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 Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]

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Shi Tami
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MessageSujet: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Sam 19 Nov - 20:00

Un coup de bâton...
Mashiro & Shi
L’odeur de la mer, les cris des mouettes et le bruit des vagues écumantes qui s’écrasait sur les quais berçait le mercenaire. Enfin, il était plus perdu que mercenaire, à cet instant précis. Le vague à l’âme pour des raisons inexplicables, il avait passé la soirée sur les quais de la vieille ville, à regarder le soleil descendre le long de la ligne d’horizon. Trop assoupi pour retourner à l’auberge où il logeait, il s’était endormi tard dans la nuit, entre un filet de pêche et une énorme bouée rouge.

Réveillé aux aurores par les pêcheurs qui prenaient le large, les cheveux emmêlés et les cernes creusés, il s’était mis à errer, hagard, dans les rues pavées d’Hargeon. Les passants le dévisageait, tant et si bien que la garde locale avait eu pitié de lui. Au bout du compte, le jeune mercenaire s’était retrouvé à siroter un breuvage au goût et à l’origine douteuse, à dix heures du matin.

-Mais, euh, vous savez ce qu’il y a, au final, dans mon verre ?


-Bien sûr ! C’est une spécialité locale : un alcool de pomme, très léger.

De la pomme ? Décidément, les coutumes des habitants du littoral étaient bien difficiles à appréhender. Aussi décida-t-il de ne pas se pencher plus avant sur la question. La discussion continua dans l’atmosphère bruyante, jusqu’à ce qu’on soldat en pause lui demande ce qu’il faisait dans une ville telle qu’Hargeon.
Lui-même n’en savait rien. Il en avait eu marre de Crocus, alors il avait profité de l’itinérance que lui autorisait son gagne-pain pour visiter des recoins de Fiore qu’il ne connaissait pas. Alors que la conversation progressait, son interlocuteur se rendait bien compte que Shi était totalement perdu, et qu’il ignorait tout des petites combines qui faisaient marcher une ville à l’économie aussi florissante que la cité portuaire. Aussi le milicien se pencha-t-il vers le jeune homme, avant de prendre la parole sur le ton de la confidence.

-Tu sais, ici, toutes les missions officielles sont déjà accaparées par les mafias, tu n’as pas grande chance de trouver quoi que ce soit. Par contre, un petit nouveau a laissé entendre hier qu’il cherchait un maître d’arme. Et toi – Il pointa du doigt la lance qui traversait le dos du mercenaire -, Tu me parais être tout indiqué pour ce genre de tâche !

Quelques verres de « cidre » plus tard, Shi était au fait de tous les détails de cette expérience atypique. Justement, elle rentrait parfaitement dans son champ de compétences. C’est donc avec le moral au beau fixe –mais toujours aussi fatigué- qu’il ressortit de la taverne, pour retourner à son auberge. Il avait envoyé une lettre à son futur élève, afin de fixer un rendez-vous.
Pour la première fois depuis plusieurs jours, Shi se rasa, se lava et changea ses vêtements, avant d’enfin prendre la route de l’orée de la forêt. Sur le chemin, une inhabituelle anxiété se mit à l’envahir, alors qu’il commençait à douter de lui. Une tâche comme celle-ci était diamétralement opposée à son habituel éventail de compétences, et il se savait assez peu pédagogue pour douter de ses capacités d’enseignant. Il cessa un instant d’enrouler une mèche autour de son doigt et de torturer son esprit pour couper deux bâtons de bonne taille, qui serviraient à faire découvrir au novice les joies du maniement de la lance –et à allègrement martyriser ses phalanges, mais c’était une considération de second plan-, et ce pour une somme tout à fait modique.
Au point où il en était, Shi eut accepté toute forme de paiement. Il n’avait pas besoin d’argent, mais avait une furieuse envie de passer son temps de manière plus ludique et constructive qu’en testant toutes les boissons alcoolisées qu’on vendait dans la région.

Pour son entraînement, il avait indiqué à son collaborateur une charmante falaise désertique, qui surplombait la mer. Là-haut, personne pour les déranger, si ce n’était le bruit du vent et des oiseaux qui paillaient à tout va. Le mercenaire défit son armure, avant de s’allonger de tout son long sur la terre rouge qui recouvrait l’à-pic. Le soleil avait entamé sa longue descente depuis longtemps maintenant, et il n’était plus qu’une question de minutes avant que son élève ne montre le bout de son nez.


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Dernière édition par Shi Tami le Mer 7 Déc - 22:04, édité 1 fois
Mashiro Kame
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Lun 21 Nov - 0:29

Le soleil était déjà haut dans le ciel et commençait à décliner quand Mashiro quitta la caserne d’Hargeon en songeant à son parcours depuis son admission dans les services secrets. Cela faisait désormais trois ans qu’il était au service du conseil et deux ans qu’il vivait à la caserne de la ville portuaire. Deux ans durant lesquels, il avait collecté d’importantes informations mises à disposition de ses supérieurs et du conseil. La vie étant assez calme dans le coin, il était régulièrement envoyé par sa hiérarchie dans des lieux plus "divertissants". Bien qu’il ne soit qu’un débutant les missions pour lesquelles on le chargeait se faisait de plus en plus difficiles et dangereuses.

Toutefois, il souhaitait toujours revenir à Hargeon. Il était tout simplement amoureux de cette cité. Après chaque mission, y revenir était la seule condition qu’il avait imposée au chef de sa section : il pouvait être envoyé par monts et par vaux collecter des renseignements sur n’importe qui et n’importe quand, malgré tout, ils devaient le laisser retourner dans son havre de paix une fois son devoir accompli. Après plusieurs heures de négociation difficile, il avait enfin réussi à arracher cet arrangement et aujourd’hui il était fier de leur avoir tenu tête, même si cela ne collait pas avec sa personnalité de caméléon.

Mashiro se rendait sur une falaise désertique située au nord de la ville. Le matin même on lui avait transmis une lettre de la part d’un dénommé Shi Tami, un mercenaire qui lui proposait de le former au maniement des armes. Le chevalier runique savait comment manipuler les informations, la meilleure façon d’obtenir un renseignement c’était la plupart du temps le bouche à oreille malgré que cette méthode ne soit pas la plus fiable.

Depuis quelques semaines, il avait fait circuler la rumeur qu’il souhaitait apprendre le maniement de la lance. Cette rumeur finirait bien par parvenir aux oreilles d’un maître d’armes qui souhaiterait le lui enseigner. Il était même prêt à payer un mercenaire, Mashiro ne souhaitait pas que ce soit le formateur de la caserne qui devienne son mentor, car il avait déjà eu un différent avec lui par le passé et de plus, il le jugeait beaucoup trop brutal avec les nouvelles recrues qu’il devait transformer en soldat.

C’est justement ce qui se produisît avec ce Shi, c’était un mercenaire de passage ayant eu vent de la nouvelle et qui avait proposé à l'espion de lui enseigner l’art de la lance dont apparemment il était passé maître dans la discipline. Mashiro était légèrement anxieux quant à sa rencontre avec le mercenaire itinérant. Allait-il refuser de le former quand il verra sa stature si frêle ? Appliquait-il un enseignement violent basé sur l’apprentissage de ses erreurs ? Était-il âgé ? L’agent du conseil devait avouer que la perspective de se faire rétamer par un moine très âgé pouvant être son grand-père ne le réjouissait pas trop.

Quand il arriva en haut de la falaise, le jeune homme s’arrêta net. Il était bluffé par cet endroit si sauvage et pourtant si proche d’Hargeon. Le vent jouait dans ses cheveux qui paraissaient de la même couleur que le ciel en cette journée ensoleillée. On n'entendait pas les oiseaux chanter si bien que seul le bruit des vagues s’écrasant au pied de la falaise venait troubler le silence paradisiaque qui régnait en ces lieux. Mashiro resta plusieurs minutes debout, les bras ballants, observant le paysage en parfaite communion avec la nature.

Il reprit ses esprits lorsque son regard se posa sur un corps étendu dans l’herbe. C’était un homme aux cheveux longs et d’une stature similaire à celle de l’espion. Son corps se caractérisait par des muscles saillants distinguable aisément malgré la distance qui les séparait, le rendant plus imposant que Mashiro. Il avait le visage d’un soldat, marqué par les cicatrices et la fatigue d’une vie trépidante d’action.

Cet homme devait sans doute être le maître d’armes qui avait proposé ses services au chevalier runique. Du moins il l’espérait car il n’avait pas l’air d’être un moine âgé de plus d’un demi siècle et ne paraissait pas sadique outre mesure même si cela ne voulait rien dire en ce qui concernait ce dernier point. La silhouette devait dormir car il avait les yeux fermés. Il faut avouer que lui-même aurait bien piquer un petit roupillon. Néanmoins, ce n'était pas pour cela qu'il était venu, aussi il laissa tomber quatres petits mot chargés d'incertitude :

Êtes-vous Shi Tami ?
Shi Tami
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Lun 21 Nov - 23:22

Un coup de bâton...
Mashiro & Shi
En se retournant, il resta bouche bée devant la vision qui s’offrait à lui. Frêle, chétif ou rachitique eurent été autant d’euphémismes dans une vaine tentative de décrire ce qui paraissait être son futur élève. Timide, il était clairement aux antipodes de ce que Shi aurait pu imaginer comme un apprenti désireux de manier la lance.
Le mercenaire expira un bon coup, avant de se lever et de se mettre face à son interlocuteur, le scrutant sans scrupule ni gêne d’aucune sorte. Le corps de ce dernier ne semblait pas particulièrement taillé pour le combat, même si l’on pouvait lire une certaine confiance sur son visage. Mais il fallait relativiser, ce n’était pas son expérience dans le domaine de la magie qui allait permettre à ce jeune élève de devenir un combattant hors-pair. En un mot comme en cent, il allait y avoir du boulot.

-Oui, en effet, c’est mon nom. Pourrais-je connaître celui de l’apprenti auquel je vais enseigner mon art ?

Il n’allait cependant pas attendre sa réponse : après tout, les mondanités n’avaient pas lieu d’être dans ce havre de tranquillité, bientôt transformé en arène de fortune. S’il voulait combler le gouffre qui séparait l’apprenti d’un mercenaire décent en un minimum de temps, il n’y avait réellement pas une minute à perdre.
Shi s’empara des deux bâtons posés au sol. Ces derniers, d’environ deux mètres chacun, feraient des substituts idéaux, du moins dans un premier temps. Il comptait passer rapidement à l’étape supérieure, afin de rajouter un challenge supplémentaire. Après tout, il était bien placé pour savoir qu’une mise en situation réaliste, avec tous les dangers qu’elle impliquait, permettait de décupler les capacités et d’aller puiser dans des ressources jusqu’alors inconnues.

-Comme tu débutes, je pense qu’il vaut mieux commencer avec quelque chose de moins dangereux qu’une pointe de fer.

Sur ces mots, il tendit la « lance » à son élève, avant de se mettre en garde, un peu en retrait. Campé sur ses appuis, il enchaîna quelques mouvements, avec toute la fluidité qu’il devait à de nombreuses années de pratique.
Dans une rapide démonstration, il porta plusieurs coups circulaires dans le vide, la tête de son bâton sifflant dans les airs. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une tête en fer, faite pour tuer, il était aisément possible de s’imaginer combien ces coups pourraient s’avérer destructeurs dans une situation réelle, et ce simplement en voyant le mercenaire s’agiter dans une dance qui respirait le contrôle et la maîtrise de soi.

-Le maître mot de la lance est la souplesse. Reste détendu sur tes appuis, en ne contractant tes muscles que lorsque tu portes une attaque.

Il se remémorait peu à peu les enseignements de feu son maître, des détails utiles qui s’étaient perdus au fond de sa mémoire. Il soupira, nostalgique, en se rendant compte combien son expérience et ses réflexes avaient pris le pas sur la théorie. Peut-être que donner ces cours ne lui ferait pas de mal, après tout.
Frottant son pied contre la terre rouge afin d’égaliser le terrain, il se pencha de nouveau en avant, puis empoigna son arme de fortune de ses paumes calleuses.
Maintenant qu’il était en garde, il s’agissait de voir ce que la nouvelle recrue avait dans le ventre.

- Attaque-moi, je te prie. N’hésite pas à y aller à l’instinct, en y mettant toutes tes forces. Bref, ne te retiens pas !

Il ferma les yeux, et inspira l'air frais de la nature. Dans cet Eden, il était en totale symbiose avec son environnement, concentré au possible. Ainsi, seuls les bruissements bienveillants du vent dans les feuilles venait accompagner sa respiration, qui se faisait rauque alors qu'il s’apprêtait déjà à parer les coups de son vis-à-vis de la manière la plus simple possible. Il se concentra sur le jeune homme face à lui, tachant de percevoir ses erreurs et ses failles.



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Mashiro Kame
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Jeu 24 Nov - 0:06
À l’annonce de son nom l’homme se retourna. Comme Mashiro l’avait présumé ils étaient quasiment de la même taille même si la musculature du chevalier runique n’avait même pas la prétention de rivaliser avec celle du mercenaire. Ce dernier était d’ailleurs entrain de l’observer avec une curiosité et une surprise non dissimulées ce qui avait pour conséquence de faire rougir l’agent du conseil contre son gré, il s’inquiéta : «Il va sans doute me cataloguer comme étant quelqu’un de timide et les professeurs n’aiment pas les gens timides donc il ne voudra probablement pas être le mien. Argh ! ». Son regard scrutateur en disait long sur sa façon de pensée. Ce que l’espion craignait s’était réalisé : son apparence chétive faisait hésiter son instructeur qui ne voudrait sans doute pas lui apprendre l’art de la lance. Essayant de trouver ces mots afin d’expliquer sa détermination au mercenaire, ce dernier l’interrompit en prenant la parole d’une voix forte :

Oui, en effet, c’est mon nom. Pourrais-je connaître celui de l’apprenti auquel je vais enseigner mon art ?

L’apprenti en question fut dans un premier temps hébété puis lorsqu’il comprit ce que qu’avait dit son interlocuteur il se contenu pour ne pas exploser. Son apparence squelettique n’avait pas totalement rebuté le dénommé Shi. Au passage il l’avait appelé « apprenti » ce qui techniquement signifiait que lui devenait son « maître ». Le jeune homme allait pouvoir apprendre à manier la lance. Ce qui signifiait que les soldats de la caserne seront tous obligés de reconnaître le fait qu’il serait un chevalier runique au même titre qu’eux. En effet l’agent du conseil n’était pas ou peu respecté à la caserne par les « vrais » soldats runique qui eux savaient utiliser la magie runique en plus de manier une voir deux armes et ce sentaient supérieur. Ce n’était pas l’unique raison valable qui expliquait sa volonté d’apprendre à se battre avec une lance mais elle faisait parti celles-ci. Reprenant un peu confiance en lui grâce au propos de son interlocuteur il répondit avec une voix légèrement tremblante :

Mashiro Ka...

Le novice s’était arrêté car son instructeur n’avait même pas pris le temps d’écouter la réponse à sa question. « Ça commence bien ! » Ce dernier se détourna de lui, se baissa et ramassa deux bâtons en bois qui traînaient à ces pieds. Shi adopta un ton solennel et expliqua à son élève que l’utilisation de bâtons permettait d’éviter les risques de se blesser étant donné qu’il n’étaient pas orné d’une tête en fer destinée à tuer. Il précisa également qu’ils s’en serviraient jusqu’à ce que le néophyte sache la manier, laissant sous-entendre que les vrais lances arriveraient en temps voulu et qu’il ne devrait pas être si impatient. Le soldat voyageur tendit une des deux armes à Mashiro qui s’en saisit avec un air perplexe.

Encore une fois sans attendre de réponse et sans un mot le mercenaire se mit à fendre l’air avec son bâton dans une chorégraphie époustouflante de beauté, de légèreté et de fluidité. Sa danse était gracieuse, néanmoins ce côté féerique n’enlevait rien à son aspect destructeur et meurtrier. A ce moment précis, le jeune élève comprit qu’un fossé gigantesque le séparait de Shi et que même si son objectif n’était pas de manier la lance aussi bien que lui, il allait devoir travailler d’arrache-pied tant sa maîtrise de l’arme que sa musculature car il se doutait bien que l’endurance physique nécessaire au maniement de n’importe quelle arme était liée à un endurcissement physique au préalable.

Mashiro essaya de reproduire les mouvements basiques en se calquant sur ceux de l’expert de la lance avec difficulté. Son arme de fortune ne tranchait pas l’air dans un sifflement, ses déplacements n’étaient ni beaux, ni gracieux et il avait du mal à envisager blesser quelqu’un avec cet objet. Il essaya d’imaginer l’effort qu’avait déployé son mentor pour arriver à ce résultat mais il n’était même pas sûr de pouvoir se rendre compte de la moitié de la rigueur que le mercenaire avait dû s’infliger. Réfléchissant si lui était également prêt à encaisser cette discipline martiale il relâcha sa concentration et son morceaux de bois lui échappa des mains dans un juron. Comme l’aurait fait la voix de la sagesse Shi récita machinalement ce que d’autres avaient probablement dû lui dire auparavant :

-Le maître mot de la lance est la souplesse. Reste détendu sur tes appuis, en ne contractant tes muscles que lorsque tu portes une attaque. Il se mit en garde et reprit. Attaque-moi, je te prie. N’hésite pas à y aller à l’instinct, en y mettant toutes tes forces. Bref, ne te retiens pas !

Le chevalier runique tiqua et se jeta sur son adversaire avec une rage farouche en enchaînant les coups successivement à la tête, au niveau des jambes, au bassin, à l’épaule… Il opta donc pour une stratégie basée sur le nombre de coups portés et leur violence plutôt que sur la précision. Stratégie qui n’eût pas beaucoup de succès car il fut rapidement à bout de force et la vigueur dont il avait fait preuve en s’attaquant à son instructeur, disparu aussi rapidement qu’elle était apparue. Il se retrouva donc rapidement à bout de souffle et épuisé. Laissant tomber son bâton sur le sol, il s’écroula par terre en demandant grâce. Se muscler et développer son endurance allait être deux points importants si l’espion souhaitait continuer d’apprendre le combat à la lance. S’octroyant une pause il s’allongea dans l’herbe sans attendre que Shi lui ait dit de reprendre son souffle sans réfléchir à la réaction de son mentor…
Shi Tami
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Jeu 24 Nov - 22:23

Un coup de bâton...
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Mashiro se jeta farouchement à l’assaut. La manière d’agir du magicien ne surprenait pas vraiment Shi : l’apprenti voulait pour l’instant se prouver quelque chose. Cependant, tel un jeune chiot agitant sa queue en tournant en rond, le mage ne faisait rien de productif, brûlant ses maigres ressources énergétiques en quelques minutes à peine.
Ses coups étaient lents, désordonnés et prévisibles. De légers pas de travers suffisaient à éviter la majorité de ses attaques, tandis que le mercenaire parait le reste sans difficulté quelconque. Les deux bâtons s’entrechoquaient dans de grands claquements, tandis que les forces de son adversaire brûlaient à vue d’œil. Essoufflé, le néophyte se laissa tomber au sol.

Shi lui jeta un regard perplexe. Même lors de ses entraînement au dojo, alors qu’il n’était encore qu’adolescent, la majorité de ses camarades auraient été capable de bien plus. Il était évident que Mashiro avait accumulé des lacunes, à un tel point que ses muscles atrophiés étaient loin d’être aussi performants qu’ils auraient dû l’être, étant donné le jeune âge de l’élève. Bien des mentors eurent perdu leur sang-froid à la simple idée du fardeau que serait cet apprentissage.

Mais Shi n’en fit rien. Au contraire, il éclata d’un rire franc, en voyant Mashiro dans un état si pitoyable alors que lui n’était même pas essoufflé. Il espérait bien avoir blessé son ego, en tout cas suffisamment pour que le jeune homme ait envie de lui prouver qu’il valait mieux que ça.
Il allait falloir commencer par les bases. Ce qui s’enseignait normalement en première année d’école militaire, aux alentours des dix ans.

-Franchement, c’était moyennement convaincant. Tu vas avoir un sacré boulot, avant de pouvoir te battre convenablement. Mais rien d’insurmontable, ne t’en fais pas.

D’un coup de pied, il ramassa l’arme de fortune dont s’était servi Mashiro. D’une démarche leste, il marcha jusqu’à la falaise, avant d’armer son bras. D’un coup sec, il planta le bâton dans le sol, avant de se retourner vers le jeune mage. Il se fendit d’un immense sourire, avant de prendre la parole.

-Ce sera tout pour ce soir, cher élève. Si tu es vraiment motivé, je te verrai demain à l’aube, devant l’hôtel de ville. Et prépare toi mentalement, on va passer à la vitesse supérieure.

Sans attendre quelque réponse que ce soit, Shi tourna les talons, avant de reprendre la route d’Hargeon, et de l’auberge dans laquelle il séjournait.
La soirée passa en un éclair : il expédia rapidement son dîner, puis monta dans sa chambre. Dans une tenue plus confortable, il enchaîna les positions basiques, les échauffements les plus simples et les attaques les plus efficaces. Bien qu’il pensait dur comme fer pouvoir transformer le mage chétif en un redoutable combattant, Shi devait s’attendre à y aller pas à pas, et sans se presser.

Comme à son habitude, le mercenaire se leva bien avant le soleil. Il comptait mettre ces quelques heures à profit : sautant dans ses bottes, il prit le chemin du port, pour une raison bien précise.
Pour une bouchée de pain, il négocia une belle quantité de poisson cru avec les pêcheurs qui affrétaient leurs barques. Il comptait préparer son propre déjeuner, ainsi que celui de Mashiro. Mélangé avec du riz, c’était un repas des plus sains pour un sportif épuisé. Et s’il voulait progresser, le jeune mage allait devoir bousculer ses habitudes, du moins temporairement.

Encore un peu ensommeillé, Shi s’assit sur un banc, attendant patiemment son élève alors que les premières lueurs de l’aurore commençaient à poindre.


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Mashiro Kame
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Lun 28 Nov - 0:07
Assis dans le coin de la salle Mashiro était entrain de ruminer ses idées noirs. C’est à la taverne des marins qu’il avait trouvé refuge après son dur entraînement de l’après-midi, même si cela ce rapprochait plus d’une humiliation cuisante que d’un cours pédagogique. Le mercenaire n’y était pas aller de main morte. Shi ne l’avait certes pas blessé physiquement, mais ce soir c’était psychologiquement qu’il était brisé. Ce sentiment était très étrange, par le passé il avait déjà ressenti la gêne ou la honte et la plupart du temps en public car c’était chose courante à la caserne, pourtant même si personne n’avait assisté à sa déconfiture magistrale il éprouvait une certaine tristesse et un regret non-dissimulable. Regret de ne pas avoir été à la hauteur, regret de n’avoir porté aucun coup sérieux à son opposant, regret d’avoir été si peu endurant et surtout regret de ne pas avoir été à la hauteur de ce qu’il espérait.

Le mage runique était blessé dans son amour propre, lui qui pensait que l’apprentissage d’une compétence martiale se faisait en claquant des doigts. Comme s’il suffisait de trouver un mentor qui nous donnerai une formule magique nous rendant invincible avec une arme. Malheureusement ce n’était pas dans l’ordre des choses. Certaines personnes vouaient leur vie entière à cette apprentissage, ce n’était pas sans raison ! Ce qui l’avait sans doute détruit le plus moralement parlant, c’était le rire sarcastique de son maître d’armes qui le voyant s’écrouler de fatigue alors que lui était à peine échauffer s’était esclaffé.

Après cette douloureuse expérience, il avait décidé d’aller broyer du noir à la taverne des marins. C’était devenu une habitude quand quelque-chose n’allait pas de venir à la taverne des marins pour s’installer dans le coin de la pièce, un endroit où il pouvait être tranquille la plupart du temps, chose paradoxale avec le vacarme ambiant. L’espion commençait par ruminer, puis se calmait et finalement se mettait à pianoter sur un écran magique Komonjo en écoutant d’une oreille distraite les marins discuter des nouvelles de Fiore. Parfois il était dérangé par des curieux lui demandant : « Comment faites-vous cela ? À quoi cela vous sert-il ? Pourriez vous m’apprendre ? » mais Mashiro les envoyait tous royalement boulés. Cette soirée se déroula exactement comme d’habitude. Une fois ces idées noirs refoulées, l’agent runique se mit a remplir son journal. Il avait en effet commencé à écrire un carnet de bord qu’il remplissait chaque jour avec ses impressions ses activités de la journée. Cette activité lui permettait de faire le point sereinement et de réfléchir posément. Lorsque la pièce commença à se vider le chevalier runique décida de regagner la caserne.

La nuit ne fut pas pleinement reposante pour le jeune espion, il fut dérangé au milieu de la nuit par un exercice surprise des chevaliers runiques auquel il participa sans montrer beaucoup d’entrain. Il avait beau être chevalier runique il était agent du conseil avant tout, ce qui le plaçait au-dessus de nombreux soldats dans la hiérarchie, il pouvait même être amené à diriger une troupe si tel était le souhait du conseil. Heureusement ce jour n’était pas encore arriver et Mashiro pouvait encore profiter de son statut d’indépendant. Néanmoins il devait montrer l’exemple à la caserne et participa donc à cette petite « festivité » nocturne propre à la vie à la caserne, en traînant des pieds déçu de ne pas pouvoir disposer pleinement de repos bien mérité. Sa nuit bien que courte fut reposante et quand il se réveilla le lendemain à l’aube il se sentit frais et motivé pour une journée de dur labeur qu’il espérait légèrement différente de la précédente.

Ne se sentant pas pressé, il fit un détour par le port ce qui acheva de le réveiller. Les marins s’activaient déjà : certains revenaient d’une pêche nocturne qui s’était avérée peu fructueuse tandis que d’autres se préparaient au départ ou nettoyaient leurs filets. Saluant de la tête un groupe de matelots avec lesquels il avait fait connaissance il y a peu à la taverne, Mashiro flâna pendant quelque minutes et profita tout simplement de moments simples de la vie. Constatant que les volets s’ouvraient et que petit à petit les rues reprenaient vie, le jeune apprenti dirigea ses pas vers l’hôtel de ville où son mentor lui avait donné rendez-vous la veille.

Lorsqu’il arriva en face de l’hôtel de ville, le jeune apprenti aperçu Shi assis sur un banc entrain de l’attendre patiemment. Il alla le rejoindre et accepta volontiers le copieux petit-déjeuner que son maître lui avait préparé. Tout en mangeant Mashiro observait ce dernier avec attention : finalement même s’il se donnait des aires plus vieux le mercenaire devait avoir son âge. Ce n’était pas évident à distinguer car le chevalier runique était totalement imberbe et ressemblait d’avantage à un adolescent qu’à un adulte à l’inverse de l’instructeur. Tout en mangeant son repas il réfléchit à ce que le lancier avait pensé pour la journée, étant donné sa piètre performance physique de la veille, le programme allait sans doute s’efforcer de combler les lacunes accumulées par le novice. C’est en adoptant un ton qu’il voulût enjoué, qu’il déclara :

Qu’avez-vous prévu pour aujourd’hui monsieur ? Personnellement je préférerais d’abord pratiquer des exercices permettant de me développer et de m’endurcir physiquement avant de recommencer les exercices avec les bâtons. Je dois avouer que malgré ma bonne souplesse et vivacité, la force physique ainsi que l’endurance me fait défaut donc...


N’achevant même pas sa phrase il se leva d’un bon et se mit en route pour la falaise qui leur avait servi précédemment de terrain d’entraînement. Mashiro jugea bon que s’il voulait devenir plus endurant et plus fort il devrait commencer maintenant et c’est donc en trottinant qu’il s’élança d’un pas déterminé vers cette nouvelle session qu’il espérait plus bénéfique que la précédente…
Shi Tami
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Mer 7 Déc - 21:54

Un coup de bâton...
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Ce fut un Mashiro en pleine forme –du moins en apparence- qui salua Shi. Le jeune mage se rassasia rapidement : il mangeait tout en jetant des coups d’œil en coin au mercenaire, ce qui ne le dérangeait pas le moins du monde. Après tout, il était normal que Mashiro appréhende les séances d’entraînement à venir.
Après tout, Shi ne comptait pas le ménager. Au vu de ses lacunes, le magicien aux cheveux azur allait devoir reprendre depuis le début s’il ne voulait pas que les lacunes s’accumulent. C’était bien beau de savoir manier une lance, mais avec des bras trop frêles pour la porter le temps d’un combat, et des jambes trop maigres pour se déplacer prestement, une telle arme n’était rien d’autre qu’un objet décoratif.
La pensée des deux hommes semblait être en parfaite adéquation, puisque Mashiro, une fois son repas fini, ne tarda pas à lui demander de l’aider à s’endurcir, avant de retourner au combat proprement dit. Sans demander son reste, il fila à grandes enjambées vers la falaise. De son côté, toujours assis sur le perron, Shi esquissa un fin sourire, avant de marmonner à voix basse.

-Tiens, faute de muscles, il a l’air d’en avoir dans le ciboulot, le petit.

C’était une bonne chose. Nombreuses étaient les brutes, parmi les mercenaires, et bien que des biceps imposants suffisaient généralement à se tailler une place dans la professions, il fallait se montrer capable d’utiliser sa tête aussi bien que sa lame si l’on voulait accéder à l’excellence.

Bandant ses muscles, Shi se redressa d’un coup. D’un regard, on embrassait la place centrale d’Hargeon, prenant par là même le pouls de la cité. Les oiseaux marins erraient au milieu des pavés, tandis que les passants affairés les contournaient en pestant : la vie battait son plein. Une telle atmosphère mettait toujours Shi de bonne humeur, la foule énergique emplissait l’air d’électricité, et le mercenaire se retrouvait bien souvent sautillant comme une puce.
Il s’élança, parcourant les rues par petites foulées. Dans l’air frais de ce matin d’hiver, chacun de ses muscles était plus alerte que d’habitude, stimulé par la température qui frôlait les négatives. Chaque expiration laissait échapper un nuage de vapeur, et chaque enjambée le rapprochait de Mashiro, dont la tignasse électrique apparaissait déjà au coin d’une rue.
En quelques minutes à peine, il se positionna à hauteur de son élève. Bien que les foulées de ce dernier soient constantes et longues, sa respiration laissait à désirer.

-Essaye de trouver un rythme, comme si tu jouais du tambour. Un, deux, trois, tu expire. Si tu as un point de côté, serre le poing, et ça ira mieux.

Ses propres propos étaient hachés par sa respiration saccadée, alors que ses semelles heurtaient les pavés avec régularité. Les deux hommes continuèrent côté à côte durant de longues minutes, traversant Hargeon. Ils croisèrent un régiment de soldat, tout aussi matinaux qu’eux. Shi accéléra volontairement la cadence, prenant plaisir à dépasser les miliciens en les regardant dans le blanc des yeux.
Arrivé à la limite de la cité, Shi accéléra encore le pas, atteignant une cadence intenable pour un néophyte. Il creusait l’écart avec Mashiro, jusqu’à perdre la silhouette du mage au détour d’un chemin.

Une fois en haut de la falaise, il s’autorisa un instant de répit, observant avec une lueur rêveuse dans les yeux les grands voiliers marchands prendre le large, se perdant dans l’immensité de la mer. Combien d’entre eux arriveraient à bon port ? Combien d’entre eux auraient la chance de visiter des contrées perdues, de découvrir de nouveaux horizons ? En fermant les yeux, il s’imaginait aisément sur le pont lustré d’un trois-mâts, découvrant au loin un îlot paradisiaque, un havre de paix dans lequel il eût pu passer le restant de ses jours.

Edit:
 

Fin alternative : Là, sur le sable encore froid de la fraîcheur nocturne, il resta allongé longtemps. Bien trop longtemps. Il avait compris que Mashiro ne le rejoindrai pas, que son élève avait abandonné l'exercice. Il ignorait encore pourquoi, cependant. La douleur, la peur de l'échec, le manque de motivation étaient autant de raisons qui auraient pu le pousser au forfait. Seul, sur le sable, à méditer, Shi tentait de saisir ce qui était à sa portée. Il tentait d'appréhender le monde environnant, les gens qu'il côtoyait, leurs peurs, leurs plaisirs et leurs doutes, les multiples raisons inexplicables qui poussaient les autres, des citoyens les plus banals aux mages excentriques que Fiore seule recelait à chercher un abri, une cachette plutôt que de se décider à courir après leurs rêves. Lui, il ne le saurait sûrement jamais. Il était trop en marge pour s'imaginer dans la tête des gens, trop meurtri ou trop immature pour prendre du recul.

Mais il n'allait pas se laisser abattre pour autant. Une vue magnifique le consolait, perdu qu'il était au beau milieu du piaillement des mouettes. Après tout, se lever aux aurores avait du bon : la clameur de la ville en dessous de lui ne lui parvenait pas encore, il pouvait ainsi contempler Hargeon assoupie, cité bien vivante en stase, dont tous les habitant semblaient attendre d'un commun accord que le monde vienne à eux pour se décider à se mettre en mouvement.
Lui, pourtant, n'attendait plus rien. Il n'attendait plus le retour de son élève, il n'attendait plus que le soleil se lève ou que l'on vienne le quémander pour accomplir telle ou telle tâche. Lui qui était arrivé désœuvré à Hargeon, il avait bel et bien appris de ce séjour, si bref eut il été. Il avait beau s'être laissé dériver quelques jours, son caractère reprenait peu à peu le pas sur lui, le poussant une nouvelle fois au voyage et à l'aventure.



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Mashiro Kame
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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   Mer 22 Fév - 10:15
Une fois arrivée au sommet de la falaise, Mashiro reprenait son souffle, étonné par les performances de Shi. Même si le sport ne l’avait jusqu’alors pas spécialement intéressé, au cours de sa formation il avait été amené à s’entraîner avec l’élite des soldats runiques et bien que ses performances lors des longues courses furent décevantes, il avait appris à courir et ne laissait pas spécialement distancé par les colosses de l’armée. Or, ce mercenaire l’avait encore une fois purement et simplement humilié : il venait de dépasser le novice de plusieurs centaines de mètres et ne paraissait aucunement essoufflé. Le jeune homme avait définitivement trouvé un mentor d’exception. La respiration de Mashiro revenait peu à peu à la normal et rompant le silence de sa voix grave pleine de défi , l’athlète expérimenté déclara :

-C’est bien, comme mise en jambe. Je vois que tu sais à peu près courir, c’est normal, vu ta carrure de crevette. Maintenant, tu vas me faire le plaisir de me montrer ce que tu vaux sur de vrais exercices.


Ta carrure de crevette! Cette énième provocation continua de raffermir la détermination du jeune élève. Il venait de trouver une raison supplémentaire pour pousser son corps dans ses ultimes retranchement : en plus de prouver à son mentor qu’il était digne de ses enseignement il devait rabattre son clapet une bonne fois pour toute au mercenaire endurcit par des années de pratiques... Du moins il allait essayer. Voyant son entraineur entamer une série de pompes à une cadence élevée, l’agent du conseil se mit à plat ventre au sol. Il souleva une dizaine de fois son corps dans des pompes peu académique. Il s’arrêta une minute puis effectua une seconde série un peu plus assurée. Reprendre son souffle lui prit un peu plus de temps que la première fois. Il effectua trois série supplémentaire en laissant un temps de récupération un peu plus long à chaque fois.

Au bout d’une demi-heure d’effort intensif il s’écroula sur le sol. Mashiro n’avait plus assez de force dans les bras pour continuer les pompes. Il se remémora donc les exercices de musculation des soldats de la caserne ne portant pas sur les bras. Se souvenant d’un en particulier qui l’avait marqué durant sa formation car il l’assimilait à une méthode de torture. Cette fois, torture ou non le freluquet remplit de bonne volonté n’avait pas le choix. Il commença donc à effectuer un exercice de renforcement abdominal : allongé, il soulevait son buste à la seul force de ses abdominaux, les mains derrière la tête. De la même façon que les pompes, il effectua des série de dix se permettant de reprendre son souffle pendant un court instant. Une fois ces séries terminés il se retrouva à cours d’imagination. La musculation n’ayant jamais été son truc, le jeune élève utilisa sa magie afin de trouver d’autres exercices.

Enfin dans son élément, le mage pianotait frénétiquement sur son clavier, le sourire au lèvres. Ignorant totalement le monde autour de lui il effectua des recherches sur divers exercices de musculation, les muscles sur lesquelles ils portaient ainsi que sur des conseils afin de les reproduire. Satisfait de ce qu’il venait de trouver, Mashiro passa la main devant ses écrans et en un claquement de doigt ils disparurent. Il commença donc à mettre à profit ses recherches et de la même manière que précédemment il enchaîna des exercices portant sur des muscles différents à chaque fois afin de soulager ceux ayant déjà été durement sollicités.

A midi, c’est un jeune homme en sueur, épuisé et affamé qui s’étendit dans l’herbe. Il pouvait ressentir la fatigue dans chaque partie de son être. Il savait qu’il venait sans doute d’aller un peu trop loin en forçant ainsi sur ses muscles alors qu’ils n’y étaient pas habitué. Néanmoins s’il souhaitait apprendre à manier la lance comme Shi, se ménager n’était pas une option. Le cri d’un goéland le sortit de ses pensées. Ronger par la faim il inte[/b]rrogea son mentor :

-Je propose de retourner en ville pour aller casser la croûte, qu’en pensez vous ?



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MessageSujet: Re: Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]   

Un coup de bâton... [Mashiro / Shi]

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