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 Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]

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Sayu Hanami
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MessageSujet: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Sam 1 Fév - 19:44

Merci Ren pour cette entête génialisime ♥

Spoiler:
 

Chevet des héros. A son réveil, la belle aux bois dormants tenait la main de cette nouvelle amie. A les voir, on les penserait jumelles tant leur ressemblance est frappante. Ceci dit, si bon regard est jeté et se risque en quelques endroits, l'on voit alors leurs amusantes différences. Mais cela n'entache en rien la vision de cet adorable duo. La jeune moire s'éveillait enfin, en silence et en douceur. Elle avait veillé longtemps, assez pour en perdre ses dernières forces et tomber dans le monde des rêves. De ses mirettes embuées par une douce rosée, elle ne voyait guère. Yuna avait peut-être rouvert les yeux et tiré des songes. Elle sentait sa main toute chaude dans la sienne. Ce qui l'attendrit et fit naitre ce radieux sourire qu'on lui connaissait. Elle demeurait des plus présentable. Certes elle avait gardé son kimono mais ce dernier n'avait été vraiment abimé. Elle faisait un peu garde malade ...

Jumélité attendrissante. Soudain, au détour d'un revers de minime essuyant ces perles du matin, la jeune jouvencelle remarquait qu'on était là, présent et bienveillant. Sa compagne lui avait ainsi bien rendu sa dévotion. A sourires égaux, les angéliques purent rire de bon cœur. Il n'était plus question de l'affaire de la veille, cette bataille féroce dans l'arène. Non soucieuses du résulta, que l'une sembla oublier, seule une embrassade tendit à voir le jour. Ce que Sayu ne pouvait lui refuser, alors, se penchant sur cette beauté délicate et fragile, elle l'enlaça pour la serrer un peu dans ses bras. La voir en forme lui réchauffait le cœur presque éteint à la voir blessé. Ce brasier la consumant, elle pouvait paraitre bien tactile et euphorique mais c'est qu'elle en avait grand besoin. Loin de cet être aimé, elle quémandait du réconfort chez ses proches. Pouvant aujourd'hui y compter la jolie Yuna.


« Bonjour Yu-chan. J'espère que tu vas mieux ... »

Petite honte. Pensant avoir étouffé son amie convalescente, la belle andouille se retira pour se remettre dans le fond du dossier de sa chaise. Elle avait également toussoté avant de délire la langue, histoire de témoigner son excuse. Sa main libre rejoignit sa première, confortant la chaleur de celle qui la prenait. Ses rouges s'étaient couvertes de rougeurs légères. Elle avait baissé les yeux, sous sa frange émeraude les avalant. Elle se tu, les belles lèvres cousues, petit mutisme pesant pour elle. Elle espéra ne pas l'avoir faite souffrir dans son élan d'affection. La maladresse comme l'altruisme semblaient indissociables chez elle et elle s'en voulait bien souvent de gaffer. Elle se sentait tellement désolée que les larmes lui montaient aux yeux. Allaient-elle pouvoir ruisseler ? Yuna était-elle remise ? La parole lui était cédée, à elle de jouer ...
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Dim 9 Fév - 21:37




C’est fou… c’est fou comme le monde pouvait être flou. C’est comme si tout tournait, tout se mélangeait.
Tout était blanc….

Me tirant d’un songe dont je ne me souvenais déjà plus, mes paupières s’ouvrirent et dévoilèrent à mes yeux embrumés une vision lumineuse et immaculée. D’abord éblouie, je protégeais de ma main mes fragiles prunelles d’une lumière trop aveuglante. Puis, avec réticence, je l’écartais doucement, plissant les yeux, les ouvrants peu à peu. L’unique vision qui s’offrit à moi fut un plafond pâle, qui m’apparut aussitôt comme étranger. Je sais ce que vous pensez : « De toute façon, tous les plafonds se ressemblent ! ». Mais je n’y pouvais rien, sa vue ne m’évoquait en rien celle de chez moi. Il avait quelque chose d'inconnu, de plus froid. Je n’étais pas chez moi… Je n’étais pas dans ma petite chaumière de la guilde non plus…. Mais où étais-je alors ?

Je mis un moment pour comprendre que la main que je n’avais jusqu’alors pas bougée n’était pas vide. Il y avait quelque chose entre mes doigts, quelque chose de chaleureux… Intriguée, je tournais ma tête dans l’oreiller moelleux où je reposais, et vit à ma droite quelque chose de bien inattendu : un être au visage rond et angélique, semblable au mien, et essuyant des larmes de fatigue au coin de ses mirettes avait glissé sa main dans la mienne. En cette matinée ensoleillée, les rayons de l’astre se faufilant par la fenêtre venaient jouer dans ses cheveux emmêlés aux éclats émeraude. A en croire sa mine respirant la fatigue, elle devait m’avoir couverte d’un regard protecteur la nuit durant. Cette supposition réchauffa mon cœur et fit naitre un sourire paisible au coin de mes lèvres.


-Sayu-chan… commençais-je d'une voix faible.

Sans achever une phrase qui, de toute façon, ne tendait nullement à avoir une fin, je me redressai doucement, ignorant mes muscles endoloris, et les quelques brûlures parsemant ma peau par un effort qui me semblait lointain. Je désirais juste l’embrasser, la serrer dans mes bras faibles, mais mon état semblait le compromettre. Comme lisant dans mes pensées, mon amie se pencha alors pour déposer un baiser sur ma joue, et enlacer mon corps courbaturé en une douce étreinte, comme ayant peur de me briser. Je la serrai un peu à mon tour, fermant les yeux et n’ayant nullement l’intention de rompre cet instant magique. A en croire la sobriété et la propreté de l’endroit, sans compter les médicaments jonchant sur un plan de travail, il était évidant que je me trouvais dans une infirmerie… Ou du moins, cela se rapprochait d’une infirmerie. Et il était d’autant plus assuré que si un médecin ou une quelconque infirmière nous avait retrouvées là, ainsi enlacées, elle aurait vociféré avec colère qu’on me laisse du repos. Mais voila, en dépit de la douleur, en dépit de mes plaies, je ne pouvais m’empêcher de chercher quelque réconfort dans les bras de ma nouvelle amie. Après tout, une étreinte aussi chaleureuse ne pouvait-elle pas être le meilleur des remèdes ?


-Bonjour Yu-chan. J'espère que tu vas mieux ...

Elle me serra un peu plus fort, et mes muscles endoloris se mirent à me lancer. Etouffant un léger gémissement, je tenais néanmoins, mais alors la mage s’écarta de moi, la mine embarrassée. Elle devait avoir prit conscience de mon mal, et s’en sentait peut être même responsable. Ses joues empourprées, elle baissa les yeux en une excuse muette, me laissant seule dans un silence religieux. Sentant son malaise, je me sentis embarrassée à son tour. Je ne voulais pas qu’elle ressente la moindre once de remord, et ce parce que j’étais bien trop apte à la connaître. Maladroite, je me prenais souvent à exécuter quelques maladresses, quand bien même je ne pensais pas à mal… C’était le cas quand j’étais arrivée à la guilde pour la première fois, manquant de peu la chute devant les yeux amusés de ceux qui seraient mes futurs compagnons. Combien de fois avais-je aussi bousculé quelqu’un dans la précipitation, ou reversé un verre en me levant un peu trop brusquement de ma chaise. Cette gaucherie que je me connaissais, il me semblait la voir en Sayu, comme un reflet de moi-même. Décidément, pouvait-on ressembler à quelqu’un à ce point ? Non, il devait y avoir quelques divergences. Nous étions tous uniques, après tout…

-Oui, déclarais-je avec un sourire, ce ne sont que quelques courbatures, et de petites brûlures, rien de bien méchant... Et toi ?

Je jetais un regard inquiet à sa tenue, à son kimono abîmé. Y avait-il une seule blessure sous cette masse de tissus délabrée ? Si cela avait été le cas, j’aurais alors ordonné sur le champ qu’on lui laisse mon lit, et aurais lutté contre sommeil et douleur pour pouvoir veiller sur elle à mon tour, comme elle avait veillé sur moi.

-J’espère que tu n’es pas blessée, toi aussi…

Blessées, nous étions toutes deux dans un état que l’on pouvait qualifier de déplorable. D’ailleurs… Pourquoi étions nous blessées ?!
Ce fut le déclic. Le combat ! Il m’était complètement sortit de la tête ! La veille, nous nous étions rencontrées dans une arène, sans jamais s’être vues, sans jamais avoir eu conscience que l’autre existait dans ce monde. Nous avions affronté deux mages de Sabertooth : Santaz et…. Et une Akina il me semble, et j’avais fait équipe avec Sayu. Je n’ai pas vraiment affronté la dite Akina, mais, Santaz, en revanche, s’était avéré être un redoutable adversaire ! Je me suis prise plusieurs décharges, qui expliquaient les brûlures, la douleurs de mes membres, et la faiblesse qui hantait mes muscles. Enfin, j’avais mis mes dernières forces dans la protection de Sayu et au final…… Au final….
Au final, qui avait gagné ?

Etonnée de ne pas m’être posée la question plus tôt, mes yeux s’écarquillèrent et je saisis brusquement les mains de mon amie.


-Mais au fait ! Le combat ! Comment ça s’est terminé ?

Bizarrement, j’avais un mauvais pressentiment. Après tout, j’avais laissé Sayu terminer seule le combat, et je doutais qu’à une contre deux, elle ait pu s’en sortir. Certes, les deux autres avaient épuisé leur énergie magique, mais l’avantage du nombre avait surement eu raison de la mage aux cheveux verts … et peut être remporté un combat dans lequel je m’étais pourtant investie corps et âme…

©odé par Ren


Dernière édition par Yuna Tsubomi le Sam 26 Juil - 23:19, édité 1 fois
Sayu Hanami
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Mer 19 Fév - 15:53

Merci Ren pour cette entête génialisime ♥

« Ma pauvre ... Larmoya-t-elle, d'une petite mine d'enfant que l'on croirait au chevet de sa pauvre mère malade. A sa question elle retrouva la mine railleuse, se reprenant pour ne pas l'inquiéter. Non non, je te rassure ... Quelques engelures tout au plus ... En sommes plus de peur que de mal ! »

Déplorer les maux. Deux angéliques cabossées et sales, légèrement bandées. Ce passage à l'infirmerie ne pourrait les empêcher d'en rire à gorges déployées. Il fallait s'y adonner, voilà sa pensée. Sa chaude main avait même envie de danser mais elle se l'interdit, la pauvre Yuna pourrait ne pas le supporter. La jeune moire n'avait trop les idées en place, cette dure nuit de veille l'ayant éreintée, elle en ressortait avec de légers cernes et un esprit réagissant avec latence. Sauf que la fougue de sa comparse la ramena à la réalité, assez durement. Si bien que la stupeur et la frousse s'emparant d'elle, la fit maladroitement tomber sur son amie après une petite lutte d'équilibre. Ce poids mort n'allait se révéler si meurtrier. En effet, deux adorables coussins leur épargnèrent un fracas redoutable pour les malheureuses infirmes qu'elles étaient. Là, formant un bien grotesque crucifix, l'une se permet de rire, possiblement avant l'autre. Plus de peur que de mal, là encore. Quelles empotées, se dit-elle. La jolie Hanami battit des jambes, faisant l'enfant.

« Il était une fois, en un monde sans foi ni loi, ne paire de fleurs exquises. Ces deux roturières concoururent ensemble sous une même devise. Mais si les deux belles enfants étaient aux anges en leur amitié nouvelle, l'ombre d'un croc s'était avancée. La paire jumelle se défendit contre l'enragée, cette meute effrayante et implacable. Mais alors qu'elles semblèrent flancher sous ses griffes, la valeur du cœur embrasa la dernière étoile du matin; qui de son feu, terrassa le mal indigne de caresser ses chairs pures. »

Un chant peut-être ? L'avait-elle seulement captivée par son conte fabuleux ? Sayu que trop aimante de ce genre de discours remplaçant les simples rapports et états de faits, s'aimait bien souvent à les enchanter. Ici elle craignit d'avoir perdu sa jumelle. Alors, faisant glisser son regard innocent vers elle, elle afficha une mine désolée. Pensant avoir gaffé, prête à larmoyer encore. « Je peux le chanter et plus simplement si tel est ton désir ... » Lui souffla-t-elle bien peinée, en cherchant sa main cachée on ne sait où sous ce ventre légèrement rondouillard ou autre ...
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Jeu 20 Fév - 0:35

- Non non, je te rassure ... Quelques engelures tout au plus ... En sommes plus de peur que de mal !

A ces mots, je poussai un soupir de soulagement. Savoir que mon amie ne souffrait pas plus que ça fut d'un réel réconfort. J'avais déjà bien à faire avec mes blessures pour être chagrinée par celles de Sayu. Bien sur, mes plaies n'étaient pas des plus graves, et d'ici demain, je serais de nouveau debout, emplie d'une énergie qui m'était propre! Mais pour l'heure, les quelques égratignures et brûlures parsemant mon épiderme me lançaient, et la fatigue avait gagné chacun de mes muscles. A coup sur, si je déposais mon crâne sur mon oreiller, le sommeil abattrait sa lourde masse sur moi, m'envoyant illico dans les bras de Morphée. De toute façon, pour le moment, il était inconcevable pour moi de dormir! Sayu était à mes côtés, et à en juger par ses yeux fatigués, elle devait être aussi exténuée que moi. Il était donc hors de question que je m'endormes!

Seulement, ma pauvre "jumelle" avait bien du mal à rester éveillée. Dans mon empressement, et face à la hardiesse que j'employai à savoir l'issue du combat, je la tirai de sa rêverie. Sursautant, mon amie fut alors prit d'un déséquilibre fulgurant et me tomba dessus sans que je ne puisse esquisser le moindre geste. Nos deux corps tombèrent donc, celui de Sayu sur le mien et les deux s’aplatissant comme des crêpes sur le moelleux matelas. Avec de grand yeux, je sentis mon coeur rater quelques bonds, comme il avait l'habitude de le faire quand je faisais une chute. Restant ainsi un moment, comprenant ce qu'il m'arrivait, mon amie sur moi, j'explosai de rire. La raison? Ne me la demandez pas. Je n'avais absolument rien qui justifiait cette hilarité passagère. Peut être le stress, ou les nerfs qui lâchent, ou même la situation ridicule dans laquelle elles étaient... ou encore les gesticulations de Sayu qui me chatouillaient sans que je ne puisse rien y faire...



- Il était une fois, en un monde sans foi ni loi, ne paire de fleurs exquises. Ces deux roturières concoururent ensemble sous une même devise. Mais si les deux belles enfants étaient aux anges en leur amitié nouvelle, l'ombre d'un croc s'était avancée. La paire jumelle se défendit contre l'enragée, cette meute effrayante et implacable. Mais alors qu'elles semblèrent flancher sous ses griffes, la valeur du cœur embrasa la dernière étoile du matin; qui de son feu, terrassa le mal indigne de caresser ses chairs pures.

...quoi? Que lui prenait-il? ... Pourquoi Sayu était-elle brusquement entraînée dans une telle envolée lyrique?! Bon certes, c'était stylée, indéniablement, et d'une poésie sans limite mais.... Quel était le but d'un tel récit? A l'entente d'un discours pareil , mes prunelles s'arrondirent et ma mâchoire inférieur ne sembla plus reliée à celle du haut. Ainsi, avec un air de confusion des plus profonds, et un poil éberlué, je dois l'admettre, je ne pu sortir qu'une chose...

-Gnééé?

Constructif n'est-ce pas? Autant Yuna Tsubomi pouvait être une fine stratège, intelligente et maligne, autant Yuna Tsubomi pouvait aussi être profondément débile. Et il s'avérait qu'à leur actuelle, l’intérieur de ma tête se présentait un peu comme l'électrocardiogramme d'un mort. Ouais, la pauvre Sayu m'avait perdue sur ce coup là! Non pas que je n'étais pas une lumière, mais là, dans ce contexte, avec la fatigue, la surprise de la "chute" et une tirade sauvage sortant de nul part, je pouvais être apparentée à quelqu'un ayant le QI d'une saucisse...
Mais heureusement, la clairvoyante Sayu capta mon ébahissement (le contraire aurait été étonnant, sois dit en passant...). Visiblement embarrassée face à mon incompréhension, elle afficha une mine lourde de repentir. De mon côté, je me jurai surtout qu'il fallait me remettre aux poèmes lyriques...


- Je peux le chanter et plus simplement si tel est ton désir ...

Sur ces mots, elle glissa sa main entre nous deux, cherchant probablement à s'emparer de la mienne. Je l'aidai donc dans sa tâche et cherchai à glisser mes doigts entre les siens. Mais ne les trouvant pas non plus, je promenais un moment ma main, procurant maintes chatouilles et peut être de l'inconfort, avant d'abandonner. Et puis flûte!
Passant mes bras autour de son cou je la câlinai doucement, cette étreinte murmurant d'elle même un "ne t'en fait pas, ce n'est pas grave".
Enlacée ainsi, je finis par rompre cet échange, me redressant malgré mes courbatures et laissant Sayu en faire de même, auprès de moi, sur le lit. Lui saisissant les mains, je lui adressais un sourire.


-Si tu pouvais me dire ça plus clairement, ça serait sympas, en effet!


Et je la fixais intensément, elle et son visage s'apparentant à celui d'un ange. Elle était si jolie! A coup sûr, elle devait avoir un petit ami! Mais là n'était pas la question! Tout ce que je désirais savoir, c'était si nous avions gagné, si Sayu avait gagné! Je nourrissais bien peu d'espoir quant à notre réussite, alors, quand la mage m'annonça que nous étions les heureux vainqueurs, je poussais un cri de joie à en briser les vitres. Sans prévenir, je me jetai au cou de ma jumelle et la serrait sans aucune précaution. Gagnantes! Nous étions gagnantes! J'avais peine à le croire!!!

Spoiler:
 


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Dernière édition par Yuna Tsubomi le Sam 26 Juil - 23:25, édité 1 fois
Sayu Hanami
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Ven 7 Mar - 13:31

Merci Ren pour cette entête génialisime ♥

La belle andouille se sentait là bien bête. Se demandant ce qui lui avait prit de déclamer ceci par un simili compte de fée. Sayu désira terrer sa honte et sa bouille rougie par cette dernière. Mais où ? Elle trouva bien une cache modeste mais se l'interdit, pouvant embarrasser sa compagne au passage. L'idiote fée se plierait à la seule volonté de cette dernière, au diable sa fantaisie. Se redressant légèrement, à quatre pattes, la belle andouille ne trouvait pourtant l'objet de sa quête. Yuna se mis en tête de l'aider, pensa-t-elle, puisque Sayu senti une main se balader sur son corps. Ces deux enfants s'amusèrent tout en se chatouillant par mégarde, et la Moire ne put s'empêcher de gesticuler et rire. Soudain voilà qu'elle l'attraper pour lui faire un gros câlin. Quelle adorable attention, rougit-elle. Elle se retrouvait la trogne planquée dans le cou, pour le cacher.

Mais alors qu'elle comptait s'avançait en palabres, sa compagne véritable pile électrique ne tint plus en place encore. Elle se redressa, probablement pour s'appuyer le dos contre son coussin et le mur, et se retrouver assise.Sayu devint plus pivoine que jamais, puisque n'ayant bougé alors qu'elle aura pensé se retirer, elle se retrouvait la bouille en d'autres coussins. Et bien qu'ils soient adorables et confortables, la jeune fileuse tremblota et se redressa pour être à califourchon sur le entre de sa compagne. Mais bien vite elle s'n retirait également en la pensant encore souffrante, là elle finissait en position seiza, les mains et le reste bien en évidence. Et elle baissait les yeux, sa frange de verdure avec elle, les lui couvrant dans sa honte.


« Il faut que tu sache que ... Sans toi ... Enfin sans ton étincelle je ... C'était très dur et ... Ce résulta je te le dois ... Green Peace have win ! »

Par ce discours cafouillé et cette finalité bien attendue, Sayu avait put faire tomber en désillusion son auditrice. La pauvre Yuna avait dû s'imaginer moults choses. La tirade couverte de pudeur et de honte, devait être allée dans le sens d'une pensée défaitiste. Et pourtant, leur équipe l'avait emporté. La victoire était ironiquement passée à un fil de la guilde du tigre à dents de sabre. Le pégase revoyait là son ingénieuse stratégie depuis le début. Chaque fois elle avait retourné des situations périlleuses à son avantage. En ceci résidait sa grande force, celle de pouvoir changer la fatalité en un destin providentiel. Voilà pourquoi elle osait se nommer Moire. Soudain, un cri la irait de sa rêverie. Elle n'eut le temps de relever les yeux hélas.

Voilà que Yuna percutait le fin mot de l'affaire. Se faisant elle lui sauta au cou, manquant de la faire chanceler. Sayu enviait cette fougue, vraiment. Et redoublant sa délectable étreinte, l'Hanami lui tint un bisou sur la joue. Lui demandant alors, en un petit rire, de se ménager un peu tout de même. Après quoi, elle lui racontait tout dans les moindres détails, en prose et sans charabia complexe. Sayu désirait lui faire entendre à quel point elle n'y serait pas arrivée sans elle, sans son courage qui lui donna le sien. En fin de compte, cette victoire était autant la sienne que celle de son amie puisque elles étaient une à la fin. Elle insista tant là-dessus qu'elle demanda à Yuna de nouvelles aventures en sa compagnie.

Mais au fur et à mesure qu'elle la couvrait d'éloge, son étreinte comme sa voix faiblirent. Puis ses paupières devinrent lourdes et elle finit par s'endormir dans ses bras, à bout de force. Sur ses derniers mots, un petit murmure équivoque proférant "bonne nuit, maman" l'accompagna. L'ange sembla en cet instant, si fragile et délicat, une jolie poupée à manipuler avec prudence donc. Qu'allait faire la pauvre Yuna prise au dépourvu, peut-être ? Serait-elle enchantée par ces derniers mots ? En jouerait-elle ? Il fallait espérer que l'on ne passe pas par-là, histoire de ne pas briser la magie de ce nouveau compte. Décidément Sayu en faisait voir de toutes les couleurs à son amie et ce n'était pas prêt de finir.

Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Ven 14 Mar - 23:17

Guidée par la joie qui étreignait ma poitrine, j'enserrai de mes bras frêles la nuque de mon amie. Les muscles de ma bouche ne pouvaient alors se détendre, étirant mes lèvres en un grand sourire et gonflant mes pommettes rougies par la gaieté. C'était fantastique! Malgré la solitude dans laquelle je l'avais plongée, la mage été parvenue à vaincre les deux tigres qui nous faisaient face! Oui, je n'hésitais pas une seconde à dire que cette jeune fille qui déposait maintenant un baiser sur ma joue était épatante! Prise d'une admiration nouvelle, je libérai la maîtresse des fils de mon étreinte et plongeai mes prunelles emplies d'étoiles dans les siennes. Plus que ma coéquipière, elle devint alors un exemple à mes yeux. Le genre d'exemple qu'on se devait de suivre. Celui qui nous motivait chaque jour, et nous amenait petit à petit à notre but. Celui qui faisait renaître l'énergie perdue dans mes membres, assez pour que j'ignore son conseil: celui de me ménager. Je n'en avais alors que faire de mon état. Je me contentais d'attendre avec impatience les dires de ma jumelle, suspendue à ses lèvres, les yeux brillants.

Commença alors le long récit de la demoiselle aux cheveux verts. Regorgeant de détails, d'une richesse incroyable, elle su manier avec une adresse incroyable les bons mots au bon moment pour me tenir en haleine. Loin d'être ménagée par le suspens intenable que laissait croître mon amie, j'appris tout. Ainsi, sur une patinoire improvisée, la maîtresse des fils avait manipulé Santaz tel un pantin, à l'aide d'un brillant stratagème. Elle avait résisté aux assauts foudroyants de sa marionnette qui s'était révélée tout aussi savante. Pourtant, elle avait résisté. Seulement Akira n'en avait pas terminé, et avait tenté un dernier passage en force vers les lignes de la victoire. Malheureusement pour elle, la jeune fille avait de la ressource et l'avait terrassée d'un ultime... Coup de boule? Avec de grands yeux, je fixai cette créature aux airs angéliques, tentant en vain de l'imaginer asséner de son pauvre crâne un puissant choc à son adversaire. Cela ne collait tellement pas à ce visage rondouillard, et me fis brusquement prendre conscience d'une chose: Cet angelot cachait sans nul doute un véritable combattant! La situation s'y prêtant, je riais un peu, imaginant cette mage si frêle et sa dernière attaque. Un coup de boule, sérieusement...

Mais la plaisanterie laissa galamment la place à l'émotion, car la description qui suivit toucha mon coeur, et ce profondément. Sayu, de ses tirades sans artifices, repeint les dialogues qui avaient orné la fin du combat. Les mots qui franchirent la bouche de la mage à ce moment là furent sa principale motivation, et il se trouva qu'elle n'était nulle autre que moi. Mes pupilles tremblant un peu, j'écoutai alors ma coéquipière, insistant sur le fait que je jouais beaucoup dans cette victoire, et surtout qu'elle n'aurait pu continuer sans moi. Flattée, touchée, mon coeur cogna douloureusement contre ma cage thoracique. Mes pupilles se mirent alors à trembloter, et je cru même sentir quelques larmes ascendantes. Les mots de Sayu avaient remué un flot de pensée au fond de moi, un flot qui ne se concentra plus qu'en une seule et unique idée: J'avais été utile. Ma force avait été suffisante pour contribuer à un tout et j'avais pu, malgré mon inconscience, hisser mon amie vers la victoire. Non, Sayu n'avait pas gagné.... Nous avions gagné...
Étonnant, n'est-ce pas? Surtout venant d'une fille doutant constamment d'elle même. Seulement, voila, il y avait son discours, et une envie de me revoir qu'elle partagea avec moi. Au final, les mots de cette fille au cheveux verts étaient comme un baume... Cicatrisant le coeur, éradiquant le doute...

Oui... notre victoire... à l'entente d'un tel discours, comment ne pas être capable d'y croire?

Seulement voila, le marchand de sable se plait à jouer de vilains tours, surtout à deux jeunes mages émergeant d'un combat tout frais. Je sentis donc le corps de mon amie se faire plus lourd, alors que j'avisai dans son regard une lutte contre un sommeil trop persistant. La belle, malgré toute sa volonté, se laissa aller aux étreintes de Morphée, s'assoupissant dans mes bras. Je cru même entendre un "Bonne nuit, Maman!" qui fit affluer le sang au niveau de mes pommettes. M-Maman? Moi? Mais c'était elle la mère! Après tout, c'était Sayu qui m'avait protégée des tigres, Sayu qui m'avait couvée du regard pendant ma convalescence! C'était plutôt elle que je voyais comme une Maman! Pourtant, ainsi, reposant dans mes bras comme un bambin endormi, elle me fit plus penser à une enfant. Je me prêtais donc au jeu et la couvais d'un regard maternel. Maman... Et pourquoi pas... Mais je préférais la considérer comme telle... Et si cela ne lui convenait pas, alors je la traiterais comme mon égal, comme mon identique...
Un peu comme une soeur...
***


-Sayu-chan?

D'une main douce, je secouai la belle endormie. La veille, je l'avais installée dans une position confortable, dans le lit, et m'étais doucement pressée contre elle, l'enlaçant avec tendresse et espérant veiller un peu plus sur cet ange. Ce que je n'avais pu prévoir, c'était que le sommeil n'épargnait personne, et je me trouvais à mon tour plongée dans le royaume des songes.
Maintenant, le soleil atteignait son zenith, et il était temps de quitter le pays des rêves pour revenir à la réalité. Si nous restions ainsi, cloîtrées dans le lit moelleux, nous allions finir par prendre racine! Assise en seiza au côté de la princesse s'éveillant à son rythme, je lui tendis un verre empli de jus de pomme. Après tout, quoi de mieux pour débuter la journée que de laver sa gorge encrassée avec le miel de ces fruits délicieux?


-Tu as bien dormi? m'enquis-je avec un sourire radieux.

Et déposant mon propre verre vide sur la table de chevet, j'attendais que Sayu revienne complètement à la réalité pour lui annoncer quelque chose que je n'avais eu l'occasion de lui dire la veille.

-Tu sais, je ne t'ai pas remerciée comme il se doit, pour ce combat. Après tout, sans toi, je n'y serais pas parvenue non plus!

Puis, rougissant subitement, je penchais brusquement la tête en avant, m'inclinant maladroitement, mais avec respect.

-Merci Sayu-chan! Ce combat a été fantastique, et ce grâce à toi! Tu m'as épaulée, et j'ai eu autant l'impression d'être protégée que de protéger quelqu'un...

Certes, Sayu était une amie. Mais en y réfléchissant bien, elle était beaucoup plus... Après tout, elle était dotée d'une force, d'une intelligence et d'une confiance en elle que je lui enviais.
Oui, elle était beaucoup plus qu'une amie, beaucoup plus qu'une coéquipière, Sayu était un modèle, un exemple.
Rougissant de plus belle face à cette déclaration, je me redressais doucement, détournant mes yeux emplis de gène.

-En fait tu... tu es un peu... comme la soeur que je n'ai jamais eu...

En y réfléchissant bien, du plus loin que je me souvienne, j'avais toujours désiré une soeur. Ou un frère peu importait, mais quelqu'un qui partagerait le même toit, la même famille.
Née fille unique, jamais l'occasion de s'était présentée pour moi d'avoir cette personne à qui me confier, avec qui me chamailler, me disputer, me réconcilier. Certes, j'avais bien des amis, au sein de ma ville natale, et des parents qui m'aimaient, du moins, à ce moment là. Mais rien n'empêcher cette solitude de frapper à ma porte quand je me retrouvais dans ma petite chambre. Je n'avais personne pour jouer avec moi dans les moments d'ennui, personne pour me remonter les bretelles, personne qui aurait été capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Et même avec tout l'amour que mes géniteurs avaient pu m'accorder, jamais cela n'avait pu remplacer les joies d'un contact fraternel.
Pourtant, il y avait Sayu, cette fille qui me ressemblait tant, et en qui je distinguais une jumelle cachée. Elle était là, tout près de moi, cette soeur que j'avais tant désirée! Pourtant, la peur était présente, car je craignait qu'on ne me rejette, ou que l'on trouve cette idée cocasse. Elle demeurait et colorait mes joues d'un rouges vifs et accélérait les battements de mon coeur... Malgré tout, j'osai aller plus loin dans ma déclaration. Les sentiments, après tout, n'étaient pas de ces choses que l'on pouvais étouffer bien longtemps...

-Est-ce que... Est-ce que je peux t'appeler Sayu-nee?

Spoiler:
 


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Sayu Hanami
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Mar 25 Mar - 22:53

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Après pareil efforts d'Hercule pour une si frêle enfant, la jeune Moire mérita bien de se reposer. Ainsi personne ne pu la blâmer de s'être assoupie, même sur le lit du malade. Sa bonne amie avait dû l'allonger au près d'elle et la veiller à son tour. Voilà ce qu'elle se serait dit, si elle n'avait pas plongé dans l'inconscience avant de saisir qu'elle allait s'endormir. Et d'un doux songe, une petite voix la tirait. Sur l'instant de l'éveil, elle put sembler plus belle et pure que jamais. Autrefois une gente dame lui tint ce discours. Et l'espace d'un instant, aussi fugace que le temps d'émergence d'un nouveau né au monde, elle confondit la pauvre Yuna avec feu sa mère envolée. Là, déposant le généreux don qu'on lui tendait sur un chevet de table, elle fit l'enfant. Lui souriant avant de l'agripper pour la serrer dans ses bras, Sayu larmoya d'entre sa poitrine où elle enfouissait sa trogne. Larmoyant bien, comme tiré d'une affreux rêve où la génitrice n'était plus.

Là, ses perles de rosée du matin, fondèrent en larmes de joies. Pouvant donc incommoder sa victime qui ne pouvait comprendre la chimère. Elle avait bien saisit la plus petite interrogation qu'on daigna lui poser, mais c'est que l'émotion, que trop forte, prenait le pas sur sa réflexion. Soudain, voilà que le discours devenait étrange à sa vision. Comme s'il était d'une autre. Et se reculant pour se frotter les mirettes, elle saisit son erreur. Rougissant bien plus à cet effet qu'aux dires de son amie, Sayu ne put s'empêcher de se sentir ridicule et effrontée. Sa petite voix, plus pure que le cristal, et bien cafouilleuse, s'osa à lui rendre la pareille.
« Oui, j'ai bien dormi ... » Elle fut coupée dans sa lancée, lorsqu'elle désira déclamer que l'union avait donné naissance à cette victoire. Là elle se vit bien belle andouille, qui aurait pu tout comme elle s'incliner. A cette pensée elle sourit, s'imaginant bien le choc de leurs têtes maladroites et si semblables. Elle se retrouvait en son amie et comparse, ce qui lui réchauffait le cœur.

Et d'une petit clin d'œil, elle lui signifiait que son ressenti était partagé. Ce duel en équipe avait été une première pour la jeune Moire qui, à l'instar de la bataille d'Akane beach, avait pu déployer son entier potentiel et briller, pour Yuna et l'aider également à prendre confiance en elle. Elle qui avait toujours été solitaire pouvait désormais compté sur quelqu'un, en plus de ses camarades de guilde. Elle se disait que leur duo, la Green Peace team, pouvait se compléter parfaitement et les aider à s'améliorer dans les meilleurs conditions puisque ces deux-là semblaient sœurs et même doubles. L'une fougue, l'autre posée, elles se complétaient vraiment, comme de vraies jumelles. Et elle se navra de ne l'avoir eu pour sœur dès le départ. Soudain elle réalisait la portée des mots de sa belle doublure. Soulevant alors l'émoi comme la mélancolie, Sayu se rappela l'amour infini qu'elle portait à sa cadette bien que trépassée.

Yuna semblait si déchirée par ses propres mots, l'Hanami ne put que la prendre dans ses bras. Tout comme le ferait une mère désirant crever le chagrin de sa progéniture. L'étreinte pouvait lui paraitre douloureuse mais Sayu tenait à lui ôter ce mal-être par ses égards chaleureux. Elle savait la douleur de la perte comme celle du vide et la solitude. Alors elle désirait lui épargner cela aujourd'hui. Les lèvres penchée à son oreille, l'ainée se voulu salvatrice.
« Tout ce que tu voudras, nee-chan. Je suis là pour toi, alors ne pleure plus. Ou alors, n'essaye pas d'être forte et pleure lorsque tu as mal. Je serai cette épaule pour t'écouter si tu le désire. Je t'accueillerai même en mon foyer si besoin. Alors chasse moi ces ombres qui planent, pour me sourire. Et accorde-moi une autre faveur, celle de te balader en ma compagnie, dehors pour respirer la vie et reprendre tes si belles couleurs. »
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Dim 30 Mar - 14:37

Tout de même, étrange avait été le comportement de ma camarade. Elle s'était éveillée comme rêvant encore, et la voila qui m'enlaçait, enfouissant son visage en mes rondeurs et pleurant à chaudes larmes. L'incompréhension agrandit quelque peu mes yeux, la surprise rougissant mes pommettes. Ainsi, la bouille contre ma poitrine, sanglotant comme une enfant, elle me parut si mignonne. Si frêle, si fragile, comment ne pas la serrer dans mes bras malgré ses faits incompréhensibles. Tel un bambin, un poupon tiré du sommeil par un mauvais songe, on ne pouvait que rêver sa protection. Alors, à l'image d'une salvatrice et d'une mère apaisante, je la serrai un peu plus avec un sourire paisible. Comment un être d'apparence si faible pouvait-il être aussi puissant comme j'avais pu le témoigner lors du tournoi? Une fois encore, les apparences étaient bien trompeuses, mais je m'autorisais à croire que sa force lui laissait tout de même une part d'innocence, qu'il la rendait aussi douce qu'un agneau malgré ses griffes et ses crocs.

Finalement, l'angelot somnolent s'était éveillé pour de bon, et sembla rougir, comme couverte de honte. Moi même ne comprenait pas pourquoi elle avait agit ainsi. Mais je ne doutais point que Morphée avait rechigné à desserrer complètement son étreinte. Maintenant qu'elle en était complètement libérée, elle pouvait saisir l'intensité de mes propos. Prononcés avec l'âme, choisis avec le cœur, je redoutais néanmoins sa réaction. Peur injustifiée, peut être, mais je ne pouvais retenir cette angoisse enserrant ma poitrine, et cette tristesse enflant dans ma gorge. La solitude. Elle avait bien affectée la petite fille que j'avais été, et en parler ainsi, avec cette jumelle tombée du firmament, ce double inespérée, ne faisait que raviver la douleur que cet isolement avait crée. De petites larmes s'amusèrent avec sadismes à danser aux bordures de mes yeux. Je ne pourrais essuyer un rejet de sa part, je ne m'en sentais pas capable. Cette sœur que je désirais de toute mon âme, si elle ne me considérait pas de manière égal, briserait mon pauvre petit cœur tantôt gonflé d’allégresses.

Seulement l'amertume ne fut pas au rendez-vous. A sa place, deux bras chaleureux entourèrent mes épaules et m'amenèrent auprès de la douce Sayu. La tête enfouie dans son épaule, je fermais alors les yeux, laissant une larme couler, peut être deux. Si reposante était cette étreinte, si apaisante. Véritable salvatrice, elle balaya tous mes doutes d'un revers de mains, tandis que je souillais les habits de ma Jumelle par des larmes injustifiées. La crainte? Le soulagement?
Le bonheur, tout simplement. L'impression de trouver sa moitié. Ainsi enlacées, je sentais dans les tréfonds de mon être que nous ne faisions plus qu'une. Bon dieu, je connaissais cette fille depuis quelques jours seulement, et voila que je la considérais comme une partie de moi! Une telle émulsion pouvait-elle être possible? Je ne le savais pas. Il y avait de ces gens qui, malgré leur défauts, malgré nos traits divergents, étaient faits pour bercer notre quotidien d'une chaleur pure et sincère.


- Tout ce que tu voudras, nee-chan. Je suis là pour toi, alors ne pleure plus. Ou alors, n'essaye pas d'être forte et pleure lorsque tu as mal. Je serai cette épaule pour t'écouter si tu le désire. Je t'accueillerai même en mon foyer si besoin. Alors chasse moi ces ombres qui planent, pour me sourire. Et accorde-moi une autre faveur, celle de te balader en ma compagnie, dehors pour respirer la vie et reprendre tes si belles couleurs.

Une joie infinie s’immisça dans ma tête et gonfla mon coeur d'une allégresse certaine. Cet ange baigné de soleil ne s'était pas contentée d'accepter mes sentiments, elle me les rendait avec la même intensité. Je nageai alors dans cette joie qui me ravivait comme une bouffée d'oxygène pur. Elle étirait mes lèvres, cette réjouissante, elle les étirait en un sourire franc, et laissaient mes joues s'empourprer de bonheur. J'essayai d'un geste vif les quelques diamants qui brillaient au coin de mes yeux, et me redressai, adressant à ma jumelle un sourire des plus étincelants.

- Je n'ai pas besoin de les chasser, elles ne sont plus parce que je suis avec toi, Sayu-nee! Oui, allons nous promener! L'air frais nous fera le plus grand bien!

Sur ces paroles, je me levais avec entrain, m'étirant et m'apprêtant à ouvrir la porte. Mais, la main sur la poignée, je m'arrêtai dans mon geste et me tournai vers mon amie.

-Sache tout de même que ce qui vaut pour toi vaut pour moi, et que si la tristesse vient frapper à ta porte, n'hésite pas, et viens frapper à la mienne. Nous échangerons ainsi les rôle et je deviendrais l'épaule salvatrice sur laquelle tu pourras t'appuyer!

Ponctuant ma déclaration d'un sourire, j'ouvris la porte d'en le but de sortir. Seulement là, une nurse sauvage apparut, et laissa éclaté un tonnerre de vociférations. Où allions nous ainsi? Comptions nous sortir dans notre état? C'était tout bonnement hors de question! Ne me laissant pas le temps de répliquer quoi que ce soit, elle sortit, laissant la porte claquer bruyamment derrière elle. Un regard ennuyé à Sayu trahi mon désarroi, un vif coup d'oeil à ce qui se trouvait non loin d'elle le fit brusquement disparaître: Une fenêtre. Une fenêtre large et grande, donnant directement sur l’extérieur. La détermination étirant mes lèvres et laissant briller mes yeux, je jetai un regard confiant à l'attention de ma soeur.

-Une petite évasion, ça te tente?

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Sayu Hanami
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Ven 4 Avr - 14:05

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Le conte des madeleines prenait fin. L'une s'extirpant du doux rosier, car la plus grande avait naguère enserré sa comparse. Yuna faisait preuve d'un courage exemplaire, celui-ci la laissant éclatante en pleine adversité. Fabulant encore, le petit poète voyait là deux lucioles. Ces êtres aux airs si chétifs cachait une témérité et une force inimaginable. Ainsi Sayu allait de pair avec la fougueuse fougère. De vraies jumelles se complétant, des pièces frêles qui en s'imbriquant devenaient redoutables. Leur taux de symbiose n'avait rien à envier aux grands duos de ce monde, puisqu'elles touchaient du doigt la plénitude de l'être. L'une comblée, l'autre s'en retrouvait plus heureuse. Venant lui caresser la frange de verdure, comme à une enfant. L'Hanami avait dans la peau ce rôle maternel. Elle avait été grande sœur et se voyait déjà parente.

Puis la voilà qui filait, on ne sait où. La moire demeura silencieuse, contemplant la malice et jeunesse à l’œuvre. Pour avoir tenté de fuir la place, la cadette était rappelée à l'ordre. Une fois grondée, ce qui put en épouvanter plus d'une tant ce diable ci était imposant; Yuna gagna à nouveau la petite rieuse. Elle ne voulut guère l'offusquer, mais elle avait trouvé si ironique cette scène, qu'elle ne pouvait contenir l'émotion. Elle tenta cependant de le dissimuler, à étouffé d'une bonne manche d'albâtre. L'on aurait dit qu'un noble de cour avait là aimé la comédie d'un bouffon. La pauvre s'en voulait terriblement d'y céder. Mais voilà, Yuna était ainsi faite, toute aussi adorable qu'hilarante. Une fougue qui lui manqua, qu'elle n'avait jamais eu ou avait hélas oublié. La bonne fée déchanta lorsqu'elle lui proposait nouvel échappatoire. Il n'y avait qu'elle pour oser cela, une fenêtre.

Certes ce n'était aussi étroit qu'une lucarne, donc même Sayu la bien garnie pourrait s'y aventurer. Hélas elle se sentait mal à l'aise à cette idée. Non par peur de faire mauvaise chute et paraitre ridicule. Sayu se remémorait, l'espace d'un instant, une grave mésaventure vécue au détour d'une situation similaire. Jadis elle avait dû fuir la sécurité d'une chambre, pour après vivre un grand malheur. Elle grimaça, perdant ses belles couleurs en sa rêverie morbide. Toute absente à la réalité, la moire finit par chasser ses idées noires. Elle ne perdrait plus de sœurs et même sous l'ironie du jour, elle rirait. Se le devant pour Yuna, pour leur victoire, pour leur fratrie.
« Avec joie. » Susurra-t-elle.

Soudain, un doigt dansait dans l'air. La fenêtre s'ouvrait comme par magie. Se devait être son œuvre. La déesse tisant la destinée permettait ici à notre lascar mignonnet de s'évader. La suivant alors de près, la plus garnie dans sa grande maladresse chuta. Possiblement rattrapée, écrasant ou encore étouffant sa jumelle, elle s'en déporta pour se couvrir de honte. Lui témoignant en d'habiles palabres, sa désolation. Mais au fond, Yuna était tout comme elle, gauche et enfantine. Et toute aussi délectable de vision. Ces deux là, fuyant l'infirmerie de l'arène, regagnèrent la ville où leurs beautés allaient resplendir. Des regards se poseraient sur elles, de bonnes comme de rustiques verves les déclareraient divines. Sayu en serait bien embarrassée mais c'était-là le lot de tout bon mage du Pégase Bleu.

Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Dim 27 Juil - 14:10

Vexée, humiliée, je me rendis compte que Sayu portait sa manche devant sa bouche. Ne comprenant d'abord pas, je me rendis compte que c'était un rire qu'elle dissimulait sous le bout de tissus. Mes joues se gonflèrent alors, m'octroyant une mine des plus boudeuses. Alors ça, ce n'était pas gentil venant de Sayu-nee ! Je voulais nous faire sortir toutes les deux, et voilà qu'elle se moquait ? C'était pourtant pour elle que j'avais subi les remontrances. Aaaah, pauvre susceptible que j'étais, je demeurais incapable de prendre du recul pour saisir le comique de la situation. A la place, je conserver cette mine vexée, tandis que ma jumelle dirigeais ses prunelles vers la fenêtre.

Seulement ce que je remarquai au creux de ces iris ne fut plus de l'amusement. Avec surprise, j'avisai l'assombrissant de ses mirettes, la tristesse s'y reflétant avec une clarté impressionnante. Ma mine boudeuse s'effaça instantanément. Cette vérité avait éclaté dans mon esprit comme un poignard s'enfonçant dans un cœur : Sayu était triste. Pourtant, la jeune mage retrouva la joie de vivre en un clin d'oeil, acceptant ma proposition, comme si le chagrin ne l'avait jamais habitée. Mais je ne me doutais que trop bien de la cause de cette tristesse passagère : un sombre souvenir avait resurgi dans la mémoire de ma sœur, un souvenir qui m'étais inconnu. Je fus alors prise d'une curiosité qui m'étais propre, avide de connaître cette partie secrète de la jeune fille. Mais, par respect, je me ravisai. La douleur d'un passé ombrageux était d'autant plus vive qu'on l'évoquait à nouveau, et c'était la dernière chose que je souhaitais. Non, je faisais confiance à Sayu-nee, et si elle éprouvait pour moi le même sentiment que j'éprouvais pour elle, aussi vrai que je lui dévoilerais mes secrets le moment venu, elle viendrait se confesser d'elle-même. Je préférais donc laisser la joie régner, tant que je pouvais être avec Sayu-nee.

Sans appréhension, je me jetai par dessus le rebord de la fenêtre. J'avais beau être dotée d'une gaucherie hors-norme, dont avait malheureusement hérité ma jumelle, je n'hésitais jamais à me lancer. Enfin... dans la mesure du raisonnable, s'entend! Le sol, par delà la muraille de verre, n'était pas si bas de toute façon. Pas plus de deux mètre... Dans le cas présent, réaliser une maladresse semblait tout bonnement impossible. Pourtant ma jumelle réalisa l'exploit. En effet la mage aux cheveux verts, en descendant vers mes bras tendus, parvint à chuter, et je me trouvai écrasée par le monstre à la poitrine rebondie. Ma tête s'enfonça durement dans le sol, laissant échapper un petit nuage de poussière. Une bosse à l'arrière du crâne, j'avisai mon amie se retirer et se confondre en excuses. Ignorant la douleur qui me lançait au niveau du choc, je lui assurai que ce n'était pas grave, secouant les mains, la mine gênée. Décidément, nous étions les deux jeunes filles les plus maladroites de Fiore ! Si, à la fin de la journée, quelqu'un n'était pas mort, c'est qu'à défaut d'être habiles, nous étions fort chanceuses !

La ville la plus proche n'était pas bien loin et, en chemin, nous parlions de tout et de rien. Les paroles que nous échangions, tel un ruisseau glissant le long d'une montagne, ne rencontrèrent aucun obstacle, aucun blanc. La conversation semblait si aisée que je doutais de pouvoir l'achever un jour. Que voulez-vous, il y avait de ces gens, à l'image de Sayu, qui parvenaient à éveiller une telle inspiration qu'il me semblait pouvoir parler ainsi durant des journées entières sans rencontrer aucune accroche. Vinrent ainsi les animaux préférés, les compagnons de guildes, les guildes elles-même. La conversation dériva sur la météo, les vacances, les combats, la détermination, notre détermination.... Et bien sûr notre bonne entente qui relevait du miracle sembla revenir à maintes reprises. Ainsi je ne vis s'écouler les minutes, et la ville était déjà à portée de main ! Avec un sourire, je saisis le bras de Sayu et nous nous aventurions toutes les deux dans ce territoire inconnu, en vaillantes comparses.

A l'entrée de la rue, je sentis quelques regard se poser sur notre duo. Ma poitrine se gonflait alors d'orgueil, tandis que l’embarras s'emparait de la mine de Sayu. Je lui adressai alors un sourire, amusée. Je passais mère, et elle devenait fille. Elle qui m'avait semblait si assurée, la voilà qui flanchai devant quelques regards sur son charme indéniable. Trop modeste, voilà ce qu'elle était ! Avec un physique si avantageux, qu’espérait-elle d'autre, si ce n'était d'attirer l'attention ! Toujours aussi souriante, je l’entraînais vers une vitrine où étaient exposés de beaux bijoux. Bien sûr, ils étaient bien trop chers mais qu'importait ! Je me ravissais de ce spectacle, aillant un faible pour les belles choses. J'en montrais un à Sayu, plus enfantin : un collier avec pour pendentif, une petite grenouille en argent. Bien trop cher, évidement, mais ça donnait des idées de cadeaux, pour une prochaine fête, ou un anniversaire. D'ailleurs... quelle était sa date d'anniversaire ?!

Les yeux remplis d'étoiles, et sans cesser de parler à Sayu, je l’entraînai ailleurs, aux anges. Ainsi nous étions deux pipelettes sous un soleil éclatant. Un petit stand de boisson me donna, par ailleurs l'envie de me rafraîchir. Je lâchais alors ma consœur, m’éloignant d'elle pour trouver de quoi assouvir la soif asséchant nos gosiers. Mais en chemin, je croisai un garçon. Vous me direz que c'est normal, dans une ville, de croiser un garçon. Mais celui-ci, à la mine revêche, la chevelure bleue et le regard intéressé, ne se contentai pas de passer son chemin. Il vint directement vers moi, et je mentirais si j'affirmai qu'il ne me mettait pas mal à l'aise.


-Coucou toi !

-Euuuh... balbutiais-je, un sourcil haussé, o-on se connaît ?

L'individu ne sembla pas relever mon ton hautain (et mal assuré), car il continua se penchant vers moi.

-Elle est mignonne, ta sœur là-bas... Tu me la présente ?

Lui présentant le visage le plus blasé qui soit, je répondis par un « non » catégorique et tournai les talons. Tant pis pour les boissons, le rustre me bloquait le passage. Je refusai de continuer le débat, et je n'avais pas hésité à y mettre fin sans peur de représailles. J'étais ainsi faite, de toute façon. Assez débile pour ne jamais me soucier des conséquences de mes actes. Pourtant, il aurait fallu que je fasse preuve d'un peu plus de jugeote, car la galère dans laquelle nous allions nous retrouver était, en y réfléchissant bien, entièrement ma faute.

Prenant le bras de Sayu, je l'éloignais de ce type, lui expliquant la situation. Quand quelques dizaines de mètres furent parcourus, un regard en arrière m'indiqua que nous n'étions pas suivi. Je repris alors mes aises et alla chercher des boissons fraîches dans un autre magasin. Discutant gaiement, aspirant alors le liquide frais par la paille rayée, nous errions sans but, et toute tête en l'air que nous étions, nous nous retrouvions dans une rue un peu plus étroite que le reste. Une rue plus isolée aussi. Pourtant, je ne ressentis aucun stress, aucune peur, du moins, pas avant que le type aux cheveux bleus, accompagné de deux amis, ne se retrouve devant nous, un sourire mauvais aux lèvres.



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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Mar 26 Aoû - 18:01

Merci Ren pour cette entête génialisime ♥

L’air de la ville avait le don d’effrayer la moire. Avant d’être une jeteuse de sors, la belle était une jeune fille, voire une enfant. Et d’arpenter seule ce genre de dédale où nombre regards se braquaient su elle, la terrorisait. Certes elle était éblouissante, d’après ses compagnons de guilde, mais elle ne désira l’être qu’aux yeux seuls de son cher et tendre. Lui pouvait à loisir la contempler et la couvrir de louange, il n’en ressortait plus d’embarras. A l’instar de quoi, ce genre d’égards de la part d’inconnus, la mettait profondément mal à l’aise. Fort heureusement pour elle, Yuna jouait à merveille le rôle de cavalier. La jeune Hanami, forte de ce lien frais mais puissant, pouvait endurer les regards de la foule. Certes elle avait l’air craintive et désemparée, mais elle était mue par une once de courage, grandissant. Si bien qu’après quelques instants, la gêne s’était envolée. Pour laisser la place à un joli minois orné d’un sourire radieux. Elle lui rendait grâce.

Soudain le cortège se figeait. La cible de ce lèche-vitrine n’était autre qu’une bijouterie. Jadis pauvre, la petite paysanne n’avait jamais prêté attention à ce genre de choses. Et pourtant son regard sembla absorbé. Son bras ne quittait encore celui de sa jumelle, sa chaleur et présence la confortait dans ses miettes de bonheur. Et pour rien au monde, l’Hanami ne s’en priverait pour l’heure. Cette journée était la leur. Bien distraite, la verdâtre n’entendait plus tant les palabres de son amie. Un fantasme s’emparait d’elle, à la simple vue d’une bague en argent. Sayu n’en pouvait plus détacher le regard. Voilà que des rougeurs s’emparaient de ses joues, elle songeait à des choses étranges. Mais il n’était coutume de cela, une demoiselle ne pouvait décemment faire sa demande à un homme. Mais se pensant roturière et lui noble, elle songea à inverser les rôles, pour plus de logique. Elle gloussa à la vue du prix, exorbitant. Elle n’aurait jamais sa maison avec lui, si elle craquait.

Fort heureusement, ces mésanges avaient encore du temps devant eux, avant de songer à ces choses-là. Il n’y avait qu’elle pour se projeter dans l’avenir et se vendre du rêve fou. Manquant un soupir, elle déchanta lorsque la fougueuse fougère l’enlevait d’aventure. Soudain elle était délaissée, brusquement, sans la moindre explication. Un peu perdue, la moire ne su quoi penser. Elle fit l’erreur de rester en retrait, afin d’observer Yuna. Un homme abordait cette dernière. De sa position, la fileuse ne pouvait rien entendre et ne pu penser à mal le phénomène. Sans doute un fan de l’arène, venue courtiser une bien belle graine de championne ; se dit l’Hanami. Yuna lui paru un brin rude à envoyer le damoiseau sur les roses, mais elle était ainsi faite et avait tout à apprendre en terme de finesse. Loin d’elle l’idée de lui servir d’enseignant, la plus grande sourit pourtant. Si d’aventure, chacun pouvait en apprendre de l’autre, alors elle serait comblée.

En un instant, la toile du rêve se déchirait. Yuna gagnait sa compagne, pour l’enlever d’aventure et lui expliquer le fin mot de l’affaire. La honte s’empara alors de la donzelle, elle avait fabulé et s’était méprise si sottement. Le reste s’enchaina sans saveur, quoiqu’un somptueux breuvage la désaltéra à son tour ; le cortège se figea dans cette rue pratiquement déserte. Il flottait un vent malsain, lourd et laissant frémir une verdâtre. Sayu avait crevé l’avancée, pour espérer faire marche arrière. Mais de peur que Yuna ne le veuille, elle fit avorter cette manœuvre. La voilà donc clouée sur place, en plein dilemme. Devait-elle hausser la voix pour qu’on les laisse en paix ? Ou bien une démonstration de magie s’imposait-elle ? Si naguère, l’un de ces détracteurs avaient assisté à leur bataille, il devait être rudement confiant pour oser les ennuyer. Ou bien étaient-ils d’une force écrasante ? Elle redoutait l’idée même d’avoir visé juste. La moire pencha ses lèvres à l’oreille de Yuna.


« J’ai déjà eu affaire à ce genre de personnage. Au moins ici, il n’y a pas de galion pirate ni d’équipages mené par un capitaine célèbre et redoutable. Montrons-leur notre force, Green Peace forever ~ »

Le temps de souffler ces mots, ces marauds s’étaient avancés, en palabres comme en chausses. Dans ces puits d’or, étincelait une petite rage de vaincre, une détermination folle, celle de ne faire qu’une avec sa partenaire. Deux doigts furent brandis dans l’air, avant qu’une radiance d’azur n’illumine ces ténèbres. Soudain sans prêter une once d’attention à ces mauvaises gens, la belle projetait deux filins de lumière, si vifs qu’ils purent n’en rien voir. La tête de chaque trait, étant mue d’une aiguille, irait perforer les pavés de la rue. La moire avait lancé l’arcane, de sorte à ne blesser nul être, mais à les isoler les uns des autres. Peu à peu, la lumière se mourait pour disparaitre, ceci n’avait été qu’un simple avertissement, agrémenté d’un délicat sourire presque fourbe. La moire avait le dont d’effrayer les simples mortels, elle espérait les voir détaler plutôt que donner lieu à la bataille. Un petit regard était dédié à sa jumelle, elle n’avait plus peur.
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Mar 24 Fév - 12:44

Que fallait-il faire, Sayu-nee? Devions nous rebrousser chemin? Ou nous battre? La mâchoire serrée, je jaugeais la situation. D'abord et avant tout, j’espérais qu'ils n'étaient pas mage, car à défaut qu'ils soient plus forts que nous, ils étaient en surnombre. Et même si leur puissance était moindre, il était toujours compliqué de se faire attaquer de tous les côtés. Je l'avais bien compris, au cours de mon combat aux côtés de Sayu. Malgré tout, j'avais beaucoup de mal à croire que ces imbéciles soient des mages officiels. Peut être avais-je une idée bien étroite de la chose, mais un membre d'une guilde avait, à mes yeux tout du moins, des valeurs. La solidarité, l'entraide, et surtout une volonté irrépressible d'aider son prochain. Car le rôle des guildes officielles n'était-il pas d'aider le peuple, étant doté de ce que la plupart ne possédaient pas: la magie? Mais après tout, rien n'était sûr. Ils pouvaient bien être des mages indépendants, ou noirs... Oui, cette option me semblait tellement plausible. Il n'y avait que les mages noirs pour coincer ainsi deux filles d'apparence fétiche dans une rue isolée. Il n'y avait plus qu’à espérer que ça ne soit pas le cas, et surtout, que ces trois idiots n'aient pas vu le tournois que j'avais mené avec ma nee-san. Après tout, ne rien savoir de celui qui nous connait est toujours désavantageux. Surtout durant un combat.

L'angoisse montait petit à petit. Que faire? Devions nous risquer un combat inégale? Je ne savais plus très bien. Mais quelques mots de ma jumelle apaisèrent les battements de mon coeur. Oui, j'étais avec ma soeur illégitime. Nous avions déjà vaincu des membres de Sabertooth. Si ces trois là étaient forts, ils ne résisteraient néanmoins pas à la green team! Un sourire déterminé naissant brusquement sur mes lèvres, et une étincelle de défis dans les yeux, j'hochais vivement la tête, et me tournai vers les trois rustres. Oui, notre équipe était parfaite. Fusionnelle, une vrai symbiose. Que pouvaient prétendre trois types de ce genre face à nos forces respectives qui maintenant ne faisaient qu'une?


C'est Sayu qui lança le premier assaut. Sans changer d'expression, j'avisai avec admiration les deux fils fusant l'air, à peine perceptibles, tels des rayons de lumière. Chacun virent percer le vide, entre chacun des individus, séparant ainsi la petite équipe. Elle ne les avait néanmoins pas touchés. Un regard vers moi, et je compris la stratégie de mon amie. Comme quoi, par moment, la relation pouvait se passer de mots. Ma jumelle ne désirait pas le combat. En revanche, elle désirait faire peur. Et cela fonctionna à merveille, car avec un cri d'exclamation, les trois andouilles eurent un mouvement de recul, scrutant autour d'eux quel était ce mystérieux rayon de lumière. L'incompréhension naissait dans leur regard, et ils nous avisaient déjà avec un peu moins de confiance. Mais le leader, blue-hair, fit un pas en avant, l'air déterminé. Il avait beau se comporter comme un enfoiré, il fallait avouer qu'il était courageux! Mais nous ne comptions pas nous arrêter, Sayu-nee et moi! C'était maintenant à moi de faire jouer la menace. J'étais bien moins forte que ma jumelle, et ma magie était bien moins impressionnante. Il fallait avouer que quelques chose d'imperceptible, mais qui menaçait de fuser vers nous à tout moment s’avérait bien plus inquiétant que des pousses qui ondulaient comme des serpents. Mais cela avait tout de même son petit effet!

Je fis rapidement un petit bilan de mon état. Encore un peu mal par endroit, mais uniquement à cause des courbatures et des plaies qui n'étaient pas toutes guéries. Bref, pas de quoi en faire tout un plat! Quand à mon énergie... elle laissait légèrement à désirer. La faute, surement, à une convalescence prolongée et un combat éprouvant. Mais quelques ressources demeuraient tout de même, trop justes pour combattre, mais suffisantes pour gonfler les muscles et rouler des mécaniques. Et évidement, il existait encore la flamme amusée et joueuse, qui me conférerait peut être un aspect plus puissant où, à défaut, plus classe. Je croisais alors les bras, un sourire moqueur, presque sadique sur les lèvres. Et avec la mine la plus hautaine et la plus mauvaise que mon visage pouvait imiter, je fis jaillir de ma ceinture, au niveau de la poche arrière, trois knuckle plant. Mon engouement fut tel qu'elles défoncèrent la poche où elles reposaient quelques secondes plus tôt (et qui c'est qui allait recoudre, hein?!). Grandissant, se formant, mes petites germèrent autour de moi, puis restèrent un moment dans les airs. Je ne pouvais me voir, à ce moment là, mais la vision d'une moi au visage machiavélique et aux étranges tentacules jaillissant de mon dos devait être assez effrayant. Je m'en félicitais, d'ailleurs. Cet satisfaction fut d'autant plus grande quand je vis le mouvement de recul des trois idiots. Les bras toujours croisés, mon esprit intima aux pousses de s'écraser aux pieds des deux acolytes de blue-hair, ce qu'elles firent. Enfin, je commandais avec précision celle du milieu afin qu'elle atterrisse au milieu du visage du leader de la bande. Mais je parvins à l'arrêter à quelques centimètres de son minois, non sans grand mal je dois l'admettre. Gardant ce calme qui n'était pas le mien, mais ô combien classieux, je posais mais mains sur mes hanches.


-Alors face d’huître? T'avais quelque chose à nous dire je crois?


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Sayu Hanami
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Sam 25 Juil - 14:52

Merci Ren pour cette entête génialisime ♥

Sous le regard de l'astre diurne, tremblaient la racaille, ébranlée par un sourire d'angélique. La moire demeurait taciturne, plongée au mutisme douillet. Nul n'alla l'offusquer. Soudain, Yuna intervint. Indomptable et bien facétieuse, la cadette apparue magistrale. Elle avait le don de la mise en scène. Tout, de sa posture, sa trogne ou encore sa magie, l'avait rendu effroyable. Si bien que sa compagne déchantait, de concert avec eux. D'un gloussement et d'une maladresse, elle s'abattait en arrière, le dos fracassé au mur de la ruelle. Une douce pénombre l'accueillait et berçait. Hélas, elle ne su retenir le rictus du martyre. Sa condition demeurait pittoresque, frisant celle d'estropié. Mais elle était frêle, telle une fleur, une brindille. Mais alors qu'elle admirait sa jumelle à l'œuvre, l'admiration s'affirmait, plus que l'effroi l'ayant empli. Les frissons s'évanouirent, la quiétude revint se loger aux prunelles. Yuna n'avait meurtri de bandit.

A l'étouffée d'une manche, elle étranglait une douceur. Le discours de sa camarade avait vu déguerpir ces malfrats. Elle aura bien succombé au plaisir d'enjouer la mascarade, afin de jouer innocemment avec cette sacrée donzelle. Mais elle préféra bien lui fondre au corps. D'un bond et d'un appel, délectable patronyme susurré avec joie, et voix mielleuse, Sayu comptait l'étreindre. Sa sottise pouvait bien broyer les os, d'une force plus ridicule qu'un petiot pouvait déployer, mais elle était si fière. Son amie n'avait failli. Elle espéra juste que cette dernière la réceptionne, sans suffoquer ou s'écrouler ceci dit. La malheureuse n'avait de chance, la verdâtre avait le don de s'effondrer sur elle, et de la mettre à bas. Une ruelle mouvementée, baignée d'une douce pénombre, préservant des secrets de jeune fille. Elle finirait bien par la délaisser, sa pauvre victime. D'une main brandie, l'une relèverait l'autre, le sourire aux lèvres.



« Allons raccommoder ta besace ... Avant qu'un nouvel accident ne surgisse. »

Elle songeait-là à aller trouver un tailleur ou une couturière. Quoiqu'elle aurait bien rafistolé le tissu éventré à l'aide de ses doigts de fée, forgée d'une vie de roturière aguerrie. Et lui dérobant une bonne main, la belle andouille lui emboitait le pas à l'aveugle. L'errance en la rue de commerce la donnant comme pimpante mais simplette. Elle n'aspirait qu'à aider sa camarade. Hélas, l'insolite duo ne s'avérait fort peu discret. Aussi daigna-t-elle faire quelques haltes cachotières. Là, à l'écart d'une foule étouffante, elle retrouvait souffle et vigueur; malgré la gêne, trônant en sa trogne. Peut-être la cité lui était-elle moins méconnaissable ? songea-t-elle, gagnée par l'angoisse. Ce dédale lui intimait d' finir ses vieux os. Et elle avait grand peur d'y égarer sa compagne. Aussi n'avait elle démit leurs fers. La moiteur d'une mimine, n'avait d'égale qu'un tracas ébranlant ces prunelles. Elle frémit d'aventure.
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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Dim 30 Aoû - 15:07


Les deux compagnons du malotru déguerpirent avec un ridicule qui me satisfit. Quant à blue hair, ses jambes se mirent à trembler, comme vidées de leurs os. Une mine effrayée, pâle, pris la place de son précèdent et confiant facies. Il sembla enfin recouvrir la mobilité de ses membres, car il s’écarta vivement du poing vert, à quelques centimètres de sa tête. Néanmoins ses jambes de cotons ne surent le porter, et il trébucha, son derrière butant sur le sol. Gémissement, nouveau regard à mon attention, et cette andouille déguerpie tel un petit chat effrayé. Mon sourire se fit plus doux, bien qu’il transpirait une satisfaction immense. Nous nous étions débarrassées des gêneurs, et ceux sans même les avoir combattu. Néanmoins, mes menaçants et falsifiés assauts avait puisé en moi une énergie qui me manquait encore, et je m’en rendis compte quand mon amie se jeta sur moi. Mes jambes, incapable de supporter nos deux poids, cédèrent, et nous nous retrouvâmes, Sayu-nee et moi, dans la même position que le leader à l’azur toison. Bien que je sentis la douleur monter au niveau de mon postérieur, je n’en laissait pas moins échapper un doux rire. Effrayer trois garçons, pas de problème, mais se déplacer avec habileté constituait une autre difficulté. Quelle bande de bras cassés nous faisions ! Je profitais néanmoins de l’occasion pour la serrer dans mes bras. Enfin, elle m’aida à me relever.

-Allons raccommoder ta besace ... Avant qu'un nouvel accident ne surgisse.


J’hochais la tête. Si je ne réparais pas vite ces poches, je me retrouverais bien embêtée. Elles constituaient, en effet, le seul réceptacle, de mes armes, leur fourreau. Je ne pouvais me permettre de perdre mes précieuses graines à cause de misérable trous. Je n’eus le temps de faire aucun mouvement, ma jumelle saisissait déjà ma main. Je me laissai faire avec un sourire, me laissant guider par la demoiselle, revenant au sein de la civilisation. A moult reprises, nous nous éloignâmes de la foule, guidée par la gêne de ma comparse. Je ne la pressai nullement, préférant de loin profiter de l’air, admirer les magasins. Après tout, nous étions là pour nous détendre. Rien ne nous forçait à aller vite. Je finis par découvrir une boutique, entre deux friperies. Une droguerie ? Pas moyen de savoir. J’y voyais néanmoins une place où nous pourrions trouver fil et aiguille. Nous y entrâmes, les mains toujours jointes. La dame qui siégeait dans la petite pièce n’était pas couturière, mais elle accepta de rafistoler la besace pour quelques sous. Satisfaites après une dizaine de minute à la regarder raccommoder, nous sortîmes. Alors je découvris que le soleil déclinait, le ciel se teintant d’un orange crépusculaire. L’heure de rentrer approchait à grand pas. Je me tournai vers Sayu-nee, non sans lui adresser un chaleureux sourire.


-J’ai vraiment passé une magnifique journée avec toi ! Merci beaucoup, nee-chan !


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MessageSujet: Re: Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]   Mar 31 Mai - 22:03

Merci Ren pour cette entête génialissime ♥

Dans la splendeur du couchant s’admiraient des demoiselles. L’une bien sûre d’elle. L’autre trop émue. Une fort touchante scène se tenait-là, à l’orée d’une cité. Et les dires de sa compagne lui redoublaient ses maux. Si bien qu’une subtile rosée perlait à ses prunelles, puits d’or vomissant des ruisseaux étincelants. Mais elle se refusait ces touchants adieux. En tout bien tout honneur, elle désirait nouvelles épopées. Ainsi s’osait-elle à clamer cette fantasque amitié. Un doux murmure évadé d’une belle bouche, dont les mirettes n’exaltaient pareille témérité. Une funèbre mâchoire à la robe de verdure lui dévorait cette radiance. Ses trésors plongés dans l’ombre, la moire espérait voiler ce qui la tiraillait. Mais ses doigts de fée la trahissaient. L’idée seule d’être à nouveau délaissée l’ébranlait. Alors elle tremblait de tout son être, aussi frêle que ce cœur affligé, esseulé. A vrai dire elle redoutait la solitude et la perte. Et si d’ordinaire elle se pouvait contenir, en enfouissant sa détresse, là elle menaçait d’éclater en sanglot. Mais elle se fourvoyait, la bougre. Soudain elle soufflait mot, d’une voix noyée de larmes, toute fébrile et édifiante.

« Alors c’est la fin ? »

Mandait-elle naïvement, de sa petite voix d’enfant, avant que ne s’élance une mimine frémissante. A l’égard d’une manche à tirer ou d’un poignet à agripper. Sayu n’avait que faire d’inspirer la pitié. Elle espérait juste témoigner son désir de la retrouver. Mais sa victime pouvait-elle seulement le déceler ? Là au cœur des puits d’or bravant sa terrible trogne. Elle ne se navrait que trop tard de lui causer embarras, comme de l’affliger de sa personne que trop émotive. Ainsi la donzelle pensait chasser le malaise qui hantait d’aventure sa figure, par ses vestiges couvrant de laideur ses traits délicats d’un joli minois. Voilà que la moire s’osait à lui ravir plus d’une main, afin de proférer mile excuses. Ladite sotte enfant s’excusait bien d’avoir dramatisé. Puis elle l’enlaçait de plus belle, avec plus d’ardeur, une étreinte soulevant plus que de simples rougeurs. De simples embrassades au demeurant. Si bien que le phénomène n’allait guère saisir plus d’une gens. Après quoi elle pouvait bien s’excuser à nouveau, avec son grand air de nigaud. Mais elle était ainsi faite, que trop adorable et délectable. Les sourires et les rires chassaient ce funeste passé emprunt de dureté, d’amertume et d’espérance de vengeance. Une affaire révolue du reste.
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Après l'effort vient le réconfort [pv Yuna]

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