Fermer le menu
Ouvrir le menu

Navigation














Partagez | 

 Chacun ses limites [Melodia/Jet]

AuteurMessage
Kalindra Flashman
Lady DollLady Doll

avatar

Messages : 586
Date d'inscription : 23/11/2012
Âge : 23
Guilde : Lamia Scale
Magie / Malédiction / CS : Ningyo no Mahô / Magie des Pantins

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.325
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Connue
MessageSujet: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Mer 5 Fév - 1:54


Chacun ses limites
La recherche

Il faisait noir, si noir. Debout au milieu de nulle part, je ne pouvais même pas distinguer une parcelle de lumière. Soudain, une lumière, ou plutôt une espèce de follow spot, s’alluma sur moi. Je reculais, surprise. Peu à peu, je pus distinguer des ombres parmi la noirceur. Elles étaient aussi nombreuses qu’un champ de fleurs et aussi grandes que des buildings. L’une d’elle, montrant une silhouette plus féminine que les autres, avança. Elle pencha sa tête vers moi, dévoilant son visage. Je la reconnus, il s’agissait de Melodia, cette vipère au cœur de cendres. Elle me scrutait du regard, tel un requin qui savourait sa proie des yeux. Elle avança un bras, voulant m’agripper. Je tentais de crier, mais j’étais muette, rien ne sortait de mon corps maintenant ligoté par les fils sortis de ses doigts de sorcière. Elle me prit de son autre main et m’avança jusqu’au niveau de ses yeux, telle une demoiselle en détresse devant un gorille géant. Ses yeux reflétaient l’essence même du Diable. Un sourire maléfique s’empara de son visage. On aurait dit une dingue. Lentement, elle ouvrit la bouche dans le seul but de m’engloutir. Les larmes se mirent à couler sur mes pauvres joues. J’avais beau me tortiller dans tous les sens, je finis au-dessus de la gueule de cette abominable ogresse. Elle me lâcha, laissant mon pauvre futur cadavre finir au fond de son estomac et…

***

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!


J’ouvris les yeux, encore terrorisée. Ma chambre, ma belle et jolie chambre ! Je n’étais donc pas dans un estomac verdâtre plein de trucs dégoûtants ! Toute en sueur et respirant fortement, je pris Akira dans mes bras pour la serrer le plus fort possible. Ce cauchemar me tuera un jour… Et ce n’était pas le premier en plus. Décidément, cette horrible démone me torturera l’esprit jusqu’à la fin de ma vie… Je me rallongeais, épuisée par ce mauvais rêve… et me mis à pleurer. Plusieurs secondes passèrent et malgré le soleil qui envahissait la pièce, je ne bougeais pas du tout de mon lit. Je restais là une bonne demi-heure, toujours aussi sonnée par cette énième nuit d’épouvante. Je regardais Akira, mon amie du moment. Pourquoi cette femme me faisait cet effet aussi désastreux ? Pourtant, j’avais été confrontée à pire que ça. Il n’y avait qu’à penser à l’évènement sur l’île de la tour du Paradis. Peut-être qu’en fait, elle me faisait plus peur parce que… ce n’était pas un monstre. Les dragons ont été créés pour provoquer l’effroi dans le cœur des humains, mais une simple femme n’a pas été conçue pour être aussi… mauvaise. Toutes ces ténèbres en une seule et unique personne, c’était… anormal. Quoique, en même temps, la normalité n’est… qu’illusion. Ce qui est normal pour l’araignée est le chao pour la mouche et c’était bien vrai. Tout ce que cette femme a fait… et fera, sera pour elle rien d’autre qu’une série d’actions toutes aussi banales les unes que les autres. Bon allez, je devais bien me lever, non ?

***

Assise à une table de la guilde avec un verre de jus d’orange (faut bien commencer la journée, non ?), mon regard observait le vide. J’étais véritablement sonnée, mais cette fois plus que les autres. Je ne savais pas vraiment pourquoi, peut-être parce qu’à force des choses, cette situation devenait de plus en plus insupportable. Déjà dix heures du matin et rien ne pouvait me donner la bonne humeur. Pourtant j’étais de bonne humeur, d’habitude. Mais aujourd’hui, je n’arrivais pas à me sortir de la tête cette femme. Cela faisait déjà bons nombres de mois que la rencontre avait eu lieu. Elle voulait me tuer, et cela pour aucune raison. Pourquoi ? Pourquoi tant de haine chez elle ? Mage d’Oracion Seis égalait mage de la pire espèce qu’on me disait, mais pourtant cette guilde abritait Rei, un homme au cœur bon. Tant de dualité dans une guilde si peu nombreuse. Comment pouvaient bien être les autres, hm ? J’imaginais le pire. Si quelqu’un ne mettait pas un terme aux agissements de cette guilde, notre monde courrait à sa perte ! Je me levais, décidée à arrêter une bonne fois pour toute la cause de mes tourments !

Une fois debout, je me dirigeais vers la sortie de la bâtisse. Juste avant d’atteindre le seuil de la porte, je m’arrêtais nette. Regardant l’extérieur et la nature qui s’y trouvait, je fis un dernier regard derrière moi, vers mes camarades de guilde, chacun occupé à autre chose et ne faisant donc pas attention à moi. Je retournais la tête devant moi et sortis. J’allais devoir m’occuper de cette affaire seule et sans l’aide de personne. Après tout, j’étais devenue assez forte et avais acquis suffisamment d’expérience pour savoir me défendre avec mes propres moyens. Melodia, tu vas y goûter !

***

Allant de villages en villages, j’usais de mes quelques contacts et de mon intuition pour savoir où pouvait se trouver Melodia. C’était difficile de trouver une personne aussi discrète qu’elle, mais les agissements d’un mage noir n’étaient certainement pas quelque chose qui mourrait dans le silence. Un ami à moi m’envoya à un de ses amis qui me renvoya dans un centre pour me renvoyer chez l’amie d’un autre ami et ainsi de suite. Au bout de quelques heures, une légèrement fatigue aux pieds et une énorme faim dans mon bedon, je surpris une discussion des plus intéressantes dans un bar. Les deux hommes parlaient d’un meurtre des plus odieux dans la ville de Laliveron. On racontait que c’était une femme aux cheveux rouges qui avaient été à l’origine du crime. Bingo ! C’était pour l’instant ma seule piste solide de la journée ! Je regardais l’heure dans l’horloge affichée au mur. Déjà cinq heures de l'après-midi. Direction Laliveron ! Après tout, j’adorais prendre la diligence, hihi !



Melodia Shūhebi

avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 19/07/2012
Âge : 22
Guilde : Oracion Seis
Magie / Malédiction / CS : Kimochi no Mahô ~ Magie des Sentiments
Magie / CS Secondaire : Ningyo no Mahô ~ Doll Play Magic

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.875
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Réputée
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Ven 14 Fév - 4:20


Kalindra + Jet
Un meurtre. Beaucoup croient que ce seul mot représente le pire acte qu'un être humain puisse poser au cours de son existence. À mon sens, il s'agit simplement d'enlever la vie de quelqu'un qui ne la méritait pas. Qui peut bien mériter un sort pareil, direz-vous ? Tout le monde. Chaque individu de la société actuelle mérite la mort, parce qu'il participe à ce monde pourri en l'engraissant à longueur de journée. Nombreux sont les menteurs qui jurent à leur femme fidélité alors qu'ils en câlinent une autre en catimini, nombreuses sont les séductrices qui ne vivent que de mensonges, nombreux sont les enfants qui ne prêtent pas leurs jouets par pur égoïsme, car l'humain est une créature égoïste de nature. À combien de vols par jour assiste-on ? Que ce soit un morceau de pain qu'un boulanger n'a pas été assez généreux pour offrir à un affamé, un bijou qu'un homme ne pouvait espérer acheter à son épouse ou une vie. Quand je tue, je vole la vie de quelqu'un. La plupart du temps, ce sont des gens que je ne connais pas. Certains mènent une vie modeste et honnête, d'autres non. Pourtant, je ne fais aucune distinction entre eux. N'est-ce pas cela la justice ? Mettre tout le monde sur le même pied d'égalité, leur offrir les mêmes droits et libertés, les imaginer comme ils sont réellement, puériles et orgueilleux ?

Enfin, le fait est que je venais de réduire à néant les espoirs d'un jeune garçon qui voulait devenir cuisinier. Ce rêve qu'il cultivait tous les jours en s'entraînant dans sa maison vide... si vide qu'il l'était devenu lui-même et que ce rêve avait pris des tournures pour le moins dramatiques. Toute sa famille avait péri il y avait à peine quelques mois suite à une tragédie survenue à Hosenka. Le père, la mère et la cadette étaient partis en voyage dans la ville où les sources chaudes leur permettraient de se relaxer un peu. Il devait les y retrouver là-bas, n'ayant pas pu les suivre puisqu'il avait un cours de cuisine avec un maître. Sauf que tout ce qu'il retrouva ne fut que sang et cadavres. Il avait juré faire payer aux malfrats ses actes, préparant ainsi une concoction nutritive et mortelle. Il aurait bien réussi à tuer quelques personnes en servant ce délicieux coulis de fraise, s'il ne m'avait pas croisé sur le chemin du retour. Le manque de présence humaine lui faisait un tel effet qu'il n'avait pas hésité à m'inviter chez lui lorsqu'il avait remarqué que j'étais une touriste de passage à Laliveron.

Dommage. Il avait failli m'avoir. J'aurais vraiment adoré voir son regard étinceler de malveillance en me contemplant mourir, cependant il n'y avait personne sur terre pour me leurrer. Celle qu'il avait voulu tuer l'avait tué. Bien sûr, j'y avais été en douceur. Il avait souffert un bon moment pour avoir osé s'en prendre à un général d'Oracion Séis. J'avais cru qu'au sein de cette petite ville écartée, j'aurais eu la chance de respirer un peu, mais il fallait croire que j'avais eu tord de retirer le capuchon de ma cape de sorcière. Mes cheveux et mon visage n'avaient pas été nouveaux pour celui qui surveillait activement l'activité de la guilde noire dont je faisais partie. Heureusement qu'il avait opté pour se venger en solo plutôt que d'avertir les autorités. La haine consumait bien au-delà du coeur, ce garçon en avait été la preuve vivante. Il m'avait aisément reconnu et servi d'appétissants repas avec pour dessert une coupe de fruits accompagnée de crème et de coulis de fraises. Je serais morte si j'avais été celle qui y avait goûté la première. Or, je me baladais maintenant gaiement à travers les rues, laissant l'air fouetter mon visage et me procurer une sensation vivifiante. J'adorais tuer ! Paix au pauvre cadavre éventré qui reposait déjà dans une tombe à l'heure qu'il était. Il avait bien aimé son coulis de fraises, tout compte fait. Cela avait été une belle réussite, son truc !

J'avais évidemment peint une jolie rose rouge sur le sol avec ledit coulis de fraises mortel. Un rouge éclatant représentait bien ma personne, aussi sanglante et suave que la fleur rougeâtre que l'on offrait en guise d'amour à l'être désiré. Qui de mieux que la fabuleuse Athéna pour réaliser une mise en scène si parfaite ? J'espérais que les habitants comprennent mon subtile message et qu'ils prennent peur. C'est grâce à la peur que l'on apporte le chaos. Même si les idéaux de ma guilde étaient plus ou moins clairs pour l'instant, les miens restaient fidèles à ceux que j'avais au tout début de mon aventure. Pour me féliciter d'avoir repris en quelque sorte du service suite aux évènements survenus au Domus Flau, je décidai d'aller m'asseoir sur la terrasse d'un restaurant. Les lunettes fumées qui cachaient mes yeux m'allouaient une certaine discrétion, car les passants ne me reconnaissaient pas. Pour le moment tout du moins. J'en profitai donc pour siroter un petit cocktail tout en baladant mon regard sur la rue peu achalandée. Cachée des rayons du soleil par un joli parasol mauve et blanc, je jouai un peu avec le tissu de mon ensemble fétiche pour passer le temps. Je me serais bien mise à analyser les passants, mais ils étaient tous d'un ennui mortel.

Tiens. À moins que cette petite fleur orange n'égaie mon après-midi.

Jet Hyle
Admin / MagnétoAdmin / Magnéto

avatar

Messages : 622
Date d'inscription : 20/05/2013
Âge : 27
Guilde : Lamia Scale
Magie / Malédiction / CS : Jiki no Mahô / Magie du magnétisme

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 5.295
Statut: Mage de Rang S
Renommée : Mage Célèbre
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Ven 7 Mar - 15:04
Je me trouvais dans la sale principale de la guilde, un peu à l’écart des autres, mais pas autant que d’habitude. J’avais en effet décidé d’essayer de me sociabiliser un peu. Cependant, je n’étais pas très à l’aise, c’est pourquoi, je me contentais pour l’instant d’écouter les conversations, attendant une occasion de me joindre à la discussion. Mais pour être honnête, cette chance ne s’était pas encore présentée. Et mes efforts restaient donc vains pour l’instant.

Peu après, Kalindra descendit dans la salle et prit un verre avant de s’installer à une table, seule. Sans s’adresser à personne et le regard vide. Il y avait quelque-chose qui n’allait pas. Elle ne se départissait habituellement jamais de sa bonne humeur. Et pourtant, là, elle agissait comme… Comme moi. Cependant, je ne lui avais plus adressé la parole depuis que j’avais décliné son offre de rejoindre l’équipe qu’elle allait former avec Yuki, et donc, je n’osais pas aller lui demander ce qui la perturbait. Pourtant, je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter à son sujet. Elle se leva et se dirigea vers la sortie, et bien que je faisais semblant de regarder le fond de mon verre, du coin de l’œil, je ne la perdais pas de vue. Une fois arrivée à la porte, Kalindra se retourna et nous regarda tous un long moment, comme si c’était la dernière fois qu’elle nous voyait. Elle avait l’air déterminée, déterminée à faire une connerie… Je la laissai donc sortir tranquillement avant de me lever à mon tour. Pas question que je la laisse faire n’importe quoi et se mettre en danger. J’allais la suivre discrètement pour ne pas me faire remarquer et veiller à ce qu’il ne lui arrive rien de grave.

Après un certain temps passé à vagabonder et à poser des questions, il était devenu évident que ma camarade recherchait quelque-chose. Ou quelqu’un. Mais à la distance à laquelle je me tenais, je ne pouvais pas entendre de qui ou de quoi il s’agissait. Néanmoins, quand elle pris la diligence pour Laliveron, je compris qu’elle l’avait trouvé. Mais comment la suivre sans me faire repérer ? Si je prenais le même véhicule qu’elle, elle ne pourrait pas me rater. Et si j’embarquais dans le suivant, je la laisserais seule trop longtemps et je risquais d’arriver trop tard. Finalement, je trouvais la solution : pour épargner aux passagers les rigueurs du désert, la diligence était fermée. Je débarquai donc à la dernière minute et demandai à faire le trajet assis à l’extérieur, aux côtés du conducteur. Celui-ci fut surpris de me voir réclamer cette place plutôt que d’être confortablement assis à l’intérieur, mais il accepta sans plus discuter lorsque je lui glissai un billet.

Le voyage fut long et pénible, mais je le supportai sans mot dire et descendis aussitôt que nous eûmes franchi les remparts pour pouvoir m’embusquer et reprendre ma filature. Si l’objet de ses soucis se trouvait dans la cité, elle le trouverait probablement, et je déciderais alors si je devais intervenir ou pas.

_________________

Kalindra Flashman
Lady DollLady Doll

avatar

Messages : 586
Date d'inscription : 23/11/2012
Âge : 23
Guilde : Lamia Scale
Magie / Malédiction / CS : Ningyo no Mahô / Magie des Pantins

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.325
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Connue
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Ven 14 Mar - 2:22


Chacun ses limites
Moment déclencheur

En route vers Laliveron, je me mis à penser à ce que je m’apprêtais à faire. Peut-être que cela était totalement idiot de ma part. Après tout, se mesurer à un des six généraux d’Oracion Seis, une des guildes noires les plus dangereuses du royaume, n’était pas une mince affaire. Cependant, je savais que si je ne le faisais pas, cette personne allait hanter mes esprits pour toujours. Je devais mettre fin à tout ça, peut-être pas la fin heureuse, mais il fallait boucler la boucle, comme on dit. Cela faisait maintenant plusieurs mois depuis notre première rencontre. Cette femme que j’avais voulu aider par bonté et qui s’est retournée contre moi, qui s’est jouée de moi comme si j’étais une gamine sans défense ! Certes, je l’étais à ce moment-là. Je faisais partie de ceux qui avaient besoin d’être protégés. Mais cette fois, ça allait être différent ! Peut-être que je ne verrai pas le Soleil se coucher cette nuit, mais j’aurai au moins fait ce que je me devais d’accomplir. Cette Melodia était un être perfide et sans âme, je devais au moins essayer de mettre un terme à ses agissements… Oh ! On arrive !

Je débarquais donc de la diligence non sans remercier celui qui m’avait amené jusqu’ici. Je regardais devant moi l’entrée de la ville. En tant normal, j’aurais été enthousiaste à l’idée de retourner ici. Après tout, c’était dans une boutique de cette ville que j’avais reçu mon arme, Akira. Cependant, le temps n’était pas à la nostalgie. D’un air déterminé, j’avançais à pas régulier, traînant mes pieds nus sur le sable chaud. Ça, c’était quelque chose dont je ne me lasserai jamais ! Parcourant la ville dans ses moindres retranchements, je me demandais comment j’allais faire pour retrouver une criminelle dans un tel endroit. Après tout, cela m’étonnerait qu’une mage noire hautement recherchée se pavane dans les rues comme un homosexuel durant le festival de la fierté gay d’Crocus… Soudain, j’eus une idée pour commencer les recherches ! Et si j’allais voir la personne qui m’avait vendu mon arme ? Allez hop !

Une fois rendue à destination, j’entrais dans la boutique, plutôt enjouée de revoir l’homme. Celui-ci m’ayant reconnu, il me salua tout de suite avec entrain. La discussion commença normalement, l’homme me demandant si j’étais satisfaite de mon achat. Cependant, après quelques minutes à lui raconter mes exploits avec Akira, je lui demandais s’il avait entendu parler du meurtre qui s’était passé il n’y a pas longtemps. Il me répondit que oui, non sans me donner quelques détails. Une histoire de vengeance, à ce qu’il avait compris. Je lui demandais où l’assassina s’était déroulé. Suspicieux, il me demanda pourquoi je voulais tous ces détails. Après lui avoir rappelé que je venais après tout de Lamia Scale et qu’il s’agissait là de mon boulot, il m’écrit sur une petite feuille de papier les coordonnées. Je le remerciais et quittais rapidement la boutique. Heureusement qu’il restait des hommes aussi chaleureux et accueillants que lui, sinon où irait notre monde ? Ainsi donc, je me dirigeais vers les lieux du crime.

Pendant que je me dirigeais là-bas, je me mis cette fois à penser à cette mission dans la tour du paradis. Je me rappelais avoir vu Melodia avant d’être téléportée dans le champ de bataille, ce qui voulait nécessairement dire qu’elle combattait du côté du bien, non ? Alors pourquoi sauver le monde pour après tenter de le détruire ? Cela n’avait aucun sens ! En même temps, les mages noirs… c’était beaucoup trop difficile de les comprendre. Je savais que certains n’étaient pas foncièrement mauvais, il n’y avait qu’à penser à Rei ou Elena. Cependant, les gens comme Melodia ne méritaient pas de rester en liberté. Du moins, j’espérais qu’une telle femme allait un jour retrouver le bon chemin, car la voie qu’elle suivait était la mauvaise à coup sûr. J’arrivais devant un restaurant et alors que je me rendais compte que je commençais à avoir faim et qu’il serait judicieux de me payer un bon repas... je la vis. Ces lunettes noires, fines et délicates, cet accoutrement léger, ces cheveux écarlates. Cela ne trompait pas. Il s’agissait bel et bien de Melodia. Je pris un air très sérieux, presque dégoûtée devant ce que je voyais.


- Toi…

Elle était là, tranquillement en train de siroter un cocktail tout en me regardant. Tout allait se jouer dans les minutes qui suivront. C’était maintenant ou jamais. Je levais le bras gauche et prononçais l’incantation de « poupée quotidienne » pour prendre possession de son verre d’alcool. L’objet prit vie, montrant un affreux visage de monstre. D’un mouvement du bras, je le fis sauter pour atteindre le visage de la damnée. Le but n’était pas de la blesser, mais plutôt de la déstabiliser, lui faire perdre sa concentration. Lâchant l’emprise sur le verre et le laissant s’écraser où il voulait (autant sur le visage de Melodia que sur le sol), Je levais cette fois mon bras droit pour invoquer une nouvelle fois une « poupée quotidienne. » Ce coup-ci, il s’agissait de la chaise sur laquelle cette horrible démone était assise. Je lui donnais vie et la fis basculer sur le côté, désirant cette fois faire tomber Melodia. Une fois cela fait, je dirigeais mes bras verre une pile de caisses en bois située non loin de moi pour invoquer ma fameuse « poupée de bois. » Les caisses se mirent à bouger, se brisant et se mouvant pour former un golem de deux mètres et demi de haut avec des bras énormes et un torse bombé. Les gens commencèrent à fuir à la vu d’un tel monstre, ce qui était en soit une bonne chose après tout. Profitant de la peut-être perte de contrôle de mon ennemie, je fis abattre un poing ravageur là où elle était assise. Je regardais tous ceux qui étaient restés là ou qui commençaient à approcher de la scène.

- Partez le plus vite vite vite possible, c’est entre elle et moi ! Je posais ensuite le regard sur la mage ténébreuse, toujours en position de manipulation. Melodia Shuhebi, mage d’Oracion Seis, je vais mettre un terme terme terme à vos agissements !






Dernière édition par Kalindra Flashman le Mar 13 Mai - 2:12, édité 1 fois
Melodia Shūhebi

avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 19/07/2012
Âge : 22
Guilde : Oracion Seis
Magie / Malédiction / CS : Kimochi no Mahô ~ Magie des Sentiments
Magie / CS Secondaire : Ningyo no Mahô ~ Doll Play Magic

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.875
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Réputée
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Sam 26 Avr - 4:22


Kalindra + Jet
Je me disais bien que nos chemins se croiseraient à nouveau un jour... Kalindra Flashman, mage de Lamia Scale et petite fleur innocente qui possédait une magie identique à la mienne. Je devais avouer que je n'aimais pas particulièrement partager mes biens avec autrui. Était-ce une raison pour m'attaquer de la sorte ? Cette petite peste avait pris le contrôle de mon verre alcoolisé et projetait de me le balancer en pleine figure. Si j'allais l'éviter ? J'étais malheureusement trop subjuguée par son affront pour le faire. L'objet me frappa au niveau du front avant de tomber par terre pour se briser en mille morceaux. J'étais toujours assise, sur une chaise qui commença à bouger avec violence. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je me retrouvai projetée au sol avec une force qui me laissa avec un petit mal de fesses, ainsi qu'une atroce envie de vengeance.

Prenant un moment pour me remettre les idées en place suite au coup à la tête dont j'avais été victime, j'eus tout juste le temps de me relever pour éviter une attaque sanglante de la part d'un grand pantin de bois. Pendant que je reculais en direction de la porte du petit restaurant, ma main droite massait mon front où une marque rouge avait fait son apparition. Que dire, excepté qu'à partir de maintenant, c'était du sérieux. Je mis mon mal de tête et celui de fesses de côté pour me concentrer sur le combat, parce qu'il semblerait qu'une jeune fille voulait en finir.

« C'vraiment tout c'que tu peux faire ? Un p'tit golem en bois ? Et pitié, pas encore tes triples expressions ! »
J'avais affronté un dragon de la taille de trente hommes, ce n'était pas un monstre fait de cassures de bois qui allait me faire peur. Fidèle à mes habitudes, je sortis huit aiguilles de mes poches et fonçai directement sur le golem. Malgré que la marionnettiste ait pu développer sa puissance et ses sorts, je savais qu'elle ne faisait pas le poids. Elle n'était pas suffisamment mauvaise pour combattre un véritable mage noir et le mettre en taule. À moins d'un miracle, cette petite serait morte à la fin de la journée. Dommage qu'elle n'ait pu dire adieu à ses camarades de guilde avant le grand départ. Cette chère Johanna m'en voudrait beaucoup d'avoir mis fin aux jours de l'une de des protégées. Peut-être qu'ainsi j'aurais enfin son attention. Un maître de guilde officielle à mes trousses, cela pouvait être amusant.

Avec toute l'agilité dont je disposais, je lançai mes aiguilles en direction de Kalindra. J'avais visé les artères principales, il était donc sûr que ce golem allait s'effondrer d'un instant à l'autre. Malgré tout, je voulais la voir se démener, souffrir, périr. Pour cela, je devais la motiver encore plus qu'elle ne l'était déjà. J'utilisai les Secrets de la haine, Zouo. Mon objectif était simple : rendre sa haine si intense à mon égard pour qu'elle en perde le contrôle d'elle-même. À ce moment, je n'avais pas idée à quel point elle n'était plus une petite fille, à quel point elle était devenue puissante et à quel point elle n'était pas seule...

« Tu veux t'battre ? Viens t'en donc que j'voye c'que tu vaux ! C'pas en restant en arrière qu'tu vas m'arrêter, p'tit idiote ! »

Jet Hyle
Admin / MagnétoAdmin / Magnéto

avatar

Messages : 622
Date d'inscription : 20/05/2013
Âge : 27
Guilde : Lamia Scale
Magie / Malédiction / CS : Jiki no Mahô / Magie du magnétisme

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 5.295
Statut: Mage de Rang S
Renommée : Mage Célèbre
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Ven 2 Mai - 11:56
Mais… Elle était complètement folle ou quoi ? Kali s’était soudainement mise à attaquer une des clients assises à la terrasse devant elle. Non, un instant. Ce n’était pas normal. Elle était certes un peu excentrique, mais elle n’aurait jamais fait ça, à moins que…
La raison de son comportement, elle l’annonça elle-même par la suite. Melodia Suhebi, mage noire recherchée et membre d’Oracion Seis. Et elle l’attaquait seule, de front, et en la prévenant en plus. Si jamais elle s’en sortait, j’allais moi-même l’étrangler, c’était sûr.

En attendant, je ne pouvais pas la laisser affronter seule cette épreuve, car elle risquait de se faire tuer. Attrapant par le bras un des passants à qui Kalindra avait dit de fuir, je lui intimai d’aller prévenir la garde qu’un mage noir dangereux était en train de faire du grabuge et de venir en vitesse. Le Conseil proscrivait leur chasse, mais si j’arrivais à tourner la situation comme il le fallait, cette petite écervelée n’aurait pas d’ennuis.
Fort heureusement, aucune des deux n’avait vent de ma présence. Et même si Athéna me voyait, il n’était pas certain qu’elle pourrait m’identifier en tant que mage. Mais si je voulais l’avoir avant qu’elle n’estropie ma camarade, je devais agir vite, car après tout, je doutais qu’elle me laisse une seconde chance si la première venait à échouer. Sortant une unique bille de ma bourse, je la plaçais dans mon poing serré avant de tendre le bras en direction de la criminelle. Elle devait être plus forte que moi, alors pour la neutraliser, je devais concentrer toute mon énergie, toute ma magie dans un seul sort, afin que cette attaque soit la plus rapide et puissante possible. J’avais juste besoin d’un peu de temps pour la rassembler.

*Tiens bon une petite minute, Kali, je suis là !*

Bien évidemment, pendant ce temps, les deux jeunes femmes ne restèrent pas inactives. Alors que ma camarade tentait de maintenir son opposante à distance avec une poupée faite de bois, cette dernière passait à l’offensive en sortant des armes. Je ne pouvais pas voir de quoi il s’agissait à la distance où je me trouvais, mais même si j’aperçus un reflet métallique, je ne pouvais pas agir pour la défendre maintenant sous peine de rater mon occasion. J’espérais juste être assez rapide, et aussi que Kali ne se fasse pas trop blesser. Même si en un sens, ça lui aurait appris la leçon à la dure, je ne voulais pas qu’un membre de ma famille souffre. J’avais heureusement une certaine confiance en elle : elle saurait gérer cet assaut.

Enfin, j’avais rassemblé assez de puissance pour attaquer. Juste après que Melodia eut lancé ses projectiles, elle provoqua son opposante, sans doute pour la pousser à faire une erreur. Même si je voulais profiter de l’effet de surprise, mon orgueil fut plus fort, car je l’interpellai alors moi aussi.

HEY, ATHENA ! Cadeau de la part de Jet de Lamia Scale ! Dis-je en ouvrant mon poing, laissant partir mon propre projectile à une vitesse incroyable. Celui-ci franchit la distance nous séparant en moins d’une seconde et ne lui laissa aucune chance de réagir. Percutée en pleine tête, la mage noire fut projetée en arrière avant de retomber au sol, complètement sonnée, ou même K.O., je l’ignorais. Arrivant aux côtés de la candidate au meurtre, je la regardais un peu tristement avant de lâcher sur un ton déçu une réplique cinglante.

Je sais, c'était pas très loyal, mais tu ne l'as sans doute jamais été non plus avec tes propres victimes. Tu vas passer le restant de tes jours en prison, mais c'est toujours une meilleure perspective que de mourir.

Suite à cela, je m’avançais en chancelant vers l’utilisatrice de poupées, et seule la colère me permettait encore de tenir debout dans mon état de fatigue. Je m’arrêtais alors juste en face d’elle, la surplombant de toute ma hauteur et avec un regard mauvais.

NON MAIS T’ES COMPLETEMENT SIPHONNEE OU QUOI ?! T’ATTAQUER SEULE A UN GENERAL D’ORACION SEIS ? TU VOULAIS Y RESTER ?

Par un suprême effort de volonté, je parvins à reprendre mon calme, et me laisser tomber par terre, m’asseyant auprès de notre ennemie vaincue pour la tenir à l’œil pendant que je reprenais la discussion un ton plus bas.

Bon sang, heureusement que je t’ai suivie pour voir ce qui n’allait pas. Jamais j’aurais pensé que c’était ce que tu préparais. Je croyais être le seul assez cinglé dans la guilde pour tenter ce genre de folie, mais t’es pas mal non plus dans le genre. Dis-je en souriant un peu à la fin. Mais ensuite, je la regardai droit dans les yeux en reprenant d’un ton sérieux et qui, je l’espérais, ne souffrait aucune discussion. Bon, maintenant, quand les gardes vont arriver, tu me laisseras parler, et je dirais que c’est moi qui me suis chargé d’elle. Je fais pas ça pour la récompense, car tu pourras l’avoir, mais si jamais ton nom est associé à sa défaite, il est probable que d’autres membres de sa guilde se lancent à ta poursuite pour la venger, et tu ne fais pas encore le poids. Moi, je pourrais me débrouiller, et au moins, je te saurai en sécurité, alors discute pas, d’accord.

Je ne savais pas pour le reste de l’Alliance Baram, mais il était probable qu’Oracion Seis ne laisse pas impuni celui qui avait fait chuter un de ses six Généraux. J’ignorais si les membres tenaient les uns aux autres, mais même dans le cas contraire, ça serait sans doute une vengeance dictée par l’orgueil, pour prouver que personne ne s’en prenait à eux impunément. Si jamais ça tombait sur Kali ou un des autres, je ne me le pardonnerais jamais. Mieux valait donc que je prenne ce fardeau pour protéger le reste de ma famille.


[HRP]:
 

_________________



Dernière édition par Jet Hyle le Lun 2 Juin - 12:50, édité 1 fois
Kalindra Flashman
Lady DollLady Doll

avatar

Messages : 586
Date d'inscription : 23/11/2012
Âge : 23
Guilde : Lamia Scale
Magie / Malédiction / CS : Ningyo no Mahô / Magie des Pantins

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.325
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Connue
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Mar 13 Mai - 4:56


Chacun ses limites
La fin d'une page

Je serrais les dents lorsque je vis que le poing ravageur de mon dernier pantin avait été esquivé de justesse. Certes, mes deux autres actions avaient réussis avec succès, mais je voulais absolument mettre un terme avec le danger qu’elle représentait. Je ne devais pas perdre ma concentration à aucun moment, sinon ça en serait fini de moi. Je ne me considérais plus réellement comme faible, non, mais je savais que si une telle femme faisait partie de la guilde d’Oracion Seis, ce n’était pas parce qu’elle savait cuisiner comme une déesse, mais bien parce qu’elle pouvait tuer sans aucune pitié. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir plusieurs émotions contradictoires envers cette femme. La colère, car Melodia représentait tout ce que je rebutais en ce monde. La pitié, car j’aurais voulu être capable de lui faire comprendre l’importance et l’atrocité de ses agissements. Il y avait aussi la compassion, mais c’était plus compliqué que ça. J’étais toujours du genre à me mettre dans la peau des autres et à essayer de les comprendre, et cet assassin devait avoir un passé bien douloureux pour agir de cette façon. Je ne pus m’empêcher d’imaginer à quoi ressemblerait sa vie si elle n’avait pas emprunté le mauvais chemin. Peut-être qu’elle et moi serions de bonnes amies, qui sait ?

Je secouais imaginairement la tête, chassant ces idées inutiles de mes pensées. L’heure était à la confrontation et non aux suppositions. Les gens autour fuyaient jusqu’à ce qu’il ne reste que nous deux dans les environs. Melodia se massa la front, très probablement parce que le verre que je lui avais lancé en pleine figure n’avait pas été très apprécié, mais cela m’était égale. Elle se mit à me narguer, signalant l’insignifiance de mon golem et de mes capacités, non sans ajouter une petite parenthèse sur mon toc verbal. Je ne répondis rien, sérieuse. Si elle voulait commencer une discussion philosophique avec moi, c’était raté. Cette femme était foncièrement mauvaise en tout point de vue. Parler avec elle ne me ferait que nuire. Je ne devais pas perdre ma concentration et ce à aucun moment (oui je sais je me répète) !

Elle sortit des aiguilles et se dirigea rapidement vers mon pantin de bois. Cette fois, le duel allait commencer. Je me préparais à réceptionner la mage noire par l’intermédiaire de ma marionnette. Cependant, elle fit ce que je redoutais le plus : une feinte. Au lieu de s’attaquer à mon pantin comme je l’aurais pensé, elle lança directement ses projectiles vers moi, ce qui me prit totalement au dépourvu. Bien entendu, j’aurais pu invoquer devant moi un pantin de sable pour stopper sans aucune difficulté les aiguilles, mais la surprise de l’action fut tellement imprévisible que je ne réussis à esquiver que la moitié des aiguilles avec le peu de coordination que j’avais. Éviter une attaque directe pendant qu’on manipulait une marionnette était difficile pour nous. J’avais maintenant très exactement quatre aiguilles plantées ici et là dans mes articulations qui me faisaient atrocement souffrir. Par chance, aucun point vital n’était touché, mais cela n’empêchait pas la douleur de se répandre sur mes bras et le sang de couler.

J’eus un déclic dans ma tête. Comment savait-elle que c’était là mon point faible ? J’avais tellement mal aux bras que je ne pouvais déjà plus manipuler mon pantin de bois qui n’était maintenant plus sous mon contrôle. Ce n’était pas par hasard qu’elle savait ça. Probablement avait-elle des connaissances sur la magie des pantins. En avait-elle souvent affronté dans sa vie ? À moins que… Elle était aussi une marionnettiste, oui ! Sinon, elle n’aurait pas visé aussi précisément ces points. La seule idée d’affronter une autre mage des pantins me glaça le sang. Je n’avais jamais affronté quelqu’un avec la même magie que moi, ce qui me laissait un net désavantage tactique. Cependant, je ne me laissais pas démontée pour autant ! Non !

Encore des insultes, comme elle savait si bien en faire. Je ne savais pas pourquoi, mais rien qu’à l’idée de me faire traiter d’idiote, je ne pouvais m’empêcher d’avoir d’horribles idées meurtrières. Ce n’était pas dans mes habitudes, mais je me mis à respirer bruyamment. Je regardais Melodia avec hargne et haine, comme si elle était le diable incarné. Comme si cette femme n’était qu’un insecte gêneur que je rêverais d’écraser. J’arrachais brusquement mes aiguilles, ce qui me mit davantage dans une furie incontrôlable. Je tentais de me contenir, mais rien n’y fit, j’avais totalement perdu le contrôle. J’hurlais en direction de mon ennemie, totalement et démesurément en colère.

- TU TE CROIS FORTE EN M’INSULTANT DE CETTE FAÇON GROSSE DINDE DINDE DINDE ?! ESPÈCE DE MORRUE ! TU VAS VOIR CE QUE C’EST QUE DE METTRE KALINDRA FLASHMAN DANS UNE COLÈRE NOIRE NOIRE NOIRE !
- HEY ATHENA ! Cadeau de la part de Jet de Lamia Scale !

Je tournais brusquement la tête et me surpris à grogner en direction de celui qui nous dérangeait. Qui osait se mettre entre cette sale pouffe et moi ? Soudain, j’additionnais deux et deux. Jet ?! Ce petit connard qui avait refusé de faire équipe avec Yuki et moi ? Cet imbécile qui se croyait au-dessus des autres en se mettant seul dans son coin à la rebelle ténébreux ? Que faisait un homme aussi stupide et solitaire que lui ? Je sentais le besoin de l’écraser avec les pieds de mes pantins lorsque je vis un projectile me passer à côté. Un véritable missile de la taille d’un petit pois. Toujours les yeux en direction de Jet, ce ne fut plus la haine qui m’envahit, mais l’étonnement total. Je tournais ensuite lentement la tête vers Melodia, sentant mon inexplicable colère s’amoindrir au fil des secondes. Je remarquais la dame aux cheveux rouges par terre, inerte. Était-elle morte ? Non, bien sûr que non. Elle devait probablement être inconsciente, ou du moins proche de cet état. Jet passa à côté de moi sans m’adresser un regard. La colère qui me hantait il y a à peine quelques secondes laissa place à l’angoisse et à l’incompréhension totale.

Que faisait-il ici ? Un hasard ? Non, bien sûr que non. Je me souvins l’avoir vu du coin de l’œil avant de quitter la guilde. Il m’aurait suivi jusqu’ici ? Mais pourquoi ? Savait-il que je faisais des recherches pour retrouver Melodia ? Je ne comprenais plus rien. J’observais le jeune Hyle parler à celle qu’il venait de mettre à terre en une seule seconde. Il semblait fatigué, épuisé. Probablement avait-il utilisé toute sa magie sur cette seule et unique attaque. Il se retourna ensuite vers moi, une pointe de colère sur son faciès avant de… littéralement m’engueuler comme du poisson pourri. Aussitôt, j’entrais ma tête dans les épaules, ayant l’impression qu’il allait me battre après ces paroles offensantes. À peine venait-il de me demander si je voulais y rester que les larmes me montèrent aux yeux.

- Mais… Je voulais pas. Je…

Les mots me manquèrent. Je ne savais pas quoi dire devant ce déluge verbal. Il s’assit par terre, totalement lessivé et tentant de conserver son calme. Je suivis le mouvement en me mettant à genou juste à côté de lui. Je n’osais pas parler, trop honteuse. Il avait raison, j’ai été totalement idiote en pensant m’occuper seule d’un des piliers d’Oracion Seis. Je ne pus m’empêcher de regarder par terre, évitant le contact visuel avec Jet. J’osais cependant regarder Melodia. Elle était en bien mauvais état. Bon, moi non plus je n’étais guerre mieux avec le sang qui coulait le long de mes bras et qui tachait ma jolie jupe, mais la douleur n’était que secondaire à côté de cette gêne qui me pesait sur la conscience. Jet m’adressa la parole, plus doux dans ces propos-ci. Sur le ton de la plaisanterie, il m’avoua penser qu’il était le seul assez fou pour faire un tel acte. Le sourire me gagna, subtil. Je voulais lui répondre quelque chose pour me défendre, mais je ne trouvais rien à dire. C’était comme si le stress de la journée avait fait de moi une muette.

Il reprit la parole, cette fois plus sérieux. Les mots qui suivirent ne me firent pas plaisir du tout. Comment ça, il voulait porter le fardeau à lui tout seul ? Hors de question ! Je me levais brusquement, fâchée par de tels propos. Je le regardais droit dans les yeux cette fois, boudeuse et résolue à la fois.

- Je ne suis pas une pauvre fille à protéger ! J’en ai assez assez assez qu’on doive me protéger ! Les larmes se mirent soudainement à couler, indépendantes de ma volonté. Tu crois que je n’ai pas tout pris en considération ? Je connaissais très bien les conséquences de mes gestes et je les assume totalement ! Tu pourras dire ce que tu veux, mais que tu le veuilles ou non, on a fait ça à deux deux deux un point c'est tout !

Ma voix était tremblante, mais ferme. Hors de question que je le laisse porter le poids de mes choix sur les épaules. On a dû me protéger un nombre incalculable de fois jusqu’ici, je me refusais à revivre encore une fois cette expérience ! Oracion Seis voudrait ma peau ? Qu’elle vienne pour voir, je les attendrai de pied ferme ! Je soutins Jet du regard, complètement décidée de ma décision (non, la répétition n'était pas du tout voulue, honte à moi). Soudain, j’entendis des bruits de pas de course. Un regard vers ma droite me fit apercevoir les chevaliers runiques. Je n’avais plus beaucoup de temps. Avant qu’ils arrivent, je m’approchais de Melodia, à moitié consciente. Je la regardais droit dans les yeux, le regard assuré.

- Je n’ai plus peur peur peur de toi. Tu pourras faire ce que tu voudras, ce ne sera plus de la terreur que je sentirai à ton égard, mais de la pitié. Adieu.

Je retournais auprès de Jet et laissais les chevaliers runiques faire leur travail. Ils me posèrent des questions auxquelles je répondis calmement. Cela ne dura pas longtemps, peut-être trente minutes tout au plus, avant que le calme ne regagne la ville de Laliveron. Je retournais auprès de Jet et lui pris le bras, épuisée et couverte de bandelettes à quelques endroits. Les chevaliers runiques avaient fait un merveilleux travail avec mes blessures.

- On rentre chez nous nous nous ?

C’était terminé. Melodia allait se retrouver derrière les barreaux et j’allais enfin être libérée de l’emprise qu’elle avait sur moi. Je regardais devant moi, épuisée par toute cette agitation. Un peu plus et je m’endormais sur la haute épaule de Jet. C’était fini… enfin… J’allais pouvoir dormir en toute quiétude sans penser aux inimaginables meurtres causés par Melodia Shuhebi, mage d’Oracion Seis. Enfin… ancienne mage maintenant. J’allais probablement être une cible pour cette guilde, peut-être même pour l’alliance Baram au complet, mais j’étais prête. Je devais devenir forte… beaucoup plus forte… car même si j’avais des limites… je me devais de les franchir.





(HRP):
 
Melodia Shūhebi

avatar

Messages : 193
Date d'inscription : 19/07/2012
Âge : 22
Guilde : Oracion Seis
Magie / Malédiction / CS : Kimochi no Mahô ~ Magie des Sentiments
Magie / CS Secondaire : Ningyo no Mahô ~ Doll Play Magic

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 3.875
Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Réputée
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Dim 1 Juin - 5:02


Kalindra + Jet
Il fallait avouer que mon plan avait fonctionné à merveille. Un liquide rougeâtre léchait maintenant la peau d'enfant de la petite peste qui avait osé déranger mon heure de repos. D'un côté, je n'étais fâchée qu'elle l'ait fait, cette ville étant d'un ennui mortel. Face à ce soleil brûlant, cet air poussiéreux et ces gens trop gentils, il fallait bien se trouver quelque chose à faire ; ce que Kalindra Flashman venait de m'offrir sur un plateau de sang.

Je me souvenais de cette mage, si innocente et enfantine. Elle ne m'apparaissait point avoir changé depuis notre dernière rencontre à Hosenka. À ce moment-là, je ne faisais pas encore partie d'Oracion Séis. Je cherchais des réponses à mes questions, à la raison de ma présence sur cette terre. En rencontrant Akira Kain, tout est devenu clair. Les paroles de ma mère ont enfin pris un sens et j'ai compris quel était mon rôle dans tout cet engrenage : propager le mal et le chaos sur le royaume de Fiore et le voir brûler dans les flammes de l'Enfer. Car ce monde était un enfer déguisé par les sages tout puissants. Il n'y aurait jamais de paix tant et aussi longtemps que des vermines comme les membres du Conseil restaient en vie. Et que représentent ces gens du Conseil ? La population. Cette dernière était autant fautive, même plus. Les mages qui se voulaient protecteurs des faibles, ces ramassis de guildes en tout genre qui prônaient le respect et l'amour, tout n'était que pur mensonge. Ils ne pensaient pas vraiment pouvoir sauver le monde du « Mal » s'ils laissaient des personnes telles que moi s'en prendre à de pauvres citoyens honnêtes et perpétuer des atrocités monstrueuses. La société m'avait sculpté en tant que monstre, c'est donc ainsi que j'agirais.

Kalindra, malgré toutes les batailles auxquelles elle avait pu prendre part, restait une gamine. Des idéologies pures qui n'ont aucune signification pour qui que ce soit, des intentions faussement mauvaises pour capturer la vilaine femme que je suis, sincèrement... cette petite allait mourir. Je me ferais un plaisir de la tuer une fois qu'elle saurait ce qu'être une méchante personne voulait dire. J'allais la rendre irritable, colérique et incontrôlable. J'allais faire ressortir tout le mal qu'elle-même portait en elle, afin qu'elle puisse voir le monde comme il était vraiment ; c'est-à-dire répugnant. Elle me détesterait à tel point qu'elle blesserait volontairement autrui pour me capturer. Ou me tuer, selon son envie. C'était le plan que j'avais dessiné et qui semblait fonctionner comme sur des roulettes. Les cordes vocales de la marionnettiste me prouvèrent que j'étais en voie de réussir puisqu'elles furent très expressives dans les paroles hurlées à mon égard. La haine. Ce que j'aimais ce qu'elle pouvait offrir comme spectacle !

« HEY ATHÉNA ! Cadeau de la part de Jet de Lamia Scale ! »
Quoi ? La haine avait une seconde voix ? J'eus tout juste le temps de tourner la tête en direction du nouveau venu que je sentis mon corps être brutalement heurté par une force qui dépassait ma capacité à ne pas y succomber. Mes yeux papillonnèrent un instant avant de faire sombrer mon âme dans l'inconscience.

Pour mon plaisir (lecture optionnelle):
 

Lorsque je revenus à moi-même, ce fut comme si je respirais pour la première fois sur cette terre. J'avalai à grosses gorgées l'oxygène ambiante, les yeux toutefois endormis sur l'état de mon pauvre corps. Je me croyais paralysée, ne pouvant plus bouger un muscle, même celui du petit doigt. Je compris plus tard que c'était dû à un sort des Chevaliers runiques qui devaient veiller à ma captivité. Malgré tout, je ne pouvais être plus heureuse que je l'étais en ce moment. J'étais revenue à la réalité, moi qui pensais être perdue dans les méandres de mon cauchemar pour toujours. La vie réelle signifiait le retour de mon ouïe. Tout ce malheur n'était donc qu'un rêve.

En effet, je percevais de petits sons aigus. Qui s'estompèrent au bout de quelques minutes seulement. Il n'y a pas de mots pour décrire la panique qui s'était emparée de moi. J'essayais de faire du bruit, de cogner sur les parois métalliques qui formaient ma cage, mais là où j'aurais dû entendre un pincement grave, il n'y avait rien. Le néant total. Comme un poisson hors de l'eau, je commençai à m'affoler. Bougeant à l'intérieur de ma cellule, grouillant jusqu'à ne plus savoir quel côté était celui de la porte, beuglant contre les imbéciles qui m'avaient enfermée... je criais. Du moins, je crois que je criais. C'était l'enfer de ne pas savoir, de ne pas comprendre et surtout de ne pas entendre. J'allais devenir folle. Autant mourir que d'accepter pareil destin.

Si un jour, un mage d'Oracion Séis me retrouvait - ce qui ne saurait tarder, connaissance les règles de la guilde -, il ne me reconnaîtrait plus. J'accepterais la mort avec plaisir, à une seule condition : qu'il détruise celui qui m'avait rendu sourde. Il m'avait donné son nom avant que je sombre dans l'inconscience, le pauvre fou. Jet de Lamia Scale. Ce seront sans doute les mots qui me resteront à jamais au travers de la gorge. C'était paradoxal. Toute ma vie, j'avais été sourde aux cris de détresse des autres. Voilà que le destin me punissait, ce que je ne pouvais tolérer. Même en enfer, je trouverais le moyen de me venger.

Jet Hyle
Admin / MagnétoAdmin / Magnéto

avatar

Messages : 622
Date d'inscription : 20/05/2013
Âge : 27
Guilde : Lamia Scale
Magie / Malédiction / CS : Jiki no Mahô / Magie du magnétisme

- Caractéristiques du Mage -
P.M.: 5.295
Statut: Mage de Rang S
Renommée : Mage Célèbre
MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   Lun 2 Juin - 22:35
Si j’avais crié de la sorte sur Kalindra, c’était principalement car j’avais eu très peur pour elle. Je considérais chacun des membres de Lamia Scale comme s’ils faisaient partie de ma famille, et perdre ainsi ma petite sœur – même si elle était la plus âgée des deux, son comportement souvent enfantin lui avait attribué ce rôle – aurait été insoutenable. Et je tenais donc à lui faire comprendre de ne plus prendre autant de risques, même si, je devais l’avouer, je n’étais pas l’exemple idéal à suivre, à toujours tout vouloir faire seul. Néanmoins, mes remontrances eurent l’effet voulu, car la jeune fille était prête à pleurer. C’est juste à ce moment-là que je décidai de changer de ton avant de me laisser tomber à terre de fatigue. Je la vis même sourire à un moment, mais ce qu’elle prenait pour de l’humour était la pure vérité : j’étais assez fou pour m’attaquer à un mage noir renommé si jamais j’en croisais un.

Cependant, la suite de mes propos ne lui fit pas du tout plaisir. Après tout, c’était logique de ma part de vouloir être le seul à endosser cette arrestation. Non pas que je courrais après la gloire ou l’argent, mais au vu de comment Kali s’en était sortie face à un des six Généraux, je ne voulais pas imaginer ce qui se passerait quand le reste d’Oracion Seis s’en prendrait à elle. Mais la jeune marionnettiste ne l’entendait pas de la sorte. Alors qu’elle s’était auparavant agenouillée de fatigue, elle se redressa soudainement, furieuse et les poings serrés. Me défiant du regard, elle déclara en avoir marre qu’on veille sur elle, et que si elle était assez grande pour avoir pris la décision de venir ici, elle était également assez grande pour l’assumer. Et que donc, elle porterait ce fardeau avec moi. Comment voulez-vous que je résonne avec elle, surtout quand elle me disait tout cela en me regardant droit dans les yeux avec les siens pleins de larmes ? Poussant un long soupir, je cédai le premier et baissai les yeux.

Espèce de petite idiote…

Ce n’était sans doute pas évident, mais derrière ce terme peu flatteur, il y avait de l’affection, et peut-être même un peu d’admiration. Elle savait très bien ce qu’elle allait devoir traverser, mais elle le faisait néanmoins la tête haute. Rien à voir avec moi qui refusait d’assumer ce que je pensais vraiment de mes camarades et le camouflait derrière mon comportement pseudo-égoïste. Très bien, si c’était vraiment ce qu’elle voulait, alors je ne lui ferais pas l’affront de la prendre à la légère.
A ce moment, les gardes de la ville arrivèrent enfin. Mieux valait tard que jamais… Après avoir pris en charge Melodia, ils nous emmenèrent kali et moi à l’écart pour nous interroger sur les circonstances de l’arrestation et nous prodiguer les premiers secours. Comme je ne souffrais d’aucune blessures, on passa rapidement à l’étape d’interrogatoire, et je répondis que je me trouvais ici par hasard, ce qui n’était pas tout à fait faux, car je ne savais pas où j’allais arriver quand j’avais commencé à suivre Kalindra. Puis, une fois en ville, j’avais entendu du grabuge et en tant que mage officiel, je m’étais précipité pour trouver, à ma grande surprise, une de mes camarades aux prises avec une criminelle recherchée. J’étais donc intervenu rapidement et avec son aide je l’avais neutralisée. Ils n’avaient pas l’air très heureux de voir qu’une fois de plus, des mages de guilde avaient fait leur boulot à leur place, mais présenté comme je venais de le faire, ils ne pouvaient hélas rien y redire. J’espérais juste que de son côté, Kali ne dise rien qui puisse lui nuire. Moi, au point où j’en étais…

Mais apparemment, tout se passa bien pour elle aussi. Elle revint vers moi les bras bandés et s’appuya sur le mien avant de me demander si on rentrait chez nous. Alors que je faisais de mon maximum pour ne pas me reposer sur elle en retour, je réfléchis à ses mots. Chez nous ? Oui, il était peut-être temps que j’arrête de vagabonder et que je me pose là où ma famille se trouvait. Ainsi, je passerais plus de temps auprès d’eux, et le jour où des ennemis viendraient s’en prendre à ma guilde en représailles des actes d’aujourd’hui ou d’autres que je pourrais commettre à l’avenir, je me dresserai face à eux. Et pour cela, j’allais surpasser mes limites. Chaque jour, je devrais être plus fort que le précédent afin que rien ni personne ne puisse atteindre ceux auxquels je tenais. Je répondis donc à mon amie avec un de mes rares sourires sincères.

Oui, rentrons chez nous. A Lamia Scale.


[HRP]:
 

_________________

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Chacun ses limites [Melodia/Jet]   

Chacun ses limites [Melodia/Jet]

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fairy Tail RPG : Fiore no Oukoku :: 
 :: Fiore Ouest :: Laliveron
-