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 Réjouissantes retrouvailles (solo)

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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Sam 9 Juil - 2:00






    J'étais toujours à la recherche de mon frère. J'avais espéré au moins trouver un indice quand j'avais acheté mon épée verte. Je l'avais appelé cette épée Kibô, ce qui voulait dire espoir. Peut-être avais-je l'espoir inconsidéré de trouver mon frère et le remettre dans le droit chemin ? Peut-être voulais-je croire que tous nos souvenirs, ensemble, pouvaient être sauvé ? Peut-être voulais-je croire en un meilleur futur ? Ou tout simplement, était-ce l'espoir de mettre fin à cette croisade de vengeance que j'avais entamée ?

    Il y a quelque temps, j'avais trouvé un trafiquant d'armes. Après l'avoir interrogé correctement, il m'avait annoncé la liste de ses fournisseurs. Et là grosse surprise. Un de ses fournisseurs était mon détesté frère. Il ne fallut qu'une menace ou deux pour le convaincre, mais je crois que le fait de devenir eunuque ne plaisait pas à notre marchand d'armes, à mon grand regret d'ailleurs, détruire ce genre de personnage me fait le plus grand bien. Le fournisseur se faisait livrer à Laliveron. Je m'y étais donc rendu avec une tenue locale, recouvert par une cape marron pour empêcher que l'on me reconnaisse.

    Par contre, j'ai dû le torturer beaucoup plus pour qu'il accepte de coopérer. Même si ce n'est pas vraiment dans les habitudes de la justice. Moi, je n'avais qu'une parole. Quand je disais quelque chose, je la faisais, si je n'y arrivais pas, je continuais jusqu'à ce que je réussisse et si l'obstacle était vraiment trop dur à surmonter, je m'excusais envers la personne à qui j'avais promi et lui concédais un autre service en rétribution. C'est ainsi que je fonctionnais et c'est ainsi que je fonctionnerais jusqu'à ce que je change. Ma vie n'ayant débutée que depuis une vingtaine d'années, je peux toujours changer. J'avais bien changé après l'attaque de mon frère, il y a quelques mois. Pourquoi ne pourrais-je pas changer d'ici un an ? Cinq ans ? Dix ans ? Cinquante ans ? Le temps ne fait que passer et quand le monde change, les hommes doivent changer aussi. S'adapter. La jeune fille qui ne croyait qu'en la justice. Celle pour qui avait du tempérament, mais était froide avec les étrangères, avait changé également. Elle était devenue plus taciturne, plus sombre, moins encline à faire la justice. Un peu comme du cuir qui s'assouplit au fil du temps, pour épouser la forme parfaite. C'était ce qu'elle était devenue, ce que j'étais devenue. La jeune fille qui voulait devenir mage sainte et qui voulait prendre la place d'Acnologia sur le trône des dragons. Maintenant, cette jeune fille était devenue femme et avait subi moult épreuves et elle ne cherchait que vengeance pour sa famille. Elle était prête à tuer son frère, enfin, elle le pensait. Prête à le faire souffrir autant qu'elle avait souffert. L'humiliation qu'elle avait subie en étant retrouvée à moitié morte par les secours. Elle n'avait de cesse de pister son frère jusqu'à....jusqu'à quoi d'ailleurs, elle ne voulait pas le tuer, elle voulait le faire souffrir autant qu'elle avait souffert. Si elle tuait son frère, elle ressemblerait à ses pourritures de mages noirs qu'elle chassait pour le Conseil. Elle ne ressemblerait jamais à ces mages noirs. Mais que ferait cette jeune femme ? Oui, que ferais -je ? Si, j'étais dans la situation tant espérée de le retrouver et de l'avoir à ma merci, que ferais-je ? C'était une solution que je n'avais pas envisagée.

    C'était dans ce genre de pensées que j'étais plongé tandis que j'étais en train d'attendre à une table le contact de mon marchand d'arme. Cela aurait été trop facile de trouver mon frère comme ça. Il était tel un reptile, aussi venimeux qu'un serpent et aussi vicieux qu'un crocodile.

    J'étais allé dans une taverne nommée « Aux couteaux tirés » . J'avais demandé où je pouvais trouver quelqu'un de spécial. Il m'a répondu si je voulais avoir une « lame » qu'il disait. Je l'ai regardé avec un drôle d'air, puis réfléchissant à toute vitesse, je venais de penser qu'il s'agissait d'un code, donc à quoi pouvait faire référence une lame. Vite ! Vite ! Vite ! Réfléchis ! Une lame. Voulait-til me donner une épée ? Non, j'étais dans une taverne, il ne vend pas d'arme ici. L'intonation faisait penser qu'il suggérait une personne et non un objet. Un soldat ? Non. Réfléchis ! Réfléchis ! Un forgeron ? Non. Attends ! Une lame. Cela pouvait être un assassin. Je répondis alors oui au barman. Il me répondit d'un hochement de la tête, puis tendit sa main. Il grognait qu'il ne travaillait pas bénévolement. Je sortis discrètement quelques jewels pour le convaincre. Il examina l'argent, puis d'un air satisfait, il me désigna une table au fond, c'était celle qui était dans un coin de l'établissement, bien à l'écart des regards curieux.
    J'avais commandé à barman un verre d'hydromel demi-sec si possible. Il n'avait pas. Moi, qui ne voulais pas boire d'alcool, j'étais servi. Je lui ai dit de me servir ce qu'il avait. Un truc pas trop fort, mais suffisamment pour me requinquer après ce douloureux voyage. Il me servit, je n'y fis pas trop attention. Un homme entra, il avait emmitouflé sa tête dans un espèce de foulard, pour se protéger du sable, je crois. Il était vêtu de façon à ce que personne ne le reconnaisse. Il se dirigea vers moi et s'asseyait en face de moi, je pouvais lire dans ses yeux qu'il semblait surprise. Puis, il me demandait qui je voulais tuer. Enfin, il ne l'avait pas dit comme ça. « Quelle société voulais-je voir faire faillite ? » mais j'avais compris à demi-mot ce qu'il voulait. Je bus mon verre. Puisque ce que je pensais que l'homme devant moi était un assassin, le reste était limpide comme de l'eau de roche pour quiconque ayant compris le code. J'avais donc bien compris le code et le message que m'adressait mon interlocuteur. Je lui répondis que je ne voulais pas faire couler une entreprise, mais j'avais besoin du directeur pour lui poser des questions sur le marché. Traduction, en vérité, je voulais qu'il me trouve quelqu'un pour que je puisse l'interroger. Il eut l'air de saisir ce que je lui avais dit. Il me demanda d'écrire le nom du directeur et de lui donner le papier sur lequel j'avais écrit le nom. Je le fis. Je marquais : « Epiméthée Amandil ». Il me jeta un regard bref, mais calculateur, je crus lire dans son regard qu'il semblait être intrigué. Mais bon, peut-être me faisais-je des idées ?
    Je commandais un autre verre. L'assassin leva la main et en ne laissant que deux doigts levés. C'était un geste comme un autre pour demander à boire. Le barman se leva, prépara nos boissons, puis nous rejoignîmes pour nous donner nos commandes. Une fois avoir pris mon verre vide, se retira derrière son comptoir. L'assassin demanda plus de détail sur la personne à rechercher. Il semblait habituer par cette facette du métier, il devait être doué ou être expérimenté pour avoir un professionnalisme comme ça. Je lui décrivais le mieux que je pouvais les talents de mon frère, son physique, ses qualités de forgerons magiques, ses habitudes. Je me sentais fatigué. Mes paupières devenaient lourdes. Je crois que j'avais trop forcé à traverser le désert en calèche, le changement de climat devait m'avoir plus influencé que ça. Il avait fait un croquis de mon frère avec une étonnante ressemblance à tel point qu'on jurait qu'il l'ait déjà vu. J'avais vraiment sommeil. J'étais en train d'expliquer des détails sur le dessin. Quand je ne pus résister à l'appel du sommeil. Ma tête se relâcha et mon corps s'appuya contre le dossier de la chaise. Je dormais.

    L'assassin enleva le foulard qui cachait sa tête, dévoilant ainsi l'identité du jeune homme. Un sourire arrogant et triomphant apparut.

    « Bonjour, Chère Sœur.
    Je vois que l'Humulus Lupulus mélangé à ta boisson à fait l'effet escompté, c'est un puissant sédatif. »


    Mon frère lança quelques jewels au barman, puis il entreprit de m'amener ailleurs avec le prétexte que j'étais endormi.

    J'étais à la merci de mon frère. Et cette fois, j'étais endormie.








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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Ven 15 Juil - 1:42






    Je m'étais en train de m'éveiller. J'avais la tête qui tourne. Je ne me sentais vraiment pas bien. J'étais dans un endroit sombre. Une faible lueur éclairait l'obscurité devant moi, mais à peine. Cette faible lumière n'éclairait que ma chaise. J'étais dans une pièce relativement froide. Cette pièce se trouvait au sous-sol, ce qui explique un peu la fraicheur de la pièce. Puisqu'elle ne voyait pas le jour, elle conservait cette température agréable et douce. Devant moi, il semblait avoir une silhouette dans cette pièce. Je me rendis compte que j'étais attachée sur une chaise, les mains liées. Mes mains étaient attachées par des menottes, mais le plus surprenant, c'était qu'une drôle de substance épongeait mes mains. Mes mains étaient liées par une corde, en plus, mais il me semblait qu'elles étaient enveloppées dans un sac en plastique. J'avais été kidnappée ! J'essayais de me transformer en démon ! Mais, je n'y arrivais pas. Incroyable, j'avais toujours réussi à utiliser ma magie. Pourquoi n'arrivais-je pas à me transformer ?

    « Oh ! Tu n'arrives pas à te transformer, comme c'est dommage ! »

    Je devais avoir mal entendu, ce n'était pas possible. Cette voix, je ne l'avais pas entendu depuis plusieurs mois. J'essayais tant bien que mal à me transformer pour décharger la colère qui montait en moi. Je réussis à être en Sabnock brièvement. Mais comment était-ce possible ? Si j'avais des menottes inhibitrices de magie, je n'aurais pas pu utiliser ma magie. Par quel miracle, il pouvait faire ça !

    « Tu te demandes comment c'est possible, hein, sœurette ? »

    Sœurette ! Non, ce n'est pas possible ! Pas encore lui. Comment avais-je réussi à me mettre dans un tel pétrin ? Non, je ne voulais pas être encore à sa merci. Non, je ne voulais pas être encore humiliée. Je devais sortir de là. Au plus vite ! La blessure que m'avait infligée mon frère me faisait à nouveau mal. Était-ce possible que la cicatrice se rouvre en présence de l'auteur de cette même cicatrice ? Non, je devais me faire des idées. Ce n'était pas possible. C'était juste mon subconscient qui jouait avec moi.

    « C'est simple si tu connais certaines plantes, tout devient très facile, sans que tu aies besoin de faire quoique ce soit. »

    « Je croyais que tu étais forgeron. »

    « Ah ! Depuis mon départ du nid familial, j'ai appris plein de choses. J'ai toujours mes qualités de forgeron, mais j'ai eu le temps d'étudier un peu les plantes. Par exemple, savais-tu que la mousse céleste que l'on trouve au temple Tsukiyomi s'avère très utile, elle permet d'absorber la magie petit à petit. Et cela fait un bon petit moment que tu étais endormi. Donc, toute ta magie a été absorbée. Enfin presque... Puisque tu viens juste de te transformer. »

    Je ne pouvais pas me servir de ma magie. Dans ces cas-là, j'utilisais mon escrime pour me défaire de mon ennemi. Sauf que là, ce n'était pas possible. J'étais attachée, pieds et poings liés. Je ne pouvais pas m'échapper. J'allais devoir saisir un moment inespéré pour pouvoir m'échapper. Je ne savais pas encore comment j'allais faire pour saisir ce moment, mais je comptais bien le prendre, si seulement ce moment se présentait.

    « N'essaie même pas de t'échapper, tu n'y arriverais même pas.
    Mes adeptes seront certainement impressionnés par ton courage, mais ils devront te tuer. »


    « Et toi, tu ne veux peut-être pas me tuer ? Ce n'était pas ce que tu as tenté de faire la dernière fois ? »

    « C'est vrai, c'est vrai, je l'admets, j'ai voulu te tuer. Bien que l'envie me démange encore beaucoup, j'ai des ordres. Mon master te veut vivante. »

    Comme ça, mon frère démoniaque était entré dans une guilde. Selon toute vraisemblance, il était dans une guilde noire. Pour couronner le tout, son master m'avait, du moins de ce que j'avais compris, choisi pour une raison que j'ignorais encore. Il était si influant sur mon frère qu'il l'avait persuadé de ne pas me tuer. Cela devait être une puissante personne.

    « Mais avant ça, mon master m'a demandé de faire une mission et je compte bien la tenir. Qui sait ? Si je réussis, je n'aurai peut-être plus besoin de te tuer... »

    « Ah oui ? Quelle est cette mission ? »

    Je voyais mon frère arborer un sourire des plus machiavélique. Comme s'il se délectait de mon ignorance et de la mission qu'il avait à accomplir.

    « La première partie n'était pas bien compliquée, il suffisait de t'amener ici, bien que cette partie fût si facile que j'en étais étonné de la difficulté avec laquelle je t'ai capturé. »

    Bien que je voulusse rongeais mon frein, je ne pouvais pas me laisser humilier verbalement ainsi. Personne n'avait osé. Personne, sauf lui bien sûr. Je grognais pour montrer mon mécontentement.

    « Continue, autant que tu voudras ! Crie ! Même si tu en as envie, personne ne t'entendra !»

    Cela m'énervait, j'avais l'impression que mon frère me connaissait tellement bien qu'il pouvait lire dans mes pensées.

    « Ah ! Oui, il me semble que tu voulais savoir ma mission. Je ne t'ai pas dit, toute la globalité de ma mission. Tu vas adorer. »
    Il s'approcha de moi avec un sourire carnassier. Il mit sa main sur mon menton, son pouce contre une de mes joues, les autres doigts contre mon autre joue. Il me regarda droit dans les yeux.

    « Ma mission, tu vas rire, en entendant ce que c'est. »
    Son visage était maintenant si proche de moi que je pouvais voir le blanc de ses yeux.
    « Plonger ton cœur du côté obscur ! »
    Quoi ? Avais-je bien entendu ? Il voulait obscurcir mon cœur ? Et bien, je lui souhaitais bien du courage ! Personne n'allait me pervertir ! Personne n'allait me faire changer en mal ! Il n'avait pas les moyens de me faire changer aussi rapidement. C'était impossible ! J'arborais d'abord un visage intrigué, puis je faisais un sourire de triomphe. Quelque soit la manière qu'il allait l'utiliser, cela devra lui coûter du temps. Et le temps était avec moi. Si je disparaissais, pendant quelques jours, sans avoir prévenu mes supérieurs, il viendrait me chercher. Cela ne faisait aucun doute. Enfin, je pense.

    « Tu sembles sceptique, ma chère sœur ? Je te comprends. Tu te dis que ce n'est pas possible de te faire changer en si peu de temps, mais ne t'inquiète pas, j'ai tout préparé moi-même pour cela. Je t'ai concocté une jolie surprise.
    D'ailleurs, je fus étonné de voir cela dans tes affaires. Moi qui croyais que tu me détestais, j'étais stupéfait. »

    Une de ses mains s'enfonçant dans la pénombre pour prendre quelque chose que je ne vis pas tout de suite. Finalement, il sortit un objet, long et effilé, un peu comme une épée dans son fourreau. Quand il mit l'objet dans la lumière, je pus reconnaître mon fourreau, mon épée. Mon grognement se fut plus intense.

    « Lâche Kibô ! C'est mon épée ! »
    Il me mit une gifle sur ma joue droite. Mon regard s'intensifia, ainsi que l'ardeur dans ceux-là. Sur une échelle de cent, je mettrais facilement un soixante-dix voire quatre-vingts sur le fait de tuer avec mes yeux.
    « Tu as osé appeler autrement une de mes fabrications ! Tu as osé bafouer le nom que j'avais donné à ma création ! Tu mérites que je vide tes entrailles tout de suite ! Si, mon master n'avait pas besoin de toi, cela aurait déjà été fait ! »

    Il rajouta une autre gifle, histoire que je comprenne bien combien cela était insultant pour lui que j'avais donné un autre nom à sa création.

    « Cette arme s'appelle Haru, comme le printemps ! Elle fait partie des quatre armes de saisons que j'ai créées.

    Bien maintenant, je vais t'obscurcir ton cœur. »


    Il saisit un petit sac, d'une très petite taille, on aurait dit une bourse. Il mit des gants, prit un peu du contenu de la bourse. Une poussière jaune, il me semble. Il s'approcha vers moi. Puis me jeta la poussière dans la figure.

    « Fait de beaux rêves grande sœur, le marchand de sable est passé. J'espère que tu ne feras pas de cauchemars, cela serait fâcheux. »
    Il se mit un rire. Un rire machiavélique. Un rire cruel, plein de mauvaises intentions. Comme s'il savait ce qu'il allait se passer. C'était un rire démentiel. Le pollen d'Edelweiss Noir commençait à faire son effet. Je ne savais pas ce que c'était, mais si cela faisait plaisir à mon frère, je ne pouvais imaginer qu'est-ce qui allait se passer.







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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Dim 24 Juil - 1:10





    Récapitulons la situation dans laquelle j'étais. J'étais allée à Laliveron chercher des indices sur la localisation de mon frère via un trafiquant d'armes. J'avais discuté avec une personne, mais celle-ci avait caché son visage pour ne pas révéler son identité. En parlant, j'ai bu une boisson droguée. Un puissant sédatif était mélangé dans la boisson qui m'avait endormie. La personne avait révélé son identité. C'était mon frère. Il m'avait kidnappé. Il m'avait emmené dans une sorte de sous-sol, il m'avait attaché avec une plante qui draine continuellement la magie afin que je ne me serve pas de celle-ci. Il m'avait plus ou moins révélé ses intentions, même si je ne comprenais pas bien encore où cela menait. Apparemment, j'intéressais le patron de mon frère pour je ne sais quelles raisons. J'avais réussi à énerver mon frère en lui disant que mon arme s'appelait Kibô. Sa réaction avait été plutôt violente. En effet, sa fierté de forgeron avait été mise à mal puisque j'avais renommé une de ses œuvres autrement qu'avec le nom qu'il avait imposé sur sa création. Cela était un peu comme renommé un enfant par un autre nom, sans l'accord de ses parents, si l'on pouvait comparer les deux situations. Comble de tout, Epiméthée avait sorti d'un petit sac, à peine plus grand qu'une bourse, une poudre jaune. Puis sans crier gare, il me la jeta à la figure en éclatant d'un rire maléfique et sardonique. De quoi avoir les jetons. Depuis que j'avais découvert la véritable nature de mon frère, je m'étais rappelé tous les moments suspects et tous les instants où sa malice étaient apparus. Bien sûr, à l'époque, je n'avais pas été interpellé par sa méchanceté. Pour un enfant, le mal et le bien ne sont pas encore acquis et ils peuvent se montrer cruels sans savoir ce qu'il faisait. Mais, maintenant, que la vraie facette de mon frère avait été dévoilée, je ne pouvais qu'avoir peur de ses intentions pernicieuses.

    Soudain m'a vision se troubla légèrement, des points noirs apparaissaient devant mes yeux. Je fermais mes yeux, puis les rouvrais. Je n'étais plus dans la pièce. J'étais à présent sous l'eau. Étant une aquaphobe des grandes étendues d'eau et de la faune sous l'eau, mon premier réflexe fut de paniquer. Mon rythme cardiaque s'accélérait à vitesse grand V, tout mon corps tremblait, ma respiration s'accentuait. Si j'avais eu deux sous de jugeotes, j'aurais pu deviner que tout ça n'était qu'une illusion, car on ne peut pas respirer sous l'eau à ma connaissance, mais ma peur avait sapé toute faculté de réfléchir. Il ne restait que l'instinct. L'instinct de survie. Celui qui vous permet de rester en vie dans des situations extrêmes. Je voulais m'enfuir, fuir cette horde de monstres qui tournait autour de moi. Mais j'étais toujours attachée. Les requins martelés disparurent pour laisser quelques Piranhiaques, qui me grignotaient, morceaux par morceaux. Je pouvais sentir la douleur de cette atrocité. Quand je rouvrais les yeux, un Craken Crakers me ligotait de ses tentacules et il m'entraînait dans les profondeurs des abysses. Je criais, suppliais, conjurais que l'on me vienne me secourir de ce carnage. Ce fut une délectation pour mon frère, une horreur pour moi. Si j'avais eu toute ma tête, je me serais aperçu que je ne pouvais pas parler sous l'eau.

    La voix de mon frère résonnait dans l'eau, comme un écho lointain. En vérité, il était à côté de moi en train de me parler.

    « Maintenant, comme je te connais très bien, je vais te faire des suggestions qui vont embraser d'autres peurs que tu caches en toi. »


    Il commença sa torture. Il me dit qu'il savait pourquoi j'avais choisi cette magie, qu'il savait que j'avais lu un livre énumérant les différents démons et que j'avais opté pour cette difficile magie afin de gagner contre ma peur des requins, en affrontant le terrible Forneus. Au moment où j'entendis ce nom, l'apparition du monstre se fit devant moi. Un requin démon de deux mètres de longueur. Je repris mon calme. N'était-ce pas pour ça que j'avais pris cette magie pour affronter ma plus grande peur : les requins. Affronter le Forneus était pour moi de vaincre cette peur, il suffisait que je me transforme en démon. Je fis une tentative. Rien. Je paniquais à nouveau en voyant le requin démon arriver de plus en plus prêt de moi. « Nooonn ! » Hurlai-je désespéré. Mais je ne pus échapper à cette vision où mes chairs se faisaient déchirer par les crocs aiguisés et tranchant de la mâchoire de l'horrible créature.
    La voix me suggéra autre chose. Ma vision changea. J'étais assise quelque part, je n'arrivais pas à reconnaître l'endroit, mais tout était à feu et à sang. Comme si on avait massacré toute la population de la ville. Je regardais autour de moi, essayant cette fois de me remémorer l'endroit, sans aucun résultat. J'étais assise sur un pile de corps. La parfaite vision d'horreur. Mon épée verte, celle que mon frère appelait Haru "le printemps", était si teintée de fluides sanguins que l'on ne distinguait plus sa couleur originelle. Parmi les morts, je pouvais voir Kenta, un grande tâche rouge sur sa poitrine montrait qu'il avait été poignardé dans le cœur. La petite Liz gisait à ses côtés. La manière dont elle était morte ne faisait aucun doute, une large entaille avait dû sectionner la carotide. J'essayais de regarder ailleurs, mais je ne voyais que sur de défunts monstrueusement assassinés. Je voyais les deux pégases que j'avais affrontés à leur guilde, ils étaient sauvagement mutilés, je voyais aussi la tête de l'énigmatique Russell détachée du reste de son corps. Je voyais Rei Tendo devant moi, me tendant la main pour me relever, il me disait que j'avais bien travaillé, que j'avais payer le service que j'avais à lui rendre. Non ! Ce n'était pas possible. Tout cela ne pouvait être mon œuvre ! Je n'étais pas comme ça. Ce n'était vrai !
    La voix de mon frère disait un mot : « Colère. » Il n'y avait qu'à voir comment je m'étais emportée face à cette prêtresse de Rochair. La vision changea, je ne voyais plus qu'une image de moi balayant des personnes sûrement innocentes qui se trouvaient devant elle. On pouvait voir ses traits déformés par la colère, une colère aveugle qui la faisait faire un bain de sang. J'essayais de me persuader en mon for intérieur que ce n'était pas vraiment moi. Que ces excès de rage n'étaient que très rare, mais je souvenais de ce qui s'était produit à Garoth. Étais-je vraiment comme ça ? Tout le monde à ses défauts, le mien était la colère dans ces cas-là.
    Il ne murmura ensuite qu'un mot : « Luxure. »
    La voix résonna encore une fois pour me rappeler un instant honteux de ma vie. Ma visite à Mac Anu. Je vis une image de moi possédant un harem. J'étais assise sur un trône avec plusieurs laisses en main, quand je regardais qui étaient attachés à ces laisses, je vis Kenta, à mes pieds, il était à quatre pattes devant moi en essayant de faire le beau pour réclamer quelque chose. Attaché à une autre laisse, je vis Jet gémissant, des marques de fouet sur son dos. Ce n'était pas possible ! Je n'étais pas comme ça ! J'aimais bien m'amuser en flirtant avec certaines personnes, mais cela n'allait pas plus loin. Jamais je ne deviendrais comme ça ! Mais le temps change les gens, il est tout à fait plausible qu'avec le temps, je devienne aussi décadente.

    « Orgueil. » Cette fois-ci, j'étais dans une guilde marchande et elle était attaquée pour son argent. Les braqueurs étant nombreux, j'avais décidé de parier la libération des otages si je gagnais à pile ou face. Joueurs, les braqueurs avaient décidé que si je perdais, tous les otages seraient exécutés et que cela devrait être moi qui le fasse. Je perdais. Je me voyais tuer ces pauvres innocents qui n'avaient rien demandé. Mais je le faisais continuellement par fierté, non par orgueil, j'avais beau pleuré toutes les larmes de mon corps et m'excuser à chaque otage quand il passait, cela ne m'empêchais pas d ele faire.

    « Envie. »
    L'image de Myrcella apparut. Elle enlaçait Kenta. Ils étaient dans un bal. Je ne pouvais m'empêcher d'envier la demoiselle. Elle était belle, plus belle que moi. Elle venait d'une famille noble. Elle était plus connue que moi. Elle était plus puissante que moi. Sa magie était plus belle que la mienne. Et à présent, elle avait celui qui a qui je voulais donner mon cœur.
    Certaines envies apparurent. J'étais dans une robe des plus splendides à tel point que celles que je portais habituellement ressembleraient à des guenilles. J'avais une parure à couper le souffle, aussi merveilleuse que l'on pourrait croire que j'avais arraché les trésors de la terre pour l'avoir. Je voyais une collection impressionnante d'épées magnifiques, aussi enchanteresses que tranchantes.


    « Vengeance. »
    Je me voyais cette fois. J'étais devant une chaise qui était occupé par mon frère. Il était ligoté par des câbles. Des instruments de torture sur la table à côté de mon image annonçaient le supplice que j'allais lui faire subir. J'activais un lacrima de foudre pour électrocuter mon cher frère. J'augmentais petit à petit la puissance pour qu'il bénéficier de mes soins. Je pris un instrument pour lui faire extrêmement mal. Quand il hurlait, je souriais de plaisir. Je me régalais de ces cris de douleur. Je me voyais prendre goût à ces atrocités. La victime était devenue le bourreau.

    Mon esprit était brisé. Tout ce que j'avais vu, pouvait en effet me refléter et surtout se réaliser. J'avais trop de défauts pour être digne du titre d'écuyère runique. J'étais trop mauvaise pour appartenir à l'armée du Conseil. Et puis, d'après ce que j'avais vu, je pouvais être aussi mauvaise que les mages noirs que je traquais, je pouvais même être pire qu'eux. Toutes ces actions n'étaient pas arrivées, mais elles pouvaient quand même se réaliser. Je ne pouvais plus lutter contre ma vraie nature, non, je ne voulais plus lutter. Cette étrange poussière jaune m'avait montré la pire facette de moi. Elle m'avait montré toutes les ténèbres cachées dans mon cœur, dans mon âme. Je n'allais plus me mentir, j'étais mauvaise. J'avais beau prêché qu'il fallait défendre la veuve et l'orphelin, mes actes potentiels trahissaient l'idée même que je voulais transmettre.Je me devais de quitter l'armée runique. Non, par seulement par honneur, mais je refusais de leur faire honte de mes possibles agissements. Je me devais donc de les quitter pour ne faire opprobre sur eux.

    Mon frère s'adressa à quelqu'un.
    « Patron. Je crois qu'elle est à point. J'ai réussi la mission. »
    Une ombre se dessinait dans la pièce et s'avança vers moi.

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    HRP:
     







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MessageSujet: Re: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Mar 30 Aoû - 12:22

« - Et bien, et bien, voyons comment se porte notre chère invitée… »

Sortant de l’ombre, une personne d’une figure imposante, mais à la fois extrêmement svelte, voire « squelettique » apparue devant le groupe. Habillé d’une tenue élégante, ressemblant à uniforme de maître de maison, le tout caché derrière un long manteau d’ébène, il aurait très bien pu passer pour un homme de la cours. Enfin, cela aurait été le cas s’il n’avait pas de peau et que son visage ressemblait plus à un crâne cousu qu’autre chose. Il n’avait rien d’humain, dans l’apparence, seule la stature montrait une certaine aisance et lui donnait une impression de « civisme ». Mais pourtant, l’aura qu’il dégageait était tout sauf sophistiquée. Le terme « Macabre » serait le premier qui viendrait à l’esprit en l’observant.

« - Je vois que tu n’as pas eu peur de faire dans le zèle. Mais pourquoi tant de violence, il me semblait t’avoir dit de bien t’occuper de ta chère sœur.
- Mais Patron, c’est exactement ce que j’ai-
- Silence ! »

D’un geste de la main pointé vers l’homme responsable des tortures de la blonde, ce dernier se mit soudain à avoir des spasmes, presque comme il était en train de suffoquer ? Difficile à dire du point de vue d’Amandil, mais il était certain que la vivacité qui l’habitait disparaissait peu à peu, rien qu’avec l’action de l’inconnu. Après quelques secondes, il relâcha la quelconque emprise qu’il avait sur le pauvre homme, et se tourna vers la jeune femme qui semblait affaiblie et immobile.

« - Jeune femme, mon nom est Keyes. J’ai pris la peine de t’inviter dans ces lieux, car tu as su éveiller mon… Intérêt. Vois-tu, les humains sont des créatures fascinantes. Elles peuvent faire tant de choses pour leurs ambitions, à n’importe quel prix. Mais devenir tout simplement un démon, magnifique ! »

Prenant une pause dans sa narration, il s’approcha du visage de la jeune femme, levant son menton du bout du de son doigt squelettique, afin de la forcer à le regarder dans les orbites, ou du moins, dans l’absence de ces derniers. Elle peut se rendre compte qu’il ne bougeait point les lèvres pour parler, mais que sa voix paraissait aussi compréhensible que s’ils étaient les seuls présents dans la pièce.

« - Maintenant, ma chère, laissez-moi vous parler de la raison de votre présence ici; je vais crever l’abcès en vous confirmant ce que vous vous doutez : je suis une entité que vous autres appelez « Démon », mais pas n’importe lequel : quelqu’un possédant un pouvoir bien plus important que n’importe laquelle des bêtes qui rôdent dans la nature. Et ce pouvoir, je peux te l’accorder. »

Après quoi, il se releva, la laissant retomber lourdement dans sa position, avant de se mettre à côté d’elle, au niveau de sa tête.

« - Vois-tu, je cherche quelqu’un qui pourrait exprimer mon plein potentiel, un « partenaire » idéal, si j’ose dire. Mais pour cela, il m’a fallu trouver la perle rare, et je pense la trouver en toi… Mais pour en être sûr, voici un petit test. Toute cette peur, colère, haine… Ce sont des sentiments forts qu’il faut savoir extérioriser de temps en temps. Et quelle meilleure personne que celle qui t’a infligé tout ceci… ? »

Il tourna ainsi la tête de la blonde en direction de l’homme encore suffoquant, comprenant à peine la situation dans laquelle venait de le mettre son supérieur.

« - Il t’a fait souffrir. Il t’a détruite, alors qu’il partage ta chair et ton sang. Un acte inacceptable n’est-ce pas ? Avec mes talents, et la haine qui est en toi, ensemble, nous pouvons lui donner correction qu’il mérite…. Ku ku ku, vas-y, tu en es capable, j’en suis sûr… »

Relâchant ses liens, l’homme tandis une main pour aider la blonde à se relever, et la positionna face à l’homme qui l’avait fait tant de mal. Quelle serait donc sa réaction ?

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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Mar 30 Aoû - 16:47





    J'allais un peu près aussi bien que quelqu'un puisse être après des heures de torture subites par son cher et tendre frère qui voulait ma peau. Était-ce vraiment des heures ? Difficile à dire vu mon état mental, le temps semblait s'étendre à l'infini et quelques secondes auraient très bien pu être plusieurs jours à mes yeux.

    Grâce à ses visions d'horreur que je m'étais faîte grâce à la suggestion de mots de mon frère, j'étais brisé. Je ne savais pas qui j'étais. Avant, j'étais Amandil Anésidora, écuyère runique de Carmina, j'appartenais à l'armée du Conseil. J'idolâtrais les dragons à tel point que j'avais toujours rêvé d'en être un, seulement, je ne pouvais pas, alors pour pallier à cela, j'avais décidé de devenir Reine des Dragons à la place d'Acnologia. Je voulais devenir la première Mage Sainte de l'histoire. Je voulais dépasser ma supérieure que j'admirais : Serah Millforte. Maintenant, qu'est-ce que j'étais selon ma propre vision de ma vie ? Une écuyère violente à la limite des règles de la société. Une femme au cœur brisé, car j'avais perdu l'homme que j'aimais le plus. Je l'avais vu partir avec cette femme, malgré l'aveu de mes sentiments envers lui. Les coups de la vie ne m'avaient pas modelé comme je m'étais imaginée, loin de là, se fut même tout le contraire. J'avais été peu à peu aspiré dans un cycle où la seule échappatoire était de s'enfoncer plus loin dans le côté obscur.

    Je reprenais un peu mes esprits. Une ombre jaillit de l'obscurité. Elle semblait avoir observé tout le déroulement des « opérations ». Le peu de lumière semblait baisser, mais éclairait quand même la personne qui semblait être le patron de mon frère. C'était une personne imposante, svelte, habillé de manière élégante, d'ailleurs, j'aimais bien son costume, son long manteau d'ébène faisait refléter son importance. Mais ce qui me choqua le plus, c'est son visage. Celui-ci dépourvu de peau n'était que des os, ce qui était assez effrayant. Était-ce une autre hallucination ? Était-ce autre chose ? Je pouvais sentir de chez lui quelque chose d'ancien et de sombre. Il me semble que j'avais lu dans un rapport que des entités mystérieuses avec un pouvoir inconnu s'étaient réveillées dernièrement : les démons. L'ordre était que si un chevalier runique croisait sa route, il devait appeler des renforts et annihiler de suite, sans sommations et sans procès.
    Il parla. Il disait que mon frère avait fait un peu trop de zèle dans sa mission. Puis lui imposait de se taire. Ce que mon frère fit de manière étrange, puisque bien qu'il ne parlât plus, il émettait d'étranges bruits, on aurait dit des borborygmes. Mon frère s'écroula par terre, affaibli, essoufflé, comme si on lui avait volé de l'air de force. Croyez-moi ce n'est pas plaisant, un mage de l'air m'avait déjà fait le coup alors je sais de quoi il en retourne.

    L'homme à la tête d'os se présenta en tant que Keyes. Il avoua que c'était lui qui m'avait « invité » dans cet endroit lugubre. Il m'expliqua qu'il trouvait les humains fascinants, car nous étions prêts à tous pour assouvir leurs ambitions. C'était vrai. Moi-même, ne voulais-je pas me venger de mon frère quitte à trahir mon pays et le serment que j'avais fait ? C'est vrai, les humains étaient prêts à tous pour cela, même à devenir abjecte, méprisable, démoniaque.
    La tête d'os se rapprocha de moi et me força à le regarder dans les yeux, enfin plutôt dans les orbites vides où il y aurait dû avoir des yeux. Il me parla, sans bouger la bouche, ce que je trouvais particulièrement perturbant. Il me confirmait ce que je pensais, c'était bel et bien un démon. Pas de ceux des bêtes que l'on appelle comme ça parce qu'elles sont démoniaques, pas les créatures que j'utilisais pour mon take-over, il me disait qu'il avait un pouvoir bien plus important et ce pouvoir, il pouvait me l'accorder.

    Je fis un petit sourire narquois, tout en disant.
    « Et bien sûr, ce pouvoir, vous allez me le donner gratuitement ? Ne me faite pas rire ! Il n'y rien que l'on obtient sans compensation ! »

    Il m'expliqua ensuite qu'il cherchait quelqu'un pour, comment il a dit ça déjà ? Ah oui, pour exprimer son plein potentiel et pour cela, il lui fallait trouver la perle rare. Il ajouta qu'il pensait la trouver en moi.
    « C'est trop d'honneur. »marmonnais-je d'un air mauvais.
    Il continua en disant qu'il fallait un petit test pour vérifier cela. Il m'expliqua que mes émotions négatives : la colère, la peur et la haine, étaient des sentiments forts qu'il fallait savoir extérioriser et pour cela, il allait mettre à disposition la personne qui m'avait infligé toute cette souffrance. Il tourna ma tête vers mon frère suffoquant.
    Il me parlait avec des arguments mielleux qu'il me comprenait, qu'il compatissait. Il voulait que je me venge.

    Il détacha mes liens. Je me relevais avec difficulté. Je regardais mes mains, comme si je comprenais à ce moment très précis le prix de la liberté. Mon arme sur la table n'était pas très loin de moi. Je récupérais mon épée, de son vrai nom Haru. Je regardais mon frère agenouillé par terre suffoquant. Mon regard s'emplit de haine et d'intentions meurtrières. Je regardais mon épée comme si c'était un instrument de torture et de mort. Je portais de nouveau mon regard vers mon frère. Je me vidais du peu de magie que j'avais. Dans cette libération d'énergie, j'exprimais ma rage, ma rancœur, ma peur, ma tristesse, ma haine, ma détresse.

    Puis d'un mouvement rempli de toutes ces émotions sinistres, je plantais mon épée vers le cœur de mon frère, à l'endroit même où celui-ci m'avait planté son arme. Je l'enfonçais jusqu'à la garde. Lentement. Pour qu'il puisse éprouver la même douleur que j'avais subie. Non, il méritait plus, beaucoup plus. Une frénésie meurtrière me prit. Je sortais ma lame du corps de mon frère, pour l'abattre encore et encore. À chaque coup, je le tailladais. À chaque coup, plus de sang s'écoulait de son corps. À chaque coup, des gouttelettes de sang se posaient sur moi. À chaque coup, j'étais de moins en moins humaine. Je prenais plaisir à me venger. Comme si ce n'était plus vraiment moi.

    Je me suis arrêté de le trancher. Printemps n'était plus que d'un rouge sang sur la couleur verte de sa lame.
    « Maintenant, je vais abréger tes souffrances comme tu as abrégé celles de nos parents.

    Adieu, mon frère. »


    Je balançais mon épée au-dessus de mon épaule, pour avoir plus d'élan pour l'abattre ensuite.

    Il ne restait devant moi qu'un cadavre. Le cadavre de mon frère qui n'avait plus de tête.







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MessageSujet: Re: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Ven 9 Sep - 12:43

Merveilleux, glorieux ! Il n’y avait pas d’autres mots pour définir le spectacle qui se passait sous les yeux (ou plutôt les orbites vides) de Keyes. Devant lui se tenait celle qui allait lui servir de nouvel hôte afin de pouvoir accomplir les noirs desseins que pourraient souhaiter son maître et créature. La jeune femme droite et juste qu’était la chevalière runique avait depuis disparu. Elle n’était plus que celle qu’il avait voulu manipuler à l’image qui lui conviendrait le mieux : une femme absente de tous sentiments, si ce n’était que haine et violence. Et à côté d’elle n’était que le corps sans vie de son frère, qui l’avait tant fait souffrir… Mais qui n’était qu’une autre marionnette de Keyes. Les pouvoirs de nécromancie lui permettaient de ramener les morts et d’en faire ce qu’il voulait, leur insufflant une volonté qui saurait répondre à ses désirs. Comme par exemple forcer un frère à torturer sa pauvre sœur et ainsi briser son esprit… Mais elle n’avait nul besoin de savoir cela. Rompant ainsi le silence en place, Keyes frappa de ses mains, ou du moins, du squelette de ces dernières, et s’approcha de la belle ensanglantée.

« - Bravo, ma chère. Vous avez dépassé toutes mes espérances. Vous semblez avoir compris qu’il n’y a pas de meilleur moyen de régler un problème que de s’en débarrasser. »

Il commença à tourner autour d’elle, le pas nonchalant et les mains dans le dos, à observer avec ce qui pourrait ressembler à un sourire la blonde, alors qu’il se posta devant le corps (à nouveau) sans vie, pour continuer.

« - Les humains ont beau essayer de s’attacher à des valeurs illusoires comme le « sens moral », on en revient toujours aux méthodes simples et efficaces pour accomplir sa propre justice. Mais au final, est-ce bien si mal ? »

D’un mouvement de la jambe, il poussa du pied la tête comme s’il s’agissait d’une simple balle, sans grand égard pour son ancien serviteur. Toujours dans une posture posée, il se tourna ainsi vers son interlocutrice.

« - Mais bon, il est inutile de s’attarder sur des questions dont nous connaissons déjà tout les deux la réponse. Comme je te l’ai dit, je suis ce que le commun des mortels appelle un « démon ». Mais attention, je ne suis pas comme ces grotesques engeances qui rôdent ici et là. Si jamais nous devions nous « unir », comme je te le proposais, cela ne serait point pour que tu puisses emprunter mes pouvoirs de manière instantanée, non non non. »

Il se pencha alors vers elle, et une nouvelle fois, lui confirmait à quel point il était absent d’humanité, tant par le discours qui l’abordait que son apparence.

« - Ils seraient tiens pour toujours, te permettant d’accomplir tous tes désirs et ambitions, sans dépendre d’une autre force. Cela étant, il y a bien évidemment une contrepartie… Il te faudra abandonner presque tout ce qui fait de toi ce que tu es. Ta magie, ton ordre de justice, et même, si tu n’es que faiblesse, ta propre volonté. Mais je suis sûr que tu es bien assez forte pour ça, n’est-ce pas ? »

Il termina en se redressant, avant de tendre sa main de sorte à accueillir, une fois qu’elle aurait accepté, la sienne par-dessus.

« - Forme ainsi ce pacte avec moi, et je te promets que plus rien n’y personne ne te feras souffrir, comme un être si cher à ton cœur a pu le faire à l’instant. »

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Amandil Anésidora
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MessageSujet: Re: Réjouissantes retrouvailles (solo)   Lun 12 Sep - 1:02
Réjouissantes retrouvailles
Amandil


J'avais déchaîné ma haine, ma violence contre mon frère. Celui-ci gisait maintenant à côté de moi, son corps tailladé de telle façon à penser qu'un fou furieux lui avait planté cent coups de couteau. C'était presque ça. Seulement, ce n'était un couteau, c'était une épée. Et ce n'était pas un fou furieux, c'était moi la responsable, même si, en ce moment, la différence paraissait légère. Avec cet acte, je venais de signer la fin, la fin d'une époque, la fin d'une ère, la fin d'une personne. Avec cet acte, je venais de traverser la frontière entre ce qui était moralement correcte et ce qui ne l'était pas. Enfin, selon la société. Je n'étais plus la chevalière runique, j'étais à présent une criminelle. J'avais déjà tué auparavant, mais ce n'était que de la légitime défense ou si le suspect me donnait trop de difficulté et ne voulait pas abandonner. Pour répondre à leur orgueil, je leur avais ôté la vie. C'était vraiment la première fois que je dépassais la limite. Une fois franchie, on ne peut revenir en arrière. La vengeance m'avait conduit sur ce chemin obscur. Pendant un moment, j'avais voulu essayer d'oublier. Mais comment oublier une telle tragédie ? C'était impossible. Vivre avec. Certaines personnes en étaient capables, pas moi. Je n'avais la même force de caractère, apparemment. Alors je m'étais laissé dériver, lentement, mais inexorablement, vers ce chemin tortueux, comme si j'avais été aspiré par un trou noir.

L'orgueil. Maintes personnes pensent qu'il s'agit du pire péché capital. Pourquoi ? Alors, là, vous m'en demandez trop. Peut-être était-ce celui dont on avait le plus de mal à contrôler ? On peut toujours se forcer à se limiter à manger. On peut toujours retenir sa colère, même pour les sanguins. On peut toujours refréner ses pulsions charnelles. On peut toujours se dissuader d'envier les autres. On peut toujours partager ses biens, même pour les avaricieux, ils partagent bien le même air, alors pourquoi pas le reste ? On peut toujours se mettre à travailler, même pour les plus paresseux d'entre nous. Mais pour moi, c'était l'orgueil, le plus difficile à gérer. L'homme est par nature orgueilleuse, surtout s'il est puissant. Cette vérité est d'autant plus vrai quand il s'agit d'une femme qui de surcroît est belle. J'étais relativement puissante, mais en plus, j'étais belle. Moi, narcissique ! Non, je fais juste un constat. Il n'y a rien de mal à dire la vérité, n'est-ce pas ?

J'étais dans mes sombres pensées, lorsque j'entendis un claquement de mains briser le silence installé par la mort de mon frère. On m'applaudissait. C'était... Comment il s'appelait déjà ? Ah, oui, il se nommait Keyes. Il s'approcha de moi. J'étais dans un état semi-comateux, cela était dû à cause de ma torture psychique et du retour de flamme que provoque la rage. Il me félicita. D'après lui, j'avais dépassé toutes ses espérances ainsi que le meilleur moyen de régler un problème, c'est de s'en débarrasser. En soit, il n'avait pas tort, on n'est jamais mieux servi que par soi-même et vaut mieux éliminer la source du problème pour éviter qu'il nous ennuie davantage, un peu comme enlevé une épine du pied.
Il se mit à tourner autour de moi, comme un objet fort intéressant, comme s'il voulait me détailler sous tous les traits. Une fois à nouveau à côté du corps, il continua à me parler, me disant que les humains essayaient de s’attacher à des valeurs illusoires comme le « sens moral », mais que malgré tout, ils revenaient toujours vers les méthodes simples et efficaces pour leur justice. C'était vrai. Combien de royaumes, n'avaient-ils pas de problème interne au sein de la famille royale ? La solution la plus prisée était d'assassiner le candidat au trône pour prendre sa place ou alors faire un coup d'état. L'histoire avait tellement d'exemples que cela en était honteux pour l'espèce humaine. Keyes me demanda si au final, ce n'était pas si mal. C'était comme ça depuis la nuit des temps. Pardon, je suis mauvaise langue, je voulais dire que c'était comme ça depuis si longtemps que je n'avais pas jusqu'à quand cela avait commencé. D'un mouvement de la jambe du démon, il poussa du pied la tête de mon frère, sans un regard, sans aucune émotion, sans rien qui puissent exprimer sur son visage de la compassion pour son ancien serviteur.


Il parlait, encore, apparemment, il aimait bien parler... Il confirma une nouvelle fois qu'il était un démon. Il devait devenir sénile, il me l'avait déjà dit, mais comme pour se justifier, il voulut bien se différencier des créatures bestiales que l'on appelait communément « démon ». Il me dit aussi que si je devais m'unir à lui cela ne serait pas de manière temporaire. M'unir avec ce démon signifiait passer un contrat avec le diable. J'esquissais un sourire, c'était exactement ça. C'était peut-être pour ça que dans nombre d'histoires le diable tentait de séduire les hommes. En fait, d'après ce que je voyais devant moi, le diable des histoires n'étaient rien d'autre que ces démons.
Il se pencha vers moi et je regardais dans ces yeux, enfin dans ces orbites vides. Les voir d'aussi près s'étaient comme regarder en face la mort. Il continua de parler en disant que ce pouvoir, s'il s'unissait à moi, serait mien pour toujours, mais surtout qu'il me permettait d'accomplir tous mes désirs et ambitions. Cependant, comme dans toute offre, comme dans tous contrats, il y a les petites lignes il y a le « mais ». Il faudrait que j'abandonne ce qui faisait de moi celle que je suis. Il faudrait que j'abandonne mon appartenance à l'armée runique et également ma propre volonté. Je repensais à celle que j'étais tantôt, celle que j'étais il y a des années. La vengeance m'avait changé, je n'étais plus aussi gentille, j'étais devenue plus téméraire, j'avais moins pitié, j'avais plus envie de carnage, loin de cette jeune fille qui avait remonté le moral du petite fille, loin de cette jeune fille qui avait un sourire aussi éclatant que la lumière et qui avait un rire aussi frais qu'une brise nocturne. J'étais à présent loin de celle qui voulait faire honneur à son sauveur en entrant dans l'ordre runique, loin de celle qui voulait aider les autres à détriment de son bien-être et de son bonheur. Le meurtre de mon frère n'était que l'ultime étape pour avoir changé. À présent, je pouvais le voir, le sentir, j'avais changé sans m'en rendre vraiment compte. Au final, on pouvait conclure que je m'étais déjà abandonnée pour assouvir mon désir le plus cher. Pour ma magie, c'était simple. J'avais toujours voulu une magie puissante, qu'importait laquelle je choisissais tant que celle-ci soit forte. Assez forte pour assouvir mes ambitions. Keyes me proposait un pouvoir qui dépassait la magie commune que les autres utilisaient. Je devais être la plus puissante. Moi, j'étais faiblesse ? Le démon verra que je suis forte, je serais la plus puissante, je régnerais sur les mages, je ferais tomber les conseillers, l'un après l'autre, ils devront soit me servir, soit mourir. La seule exception serait peut-être Kenta. Mais plus pour le voir souffrir. À lui, je lui ferais subir un supplice éternel. Autant que ce que j'avais souffert en le croyant mort et disparu ainsi que quand il avait rejeté mes sentiments. Il verrait sa « meilleure amie » tomber dans le mal absolu. Il souffrirait de cela, j'en étais sûr. Pourquoi ? Cet homme, Hoshigaki, était comme ça, il voulait protéger tout le monde, surtout ses proches. Je lui arracherais petit à petit. La première personne sur ma liste pour le faire souffrir était cette Myrcella. Elle allait payer. Liz était encore jeune. Si je pouvais la détourner de son maître. Il y avait beaucoup de chance pour qu'elle suive sa « Onee-chan ». Je n'étais que faiblesse ? Je ferais s’effondrer les guildes noires de l'intérieur, je traquerais chacun de mes potentiels concurrents et des plus grandes menaces. Je serais la plus puissante de la Cabale. Il fallait au moins ça ! Pour ceux qui ne le savent pas, la Cabale sont l'équivalent des dix mages Saints, mais pour les mages noirs ou solitaires « pas fréquentables ». J'allais prendre la couronne du Roi Dragon et je provoquerais le Ragnarok, le Festival du Roi Dragon selon la légende, je le provoquerais pour voir toutes les personnes vivre l'enfer. Le même enfer que j'avais subi. Je ferais surgir les ombres en pleine lumière. La lumière n'avait que trop duré, il était temps pour la lumière de connaître les ténèbres. Tout comme moi, la lumière devra se noircir. Je mettrais un ennemi commun pour tout le monde. Dans le chaos, les êtres inférieurs doivent s'allier pour combattre une menace supérieure. J'allais être cette menace.
Étais-je assez forte pour cela ? Oui ! J'étais assez forte, j'allais le prouver ! Il me fit miroiter que si je formais un pacte avec lui, plus personne n'allait me faire souffrir. Pour cause, je serais assez puissante pour que personne ne me fasse souffrir. Plus personne ne me fera aussi mal autant que mon frère l'a fait. Je serais celle qui sèmera la douleur, la mort, la famine, la guerre, il ne leur restera que l'espoir.
Il tendit sa main squelettique, il attendait que je mette ma main dans la sienne pour sceller le pacte. Je mordis ma main assez fort pour me faire saigner. Je mis ma main dans la sienne, en pensant ses paroles.
*Je jure solennellement que mes intentions seront mauvaises.*
C'était un contrat passé avec du sang et seul le sang pourra le défaire. Tant qu'il y aura une goutte de sang en moi, j'honorerais ce contrat. À cet instant, le démon s'insinua en moi, me remplissant d'une énergie sombre, mais ô combien puissante. Je me sentais renaître. Toute cette énergie coulait dans mes veines. Je m'étais transformée. Un peu comme mes métamorphoses pour la Satan Soul, mais la comparaison s'arrêta là. L'écart de puissance entre les deux était comme la distance entre le ciel et la terre. C'était comme si ce n'était plus mon corps. C'était à présent le corps d'un démon.
Mes cheveux étaient devenus blancs. Ma peau était devenue grise, comme celle des morts. Le blanc de mes yeux s'était obscurci. Mes yeux iris étaient à présent jaunes. Comme pour imprimer à jamais dans ma mémoire comment j'avais réussi à obtenir cette forme, je pouvais retirer ma tête, comme le dullahan, le chevalier sans tête. Comment je le savais ? Je venais de perdre la tête.

Après avoir tâtonné pour récupérer ma tête, je la remis bien en place.
J'allais libérer tous les maux sur le Royaume.
Forme Ethérée:
 

Codage par Yuna Tsubomi ♪

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