … Kanta Auchi… Mmmm. Ce nom me disait vaguement quelque chose… Peut-être était-ce un mage connu ? Ou alors je confondais ? Moui. Je devais sûrement confondre. Ma mémoire pouvait être particulièrement déplorable, par moment. En tous les cas, celui-ci ne manqua pas de me faire moult compliments, ce qui me rendit d’autant plus fière de ma petite personne. Décidément, j’étais un être humain génial ! De plus, je gagnais les faveurs de cet inconnu, qui me proposait de faire n’importe quoi tant que cela lui était possible. Ce devait être un grand romantique pour proposer ce genre de chose avec tant de lyrisme et de chevalerie (alors que je l’avais juste porté sur un banc)! J’étais presque conquise. Mais il était hors de question pour moi d’abuser de ses bonnes intentions ! L’aide que j’apportais aux gens n’était pas du tout intéressée, et je tenais à rester humble en toute circonstance.

-Eh bieeeeeen. Il se trouve queeee, peut-êêtre, un stand de tir se trouve non loin de làààààà, et qu’il y a un lot qui m’intéresse bieeeen… Mais comme je suis nulle en tir, je n’ai peut-être pas tout à fait réussi à me le procureeeer,

... Rectification : en PRESQUE toute circonstance.
Non, non, attendez ! Je peux tout vous expliquer ! Deux manèges avant le grand huit, entre deux attractions, j’avais effectivement perçu, coincée entre de nombreux lots en tous genres, une peluche de lapin acouphène. Et elle était tellement MIGNONNE !!!!!! Avec ses petits yeux ronds tous noirs et tout brillants ! Et ses petites oreilles en plumes ! Outre la qualité de la peluche qui semblait plutôt bonne, la bouille du jouet m’avait totalement conquise. « Oh, et puis pourquoi pas. » M’étais-je dit. « Ça me fera un souvenir de cette journée (que je ne dois qu’à mon talent ! ), et puis, ça ne semble pas bien difficile, de faire basculer une cible !» Que nenni, chère Yuna ! En effet, il fallait faire basculer non pas une, mais TOUTES les cibles avec un pistolet à eau qui crachait un jet minable et dont la gâchette se bloquait une fois sur deux. Ajoutez à cela des talents de visée inexistants et vous pourrez comprendre pourquoi j’avais dû faire le deuil de cette si jolie peluche (non sans avoir dépensé pratiquement tout l’argent que j’avais pris avec moi). Maintenant, vous comprenez à quel point j’avais souffert ?! Vous rendez-vous compte de tous les vains sacrifices que j’avais faits ?! Mais avec quelqu’un comme Kanta, cela changeait la donne. Il avait l’air si costaud, il n’y avait aucun doute qu’il y parviendrait ! Et à moi la peluche !

Quoique… J’étais un peu prise de remords de demander ça à quelqu’un qui venait de rendre ses tripes. Et puis, ça me donnait vraiment l’impression de passer pour un monstre. De toute manière, j’étais peut-être déjà un monstre. Non ? Je ne devais pas être l’ange immaculé et talentueux que je pensais être. La roue venait de tourner, des sommets, je venais de me retrouver au fond. Je finis par agiter les mains, les joues rouges.


-Aaaaah non, c’est débile. Excuses-moi ! On annule! J’aimerai juste que tu me tutoies, s’il-te-plaît !

Faire diversion, pour faire oublier à Kanta (et à moi-même) que je n’étais pas qu’une égoïste qui ne pensait qu’à sa pomme.

-Que dirais-tu de manger un petit quelque chose ? Une glace ou une barbe à papa ! Ça fera passer le mauvais gout, et ça va te redonner des forces. Tu dois être vidé !


Ouiiii c'est bien! Maintenant, tu passes pour une fille sympas! Attendez une minute... J’écarquillai les yeux, rougissant comme une tomate.

Bon sang, que je pouvais être débile.


-Enfiiiiin, sans mauvais jeu de mot, hein !

Ça y est, il devait maintenant me considérer soit comme une crevure, soit comme une parfaite crétine.
Pour le coup, j’en avais presque envie de vomir.




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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Sam 30 Sep - 12:28




Visiblement, mon nom ne lui disait rien. C'était sans doute mieux ainsi, si je souhaitais éviter de voir mon image détériorée par quelques récits sur mon aventure de la journée. Faire un pas était une chose, se jeter dans un gouffre en était une autre. Si mon nom lui restait inconnu, cette histoire resterait inconnue.

Suite à ma proposition, l'aviatrice souhaita effectivement que je l'aide à obtenir quelque chose qu'elle ne parvenait pas à obtenir seule. Un lot à un stand de tir. Je ne m'étais pas attendu à cela, vraiment pas, mais ce pouvait être drôle, en fin de compte. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion d'utiliser d'armes à air comprimé ou armes à feu magiques : même s'il y en avait à Mac Anu, mon domaine était celui des armes blanches. Quant aux pistolets à eau, il se trouve que le mot "eau" fait que ce genre de jouet me repousse autant que deux aimants de même charge. Il y avait fort à parier que je n'étais pas plus doué qu'elle, en somme. Et plus j'y réfléchissais, plus je devenais anxieux. En fin de compte, je ne saurais probablement pas tenir parole, puisque je serais incapable de tirer correctement. Ah, dans quelle situation je m'étais mis !

Puis elle dit réaliser que c'était débile. Je ne voyais pas vraiment en quoi, mais une chose était sûre : je me détendais. Demande annulée, donc tir annulé, donc pas de situation où je ne respectais pas mes paroles. Sa proposition suivante fut nettement plus humble et dans les cordes de tout le monde : la tutoyer. Au moins, il n'y avait pas besoin de s'approcher de l'un de ces instruments de torture appelés "pistolet à eau".

Bien sûr, il n'y a pas de souci.

Maintenant que je n'avais plus rien dans le ventre et après cette douloureuse épreuve, j'avais besoin de me remplir de nouveau la panse. C'est ce que l'aviatrice me proposa, bien que certains mots n'étaient pas des plus adaptés. Elle en rougit presque instantanément et s'empressa de s'expliquer.

Ah ah, ne t'inquiète pas. Ce sera avec plaisir.

Je souriais. Il était hors de question de la laisser être mal à l'aise après ce qu'elle avait fait pour moi. Et tant qu'à faire, autant essayer de la connaître davantage. Généralement, on tutoie une personne car on la connait. Pourtant, il ne me semblait pas qu'elle eut dit son nom. Vu mon état précédent, il était possible qu'elle se fut présentée sans que je ne m'en rende compte, auquel cas je la ferais se répéter. De toute façon, je n'étais pas connu pour ma mémoire, ayant été amnésique pendant la moitié de ma vie.

Alors que nous nous dirigions vers un stand, je me dis que quelque chose n'allait pas. Elle était seule. Pourquoi aller seule dans un parc d'attraction ? Alors, certes, c'est ce que j'ai fait, donc je n'ai aucun argument valable pour la juger. Pourtant, elle devrait être avec des amies, non ? Quoique si c'était le cas, elles auraient été avec elles dans le grand huit, enfin j'imagine. De même, elles auraient pu l'aider au stand de tir. Donc elle était seule. Il faudra peut-être que je creuse : c'est dommage de venir seul dans ce genre d'endroit. Depuis que je l'ai rencontrée, l’atmosphère est plus sympa.

Si je peux me permettre... A quoi servent-elles ?

Je montrais du doigt ses lunettes. Les véhicules volants, grands oiseaux de métal, étaient encore à l'état de fantaisies. Pourtant, elle portait les lunettes que les pilotes de ces avions utilisaient. Alors elle devait être fan d'aviation ou travailler dans un milieu exposé à différents dangers, ou encore il s'agissait d'un outil pour ne pas fermer les yeux lors des grands huits (quelle horreur !). Autre possibilité... C'était juste pour la classe.

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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Dim 8 Oct - 16:05



Barbe à papa ou glace à la pomme?



Raaaaah, grosse débile ! Tu venais de perdre une occasion de gagner la peluche de ta vie ! Bravo Yuna ! Franchement ! Quand il s’agissait de râler, là, tu te moquais bien de ce qu’on pouvait penser de toi ! Tu pouvais même être une vraie opportuniste et abuser complètement des gens ! Alors pourquoi typiquement dans ce cas-là, alors que je ne demandais pas grand-chose, je me sentais trop mal ? En plus il ne s’agissait même pas de se la faire payer, cette peluche ! J’avais juste besoin de quelqu’un d’un poil plus talentueux que moi pour l’obtenir!
La vérité, c’est que j’étais bien incapable de demander quoique ce soit à un type qui venait de rendre ses tripes et dont l’épiderme évoquait plus de la porcelaine luisante que de la vraie peau. C’était là ma nature : capable de parasiter comme une enfant gâtée n’importe quel individu sous réserve qu’il ne soit dans le mal. Dès lors que ladite personne ne se sentait pas bien, c’était foutu. Je ne savais pas bien dire si cela était quelque chose de positif, ou si ça relevait plutôt de la malédiction…

Heureusement pour moi, Kanta ne sembla pas me prendre pour une débile de première, et sembla presque s’amuser de mon erreur. Je me détendis instantanément. Ouf ! Ce type avait l’air vraiment tolérant et gentil. Ça changeait, tiens ! En revanche, je remarquai quelque chose qui aurait dû me frapper beaucoup plus tôt : il était seul. Lui aussi avait reçu une invitation pour ce parc d’attraction ? Si cela était le cas, c’était vraiment un heureux hasard ! Il faudrait que je lui demande. Si ça se trouvait, c’était un mage de renommée au même titre que moi, mais qui n’avait trouvé personne pour l’accompagner. Moi non plus, je n’en avais pas eu le temps. En tous les cas, c’était une belle coïncidence, que deux personnes seules dans un parc d’attraction tombent l’un sur l’autre. Ça devait être le destin ! (Ou alors il n’était pas seul du tout et allait rejoindre ses amis plus tard dans l’après-midi)

Tout en marchant, je cherchai du regard un endroit où manger un morceau, quand Kanta désigna mes lunettes et m’interrogea sur leur utilité. Ce n’était pas la première fois que l’on me posait la question, et j’avouais avoir un peu honte de la réponse. Mais je préférais dire la vérité. J’étais de toute façon dans l’incapacité de mentir correctement. Cela, en revanche, tenait plus de la malédiction.

-Eh bieeen, dis-je en me grattant l’arrière de la tête, je les ai trouvées par hasard dans une brocante. Ça a été un peu le coup de cœur. Mais elles ne me servent à rien, en vrai. Enfin, c’est très pratique pour tenir les cheveux en arrière, mais c’est tout !

Je lui adressais un grand sourire. Oui, ces lunettes ne servaient à rien. Et pourtant, je les adorais pour une raison toute particulière.

-Enfin, ce n'est pas pour rien que je les mets! C’est qu'un de mes rêves serait de trouver un moyen de voler dans les airs, en apprenant une magie par exemple ! Il faut dire que j’aime les sensations fortes depuis toute petite ! Disons que je garde ces lunettes pour ne pas oublier de réaliser ce rêve un jour, même si ce n’est pas pour tout de suite.

Pourquoi n’avais-je jamais pris la peine d’apprendre une magie adaptée si je tenais tant à voler?Parce que seule, en autodidacte, c’était bien trop décourageant. Et puis, j’avais tellement galéré à apprendre la Plant Magic que je n’avais pas l’énergie de tout recommencer. J’attendais plus que l’occasion se présente. C’était sûrement une mentalité idiote. Après tout, ça n’arriverait peut-être jamais. Mais que voulez-vous. Je tirais mon énergie des autres. Seule, je n’avais aucune volonté….

Mais assez parlé de moi ! Enfin, assez parlé de moi, POUR L'INSTANT. (Après tout, c'était toujours agréable de raconter ma vie) Pour l'heure, je voulais en savoir plus sur Kanta et sur la raison de sa venue. Il fallait, bien sûr, y aller en finesse. En effet, même une débile comme moi était capable de savoir que demander « Au fait, pourquoi t’as pas d’amis avec toi ? » n’était pas très habile.

-Et toi ? Est-ce que tu connais une magie, Kanta ?


A ce moment-là, nous passâmes devant un petit stand vendant toute sorte de choses à manger. Il y avait vraiment de tout, des sandwiches aux gaufres, en passant par les glaces, les barbes à papa et les pommes d’amour. Je fus immédiatement attirée par tout ce sucre comme un insecte par la lumière. Je tirai la manche de Kanta.

-Que dirais-tu de prendre un truc ici ? Tu veux que je t’offre quelque chose?


Pour ma part, j’étais divisée. J’étais une grande fan de glaces, mais en même temps, n’était-il pas plus judicieux de prendre des choses que l’on ne trouvait que dans les foires, comme une barbe à papa ou une pomme d’amour ? J’étais très tentée par la barbe à papa ! Mais ces glaces me faisaient tant envie … Aaaaah ! Quel dilemme ! Mon cerveau pesait inlassablement le pour et le contre sans parvenir à pencher pour une solution ou une autre. Finalement, je décidai d’adopter une stratégie de prise de décision, qui consistait à prendre la même chose que son voisin. Autrement dit, c’était une stratégie de prise de décision qui consistait à ne pas prendre de décision du tout.





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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Sam 14 Oct - 19:23




La curiosité m'avait poussé à demander l'origine de ses lunettes. Je m'étais presque attendu à un discours enflammé sur les avions, sur la façon dont ils domineront un jour le monde, alors je fus surpris de la voir gênée de sa réponse. Elle les avait trouvées dans une brocante ; jusque-là, rien de bien anormal. Sauf que c'était à peu près tout. Elle les aimait bien donc elle les mettait, point final, en omettant qu'elles servaient également pour ses cheveux. Au final, la dernière hypothèse avait été la bonne : pour la classe. Bah, c'est pas comme si je pouvais juger, mon épée était dorée !

Son rêve était de voler. C'était l'explication de l'originalité de ses lunettes. Ce n'était pas très étonnant, vu qu'elle avait semblé trouver fades l'attraction qui m'avait mis dans un état lamentable. Elle disait certes pourquoi, mais elle disait aussi comment. Et savoir comment réaliser un rêve, c'était quand même pas mal du tout. Je me dis qu'elle sera heureuse dans la vie, quoi qu'il puisse arriver. De plus, elle avait parlé d'apprendre la magie pour réaliser son rêve. Quel mage du Conseil de la magie serais-je si j'étais insensible à cela ?

Je te souhaite de réaliser ce rêve un jour, avec ou sans magie.

Je soupirai. Et mon rêve, à moi ? Annihiler des guildes noires pour soulager Fiore ? Former Liz et faire d'elle une talentueuse chevalière ? Dresser un Nebula Finalita ? Devenir aussi doué que les autres conseillers dans l'exercice de ma fonction ? Montrer à mon père que je suis loin d'être le bon à rien qu'il voit en moi (faut croire que tous les pères ne se satisfont pas de voir leur fils unique propulsé au plus conseil le plus restreint de la plus grande puissance du pays après la Couronne) ? Ce serait plus des objectifs. Je m'en fixe, je les remplis et j'en fixe de nouveaux. Un vrai automate... Et les sentiments, dans tout ça, l'émotion ? Au moins, dans la sensation de voler, il y avait quelque chose de naïf qui rendait le rêve beau. D'un certain point de vue, j'enviais la jeune femme. Puis celle-ci me demanda si je connaissais une magie. Je retins un rire - devais-je lui dire pour le Conseil ?

Avant d'avoir eu le temps de répondre, elle me tirait la manche pour m'attirer vers un stand. C'est vrai qu'à la base, on cherchait un endroit où se restaurer. Elle me proposait de m'offrir quelque chose, ce que je refusai poliment. Non seulement cela n'aurait pas été très gentleman, mais en plus la valeur de mes biens s'élevaient à quelques millions de Jewels, sans compter la villa qui m'était prêtée pour ma fonction. Il aurait été indécent d'accepter. Après tout, j'avais envoyé un cadeau-billet pour Akane Beach sans aucun remord à Yuna Zubotruc, une parfaite inconnue.

Le stand proposait des glaces et des barbes à papa. La décision fut rapide : j'avais appris que Russell, mon contact à Crime Sorciere, avait vendu des barbes à papa ici, pour une mission. Je souriais rien que de l'imaginer à la place du vendeur. Je pris une barbe à papa sans hésiter et paya pour nous deux, laissant la jeune femme faire son choix.

Pour te répondre sur la magie, je sais faire quelques bricoles.


Je lui avais répondu par télépathie, évidemment, tout en faisant léviter la barbe à papa devant moi pour la manger sans lever le petit doigt. Avec mes paroles, on pourrait croire que je voulais me faire humble, mais la réalité étant que je côtoyais tous les jours des mages dont la puissance dépassait parfois l'entendement, je ne trouvais pas mon niveau de magie si extraordinaire, même avec le titre de mage de rang S. L'essentiel ou l'acquis, comme toujours, ne me suffisait jamais, même en matière de magie. Quant à mes gestes... Je rappelle que mon épée est dorée. Voilà.

Tu as déjà pensé à rejoindre une guilde de mages pour apprendre la magie ?

C'était ce qu'avait fait un grand nombre de personne, à commencer par mon père adoptif. La vie n'y était pas toujours facile, son niveau fluctuant au rythme des saisons pour faire des missions, mais c'était la meilleure façon, pour beaucoup, de changer de vie ou de réaliser ses rêves. Et puis, je ne doutais pas une seule seconde de la capacité d'intégration de la jeune demoiselle.
Ceci dit, je n'avais pas la moindre information sur ses occupations actuelles, peut-être plus intéressantes pour l'instant.

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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Jeu 2 Nov - 16:44



Nos aspirations ...



Kanta refusa mon offre, et paya pour nous deux. Alors ça, c’était gentil ! Je n’allais certainement pas refuser. Vint alors le moment fatidique, celui où j’allais connaître le choix de l’homme aux cheveux bleus et donc, par déduction, mon propre choix. Barbe à papa. Parfait ! Je mangerai ma glace une autre fois ! Avec un sourire, je demandais au vendeur la même chose, et pris avec précaution le bâton qu’il me tendait. Je savourais un moment du regard les filaments roses, à l’air tellement volatiles, et tenant pourtant autour d’un même bâton. J’étais toujours aussi fascinée par cette matière, qui semblait tenir comme par magie. Cela m’évoquait un nuage cotonneux ! Et mes papilles, elles, semblaient se souvenir du goût qui était associé à une telle vision, car je me mis à saliver. Tant de sucre juste pour moi ! Mais je n’étais pas au bout de mes peines. Car la barbe à papa avait beau être un des mets les plus jolies et les plus sucrés que Fiore puisse m’offrir, elle était aussi synonyme d’une galère sans nom quand il s’agissait de la manger. Avec précaution, j’en déchirai un bout et l’amenai à ma bouche. Si jamais une once de salive se posait sur mon doigt, c’était foutu. Il faudrait trouver un point d’eau pour me laver les mains. J’étais si concentrée sur ma tâche que je ne fis même plus attention à Kanta, tant et si bien que sa voix raisonnant dans ma tête me fit faire un bond digne d’un champion Olympique.

Je me tournai vers lui en riant. Alors il était télépathe ! Ça devait être bien pratique ! Mais ce n’était pas tout. Je remarquai rapidement l’absence de contact entre la main de Kanta et sa propre barbe à papa. Whoah ! Il savait faire plein de trucs ! Je me demandais si c’était tout… C’est vrai que je n’y avais pas pensé, mais on pouvait juste avoir quelques notions de magie, sans avoir besoin de maîtriser complètement. C’était peut-être ça, la solution pour réaliser mon rêve. Enfin, un de mes rêves. J’avais tout plein d’idées de ce que je voulais faire, dans ma vie : Devenir plus forte (très compromis), apprendre à dessiner pour pouvoir inventer de nouvelles tenues (pas encore amorcé), trouver l’amour (au point mort), me mettre éventuellement à la danse (en cours de réflexion) et rencontrer tout pleins de gens !

… Bon, d’accord. A part le dernier point, je n’avais commencé aucun projet. Mais oh ! J’avais le temps, enfin ! Et puis, j’avais mon quotidien, c’était très dur de bousculer tout ça ! Mais en y réfléchissant bien… C’était se demander si tout ça avait du sens…

POUAH ! Oh les pensées nulles !! Il allait falloir te reprendre, Yuna. Sinon, je ne donnais pas cher de ton après-midi !

Heureusement, Kanta coupa court à ce courant de pensée un poil trop dépressif à mon goût et posa une question tout à fait incongrue. Il me demanda si j’avais déjà pensé à rejoindre une guilde de mage ! C’est vrai que la manière dont j’avais dit les choses pouvait laisser entendre que je ne connaissais pas de magie du tout. Je lâchai un petit rire.


-Mais je suis déjà dans une guilde ! J’ai intégré Cait Shelter il y a à peu près un an !

Pour confirmer mes dires, je retirai mon gilet et me retournai. La marque bleue en forme de chat était alors visible sur mon omoplate, dépassant de mon bustier blanc.

-Je maîtrise la Plant Magic ! Enfin… maîtriser est un bien grand mot ! Disons que je m’en sors ! Je n’ai pas vraiment l’aspiration de devenir un mage connu ou quoi…

D’ailleurs, je me demandais : c’était quoi, mon aspiration ? Parce qu’au final, quand je faisais le bilan de tout ce que j’avais accompli, je n’avais concrètement pas fait grand-chose. Pourtant, je ne me sentais pas insatisfaite, ni rien… J’en étais souvent venue à cette conclusion, sans vraiment comprendre. De mon point de vue, ce n’était pas vraiment rationnel… … … Quoique… Je repensais à cette journée, où je n’avais pas fait grand-chose d’exceptionnel, à part aider quelqu’un de malade ce qui, en soit, n’était pas très glorieux. En y réfléchissant bien, et en n’omettant pas le fait que je restais humaine, il y avait derrière tout ça une certaine logique…

-Je pense… que rendre service à ma propre échelle, rencontrer des gens et comprendre qui je suis, c’est suffisant pour moi.

Ça semblait tout bête, voir même trivial. Pourtant, ça sonnait comme une découverte pour moi. Est-ce Kanta savait aussi ce qu’il voulait faire de sa vie ?

-Et toi ? Tu as des envies et des rêves ?





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MessageSujet: Re: A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]   Jeu 2 Nov - 19:15




Entre deux bouchées, la jeune femme m’annonça qu’elle était déjà dans une guilde, Cait Shelter. A quelque chose près, je m’étouffai. C’était bizarre. Yuna Tsubomi aurait dû se trouver ici avec la jeune femme, si elles avaient été toutes les deux de Cait Shelter. Pourtant, elle avait l’air d’être seule. Yuna lui aurait donné l’invitation ? Tant pis. C’était comme ça, avec le hasard, je ne pouvais pas forcément tomber sur une personne qui aurait accepté le cadeau tel quel. Ou alors Yuna était une vieille sorcière (littéralement, j’entends) et aurait donc passé le cadeau à quelqu’un de plus apte à apprécier cet endroit. J’avais été un peu idiot de ne pas avoir fait davantage de recherche sur cette magicienne... Dans tous les cas, il me faudra éclaircir cette histoire. Heureusement, j’avais sous la main une informatrice de premier ordre, bien qu’elle n’en sût rien.

En tout cas, elle était déjà dans une guilde et maîtrisait la magie des plantes. Je ne comprenais pas bien comment elle avait pu en venir à apprendre la magie des plantes, si son rêve était de voler, mais j’étais plutôt mal placé pour juger ce genre de choix : j’avais appris la magie du feu alors que je voulais construire. Alors, certes, Prométhée, blabla, civilisation, blabla, foyer, blabla. N’empêche que le feu a besoin d’être contrôlé pour tout ça. Et la magie du feu génère du feu ; ce que le feu fait ensuite n’est absolument pas du ressort des pyromanciens ! Sauf pour ce foutu Nightray et sa pyrokinésie, évidemment.

Elle disait ne pas avoir l’aspiration de devenir un mage connu, aussi. Cette aspiration est bien souvent une motivation pour devenir puissant, mais ce n’est certainement pas la meilleure. Pas un homme au sein du Conseil, moi y compris, n’avait eu cette aspiration. En d’autres termes, vouloir être n’est pas une condition. En revanche, rendre service, à n’importe quelle échelle, voilà qui était d’un autre acabit. Il suffisait de changer un peu l’échelle de temps en temps, par volonté d’être meilleur pour les autres, et on se retrouvait rapidement au sommet d’une autre échelle : l’échelle de la puissance. Ca avait été le cas d'Aion et moi, après tout...

En fait, elle n’avait pas beaucoup confiance en elle. C’était dommage, car jusque-là je l’aurais crue parfaite en tout point. C’est peut-être bien pour ça qu’il était aussi étrange de l’entendre prononcer ces mots, manifester son humilité. Même si c’était suffisant, c’était bien dommage. Inconsciemment, je me surpris à me demander qui était l’actuel master de Cait Shelter. Je n’en avais bien entendu pas la moindre idée. N’était-ce pas le type avec la magie perdue de création ? Je me souviens qu’il avait donné un coup de main lors des événements de Gehenna. Evidemment, ce genre de phénomène projette beaucoup d’ombre et il devient difficile pour une petite plante de s’épanouir au Soleil.

Mes envies et mes rêves...

Avais-je répondu, les yeux tournés vers les nuages pour fuir les regards. C’était toujours compliqué de répondre à cette question, quand l’on avait déjà tout achevé... Ma mémoire m’était revenue, dans un premier temps, puis j’avais accédé au prestigieux rang de Mage du Conseil avant de me fiancer. Qu’est-ce que je pouvais vouloir de plus dans ma vie ? Rien. Je ne voulais rien de plus dans ma vie. A l’âge de vingt-quatre ans, j’avais déjà accompli tout ce que je souhaitais accomplir pour toute mon existence... Alors, pour cette fois, je ne critiquerais pas Nightray car, lui et moi, sommes assez semblables à ce niveau-là. Quitte à être puissant et influent jeune, peut-être trop jeune, autant faire le bien encore plus longtemps. Lui, il parcourait le pays pour aider les gens qu’il y trouvait, moi je restais la plupart du temps dans mon bureau ou en mission avec mes propres soldats. Je répondis donc à mon interlocutrice tout à fait naturellement, sans me rendre compte de ce que je disais vraiment.

J’aimerais bien que mon boulot ne soit plus indispensable. Dès lors, le monde approcherait sans doute de la perfection...


Je ne suis pas certain de connaître une seule personne qui ne m’aurait pas donné une taloche après avoir dit ça (à part mes hommes, bien entendu... Et encore !) : il était certain que je ne rivalisais pas en termes de humilité avec mon interlocutrice ! Encore heureux que je n’avais pas dit ça pour me vanter, mais parce que c’était la stricte vérité.

Enfin, loin de moi toute prétention ! Ma fonction est juste un peu... Spéciale. Enfin... C’est compliqué. Tu vois...


Vite. Changer de sujet. De quoi devais-je m’occuper déjà ? Ah oui, bien sûr ! Qui était Yuna ?

Alors, comme ça, tu es de Cait Shelter. C’est une drôle de coïncidence ! J’ai fait un cadeau à Mlle. Tsubomi, il y a quelques jours. Tu la connaitrais pas, par hasard ?


Hé, mais attendez... Si ça se trouve... Et vu sa tête...
Quel crétin...

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A tout hasard, vous auriez pas un sac ? [PV Yuna]

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