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 Voyage et Qui proquo [ Corbo et Alexander Heyward ]

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Meis Corbo
Mercenaire SolitaireMercenaire Solitaire

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Magie / Malédiction / CS : Increased Five Sens

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MessageSujet: Voyage et Qui proquo [ Corbo et Alexander Heyward ]   Mar 4 Aoû - 19:26


Qui proquo

Corbo le vagabond, toujours prompt à voyager, avait cette fois-ci posé ses ailes dans une ville dont il appréciait la chaleur, les rapaces qui planaient de temps en temps autour de sa tête, et l'odeur d'épice qui flottait en permanence dans l'air. Tout ceci était un peu caché par la poussière dans l'air qui le forçait à relever son bandana sur son visage, le cachant et le rendant un peu menaçant. Le Katana sur sa hanche et sa posture de guerrier ne faisait rien pour amoindrir l'impression sauvage qu'il dégageait, les gens avaient tendance à marcher de l'autre côté du trottoir. Tant mieux, il y avait plus de place pour se balader.

Il avait laissé son sac de voyage à l’hôtel, et n'avait prit avec lui que l'essentiel pour la ville: Sa gourde d'eau, un peu d'argent et ses deux trésors, son katana et ses bottes dont il ne se séparait jamais. Bien qu'il préférait en général les grandes plaines et les forêts verdoyantes, les villes pouvaient avoir un certain charme que le samouraï avait appris à apprécier. Chacune d'entre elle avait une particularité que le jeune homme pouvait apprécier, et à Laliveron, c'était le marché aux épices que Corbo appréciait. Bien que son nez masqué, il captait toujours des odeurs: Anis, cumin, badiane, fenugrec et autre... Le passionné d'oiseaux avait l'histoire de quelques heures oublié ses amis aîlés et laisser profiter son odorat sur les marchandises qui pullulaient dans ce marché. C'était une bonne journée.

Alors que le soleil s’apprêtait à se coucher et que Corbo décidait de rentrer dans sa chambre d’hôtel pour roupiller, son ouïe capta une musique désagréable qui le perturbait à chaque fois qui l'entendait et qui le privait de ses moyens. Les pleurs d'une petite fille. Ce n'était pas des cris de caprice, mais des vrais cris de peur et d'angoisse. Grinçant des dents, il essaya de les ignorer - après tout ce n'était pas ses affaires - mais après quelques pas, abandonna l'idée de rentrer se coucher et se dirigea vers les bruits de pleurs. Il était incapable d'ignorer une petite fille en larme, c'était une des rares exceptions à son indifférence habituelle. La petite fille avait peut-être juste perdue sa mère de vue et cherchait à la retrouver. Dans se cas-là, les sens développés de Corbo lui permettrait de retrouver la mère facilement, et tout serait plié en une dizaine de minutes. Mais son petit doigt dit au samouraï qu'aujourd'hui, ce ne serait pas aussi simple.

Lorsqu'il trouva la petite fille ( huit ans à peine, les cheveux noirs, le teint hâlé ), Corbo s'approcha avec peu de précautions. Il savait que de toute façon, il ferait peur à la fillette - il faisait toujours peur aux fillettes- alors autant se débarrasser de la corvée rapidement et demander vite fait quel était le problème. La petite fille ne le vit pas arriver car elle avait les yeux remplis de larmes, et elle sursauta quand il s'adressa à elle:

- Pourquoi tu pleurs ?

La fille le regarda d'un air un peu surpris, et un peu effrayé (comme d'habitude), mais elle répondit quand même à la question, à la manière lente et pittoresque des enfants qui pleurent, avec des hoquets, des répétitions, et précisions pas précises du tout:

- Y'a...Y'a... un monsieur qui m'a.. m'a... volé le sac de course que je suis allé remplir au... au marché pour ma maman et elle va me... me... gronder et je vais avoir une fessée et je vais pleurer très très fort,
réussit-elle à dire entre plusieurs sanglots.

Corbo soupira. Il allait devoir traquer le voleur, le corriger (peut-être lui couper quelques doigts) et ramener le sac à la gamine sinon il dormira mal ce soir.

- Il était comment ? demanda le jeune homme, l'air las.

- Il était noir avec pleins ... pleins d'épices colorés dedans, gros comme un melon.


- Mais non, pas le sac, lui répondit le samouraï en levant les yeux au ciel, le voleur !

** Bougre d'âne **

- Il est grand comme vous, les cheveux attachés et longs derrière la tête, avec une vilaine cicatrice sur le visage.

Puis elle se remit à pleurer. Encore une fois, Corbo soupira. Plus sommaire comme description, c'était difficile. Il ne pourrait plus rien tirer de la jeune fille, inutile de lui demander d'autres précisions comme depuis quand ou pars où il est allé. La laissant en train de pleurer, il prit impulsion avec ses bottes pour monter sur un toit, et observa la foule dans la ville, cherchant un homme avec la vague description donnée par la fillette. Ce fut plus facile qu'il prévu. Il remarqua un homme qui correspondait parfaitement à la description du voleur en train de discuter avec un commerçant, tout sourire. Il portait une arme.

** Probablement notre voleur... Cet homme me dégoute à bavarder gaiement avec un commerçant après avoir dépouiller une gamine. C'est décider, je vais définitivement lui couper quelques doigts.**

Sautant à terre, il dégagea son arme de sa ceinture. Portant Harusame devant lui, à l'horizontale, il la dégaina lentement, le katana dans la main droite, le fourreau dans la main gauche, prêt à en découdre. Les gens qui le remarquèrent, la lueur sauvage dans le regard, avec une allure de tueur, en train de s'approcher d'un homme qui bavardait joyeusement avec un commerçant prirent peur et leur jambes à leur cou, et un homme cria:

- A l'assassin ! Attention !

Le voleur à la cicatrice se retourna et plongea son regard dans celui de Corbo, l'air un peu surpris. La moitié de la lame du samouraï était dégainée, le reste encore dans le fourreau. Corbo prenait vraiment tout son temps, il ne voulait surtout pas rater l'occasion et laissé s'échapper le voleur.

- Tu vas finir manchot, bourreau d'enfant ! lui dit tranquillement Corbo.

Puis il dégaina complétement sa lame, et s’arrêta à quelques pas de sa cible, l'air plus menaçant que jamais, les bras écartés comme les ailes d'un rapace s’apprêtant à bondir sur sa proie.

Voyage et Qui proquo [ Corbo et Alexander Heyward ]

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