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 Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]

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Erie Von Croy
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MessageSujet: Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]   Ven 16 Déc - 15:38
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Une histoire d'herbe

Crocus. Cette capitale ne laissait personne indifférente, même moi. Il m’était impossible de rester impassible face à ces bâtiments pour le moins lumineux. Comme attirés par les rayons du soleil, les murs des façades ressortaient de mille couleurs : du bleu, du brun, du blanc, du rose pâle, etc. Je détestais la pluie pour une raison unique : parce qu’elle venait souiller ces morceaux de paradis immaculés d’un répugnant gris ardoise, ce qui avait le don de me déprimer pour toute la journée. Bref, vous avez donc compris que ma mission débutait de beau matin, sous la lueur d’un soleil prometteur.

Il était impossible de s’extasier plus longtemps, mission oblige. Le sérieux était de rigueur bien que je détestais cet attrait de ma personnalité. Attrait que j’usais à outrance ces derniers temps faute de me faire plaisir, je rendais service à la famille royale. Parfois, j’avais l’impression de servir de concierge dont le devoir était de se débarrasser des petites vermines. Ces dernières avaient trouvé refuge dans un ancien entrepôt de je-ne-sais-quoi. Inutile de vous brosser un portrait de ce lieu tellement qu’il était laid de par ses fenêtres brisées, ses trous béants dans les murs et sols de et ces immenses tiges métalliques menaçant de s’écrouler à chaque instant. Une horreur. Immense horreur qui s’imposait au-dessus de ma tête comme un chêne mort qui recueillait en son sein bon nombres d’animaux tels que des rats et oiseaux venus pondre, d’où les résidus de coquilles au seuil de la dite « porte » d’entrée.

Heureusement, cet entrepôt ne venait pas salir l’image de Crocus puisqu’il se trouvait reclus à la limite de la sortie de l’immense capitale, entre deux quartiers tout aussi abandonnés et insalubre. Si ma mère me voyait, elle aurait une peur bleue que je me prenne un couteau sous la gorge comme toutes les mères, je suppose. Sauf que j’étais une adulte. Une adulte insouciante, certes, mais une grande personne quand même !

Mes pensées me faisaient sourire, pourtant, il n’y avait pas de quoi esquisser un semblant de joie. Oui, j’étais sur le point de détruire les dernières minutes de libertés à des hommes (les vermines dont je vous ai parlé plus haut). Ces dernières entreposaient leurs nourritures et la vendaient au plus offrant. De la nourriture sous forme de petits sachets dont le contenu ressemblait à une plante dite « interdite ». Ses effets néfastes sur la santé aussi bien psychologique que physiques rendaient ce végétal interdit à la production, consommation et autres trafics. Cependant, quelques rebelles ne vivaient que pour violer les lois. Mon rôle, aujourd’hui, était tout simplement de mettre un terme à tout cela, le plus discrètement et professionnellement possible.

Oubliez la porte d’entrée : je préférais prendre un peu de hauteur quitte à me salir un peu. En effet, je prenais soin d’éviter les fientes d’oiseaux optant pour la poussière qui était d’une meilleure hygiène dans ce contexte. Parfois, il fallait apprendre à mettre son glamour de côté pour la « bonne » cause. Pour l’heure, cette approche m’orienta vers une fenêtre brisée au deuxième étage. L’infiltration n’a jamais était mon fort et pour cause un éclat de verre me coupa légèrement le bras droit, faisait couler un léger filet de sang. Sur le coup, inutile de préciser que je maudissais cette mission et que j’aurais mieux fait d’ouvrir la porte d’entrée dans un immense fracas afin d’attirer ces vermines et d’en finir au plus vite avec ceci.

Mais non. C’était impossible, car je ne connaissais pas ces rats qui pouvaient être un obstacle pour moi. Me surestimer était une erreur que je n’avais pas l’attention de commettre. En revanche, la ruse était mon allié favori, car je peaufinais déjà un plan sous ma chevelure verdoyante. Plan qui se construisait au fur et à mesure que les voix masculines se rapprochaient de moi.

Arrivé sur une plateforme métallique qui devait être le plafond du premier étage, il m’était impossible de déterminer le nombre d’individus à l’oreille : peut-être une dizaine. Je devais en avoir le cœur net. J’avançais, lentement, mais surement, accroupie jusqu’à me trouver nez à nez avec un trou à peine plus grand que ma tête, mais qui était suffisant pour connaître davantage la situation actuelle. Du haut de ma tour, j’observais une scène que j’avais déjà aperçue auparavant. Scène classique d’un échange entre l’offre et la demande. Une valise en cuire sur un bureau de fortune devait à tous les coups contenir cette plante interdite et l’autre bagage une bonne quantité de jewels. Pour ma part, je préférais cette mallette !

Trêves de plaisanterie. Mon plan devait se conclure afin que je termine cette foutue mission. Autour de moi, il n’y avait rien si ce n’est de la ferraille. Toutefois, un parpaing métallique attirait mon attention. Il vacillait, mais pas assez pour tomber de toute sa masse. Tordu sous le poids des années, ce colosse d’acier rouillé était à ma portée, plus précisément à la portée de mon bras. En effet, le trou qui me donnait une vision d’ensemble depuis tout à l’heure me permettait de sortir uniquement mon bras droit. Mais c’était suffisant. Suffisant pour envoyer une attaque sur ce parpaing qui tomberait sur les individus, mettant fin à ce petit trafic.

J’avais tous les éléments à ma portée. Cependant, la vie (ou le destin appelez-le comme vous le voulez), est une femme fourbe qui jouit de vous mettre en difficulté. Et cette difficulté possédait une armure.

« Qu'est-ce qui… »
Ban Sheffield
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MessageSujet: Re: Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]   Sam 24 Déc - 1:24



Je vivais à Crocus depuis toujours. J'étais né sur place, j'y avais grandi et, à moins d'un incident au cours des missions avec la guilde, j'y mourrais probablement, mais pas avant trèèès longtemps ! Cependant, depuis l'acquisition de mes pouvoirs, il y avait une activité supplémentaire que je pratiquais dans cette belle et lumineuse cité. Et c'était justement de contribuer à la rendre plus belle et lumineuse en luttant contre la criminalité.
En effet, j'avais beau être barman et aubergiste au civil, et mage indépendant en secret, cela n'était pas suffisant à mes yeux. Si je voulais que mes petits frère et sœurs puissent grandir tranquillement, je me devais de nettoyer les rues de la capitale de la racaille qui y sévissait. Et pour atteindre cet objectif, je sortais régulièrement le soir, transformé, et mettais hors d'état de nuire les criminels que je rencontrais.
Depuis déjà deux ans que j’agissais de la sorte, j'avais réglé leur compte à pas mal d'entre eux. Oh, pas de façon létale, mais le fait qu'ils restaient en vie ne signifiait pas pour autant qu'ils restaient indemnes. Cela dépendait de s'ils choisissaient de se rendre ou pas. Et de la gravité de leurs fautes. Les plus chanceux se retrouvaient ligotés devant l'entrée d'une caserne runique. Les autres avaient été passés à tabac avant pour leur apprendre la leçon. Et le monde sous-terrain de Crocus avait commencé à murmure des rumeurs à propos d'un vengeur qui sévissait dans leur milieu. Mais malgré cela, je ne me retrouvais jamais sans emploi. Il y avait toujours des petits malins qui pensaient qu'il ne s'agissait que de ragots. Et que même si ce justicier existait, ils pouvaient s'en occuper. Sans compter les cupides et superstitieux qui estimaient que l'enjeu valait la peine de courir le risque, ou que je ne pouvais pas tomber sur eux ce soir-là.

Voilà pourquoi j'étais encore sur le feu cette fois-ci. Sauf que, contrairement à la plupart de mes opérations qui étaient nocturnes, j'agissais pour une fois à l'aube. Le soleil se levait à peine, mais je me rendais déjà à l'adresse que j'avais obtenue de la part d'un revendeur de drogues. J'étais tombé sur lui la nuit précédente, en train de refourguer son poison à des jeunes de l'âge de ma première sœur, et je l'avais assez mal pris. Si mal qu'il n'avait presque pas fallu le presser pour obtenir ce que je voulais. Je l'avais coursé une rue ou deux dans le noir telle une ombre menaçante pendant qu'il courait, complètement paniqué. Puis une fois qu'il était à point, je l'avais suspendu du haut d'un toit par la cheville. Il avait tout de suite chanté sans même que je lui fasse mal. En quelques instants, je connaissais ses fournisseurs et le lieu où il était procuré, ainsi que tous les vols qu'il avait commis depuis la maternelle. Je l'avais largué devant une patrouille en me rendant sur place, et avant d'être hors de portée, je l'avais même entendu se constituer prisonnier et demander à aller en cellule, ce qui me fit presque sourire. J'étais ensuite arrivé au bon endroit, et avait repéré un des criminels du réseau que j'avais suivi discrètement jusqu'à un hangar désaffecté et en piteux état. Je poussai un soupire navré depuis ma planque. Cet endroit criait repère de bandits à des kilomètres. Les types de la pègre n'avaient vraiment aucune imagination ? C'était toujours vieux bâtiments insalubres, grottes humides ou forêts sinistres...

Mais bon, j'allais pas épiloguer sur l'esprit limité des criminels. C'était certes un peu lassant, mais ça les rendait relativement prévisibles, donc ça me facilitait d'autant la tâche. J'utilisais donc le Machina Soul : Nightmare, et employai le Shadow Walk pour franchir invisible les derniers mètres me séparant du bâtiment. Sous cette forme, je grimpai le long d'un mur pour entrer par un soupirail, me retrouvant à l'intérieur. Je restai ainsi furtif pour faire une observation de la situation. Une douzaine d'individus au total. Des gros bras pour la plupart. Peut-être un vrai combattant dans le lot, mais pas plus. Pendant que la plupart chargeaient des caisses sur un chariot, deux autres, mieux habillés, et moins rigides se tenaient autour d'une table bancale, et je roulai des yeux une fois de plus devant ce cliché de l'échange des mallettes. Peuh ! Cependant, c'était une bonne nouvelle. Car si je m'arrangeais pour laisser l'argent et les biens extorqués ou volés sur place afin qu'ils soient restitués aux victimes de ces crimes, je n'avais pas les mêmes scrupules avec l'argent sale. Une majorité allait rejoindre le trésor de guerre de Crime Sorciere pour fnos opérations, et une partie raisonnable allait dans ma réserve personnelle pour améliorer la vie de ma famille. Je repérais deux gardes aussi, pour les intrus, mais ils surveillaient l'extérieur, et j'étais déjà dans la place. Il était donc temps d'intervenir. Je me rendis au milieu de tout ce beau monde et sortit de l'ombre, me trouvant debout et en faisant sursauter et crier plusieurs.

Je croyais avoir été clair. Dégagez de ma ville ou vous aurez affaire à moi !

Après un instant de surprise, ils se ressaisirent presque tous, ce qui était un bon point pour eux, et chargèrent sans peur, ce qui était complètement idiot. J'aurais pu leur régler leur compte à tous facilement, mais tant pour en empêcher de fuir que pour l'effet psychologique, je lançai Dark Moment, englobant toute la salle dans l'obscurité. Et je me mis à les neutraliser un par un. Ce qui était terrifiant pour eux, c'était qu'ils pouvaient entendre leurs complices crier puis plus rien, mais sans voir ce qu'il se passait... Certains auraient pu considérer que je faisais un usage excessif de la peur. Ils n'avaient jamais eu à faire face à des vermines pareilles qui empoisonnaient des gosses juste pour gagner quelques Jewels.


Erie Von Croy
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MessageSujet: Re: Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]   Ven 30 Déc - 20:53
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Une histoire d'herbe


De manière générale, j’aimais les imprévues. Ils mettaient du piquant dans une vie parfois trop monotone. Un ennemi en plus, un salaire en légère augmentation, trouver un jewel dans la rue ! J’aimais ce genre de surprise. Les rencontres, de cette tournure, c’était bien la première fois que j’en subissais une et pour être honnête, je détestais déjà cette sensation d’être prise de court. C’était moi la réalisatrice de mes films et aussi l’actrice principale et, comme toute diva qui se respecte, la tranquillité lors de mes tournages était la clé de ma réussite. Qu’un humanoïde transforme ce bâtiment délabré en véritable discothèque funeste était comparable à une peinture contemporaine : on n’y comprenait rien si ce n’est de la laideur ! Je me devais de rectifier le tir de cet abruti.

J’étais spectatrice de mon propre film. Du haut de ma tour, je n’avais pas eu le temps de comprendre l’arrivée de ce drôle de type en armure. Il se démarquait des autres de par son allure imposante qui dégageait une aura pesante. Sur le coup, j’en avais oublié les autres acteurs de piètre qualité, préférant observer cette nouvelle star. Star qui jouait brillamment son rôle de justicier masqué puisque sa voix résonna dans tout le grand hall de métal faisant naître un long silence.

Je croyais avoir été clair. Dégagez de ma ville ou vous aurez affaire à moi !

Un ordre. C’était idiot d’en arriver là. Vous savez, quand le mal habite votre cœur et que votre âme est corrompue par de l’argent facile, plus aucun son, si ce n’est celui de l’argent, ne peut atteindre votre conscience. J’ai été dans cet état, une fois, quand je côtoyais les bars étant enfant pour essayer de gagner de l’argent. Bien qu’incompréhensible pour la plupart des mortels, certains lisaient un semblant de lucidité dans les yeux de ces fous. L’argent permettait l’ouverture d’un nouveau monde, du « beau » monde pour être exact. Des femmes et des hommes vous promettes monts et merveilles et ne vois qu’à travers votre magnifique costard. Oui, c’est un monde rempli d’illusions et de beaux rêves qui prendront fin aussi vite qu’ils sont venus. Mais pour ces types n’ayant, de base, rien à perdre, c’était un jeu amusant et distrayant.

Toutefois, mon confrère de justice ne l’entendait pas de cette oreille. Et pour cause, par une puissante magie, une partie du bâtiment se plongea dans l’obscurité la plus totale. J’avais hérité du poison du serpent, mais pas de leur vision nocturne. Grincer des dents était ma seule option pour le moment. Intervenir relevait du suicide. En effet, j’avais un don pour déterminer les potentielles menaces pour ma personne. J’en arrivais à la conclusion que ce type était un requin dans cette mer de poissons. Puis, de ma hauteur, j’assistais à une véritable scène d’horreur. Cette « créature » métallique avait l’air de prendre du plaisir dans sa mission, car certains cris mettaient de longues minutes avant de se taire définitivement.

Essayer de voir à travers cette épaisse brume noire était également mission impossible pour moi. Désespérée, j’essayais d’agrandir mon espace d’observation dans un dernier élan d’espoir. J’en gigotai dans tous les sens, tel un asticot en terre qui commençait à étouffer de sa prison métallique. Car oui, j’étouffais à cause de ma poitrine qui en était compressée. De plus, mon katana chercha du réconfort dans mon ventre, garde bien dressée contre ce dernier, provoquant à chaque mouvement de vives douleurs dans mon corps. Trop, c’était trop. Il n’y avait pas que ces bandits qui passaient un mauvais quart d’heure.

Toutefois, mon supplice avait pris fin plus tôt que prévu.

Alors que j’étais sur le point de lancer un sort pour m’extraire de ce mur délabré, un violent fracas, suivis de tremblements, faisaient perdre l’équilibre des tiges métalliques qui me maintenaient. Un corps ? Un sort ? Impossible de savoir dans cette obscurité du haut de mon nid. J’avais froid dans le dos à imaginer l’état des bandits. En revanche, je devais me pencher sur un autre problème beaucoup plus grave : j’étais en train de tomber ! Une véritable chute libre qui, naturellement, m’obligea à crier à pleins poumons, camouflant sur le coup les cris de douleur de la jante masculine.

Cependant, je n’étais pas une débutante, même dans les situations les plus périlleuses j’étais rarement à court d’idées ! Entre deux cris stridents, j’assurai ma survie par l’intermédiaire d’un sort qui m’enveloppa dans un liquide le temps de la chute :


Poison Shell !


L’atterrissage m’avait engourdi les jambes et la tête, mais j’étais vivante ! Vivante et libre de ma prison, malgré les gravats de métal éparpillés çà et là sur le sol que je touchais enfin. Gravats qui auraient pu ressembler à l’état de mon corps si je n’avais pas utilisé ce bouclier de poison. J’en souriais, car oui, ce genre d’imprévue qui se termine bien me rendait fier de moi. Pour l’heure, la poussière provoquait par cet effondrement constituait un camouflage parfait pour moi, car oui, j’avais beau être vivante, j’étais en plein milieu d’un règlement de comptes. Cette situation ne pas me poser problème, car j’étais une enfant débrouillarde face à ce genre d’individu. En revanche, je craignais cette pieuvre qui usait encore de son encre pour terrasser ses proies. Cacher entre deux plaques de plâtre, j’usai une dernière fois de ma magie pour me rendre aussi petite et discrète possible comme à l’âge de mes six ans.

Rejuvenating cell !


Entre les coups de lame, de pistolets et de craquements d’os, je pris mon courage à deux mains pour avancer à quatre pattes sous ma petite plaque de plâtre. J’avançais encore et encore jusqu’à me heurter le front contre deux fines plaques métalliques semblables à des jambes. À cet instant, un mot mon esprit d’enfant. Merde.


Ban Sheffield
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MessageSujet: Re: Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]   Mar 11 Avr - 21:57



Alors que les minutes passaient, et que les hurlements disparaissaient peu à peu pour se changer soit en silence complet, soit en complaintes de douleur selon l'état de ces canailles, j'entendis soudainement un nouveau cri, féminin cette fois, et plus de peur que de souffrance. Cela me surprit assez pour que mon sort d'obscurité vacille un instant. Je n'avais pourtant repéré aucun membre de la gent féminine dans cette bande de criminels. Étant donné que mon comportement changeait quelque peu quand c'était le cas, j'avais fait bien attention avant d'attaquer, et j'étais certain de la situation. De plus, le cri fut rapidement suivi du bruit d'un éboulement. La première idée qui me traversa l'esprit fut de rétablir la luminosité normale afin de voir ce qu'il en était. Mais j'étais parfaitement capable de voir dans les ténèbres que j'avais moi-même conjurées. Et je ne voulais pas non plus permettre à un des malfaiteurs encore en état de marche de prendre la fuite.
Je « terminai » donc rapidement les derniers récalcitrants, qui à ce stade, avaient décidé que la fuite était préférable à la lutte, et me tournai en direction de la zone incriminée, plissant les yeux pour apercevoir à travers la poussière en suspension la jeune femme – d'après la voix – qui avait poussé ce cri, si elle était toujours présente à cet endroit, bien sûr.

C'est pourquoi je fus surpris quand, avant d'apercevoir la moindre chose, je sentis un choc très léger au niveau de mes tibias, si léger en fait que même sans mon armure, je n'aurais probablement pas eu mal. Baissant le regard, j'écarquillai les yeux en découvrant une gamine, âgée de cinq ou six ans, pas plus, vêtue d'une tenue blanche salie par la poussière. Interloqué et à cours de mots, je la fixai quelques seconde avant de dissiper mon sort, rétablissant la lumière pour la rassurer. Je me penchai également afin de la prendre dans mes bras, plongeant mon regard dans ses yeux verts, d'une teinte proche de sa chevelure sur laquelle se trouvait un morceau de crâne brisé, tel un chapeau incongru. Elle avait une marque rouge sur le visage mais ne semblait pas blessée. Heureusement, sinon il y aurait bientôt eu plusieurs macchabées dans cette ruine. Je m'adressai à elle d'une voix douce pour la rassurer.

Et bien mon petit cœur, qu'est-ce que tu fais là ? Ce n'est pas un endroit pour une petite fille. Je vais te ramener près de ta maman très rapidement.

Je la mis alors contre moi en la tenant comme il fallait le faire avec les jeunes enfants, c'est à dire une main sur sa nuque, et l'autre sous ses fesses, tout en me rapprochant d'un corps gémissant par terre, celui du chef de ce ramassis de vermine, que je « réveillais » en poussant sa jambe du pied, avant de lui parler d'une voix qui pouvait sembler calme à un novice, et qui donc n'effrayerait pas la fillette, mais dans laquelle un type habitué à vivre dans le crime comme lui pourrait percevoir la menace, le danger sous-jacent.

Et bien alors, Slade. Le vol et le trafic de drogue te suffisent plus ? Tu te mets à l'enlèvement d'enfants désormais ? Quand je me serai occupé de la mettre en sécurité, on va avoir une discussion toi et moi. Après, tu mangeras de la soupe à la paille pour le restant de tes jours... Et ne t'avise pas de t'enfuir : tu sais que je te retrouverai et que ça arrangera pas ton cas...


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MessageSujet: Re: Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]   

Une histoire d'herbe [Feat Ban Sheffield]

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