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 [solo] Les ravages du désespoir.

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Sasaki Omura
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MessageSujet: [solo] Les ravages du désespoir.   Mar 29 Déc - 17:25

A la faveur d’une évasion au front, la beauté des blés souillés pouvait succomber à ses démons. Un tourment des plus infâmes s’emparait d’elle, l’assaillant tout entière. Une à une, les fragments de sa personnes se voyaient accablés, ébranlés puis terrassés. Si bien que la belle échappée lui semblait supplice. Mais elle demeurait digne, étouffant sa belle bouche de ses quenottes diaboliques. Elle en avait les crocs lui pourfendant la lèvre inférieure, si voraces que sa puissante mâchoire pouvait bien la meurtrir à jamais. Elle n’avait que faire d’en porter les stigmates, sa laideur comme sa splendeur ne lui importait guère, nullement à vrai dire. La bête se mutilait dont, afin d’épargner à sa créature, brave monture l’enlevant en d’autres horizons, ces vocalises si disgracieuses. Ainsi étouffait-elle gémissements et hurlements, à la dépouille se débattant. Son calvaire tendait à perdurer, tel un brasier que le Malin aurait attisé. A vrai dire, la détresse d’une enfant s’y afférait.

La lumière de sa sœur n’était plus, broyée par la bêtise et la cruauté de l’humanité, songeait-elle. La petiote essuyait d’aventure la cuisante morsure de l’échec, de l’espérance éventrée et crachée à sa figure d’être étriqué. Lisette se lamentait. Malgré sa fabuleuse maturité, sagesse ou encore bonté, la donzelle demeurait une enfant. Une bien frêle créature, au cœur pour un rien saignant. Elle en bavait d’aventure. Un véridique martyre. A la souffrance indescriptible, tout bonnement effroyable. Si bien qu’elle affligeait ses suivantes. Le dragon fou endurait son calvaire, bien qu’une douleur lui foudroyait l’être. Plus d’une évoquait la lente avancée d’un poignard fiché dans le cœur, dont un misérable s’oserait à se jouer, labourant dès lors la chair d’une victime tant brisée. Et malgré qu’elle se soit évanouie à demi, l’hideuse mécréante semblait plus agoniser que sommeiller. La peine de Vertorre était dont si gargantuesque, le désespoir la happait, la dévorait. Elle se morfondait et s’effaçait.

Fort heureusement pour elles, car le pilier des poupées ne devait s’effondrer, on vint l’enlever. Des ténèbres jaillissait la lueur d’une luciole, l’espérance. La délivrance enveloppait sa protégée. Il lui semblait qu’un cocon de plumes étincelantes, plus que les astres, la couvaient, telle qu’un parent le faisait jadis. La petiote succombait hélas à son tourment, bien qu’apaisé. Prunelles scellées, des lignées de larmes naguère engendrées qui en allaient se tarir, la dépouille évanouie, elle somnolait. La belle enfant ne semblait ni en paix, ni éprouvée, elle demeurait juste à la tendresse de ces bras délectables, sa suivante n’était qu’humaine mais si vénérable. Ainsi la création qui n’avait jamais eu une once de témérité, avait ici préservé un bien fragile équilibre. Elle veillait l’enfant, la berçait, l’enlaçait. Sans doute sa foi et pureté sauraient raviver cette créature déchirée. Elle avait pour elle sa patience. Hélas, l’originelle larmoyait, les fers des horreurs volaient en éclats. Les ombres riaient.

Certes Lémuria n’était le rivage le plus proche, mais il était sûr. A l’instar d’îles comme celle du Temple Oublié, pullulant d’immondes créatures qui l’auraient pu abuser en ces instants de faiblesse. La dame dragon n’avait manqué de guider son vénérable gardien l’emportant au loin. Elle avait grand peine à demeurée éveillée, une diablesse la tiraillait. L’urgence n’était de la déposer, mais bien de gagner une terre de sureté. Et le domaine verdoyant au volcan lui semblait tout désigné. Ce paradisiaque territoire lui servait d’asile. Là elle avait grand espoir de pouvoir séjourner en toute sérénité. Et elle n’irait dévaster le bosquet, ni décimer sa populace, pour peu qu’aucun d’eux ne vienne l’ennuyer. Sans quoi elle laissait tout loisir à son grand reptile de se déchaîner. La voilà dont affalée au rivage, la carcasse couchée au sable fin. Son familier s’était évadé, sans doute gambadait-il, ou bien s’adonnait-il à la chasse. Elle avait grand faim, elle aussi. Mais elle préférait bien somnoler.

« And the rest is silence ... Just sleep, filfy beast. »



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MessageSujet: Re: [solo] Les ravages du désespoir.   Mer 10 Fév - 18:31

A peine avait-elle scellé ses prunelles, par des volets de chair lui semblant fort pesants, qu'elle succombait au repos mérité. Là, tandis qu'elle s'évadait au bon vouloir d'apparitions oniriques, et de vocalises hérétiques, la belle reposait au rivage. La plage lui semblait si paisible, à peine battue par les vagues. Sans doute la houle matinale viendrait la chatouiller, l'éclabousser. Mais elle n'avait que faire de ces bagatelles, ni la malice de l'onde glacée venant la lécher, ni la caresse du sable valsant dans les cieux et lui fouettant la figure, ne saurait l'ennuyer. La beauté des blés ne savait apprécier la saveur de l'existence, un concept des plus désuet, une notion bien risible à son sens. L'ombre n'avait que faire de ses voyages, de l'appel du large ou même de la richesse des aventures journalières. L'Omura n'aspirait qu'à écorcher la détestable réalité, celle-ci lui voilait une vérité si désirée. Celle qui l'avait vu naître un beau jour. Et bien qu'elle avait resurgi des ténèbres de l'oubli, d'un néan dont-elle n'aurait cru le retour possible, Boucle d'Or se réservait ce devoir de mémoire; profondément ancré en chacune de ces sombres idiotes qu'elle devait côtoyer.

La donzelle n'abhorrait ni ne louangeait la bêtise qui l'avait enfantée. Pas plus qu'elle ne rendait grâce ou méprisait ses ainées, ces lumières vacillantes dans l'obscurité, des lucioles imbéciles, autant accrochées à leur existence qu'inexorablement happées par le désir d'en finir avec ce calvaire, ce martyr de perdurer. Sasaki n'avait que faire de ces déboires, de cette mémoire. Seule lui importait d'observer l'échiquier sur lequel se brisait l'humanité et ses détracteurs. Au final, la dame dragon se riait de leurs vains idéaux, de leur civilisation courant droit à sa perdition. Certes la prestation n'était guère plus divertissante qu'un misérable dont on assiste à l'indicible lynchage, mais elle pensait n'avoir rien à faire. La bataille l'avait fort déçue, elle n'avait pu écharper grand monde. Alors elle se permettait ce repos à l'écart, qu'importe que le maître des abysses la mande ou croule sous la paperasse, ou les besognes qu'une impotente pensait délaisser en toute impunité. Elle pouvait bien souffler et faire preuve d'égoïsme, après un fiasco pareil. Ce détail dernier la laissait de marbre. Du reste, pas un ne ferait de retour triomphal, l'amertume devait hanter la multitude.

Voilà qu'elle revint à elle. Ses prunelles se rouvrant sur le monde, en douceur. Loin d'elle l'envie de s'étirer, comme de bailler. La beauté des blés souillés n'avait pas même gesticulé en son sommeil. D'aventure figée, cette ordure demeurait impassible à sa contemplation. Elle se prenait à flâner dans les cieux, où au noir firmament, étincelant et sans voile nuageux, elle dénotait la majesté des astres. Ces derniers lui semblaient si frêles, si insipides en l'immensité qui les noyait. Telles des lueurs de lucioles déchirant la noirceur des ténèbres, qui naguère n'intimait qu'une oppressante solitude et bien cruelle fatalité, le populisme s'aimait à penser qu'une lumière même pittoresque se voulait force d'espérance. Là devait s'embrasait les cendres d'une humanité, lui insufflant alors le désir de persévérer, d'exister et d'étinceler. A vrai dire, la donzelle voyait ainsi la fratrie. A cette pensée, jaillie d'un songe jamais apprécié, une douceur se gravait à ses lèvres. La belle se riait en sourdine de ces sinistres gredines. Mais alors qu'elle pensait les narguer, le silence flottant en ses entrailles et en son âme ne semblait vouloir se déchirer. Il avait de cela d'inquiétant. Loin d'elle cette pensée.

Soudain, voilà qu'un presque frisson lui parcourait l'échine, une décharge bien négligeable. Là elle rivait ses prunelles à l'impudence. Il ne s'agissait de la brise lui prodiguant caresses à sa guise. Et elle n'allait greloter par un temps guère frisquet. Alors elle effritait son cynisme lui pendant aux lèvres. La toile qui se glissait à sa vue, avait tôt fait de l'étonner, de l'amuser. Là elle découvrait des couteaux de boucher, liés par dizaines à une mâchoire gargantuesque. La créature l'aurait pu dévorer en toute impunité tandis qu'elle sommeillait. L'Omura n'aurait pu se soustraire à cette finalité arbitraire. Mais elle n'allait saluer l'être dévoué, pas plus qu'elle n'allait s'épouvanter de cette éventualité. Alors elle admirait la bête sans une once d'animosité. Elle lisait d'ailleurs en ces prunelles au voile de ténèbres, une fatigue pesante, cuisante. Sans nul doute l'horreur ailée s'était-elle refusée un repos fort mérité. La sottise de cette créature ne cessait de l'étonner, de l'affliger. Alors elle lui susurrait de s'en retourner à ses songes carnassiers. Afin d'être montée une fois le jour levé. En l'attente de quoi, elle espérait voir s'apaiser le souffle, évadé des nasaux éreintés. Puis elle se laissait happer à sa suite.

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MessageSujet: Re: [solo] Les ravages du désespoir.   Mar 23 Fév - 1:07

Par-delà les limbes qu’arpentent les esprits des êtres endormis, voguait la belle sans rêverie. Le monde flottant des fantasmes, aussi féériques ou macabres soient-ils, ne lui était permis d’accès, à elle l’ombre d’une vie passée. L’effacée invisible ne s’en offusquait. Elle se complaisait à errer aux confins de ses enfers personnels. Ces royaumes oniriques chargés de traumatismes incarnés, telles les terreurs nocturnes accablant nombres enfants, ne cessaient de déambuler sous la houle d’un regard fort ennuyé. Pareilles créatures avaient tôt fait de s'avancer chaque fois qu’elle se retirait, ou dès lors qu’elle somnolait. Un spectacle des plus risibles à son sens, que trop désuet aux yeux d’une entité si mature. Mais elle se devait d’admettre que sans une diablerie ou fantaisie, susceptible de la divertir, de lui épargner le temps long régnant en ses entrailles aux lois détestables; il lui serait plus pénible encore. Soudain, voilà qu’un malotru s’avançait à elle, venant même lui prodiguer caresse. Sans doute n’était-ce là qu’une coquine brise, battant la lande et soulevant puis déportant le sable. Ou bien était-il un mécréant à son chevet ?

Elle n’irait blâmer ce misérable de la trouver si désirable. Mais elle exécrait qu’on se montre si peu maniéré. Et il lui plaisait fort d’être bien distinguée, vanité l’amusant assez. Ainsi envoyait-elle une griffe, perfide, sans crier gare, d’une vélocité prodigieuse, à l’encontre de l’invisible. Nul n’en fut meurtri, elle n’avait rien senti. Pas une odeur nauséabonde d’être qui vagabonde, pas plus qu’une fragrance délicate autre que l’air marin. Il n’y avait dont d’hominidé à ses côtés. Là elle demeurait prunelles scellées, laissant revenir sans hâte et en douceur sa mimine, lui épousant le flanc et ses courbes généreuses. Puis la sensuelle donzelle saisissait qui la narguait d’aventure, une bien belle ordure. Rien de plus que l’onde glacée, évadée du rivage. L’écume matinale perlait à ses abords, elle l’entendait presque pétiller. Là voilà à demi immergée, quoique bien noyée en ses pensées. Elle n’avait tout à fait émergé. Elle avait dont tout loisir de savourer le phénomène. Hélas, elle n’en fit rien. Elle n’avait l’air ni serein, ni taquin. Tout juste morne, glacial, figé, impassible. Elle en avait même la dépouille engourdie. Il lui fallait s’étirer, s’échauffer.

Mais elle ne daignait s’y adonner. Puisqu’elle n’aspirait vraiment à s’élancer, comme à gambader. Pas un dilemme ne s’imposait. Pas une ambition n’étincelait en ses puits d’or, ici étouffés. Sans doute attendait-elle l’ascension de l’astre diurne, qui de ses rayons dorés viendrait la chatouiller, puis l’irriter. Quoiqu’elle désirait en l’instant se dérober à pareille morsure. Son imposture irait bien éradiquer quelques rebuts de l’humanité. Peut-être au-delà du bosquet en trouverait-elle ? Cette pensée délicieuse lui trottait tant, si bien qu’elle n’allait la dénigrer plus d’un instant. Elle s’en riait d’avance, en sourdine, sa belle bouche étouffée. Aux premières lueurs de l’aube, l’ombrage s’éveillait en douceur. Comme lassée d’une nuit sans rêve, bercée d’une même rengaine. Des pulsations qui d’ordinaire semblaientt insipides et inaudibles, mais qu’au détour de prunelles scellés, d’un pur instant de sérénité ou d’un calme souverain; l’on percevait alors en martellement assourdissants. Cette machinerie infâme l’écœurait. Mais elle ne pouvait décemment s’arracher la pompe faisant d’elle un vivant. Là elle éludait le désir d’un soupir. Il y avait grand lieu de réjouissances, bien qu’elle ne s’y adonne. L’Omura demeurait dont figée, couchée dans le sable glacé de cette fraiche matinée.

Avec le temps les cieux s’embrasaient, déchirant alors une noirceur alléchante. Afin que trône la majesté irradiant plus qu’une autre, si opulente et oppressante. L’agressif tyran incandescent congédiait ses suivantes nocturnes, seule sa moitié lunaire s’osait à le contester. Mais elle s’effaçait à mesure qu’il s’avançait, le bougre. A cela elle répondait d’un grognement, lugubre et nullement étranglé. Il s’évadait des crocs garnissant son égout doré. Suite à quoi elle se voilait la face, d’une patte enduite de sueur. Ou bien n’était-ce là que l’onde absorbée au tissu ? Celle-là même qui ruisselait à son poignée, qui lui dégoulinait des griffes, qui s’en allait choir à ses lèvres. Elle se savait irrésistible, mais s’en devenait risible. Ainsi la splendeur naturelle d’une nouvelle aube l’empourprait enfin. A cet effet elle se redressait avec célérité. Et n’allant pas commettre une énième maladresse, la dame ombrage se figeait quelques instants. Afin de bien ancrer ses appuis dans le sable, qui lui semblait un tantinet boueux. Elle avait sommeillé trop près des vagues, voilà tout. Là elle avait tout loisir d’admirer le paysage, à la recherche de sa monture envolée, qu’elle osait mander.



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MessageSujet: Re: [solo] Les ravages du désespoir.   Jeu 19 Mai - 17:39

Tandis qu'elle s'étirait en douceur, la dame ombrage laisser se dissiper le bel habit imbibé de sueur, comme de rosée salée, afin d'exalter une édifiante légèreté. Loin d'elle l'idée d'afficher nudité. Sans pudeur ni frayeur, elle aurait bien osé se pavaner en toute sérénité. Affichant dès lors une bien perfide volonté, celle de tisser traquenard à l'égard de grands ignares. Ceux-là même qu'elle s'aimait à étriper. Fort heureusement, la scélérate ne pensait s'adonner à telle malice. Quiqu'elle se réservait pareille immondice en ces heures de grande lassitude. La voilà dont drapée d'un bien bel ensemble; touchant, moulant et séduisant. Il lui allait à ravir, disait-on naguère. Hélas nul n'allait s'évanouir à sa vue. L'éblouissante créature s'exerçait dont. Pas un calvaire n'était à déplorer. Sa pauvre dépouille n'était endolorie. Et elle n'avait à se navrer que d'une chose, une série de vocalises disgracieuses, fort désireuses de s'évader de ses lèvres. Ce qu'elle dénigrait.

Elle fut bien bonne d'endiguer la manœuvre, d'une main, à l'étouffée d'une belle bouche. Puis elle méditait l'affaire. L'astre coquin lui infligeait brûlure. Une cuisante morsure à cette chair délicate, préférant assez la bonté et fraicheur d'un royaume de noirceur. Hélas elle ne pouvait tant s'évader à ce bourreau des plus cruels. Aussi lui fallait-il s'armer de bravoure, et endurer le maléfice. Là elle moquait bien d'éluder la splendeur des blés dévalant sa crinière. L'Omura n'était de ces pouacres pouvant s'ébahir devant pareille merveille naturelle. Elle n'admirait jamais son reflet de créature d'épouvante, tout aussi délectable qu'exécrable. Car il lui plairait fort d'évoluer à son tour. Là elle embrassait l'ambition d'une toue autre entité, aussi démente qu'ennuyante. Et l'idée de lui ravir cette possible ascension, lui plaisait assez. Ainsi caressait-elle la volonté de débusquer un misérable parent, si naguère il subsistait de lui une once de vie. Elle s'en riait d'avance.

Afin de le massacrer, de se délecter de son agonie comme de risibles mielleries. Avant de lui arracher la clé du mystère. Là elle étranglait un rire sinistre, au profit d'un malaise qui allait l'ébranler. Elle faillit aller embrasser la terre. Si bien qu'alors qu'elle ployait au sable frais, n'allant ni se briser les rotules ni écorcher ses chairs, un organe battait à rompre. Etait-ce dû à une insolation ? Elle éludait cette pensée tandis qu'elle salissait quel mal la rongeait. A trop s'imaginer qu'elle raflerait gloire et pouvoir, elle s'était attirée les foudres d'une érynie. L'enragée sans visage lui labourait l'esprit et les entrailles. La dame ombrage se tordait alors face à cette souffrance indescriptible. Mais elle osait défier la misérable la châtiant pour son impudence. La dépouille semblait danser tel un pantin macabre, désarticulé. Aux prises d'une lutte déchirante et horrifiante, la donzelle s'assurait pérennité. Car elle demeurait la moins affectée par l'épreuve qu'elle traversait.

A vrai dire, la perte d'une lumière de si piètre qualité, ne l'avait guère amusé. Certes elle avait n'avait su enduré le martyr l'ayant terrassé, lui qui venu d'une petiote avait même brisé ses poupées. Voilà qu'une griffe s'élançait à l'arrière, agrippant sans vergogne ni délicatesse une capuche. Cette mâchoire de tissu venait alors dévorer sa figure, où irradiaient ses prunelles orageuses. Si la rage grondait dans l'ombre de sa personne, l'Omura grognait de haine. Elle en avait assez de ces lutes fratricides, de cette rivale au pouvoir. Celle-ci affaiblie, lâchait prise. Lui accordant un brin de répit, elle s'apaisait. Un jour viendrait où elle en serait débarrassée. Pour l'heure, elle dénotait quelques perles de rosé ruisselant, à l'arome ni délicat ni fétide encore. Si bien qu'elle filait à l'onde, afin que d'une bêche forgée de ses mains, elle se débarbouille et ôte souillure. Puis elle mandait d'aventure sa monture, sifflant d'abord et hurlant après. Et elle n'avait que faire d'ameuter autre entité.



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MessageSujet: Re: [solo] Les ravages du désespoir.   Mar 19 Juil - 16:38

Voilà qu'une douceur s'étirait à ces lèvres. L'infâme créature songeait en grande ordure. Elle caressait l'idée d'éradiquer la poignée d'hominidés siégeant en cette île. Celle-là même qui infestait et souiller sa splendeur, sa pureté; se disait-elle. Et tandis qu'apparaissait son infame monture, colosse indélicat et bien gras, la dame ombrage savourait sa pensée. Elle se voulait si chatoyante, si saisissante. Le phénomène lui évoquait la caresse de l'onde, de la brise, ou encore de l'astre diurne en des instants d'agonie flamboyante. Une saveur des plus exquises, la laissant jubiler. Si bien que cette scélérate proférait rire grossier. Lui qui s'évertuait à déchirer les cieux paisibles, à l'instar d'une entité ailée affligée d'un grand mutisme. Sans doute l'effroi d'ennuyer sa dame l'enivrait-elle. Ou bien n'était-ce que l'admiration de la démence à l'œuvre, comme l'adoration de sa malfaisance ? L'Omura savait séduire et détruire les âmes les plus misérables, larves qu'elle s'aimait fort à tourmenter dès lors qu'elle s'ennuyait. Ce maux cuisant l'éprouvait du reste, si bien qu'elle désirait prestement éventrer.

Là voilà dont qui s'élançait au chevet de sa créature, adorable monture qu'elle se hâtait de monter. Elle avait tout loisir d'y prendre ses aises. Puis elle prodiguait caresse à la robe écailleuse et ténébreuse, enjouant l''horreur ailée à se soulever en terre. Si bien qu'elle s'y adonnait sans vergogne. Des griffes lacéraient le rivage, soufflé d'un telle virulence qu'un nuage d'albâtre s'élevait de concert avec la bête immonde. La belle échappée ne manquait guère de susurrer quelques fantaisies à sa suivante. Là elle lui mandait d'aller effleurer un océan de blancheur, que nulle autre entité n'osait silloner. Zekrom le farouche s'amusait à déchirer le voile enchanteur d'un manteau protecteur. Là il éludait le regret de ne pouvoir ébranler des cimes. Mais la beauté des blés se gardat bien d'endiabler tout le bosquet. Certes elle ambitionnait le chaos et la ruine, mais elle n'aspirait à la rivalité. Car elle songeait à cette jungle infestée de créature pouvant lui dérober ses proies. Aussi n'allait-elle éveiller plus de bête qu'elle n'enjouait son familier à déferler sur l'humanité.

Quoiqu'elle désirait fort s'assurer de la véracité d'une certaine existence, celle d'un monstre sommeillant en ces monts terrifiants. Loin d'elle l'idée de ravages, dus au réveil de l'onde rougeoyante et ardente. Bien qu'elle demeurait assez séduisante. Cette chimère pouvait attendre. Il lui fallait gagner une cité à dévaster, une peuplade à massacrer, une belle toile à souiller de rouge. A la guerre, s'écriait-elle. Sa verve insidieuse sucitait grondement chez son comparse. Et l'harmonieuse radiance qui leur reluisait aux prunelles, n'avait d'égale que ces crocs évadés d'entre leurs gueules étirées. La démence s'emparait d'elles et régnait dans les cieux. L'ombre planait sur l'innocence. Des ignares qu'elle sommait de s'enhardir, afin de se délecter du carnage et d'une agréable résistance. Car Boucle d'Or n'avait retiré d'une bataille de la veille que l'amertume de sa tournure. Aussi aspirait-elle à chasser son infect souvenir. Et elle espérait fort que son gibier ne se laisse faucher. Elle n'en éprouverait guère plus de jouissance qu'hier.

Du reste, elle avait grand foi qu'il la divertisse à défaut d'éprouver ses cuisses. Parvenue au lieudit, les aborbs d'un village, l'horreur ailée se laissait choir de la brume ternie par sa noirceur. Une chute libre laissant briller la bête, où sa dresseuse s'agrippait de ses griffes aux écailles tandis qu'elle riait de bon coeur. Elle s'amusait. Sa mâchoire noire de tissu s'évadait en arrière. Si bien que ballottait sa crinière. Une frénésie fort embellie par l'éclat d'une lumière la baignant. La misérable fondait depuis l'image de l'astre diurne, une tâche aussi négligeable qu'insipide. Là elle caressait la douce ironie de n'être plus qu'une menace invisible et risible, un dard minuscule fondant et grandissant vers des ignares hagards. Puis à l'abord des cimes qu'elle venait effleurer, la bête se figeait un fugace instant. Ses ailes gargantuesques déployaient avalaient la lumière, projetant grand ombre sur ses victimes. L'Omura désirait semer un vent de panique et un voile de terreur. Puis elle mandait sa bête de fondre à vive allure, qu'elle s'abatte avec férocité et célérité. Que la confusion ronge les esprits, que son ambition terrasse mes ennemis. Ainsi sa créature ravageait déjà des toitures en hurlant.

« Qui désire la paix doit se préparer à la guerre ! »


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MessageSujet: Re: [solo] Les ravages du désespoir.   Lun 27 Fév - 18:45

A la faveur d’un préambule macabre, la cavalière au funeste destrier tendait à voir s’évanouir d’aventure sa belle chevelure d’or sous un voile de ténèbres inquiétantes. Ses puits d’or y reluisaient seuls, tels des phares de la perdition. Et d’entre la pénombre chatoyante qui recouvrait sa figure, on avait grand peine à identifier quel misérable déferlait sur le nord du village. Son triste renom aurait tôt fait d’ébranler les braves, comme de redoubler l’effroi qui saisissait ces petites gens qui cherchaient à fuir des serres immenses. Ces dernières éventraient tant les toitures, qu’un déluge de gravas et de tuiles se déversait depuis les hauteurs, s’en allant choir sur des malheureux à ensevelir dans les ruelles. La sinistre monture n’avait de cesse de gronder en son sillage, si bien qu’une peuplade entière s’éveillait de sa niaise sérénité. Afin de mieux succomber à la panique qui s’emparait déjà des riverains au nord. Son vent de terreur se propageait alors sur tout le domaine, quoiqu’elle s’imaginait que le vacarme pouvait-là attirer nouveau prédateur.

Mais elle n’avait que faire de telles bagatelles, bien que le phénomène la ravirait quelques instants. Une fugace excitation due au chaos embelli, sublimé par la surenchère de violence et de bestialité dont sa bête faisait déjà preuve. L’admirable animal, à son sens, manquait d’effacer la laideur de sa prestation dernière, si bien qu’elle daignait enjouer sa faim dévorante. Et le colosse de noir s’engouffrait entre les bâtisses. Là tandis qu’il foulait terre avec grand fracas, seul suivi d’un grognement d’autant plus inquiétant qu’il jetait sa gueule béante à l’assaut d’un pauvre bougre, alors terré dans son antre. Au cœur de cette forge, dévastée par la monstrueuse musculature bien barbare, rougissait encore une piètre lame à peine battue par un forgeron vacant. Un frêle brasier dansait d’aventure dans l’âtre. Et puisque la cavalière n’avait rien vu du malheureux englouti, dévoré et déchiqueté en hâte, elle ne pouvait que fabuler sur sa disparition définitive. Le couard avait-il donc fui en abandonnant son subalterne à la merci d’un implacable fléau ?

Mais alors que la dame dragon se laissait choir de son perchoir, afin de laisser plus de liberté à sa créature, celle-ci avait dont tout loisir de se déchainer de manière imprévisible. La beauté des blés souillés songeait enfin à rejoindre les festivités. A vrai dire, il lui incombait seule d’y contribuer si elle ne désirait voir l’ennui revenir hanter son esprit, en plus d’assister à la déception qu’engendrerait un spectacle jamais garni de surprise. Sa réflexion l’enlevant, elle ne saisissait de suite quels pauvres fous venaient l’épier. Certes leur pestilence lui chatouillait les naseaux, et l’agitation de sa créature le lui signifiait, mais elle n’en fit rien. Sans doute désirait-elle paraître vulnérable, afin qu’un maraud s’ose à la gagner en vue d’attenter à son existence. Son air songeur attirait en effet une poignée de braves, hélas elle refermait sur eux les mâchoires du traquenard. Là au détour de ses abords qu’on venait côtoyer dangereusement, sans crainte ni vraie hargne, elle pensait leur inspirer la terreur de son nom, comme ces autres émotions primordiales à la chasse d’un tel gibier.

Et tandis qu’elle s’esquivait à une pauvre volée de sortilèges, nul n’admirait la sensuelle demoiselle en ses pas de danse graciles et élégants. Elle avait d’étrange cette gestuelle et démarche emplies de classe, presque raffinées, qu’elle s’aimait à adopter en ce genre d’instants si volatiles. Et qu’espérait-elle, du reste ? Elle échouait ici à séduire ces pauvres bougres. Elle ne les déroutait guère plus par ses prouesses acrobatiques qu’elle ne parvenait à leur enseigner l’amertume de l’impuissance, du désespoir qu’inspirait sa personne à la fois si frêle et insaisissable pour de grand gaillards bien bâtis. Ainsi la frappe du marteau de forge n’atteignait jamais la délicate enfant qui en répondait vivement, après quelques escapades rythmées par son rire mélodieux et insidieux, sinistre et cynique, la vilaine venait abréger les souffrances de sa proie. D’une seule griffe nimbée d’obscurité elle portait la frappe chirurgicale, précise et cruelle. L’assaut fulgurant avait pénétré la chair avec aisance. Mais alors que le malheureux dépérissait, elle semblait se délecter de son agonie.

L’immonde pourriture demeurait-là, figée dans le dos du piètre héros, l’enlaçant sensuellement et se riant de lui sans vergogne. Et elle laissait courir sur la plaie béante de l’égorgé ses doigts de fée lui prodiguant caresse. Comme s’il lui plaisait de sentir la pourpre chaude qui en jaillissait avec frénésie. Mais alors qu’elle pensait pouvoir plonger sa bouille dans le cou de sa victime, afin de s’abreuver pour mieux sublimer l’horreur de la scène, on vint l’y arracher. Un manant s’était élancé, suivit d’un compère moins hâtif et plus apeuré, mais tout aussi déchiré. A vrai dire, l’Omura n’allait ni blâmer ces gredins d’ainsi venir, ni s’offusquer d’être importunée. A l’instar de quoi elle semblait se réjouir. La démente savourait la bravoure qu’on lui offrait en pâture, de même que la folle espérance qu’elle décelait dans ces prunelles de mâles ébranlés, traversés par milles murmures hurlants. Des injures pour le moins incisives, à l’image de son sadisme légendaire, aussi vaines que ces piètres tentatives de l’occire. Ces mages inférieurs s’en allaient périr sous les crocs d’un sourire.

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