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 Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]

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Donnel Cresswell
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MessageSujet: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mar 12 Aoû - 22:10



Jamais je n’avais vu de ville aussi grande. Voici bien 3 heures que j’errais dans les rues de Crocus et je ne semblais pas destiné à en voir le bout avant un moment. Ce type de Magnolia m’avait pourtant dit qu’il était facile d’y trouver son chemin. Il m’avait parlé de deux axes perpendiculaires autour desquels s’articulaient quatre quartiers, chacun séparés en trois strates différenciées par leur niveau de richesse. Bref, je n’avais rien compris. Pourtant, je finis par arriver à la fontaine centrale dont on m’avait tant parlé. Dire qu’elle était immense était un euphémisme. Il fallait avoir un certain égo pour consacrer tant de temps et d’argent à la création d’une fontaine dont le but premier était l’esthétisme. Mais il n’y avait pas à dire, ça épatait le chaland, et moi le premier !

Je ressortis le bout de papier sur lequel j’avais noté les maigres indications de mon contact. Apparemment, un type vivant dans le quartier bourgeois Est cherchait des ouvriers pour des travaux textiles. Exactement le genre de boulot qui pourrait me convenir. Mais devoir se déplacer jusqu’à Crocus pour ça… J’avais espéré pouvoir trouver quelque chose de plus proche d’Hargeon ! Après tout, j’avais quitté cette ville pour voyager. J’étais donc servi. D’après ces mêmes indications, je devais rejoindre l’Est à partir de la place centrale et tomber directement sur la zone que je recherchais. Bien, et ensuite ? Il fallait dire que tout se ressemblait ici : maisons, rues, et même les habitants !

Ces derniers étaient habillés de manière plutôt folklorique de mon point de vue, mêlant des couleurs que je n’aurais jamais osé porter. Plus intéressant, ils avaient tous l’air de tirer la tronche, comme si le fait de vivre dans une aussi grande ville vous imposait d’être de mauvaise humeur. Ces types vivaient pourtant dans un miracle architectural plutôt unique en son genre. Mais bon, il faut croire que l’on se lasse de tout. Au détour d’une ruelle, je finis par tomber sur un passant qui avait l’air plus sympathique que les autres. Ou peut-être était-ce simplement son épaisse barbe qui dissimulait tant son visage qu’on n’y décelait pas la moindre émotion. Je décidai de l’aborder afin d’obtenir des informations.

« Ah bin t’es bien gentil mon p’tit mais c’est quoi le nom d’ton gars ? »


Je regardai à nouveau mon bout de papier. Il m’avait bien donné un nom mais… Est-ce que « Gros Tim » est une indication suffisamment précise dans une ville de cette taille ? Au regard plein de pitié de mon interlocuteur, je devais comprendre que j’avais fait tout ce chemin pour rien. La nuit était tombée depuis un moment et je devais bien me rendre compte que je n’avais prévu aucun couchage dans le coin. Je pris la peine de faire quelques pas avant de m’effondrer sur les marches à l’entrée d’une grande bâtisse de pierre, las. J’allais devoir revenir à Magnolia et demander des comptes à cet abruti. Tout ce temps perdu. Mais je ne m’y ferais plus prendre. Je ferais en sorte de trouver des interlocuteurs de confiance et de ne plus me laisser avoir par des vantards de pacotille. C’est alors que mon regard croisa l’enseigne brillante (le fait d’un sortilège, probablement ?) d’une taverne qui se trouvait juste en face.

A Hargeon, il était commun de venir déposer des demandes d’emploi à la taverne du coin. Peut-être que les choses se passaient de la même manière ici ? Revigoré, je me levai et courrai jusqu’à l’entrée. Le bâtiment était très semblable à tous ceux de Crocus, pierreux et bleuté par la nuit qui semblait quasi-permanente dans le coin. Les fenêtres étaient barrées de lourds volets de bois mais laissaient passer une lueur dorée qui permettait de présager d’une certaine activité à l’intérieur. En revanche, pas un bruit. Peut-être n’y avait-il déjà plus grand monde ? Il était temps d’aller vérifier.

Je poussais enfin la grande porte de planches, pour arriver juste à côté d’un chaleureux foyer. Les flammes dansaient et attiraient le regard, de manière à se sentir presque immédiatement à l’aise dans l’enceinte de la pièce. Ce n’est qu’au bout de quelque secondes que je m’en détournais pour mieux jauger de l’endroit. La pièce était d’une taille convenable. Suffisante pour accueillir une demi-douzaine de tables et l’équivalent en chaises pour chacune. A l’opposé du foyer, le mur entier était dédié au comptoir, où s’affairait une belle jeune femme aux cheveux blonds qui devait avoir une petite vingtaine d’années. Apprêtée en tablier, elle nettoyait énergiquement les pintes que le serveur lui ramenait. Ce dernier était un garçonnet d’une douzaine d’années, preste et vif, se faufilant facilement entre les tables et les clients.

En parlant des clients, ces derniers étaient relativement peu nombreux. Seules trois tables étaient occupées, plus 2 personnes assises au comptoir. Ils semblaient tous appartenir à la classe des travailleurs de Crocus, au vu de leurs habits ternes et de leurs mines hagardes. Un groupe de l’une des tables s’esclaffait cependant des blagues salaces d’un de leurs camarades. Il s’agissait donc d’un bar plutôt populaire, malgré son placement dans le quartier le plus aisé de la ville.
L’ambiance était cependant très agréable. Je me dirigeais vers le bar, et commandait à la tenancière une pinte de blonde.

« Merci. Je viens d’arriver en ville et je cherche du travail. Vous auriez des contacts pour moi ? »


Elle me fit un léger sourire et m’expliqua qu’il n’était pas rare que des contremaîtres viennent recruter directement dans la taverne à toute heure du jour ou de la nuit pour des travaux urgents. Je n’avais qu’à consommer et patienter. Je la remerciai, pris ma pinte, et alla m’installer à l’une des tables libres, près du foyer.

Peut-être serait-ce du temps perdu, mais au moins en profiterais-je pour me revigorer de cette ambiance. Il était temps de poser ses idées et d’être à l’écoute d’éventuelles opportunités.

Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Jeu 14 Aoû - 12:30
L'énergie est nécessaire à la jeunesse !


Crocus semblait le centre de Fiore. Au-delà de son emplacement géographique, les majestueuses constructions qui la constituaient étaient réparties d'une telle manière que leur ensemble symbolisait à lui-seul la royauté qui vivait dans ces quartiers. La surdimension décrivait parfaitement la grandeur voire la vanité des plus grandes instances de Fiore. Toutefois, elles avaient un certain droit à cette vanité à l'apparence puérile, en tant que personnages qui avaient su obtenir respect et pouvoir par leur propre force, par leur caractère inébranlable. A contrario de cette puissance, les nouveaux arrivants dans la ville faisaient peu d'éloges d'où ils venaient lorsqu'ils constataient le trésor qu'elle renfermait, à savoir non seulement son histoire mais aussi son présent. Emil n'en fit pas plus, et même s'il ne parlait pas beaucoup ni ne s'extasiait énormément, il ne put s'empêcher d'être subjugué par ce qu'il l'entourait, d'autant que le temple où il était né se distinguait plutôt par sa petitesse. Son but principal ne se trouvait cependant pas dans l'admiration de Crocus.

Ces motivations à l'heure actuelle étaient le voyage, chose qu'il appréciait particulièrement, et l'argent, qu'il pourrait gagner après un difficile combat au Domus Flau. Il dépensait beaucoup en tant qu'aventurier et avait donc un besoin financier non-négligeable pour payer les chambres et autres restaurants. Lorsqu'un commerçant lui avait fait part de cet évènement réservé aux mages, le petit homme avait sauté sur l'occasion. Il savait pertinemment que les personnes qui se rendaient en ces lieux maîtrisaient dans une moindre mesure leurs pouvoirs, et à l'heure tardive qu'il était Emil cherchait avant toute autre chose le repos. Malheureusement, les auberges de la ville étincelante se retrouvaient complètes déjà plusieurs jours à l'avance, alors le jour même cela relevait de l'impossible. La fatigue du soir qui le frappait fit plier sa motivation sans trop de soucis (encore qu'elle aurait été capable de plier toute seule), et il abandonna donc ses recherches afin de se poser dans un endroit quelconque. Le Lamia passa devant la fontaine centrale au moment où son immense détermination le quitta, et il se décida à pénétrer dans la rue est pour trouver un bar ou un quelconque endroit où il pourrait reprendre des forces (un banc, un bar, un restaurant, ou même une poubelle. Oui, une poubelle pour s'asseoir). La récompense du lendemain le motivait, mais pas au point de chercher pendant plus de vingt minutes.

Emil marcha cinq minutes avant de découvrir une taverne qui dégageait une aura simple et naturelle, dans l'ambiance générale de la ville mais calme, et murée en pierres mal agencées de telle sorte qu'elle rappelait aussi les bâtiments des autres cités. Il se laissa traîner à l’intérieur dans son désir actuel de repos et de simplicité. Tout ce qui attendait le mage correspondait à ce qu'il venait d'imaginer, quelques tables, quelques chaises (pour s'asseoir, bien meilleures que les poubelles), et un long comptoir digne des plus fabuleux westerns. Il s'en approcha, exprimant son contentement avec un sourire plus large qu'un horizon, un horizon étant tout en... longueur ! Bonne réponse ! Bref. Il s'en approcha avec un sourire quasiment inexistant malgré ce qu'il ressentait, et s'assit sur une des chaises de bar grinçantes. La serveuse semblait occupée à discuter avec un autre client, il écrasa donc son nez contre le comptoir et enroula son visage dans ses mains, optimisant ainsi son temps de repos avec une attention particulière. Une scène d'entraînement lui apparut alors à l'Esprit. C'était lors de son enfance, dans le mont Hakobe, accompagné de son père. La fin de leur "collaboration" approchait, et le jeune disciple apprenait alors à concentrer sa Crash Magic en des points plus précis. La grotte glacée peu adaptée à ce genre d'exercices, ils sortirent. Juste après, un Vulcain les attaqua, trop sûr de lui. A cette époque, Emil avait toujours un sabre d'entraînement à sa ceinture. Il désira ardemment se battre et, même sachant qu'il n'avait aucune chance, son père le laissa faire quelques secondes avant d'intervenir. Il dégaina donc son sabre et entama vivement le comptoir... Mince, retour à la réalité !

Le petit homme plongé dans ses songes venait de sortir son arme en plein dans l'établissement peu fréquenté. Il avait à peine entaillé le bois par mégarde et l'incident n'était donc pas si fort en conséquences. Toutefois, la serveuse enfin tournée vers lui projetait en son esprit le regard d'une femme en colère portant la responsabilité de la bienséance autant que de la tenue de ce bar en tant que seule serveuse. Le concerné, les yeux dans les yeux, retira délicatement la lame du bois, puis, doucement, la pointa vers le bas, afin de marquer son pacifisme. Il la tourna ensuite vers son fourreau, et remit son katana à sa place initiale. Encore paralysé par la peur, le dos bien droit sur sa chaise, il attendit que ladite serveuse vienne prendre sa commande avec une droiture parfaite. Lorsqu'elle arriva, il parut plus innocent encore que le Roi.

"-Bonjour, fit-elle avec une froideur impressionnante.
-Bonjour madame. J'aimerais un jus d'oranges."


Elle éclata soudain de rire. Un mage comme lui ne pouvait pas se permettre de boire de l'alcool à tout-va, il fallait prendre soin de son corps ! Un véritable jus d'oranges pressées était rempli de vitamines et autres sources d'énergie nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme ! Le gamin tourna la tête puis rougit légèrement avant de répondre à la serveuse plus vigoureusement.

"-Ecoutez, je veux un jus d'orange s'il vous plaît !
-Oui, oui, désolée, je t'apporte ça."


La jeune femme partit avec un sourire moqueur aux lèvres qui semblait à Emil dix kilogrammes de sable sur chaque épaule. Le temps qu'elle revienne, il regarda avec ferveur le comptoir en se demandant ce qu'il avait fait à la vie, et se disait qu'au moins maintenant ce morceau de bois, la serveuse, et lui, étaient quittes. Elle ramena la consommation et, sans attendre, il la remercia discrètement et paya. Une table vide l'attendait à quelques mètres. Il prit le temps de s'y asseoir et de poser sa tête dessus en fixant du regard son verre de jus d'orange. Ses pensées se résumaient à "Et merde", et son caractère tout à fait nonchalant refaisait surface dans ce moment de solitude. Il releva la tête et commença à boire comme si son esprit se trouvait ailleurs.

Mais enfin, oui enfin, le petit homme pouvait profiter de l'instant de calme dont il avait tant rêvé. Le moment était venu de ne surtout rien faire !... Tout du moins il aurait aimé ne rien faire, que personne ne le dérange...

©odé par Ren
Nora C. Harrods
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mar 9 Sep - 5:25


Soirée à Crocus...


feat Ryuki & Donnel & Arric

Et bien, c'était bien galère de récolter des fleurs des champs dans la plaine de l'Espérance, une immense lande où on pouvait trouver en abondance cette plante. Il fallait aussi faire attention aux différentes bestioles qui peuplaient l'endroit comme les Nebula Terra ou les moucons. Même si elles n'étaient pas agressives, il fallait s'en méfier, surtout si on leur cherche des ennuis. C'est pour cela que, pendant qu'un groupe s'occupait de surveiller les alentours, l'autre groupe ramassait les fleurs. Enfin, ils n'étaient que cinq à avoir cette tâche emmerdantes et tu en faisais partie, malheureusement. Ayant aussi la flemme de prendre de l'herbe et le mettre dans un sac - ce que tu ne faisais pas, tu préférais lancer l'herbe dans les airs comme des confettis -, on t'attribua le rôle de garde. Mais là encore, tu allais taquiner les moucons avec le fourreau de ton sabre, rendant presque fou toute une troupe qui commença à vous poursuivre durant une longue distance. Heureusement, tes camarades et toi, vous couriez vite et vous avez pu les semer. Tu te fis un peu taper sur les doigts comme une gamine pour cela, même si tu essayas de prétexter une petite excuse bidon.

Après cette mission assez périlleuse, on va dire, le groupe voulut aller dans un bar quelconque de la ville pour la soirée afin de célébrer la réussite de la petite mission qu'ils venaient de faire, même si ce n'était pas grand chose. C'était plus pour aller boire quelques verres, histoire de s'amuser depuis que le bar de la guilde était fermé pour cause de travaux afin de rénover un petit peu l'endroit. Voilà qui était bien pensé et pour ce genre d'événement, tu étais toujours partante à cent pour cent. Mais on te coinça un moment à la guilde pour te faire la morale sur ce qui s'était passé. Par politesse, tu t'excusas pour tes agissements, promettant que ça ne se reproduira plus - même si cela a plus de chance de se reproduire qu'autre chose- et on te laissa vaquer, heureusement. Tes amis t'attendaient à l'entrée de la guilde et vous avez commencé à marcher dans la grande ville de Crocus afin de chercher un bar ou une taverne pour s'y poser, picoler et discuter jusqu'au bout de la nuit, comme demain, il n'y aurait rien à faire . N'ayez pas peur, le groupe est constitué de personnes majeures et vaccinées. Vous fîtes une trotte de beaucoup de minutes, remarquant que tous les endroits étaient pleins, un peu normal, c'était une heure de pointe dans la capitale, avant de trouver un endroit quand même sympa où vous vous êtes installés à une table.

On vous servit à manger et aussi à boire, vous avez commencé à discuter et à faire beaucoup de bruit, on dirait que vous étiez les seuls à le faire, ce qui paraissait un peu gênant. Pour palier à cela, tu eus une petite idée, celle de rallier les mecs qui étaient seuls à votre table, ça ferait de la compagnie avec qui discuter et se présenter fièrement comme la plus grande guilde de cette ville. Il y avait deux mecs qui étaient dans cette situation, un aux cheveux blancs, on le distinguait plutôt bien, et il y avait un second qui avait l'air plutôt bien bâti et grand, sûrement pas un mec d'ici ou à la recherche de quelque chose. Dans les deux cas, ces hommes étaient des étrangers et c'était toujours marrant de discuter avec des personnes qui venaient d'autres horizons. A cinq, vous les avez forcés à venir se joindre à vous, commandant d'autres bières, en plus pour les deux. Tu t'assis entre les deux, venant leur taper le dos aux deux, remarquant que tu étais aussi au milieu niveau taille, le mec aux cheveux blancs faisant environ cinq centimètres de moins et l'autre faisant plus que toi. Tu leur souris avant de prendre la parole :

« Et bien, au lieu de rester dans son coin, c'est mieux de venir avec nous, non ? Je m'appelle Nora, de Sabertooth. »

Tu présentas aussi les autres de la guilde avant de reprendre :

« Et vous ? Vous venez faire quoi de bon dans la capitale ? Parce que ça se voit que vous n'êtes pas du coin et je ne vous ai jamais vus par ici. »

© code by Lou' sur Epicode

Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Sam 13 Sep - 22:14

EN JOYEUSE COMPAGNIE.



Cette boisson était excellente à savourer.


Un peu de détente ne faisait de mal à personne, et il fallait en profiter au maximum pendant qu’il en était encore temps. Différents types d’activités parvenaient à opérer leurs bienfaits déstressant et relaxant sur les personnes qui s’employaient à passer un bon moment une fois leurs obligations effectuées en intégralité. Comme dit le proverbe ; "après l’effort, le réconfort". Savoir dissocier le travail, les responsabilités et les devoir, des droits, des plaisirs et du temps libre s’avérait crucial pour aider à atteindre une stabilité mentale et un bon équilibre de vie. Quiconque désirait vivre le plus longtemps possible sans soucis ferait mieux de se sentir en harmonie autant avec son corps qu’avec son esprit. Pas de tensions, pas de conflits, pas de problèmes avec soi-même, ou cela risquerait de détruire les chances d’obtenir une fondation solide et à l’épreuve de tous périls qui pourrait faire s’effondrer la structure. La mécanique humaine ou, plus généralement, organique, suit les mêmes bases et principes qu’un plan de construction d’un bâtiment, avec les notions de symétrie, les concepts de renforts, et d’autres éléments essentiels à la création d’une architecture durable et viable. Des schémas et croquis similaires. Car la destruction d’un immeuble tue autant les individus en dessous qu’un esprit troublé qui provoque la perte de son porteur, grignotant petit à petit sa conscience et le conduisant vers la démence, à l’image d’un parasite qui enfle au détriment de son hôte, qu’il affaiblit en le rongeant de l’intérieur pour finalement l’amener à la mort, ou pire, à la folie.


Mais Arric ne se sentait pas concernée par la question. Du moins, pas aujourd’hui. Ni pour le moment. Elle se sentait pleinement assumée.


C’est donc en bon terme avec elle-même qu’Arric dégustait une boisson peu alcoolisée dans cette taverne de Crocus. Le soir était tombé et la nuit approchait à grand pas, le voile de l’obscurité enveloppant progressivement Fiore, ainsi que ses paysages et ses êtres vivants, sous un linceul de ténèbres et de noirceurs. Sur place depuis un petit bout de temps, environ une grosse demi-heure à tout casser, la jeune mage de glace demeurait au bar, assise sur une chaise, à regarder le contenu de son verre baisser progressivement, buvant le liquide sans se presser et faisant circuler le bout de son index sur la hauteur du récipient, en cercles infinis. Elle explorait du regard certains recoins de l’établissement ou jetait des coups d’œil à la porte, notamment pour apercevoir les nouveaux arrivants qui se mêlaient ensuite aux clients déjà installés sur les diverses tables. La soirée fut, si l’on peut dire ça, un peu plus animée à partir du moment où un grand jeune homme aux cheveux violets et aux yeux de même couleur s’adressa au barman féminin. Il semblait être à la recherche de quelque chose. Des informations ? Une orientation ? Un travail ? D’ailleurs, il faudrait que la demoiselle s’en trouve un aussi en postulant quelque part. Mais passons, ce n’est pas le sujet pour l’instant. Il souhaitait peut-être même juste se détendre. Cela ne regardait pas Arric, c’était les oignons de cet homme. Point.


En revanche, quand ce garçon aux cheveux blancs et aux yeux verts entra dans la taverne, la jeune mage ne s’attendait pas à ce qu’il apporte avec lui un peu de nouveauté ici, autre que les rires graves des gaillards et de leurs mauvaises blagues vaseuses parfois osées. Relevant la tête peu après que cet étranger eut offert une entaille au pauvre bois du comptoir qui n’avait rien demandé à personne, elle se demandait ce qui lui avait pris pour planter de la sorte son tranchant de lame dans un matériau naturel, totalement inoffensif et aucunement hostile, mais travaillé pour faire office de mobilier. Arric garda donc cette interrogation pour elle-même et n’en fit part qu’à sa propre conscience. De plus, ce jeune homme se fit à nouveau remarquer en faisant éclater de rire la propriétaire des lieux, ayant en charge le travail de barman ET de serveuse. Une plaisanterie hilarante? Une grimace amusante ? Une tentative ratée de courtiser la belle ? La mage de glace ne le saurait jamais, sauf en recueillant l’information directement vers la source : cet homme. Mais elle n’allait certainement pas perdre de temps pour une chose si futile. Arric le laisserait donc tranquille.


Toutefois, la soirée ne s’arrêtait pas là, de nouveaux protagonistes entrant en scène, cette fois en plus grand nombre. Un groupe composé d’individus, qui braillaient beaucoup, apportaient du bruit et du dérangement avec eux. En revanche, un des membres se démarquait de par son apparence, possédant des cheveux courts blonds, courts devant et longs derrière, avec des mèches noires éparses bien dissimulées, et des yeux presque rouge, et de par son attitude vis-à-vis des deux hommes qu’il abordait : celui aux cheveux violets et celui aux cheveux blancs avec des yeux verts. En apprenant son identité et son appartenance de guilde, volontairement révélées toutes les deux, Arric soupira de désolation et de découragement, sentant encore venir gros comme une maison ce genre de personne qui appréciait grandement de se présenter en prenant les autres de haut, se sentant supérieur et adorant s’afficher en public, proclamant partout et à qui voulait l’entendre les avantages dont ils bénéficiaient, qu’il s’agisse d’objets, d’amis, de guilde, ou d’autres choses. En matière d’égocentrisme et de fausse modestie, ce genre d’homme ou de femme battait des records, attirant le mépris d’Arric à leur égard à cause de leur comportement odieux, idiot et hautain.



- « Espérons que ça ne tourne pas au vinaigre… je détesterais devoir redistribuer des baffes… »


Quant bien même Arric savait le faire, elle n'aimait pas gifler.



Dernière édition par Arric Jesmetine le Mer 2 Nov - 16:53, édité 3 fois
Donnel Cresswell
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Dim 14 Sep - 19:04


Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette soirée était en train de prendre un tour inattendu. Moi qui comptais somnoler tranquillement à une table la pinte à la main, guettant paresseusement l’entrée d’un quelconque pourvoyeur de travail, je me retrouvais entouré d’individus suspects qui se revendiquaient d’une « guilde de mages » nommée « Sabertooth ». Il y avait cette femme, disant se nommer « Nora » qui m’avait demandé de me joindre à eux. Elle dégageait une assurance et une attractivité certaine, bien que son accoutrement laisse à désirer. Jamais une femme ne se serait permis de s’habiller de la sorte à Hargeon, par décence et respect de sa famille. Mais après tout, nous étions à Crocus, et il fallait bien admettre que les gens de ma ville natale avaient un horizon… limité. Ses compagnons n’étaient toutefois pas beaucoup mieux. Quoi qu’il en soit, j’étais un étranger ici, et je me devais de faire bonne figure. Comment disaient-ils déjà, à la taverne d’Hargeon ? « A Crocus, fais comme les habitants de Crocus » ? Je comptais bien appliquer ce principe à la lettre. Il y avait aussi ce gars aux cheveux blanc, affichant un air sévère en permanence. Il avait pourtant eu l’air embêté après avoir presque coupé en deux le comptoir de son épée. Souffrait-il de troubles de la personnalité ? S’il avait eu un manquement tout à l’heure, cela pouvait bien recommencer à n’importe quel moment. Je n’avais aucune envie de me retrouver décapité. Bref, je me retrouvais entouré de gens potentiellement dangereux, et faisait de mon mieux pour afficher un air amical et répondre aux questions qu’on me posait sur ma ville d’origine ou mes objectifs personnels.

Tandis que mes compagnons de fortune débattaient du meilleur jeu d’alcool pour lancer la soirée, je remarquais les regards amusés des autres clients de la taverne. Ceux qui étaient en groupe discutaient à voix basse en riant ponctuellement. L’ambiance se détendait franchement au fur et à mesure que la soirée avançait et ce n’était pas pour me déplaire. Peut-être était-il temps de se laisser un peu aller et profiter de ces moments ? Ils n’avaient pas l’air de mauvais bougres finalement, même ce type aux cheveux blanc qui sirotait religieusement son jus de fruit. Il y avait cependant une autre personne étrange dans la salle, qui restait strictement à l’écart de l’ambiance grandissante. Il semblait s’agir d’une jeune femme, mais j’avais du mal à en être sûr. Elle était située dans un coin plus sombre de la pièce, et recouvrait son corps et son visage d’une longue cape noire. Seule la peau nue de ses jambes était visible, au-delà de quelques mèches de cheveux argentés. Elle avait l’air de jeter un œil vers notre table de temps en temps. Peut-être souhaitait-elle se joindre à nous ? Peut-être au contraire était-elle agacée par notre tapage… Difficile d’en être sûr. Je jetais un regard vers ce type aux cheveux blancs, « Emil » si j’avais bien entendu. Ce dernier lançait des regards discrets vers le steak frites qu’avait commandé un autre client à la table d’à côté et dont le fumet commençait à envahir nos narines. La faim me tenaillait. Mais je n’avais aucune envie de dépenser plus de jewels que nécessaires. Mais mon estomac ne partageait guère mon désir d’économie.

« Dites mes amis, que diriez-vous que nous commandions quelques petites choses à manger ? »


Les regards se tournèrent vers moi. Puis ils se croisèrent les uns les autres. Et finalement un semblant d’approbation émergea. Je commandais donc quelques en-cas à partager, dont j’avais repéré le prix plutôt avantageux sur la carte affichée au comptoir (prix avantageux pour Crocus, il aurait été possible de s’acheter une villa à Hargeon pour les prix habituels). Je m’autorisais à dévisager une nouvelle fois la jeune femme qui nous avait proposé de rejoindre sa table. Je dois avouer que si son style vestimentaire était relativement hors-du-commun, il dégageait d’elle un style particulier et finalement assez homogène. Les piercings de ses oreilles… Un, deux trois… Cinq sur son oreille droite. Ces piercings avaient sur moi un effet un peu intimidant mais en même temps terriblement attirant. Mon regard descendit vers ses lèvres. Un, deux, trois piercings. Sourire à nouveau. Jusqu’à ce que je remarque qu’un de ces compagnons s’était également mis à me dévisager. Bon sang… Je m’étais encore laissé aller. Le sang échauffa mes joues. Je détournai le regard vers le plafond. Peut-être qu’on m’y oublierait.

Finalement, j’avais peut être eu tort de ne pas prendre de moment de détente ces derniers jours. A toujours me focaliser sur l’argent, le travail... Ces choses ne devaient-elles pas venir d’elles-mêmes ? Cela me faisait du bien de croiser des gens légers pour une fois, un peu comme Jo il y a quelques temps. Je me demande ce qu’il devient. Plus j’y pensais (à moins que ce ne soit l’effet des quelques pintes de bière déjà ingurgitées), plus je me disais que je devais profiter de la vie avant de me confronter à ce genre de menus soucis. J’esquissais un sourire.

« Alors, quelle est la suite du programme ? »

Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mar 16 Sep - 20:27
Invitation et repas

Le calme monarchique de la taverne pesait lourdement sur l'ambiance générale. Pourtant, a contrario des idées généralement admises, ce poids avait son utilité positive : il permettait aux clients de laisser leur esprit rêver, partir dans mille et une directions improbables, de danser, s'enfuir, voire de ne penser à rien, et ceci sans être dérangé par aucun vacarme. Un vacarme comme celui qu'amena soudainement un groupe de personnes inattendu et non désiré...

Les gêneurs s'assirent à une table assez grande -la seule d'ailleurs- et commencèrent à faire marcher le petit commerce à plein régime. Boissons, repas, viande, alcool, une tablée classique en somme. Seul semblait triste Emil, à sa table, qui venait de perdre en quelques secondes son moment de repos ! Et ce n'est certainement pas un deuxième verre de jus d'orange qui allait lui redonner le moral pour ce coup fourré du destin ! Il se décida, un peu obligé, à lever les yeux et lancer des regards vers les autres clients, surpris comme le petit mage par l'arrivée d'un groupe assez conséquent. Ses yeux faisaient transparaître ce signal de détresse et d'agacement que l'on envoie tous lorsque le meilleur moment de notre existence est perturbé par quelques personnes seulement, qui ne savent pas ni comment se tenir ni comment se retenir. C'est les yeux à moitié fermés -non pas par la fatigue, mais bien par une nonchalance rare- que Emil vit une jeune femme, appartenant à ce groupe de tortionnaires de repos, s'approcher d'un homme à la carrure imposante pour l'inviter à les rejoindre. Il ne donnait pas l'impression d'en avoir particulièrement envie, mais accepta. Le problème se corsa lorsqu'elle s'approcha, suivie de "son escorte personnelle", du petit homme, qui ne voulait surtout pas les rejoindre ! Elle arborait un sourire simple , auquel la chaîne accrochée à sa lèvre conférait une certaine classe. Mais non ! Il ne fallait pas se laisser duper, c'était un sourire sadique, le mage de Lamia risquait de devoir passer sa soirée avec des inconnus ! Une soirée fatigante qui plus est, alors que son combat au Domus Flau allait se dérouler le lendemain ! Au moment où elle ouvrit la bouche, Emil connaissait déjà ses mots. Même si ça ne lui aurait pas -trop- déplu de prendre un verre en sa compagnie, la foule qui l'accompagnait paraissait tout de suite moins sympa. Or le second problème venait de là... Ils n'avaient clairement pas l'air de vouloir laisser le pauvre bonhomme tout seul dans son coin, ou plutôt ils ne le lâcheraient pas tant qu'il ne les aurait pas rejoins. Et honnêtement, ce n'était pas le meilleur moment pour se battre, donc il vint se ranger avec eux.

Le jeune garçon s'assit à leur table comme à une cérémonie. Il ne savait pas franchement où se mettre, et se cala sur le morceau de bois en posant discrètement sa tête sur la table. La meneuse du groupe vint alors lui taper dans le dos, légèrement mais brusquement... La boisson dans sa gorge prit l'autoroute vers son estomac avant qu'il frappe par réflexe le sol avec son pied. La Crash Magic créa une légère fissure dans le pied de sa chaise. Il espérait que personne n'avait remarqué cela, car il ne tenait pas à ce qu'on sache dans cette situation qu'il maîtrisait la magie : cela lui attirerait d'autant des ennuis. Loin de là l'idée de découvrir quoique ce soit, la jeune femme tenait juste à se présenter :

"Et bien, au lieu de rester dans son coin, c'est mieux de venir avec nous, non ? Je m'appelle Nora, de Sabertooth."


Sabertooth... Sérieux ?! Il ne fallait surtout pas qu'elle sache pour le Crash. Surtout pas. Si elle prenait conscience que Emil était un mage, elle chercherait forcément à faire connaissance ou se battre ou autre chose encore moins souhaitable. Sinon... Nora était un joli prénom. Avant que le petit homme n'ait le temps de se présenter à son tour, elle enchaîna :

"Et vous ? Vous venez faire quoi de bon dans la capitale ? Parce que ça se voit que vous n'êtes pas du coin et je ne vous ai jamais vus par ici."


Ok ! D'accord ! Le Lamia n'a pas tant l'air d'un plouc que ça ! Bon, c'est vrai qu'il ne semblait pas très net non plus, donc il était effectivement plus que logique qu'il n'habite pas à Crocus. Mais quand même ! Enfin bon, il répondit.

"-Eh bien, je m'appelle Emil, je viens de Lami... Deux lames, oui ! J'ai deux lames, j'en ai laissé une chez moi, sinon j'ai toujours mon katana sur moi, ahahaha... Enfin, je suis mercenaire sinon, je passais ici pour une mission. J'habite vers le désert Dissidia...".


Crédibilité zéro. Enfin ça devrait passer. Peut-être (non, impossible). Bref, il était temps de manger, et cela, en groupe ou non, c'était primordial ! Les odeurs de repas arrivaient aux narines du gourmand, prêt à sauter sur un morceau saignant à souhait. L’appétit allait prendre le dessus sur son attitude habituelle, mais le second invité le devança en demandant à manger. Il n'avait donc plus qu'à commander son assiette, ce qui lui semblait déjà très difficile. La transformation qu'il subit entre le gamin asocial et le goinfre surexcité était très marqué. Son regard se tournait dans toutes les directions avec l'impatience qui le suivait, et ce sentiment le poussa même à finalement adresser la parole à quelqu'un. Un peu par impolitesse, mais il le fit. Sa principale préoccupation était de savoir lequel du bœuf ou du veau serait le meilleur, et justement il lui avait semblé qu'une des clientes, seule à une table, avait commandé du veau. Il ne pensait pas s'être trompé de table, et s'empressa d'aller lui demander pourquoi elle avait choisi l'un plutôt que l'autre. De plus, la petitesse de ladite personne ainsi que sa couleur de cheveux la rapprochait d'Emil, ce qui fit qu'il ne ressentit quasiment aucune gêne, malheureusement...

"-Bonjour ! Tu es aussi petite que moi dis donc ! Enfin ce n'est pas le sujet. Je voulais savoir pourquoi tu as commandé du veau. Est-ce qu'il est plus tendre que le bœuf ? Ou peut-être qu'il a plus de goût ? J'aimerais vraiment ton avis !"


Les paroles venaient sans hésitation, qu'il se soit trompé ou pas de table. Ses papilles gustatives frémissaient déjà à l'idée de recevoir un délicieux morceau de viande. Dans ce même état d'esprit, il ne se rendait pas compte que le ridicule s'emparait de lui et que de plus en plus de regards plongeaient sur cet étrange homme, un sabre à la ceinture, en train de parler de nourriture, et qui avait déjà entaillé le bar de bois et fait rire la patronne... L'enchaînement valait le prix d'un billet de spectacle ! Pour le moment, son centre d'intérêt gravitait autour de la réponse de la jeune fille, oubliant aussi que Nora ne devrait pas aimer que le garçon quitte si rapidement la table, même si, au final, il devrait y revenir...

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Nora C. Harrods
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mer 22 Oct - 7:43


Soirée à Crocus...


feat Ryuki & Donnel & Arric

La soirée risquait d'être très intéressante lorsque du monde pouvait se joindre ensemble pour discuter autour de la bouffe et de la boisson alcoolisée. Cela permettait aux gens seuls de s'intégrer un peu plus et tu voulais montrer que la capitale était vraiment un bon endroit pour passer des moments, en bonne compagnie. Surtout que la guilde de Sabertooth était la plus grande dans la ville et ses membres étaient accueillants, tu voulais le prouver en invitant les gens à ta table, les forçant un peu, il fallait se l'avouer. Au total, deux autres personnes en plus, un plus grand que toi et un autre plus petit, avaient acceptés de venir. Tu t'étais présentée par politesse et tu sentais les regards des deux inconnus sur toi et tes bouts de métal accrochés sur la peau, ce qui te faisait toujours rire intérieurement. Tes piercings étaient ta fierté, ça ne te dérangeait pas d'en avoir autant et c'est aussi comme un signe de rébellion par rapport à la classe de riches à laquelle tu appartenais, d'ailleurs, tu te taisais un peu sur cela. Heureusement, Sabertooth ne jugeait pas les gens sur ce genre de choses, n'importe qui pouvait rentrer dans la guilde, il fallait juste avoir cet esprit de compétition. Mais bon, ta bande de potes et toi n'êtes pas venus ici pour parler de ton cas, il fallait s'intéresser aux nouveaux dans la ville, l'un voulait commander à manger, c'était une très bonne idée, tu avais encore faim, de la viande en plus ne serait pas de refus, avec de bons légumes par exemple.

L'autre mec s'appelait Emil apparemment, c'est sous ce nom qu'il s'est présenté et la suite de sa phrase manquait cruellement de sens, il avait sûrement des problèmes d'expression, il parlait de deux armes, une qui a laissé chez lui. Ou peut-être, c'était une expression de sa contrée pour signifier quelque chose, mais, dans tous les cas, il était ici pour une mission. Tu lui fis un sourire, te frottant la nuque en même temps pour rester sympathique, riant un peu bêtement quelques secondes plus tard. Puis une chose inhabituelle survint, tu n'avais jamais vu une telle attitude de ta vie, même parmi les cas de ta guilde. Il avait presque changé de personnalité, passant de quelqu'un d'assez réservé à une personne plutôt enthousiaste et la raison était très simple : de la nourriture. Il s'était approché d'une fille plutôt mignonne, très simplement habillée et il demanda si le veau était mieux que le boeuf, voir plus tendre, continuant avec d'autres questionnements sur le goût. C'était assez bizarre et assez drôle de demander cela, c'était, peut-être, un maniaque de la nourriture ? Pourquoi demander alors qu'on peut tester soi-même lequel est le meilleur ? Surtout que les prix n'étaient pas si grands que ça dans cette taverne. Tu pris la décision de commander les deux plats, comme le mec voulait savoir lequel était bon et tu allais lui payer le repas, quoi de mieux pour montrer que les gens de Crocus sont sympathiques. Le serveur partit après avoir pris toutes les commandes et il y en avait un sacré paquet. Tu fis une petite tape sur l'épaule du garçon aux cheveux blancs :

« Tu verras que les deux sont les meilleurs de tout Fiore, je te les ai pris, comme ça, tu pourras comparer, mais tu ne seras pas déçu d'avoir essayer, tu peux revenir à la table. »

Tu fixas la jeune fille très peu habillée, lui souriant. Elle était sûrement seule aussi, pourquoi ne pas l'inviter aussi à rejoindre une bonne compagnie. Tu pris la main de l'inconnue et ce qu'elle avait sur la table avant de l'amener à la votre, un peu de force :

« Plus on est de fous, plus on rit, viens nous rejoindre, ça sera mieux, je pense, que de rester toute seule, ma mignonne. D'ailleurs, comment t'appelles-tu ? Moi, c'est Nora, mage de Sabertooth. »

Tu attendis qu'elle se présente avant de s'adresser à la foule que tu avais rassemblée autour des verres et des assiettes, leur souriant :

« Hey, ça vous dit de raconter nos aventures, c'est bien pour la suite du programme, je commence. »

Tu te levas sur la chaise, puis mis un pied sur la table, commençant ton histoire :

« Vous savez, j'ai combattu un démon, au côté d'un mage qui pouvait se transformer en démon, ironique, n'est-ce pas ? C'était un blond avec un béret, très sympa d'ailleurs et connaissant bien les stratégies, un nom en T, Thomas, je pense... »

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Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mar 18 Nov - 15:14

CRAQUER, MAIS NE PAS CÉDER.



Les ennuis finirent par arriver.


Ce qu’Arric traduisait par ennuis venait du fait que, successivement, deux personnes interrompirent sa tranquillité, et ce de manière volontaire, agaçant d’autant plus la mage de glace, occupée à manger son dîner dans la plus grande des sérénités possibles. Seulement voilà, il fallut que deux pines d’huîtres détruisent cet agréable moment en pénétrant son cocon personnel et en le brisant sans ménagement via leur intervention. Le pire, c’est que ce fut pour de pures absurdités. Des banalités indescriptibles ou alors des intentions totalement déplacés. L’émotif aux cheveux blanc trancheur de bois sans pitié fut le premier à se manifester auprès d’Arric, demandant brusquement sans raison quel était le meilleur entre la viande de bœuf et de veau. Plus tendre ? Plus goûteux ? Il s’imaginait avoir raison, le bougre, croyant deviner une once de vérité dans ce qu’il disait. Eh bien, il sera sûrement déçu en apprenant la SEULE et UNIQUE raison qui poussa Arric Jesmetine à prendre du veau plutôt que du bœuf. La voici. D’un sourire narquois et teinté de satisfaction, la demoiselle répondit à sa question en croisant les mains sous son menton, le fixant droit dans les yeux, de ses deux améthystes violettes face aux émeraudes adverses.


- Jeune homme, tout d’abord bonsoir, parce qu’il y a un respect qui se fait. Ensuite, votre interrogation va avoir droit à une résolution extrêmement simple : le plat est au même prix. Les deux viandes sont différentes. J’ai choisi au hasard à pile ou face sur laquelle je tomberais. Voilà. Fin de l’histoire, mon cher monsieur ~


Clair, net, précis. Qui pourrait faire mieux ? A son avis, personne.


- De plus, je vais vous faire une confidence polie et fort sympathique : oui, j’ai presque une aussi petite taille que vous, et effectivement, ce n’est pas le sujet. Mais, ça j’en suis sûr et certaine, votre bêtise dépasse la moyenne. Vous me battez à plate couture là-dessus, je m’avoue vaincue ~


Une fois ces remarques finies, elle adopta un air sérieux et sinistre, comme si elle allait bondir sur lui. Les mains sur la table, elle planta son visage très proche en face du sien.


- En revanche, même si je n’ai rien contre vous, n’avisez plus jamais de déranger autrui ainsi, et surtout pas moi. Sinon je serais contraint de distribuer des gifles pour ce genre de comportement, que j’exècre particulièrement. Et ce sera vachement moins dangereux et irresponsable qu’un sabre planté n’importe où, n’est-ce pas ? ~


Soudain, sans vraiment savoir pourquoi, ses yeux abritaient de la tristesse. Son visage changea d’expression, elle semblait, non elle ETAIT navrée. Outrée d’avoir réagi de la sorte. Ce n’était pas bien du tout…


- Désolé…pardon, je…j’ai été excessive, excusez-moi…


Elle regarda ailleurs en rougissant un peu, visiblement embarrassée de ses méchancetés sur l’instant adressées à ce jeune homme aimable, un peu direct certes, mais néanmoins sans mauvaises intentions. Elle s’inclina devant lui en fermant les yeux et en fronçant les sourcils, s’en voulant tellement et étant sur le point de pleurer.


- Tout ce que j’ai dit concernant le plat que j’ai commandé est vrai ; j’ai choisi au hasard, je ne peux donc malheureusement pas répondre convenablement à votre question. Toutefois, je… je vous présente mes plus plates et sincères excuses à l’égard de mon comportement barbare et stupide… pardon pardon pardon, monsieur…


Puis vint le second volet des événements le plus horripilant.


Finalement, ses larmes ne coulèrent pas et ne tombèrent pas au sol, car Arric se retrouva entraînée par la main vers une autre table que la sienne, où se situait l’homme au sabre. Maintenant, c’est une autre personne, féminine, qui l’importunait. Véritablement, cette fois. Autant le jeune homme fut de bonne compagnie malgré l’incident diplomatique entre eux deux par la faute de la mage des glaces. Mais là, il s’agissait d’une obligation délibérée de rejoindre un autre groupe dont elle ne souhaitait pas faire partie. Ces membres riaient fort pour rien, provoquaient un tapage indisposant, en plus de jouer les prétentieux, n’incitant aucunement la demoiselle à vouloir festoyer à leur côté. De surcroît, Arric reconnaissait la fille comme étant l’oratrice de tout à l’heure, qui arborait fièrement sa guilde et sa propre personne, dégoûtant la mage de glace. Extirpant sa main une fois assise avec contrainte, elle regarda tous les autres, un à un, de manière neutre, même l’homme aux cheveux et aux yeux violets, avant de juste citer son prénom, rien de plus. Inutile d’exposer davantage que nécessaire, surtout devant… « eux ». Ce ramassis d’individus tous plus débiles les uns que les autres, abrutis grâce à l’alcool ou la nourriture, menées par leur leader faussement charismatique et dont la crédibilité avoisinait les zéro chances de succès. Arric méprisait cette fille qui se pavanait sur la table. Quelle honte… N’écoutant pas du tout son histoire, un récit à dormir debout, la demoiselle regarda son assiette et reprit son dîner, concentrée à finir ce plat. Décidément, y arriverait-elle sans encombres supplémentaires ? Cela restait à voir. Au moins, le chevelu blanc aurait l’occasion d’assouvir sa faim grâce à la généreuse donatrice imbécile, qui lui offrait l’opportunité de déguster le bœuf ET le veau afin de déterminer la préférence du manieur de sabre. Cette Nora pouvait amadouer, corrompre ou embobiner qui elle voulait, Arric ne la rallierait sur aucun point sous aucun prétexte.




Une inébranlable volonté de fer maintiendrait la mage de glace sur son cap.



Dernière édition par Arric Jesmetine le Mer 2 Nov - 16:53, édité 1 fois
Donnel Cresswell
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mer 19 Nov - 21:11


Les choses avaient fini par prendre une tournure intéressante. La petite mage nommée Arric s'était finalement présentée et jointe à notre table, bien, qu'à en juger par son faciès, elle n'en fut pas totalement heureuse. Peut-être l'avais-t-on tiré d'un travail urgent et qu'elle n'avait pas osé dire non ? Peu importe, les gens qui ne savent pas dire non n'ont qu'à prendre leurs responsabilités. De mon côté, j'avais bien l'intention de profiter un maximum de cette soirée afin d'en revenir en pleine forme. J'attrapai un énorme morceau de boeuf et l'arrosai de sauce au fromage avant d'enfourcher une déraisonnable bouchée.

Nora continuait son histoire au sujet de ce fameux Thomas. Un mage qui se transforme en démon ? Pour combattre un démon ? Tout cela me semblait bien trop aventureux pour moi. Les démons et les mages devraient rester chez eux, et vivre en paix de leur côté. Quoique après réflexion, cela risquait de mettre à bas l'industrie du bâtiment de Fiore, qui ne cessait de croître grâce aux destructions constantes engendrées par les combats de mages. De plus, fréquenter ces individus devait être bien dangereux pour les non-initiés. Un coup à se faire tuer. Mais que pouvait-il se passer de grave au beau milieu d'une auberge, dans l'enceinte de l'une des villes les mieux protégées du pays ? La question resta en suspens dans les airs. Je n'avais à fortiori aucune idée de la dangerosité de ces personnes. Afin d'éviter tout problème, je commandai une tournée de pintes à chacun d'entre eux, dans l'espoir d'être épargné si je venais à les recroiser dans des circonstances différentes.

Du côté de l'homme aux cheveux blanc, il se goinfrait à en dégoûter ses camarades. Grand bien lui fasse. Je me resservis une tranche de veau, avant de stupidement faire tomber la fourchette. Je me baissai au sol pour la ramasser, tatonnai quelques instants, avant de remarquer un étrange trou fumant aux pieds d'Emil. Qu'est-ce que... ? Bah, sans doute un truc de mage. Je récupérai ma fourchette et me redressai, avant d'hausser les épaules. Tant que le sol de l'auberge ne s'effondrait pas, cela ne me concernait pas. La tenancière vint elle-même nous apporter davantages de plat. Cela ressemblait à une tentative d'assassinat par gavage. Elle avait d'ailleurs l'air plutôt heureuse. Ces bouges ouvriers étaient habituellement plutôt calmes, et rythmés uniquement de bagarres d'ivrognes. Quoiqu'une de ces dernières ne soit pas impossible au vu des pintes qui commencaient à être engrangées par chacun des participants.

Une pensée soudaine me vint. Il nous fallait des shots, plus de shots. Me prenant pour le propriétaire de la banque de fiore, je commandai à la tenancière plus de shots qu'il n'en fallait pour un régiment. Cette soirée allait se finir en beauté.
Emil Ryuki
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Jeu 20 Nov - 22:10
La jeunesse n'est pas celle du plancher, mais du banquet !


La jeunesse forme les voyages !... Non, attendez. Les voyages forment la jeunesse ! En tout cas, si on en suit l'expression. Mais pour établir la vérité à coup sûr, encore faudrait-il se pencher plus méticuleusement sur la question : un voyage est un déplacement d'un lieu à un autre qui a un objectif non-défini, mais qui consiste le plus généralement dans la découverte de paysages encore inconnus ou dans l'aventure. La jeunesse, elle, est cette étape où l'on découvre de nombreuses choses et où l'on fait le plus souvent des erreurs, notamment car on intervient sur de nouveaux terrains. Il semble donc que le voyage, en tant qu'il consiste à découvrir des choses, forme la jeunesse. Mais il faut se rendre compte que, dans ce processus, ce sont les personnes qui découvrent, font les erreurs, vivent les aventures, et dynamisent ainsi les voyages : la maxime peut donc être prise en volte-face. Et ce caractère créatif des jeunes ne devrait pas être démenti avant longtemps...

C'est peut-être ce que cherchaient à nous montrer les personnes réunies à la petite taverne de Crocus où Emil se trouvait ce soir là. Le petit mage venait tout juste de demander à une jeune fille quelle viande était la meilleure entre le veau et le bœuf, mais la réponse qu'il reçut ne fut pas celle désirée...


"- Jeune homme, tout d’abord bonsoir, parce qu’il y a un respect qui se fait. Ensuite, votre interrogation va avoir droit à une résolution extrêmement simple : le plat est au même prix. Les deux viandes sont différentes. J’ai choisi au hasard à pile ou face sur laquelle je tomberais. Voilà. Fin de l’histoire, mon cher monsieur ~"

Effectivement, tout cela paraissait simple. Le Lamia était quelque peu désappointé par la nonchalance avec laquelle elle traitait le moment du repas, et aussi surpris par le ton sévère du propos, mais cela ne l'affectait que négligemment. Pauvre de lui, aucune réponse fiable ne se profilait à l'horizon ! Et non, le hasard n'était pas une réponse fiable : c'était inconcevable, pour une décision vitale, de se laisser entraîné par quelque chose d'incontrôlable ! Enfin, il ne lui restait plus qu'à retourner à sa table... Ou c'était ce qu'il aurait aimé. Car la cliente dérangée sans vergogne tenait à faire comprendre au plus grand fauteur de troubles de la capitale -ou pas- qu'une telle chose ne devrait pas se reproduire.


"De plus, je vais vous faire une confidence polie et fort sympathique : oui, j’ai presque une aussi petite taille que vous, et effectivement, ce n’est pas le sujet. Mais, ça j’en suis sûr et certaine, votre bêtise dépasse la moyenne. Vous me battez à plate couture là-dessus, je m’avoue vaincue ~ "

Vous avez suivi l'idée sur la jeunesse ? Impétueuse et dynamique, et aussi le moment où elle provoque beaucoup d'erreurs ? Car voici le début de la démonstration. Emil écoutait son interlocutrice avec attention avant que sa bêtise ne soit comparée à la moyenne, moment où son faciès tourna alors à l'étonnement. Certes son comportement relevait d'une impulsion animale, mais il n'avait pas dérogé aux bonnes manières -bonjour-, et n'avait agressé personne. Ce qui n'était désormais plus le cas de tout le monde. Le petit homme prit ce discours avec sa nonchalance habituelle et tenta de se défaire des sentiments montants, à savoir la colère qu'il ne voulait pas voir éclater ici. Il savait très bien comment se finissait en général ces moments-là, et alors que son but était de se reposer mieux valait qu'il ne gaspille pas toutes ses forces. Mais une fois de plus, peut-être que cela était un peu trop demandé. Non que la jeune dame n'ait pas le droit à l'expression libre, surtout après avoir été dérangé de la sorte, pourtant préférer un discours net et concis apparaissait parfois comme la meilleure solution. Et à cet instant, il n'y en avait pas d'autre. Ce qui suivit ne correspondit donc pas à une solution, mais plutôt à la cause de problèmes futurs. Elle poursuivit et enchaîna les phrases désobligeantes une à une, critiquant Emil sur ses manières, ses actes, sa conception de la sociabilité... Tout en le menaçant de représailles physiques avec une gestuelle très convaincante. Mais il n'écoutait plus...

Le petit homme n'était peut-être pas le meilleur des bougres, en revanche ce n'était pas non plus un grand méchant ni le gamin le moins bien élevé de Fiore. Et il ne supportait pas qu'on critique sa manière de vivre, surtout lorsque ladite personne avait aussi visiblement quelques défauts. Il n'écoutait donc simplement plus le flot verbal. Et pour cause, son seul souci résidait dans la retenue à adopter pour ne rien briser de fragile dans la petite auberge qui ne demandait rien à personne. Une expression sur son visage était rare, mais précieuse; et ses yeux fixaient ceux de la jeune fille avec insistance comme pour lui signifier quelque chose, et le message semblait pourtant clair : arrête-toi, s'il te plait. Non pas que le mage lui en voulait, mais il en voulait surtout à son propre caractère, intenable et impulsif. Il ne devait pas éclater ici. Pas maintenant. Jamais. Quelle idée d'aller de lui-même vers les autres. Imbécile. La fille avait rapproché son visage si près du gamin, comme pour lui faire un sermon, qu'il ne pouvait pas penser à autre chose. La seule chose à faire se résumait dans le contrôle de soi. Puis, alors que sa bataille intérieure faisait rage, elle s'excusa. Oui, elle.

"_Tout ce que j’ai dit concernant le plat que j’ai commandé est vrai ; j’ai choisi au hasard, je ne peux donc malheureusement pas répondre convenablement à votre question. Toutefois, je… je vous présente mes plus plates et sincères excuses à l’égard de mon comportement barbare et stupide… pardon pardon pardon, monsieur…"


Le changement était un peu... brusque. Trop brusque. Elle fit un tel revirement qu'Emil, malgré son état, ne put s'empêcher de dire quelques mots pour qu'elle ne reste pas inclinée de la sorte en s'excusant. Ça ne représentait pas non plus un crime contre l'humanité.


"-Non, non, c'est moi, ne t'inclines pas comme ça, voyons. Je verrais bien par moi-même, et je te souhaite un bon repas."


Il aurait aimé en dire plus, mais la colère ne disparait pas ainsi, et celle qu'il jetait au départ en partie contre la jeune fille se tourna contre lui toute entière, de sorte que sa position restait la même : il ne fallait pas qu'il explose dans cet endroit. Ses paroles furent donc concises. Après cela, Emil pivota pour sortir et se détendre à l'extérieur, mais ce fut alors au tour de Nora de le bloquer, même sans mauvaise intention. Ça ne pouvait pas être pire. La mage de Sabertooth lui offrit le repas, et en plus les deux morceaux !... Cependant le moment était mal choisi. Les remerciements furent courts aussi :

"Ah, merci, c'est super ! Ah, ah, ah !...", lança-t-il avec une pointe de fausseté.


Puisque ses affaires avec les deux personnes étaient désormais terminées, Emil retourna vivement à sa place et attendit gentiment le moment où il serait servi. Entre temps, le craquèlement dans le plancher, sous son pied, s'agrandit légèrement. Il n'aurait de toute manière pas pu conserver sa rage trop longtemps, et l'exprimer en petite quantité ne causerait que quelques dommages (enfin il l’espérait), mais le soulagerait bien plus. Ayant partiellement réussi à se sortir de cette situation complexe, il se focalisa sur le repas qu'il allait déguster dans quelques instants, voyant les assiettes se rapprocher de la table avec rapidité.

Et ça valait le coup d'attendre ! Un vrai mélange de saveurs ! Le chef savait s'y prendre avec les accompagnements, et le veau était aussi tendre que le bœuf moelleux. Parfait ! Un tel dosage de cuisson et des aromates relevait de l'art. Des beaux arts. Du grand art. Éphémère mais précieux. On lui proposa de l'alcool, mais il refusa. Le plat se suffisait à lui-même, et même une taverne pouvait offrir une qualité certaine. De plus, il ne buvait pas d'alcool en général... Alors quand un autre verre apparut devant lui, il le laissa discrètement à la personne à côté. Ah !... Mais c'était Nora. Emil le laissa donc à Nora, tout en espérant qu'elle ne remarque rien, ni même cet étrange craquèlement qui commençait à se voir. Et si le repas pouvait se finir tranquillement et que tout le monde ait raconté une histoire sans encombre, alors tout irait pour le mieux.... Ah ! Mais le Lamia venait encore de penser à quelque chose : les autres le voyaient comme un mercenaire. Il devait donc se dépêcher de trouver une histoire de mercenaire pour son tour. Quelles armes utilisaient-ils? Quelles missions pouvait-on bien leur confier ? Trop d'interrogations résultaient de ce problème, si bien qu'un peu d'imagination semblait nécessaire à l'exercice.

Et avec tout ça, la soirée ne faisait que commencer...

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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Sam 27 Mai - 5:20

LE MESSIE EST ARRIVÉ !



Juste ciel, que quelqu’un fasse quelque chose.

Arric ne supportait plus l’agitation à cette table, où régnait la pagaille et l’hypocrisie, en tout cas pour Nora. Cette mythomane échauffait les oreilles de la Ice Makeuse, qui ne tarderait pas à voir sortir de la fumée des orifices de ses organes auditifs. Métaphoriquement, ce serait drôle. Mais sa signification, elle, ne le serait pas. En tout cas, Arric devait agir, et vite, ou elle pourrait renverser la pauvre table qui n’avait rien demandé, et casser l’assiette de son repas terminé depuis déjà quelques minutes. Voyant en cette opportunité, à la fois, de s’éloigner et de rendre service, elle prit l’auge et les couverts de son dîner avant de les rapporter au comptoir. Ce n’était pas nécessaire, un serveur ou le tavernier lui-même pouvant s’en charger à sa place, mais cela ne coûtait rien, en plus de faire une bonne action simple et aimable. Le remerciant pour la pitance, elle profita ensuite de l’occasion et s’installa à une autre table, près du comptoir. Ayant eu cette idée depuis le moment où elle s’était saisit du set de table, Arric n’avait pas oublié de prendre ses affaires au préalable, qui ne resteraient pas à l’ancienne place, au risque d’être dérobées par un voleur, ou un badaud de passage qui verrait une aubaine de les chaparder.

Une fois assise, Arric s’accouda sur la table, ses mains sous le menton, et observa les personnes qui se trouvaient dans la taverne depuis plus longtemps qu’elle. Vu que la Mage des Glaces était seule, autant accomplir une tâche faisable en solo, et qui pouvait aussi être amusante selon l’imagination de l’esprit. Des milliers de probabilités s’entrechoquaient sous le coup de baguette du chef d’orchestre, le Destin, qui aimait jouer des tours aux pauvres mortels, ou qui soutenait parfois des divinités quelconques. La demoiselle se demandait intérieurement si certaines destinées s’avéraient plus graves, ou importantes, que la sienne. Elle écartait celles des grandes personnalités, amies ou ennemies, de Fiore, concentrant son inventivité sur les gens lambda présents dans la taverne. C’était moins glorieux, mais plus drôle. Qui pouvait savoir ce que le tavernier pensait des clients dans son établissement ? Les critiquaient-ils intérieurement en bien ou en mal, ou bien était-il juste ravi des nombreux Jewels encaissés ce soir ? Et cette jeune femme rousse, aux mèches violettes, qui trinquait avec des individus de la même tranche d’âge, que fêtait-elle ? Justement, fêtait-elle un événement particulier ? Et cet homme, là-bas en retrait, qui murmurait à l’oreille d’un autre, complotait-il avec son camarade ? Son collègue était-il un traître ? Toutes ces questions, et bien d’autres, fourmillaient dans la tête d’Arric à travers sa grande inspiration.

La bretteuse décida de se concentrer, en premier, sur un groupe avec une ambiance plutôt enflammée. Six individus composaient la bande. Trois hommes, deux bruns et un blond ; avec trois femmes, deux blondes et une dernière aux cheveux verts. Celle-là conversait beaucoup avec le beau blond, qui ne la laissait visiblement pas indifférente. Peut-être lui avait-il tapé dans l’œil. Ou ils étaient déjà amants et finalisaient leur relation en parlant du futur. À moins qu’ils ne se soient chamaillés cordialement. Peut-être que c’était le coup d’un soir, et que des sentiments insoupçonnés firent irruption sans prévenir. Ou alors Arric délirait totalement et ils étaient juste frère et sœur. De l’inceste ? À voir. En tout cas, les deux bruns, quant à eux, discutaient avec les jolies blondes. Pareil à des jumeaux, chaque paire prenait connaissance l’une de l’autre, et c’était apparemment bien parti pour que les duos s’entendent au poil. Mais s’écoutaient-ils ou s’ignoraient-ils ? Est-ce qu’une impression de supériorité apparaissait chez l’une des paires de jumeaux ? Ou ce délire-ci allait-il justement plus loin que le précédent en incluant une histoire de clones, perdus de vue depuis des années et qui se sont finalement retrouvés ce soir ? Le suspens arrivait à son comble, mais Arric se tourna vers un second groupe, qui attira son attention.

Cinq hommes à l’étage, près du bord. Ils étaient presque tous quadragénaire, à en juger par leurs faciès et les rides encore non apparues sur leurs visages. Ils fumaient tous, mais à des degrés plus ou moins importants, et chacun avec un objet différent. Le premier, avec un chapeau, fumait à la pipe. Sculptée dans un matériau blanc, peut-être de l’os animal, il espaçait ses tirages et semblait en savourer l’odeur. Le second, moustachu, utilisait une cigarette. Son comportement maladroit laissait penser qu’il s’agissait d’un débutant en la matière. Le troisième, un monocle à l’œil gauche, usait d’un gros cigare. Arric ne trouvait pas cela très compatible, et aurait préférée voir l’homme au chapeau avec le cirage, et celui au monocle avec la pipe. Le quatrième, barbu, créait des ronds d’eau grâce à un jouet à bulles. Il gardait certainement le réflexe de fumer, mais s’infligeait peut-être une cure de désintoxication. Et le cinquième, portant une chemise à carreaux, apaisait son stress avec une chicha portative et discrète. Il siphonnait des taffes de brume verdâtre mais qui l’amenaient vers des paradis artificiels, vu son regard. Est-ce que l’on espionnait ces hommes ? Transmettaient-ils leurs informations par signaux de fumée ? Changeaient-ils de contenus à chaque entrevue ? S’échangeaient-ils entre eux leurs moyens de fumer ? S’agissait-il d’un cercle restreint de chefs et de lieutenants d’une pègre proposant de la drogue illicite ? En fournissaient-ils illégalement à d’obscurs clans secrets, aux noirs desseins et d’origines douteuses ? Ces extravagances de l’esprit d’Arric excitaient et effrayaient à la fois la demoiselle, jusqu’à ce que …

… Ses pensées soient interrompues par l’arrivée d’une personne dans la taverne. Aux premiers abords, c’était un homme, car plat de poitrine. Ou alors c’était une grande femme avec une planche à pain à la place des seins. Fluet, on aurait dit une brindille qui se serait cassée en soufflant dessus. Une tenue discrète, des cheveux gris, le bas du visage masqué et des yeux vigilants ressortaient de la silhouette. Il était armé, et savait sûrement se servir de son arsenal personnel. Arric le comparait à un ninja, ou un assassin, qui n’avait pas peur de se montrer au grand jour, car assurément craint par la populace qui ne s’opposait à lui en aucune façon, par peur ou par respect envers cet homme maniant l’art de la mort, tel un héraut de la Faucheuse doué comme personne dans sa façon d’ôter la vie des gens désignés, qui rejoignaient leur vieille amie encapuchonnée lorsque l’heure était venue pour eux de quitter ce monde. Cependant, ce à quoi ne s’attendaient pas Arric se présenta sous la forme d’un manque de vigilance du spadassin, qui n’avait pas remarqué la chaise proche de la porte d’entrée et qui dépassait sur le côté. Il n’allait tout de même pas … ? Non, inconcevable pour Arric, qui oscillait entre le rire ou les sanglots.


L’homme allait-il tomber ? Si oui, qui gagnerait entre la chaise et lui ?


Dernière édition par Arric Jesmetine le Jeu 8 Juin - 21:17, édité 1 fois
Russell Maxwell
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Dim 28 Mai - 19:44
“ Une taverne ! „

Pv.


Crocus, une grande ville, une grande caserne, de nombreux habitants, de nombreux ragots et rumeurs circulants à longueur de journée. Sans doute, un bon endroit où récolter des informations. Même si le risque d’être pris n’était tout de même pas négligeable. Heureusement, ma tête n’était pas du tout connue. Enfin, elle ne l’était sans doute pas, mais se balader dans un tel accoutrement ne devait pas passer inaperçu non plus. Mais qu’importe, j’avais décidé de venir récolter des informations et c’est ce que je ferai.

La nuit était tombée, et quand la nuit tombe : tout le monde sait que les meilleurs endroits où trouver du monde . . . . ce sont les tavernes ! D’un pas décidé, je me dirigeais donc vers la plus proche. Malheureusement, celle-ci était presque vide. Je tentais tout de même une approche en me présentant au comptoir. Même s’il n’y avait personne, une petite chope ne pouvait pas faire de mal, si ? Eh bien, je pouvais dire que la boisson était vraiment bonne ! La preuve est que plusieurs chopes passèrent dans mon gosier qui ne cessait d’en redemander. Avant de me rappeler le pourquoi du comment de ma venue. Malheureusement, aucune information intéressante en vue.

Je décidais donc d’essayer une autre taverne. Et rebelote. Peut-être l’heure n’était-elle pas encore propice à rassembler tout ce monde ? Après tout, la soirée ne faisait que commencer. J’arrivais désormais dans ma troisième taverne, après une minutieuse recherche, pour ne pas dire simplement une observation de loin, celle-ci semblait abritée une bonne ambiance et du monde. Je remettais mes vêtements en ordre, me raclais la gorge, et essayais de marcher le plus droit possible. La porte massive s’ouvrit, laissant entrevoir un gros rassemblement de personnes en son centre. Au moins, la « bonne » humeur était présente.

J’entrepris mon entrée, mais, je ne l’imaginais pas du tout comme cela. En effet, un piège se tenait sur ma route ! Une chaise mal positionnée juste à côté de l’entrée tendait son pied pour me faire tomber ! J’en étais sûr ! J’avais vu son regard mauvais et oups . . .

*La poisse . . .*

Le piège n’avait pu être déjoué. Mon pied et le sien s’entrechoquèrent, tombant ainsi en avant. Poussant un homme devant moi, qui poussait un autre et encore un autre. Un joli domino si je n’en avais pas été le déclencheur. Sans oublier toutes ces boissons qui volèrent dans tous les sens, éclaboussant au passage presque toutes les tables proches du comptoir et par chance, évitant de perturber le groupement au centre.

Je me relevais avec difficulté sans vraiment savoir ce qui m’attendait. Mais pris d’une certaine peur de représailles, je décidais de prendre la parole et de leur dire que je leur payais la soirée. Avant de soupirer. Je me tournais ensuite vers le comptoir pour payer de nouvelles boissons à tous ces malheureux. Puis, empoignait ma commande avant de me diriger vers une table pas trop peuplée. Mon choix se tourna donc vers une table où une petite . . . où une femme presque totalement sans vêtement se trouvait . . . De plus, je pouvais nettement voir, qu’elle avait fait les frais de l’effet domino. Je m’approchais de ladite personne.

« Pardonnez mon effroyable et épouvantable chute qui vous a aspergé de boissons pour le moins alcoolisées. Permettez-moi de vous payer la tournée et votre note dans cet établissement ainsi que ce modeste bout de tissu pour vous sécher. »

Je n’espérais pas vraiment une quelconque réponse. Mais je tenais quand même à racheter mes fautes. Et puis, pour le moment, aucun crochet du droit ou du gauche n’avait été envoyé à ma rencontre. Je m’en sortais pas mal non ? Mais une grosse question me tourmentait tout de même. N’avait-elle rien d’autre à se mettre sur le dos ? Je décidais donc de lui tendre mon manteau. C’est que je ne voulais pas que cette personne attrape froid, n'est-ce pas ? Mais plus que tout, qu'elle couvre au moins son buste. Quelle idée de se trimbaler dans un tel lieu ainsi vêtu.

Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Sam 8 Juil - 11:00

MERCI, MALADRESSE !



Quel comble pour Arric : être arrosée sans s’arroser.

Et dire que la Mage des Glaces souhaitait juste remplir son ventre d’un alcool doux, dont les agréables sensations parcourant son corps auraient détendu ses muscles, ses organes et son cerveau. Elle n’était pas pompette, un verre de liqueur légère ne permettant pas d’atteindre ce stade. Mais l’épéiste se sentait décontractée, depuis déjà plusieurs dizaines de minutes suite à son éloignement de l’autre groupe, avec lequel Arric s’était précédemment retrouvée. Et son imagination fleurissait sous la brume du bien-être, d’où les histoires internes inventées par son esprit vis-à-vis d’autres clients de la taverne. La bretteuse se laissait portée par ces récits improvisés, qui changeaient ou croissaient, au rythme des affabulations de la demoiselle. Des images s’imprimaient également dans son inconscient, alors que la jeune femme observait le "ninja" qui venait de rentrer dans l’établissement. D’où venait-il ? Quel fut son trajet initial avant d’entrer ici ? Possédait-il un prénom imprononçable, comme dans les histoires folkloriques ? Son arme était-elle un instrument de mort volé, ou légué de génération en génération ? L’avait-il gagné dans une épreuve, à la fois difficile et prestigieuse ? Portait-elle un nom spécifique ? Les habits qu’il revêtait le désignait-il comme étant en mission secrète, ou était-ce sa tenue de civil ? Était-il recherché ? Sa cavale s’arrêterait-elle un jour ? Mourait-il pendu, brûlé, ou debout tel un guerrier en combat face à d’innombrables opposants ? À moins que cela n’arrive dans un duel épique ? La Ice Makeuse espérait qu’il ne décéderait pas de façon ridicule ou absurde. Ce serait épouvantable ! Mais elle se ravisa vite en comprenant, aussi, que penser à la mort de quelqu’un n’était pas vraiment réjouissant à la base. Et ce pour n’importe qui, que ce soit un animal vieillissant, un objet usé, un ami de longue date ou un ennemi juré. Alors, en même temps que le brouillard épais dans son esprit se fit plus ténu, les soudaines idées noires qui étaient apparues furent dissoutes au sein même de ce voile de relâchement.

La bière d’un inconnu, attablé au bar, vola jusqu’à Arric. La chope décolla, non pas gracieusement à la manière d’un oiseau, mais plus comme une pierre qu’on lancerait au loin avec un maximum de force. Sauf que cette personne ne l’avait volontairement pas balancée, et comptait bien boire son contenu jusqu’à la dernière goutte. Mais ce fut impossible, car son voisin le bouscula accidentellement et renversa sa boisson, et ce même voisin fut percuté par un autre, et ainsi de suite. Presque dix individus constituant une chaîne humaine, assis les uns à côté des autres au bar, se retrouvèrent séparés de leurs grands gobelets, et leurs alcools se déversèrent à l’extérieur des récipients, gâchant le plaisir des buveurs. Le ballet du pot en l’air sembla se dérouler au ralenti sous les yeux d’Arric, et s’il venait de l’atteindre, elle ne devait sûrement pas s’en rendre compte, trop absorbée par cette danse. Aussi souple qu’un caillou, la chope restait droite, fière, hautaine d’avoir été élevée si haute sous l’expulsion de bras du client qui l’avait commandé pour la consommer. Seule, isolée de ses "sœurs", rangées aux étagères ou nettoyées par le gérant de l’établissement, la chope volante aurait presque pu sourire et parler à la demoiselle, qui aurait affiché le même en retour et qui se serait dit que c’est super qu’une chope parle. La Mage des Glaces aurait également pensée que son imagination lui jouait des tours, et que la folie s’emparait d’elle depuis plusieurs secondes. Ou alors que cette eau-de-vie était plus forte que prévu. Toutefois, la chope ne s’exprima pas, et aucun visage ne s’imprima sur un des côtés de ce récipient. La bretteuse en fut rassurée, car en y réfléchissant, cela aurait pu être très flippant. Arric regarda ce pot chuter lentement, le temps toujours ralenti pour elle sans que ce soit vraiment le cas, sauf dans son propre esprit embué. Personne ne la voyait observer bêtement cette chope, et c’était tellement ridicule que l’ennui aurait rapidement gagné l’assemblée environnante. Ou l’exaspération aurait pris le dessus. Et le "désastre" arriva finalement lorsque la duelliste fut aspergée, sentant la boisson tremper sa tenue et la faisant sortir de sa bulle d’imagination. Arric était peut-être mouillée depuis un moment, mais elle ne le remarqua que maintenant. Elle perdit son sourire et laissa place à un visage perplexe, comprenant que sa situation actuelle était quelque peu compliquée.

La bretteuse était imbibée de liqueur, qui coulait sur sa peau et qui pénétrait ses vêtements, alourdis par l’absorption de la boisson. Son visage n’y avait pas échappé, et perlait de gouttes couleur ambrée, si propre aux alcools travaillés par leurs créateurs, et distillés autant de fois que leurs saveurs l’exigent. Mais là, il s’agissait d’un gâchis, d’un gros gâchis même. Apparemment, le "ninja", cible de la terrible machination d’une chaise proche de la porte, s’était emmêlé le pied de chair avec celui de bois, et s’était vautré par terre, avant de vite se relever, s’excuser, et de payer une nouvelle tournée générale aux victimes de sa maladresse. Ce vil piège avait même entraîné la douche imprévue de la demoiselle, et heureusement qu’Arric n’était pas intégralement humide. Seul son visage, son haut du corps et ses côtés du manteau avaient souffert de cet arrosage inopiné. Elle s’en remettrait, et n’allait pas mourir de ce genre de bévue. Mais ce n’était certainement pas plaisant de se retrouver trempé, que cela soit par la pluie, la glace, l’alcool, ou des liquides plus ou moins nocifs. Certains attaquaient les fibres des tissus, quelques-uns salissaient à vie des vêtements sans que ce soit facile ou possible d’enlever les tâches, et d’autres rongeaient carrément les habits à la façon d’un acide ! Mais ce ne fut pas un problème urgent pour le moment, la jeune femme préférant se concentrer sur l’instant présent et organiser ses idées, auparavant faiblement floutées par les enivrants effets de l’alcool. En résumé ; le "ninja" était entré, avait accroché le pied d’une chaise et basculé en avant, bousculant un client, qui en percuta un autre et ainsi de suite, créant une réaction en chaîne qui avait amené au décollage d’une pinte, qu’Arric avait observé sans savoir que son contenu atterrirait sur elle, et tout cela s’était soldé par les excuses de ce "ninja" qui venait de tendre son manteau, peut-être pour se rattraper au sujet de sa faute indélibérée. Afin de paraître un minimum présentable, l’épéiste s’essuya le visage d’un revers de la main et lui sourit aimablement.


- J’accepte vos excuses, brave homme, et je vous remercie pour le paiement de la tournée, mais je n’en aurais pas besoin, étant donné que je ne compte pas boire excessivement, contrairement à eux, qui sont là-bas.

Elle venait de pointer, discrètement, le groupe animé que constituait Nora et sa bande.

- Merci encore pour le manteau, et j’aimerais que… vous me teniez compagnie, si vous êtes libre et si ça ne vous dérange pas, bien entendu ~

Bien sûr qu’Arric rendrait le manteau à son propriétaire, elle ne comptait pas le garder. En revanche, elle se débarrassa préalablement de la boisson ayant aspergé son corps et son pardessus, et enfila celui de l’homme habilement en se protégeant la poitrine avec son épais imperméable mouillé, avant de revêtir celui du "ninja", mettant le sien, qui était trempé, sur une chaise adjacente. Puis elle se risqua à prendre un peu de temps pour admirer le visage du nouvel arrivant. Avec le recul, des choses devaient être modifiées. Tout d’abord, ses cheveux n’étaient pas gris, mais noirs, un défaut de lumière ou de lucidité sous alcool ayant erroné la vision d’Arric sur le moment. Et avec cela, ils étaient un peu longs. Une touffe obscure, comparé à la toison argentée d’Arric. Puis, il était grand. Même debout, Arric ne le dépasserait pas, peut-être jamais. Il détenait quasiment une bonne tête de plus qu’elle. Ensuite, ses yeux étaient d’une couleur rouge sanguine, contrastant avec le mauve terne de ceux de la Ice Makeuse. Arric croyait y décerner un peu de violence. Mais son esprit devait probablement la faire divaguer. En tout cas, malgré cette supposée fureur, ce regard possédait une part de beauté dans cette teinte écarlate. Et c’était autant fascinant qu’effrayant. Arric espérait qu’il ne se transformerait pas en bête sauvage, bien que ce soit peu probable qu’une telle chose arrive. Mais elle ne négligeait pas cette possibilité. Le reste de la figurine du "ninja" demeurait caché sous un masque, ou une écharpe, c’était difficile à dire. Après l’observation, l’esprit d’Arric se remit à fourmiller de questions qui demandaient des réponses : était-il seul à Crocus ? Habitait-il dans la ville ? Avait-il sa propre maison, ou vivait-il en colocation ? Faisait-il parti d’une Guilde ? Si oui, laquelle ? Une Officielle ? Une Noire ? Une nouvelle et inédite ? Était-il un Mage ? Ou bien un Chevalier Runique ? À moins qu’il soit un Mercenaire ? Un traître ? Un prisonnier politique traqué par les autorités ? Un assassin spécialisé dans des domaines mortels ? Un clochard bien habillé et correctement armé ? Mais la Mage des Glaces imposa une pause à cela et prit la parole une nouvelle fois, en commençant par une requête simple censée instaurer la sympathie et montrer un minimum de courtoisie à l'égard d'autrui.

- Pardon au fait, j’en oublie les bonnes manières après tout ce qui vient de se dérouler, dis donc. Je m’appelle Arric Jesmetine. Et vous, monsieur ? ~

C’était la moindre des choses pour entamer une discussion. Si tant est qu’une discussion prolongée ait lieu. En tout cas, la bretteuse fit bien de ne rien parier du tout, et encore moins des Jewels, sur un des gagnants, entre ce "ninja" guignard et la chaise maléfique.

Car cette dernière avait triomphé sur le spadassin.

Russell Maxwell
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Dim 6 Aoû - 15:20
“ Manger ? „

Pv.


De toute évidence, la chance me souriait. L’annonce de la tournée, avait permis de contenir tout débordement. De plus, la jeune femme ne semblait pas vouloir ma peau et acceptait mon manteau. Tout en m’invitant à lui tenir compagnie. J’acceptais donc son offre et prenais donc place. Elle ne manqua pas, par la même occasion, de me pointer du doigt d’autres fêtards derrière moi qui : semblaient bien partis pour rentrer à quatre pattes à ce rythme. Je remerciais ma malchance, de ne pas avoir aspergé ces gens-là. Ils ne semblaient pas aussi coopératifs que les autres, même si je doutais tout de même qu’un combat eu éclaté dans le cas contraire. Après tout, nous étions là pour boire, et non pas pour se recevoir des coups . . . Non ?

Les présentations commencèrent alors. Mon interlocutrice se nommait Arric Jesmetine.

« Nul besoin d’être désolé pour cela ! Après tout, je suis l’individu venu, vous parler sans se présenter. Je me nomme Russell Maxwell, mage itinérant »

J’épargnais, le fait que j’étais mage de Crime Sorcière. Imaginez, dire appartenir à une guilde que beaucoup ne portent pas à cœur, dans une ville comme celle-ci ! Ce serait purement du suicide . . . ou alors une provocation. Je ne sais pour quelle raison, mais je m’imaginais une scène : où des mages noirs se baladaient en pleine ville. Criant leur nom et appartenance, au monde entier, en détruisant tout sur leur passage. Juste avant de se demander « Mais, pourquoi on fait ça ? » et tourner ensuite les talons avant de repartir d’où ils étaient venus.

Mon imagination, sans doute portée par les quelques verres précédemment bus, réagissait bien étrangement. Pourquoi pensais-je à cela en premier lieu ? Je revenais à la réalité, non pas sans boire un coup en même temps. M’obligeant alors à retirer ce qui couvrait le bas de mon visage. Vous avez déjà réussi à boire, avec quelque chose couvrant votre bouche ? Moi non.

« Si cela ne vous paraît pas indiscret : Quelle est la raison de votre présence en un bar si rempli et avec une si grande ambiance ? Ambiance, atteignant même les rues et quartiers adjacents ? »

J’attrapais un autre verre et lui tendais.

« Pour ma part, je suis venu prendre un peu de bon temps et qui sait, entendre quelques nouvelles et histoires fort bien intéressantes. Rien de mieux, pour cela, qu’une taverne à bonne ambiance et aux rires qui s’en échappent. »

Je commandais à manger. C’est qu’il faut éponger ce que l’on boit, sinon c’est la tête à l’envers à coup sûr ! Je me retournais vers ma nouvelle amie de table.

« Vous prendriez bien quelque chose non ? »

Je ne savais pas trop à quoi j’allais avoir affaire. Peut-être que dans ce petit corps, se tenait un ogre capable d’avaler n’importe quelle quantité de nourriture ? Ou alors une personne avec des goûts particuliers ? Se refusant de manger n’importe quoi ? On arrive à déterminer certaines choses sur de quelconques personnes, en regardant ce qu'elles mangent. Mais, de toute évidence, je me posais beaucoup trop de questions sans réelles raisons ni buts. Il ne me restait désormais plus, qu'à attendre que les plats arrivent pour continuer à festoyer comme le faisait la majorité des personnes ici présentes. Le Tavernier allait faire de merveilleux bénéfices ce soir. A moins qu’il ne soit obligé de fermer ? Faute de réserves en stock ?

Arric Jesmetine
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MessageSujet: Re: Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]   Mar 12 Sep - 14:08

TOURNÉE ET VIRÉE.


Russell Maxwell. Un prénom et un nom de famille charmants.


Rien que l’écoute de cette identité permettait à la Ice Makeuse de voyager. Eh oui, de simples paroles pouvaient transporter quelqu’un via son imagination. Et pour le coup, Arric débordait d’imagination. Il ne fallut pas longtemps à la demoiselle pour imprégner son esprit des paroles de ce jeune homme, afin de commencer un périple vers les plaines des songes éveillés. C’était comme rêver, mais sans dormir ni se droguer. Et avec les yeux ouverts, en plus d’afficher, parfois, un sourire béat et stupide en prime. En tout cas, l’errance interne de l’épéiste débuta par la première partie du prénom et du nom de famille de son interlocuteur, à savoir le "Russ" et le "Max". Pour la Mage de Glace, le "Russ" ressemblait aux frottements d’une lame sur une pierre à aiguiser, ou alors deux silex raclés l’un contre l’autre. Brusque et violent, ce "Russ" partait comme un coup de poing asséné pour faire mal. Comparé au "Max", qui compensait son manque d’agressivité par une prononciation soudaine, tel un rapide coup de feu direct. Quant à la seconde partie du prénom et du nom de famille de cet interlocuteur, le "ell" et le "well", elle correspondrait plutôt bien au courant d’un fleuve qui coulerait tranquillement. Douceur et sérénité s’en dégageait, et il était clair que le "ell" et le "well" tranchaient véritablement avec le "Russ" et le "Max". De surcroît, s’il fallait insister sur les détails, différencier le "ell" et le "well" amènerait à considérer le "w" comme important, car il allongeait le plaisir de prononciation de cette syllabe doucereuse. Sentir le roulement de sa propre langue emplir sa bouche ravissait Arric. Il n’y avait rien d’obscène là-dedans et de toute façon, elle ne roulait pas sa langue devant le "ninja". La bretteuse s’imaginait juste ce geste. En revanche, ce qui s’avérait vrai selon la Ice Makeuse, c’était le fait que rouler la langue restait une sensation beaucoup plus agréable que de crisser des dents, ou siffler, en exprimant des syllabes rustres. Sans forcément y être phobique, la duelliste n’appréciait pas trop de se voir endosser l’apparence d’un serpent, un animal certes intelligent, mais aussi vicieux et sournois, dans l’inconscient collectif global. Elle en préférait un autre.

Lorsque Russell exprima son vif intérêt quant à la présence d’Arric dans cet endroit, la demoiselle prit le temps de réfléchir un moment, en concluant finalement qu’elle n’avait effectivement pas encore eu de raison personnelle d’entrer dans ce bar, de se mêler à la fête puis de boire un verre. Les raisons se bousculaient, justement, au portillon de son esprit pour que chacune d’elle passe en priorité devant toute les autres, avec la difficulté supplémentaire de l’alcool qui faisait office de vigile devant la porte, empêchant du même coup une décision rapide et claire, matraquant les raisons les unes après les autres sans réelle motivation, à part peut-être pour mettre gratuitement des bâtons dans les roues vis-à-vis de la réflexion entamée par la Ice Makeuse. Peut-on imaginer une brume plaisante, portant un gourdin et un casque marqué du symbole des forces de l’ordre, gueulant à tire-larigot que la foule recule ? Oui. En tout cas, c’est ce que la bretteuse faisait. Cela donnait un côté comique à cette scène extraordinaire. Mais que pourrait-elle bien dire au Mage itinérant, qui ne soit ni trop gros pour qu’on ne la traite pas de menteuse, ni trop nul pour ne pas paraître ennuyeuse, ou très simple afin qu’on ne la qualifie pas de débile, ni trop compliqué au point qu’on la prenne pour une folle. La décision devait être rapidement prise, ou il faudrait craindre l’impatience de Russell. Le tourniquet tournait à vive allure dans la tête de l’épéiste, et elle craignait que les idées s’amusant dessus ne tombent et dégringolent dans son cerveau. Était-elle là pour assister à un séminaire quelconque ? Emprunter un bouquin n’existant qu’à Crocus ? Chasser des Mages noirs sévissant dans cette grande ville ? Admirer les paysages urbains de la cité ? Se procurer un animal de compagnie ? Acquérir une tenue affriolante qui excite la gente masculine ? Marcher le plus loin possible et de servir de Crocus comme étape de repos ? Compléter une collection d’insectes de Fiore ? Emporter une nouvelle arme exotique ? Assimiler une connaissance unique ? Entendre un scoop inédit ? Vérifier une rumeur stupide ? Acheter une paire de boules turquoise connectées ensemble et qui font de l’électricité ? Hein ? Quoi ?! Que foutait cette raison ici, bon sang ! Sans doute la réminiscence d'une histoire d'un livre pour enfant.

Arric remarquait également que toutes ces raisons, qui patientaient en ligne dans une file d’attente imaginaire, pouvaient se rapporter aussi à ce "ninja" qui discutait avec la demoiselle. Et au vu de la réponse du jeune homme, il ne s’avérait pas complexe d’harmoniser ces idées avec ces objectifs. Il venait de dire qu’écouter des récits, profiter de l’ambiance, ou récolter des informations, constituaient de bonnes occasions d’être venu dans cette taverne, malgré son incident diplomatique avec la chaise, qui devait sûrement être encore hilare de sa chute. Encore eut-il fallu que la chaise puisse s’animer. En tout cas, l’étincelle mit le feu aux poudres des barils d’imagination de la guerrière, qui explosèrent et produisirent chez elle un excès de fantasmes inconscients non réprimables, ce qui l’enjouait beaucoup. Peut-être un peu trop. Mais bon, si la fiesta se passe dans la tête des gens, personne ne dit rien. Et puis, seuls les individus pouvant sonder les esprits sauraient de quoi il retourne dans l’inconscient d’Arric. Elle tenta de transposer ses élucubrations du côté de Russell, en parvenant même à trouver d’originales situations. Peut-être qu’une vision du destin l’avait poussé à les réunir ici, et qu’il parlerait de cela plus tard, à un moment plus approprié. Ou alors il se trouvait là par amour, à la recherche de sa bien-aimée, comptant sur un dîner romantique avec des rires et des sourires, avant qu’ils n’aillent dans une chambre pour dormir ensemble et se lever à deux au petit matin. À moins qu’il ne recherchât un maître aux capacités martiales impressionnantes, qui transmettait ses techniques à un apprenti digne de les recevoir. Ou alors, peut-être que ce "ninja" s’était simplement perdu en embarquant à bord du mauvais bateau ou du train qui n’allait pas à la destination prévue, à moins que la cariole ne se soit détournée de son trajet. À moins que tout ce chemin emprunté ne fût que pour venir contempler le panorama de la capitale, autant en dedans qu’en dehors, avec les plaines verdoyantes, les forêts luxuriantes et les montagnes enneigées livrées avec l’observation des yeux. C’est vrai que tout cela valait le coup d’œil, la duelliste ne pouvait pas le nier.

Et pour finir, Russell désirait savoir si Arric mangerait quelque chose. Il est vrai qu’avec l’alcool dans son sang, et l’impossibilité d’avoir pu commander à la table précédente à cause des imbéciles là-bas, ce ne serait pas de refus pour la Ice Makeuse de réclamer un dîner, ici et en meilleure compagnie. Elle parcouru du regard la carte des menus, avec d’alléchantes propositions. Le "ninja" ne conseilla pas l’un d’entre eux en particulier, et ce n’était pas grave. La Mage de Glace se laisserait guider par ses propres envies, qu’elle connaissait assez bien pour s’en sortir seule au niveau d’une sélection de dîner. Parfois, les noms des plats ne lui disaient pas grand-chose, vu que la bretteuse n’était pas férue des mets au point d’en connaître par cœur les ingrédients composants des ensembles divers de nourritures. La carte des menus présentait quelques garnitures aux noms bizarres, mais lyriquement sympathiques, ainsi que des accommodements étranges qui semblaient, cependant, s’assortir avec les plats concernés. Des ornements entouraient des grosses pièces de viandes différentes, tel des couronnes de souverains. Des épices saupoudraient plusieurs groupes d’aliments, et Arric espérait qu’il y en ait des très acides. Pour les sauces, de multiples teintes recouvraient les repas en dégoulinant sur les côtés. C’était beau. Des fruits frais remplissaient des paniers d’osier et des coupes en verre, couplés aux biscuits d’apéritif. Des légumes, soit cuits ou crus, lançaient des couleurs chatoyantes aux visages, illuminant les lecteurs. Les féculents, mariés aux pitances désignées pour collaborer, s’harmonisaient parfaitement avec elles. Les boissons froides, cocktails et autres lunchs, exposaient des couleurs mélangées tellement irréelles. Les boissons chaudes, cafés et thés, emplissaient le corps et le cœur d’une chaleur conviviale et douce. Et les desserts, combinant du blanc et bien d’autres nuances, abritaient un froid des plus réjouissants. En tout cas, c’est ce qu’imaginait Arric, en lorgnant les photos à côtés des plats de la carte du menu. Mais maintenant, il fallait annoncer sa commande au serveur proche. Alors elle répondit du tac-o-tac, non sans s'être fixé sur son repas avant, bien sûr.


- Je prendrais une côte de bœuf avec son coulis de miel et des pommes de terre à la sauce piquante, s’il vous plaît. Je suis certaine que c'est délicieux, je vais me régaler.

Elle sourit au serveur et le remercia d’avance avant qu’il ne parte. Puis elle regarda Russell à nouveau. Arric sortit un truc au pif de sa bouche, pressée par les circonstances et par l’impatience du "ninja".

- Eh bien, comme dirait le dicton, les murs ont des oreilles. Et justement, en parlant de cela, j’enquête, non pas sur des murs ou un dicton, mais au sujet d’une rumeur parlant d’un troupeau parcourant les plaines de Fiore, et qui serait composé… de vitres. Voilà. Un troupeau de vitres. Étincelantes au soleil et transparentes de loin. Peut-être qu’elles migrent vers un autre lieu, ou que c’est la saison des amours pour les vitres ?


Le malaise était présent.

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Une soirée à Crocus [Avec Ryuki Emil & Nora C. Harrods & Arric Jesmetine]

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