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 À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]

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Yuna Tsubomi
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MessageSujet: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   Sam 3 Juin - 17:41


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Au bord de l'eau
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« Et c’est curieux de voir que le hasard, les rencontres, forgent une destiné. »
Je regardais avec avidité le mannequin qui posait dans la vitrine. Celui-ci, gracieux, arborait un ensemble de sous-vêtements tout bonnement magnifique ! Certes, leur teinte noire pouvait envier celle du mannequin d’à côté, d’un rouge bien pétant. Seulement ce manque de peps était largement contrebalancé par toute la dentelle, raffinée et élégante, qui recouvrait le satin sombre. Et surtout, les deux lanières de dentelles qui partaient du centre du vêtement chacune de leur côté, descendaient sur les côtes du mannequin et revenaient sur le soutien-gorge dans son dos étaient tout bonnement exquises. Pour sûr, cette perle rare de la lingerie féminine serait mienne ! Je me tournai, lançant un regard suppliant à ma mère. Celle-ci soupira, ne parvenant pourtant pas à cacher son amusement. Quand je lui lançais ce genre de regard, j’étais quasiment certaine d’obtenir ce que je voulais. Elle était cool, ma Maman. Trop cool peut-être, mais ça, ce n’était pas mon problème. C’était plutôt celui de mon entourage qui devait supporter mes caprices au quotidien.

Cela devait faire trois mois que le gala de Noël avait eu lieu. Celui-ci s’était achevé bien rapidement, peut-être parce que j’avais eu trois heures de retard, ou quelque chose dans l’idée. J’avais revu Kalou’, Shi et Ao. Et Amandil je crois… Bien sûr, comme partout où je ne voulais pas le voir, il y avait Jet, mais je crois que celui-ci était malade ce jour-là. Il m’avait fait un COMPLIMENT. Je rougis en me remémorant l’évènement, tellement celui-ci me semblait encore inconcevable. Je n’avais rien répondu, tellement j’étais ébahie par ce qu’il s’était produit. M’enfin, ce devait encore être un stratagème pour m’embêter. « Baka », murmurais-je dans ma barbe. Je rajustai ma grosse écharpe autour de mon cou. Même si nous étions courant Mars, il y avait tout de même un petit fond d’air frais, et je n’étais pas fâchée de protéger mon cou de la brise. Je pris avec un grand sourire le sac « Et’ Ham » que ma mère me tendait. En sortant du magasin, je m’accrochai à son cou et la couvris de baisers. C’était vraiment la meilleure des Mamans !


-C’était une bonne idée de m’accompagner à Magnolia avant ma formation ! déclara-t-elle avec un sourire.

Elle rejeta ses cheveux verts et ondulés derrière son épaule, m’embrassa sur le front et nous continuâmes notre promenade. Il devait être quinze heure de l’après-midi, l’heure où notre petite ballade prendrait fin approchait à grand pas. En effet, ma Môman d’amour n’était pas ici pour rien, elle venait ici pour son travail. J’avais sauté sur l’occasion pour faire les boutiques avec elle dans la grande ville de Magnolia. Mais maintenant, il était l’heure de se dire « A plus tard ». Ladite formation finissait dans la soirée, aussi nous nous étions donné rendez-vous à l’hôtel à vingt-et-une heure. JE devais donc m’occuper toute seule en attendant son retour. Après un gros câlin, nous finîmes par nous séparer. Et maintenant ? Qu’allais-je faire de ma journée ? Je ne me sentais plus de faire du lèche- vitrine, aussi optai-je pour aller faire un tour du côté de la nature, à Magnolia Est. Et peut-être, avec un peu de chance, que je rencontrerais des mages de Fairy tail. Sous le soleil de mars, je me saisis de tous mes sacs de course et me dirigeai vers la Rivière de Magnolia.

Trois bons quarts d’heure plus tard, j’y étais enfin. Dieu, je ne pensais pas que ça prendrait autant de temps ! Exténuée, je me dirigeai vers la petite rivière, posai ma veste par terre pour protéger ma jolie robe blanche de l’herbe et m’assis. Le clapotis de l’eau parvint à mes oreilles, et je fermai les yeux, détendant chacun de mes muscles. Une fulgurante envie de m’allonger au soleil malgré le vent me prit au ventre. Seulement je ne désirai pas tâcher le haut de ma robe, et ma pauvre veste était bien trop courte! Quel drame ! C’était digne d’un Drama ! Mais comment Yuna Tsubomi allait-elle régler cet épineux problème ?! Suspens… La réponse était dans mes sacs. En effet, dans l’un d’eux, ma mère avait mis notre nappe sur laquelle nous avions pique-niqué. L’accessoire idéal pour profiter pleinement du cadre sans se salir. En revanche, si vous vous demandiez pourquoi je n’avais pas eu l’idée plus tôt, je répondrais simplement que c’était un secret, et qu’il fallait tout de même conserver une part de mystère dans la vie, sinon, ce n’était pas drôle. Je fouillai donc mes sacs pour trouver le tissu. Etant donné que ma vie est passionnante et que je sais que vous avez envie d’en connaître les moindres détails, je préciserais même ce qu’il y avait dans TOUS les sacs. Dans deux d’entre eux, le sac « Et’ Ham » exclu, il y avait des vêtements gracieusement payés par ma Maman. J’avais, entre autre, trouvé une magnifique robe à fleur, bien que certains détails de celle-ci me déplaisaient un petit peu. Un jour, je confectionnerai mes propres vêtements! C’était une promesse que je faisais à la moi du futur. Mais revenons aux sacs et à leur contenu, car je sais que vous mourrez d’envie de le connaître ! Dans un autre, donc, il y avait toutes mes petites affaires de mage : trousse de soin, graines, barres de céréales. J’avais rejoint ma Mère directement après une mission, ce matin, ce qui expliquait que j’avais encore sur moi tout mon matériel. Enfin, dans le dernier sac, il y avait quelques restes du pique-nique, dont des petits gâteaux confectionnés par ma Maman d’amour, mais surtout, le tant attendu artefact.

Victorieuse, je sortais la nappe, l’étendais sur le sol avant de m’étendre moi-même dessus. Le soleil vint poser ses rayons sur ma peau, la douce mélodie de la rivière me parvint de nouveau. Là, allongée( indirectement) sur l’herbe, j’étais bien, si bien que je me voyais mal part…

*CRACK*

Je me redressai soudainement. Une branche venait de craquer. Oooooh misère. Je voyais venir le scénario. Avec la poisse que j’avais, il devait sûrement y avoir un mage noir sanguinaire et cruel qui passait dans le coin, au moment où je prenais ENFIN un peu de repos (La direction s’excuse pour l’emploi du mot « ENFIN», il n’y avait vraiment aucune raison de le placer là). Sur le qui-vive, je fis apparaître un cercle magique au niveau de ma main droite. Une liane jaillie d’un des sacs - vous savez, celui avec le matos de mages ! Cette fois, je ne me laisserai pas avoir par un malade mental en cavale. Moi ? Parano. Nooooon.


-Qui va là ?

Un peu cliché, mais fallait bien dire quelque chose qui se prêtait au contexte.


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Aliénore Delle Battaglia
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MessageSujet: Re: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   Jeu 8 Juin - 22:21
Il n’était certainement pas dans les habitudes de Mademoiselle Delle Battaglia de montrer ni qu’elle avait mal, ni son énervement, ni son état d’esprit en général. Il faut dire qu’avec son endoc… son entraînement dans sa jeunesse, les manifestations de ce genre étaient devenues des marques de faiblesses bien inutiles puisqu’elles ne faisaient pas avancer les choses. Toutefois, là, en face des panneaux des départs de la gare de Magnolia, la jeune femme ne pouvait pas retirer ce masque désabusé qui ornait son visage. Bloquée, voilà ce qu’elle était devant ce tableau et elle l’était tout autant que les rails de la ligne de chemin de fer qui devait l’amener à Kunugi où elle pouvait prendre la route pour Blue Pegasus.

L’accumulation de situations désavantageuses pour l’alchimiste commençait à l’exténuer en plus de l’énerver. D’abord la rencontre avec monsieur Hoshi et mademoiselle Taylor qui lui faisait rater le départ de sa correspondance vers Oak Town depuis Mac Anu en plus de lui blesser le bras, ensuite ce problème de circulation des trains. Aliénore se laissait tomber sur un banc de la gare, ajustant sa veste qu’elle avait réparé grâce à son alchimie, tout comme le chemisier en dessous. Toutefois, ça n’était pas le cas de la brûlure sur son bras qui depuis l’affrontement avec le Conseiller, n’avait eu comme soins que les modiques attention de la Pégase. Cette brûlure allait lui laisser une énorme cicatrice en plus de lui faire mal au bras pendant un moment. Tss…

Enfin, les agents de la gare indiquant à la jeune femme qu’ils pensaient que le circulation des trains reprendrait d’ici trois à quatre heures, Aliénore pouvait bien faire un tour en ville histoire de trouver de quoi soigner un peu mieux son bras, de quoi manger en attendant et puis trouver un endroit pour faire ça tranquillement. Dans une ville comme Magnolia, il était presque sûr que l’Alchimiste puisse trouver ce dont elle avait besoin. Et elle fut rapidement contente de pouvoir tomber sur un apothicaire, un herboriste, une boulangerie et d’autres petits commerces aux tenanciers tous aussi agréables les uns que les autres. Evidemment, Aliénore fit comme elle put pour paraître aussi agréable qu’eux. Toutefois, il ne fallait pas trop en demander à quelqu’un qui ne sait plus vraiment sourire. Les commerçants semblaient l’avoir compris si bien que les maigres manifestations de gentillesse d’Aliénore suffirent. Ils comprirent aussi que la jeune femme avait mal au bras tant elle bataillait pour tenir tous ses achats avec une main. Le boulanger lui donna donc un petit sac en tissu pour tout emmener plus facilement.

Il ne restait plus qu’à trouver un endroit pour se soigner et manger. Magnolia, surtout à cette époque, était une ville agréable pour y vivre et y passer un instant. Alors certes, il fallait prendre en compte ces énergumènes de Fairy Tail. Cependant ils n’étaient pas méchants, juste turbulents. Aliénore marcha un moment dans la ville pour essayer de trouver un coin paisible. Les parcs d’abord, mais avec les enfants qui jouaient, le contexte ne se prêtait pas vraiment à soigner une vilaine brûlure. Ils étaient jeunes et innocents, leur faire peur inutilement ne servirait à rien. Un petit square ? Le problème était similaire mais cette fois-ci avec les petits vieux qui ne supporteraient pas l’image. Il restait alors les bords du fleuve, ceux longés par une belle pelouse. La jeune femme fit son chemin dans les rues de la ville ferroviaire et finit par rejoindre la berge inondée de la lumière du soleil. Un petit coup de vent rappela à Aliénore qu’il s’agissait seulement du mois de mars. Heureusement qu’elle avait plusieurs couches. Toutefois, elle allait devoir faire sans pour se soigner, d’autant que la blessure à cause de tous ses achats s’était remise à saigner, tachant la manche de la veste et le chemisier en dessous d’un rouge que même le plus pur des pourpres ne pourrait cacher.

Mademoiselle Delle Battaglia constatant cela s’avança vers la pelouse en regardant défaisant les attaches de sa veste. Ceci ne lui fit pas remarquer la présence d’une jeune fille non lui d’elle. Du moins jusqu’à ce qu’elle marche sur une branche dont la présence en ces lieux dépourvus d’arbre était aussi suspecte que les intentions de Roy quand il s’approchait des quartiers des femmes à Blue Pegasus. La jeune femme n’eut cependant pas le loisir de s’inquiéter de l’origine de la présence de cet ustensile de mort et de dévastation, son attention étant attiré par un « Qui va là ? » dès plus à propos. En dehors du fait qu’elle-même et la personne se trouvait dans une ville accueillant une guilde surpuissante et qu’il fallait donc être fou pour tenter quelque chose de stupide.

La Pégase dirigea son visage froid vers l’origine de l’interpellation. Neutre comme d’habitude, son regard se posa sur la jeune fille assise dans l’herbe à seulement quelques mètres d’elle puis silence. Comment n’avait-elle pas pu voir cette fille avec ses cheveux verts alors qu’elle passait juste à côté. Les yeux d’Aliénore se plissaient un peu en regardant toujours le jeune fille. La scène avait ça d’étrange qu’Aliénore s’était complétement immobilisée alors qu’elle commençait à ouvrir son chemisier qui donnait sur son débardeur noir alors que la jeune fille la regardait avec un air déterminé. Par la barbe de Merlin, devait-elle encore s’attirer une mésaventure ?


« Désolée… Je ne vous avez pas vu. Toutefois je pense que vous pouvez garder vos plantes vertes sous terre. Je n’ai pas l’intention de vous demander quoi que ce soit ou de vous faire du mal… »

Aliénore voulut sectionner la liane en transmutant la matière la plus proche. Mais le combat contre monsieur Hoshi était trop récent et l’avait complétement vidée. Elle soupira, s’éloigna de quelques mètres supplémentaires de la jeune fille et s’assit lourdement sur la pelouse. La fatigue occupait tous ses muscles et tous ses gestes devenaient plus lourd, moins précis. C’était assez énervant pour un alchimiste d’en arriver à de tels extrémités. Aliénore décrocha ses sacoches et enleva son sac pour faire tomber sa veste et son chemisier, laissant le bandage rouge de sang bien visible. L’Alchimiste sortit du sac que le boulanger lui avait donner pour mettre tous ses achats les nouvelles bandes et quelques médicaments quelques herbes qu’elle avait acheté avant de commencer à enlever l’ancien bandage.

« Par la barbe de Merlin, je prie pour que ça… aïe ! »
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   Lun 19 Juin - 17:40


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Aoutch...
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Dieu ce qu’elle était belle ! Et … Inexpressive.
Je restai un moment plantée là, sans bouger, une expression d’étonnement mal dissimulée sur le visage. Elle aussi s’était immobilisée pendant son déshabillage. Nous restâmes quelques secondes comme ça, sans rien dire. Finalement, elle brisa le silence. Elle ? C’était la dame qui venait de faire craquer sous son pied un pauvre petit bout de bois. Grande, bien faite, blonde, je me dis assez rapidement que c’était une jolie jeune femme. Mais ce ne fut pas ma première pensée. A la vue de son visage, de ses manières, une première opinion fut bien vite établie.
Qu’elle n’avait vraiment pas l’air commode.


- Désolée… Je ne vous avez pas vue. Toutefois je pense que vous pouvez garder vos plantes vertes sous terre. Je n’ai pas l’intention de vous demander quoi que ce soit ou de vous faire du mal…

Je lui lançai un regard interloqué, ne comprenant pas tout de suite pourquoi cette gente dame me parlait de plante. Puis je captai soudainement que mon « arme » verte était encore sortie du sac. « Ah ! Oui ! … P-pardon ! »
Dans un même mouvement, mon bras et la plante se baissèrent. Je ne dis pas un mot de plus, et regardai cette nouvelle arrivante –très intrigante, je dois l’admettre- s’éloigner puis s’assoir avec une difficulté mal dissimulée. Elle avait l’air fatiguée. Peut-être qu’elle revenait d’un long voyage ? Et moi ? Qu’allais-je faire ? Mon cerveau purement Yunesque m’assigna un objectif très simple : celui de bavarder ! Mais le strip-tease de la jeune femme me coupa dans mon élan. Ce n’était pas que l’activité de retirer des vêtements présentait un quelconque intérêt en lui-même, d’autant plus qu’elle n’avait finalement enlevé que sa veste et sa chemise. Non, c’était plutôt ce qui se trouvait en dessous qui me coupa dans mon élan de sociabilité : un bandage, vieux et écarlate. M-M-Mais…. Elle était blessée !!! (Bravoooo Sherlock) Et pas qu’un peu visiblement ! Ça devait faire tellement mal ! Instantanément, mes neurones miroirs se mirent à douiller. Comment pouvait-elle garder un air si impassible alors qu’elle avait une telle blessure ??? Et comment pouvait-elle ne serait-ce que songer à enlever son bandage !!!

-Par la barbe de Merlin, je prie pour que ça… aïe !

Ah ! Un peu de ressenti sur ce visage de marbre! C’était pas dommage ! Il n’empêche que ma mâchoire se serra. Ça devait faire un mal de chien ! Il ne m’en fallu pas plus. J’en avais bien assez vu. Saisissant ma propre sacoche, je me levai et allai m’asseoir à côté de la blonde. Je pus alors admirer la blessure de très près, et ce n’était vraiment, vraiment pas beau à voir. La plaie était en fait une vilaine brûlure, plutôt grave. Là encore, mon empathie fit des pirouettes. Mais je mis de côté ces douloureux sentiments et entreprit, sans vraiment laisser le choix à la madame, de l’aider à retirer les bandages. C’était la première fois que je faisais ce genre de chose, et je n’étais pas très assurée. Mais, comme d’habitude, je ne me voyais pas rien faire non plus, au grand désespoir de la blonde si son désir était qu’on la laisse tranquille.

-Je vais vous aider. Ça va piquer un peu mais ça ne va pas durer longtemps.

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Bon, on tire franchement, on ignore les protestations de la dame eeeeet… Voilà ! Le bandage était retiré ! Nom d’une pipe, ça me donnait vraiment envie d’apprendre des notions de magie de soins. Ne serait-ce que pour retirer la douleur dans ce genre de situation. D’abord, ça éviterait à des gens de souffrir, et ensuite, ça m’empêcherait d’avoir mal en même temps qu’eux, la faute à ma sensibilité un poil trop aiguisée. Tiens, il faudrait que je me renseigne, à l’occasion !

-Et bien... Ce n'était pas évident, mais c’est fait ! Normalement, il vaut mieux recouvrir la plaie avec des compresses grasses, si je ne me trompe pas. Ça évite que ça accroche quand on retire. Je me demande bien comment vous avez pu vous faire une blessure pareille…

Une sombre pensée traversa mon esprit. Je m’immobilisai donc, lançant un regard suspicieux à la dame.

-Vous ne seriez pas une mage noire par hasard ?

… Yuna. Imbécile. Cette demoiselle venait ouvertement à Magnolia pour se soigner. Elle avait l’air propre sur elle et avait un visage agréable. Bien sûr, que ce n’était pas une mage noire ! Débile ! Bon, je l'admets, elle n’avait pas l’air très commode, mais cela ne faisait pas d’elle un assassin ! Il fallait sortir de ses préjugés, bon sang !

-Hahaha, excusez-moi. Bien sûr que non ! Ce que je peux être parano des fois, déclarai-je avec un sourire gêné.

Et je déposai le bandage à côté de moi, avant d’adresser un grand sourire à l’inconnue.


-Au fait, je m’appelle Yuna Tsubomi, mage de Cait Shelter, je lui tendais une main dans le but de serrer la sienne, histoire d’être un peu formelle. Quand je remarquai que ladite main était celle correspondant au bras blessé, je la reportai sur mes cheveux, l'air idiot, J-je vois que vous avez acheté des soins en ville… … Vous voulez que je m’en occupe ?


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MessageSujet: Re: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   Lun 26 Juin - 0:29
La réponse approximative de la jeune fille aux cheveux verts donna l’impression à Mademoiselle Delle Battaglia qu’elle faisait ça surtout pour tenter d’impressionner les gros bras qui pourraient l’importuner. Des personnages qui n’étaient pas si rares dans Crocus, mais qu’avec cette détermination de façade, elle ne ferait que rire. La simple remarque que l’Alchimiste avait faite semblait l’avoir prise de court. Ceci lui fit lever un sourcil tout en gardant son regard froid avant de rejoindre son lieu de soin. Soit sur la même pelouse que la jeune fille et suffisamment loin d’elle pour être tranquille. Et dieu qu’elle espérait pouvoir l’être surtout au vu de la tâche qui s’imposait à elle. La brûlure faisait déjà suffisamment mal pour quelle doive en plus dédier une part de son esprit à cette fille.

La jeune femme se concentra sur son bandage, commença à tirer et la douleur qui jusque-là était supportable devint atroce. Elle n’avait pas pu s’empêcher de jurer et maintenant elle serrait les dents. Les traits de son visage se contractaient de plus en plus à la désagréable constatation du collage qu’avaient fait ses bandes sur la plaie. Ses yeux étaient rivés sur le petit cadeau laissé par monsieur Hoshi. Dieu que ça pouvait faire mal. Mais la douleur, surement parce qu’elle y était habituée, ne l’empêcha pas de voir la jeune fille qui l’avait interpelée un peu plus tôt se rapprocher avec précipitation d’elle. Pourquoi diable venait-elle se coller à l’Alchimiste ? Il n’y avait pas assez de pelouse ? La parole et les gestes de la jeune mage provoquèrent un début de mouvement de protestation accompagné de quelques locutions verbales appropriées.


« Non ! Non ça va aller mAAAAAAAAAAHHHHH !!!! »

Cette enfant avait-elle perdu l’esprit ? La surprise de cet arrachage en série de ses bandages prit de court Aliénore. Incapable de se concentrer pour éviter de montrer sa douleur, comme elle le faisait jusqu’à maintenant, un puissant râle s’échappa de sa bouche. Dans le même temps, elle se retenait de répondre à cette douleur provoquée par cette jeune fille en lui enfonçant dans la mâchoire son poing libre. Pourtant, le pic de douleur était tel que la Pégase aurait pu mettre plusieurs coups de poings dans la figure angélique de cette infirmière auto-proclamée. A la place, suite à son râle de douleur, elle se contenta de lui jeter un regard noir avec les traits du visage qui allaient avec. C’était assez rare pour Aliénore de devenir aussi expressive. Mais entre la surprise, la douleur et la fatigue, on pouvait bien lui excuser ce court élan velléitaire.

Court car le visage de son infirmière de facto respirait un certain calme qui contrastait avec la soudaine rage de l’Alchimiste. Elle semblait satisfaite de l’avoir aidée et allait même jusqu’à lui prescrire ce qu’elle aurait dû faire. Au vu des conditions où elle était, elle avait surtout fait au mieux !


« Une renc… »

Mais sur qui était-elle encore tombée ? En plus de s’imposer à elle pour lui procurer des soins, ce quand bien même elle ne semblait pas émotionnellement habituée au spectacle de chaires et de sang qu’offrait le bras de l’Alchimiste, elle était outrancièrement bavarde…

Alors non, avoir quelqu’un de bavard avec soit, ce n’est pas forcément désagréable. Ca fait la conversation. Toutefois, avoir quelqu’un de bavard avec soit dans cette situation-là, là ça devenait bien plus pesant. Sans oublier que son débit de parole empêchait Mademoiselle Delle Battaglia de répondre à la première question, déjà accompagnée d’une autre. Et si la première pouvait être légitime, la seconde semblait tomber de nulle part avant que l’infirmière improvisée ne trouve elle-même la réponse et laisse enfin un peu de temps à Aliénore pour répondre à toutes ses questions.

L’Alchimiste avait perdu au cours du raz de marée parole de la jeune fille au cheveu vert son visage énervé et avait retrouvé ses traits froids. Ses yeux dorés fixaient alors ceux de son interlocutrice.


« J’ai bien cru que vous n’alliez jamais vous arrêter… Donc non, quand bien même c’est un léger règlement de compte avec un Conseiller qui m’ait fait ça, je ne suis pas un mage noire. Je suis simplement une Alchimiste de Blue Pegasus, fatiguée et qui n’avait pas vraiment envisagée de se faire arracher le bras par une inconnue… »

Un court regard pesant se posa sur l’interlocutrice de la jeune femme. Elle avait beau vouloir émettre une certaine gratitude envers la jeune fille, cela ne l’empêchait pas de vouloir lui reprocher son action subite et la douleur qu’elle lui avait infligée.

Néanmoins, son regard muta. Passant du pesant au désabusé. Et pour cause, avec le plus grand calme qui soit, la jeune fille passa aux présentations. Evidemment, c’était le plus important alors qu’il y avait un bras en sang entre elles et qui attendait désespérément des soins. L’étourderie de la jeune fille lorsqu’elle voulut lui serer sa main immobilisée par la douleur fit intérieurement sourire Aliénore. Elle n’arrivait pas à mettre des mots sur le comportement. Toutefois, il avait l’avantage de désintéresser la jeune femme de son bras blessé. Ce qui était, elle s’en rendait alors compte, le cas depuis le début du flot verbal de mademoiselle Tsubomi. Aliénore tendit alors la main de son bras valide pour faire les présentations formelles auxquelles semblait tenir la jeune fille.


« Aliénore Emmanuelle Delle Battaglia, Alchimiste de Blue Pegasus. …Je pense qu’au vu de ce que vous venez de me faire subir, je n’ai pas vraiment le choix ? »

Aliénore laissa son bras blessé à la disposition du mage de Cait Shelter tandis que l’autre se tendit pour récupérer le sac de médicament. Un rictus de douleur fit bouger sa lèvre avant de s’évanouir dans l’immensité froide de son visage. Elle prit le sac et le tendit alors à la mage.

« Ça vous arrive souvent de soigner par la méthode musclée des inconnus ? Non pas que je ne vous sois pas reconnaissante, mais c’est assez étrange… quand bien même vous veniez de Cait Shelter ! »
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MessageSujet: Re: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   Jeu 13 Juil - 19:21


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Encore un petit effort...
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De manière générale, cette dame semblait satisfaite de mes soins. Enfin, je crois. Après tout, elle avait bel et bien répondu à ma question :

- J’ai bien cru que vous n’alliez jamais vous arrêter… Donc non, quand bien même c’est un léger règlement de compte avec un Conseiller qui m’ait fait ça, je ne suis pas un mage noire. Je suis simplement une Alchimiste de Blue Pegasus, fatiguée et qui n’avait pas vraiment envisagée de se faire arracher le bras par une inconnue…

Un Conseiller ? Ouah, elle devait être sacrément forte ou vraiment inconsciente pour aller régler ses comptes à un Conseiller. D’ailleurs, cela ne faisait pas d’elle un criminel, par hasard ? M’enfin, là n’était pas la question. Après un affrontement pareil, elle devait s’estimer heureuse de ne s’en sortir qu’avec une brûlure au bras ! Oui, tout compte fait, elle devait être très forte. Mais qui était cette inconnue dont elle parlait ? Se pourrait-il qu’en plus de s’être frittée avec un mage du Conseil, cette mage était tombée sur une inconnue, qui lui avait fait mal au bras ? Dans ce cas-là, ce n’était pas le Conseiller mais l’inconnue qui l’avait brûlée ? Ou peut-être qu’elle avait employé Conseiller au masculin, mais qu’en fait, celui-ci était une femme, et donc l’inconnue ? Et puis, arracher, et brûler, ce n’était pas pareil ! J’étais un peu perdue dans son récit. Il faut dire qu’elle n’était pas toujours claire, cette dame. Déjà, elle s’exprimait dans un langage très soutenu, ce qui me déconcentrait vachement. Et en plus elle n’était pas cohérente. Durant cette tirade, je ne sentis évidemment pas le regard appuyé de la blonde, et encore moins que c’était non pas elle, mais moi qui était dans l’erreur.

En revanche, ce qui me marqua un peu plus fut son regard, qui laissait deviner que la joie de vivre n’était pas vraiment présente en elle. Bah, elle n’avait plus l’air de souffrir, comme quand j’avais retiré le bandage. C’est qu’elle avait vachement crié, la madame ! Son visage était passé d’une inexpressivité appuyée à un visage tout tordu par la douleur. Ce n’était d’ailleurs pas très élégant, mais je n’allais porter aucun jugement là-dessus. Après tout, c’était normal d’être moche, quand on avait mal. C’était d’ailleurs le cas dans pleins de situations. Le pire, c’était quand on pleurait. Le cliché montrait souvent un visage parfait, avec une gracieuse petite larme s’écoulant sur la joue, mais dans la réalité, ce n’était pas comme ça du tout ! Quand on pleurait, on avait le visage tout rouge, les joues dégoulinantes, de la morve au nez et une expression bien dégueulasse. Ça me faisait mal de démonter une si belle image de la tristesse, mais il fallait quand même être réaliste. Pleurer, c’était comme les bébés humains : c’était pas beau.

Mais revenons à notre belle blonde. Je disais belle, car maintenant que la douleur ne tordait plus ses traits, son visage avait de nouveau cette beauté froide (mais un peu moins froide quand même) qui m’avait marquée dès le premier regard. C’était à la fois magnifique et décourageant, car elle semblait ainsi fermée à la conversation. Mais cette idée fut bien vite refoulée par la dame, qui me tendit son bras valide pour me serrer la main.


- Aliénore Emmanuelle Delle Battaglia, Alchimiste de Blue Pegasus. …Je pense qu’au vu de ce que vous venez de me faire subir, je n’ai pas vraiment le choix ?

Elle se présentait également ! Chouette !!! Avec un nouveau sourire, je la saisis avec tant d’entrain qu’à coup sûr, je dus faire mal à son bras blessé. J’étais tellement contente qu’elle ne se soit pas braquée que je ne relevais pas l’emploie du verbe « subir », ce qui évita, au passage, une belle crise de nerf de ma part. Aliénore, donc, se retourna vers ses propres affaires et saisit un sac qu’elle me tendit.

-Ça vous arrive souvent de soigner par la méthode musclée des inconnus ? Non pas que je ne vous sois pas reconnaissante, mais c’est assez étrange… quand bien même vous veniez de Cait Shelter !

Par la méthode musclée ? De quoi parlait-elle ? Oh ! Elle devait parler du fait que j’étais venue sans rien lui demander et que je m’étais acquittée de ma tâche avec brio. Non franchement, j’étais fière de ma petite intervention. De plus, elle avait dit « Non pas que je ne vous soit pas reconnaissante », ce qui eut le don de me rendre hystérique (Comment ça, j’étais une hystérique de base ?!). Après tout, en langage Tsundere (je pratiquais moi-même à mes heures perdues) cela signifiait « Merci pour tout » ce qui me confortait dans l’idée que j’avais fait du bon travail. Venant d’une dame aussi froide, cela était tellement jouissif ! Oui, je remarquais ce genre de chose, mais pas que la dame en question me voyait comme une lourdingue depuis le début, ET ALORS ! J’avais une attention sélective, que voulez-vous ? Puis je ne prenais que le bon côté des choses, voyons ! (Comment-ça, « Non » ?!!!!)

-Héhé... Je ne sais pas, je ne soigne pas beaucoup les gens, de manière générale dis-je en me grattant la tête, un sourire un peu embêté sur les lèvres.

Sur ces mots, je pris les médicaments en prenant soin de ne pas frôler le bras blessé avec. Non, non, il ne fallait pas abuser. Et puis, cette dame à l’air fermé m’avait autorisée à être son infirmière improvisée !!! Autant dire que j’étais aux anges, et que je comptais donner mon maximum pour que le travail soit bien fait ! Je fouillai dans le sac, et trouvai d’abord un spray, puis une crème à appliquer. Aoutch. Ça allait piquer… Je voyais bien que les nerfs à vifs de la dame allaient autant apprécier que l’arrachage de bandage. Je réfléchis à la manière la moins douloureuse d’appliquer ça. Fallait-il que j’y aille comme une bourrine, ou que je sois délicate, quitte à que ça fasse moins mal, mais plus longtemps ? Hmmmm je ne savais pas. Finalement, je décidais d’user de la manière douce.

-Je te... Je peux te tutoyer ? Je te préviens, ça risque de faire un peu mal. Il va falloir serrer les dents.

Quand il s’agissait de se soigner, c’était toujours mieux que quelqu’un d’autre le fasse plutôt que de le faire soit même. Non pas que cela faisait moins mal ainsi, mais la douleur pouvait parfois dissuader, et les soins n’étaient, de fait, pas prodigués. Ou du moins ils l’étaient, mais plus lentement. Quitte à souffrir, autant que ça soit fait vite, et bien. Je pris le spray, et l’appliquai rapidement. Puis, sans attendre, je saisis la crème, pris une grande inspiration et passa à l’acte. Je pris soin de ne pas y aller trop fort, mais ne tardait pas trop tout de même. Et surtout, je serrai les dents, moi aussi. Il faut dire que les grognements de douleur d’Aliénore ne me laissaient pas indifférente. Je poussai un soupir de soulagement quand je finis d’enduire la plaie.

- Et maintenant, la dernière étape ! Courage, Aliénore, encore un petit peu, et ça sera terminé.

Je saisis dans le sac les bandes enduites de produit. C’était le moment fatidique, celui de faire un bandage. Et il fallait faire ça bien ! Je pris une grande inspiration et posai délicatement les compresses sur la plaie. Ensuite, d’une main tremblante, je saisis les bandages, et en entourai le bras de ma « patiente » en essayant ni de faire bouger les compresses, ni de serrer trop. C’était toute une logistique. J’étais dans un tel état de stress et de concentration que quand tout fut terminé, j’essuyai quelques gouttes de sueurs de mon front à l'aide de mon bras.

-Pfiouuuuu… Ça n’était pas facile, mais on l’a fait !

Puis je posai une main sur l’épaule de la dame –celle du bras blessé, évidement- et je lui adressai un grand sourire.

-Bravo, tu es très courageuse ! J’espère que la douleur va s’estomper !

Après une telle expérience, je ne rêvais que d’une chose. Avec gaîté, et considérant que j’étais la meilleur infirmière du monde, je me levai, me dirigeai vers mon sac et revins vers la blessée. Je lui tendis alors une boite de biscuit, en ayant moi-même un desdits biscuits entre les dents.

-‘ien ‘e ‘ieux ‘ans une kelle chikuachion qu’une récom’enche, ‘our ‘remonker le moral.


Sourir. Miette de biscuit sur le coin droit de la lèvre.



©odé par Ren
Aliénore Delle Battaglia
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MessageSujet: Re: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   Mar 1 Aoû - 12:13

C’était une blague, une lourde blague… ou bien une lacryma cachée en vue d’alimenter ce demi-torchon de Sorcerer Magazine. C’est ce qui traversa l’esprit de Mademoiselle Delle Battaglia à la réponse pour le moins simple de mademoiselle Tsubomi. Elle ne soignait pas souvent les personnes et elle sautait sur la première occasion de la faire ! C’était soit de l’inconscience, soit la fougue inconsidérée de la jeunesse. Elle devait avoir quoi, entre 16 et 18 ans. En tout cas, la jeune femme ne lui en donnerait pas plus.

La suite de réaction de mademoiselle Tsubomi confirmait son jeune âge. Bien que cela soit aussi certainement dû au caractère de la jeune fille. Dans tous les cas, elle était si expressive, si joviale… si vivante. C’était assez étrange pour Aliénore d’être juste à côté de quelqu’un qui était tout à l’inverse d’elle en termes de caractère. Elle aurait trouvé quelqu’un blessé dans un parc, l’Alchimiste l’aurait porté chez un médecin ou bien chez quelqu’un qui pourrait en prendre soin. Elle n’aurait jamais cherché à prendre en charge elle-même le blessé. D’une part parce qu’elle n’avait pas énormément de connaissances médicales et d’autre part parce qu’elle n’avait pas envie de gêner. Selon elle, un blessé pouvait apprécier une compagnie joviale à partir du moment qu’il était traité. Mais avant, cela ne pouvait que l’exaspérer, comme elle l’était depuis le début. Enfin, c’était sa façon de voir les choses et face à ce débordement d’excitation et de don de soi de la part de mademoiselle Tsubomi, Aliénore se disait que tout compte fait, si la blessure n’était pas trop grave, ça pouvait peut-être être bénéfique.

Aliénore continuait à regarder mademoiselle Tsubomi. Pourtant, elle regardait dans le vide, continuant à réfléchir un peu sur cette joie de vivre avant d’être tirée de sa pensée par une nouvelle question de la jeune fille. Et pour une fois, elle était légitime. Soit le mage de Cait Shelter avait pris conscience qu’elle parlait à une noble, ce qui était peu probable, soit elle avait un minimum de savoir vivre ce qui enchantait dans les deux cas mademoiselle Delle Battaglia.


« Je vous en prie. En d’autres temps et d’autres lieux j’aurai préféré que vous vous absteniez. Mais là, je vous dois bien ça. Ô, je prends note mademoiselle l’infirmière. »

Et elle faisait bien de prendre note. Car même si elle n’était pas aussi brutale qu’au moment de retirer les bandages, les produits que l’Alchimiste lui avait fournis n’étaient pas indolores. Toute la blessure de son bras était à vif et entre le spray et la crème, Aliénore avait l’impression qu’on lui mettait de l’alcool à brûler dans les veines. Dieu que c’était désagréable et si cette fois elle réussissait à se contrôler, cela n’empêchait pas la Pégase de grommeler. Certes, elle se retenait de lâcher des noms d’oiseaux, mais il était clair que ses propos à peine audibles ne reflétaient pas une très grande joie de vivre actuellement. Enfin, disons qu’elle respirait encore moins la joie de vivre que d’habitude. Aliénore se refusait à regarder mademoiselle Tsubomi ou bien sa plaie soignée, il faut le dire, avec une douceur qui contrastait avec la barbarie déployée lors de l’arrachage de bandage qui eut lieu quelques minutes plus tôt. Dans les deux cas, elle pensait que ça n’allait pas lui faire du bien. Dans le premier car voir la jeune fille aussi joyeuse allait l’exaspérer et dans le second parce que ça allait lui augmenter sa douleur.

Mademoiselle Delle Battaglia s’aventura, du coin de l’œil, à regarder la jeune fille et fut surprise de la voir concentrée sur ce qu’elle faisait. Contre attente, l’Alchimiste resta à regarder son infirmière jusqu’à ce qu’elle finisse d’enduire sa plaie, soupire et lève la tête pour lui parler. Après coup, elle se rendit compte que sa réaction de tourner sa tête pour faire comme si elle ne l’avait pas regardé depuis un moment, était d’un puéril affligeant. Mais bon, ce qui était fait l’était à tout jamais.


« Je sais que tu veux finir vite, mais est-ce qu’on pourrait pas faire une légère pause. C’est assez désagréable et doAÏE AÏE AÏE !!! »

Elle le faisait exprès d’agir aussi vite… c’était obligé ! Elle ne pouvait que le faire exprès pour prendre de court à chaque fois Mademoiselle Delle Battaglia ! Peut-être était-ce aussi parce qu’Aliénore était trop fatiguée pour anticiper correctement... Enfin qu’importait. Si a jeune fille disait que c’était la dernière étape, ça ne pouvait qu’être bien. Là encore, elle déployait toute sa concentration et sa délicatesse. C’était assez impressionnant de voir le soin qu’elle prenait pour faire correctement ces bandages. Au vu de tout ce qu’elle déployait, elle ne méritait pas vraiment qu’Aliénore reste aussi froide. Non, ce serait ingrat de la part de l’Alchimiste si bien qu’elle fit le choix de se faire violence pour paraître un peu moins rigide pour remercier mademoiselle Tsubomi.

« Ah… oui. En tout cas m…grrrrrrr…………………………………………. »

Rectification, elle ne le faisait pas exprès. Elle était juste particulièrement indélicate et tête en l’air ! Et ça, elle pouvait l’excuser sauf si c’était elle qui en faisait les frais ! ET en plus de ça elle osait dire qu’elle espérait que la douleur s’estompe ! Mais où diable avait-elle laissé sa jugeote par la barbe de Merlin !

« … Pas si vous retouchez, encore, mon bras blessé… enfin, j’essayais de vous dire merci pour tout ça… »

A rajouter, en plus d’être tête en l’air, elle était hyperactive. Accablée par son désabusement, Aliénore soupira en la regardant aller chercher quelque chose dans ses affaires et laissa tomber son torse contre la pelouse, mon bras blessé sur mon ventre. Ce qui, en y pensant, pouvait être une bien mauvaise idée avec mademoiselle Tsubomi juste à côté.

Alors que l’Alchimiste regardait le ciel, elle vit apparaître au-dessus de son visage une boite tenue par les petites mains de son infirmière. Aliénore se redressa un peu en s’appuyant sur son bras valide et regarda le contenu de la boîte tout en écoutant mademoiselle Tsubomi. Se rendant compte qu’il s’agissait de biscuits, elle hésita à en prendre un même si, de toute évidence et selon ce qui pouvait être comprit de gloubi-boulga vocal de mademoiselle Tsubomi, celle-ci l’y invitait.

Mademoiselle Delle Battaglia hésita un instant, un long instant, avant de prendre un biscuit avec la main de son bras invalide.


« M… merci. C’est sur que manger ça détend toujours un peu… »

Aliénore remarqua toutes les miettes sur le visage de mademoiselle Tsubomi ce qui la bloqua avant qu’elle ne lâche une sorte de très court rire très retenu et laisse les traits de son visage non pas dessiner un sourire, mais une légère éclaircie. Elle se redressa, prit un mouchoir dans une de ses poches de pantalon et le tendit à mademoiselle Tsubomi.

« Je crois que vous avez plus de biscuits sur vos joues et autour de votre bouche plutôt que dedans. Prenez ça pour vous essuyer. Sinon, qu’est-ce que je peux faire pour vous remercier. Après tout, les services d’une infirmière, même novice, ne peuvent pas rester sans un petit quelque chose en retour. Qu’est ce qui vous ferait plaisir ? Et ne me dîtes pas non, ça me fait plaisir à moi aussi. »

Aliénore se rallongea sur l’herbe en mangeant son biscuit. Ils étaient plutôt bon en fait. Elle serait presque tenté d’en prendre un autre si son infirmière lui en donnait l’occasion. Tout en mangeant, elle se posa la question de ce qui pouvait amener un mage de Cait Shelter autant au Sud du Royaume. Alors certes, elle n’était pas vraiment mieux placé avec Blue Pegasus, mais sa guilde était déjà plus reliée à la civilisation que Cait Shelter. Vu que rien ne semblait l’empêcher de poser la question, elle attendit que mademoiselle Tsubomi finisse pour lui poser la question tout en regardant le ciel.

« Sans indiscrétions… qu’est qui amène un mage de Cait Shelter autant au Sud ? Votre guilde est assez isolée au nord, un peu perdue dans la forêt quand même. Le voyage n’a pas dû être de tout repos alors je présume qu’il doit y avoir une bonne raison pour que vous soyez là. Une mission ? »

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MessageSujet: Re: À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]   

À coup de bandages et d'adoucissant [pv Aliénore]

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