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 La lumière du tartare [pv Elena]

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Leīto Kotoryū

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MessageSujet: La lumière du tartare [pv Elena]   Ven 18 Jan - 19:00


Investigation en terrain hostile


Le Souk. Le centre névralgique de cette ville au charme oriental aussi étonnant que diversifié. Marchant au milieu de chahut ambiant de ce quartier commerçant de Lalivéron, je n’avais ni armure, ni Gunbai, ni autre marque identitaire ressemblant à mon portrait sur les fiches Wanted. Pour m’en assurer, j’avais même ajouté un bandage autour de mon poignet masquant mon tatouage d’appartenance à cette guilde noire qu’était ce cœur du démon, Grimoire Heart. J’en revenais d’ailleurs, cela faisait des semaines que je n’y étais pas allé, et à mon retour bien des choses avaient changés. Ytas Leoscan avait succombé à ses blessures, on avait un nouveau membre à la guilde parmi l’élite, un nouveau frère du purgatoire, je n’en sais pas plus à l’heure actuelle. Mais surtout, fait encore plus surprenant, un des trois dragons slayers, celui du poison dénommé Cobra, avait déserté. J’en étais tombé des nues. Il avait tout bonnement décidé de partir comme l’on partirait de chez soi en fermant la porte. J’avais un peu de mal à le concevoir, surtout d’imagier la réaction du Dark Knight à cette nouvelle. En tout cas probablement guère joyeuse. Ma loge n’avait pas bougé d’un pouce, hormis un nettoyage réguliers fait par les services de sous membres, mais rien ne laissait présager que je n’y étais jamais. Sur le bureau en bois massif de cette chambre était posée une lettre, c’était encore une mission. En réalité c’était plus subtil que ça, il s’agissait d’une récolte d’informations pour la secrétaire de Lucifer, Selena Wiselight. Je ne la connaissais pas, néanmoins elle devait surement être importante pour me confier cette tâche, qui n’était ni plus ni moins que d’aller enquêter sur un ancien déserteur de Grimoire Heart résident désormais à Laliveron. Voilà pourquoi je déambulais au cœur de cette ville d’un pas nonchalant, presque comme un touriste.

Nemuru avait bien grandit, il maitrisait une nouvelle technique que j’appréciais fortement, un polymorphisme de personnes ou animaux qu’il avait déjà vu de près. Actuellement il était sous forme d’un.. d’un furet. Oui un petit furet niché sur mon épaule en train de dormir. J’appréciais ce dons qui lui permettait temporairement de pouvoir non seulement dormir comme à son habitude, mais en plus de me faciliter mes déplacements. En plus, il y avait énormément de gens, cette rue était un marché constant, un vrai vivier où se mêlent commerce, troc, rencontre, mais surtout rumeurs. Il ne me fallut pas dix minutes pour entendre parler des incidents un peu partout dans le royaume, des phénomènes très incompréhensibles. Etant lié à la guilde dont le but était lié à ces incidents, je savais qu’il s’agissait des régalias. J’en profitais pour rechercher l’homme qui portait anciennement la marque du cœur du démon, mes capacités de pisteurs n’étant pas des plus exceptionnelles, il me fallait donc chercher avec peu d’indices comme le lieu où il demeurait ainsi qu’une maigre description de son physique. Néanmoins pour passer les détails, j’ai bel et bien retrouvé l’homme en question au bout de deux petites heures d’investigations dans un milieu franchement pas très simple pour un mage de ma stature. L’ayant observé après, j’ai très vite compris la raison de sa désertion et de son exil dans un lieu aussi reculé, une famille. Mes yeux rouge sang pourtant témoins d’une froideur et d’une placidité presque haineuse ne purent qu’exprimer une étrange lueur bienveillante quant à la louable intention de protection de ce père. L’observant du haut d’un toit donnant directement sur son domicile, j’observais non pas un ancien criminel avide de sang de conquête et de pouvoir mais bel et un bien un père aimant, souriant, évitant au mieux les conflits pour la sécurité de sa progéniture et de son épouse.


Leito : Vis heureux ... longtemps, et loin du tumulte de Grimoire. Vis avec ma protection divine, vis serein.


Lui murmurais-je alors au loin dans un souffle divin arrivant à ses oreilles après mon départ. Accroupis le haut d’un toit, je me relevais lentement en observant ce foyer souriant, chaleureux, un cocon que je ne connaitrais jamais mais me faisant pourtant tellement envie. Inclinant ma tête respectueusement envers cet homme ayant eu le courage de braver le plus dangereux mage du royaume, je savais qu’après mon rapport il serait étroitement surveillé, mais qu’importe, il était pour ma part hors de danger. Marchant vers la sortie de la ville, je me dis alors qu’il était relativement tôt, profitant du calme et de cette plénitude dont je faisais étrangement preuve, comme par une sorte de compassion divine, j’avais comme envie de me mêler aux humains, m’imprégner de l’atmosphère que pouvait dégager un lieu aussi remplis. D’un bond je me retrouvais dans une petite rue puis discrètement je me rendis vers les étals, flânant ci-et-là, cherchant même à pouvoir acheter quelque chose pour égayer mon quotidien et la solitude habituelle. Mais je n’étais pas tranquille, une présence planait autour de moi, quelque chose de maléfique dont je n’arrivais à déterminer ni l’origine, ni la nature exacte. Pas soucis de précaution je me dirigeais vers une petite ruelle, toujours comme si de rien n’était, mais j’en étais sûr maintenant, j’étais suivis.

Accélérant le pas dans cette ruelle, en arrivant au bout je m’arrêtais net en tournant la tête. J’y vis une silhouette au loin. Etant dans l’ombre et cette présence dans la lumière je n’arrivais pas à la voir en détail avec ce contrejour, je décidais donc encore d’accélérer le pas, puis changer de rue, deux fois, trois fois. Toujours suivis de loin. J’allais donc jouer un tour à cette personne, alors que j’étais arrêté à l’angle d’une ruelle étroite, je sprintais vers la prochaine, puis à peine l’avais-je passé je fis un bond pour atteindre les vingt mètres du haut du bâtiment et me poser sur le toit.


Leito : Nemuru, Ike !


Indiquant un endroit à l’abri pour mon Nekotama, je le vis se retransformer en son apparence habituelle juste le temps pour qu’il fonce se mettre à couvert avant que l’individu n’arrive en face de moi avec m’avoir retrouvé. Je ne sais pas comment, mais il m’avait pisté rapidement.
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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Sam 19 Jan - 5:23





















La rencontre tant attendue.

Laliveron, elle était vraiment magnifique cette ville et regorgeait comme je m'y attendais de merveilleux et fabuleux tissus qui allaient me permettre à coup sur d'élargir ma clientèle. Après en avoir fini avec ce mage de Raven Tail que j'avais rencontré pendant que je faisais mes emplettes. D'ailleurs, il n'était pas mauvais ce mage, un peu plus d'entraînement et il aurait surement pu mieux se défendre mais personne ne pouvait vraiment lui en vouloir mon niveau était juste plus élevé que le sien. Ça ne me plaisait d'ailleurs pas. J'aurais milles fois préférer tomber sur un mage contre qui j'aurais perdu à plat de couture que contre un mage tel que lui. Non pas qu'il était un microbe bien que ce fut le cas mais je ne pouvais pas évaluer mon réel niveau dans ces circonstances. Avais-je progressé? Étais-je restée au même niveau qu'à l'époque où je suis restée pétrifiée devant ce mage? Je rageais vraiment de ne pas pouvoir m'en rendre compte en pratique. Intérieurement et au vu de mes nombreux entraînements poussés, j'avais sûrement progressé, je n'étais peut-être toujours pas capable de faire force égal avec l'homme qui me tétanisa mais je pouvais sûrement lui tenir tête sans trembler de peur et sans pouvoir bouger. Que j'aurais aimé le rencontrer! Après tout, c'était lui la seule personne sur qui je pouvais le vérifier. Il était le plus apte à me fournir des réponses, surtout qu'en plus de vouloir tester mon niveau auprès de lui, je devais lui demander pourquoi. Pourquoi son odeur était si particulière et surtout étrangement familière bien qu'avec un soupçon de différence? Je voulais savoir et mon désir, déjà présent depuis un peu plus de trois ans, redoubla d'intensité. Je l'avais décidé, une fois de retour à la guilde après ma virée à Laliveron, j'irais en voyage dans le but de le retrouver et rien ne m'en empêcherait, rien ni personne. En parlant de ça, avec toutes ses interruptions, je n'avais encore rien pu acheter. En effet, j'ai été interrompu lors de mes emplettes par ce mage de terre. Il était donc temps de rattraper le temps perdu. J'avais beaucoup à faire et surtout, beaucoup de tissus à essayer. Je me suis donc déplacée à travers la ville, scrutant la moindre boutique qui vendrait ce que je cherchais. En passant, j'admirais, l'architecture de la ville, réalisée avec brio pour pouvoir résister de manière efficace aux difficultés climatiques qui touchait la région. J'admirais également les différents stands d'épices en tout genre. Tout était parfaitement bien organisé et la ville était bondée. Il y avait une bonne ambiance et la foule se bousculait, s'arrêtant dans les stands pour admirer ou pour acheter, attirée par les annonces des marchands scandant la qualité de leurs produits, vantant leurs mérites. La typique ambiance humaine mais étrangement aujourd'hui je m'y faisais, j'avais même envie de jouer le jeu, ça pourrait être intéressant. D'ailleurs, l'un d'entre eux m'interpella avec un sourire qui semblait sincère bien que la personne en elle-même inspirait peu confiance. J'ai toutefois accepter de le suivre car il ne fallait pas juger aux apparences et puis il ne dégageait pas l'odeur d'un mage, je n'avais donc rien à craindre. Il m'emmena dans un lieu assez éloigné, je n'y entendais plus les bruits de la foule pourtant bruyante à souhait.

« Alors ma p’tite dame ? Perdue ? On cherche quelque chose de précis ? Ici, j’ai tout pour vous ! » dit-il d'un ton étrange


Je suis à la recherche de tissus de bonne qualité. Savez-vous ou je pourrais en trouver? Ou en avez-vous à disposition?

« Nous en vendons jeune demoiselle! Du vert, du bleu, de l'épais, du fin et même de la fine laine. Entrez donc faire votre choix» me dit-il en m'indiquant l'entrée de son magasin.

Je me suis donc dirigée sereinement vers la bâtisse pour vérifier par moi-même la véracité de ses propos. Une fois entrée, il me fit patienter quelques minutes pendant qu'il sortait la marchandise. Sa boutique était glauque et on y voyait les traces de poussière et de toiles d'araignée, signe qu'elle n'était pas souvent visitée. En même temps, pas étonnant au vu de la décoration propice au glauque. Il m'apporta donc les tissus qu'il me fit essayer. Rien qu'au coup d’œil, je vis l'autre raison pour laquelle elle était peu visitée. Certains tissus étaient rongés par les mites et ceux qui avaient été épargnés étaient non seulement d'une couleur peu appréciée pour ne pas dire immondes mais la qualité laissait franchement à désirer. Je n'allais pas perdre une seconde de plus ici, j'avais perdu du temps. En refusant ses tissus, je vis son air dépité, je n'éprouvais généralement que de l'indifférence mais cette fois quelque chose me fit ressentir un peu de compassion. Je l'ai donc assommé d'un léger coup et le fit sortir de la boutique. Il était seul, ça se voyait et dieu sait comment l'être humain peut se montrer cruel envers ses semblables. Toutefois, on pouvait reconnaître un semblant de qualité chez l'Homme. Il faisait toujours preuve de compassion envers ses congénères en cas de coups durs. J'ai donc sorti de la boutique tous les produits qui pouvaient encore être utilisables, ai couché le marchand sur certains tissus et ai détruit complètement la boutique. Je me suis tournée vers lui pour lui adresser de dernières paroles avant de m'en aller.


Au moins tu ne seras plus seul, du moins pour un temps.

Après cette action, je suis retournée en ville, où l'ambiance était toujours aussi présente et où il me semblait avoir plus de personnes qu'avant. J'ai continué à me promener comme si de rien était dans la ville, toujours à la recherche d'un stand pour y acheter mes tissus et peut-être pourquoi pas faire des emplettes? Je n'avais aucune tenue du désert et de l’exotisme ne ferait pas de mal à ma garde robe. De plus, je ne me fondais pas vraiment dans le paysage vêtue tel que je l'étais bien que le plus important, masquer ma marque d'appartenance à Tartaros était réalisé. Toujours est-il qu'avant de penser à élargir ma garde-robe, je devais trouver une boutique convenable. Cela ne tarda pas vraiment. Après avoir tourné dans un angle, je suis tombée sur une boutique qui vendait de somptueux tissus, exactement ce qui ravirait ma clientèle, sans compter les magnifiques vêtements qui m'ont frappé dans l'oeil.

Spoiler:
 

Je suis donc entrée dans le magasin sans perdre une seule seconde. La gérante m'accueillit avec un large sourire puis me laissa faire des emplettes. Je me suis d'abord dirigée vers ce pourquoi je m'étais rendue dans cette ville. J'ai donc repéré les tissus que j'avais l'habitude d'utiliser pour mes différentes commandes. Ils étaient d'excellente qualité ici, fins et légers et surtout plus résistants. J'ai donc mis l'ensemble dans un petit sac avant de continuer mes courses. Après les premiers tissus achetés, j'ai recherché la nouveauté. J'en ai trouvé grâce à de merveilleux tissus d'une beauté rare. Ils reflétaient le désert dans toute sa splendeur. En un clin d’œil, je vis l'ensemble des créations que j'allais pouvoir faire avec, j'avais des idées plein la tête et j'étais impatiente d'être de retour pour m'atteler à leur confection et jouir d'une plus large clientèle. Une fois l'ensemble des tissus achetés, je me suis dirigée directement vers les robes que j'avais aperçu depuis l'extérieur. Au toucher, elles dégageaient une grande fraîcheur et le tissu avec lequel elles avaient été fabriquées était fin, de la soie d'après moi. La première était une tenue d'un blanc pur, une magnifique robe seyant parfaitement à mon corps et qui se portait magnifiquement bien avec des escarpins bien que je ne raffolais pas vraiment de ce style de chaussures. La seconde quant à elle était caractérisée par son incroyable design et ses fines dentelles. Elle était parfaitement adaptée au désert et me permettrait surement de fondre dans le décor. Je fis des essayages et trouvai la taille qui m'était adaptée puis je remis ma tenue et partit pour payer mes courses. Au moment où j'étais devant le comptoir, nous entendîmes le mouvement ordonnée de certaines personnes alertées par l'homme qui venait surement de se réveiller et de découvrir son magasin détruit. Le reste continuant à vaquer à ses occupations car après tout l'Homme était ainsi et puis une dizaine de personnes suffisait. Une fois le calme partiellement revenu,je jetai un œil à l'extérieur et vit un homme qui parlait à ses enfants et à son épouse surement pour leur dire de rester à l'abri. C'est alors que l'odeur du mage que je recherchais vint violemment heurter mes narines. Il était ici, celui que je tenais plus que tout à rencontrer. Quelle chance avais-je de le trouver ici à Laliveron? Il ne semblait pas le genre de personne qui se retrouverait ici par plaisir. Peu m'importais en réalité, il était là et c'était l'essentiel, il ne m'en fallait pas plus. La gérante et moi-même nous dirigeâmes vers la porte mais pour deux raisons différentes. Moi pour partir à sa rencontre avant qu'il ne s'évanouisse encore une fois, elle pour savoir ce qui se passait. Une fois à la porte, un sourire me traversa en coin, puis dans un murmure, je dis, avant de m'en aller à sa recherche,



Il... Il est là.

Je suis donc sortie en vitesse, me dirigeant vers son odeur, si bien que j'oubliais que j'avais mes courses à la main et que je n'avais pas payer.

«Eh! Revenez! Vous n'avez pas réglé vos achats! Revenez! » hurla-t-elle en me voyant partir à toute vitesse.

Malheureusement pour elle, j'avais déjà disparu au milieu de la foule. Je me suis donc dirigée vers les étals où me conduisait son odeur. Je l'ai aperçus mais je ne pouvais pas prendre le risque de l'aborder en pleine ville, j'ai donc commencé une filature dans l'espoir de pouvoir me retrouver seule face à lui. Il se déplaça quasiment au même moment, où j'ai commencé à l'observer, comme s'il sentait ma présence. Malgré tout, il avança sans se retourner, se dirigeant vers une petite ruelle. Il savait qu'il était suivi mais ne savait vraisemblablement pas par qui. Il continua le long de cette ruelle, je continuais à le suivre. Une fois au bout, il s'arrêta net et tourna la tête. Il me prit au dépourvu et j'ai du me dépêcher de me cacher mais c'était sur qu'il ne m'avait pas clairement aperçu étant donné ma présence dans la lumière et la sienne dans les ombres. Après quelques instants, je repartis dans sa direction mais il avait quitté la ruelle. J'ai donc accéléré le pas et suis arrivée au bout de la ruelle. Je l'ai retrouvé bien qu'il ait marqué une certaine distance non négligeable entre nous deux. Quand il s'est arrêté à l'angle d'une ruelle, j'ai accéléré pour le rattraper mais une fois sur place, il n'y était plus, je l'avais perdu de vue. Heureusement, son odeur persistait et je l'ai directement repéré. Il était au-dessus de moi, confirmant encore qu'il n'était pas humain vu qu'il était rare pour un Homme d'être capable de sauter si aisément une vingtaine de mètres. Je ne perdis pas une seconde, déposai mes courses dans un coin pour repasser les prendre après et fit moi aussi bond. En atterrissant, mon nez me permit de déceler la présence d'un animal à laquelle je n'avais que peu fait attention, focalisée par celle du mage que je recherchais depuis maintenant trois ans.


Je t'ai enfin retrouvé, après trois ans.

Je le regardais avec un regard déterminé. Sa puissance n'avait pas faibli, il était même devenu plus puissant que lors de notre précédente rencontre. Je frissonnais, non pas de peur cette fois mais de plaisir, ce car je savais que je ne résisterais pas à l'envie de l'attaquer. Avant de lancer l'attaque, je lui ai mentionné la présence de la seconde créature.


Qui d'autre se trouve ici? Je sais qu'il y a quelqu'un!

Après l'avoir fait, il était temps pour moi de savoir, savoir si je m'étais améliorer. Déjà, je n'étais plus tétanisée et je pouvais bouger mais était-ce tout? J'ai donc pris un air déterminé et lançai l'offensive.


Hakuryu No Tekken

Le fait que nous étions en hauteur me laissait une certaine liberté d'action, principalement sans risques de voir débarquer des gardes. Je m'étais déplacée avec rapidité tel que Weisslogia le l'avait enseigné et ai amorcé la technique correctement. Mais serait-ce suffisant contre ce mage? J'allais bientôt le savoir.


Leīto Kotoryū

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Sam 19 Jan - 16:27


Quatrième dragon

Inconnue : Je t'ai enfin retrouvé, après trois ans.


De longs cheveux chatins, une tenue légère, une apparence assez lumineuse contrastant avec le pouvoir magique sombre qui dégageait de son être. Me voilà la proie d’une personne, c’était la première fois de ma vie qu’on me traquait de la sorte, mais également la dernière, la vie de cette jeune demoiselle allait malheureusement s’arrêter là si elle bougeait un pas de plus. La quiétude de mon âme que j’avais réussie à maintenir s’envola aussitôt, laissant transparaitre une sorte d’impression de haine constante sur mon visage. Cette jeune femme semblait me connaitre, son visage m’était pourtant complètement inconnu. Trois ans, où étais-je il y a trois ans. Je sortais à peine du temple de mon père, j’ai fait pas mal parler de moi à l’époque pour des rixes et autres baston de tavernes, mais jamais de quoi éveiller l’intérêt aussi vindicatif d’une autre personne. Mes yeux rouges sang la fixaient longuement, cherchant où et quand j’aurais pu croiser une telle âme, mais rien ne me vint, elle semblait donc m’avoir vu sans que je sois en mesure d’en dire de même. Avais-je utilisé ma magie devant elle ? Ce n’était pas impossible, mais à part l’Ura Geki je ne m’étais que très rarement employé à techniques supérieures du Tenjin contre une personne par soucis justement d’attirer l’attention. Hormis mes entrainements seuls, mais ça après, je faisais toujours en sorte de me mettre loin de la civilisation. Je ne voyais pas ce qui en moi pouvais susciter autant l’attention. La dévisageant bien, elle ne me semblait pourtant pas aussi dans le doute que moi, mais quand bien même, trois ans après, j’avais énormément changé, mes cheveux avaient poussés, j’avais gagné en force physique de manière assez impressionnante, je n’avais pas mon armure aujourd’hui alors qu’ordinairement je la portais tous les jours depuis trois ans. Non, c’était bien plus puissant que ça, tout comme le fait de m’avoir retrouvé aussi vite à l’instant, elle possédait des capacités de pistage, ce qui lui avait surement permis de garder mon aura ou mon odeur en mémoire. Ce genre de dons ne m’était pas inconnu, j’avais croisé ça chez les dragons. Mais c’était impensable, pas encore, pas de nouveau un dragon slayer ?

Elle localisa bien vite Nemuru, trouvant non pas sa position mais m’indiquant clairement qu’elle savait qu’il était là, mon sang ne fit qu’un tour en entendant cette phrase, mes yeux s’écarquillèrent, je visais volontairement ses pieds des yeux, afin d’anticiper à la perfection ses déplacements. Si elle cherchait à attenter à la vie de mon Félin, je la tuerai sans hésitation. Mais alors que je m’attendais à cela, à bouger pour me mettre en travers de son chemin pour protéger Nemuru, elle fonça directement sur moi, comme une folle si je puis dire. Cette hargne, cette détermination. Elle ne faisait pas que me le rappeler, tout me laissait penser qu’elle aussi possédait cette magie. Et alors que j’étais en proie au doute, elle ôta toute incertitude quant à la magie qui était sienne. Hakuryu, un dragon de la lumière. Après avoir croisé la foudre, la glace, et les ombres, je faisais face à un dragon élémentaire pour le moins surprenant. Tout comme je fus surpris de la nature des pouvoirs de la dénommée Sasaki, la jeune fille des ombre, savoir qu’un dragon pouvait naitre de la lumière me fis exactement le même effet. S’il s’agissait vraiment d’un dragon j’étais en danger. Mais je fus vite déçu, le poing de lumière s’apprêtait à me heurter n’avait pas la même puissance que j’aurais espéré. Elle frappa de son poing le plat de ma main gauche tendue droit devant, une énorme onde de choc se fit sentir, des éclats de lumière jaillirent de tous côtés, on aurait dit un instant que la lumière elle-même était née dans ce choc. Tenant juste ma main fermement brandit devant moi, je pus constater que cette puissance n’était pas fixe, tout comme je l’avais senti chez Sasaki Omura. Elle aussi avait un énorme pouvoir latent dont elle ne se servait pas. Fermant le poing droit et chargeant une quantité d’énergie plus faible qu’à mon habitude, je frappais son Tekken avec mon Ura Geki pour la repousser au loin sans lui faire de dommages. On aurait simplement dit un coup de poing basique, j’aimais vraiment cette attaque.


Leito : Que me voulez-vous ?


Le ton pas vraiment des plus amical, je me tenais droit devant elle, pas plus de trois mètres nous séparais, elle avait donc repris ses positions après que je l’aie repoussé aussi rapidement, elle n’était peut-être pas si faible, néanmoins si elle voulait me tuer il fallait sortir bien plus que ça. Pour l’instant je pouvais jouer avec l’Ura Geki, tant que je ne savais rien sur elle et ses intentions, je n’allais pas révéler ma nature de God Slayer, à moins qu’elle ne soit déjà au courant auquel cas la rencontre serait bien plus fulgurante qu’elle ne le pensait. Mes yeux passèrent d’une robe rouge vermillon à un blanc au reflet nacré, presque pourpre. L’utilisation de la Tenkuu Metsujin maho avait cet effet sur moi, un changement foncier de comportement, me rendant radicalement violent et brutal, complètement aux antipodes de la plénitude que m’apportais la méditation que mon père m’enseignait en écoutant le vent. Mais là Nemuru n’était pas en sécurité, trop jeune encore pour se battre, et surtout contre un dragon, il était temps pour moi d’intensifier la manœuvre si je ne voulais pas avoir d’ennuis. Cette femme pouvait très bien appartenir à une guilde officielle ou le conseil, donc pas le temps de jouer aux devinettes, si elle ne me répondait pas rapidement c’est sa vie qui allait rapidement s’achever.


Leito : Je vous ai demandé ce que vous me vouliez ? Vous dites me connaitre, mais je ne sais pas qui vous êtes. Parlez dragon, ou j’abrège cette rencontre


La fin de ma phrase pouvait très explicitement se traduire par « metsujin ougi » étant donné ma nature prompte à intervenir rapidement, brutalement et avec un zeste de maitrise frôlant le zéro absolu. Oui qu’on se le dise, j’étais bordélique, j’employais toujours plus de puissance qui ne le fallait, mais dans des cas aussi extrêmes, cela pouvait s’avérer salutaire. Il faut aussi savoir que je n’ai pas qu’une bonne expérience avec les dragons, ils deviennent étrangement puissant lorsqu’ils utilisent leur plein potentiel. C’est pourquoi je n’allais pas lui laisser le temps de jouer avec moi.



Dernière édition par Leīto Kotoryū le Dim 20 Jan - 1:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Sam 19 Jan - 20:24





















Quelle puissance phénoménale.

Ne le voyant pas bouger après que j'ai lancé la technique, j'étais convaincu que j'allais le toucher. J'étais loin de me douter de la faiblesse de mon coup, ou plutôt de l'énorme différente de puissance qui nous séparait. Il tendit simplement la main et bloqua mon attaque sans sourciller d'un poil.


Q....Quoi?

En plus d'avoir bloqué mon attaque avec une facilité déconcertante, il me repoussa tout aussi aisément, de la même manière qu'on écrase une fourmi, sans fournir le moindre effort. Le coup dont il se servit pour me repousser était un simple coup de poing légèrement amplifié par sa magie. Il ne m'avait fait aucun mal, était-ce parce que je n'en valais pas la peine? Ou alors pour m'ouvrir les yeux sur l'énorme différence de puissance qui nous séparait, tel un immense cratère se trouvant entre deux villes. Mes espoirs venaient d'être réduits à néant car il était clair qu'il n'avait pas mis ne serait-ce que le quart de sa force vu l'aisance avec laquelle il para mon coup qui en amocha plus d'un auparavant. C'était donc peine perdue? J'avais beau avoir passé trois longues années à me perfectionner, je ne parvenais toujours pas à le tenir en échec ni même à le gêner d'une quelconque manière au cours d'un combat. Je ne pus m'empêcher de maudire intérieurement ma faiblesse.


*Tsss C'est pas vrai! Suis-je faible à ce point?*

C'est alors, pendant que j'essayais de me ressaisir et de réfléchir comme il se doit qu'un commentaire sortit de ses lèvres.

« Que me voulez-vous? »

Qu'est ce que je lui voulais? Était-ce une plaisanterie? Au quel cas, elle était de mauvais goût. J'avais repris mes positions et je venais à l'instant de remarquer son regard. Comme son ton sec, son regard reflétant la colère faisait froid dans le dos. Je n'avais jamais vu pareil regard dans ses yeux. Était-ce son regard naturel? Non, ce n'était pas possible, nul homme ne peut afficher un tel regard inspirant la crainte et dans lequel on pouvait lire une haine intense au quotidien. On y ressentait de la souffrance mais on aurait pas dit la sienne mais plutôt celle des autres, celle de personnes subissant une torture inouïe. Il en avait vécu des choses, des atrocités mêmes. Non, cela ne pouvait pas être le sien à moins qu'il ait vécu des expériences qui traumatiseraient à vie une personne normale. Il faut cependant avouer que la personne se trouvant en face de moi sortait de l'ordinaire, il n'était pas tout à fait humain. D'ailleurs, qu'était-il vraiment? La phrase qu'il prononça ensuite vint répondre partiellement à mon interrogation.

« Je vous ai demandé ce que vous me vouliez ? Vous dites me connaitre, mais je ne sais pas qui vous êtes. Parlez dragon, ou j’abrège cette rencontre »

A la fin de cette phrase, je pouvais sentir l'intense envie de tuer qu'il émanait. Oui, il mourrait d'envie de me tuer, d'en finir avec moi. Ce n'était pas une bonne idée de l'avoir attaquer de front, je l'avais provoqué. Je sentais l'énergie augmenter progressivement dans la paume de sa main. Ce n'était pas bon signe car si avec une infime partie de son énergie il avait pu me repousser, que deviendrais-je avec toute l'énergie qu'il avait en ce moment au bout de son poing. Le plus important, ce n'était pas ça, mais la phrase en elle-même. Si on ne se base que sur ses mots, elle n'a rien de particulier si ce n'est qu'elle me permet de savoir que ce n'était pas un dragon slayer ou il aurait surement mentionné un léger souvenir ne serait-ce qu'un petit rappel. Toutefois, pour moi, il venait de ruiner pleinement mon moral. C'était comme si on m'avait enfoncé un pieu directement dans le cœur.

« Je ne sais pas qui vous êtes. »

Ce simple bout de phrase résonna en moi tel un écho. C'était donc cela, je n'étais rien de plus qu'une vulgaire créature insignifiante dont une personne de son rang ne prenait pas la peine de se rappeler. Cet état de chose vint me transpercer, je n'avais pas accompli quoi que ce soit en l'espace de trois ans. Je suis donc tombée à genoux, penchant la tête en arrière, regardant le ciel, repensant tout d'abord à ses trois dernières années. Je revis mes séances d'entraînement intensif, la peine que j'endurais à chaque reprise, miroitant ce jour où enfin j'aurais pu rencontrer ce mage que j'admirais et craignais à la fois. Je m'imaginais ce jour d'une bien différente façon, me voyant réussir à lui tenir tête, à lui faire sentir toute la puissance qui était en moi, à imposer du respect non pas par ma victoire mais par la progression que j'avais faite. La réalité était toute autre. J'étais là, de nouveau sans pouvoir rien faire, impuissante et pathétique comme le jour de notre première rencontre. D'ailleurs, je me mis à repenser à ce jour, à l'époque, j'étais une bien pauvre créature fébrile et tremblante même pas capable d'articuler un son ou de bouger ne serait-ce que le petit doigt devant sa puissance. Était-ce pour ça qu'il ne m'avait pas reconnu? Pour mon changement radical? Je me suis donc ressaisie et me suis relevée. Je l'ai fixé avec un regard déterminé et lui ai répondu.


Qui je suis? .... Une personne que vous avez simplement ignorée. Une personne tremblante et pathétique qui n'a su que rester immobile devant vous lors de notre première rencontre. Une personne que vous avez tout bonnement ignoré et qui vous a cherché pendant trois longues années. Une personne qui vous craint et vous respecte, cherchant plus que tout à vous affronter afin de se prouver sa valeur.

J'évacuais ma frustration à travers ce long discours. Je l'avais décidé, j'étais prête à courir le risque, à mettre en jeu ma vie s'il le fallait, j'allais de nouveau lancé une attaque à son encontre. J'aurais voulu user de la plus puissante des techniques que Weisslogia m'avait enseigné mais je n'avais pas encore pu la parfaire. De plus, affronter quelqu'un me surpassant à ce point en puissance ne pouvait qu'être bénéfique, fallait-il encore que je sorte en vie de l'affrontement. Je ne tenais pas à l'attaquer de suite encore une fois, de peur de provoquer son courroux. Il se dégageait de lui une aura peu rassurante qui me poussa, avant d'entreprendre quoi que ce soit, de lui demander clairement ce que je voulais.


Je suis également la dragon slayer de la lumière, fille de Weisslogia. Mais ça, vous avez sans doute pu vous en rendre compte vous-même d'où l'utilisation du terme "dragon" pour m'appeler. Si vous souhaitez obtenir plus de détails me concernant,....

Je marquais un léger temps de pause, assaillie par la peur qui montait de plus en plus. Non pas celle de son refus, mais celle de ce qu'il pourrait me faire.


Il faudra également me dire qui vous êtes. Vous n'êtes pas humain, cela je l'ai su grâce à l'odeur que vous dégagez, vous semblez être un dragon slayer mais votre odeur est différente et surtout, vos attaques aussi bien qu’étrangement similaires. De plus, j'aurais souhaité que vous m'affrontiez, je tiens à vous combattre! Et ce, QUELQU'EN SOIT LE PRIX!

Je n'avais plus qu'à attendre pour voir ce qu'il allait décidé. Allait-il me répondre? Allait-il me tuer? Allait-il accepter? Allait-il refuser et s'en aller? Je n'en avais pas la moindre idée. Deux choix se présenteraient dès lors à moi, fuir et survivre au risque de ne plus jamais avoir la chance de le rencontrer ou l'affronter au risque de perdre la vie en souffrant le plus possible. Quelque soit sa décision, j'allais provoquer et ce combat et sûrement mourir ou, dans le meilleur des cas, finir gravement blessé et succomber à un moment ou à un autre, choisissant donc ainsi la deuxième option. Tant pis, je prenais, en connaissance de cause, ce risque quitte à périr sans avoir pu retrouver mon seul et unique parent. J'eus une dernière pensée pour Weisslogia et lui demandai de me prêter sa force en chuchotant avant de relever la tête. J'étais fin prête et ce qui devait arriver arrivera.




HRP:
 
Leīto Kotoryū

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Dim 20 Jan - 0:02


Dragon blanc


La frappe de lumière pure fut repoussée, envoyant cette jeune femme un tout petit peu plus loin créant un périmètre de sécurité nécessaire au moins à une anticipation réflexe. Je m’attendais à ce qu’elle réplique de suite, au lieu de ça il n’en fut rien. Bon sang, j’en avais vraiment marre de ces dragons et leurs changements d’humeurs aussi radicales que je pouvais en faire. Ma patience commençait à se limiter de plus en plus, plus les secondes s’écoulaient, plus mon visage se fermait, et plus son destin risquait d’être scellé. Je pense que j’aurais été seul, j’aurais simplement répliqué d’un coup de poing dans le ventre en la mettant KO, ni femme ni enfant ni civils, c’étaient les règles, on pouvait anéantir n’importe quel combattant, mais une femme ou un enfant, fusse-t-il en position de se battre contre nous, il ne fallait pas poursuivre le combat dans une intention de tuer. Mais là, Nemuru, mon petit protégé, n’était pas en sécurité. Je n’aurais pas dû l’amener, j’avais simplement fait une grosse erreur, il était encore un peu jeune pour se battre. La bouille du petit félin dépassa sa cachette, je tournais alors la tête l’air anxieux, puis plongeant de nouveau mon regard vers ma désormais future victime. Si elle pouvait me retrouver aussi facilement qu’elle m’avait suivi cinq minutes avant, fuir aurait été inutile. Faire parler les poings était alors ma seule option. Soudain elle changea d’attitude, son visage ne montrait plus le même tempérament, mais une sorte d’impression mélancolique, comme si mes mots venaient de la heurter. Je reculais alors volontairement le pied, me mettant de côté en position de combat avec la tête légèrement penchée en avant. Quoi qu’il se passe ensuite j’allais frapper, oh oui et j’allais même ne pas y aller avec modération. La tension augmentait exponentiellement, mon corps lui-même était crispé, prêt à réagir en une demie seconde à la moindre... Attaque. Il n’en fut rien. Elle tomba à genoux, l’air d’autant plus accablé qu’il ne l’était avant. Cette réaction me laissa pantois, la bouche bée même comme on dirait dans cette situation. Ma garde ne se relâcha pas pour autant, mes yeux fixant cette jeune fille qui possédait une magie au potentiel immense, capable de m’anéantir sans que je ne puisse rien faire.


Elena : Qui je suis? .... Une personne que vous avez simplement ignorée. Une personne tremblante et pathétique qui n'a su que rester immobile devant vous lors de notre première rencontre. Une personne que vous avez tout bonnement ignoré et qui vous a cherché pendant trois longues années. Une personne qui vous craint et vous respecte, cherchant plus que tout à vous affronter afin de se prouver sa valeur.
Leito : ...


Mes yeux s’ouvrirent de plus en plus à mesure qu’elle parlait. Son intonation, ses mots, sa peine, cette souffrance clairement lisible et palpable dont apparemment j’étais la cause. Ma position de défense ne servait à rien contre des mots. Lentement je me redressais, observant et écoutant cette jeune âme avec une incompréhension clairement distincte sur mon visage. Bon sang, je ne le savais même pas, mais vraisemblablement j’avais marqué cette slayer il y a trois ans. Mes yeux fixèrent cette jeune mage dans l’intention d’éveiller en moi des bribes de souvenirs tout en essayent d’assimiler ces mots. Elle avait deux fois mentionnée, non, insisté sur le fait que je l’avais ignorée. Etait-ce un reproche ? non … Cela ressemblait plus à une constatation. Le fait qu’elle m’ait cherché pendant trois ans signifie que j’avais forcément dû faire ou dire quelque chose d’assez marquant pour que cela soit ainsi. Alors que les mots défilèrent en une seconde dans ma tête, je faisais forcer mon esprit autant que jamais, mon visage montrant cette fois-ci une sorte d’intérêt pour elle. Cette slayer manquait cruellement de confiance en elle, c’était la deuxième dans ce cas, manquant de foi en sa propre puissance. Savait-elle aussi pour tout l’étendu de sa puissance latente ? Moi je le savais pour avoir affronté et pour pouvoir sentir cette magie endormie chez les gens, mais elle se dévalorisait. Elle voulait prouver sa valeur ? Ahh ma tête me faisait vraiment mal, où-est-ce que je l’avais rencontrée. Je contractais alors de plus belle mes maxillaires, laissant apparaître mes canines de slayer.


Elena : Je suis également la dragon slayer de la lumière, fille de Weisslogia. Mais ça, vous avez sans doute pu vous en rendre compte vous-même d'où l'utilisation du terme "dragon" pour m'appeler. Si vous souhaitez obtenir plus de détails me concernant,....
Leito : Elena ...


Ne laissant qu’un imprescriptible petit murmure à peine audible s’échapper, ce fut le seul mot qui me vint à l’esprit. Pourquoi donc me rappelais-je de ce nom alors que son visage m’était inconnu ? Pourquoi diable avais-je la mémoire qui flanchait autant en cet instant. Portant ma main au niveau de ma tempe, et fermant les yeux une courte seconde, une image vint alors me sortir de cet état. Oui, je me souvenais. Un souvenir évanescent resurgit des méandres de ma mémoire. Je me rappelle un peu le jour, pas avec exactitude, mais il faisait un temps brumeux, et la ville dans laquelle je me trouvais se trouvait ce jour-là assaillit par une guilde noire cherchant à en prendre possessions. A l’époque je ne savais pas pour l’alliance Baram, ce n’était qu’une guilde sans intérêt, mais je sais aujourd’hui que certaines guildes ne cherchent pas à être sous juridiction de cette alliance. Ce fut le cas à autrefois pour cette guilde. Je me rappel y avoir été mais pas pour combattre, juste pour me saouler, comme je venais de découvrir que je ne craignais pas l’alcool, c’était une aubaine. Mais ce jour-là j’ai dû pourtant me battre si je me rappelle bien, une bonne douzaine ou plus de truc dont je n’ai pas souvenir de leur existence. Ils étaient déjà KO avant de m’avoir touché. Mais alors que je sortais elle était là, elle les affrontait. C’est là que j’ai entendu son nom. Elena... Elle œuvrait pour. Tartaros. A ces mots résonnant dans ma mémoire j’eu un léger soubresaut. Elle était de la même guilde que l’autre jeune femme dragon. Mais oui quel idiot, c’était l’une des deux jumelles dragons de Tartaros dont on avait eu vent à Grimoire. Tout s’expliquait, elle avait sans doute vu ma magie à l’œuvre autrefois, ce qui expliquait sans doute l’envie de m’affronter. Malheureusement pour elle, je n’étais pas un mage noir à l’époque, maintenant si. Peut-être que Tartaros supprimait les guildes qui n’étaient pas sous sa juridiction, mais désormais je n’étais plus le jeune stupide slayer que je fus jadis.


Elena : Il faudra également me dire qui vous êtes. Vous n'êtes pas humain, cela je l'ai su grâce à l'odeur que vous dégagez, vous semblez être un dragon slayer mais votre odeur est différente et surtout, vos attaques aussi bien qu’étrangement similaires. De plus, j'aurais souhaité que vous m'affrontiez, je tiens à vous combattre! Et ce, QUELQU'EN SOIT LE PRIX!


Le ton assez flegmatique et faible, la voix lente et dénué de chaleur amicale, je prenais alors lentement conscience que je n’allais pas m’en sortir avec une simple pirouette. Elle était déterminée comme sa jumelle des ombres il y a deux mois à Crocus au Domus Flau. Je trouvais cela étrange, elle me connaissait sans me connaitre. Cela ne pouvait dire que deux choses, soit elle et sa consœur ne se parlaient jamais, auquel cas elle aurait eu vent de l’entrainement draconien que j’ai fait subir à cette dernière, soit elle n’écoutait jamais les ragots ou ne lisait jamais les prospectus wanted du conseil de la magie. J’admets fortement avoir tout fait pour rester discret depuis un mois et demie que j’ai vu ces affiches, tout mon possible en tout cas, mais une prime d’un million et demi se baladant dans la nature librement, ça ne passe pas si souvent inaperçu. Néanmoins en observant la peine que j’avais causée à cette jeune slayer sans le vouloir, je me suis surpris l’espace d’un éphémère instant d’être pris de compassion pour elle. Elle voulait m’affronter mais l’écart était aussi grand qu’il pouvait l’être avec l’autre slayer des ombres. Une idée étrange germa dans mon esprit. Infiltrer le temple des combats à crocus avait été si facile à l’époque en portant un simple masque que je me demandais s’il aussi facile de le refaire aujourd’hui en connaissance de cette faille. Mais trêve de mauvaise conduite, il me fallait me présenter, et séance tenante. Je pris soin une dernière fois de tourner la tête vers Nemuru qui était cette fois-ci bien planqué, avant de défaire le bandage à mon poignet. Avançant lentement vers elle, je m’arrêtais à un mètre, croisant les bras et laissant pleinement apparent la marque de Grimoire Heart.




Leito : viens avec moi


Je tutoyais rarement. Il est vrai que mon père, bien qu’étant un Dieu, m’avait appris l’art de la bienséance, des bonnes manières et surtout un raffinement et une classe en toute circonstances. Je me rappelle qu’il ne voulait que je ne tutoie que les personnes qui le méritaient, entendant le « le » par mon respect. Les dragons en général échappaient à cette règle étant donné que je méprisais jusqu’à leur nature même, haïssant cette race qui a donné du pouvoir aux humains dans le simple but de gagner une guerre fratricide entre dragons. Mais pour elle ce comportement était de rigueur, mon manque cuisant de considération à son égard me mettait dans une position assez délicate, et même paraissant froid et austère, j’étais quelque peu gêné par l’ennui que j’avais pu lui causer toute ces années durant sans réellement le savoir. Tournant le dos à mon interlocutrice, j’avançais vers la devanture d’un pan de toit affaissé où Nemuru s’était réfugié. Je montrais ainsi que l’attaquer n’était pas ma priorité, une idée bien plus intéressante m’était venue tout à l’heure. M’accroupissant devant la cache de fortune de mon compagnon félin, je tendis alors le bras en sa direction, montrant ainsi à la jeune slayer la raison de mon tempérament hostile limite instable à son encontre. Les oreilles venues de petit frère de cœur pointèrent alors de derrière un mur, puis ce fut au tour de sa frimousse de sortir l’air hésitant.


Leito : Nemuru, oide-ne, daijobu [le prenant alors dans mes bras et me tournant vers la jeune slayer de lumière] Voilà la raison pour laquelle j’aurais pu te tuer si tu avais attaqué de nouveau.


En fait, je suis conscient que mon image allait en prendre un sacré coup. On se dit rarement qu’un mage noir appartenant à la plus puissante guilde d’une alliance, tueur de dieu, et dont la renommée n’est pas spécialement bienveillante, qu’il se promène avec un bébé chaton Nekotama dont la seule vue le fait fondre comme un enfant devant. Mes yeux protecteurs envers cette âme, mon sourire presque béat et ma tendre affection étaient tout autant de caractéristique que je ne montrai à personne tout simplement parce que personne ne pouvait me comprendre. La perte d’un être cher, mon père, avait été comblé par la volonté de donner ma vie pour ce félin. Mais trêve de plaisanterie. Cette petite voulait m’affronter, mais pas ici, et pas dans ces circonstances, elle n’était pas au niveau et de loin. Mais sadique comme je l’étais, j’allais lui donner une chance de m’affronter de la plus belle des manières qui soit. J’avais dans l’idée de l’affronter elle et sa sœur des ombres en deux contre un à Crocus. Tout comme j’avais affronté sa sœur par le passé, je l’avais également entraînée il y a peu, je pouvais en faire de même avec elle.
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Elena Frost

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Dim 20 Jan - 16:28





















Gain de confiance?

La peur au ventre, j'étais là, stoïque, attendant une réponse de sa part. Dans ma tête défilait les diverses situations auxquelles j'aurais pu faire face après ma question. Chacune d'elle finissait très mal pour moi et je n'en ressortais pas vivante dans la moitié d'entre elles. Qu'avais-je fait? Étais-je déterminée à ce point? Pourrais-je risquer ma vie juste pour affronter un mage? Oui car il ne s'agissait pas d'un mage mais bien du mage qui me fit la plus forte impression. En effet, durant toutes ces années, j'en ai rencontré des mages extraordinaires puissants et terrifiants mais tel que lui, je n'en avais pas encore rencontré. Enfin mis à part mon master qui me fit également forte impression de par l'extraordinaire puissance qu'il dégageait mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le voir en œuvre. Pourtant, ce mage en face de moi, je l'avais vu à l’œuvre, et ce lors de l'assaut que la guilde avait mené il y a trois ans. Il n'avait pas usé l'once de son pouvoir mais avait pu vaincre une bonne douzaine de mages. C'était à la fois impressionnant et effrayant. Cette journée fut mémorable mais ce n'était pas tant pour l'avoir vu à l’œuvre, c'était surtout car c'était la première fois que je me sentais impuissante. En effet, après l'avoir vu à l’œuvre, je m'étais placée face à lui dans l'espoir de pouvoir lui parler, déjà interpellée par son odeur caractéristique. Mais je n'avais pu rien faire une fois en face de cette personne. J'avais surement eu de la chance qu'il ne me tue pas pour m'être mise en travers de son chemin étant donné le caractère dont il faisait preuve. J'étais juste restée immobile, le regard vide, tremblant comme une feuille. Je peux même dire qu'intérieurement, je priais, priais qu'il laisse la vie sauve à une pauvre et fragile créature telle que moi comparable à une fourmi devant sa magnificence. En un sens, je lui étais reconnaissante. Pour deux choses, pour m'avoir laissé en vie mais aussi pour avoir fait naître en moi cet irrésistible envie de progresser, pour le surpasser. En quelque sorte, il était devenu mon modèle, ou plutôt, mon idéal. J'étais à présent là, de nouveau face à lui, après trois ans d'entraînement intensif. Je venais de lui demander de se présenter à moi et attendais, fébrile, sa réponse.

« ........ C'est quoi votre problème à tous? »

Tous? Qu'entendait-il exactement par là? Il y avait quelqu'un d'autre dans le même cas que moi? Quelqu'un d'autre qui voulait l'affronter? J'étais perplexe, dans aucun de mes scénarios, je n'avais imaginé une telle réponse. C'est alors que je venais de remarquer qu'il avait quitté sa position de combat et me regardait avec une grande incompréhension, il ne se souvenait bel et bien pas de moi. Son ton était faible, il semblait exaspéré par la situation et sa voix possédait une froideur inimaginable. Il était légèrement crispé et ses canines apparurent, canines caractéristiques des dragons slayers. Pourtant, il n'en était pas un, son style de combat était certes similaire mais il n'avait pas nos traits caractéristiques. Je cherchais, je me demandais, j'imaginais des hypothèses, sans comprendre exactement ce qui se passait. Je ne devais pas pour autant relâcher ma garde, il était capable de m'anéantir s'il le voulait. Notre écart de puissance était tel que je ne tiendrais même pas cinq minutes contre lui mais qu'attendait-il exactement. Depuis mon arrivée face à lui, il n'avait cessé d'afficher un regard noir et de dégager une grande envie de tuer mais tout à coup, il s'était relâché. Mon monologue avait-il ravivé en lui des souvenirs enfouis? Se rappelait-il de moi? Je ne pense pas mais sa nature m'était toujours inconnue, c'est alors qu'il apporta la réponse à ma question. Il avait défait le bandage qu'il avait à la main et je reconnus la marque de grimoire heart. Il faisait donc partie de grimoire heart, une des trois guildes de l'alliance Baram mais aussi une guilde réputée pour la cruauté et la force de ses mages. Cela venait encore plus de provoquer en moi du respect. Il avait avancé et s'était arrêté, bras croisés à un mètre devant moi avant de parler.

« Sky God Slayer. Leïto Kotoryu. Viens avec moi »

Il s'appelait donc Leïto Kotoryu. Un nom qui collait parfaitement à sa personnalité. Les mots "Sky God Slayer" me perturbèrent, le chasseur de dieux du ciel.... Son père était donc un dieu si son histoire était similaire à la mienne. Voilà donc la raison pour laquelle il avait une odeur si particulière et une magie si proche de la mienne. De plus, son élément était le vent, parfaitement adapté à son tempérament, calme mais dangereux en même temps. C'était comme si la nature l'avait façonné de la meilleure façon qui soit. Mais j'étais curieuse, qu'était un God Slayer? A quoi ressemblait son père s'il en avait un? Quel était la nature exacte de sa magie et comment l'avait-il apprise? Tant de questions que j'aurais voulu lui poser mais que je me suis abstenue de prononcer de peur de jeter à nouveau un froid alors qu'il semblait finalement qu'il allait me faire confiance. Il m'avait explicitement demandé de le suivre, ce que je fis sans trop me poser de questions. Je n'y avais pas prêter réelle attention mais il venait de me tutoyer, comme s'il cherchait à créer un léger lien entre nous. Il marchait en face de moi, sans monter sa garde. Me jugeait-il si faible qu'il n'avait pas besoin de se protéger? Non, ce n'était pas ce genre de personnes. Me faisait-il confiance? Auquel cas, il acceptera sans doute notre combat. Nous sommes arrêtés devant un pan de toit affaissé, je sentais de plus en plus fort l'odeur que j'avais sentie en arrivant. Leïto s'est accroupi devant l'endroit d'où provenait l'odeur et il tendit la main vers une sorte de cachette. Des oreilles de chat, non d'une sorte de renard sortirent puis ce fut le tour d'une petite frimousse, montrant un air hésitant.

« Nemuru, oide-ne, daijobu [le prenant alors dans ses bras et se tournant vers moi] Voilà la raison pour laquelle j’aurais pu te tuer si tu avais attaqué de nouveau. »

C'était donc la raison pour laquelle il était si hostile à mon égard? La présence d'une simple créature suffisait à faire naître en lui des sentiments si profonds qu'il serait capable de tuer quiconque attenterait à sa vie? C'est un comportement étrange, peu commun chez les mages noirs. Beaucoup auraient surement trouver cela ridicule et risible mais étrangement, ça me fit sourire et accentua le respect que j'avais pour lui. Ce n'était donc pas qu'une simple machine à tuer mais bien une personne consciente et qui pouvait avoir de réels sentiments. Il venait à l'instant de se présenter dans mon esprit comme un modèle, qu'importe ce qu'il ferait ou dirait, j'étais à présent convaincue de sa vraie nature. Son regard mélancolique et froid n'était qu'un masque, un moyen de protection, c'est ce que je me disais. Ce n'était pas vraiment le genre à accorder sa confiance mais il venait de le faire avec moi, en me montrant, d'après ce que je venais de voir une créature à laquelle il attachait une grande importance et portait une grande marque d'affection. Sa créature était d'ailleurs comme lui, craintive mais qui ne se laisse pas faire étant donné qu'elle grogna quand je tendis ma main vers elle, Nemuru était donc son nom. J'avais une très bonne relation avec les animaux, plusieurs étaient devenu mes amis durant mes nombreux voyages. J'ai donc fait le vide dans mon corps, ne laissant que des bonnes émotions et affiché un grand sourire.


Quelle charmante créature, de quel espèce s'agit-il?

Je l'ai fixé, pour lui montrer que je ne portais nullement de haine envers lui mais plutôt du respect. J'admirais ce mage, j'avais même envie de lui ressembler non seulement par la puissance mais aussi par le comportement qui était parfaitement adapté à notre condition de slayer. J'ai donc continué la discussion.


Alors, Leïto-nii-sama, tu te souviens de moi à présent? Ou tout du moins as-tu des briques qui te reviennent?

Je venais d'employer le terme "nii-sama" et de le tutoyer, montrant que je ne le considérais pas comme un ennemi mais que je le respectais profondément. J'ai abordé la discussion en reparlant de notre rencontre pour vérifier s'il s'était pleinement souvenu de moi. J'ai donc continué en lui rappelant les circonstances exactes toujours en le regardant lui et Nemuru avec un sourire.


T'en rappelles-tu, c'était il y a trois ans, dans une petite ville aujourd'hui disparue. Ma gulde tartaros avait lancé une attaque pour en détruire une autre qui avait refusé de se joindre à l'alliance Baram. Tu avais à toi seul et sans utiliser réellement la magie battu une douzaine de mages. Ce jour là, j'étais présente et je me suis interposée devant toi pour te parler car ton odeur m'était familière.

J'ai marqué un léger temps d'arrêt, vérifiant qu'il m'écoutait toujours. Puis, j'ai levé la tête au ciel et fermé les yeux, me laissant porter par la brise qui venait de souffler, j'étais calme et sereine. J'ai donc poursuivi.


Malheureusement, j'étais si faible que ta seule présence avec toute la puissance que tu dégageis a suffit à me tétaniser. Je ne pouvais plus bouger d'un millimètre ni dire quoi que ce soit et j'espérais que tu me laisses en vie. Tu t'es simplement contenté de m'ignorer et tu as passé ton chemin, sans sourciller.

Je me suis remise à le fixer, le sourire toujours aux lèvres, lui montrant bien que je ne lui en voulais pas le moins du monde.



Certes, je me suis d'abord sentie frustrée par ton geste qui me montra bien ma faiblesse. Mais tu me rendis un grand service ce jour-là. En me laissant la vie sauve, tu fis naître en moi le désir de devenir plus forte, de m'améliorer pour pouvoir te faire face sans trembler. J'ai donc passé trois ans à m'entraîner intensivement et à te rechercher.....

Mon visage changea quelque peu, je l'avais légèrement incliné vers l'avant, masquant mes yeux et mon sourire c'était amoindri.


Malgré tout, je suis encore loin de ton niveau à ce que j'ai pu voir aujourd'hui lors de notre échange de coups. Toutefois avant de te quitter, j'aimerais que tu m'en dises plus sur ta magie. Enfin, je ne t'obliges pas le moins du monde. Tu le veux bien... nii-sama?

J'ai de nouveau relever la tête toujours en souriant. On ne pouvait pas sentir chez moi de mauvaises intentions étant donné que je n'en avais pas. Regardant à nouveau Nemuru, j'ai pris la liberté de tendre la main pour caresser cette jolie petite boule de poil en attendant la réponse de son maître. Honnêtement, j'espérais qu'il ne ferait rien et me laisserait le caresser mais il avait un sacré tempérament tout comme son maître et je ne pouvais prévoir sa réaction comme je l'avais fait avec mes autres compagnons animaux.






Dernière édition par Elena Frost le Mer 23 Jan - 14:48, édité 1 fois
Leīto Kotoryū

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mar 22 Jan - 4:36


Tueurs de dieu
et
Tueurs de dragon


Elena : Quelle charmante créature, de quel espèce s'agit-il?
Leito : Nekotama Misty, affilié à l’air


Qui allait d’ailleurs bien me servir tout à l’heure. Nemuru étant du genre flegmatique, j’allais surement dans un avenir proche voir très proche avoir des petites formes de vengeance à sa manière. Dormir vingt-quatre heure, oh ça croyez-moi il sait faire, et il sait me faire comprendre que c’est comme ça et pas autrement. Mais ses dons de Nekotama Misty allaient être utiles pour la suite de mon idée. Se battre ici en pleine journée était du suicide, attirant à coup sûr l’attention de pleins de gens, mais se battre dans un brouillard nocturne produit par un Nekotama était plus avisé. Elle voulait vraiment m’affronter ? Sans aucun doute dans ses yeux ni aucune hésitation ? Le pacte entre membres de l’alliance Baram m’interdisait de frapper trop fort, je devais au moins la laisser en vie de manière à ce qu’elle puisse rentrer après deux jours de repos. Comme Sasaki en somme à l’arène, mais là je ne savais pas à l’époque pour son allégeance au Tartare. Là non seulement j’en étais conscient, mais j’allais devoir trouver le moyen de rendre ce combat qu’elle voulait tant instructif pour elle. La frapper pour la frapper n’avait aucun intérêt, de un c’était une femme, bordel j’ai des valeurs, de deux sa puissance n’était pas encore assez mature pour produire un affrontement décent, quelque chose qui me mettrait assez mal pour un moment. L’idée de les ré-affronter elle et sa sœur des ombre me donnait presque envie d’y être maintenant, comme un challenge, une joie indicible parce que je n’étais pas du tout sûr de gagner sans me hisser à mon maximum de potentiel. Il me restait encore certains arts secrets à éveiller, mais j’avais trouvé la voie, en éveiller un suffisait à enclencher le processus de destruction des tueurs de dieux. Quatie, Shiro, Sasaki, même le Lightning Child... personne ne pourrait stopper ma progression frénétique me rapprochant de plus en plus de mon père. Cette jeune Slayer de lumière n’échappait pas à la règle, pas vraiment une alliée, ni une amie, elle serait une élève le temps d’un entrainement. Finalement en y repensant, je pense qu’après cet exercice intensif elle aurait sans doute préférée que j’abrège son calvaire.


Elena : Alors, Leïto-nii-sama, tu te souviens de moi à présent? Ou tout du moins as-tu des briques qui te reviennent?


Difficile à dire. Hormis un prénom, une vague impression, j’aurais pu la confondre avec n’importe qui. Apparemment pas elle. Elle s’était apparemment bien remémorée mon odeur et mes attaques d’il y a trois ans, personnellement je n’avais pas une mémoire aussi étendue. Je trouvais ça même un poil grossier de ne se rappeler de quelqu’un que par son odeur dans un premier temps, alors certes j’admets que les Dragons ont l’odorat méga développé, peuvent voir dans le noir pour certains et ont pleins d’autres talents. Mais ça reste glauque ! Désolé moi aussi je suis un slayer, j’vais pas renifler le derrière d’une personne pour me rappeler de son identité. Un peu de tenue voyons. Nous sommes entre gens civilisé et raffinés, enfin je suis raffiné, attention, pas de mésententes, je ne connais pas encore assez cette slayer pour juger d’un quelconque manque de savoir vivre ou au contraire d’un élitisme forgé bien que non encore apparent, mais quand même. Et puis je dois avouer que le Nii-sama me fit une étrange impression. Elle n’était pas la seule qui agissait comme cela de la sorte avec moi. Quatie, ma sœur tueuse de dieux m’avait également considéré comme un membre de sa famille. Mais après tout ce temps passé à y réfléchir, je n’arrivais toujours pas à comprendre ce lien étrange que tous les autres slayers semblaient naturellement établir entre eux, comme s’ils se considéraient tous de la même famille. Avais-je vraiment une famille de la sorte ? Et si tel était le cas, si un jour nous devions tous nous rencontrer, arriverions-nous à passer au-delà des barrières mages noirs-mages officiels ? Je me posais étrangement souvent cette question depuis que j’avais revu Quatie, j’allais surement avoir une réponse vu que j’allais la revoir bientôt. Mais avant il me fallait élever un peu le niveau de ce dragon. Je ne répondis pas à sa requête, mon visage se contentant de répondre par lui-même avec une expression morne, mes yeux explorant la totalité de son visage. Je l’avais déjà vu, certes, mais impossible de clairement le définir.


Elena : T'en rappelles-tu, c'était il y a trois ans, dans une petite ville aujourd'hui disparue. Ma gilde Tartaros avait lancé une attaque pour en détruire une autre qui avait refusé de se joindre à l'alliance Baram. Tu avais à toi seul et sans utiliser réellement la magie battu une douzaine de mages. Ce jour là, j'étais présente et je me suis interposée devant toi pour te parler car ton odeur m'était familière.


Quel étrange sentiment. J’étais en train d’observer son expression plus que l’importance de ces mots eux même. Comment un mage affilié à une guilde spécialisé dans l’asservissement des populations, spécialisé en torture et surtout réputé pour la cruauté de son master pouvait ostensiblement afficher un sourire aussi radieux, lumineux, si chaleureux qu’on aurait peine à penser qu’il s’agisse d’un mage noir... Elle-même le disait pourtant si naturellement, elle avait été dépêchée pour anéantir une guilde noire alors qu’elle disait ça comme si elle était allée faire des courses par un temps ensoleillé. Trois ans, trois ans que j’étais sorti du temple de mon père et que j’apprenais les émotions humaines et pour la première fois je me trouvais face à une expression inconnue. Une sorte de joie étrange nichée au fond des ténèbres. La lumière du Tartare ... Mon visage reflétait toujours la même expression, il m’était donc facile de ne pas montrer mon état d’âme ou ressenti, encore fusse-t-il que j’en ai, mais chez cette slayer cela semblait naturelle. Je sentais une volonté de montrer clairement une non hostilité. Bel essai s’il en est, je n’avais pas l’intention de m’en faire une amie, elle se rendrait compte bien vite que personne ne peut l’être, même elle qui semblait pourtant obsédée par l’idée de me retrouver, elle me haïrait tôt ou tard. Il en était ainsi depuis des années, je ne provoquais que haine et chaos sur mon chemin. Quant à Nemuru ... c’était un cas un peu différent, la solitude était pesante, je l’admets, mais j’avais aussi ce besoin d‘attachement à quelqu’un, quelque chose à quoi me raccrocher dans ce monde autre qu’une guilde de pourritures, de meurtriers et de dégénérés.


Elena : Malheureusement, j'étais si faible que ta seule présence avec toute la puissance que tu dégageais a suffit à me tétaniser. Je ne pouvais plus bouger d'un millimètre ni dire quoi que ce soit et j'espérais que tu me laisses en vie. Tu t'es simplement contentée de m'ignorer et tu as passé ton chemin, sans sourciller.


Elle m’apparaissait en cet instant totalement l’opposé de ce qu’elle m’avait montré cinq minutes auparavant. M’attaquer de front sans savoir les capacités de son adversaire, avec hargne, passion et précipitation. Non là elle paraissait plutôt calme, comme moi parfois je pouvais renfermer une plénitude totale en moi, une sorte d’état de sagesse profonde obtenu avec des heures et des heures de méditation. Elle mentionna cette journée comme si c’était hier. Me levant en mettant Nemuru sur mon épaule, je la vis lever le visage vers le ciel, si calme, si vulnérable. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi j’avais stoppé ce combat. Peut-être était-ce tout simplement parce que je ne pouvais donner de réponse à cette question que tout l’intérêt de la chose était là. Ne pas savoir pourquoi nous faisons ou non tel ou tel acte est parfois plus préférable. Elle se remémora ce jour en évoquant sa faiblesse, ma « puissance » et mon tempérament, qui je dois lui accorder correspond tout à fait à ma manière d’agir. En effet je me rappelle bien d’une jeune femme s’étant mise devant moi, l’alcool ne m’avait peut-être pas si amoché que ça encore à l’époque. Mais bon, c’était probablement aussi une des raisons pour laquelle j’avais autant de trous de mémoire. Par contre je ne me souviens absolument pas de pourquoi j’étais dans cette ville à ce moment-là. Un petit trou dans mon emploi du temps qui jusque-là ne m’avait pas spécialement dérangé plus que ça.


Elena : Certes, je me suis d'abord sentie frustrée par ton geste qui me montra bien ma faiblesse. Mais tu me rendis un grand service ce jour-là. En me laissant la vie sauve, tu fis naître en moi le désir de devenir plus forte, de m'améliorer pour pouvoir te faire face sans trembler. J'ai donc passé trois ans à m'entraîner intensivement et à te rechercher.....
Leito : ...
Elena : Malgré tout, je suis encore loin de ton niveau à ce que j'ai pu voir aujourd'hui lors de notre échange de coups. Toutefois avant de te quitter, j'aimerais que tu m'en dises plus sur ta magie. Enfin, je ne t'obliges pas le moins du monde. Tu le veux bien... nii-sama?


Ma réponse aussi cinglante que froide était justifiée, étant par défaut taciturne, tomber sur une personne aussi bavarde me mettait assez mal à l’aise. Néanmoins je n’avais en rien négligé ce qu’elle venait de dire, tout intégralement avait été assimilé pour être exact. Sa cuisante dévalorisation de sa puissance magique, du potentiel énorme qu’elle avait sans même s’en rendre compte ; son émulation par rapport à moi, le fait de m’avoir rencontré pour éveiller son esprit combatif ; et tout le reste. Je n’avais absolument rien négligé, bien au contraire. Bon ma manière de faire ne reflétait surement pas exactement ce que je pensais, mais le fond était là, j’avais affaire à une mage qui avait besoin d’un catalyseur pour éveiller sa puissance. Je n’allais pas être ce catalyseur, j’allais juste à l’esprit de lui montrer où étaient ses faiblesses pour qu’elle aille de l’avant. Je connaissais les miennes, je n’avais plus besoin d’entrainement pour progresser de ce côté-là, elle si. Je ne lui répondis de nouveau volontairement pas. Les mots ne sont parfois pas nécessaires dans certaines circonstances. Sans qu’elle se s’en rende compte, j’indiquais à Nemuru d’essayer d’être docile avec elle, juste en lui gratouillant le menton avec mon index. Un geste d’une banalité affligeante s’il en est, je devais la mettre en confiance parce qu’elle allait morfler, et pas qu’un peu. Tournant alors lentement ma tête vers mon félin, je lui murmurais juste à l’oreille un petit « Makkukiri » à peine audible. Alors que je mon félin se levait sur mon épaule et commença à lancer une épaisse brume autour de nous, je replongeais mon regard vermillon vers elle avec le ton bien plus confiant qu’avant, un léger rictus sur le visage, une attitude complètement différente de tout à l’heure, le moi sadique avait pris la place.


Leito : Tu as raison sur un point, ta puissance actuelle. Tu es faible. C’est certain. Tu veux pourtant m’affronter ? Tu veux connaitre la puissance d’un God Slayer ? [Levant mes deux bras à mi-hauteur en générant un courant d’air ascendant le temps que Nemuru aille se mettre à l’abri] C’est inutile de vouloir franchir une montagne quand on peut la contourner !! Je vais néanmoins faire en sorte que la prochaine fois que l’on se rencontre, tu sois en mesure de m’offrir un répondant digne d’un Slayer ! Je vais t’entraîner ici et maintenant ! Elena ! Dragon Slayer de la lumière !!!


Le toit entier était couvert de la brume de Nemuru, mais seulement les contours, pas le centre, histoire qu’elle puisse pour le moment encore voir mes attaques. Mon sourire éphémère avait disparu, laissant place à une expression à demi-sévère, un poil trop sérieux surement par rapport à la situation, mais il fallait qu’elle exploite tout son potentiel contre moi si elle ne voulait pas tomber en un coup. Paumes tendues vers les cieux, je ramenais mon poing droit vers moi en fléchissant mon bras, puis dans le même mouvement je pivotais d’un quart de tours en pointant de ma main gauche mon index et mon majeur seulement dans sa direction. Qu’importe l’attaque, j’allais de mon côté utiliser la Tenjin no Mai pour parer n’importe quel coup. Mes yeux avaient complètement changés d’aspect, tournant au blanc nacré avec plusieurs ornements en cercles noirs autour de mes iris. Cette fois-ci il fallait qu’elle comprenne que ce n’était pas un jeu. Le courant d’air généré depuis le début soufflait de plus en plus fort autour de moi, comme étant le centre d’une mini tornade dont la puissance ne faisait que croitre seconde après seconde. D’un geste très distinctif de la main, souvent considéré à tort comme narguant, je lui indiquais de venir m’attaquer.

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mer 23 Jan - 17:10





















Que l'entraînement commence!

J'étais donc en train de caresser un Nekotama Misty affilié au vent. C'était la première fois que j'avais à faire à ce type de créature, il était assez mignon. Cela dit, choisir un animal de compagnie qui avait exactement le même élément de prédilection que soit était encore une fois une preuve de son renfermement. Sans savoir pourquoi, il semblait délaisser le monde extérieur, s'enfoncer dans une solitude sans nom, ne cherchant point à en sortir et à laisser une chance à l'extérieur. Sa créature était également comme lui sur ce point. En effet, si j'avais pu le caresser, ce n'était pas grâce à ma familiarité avec les animaux ni grâce à son consentement. En effet, je pouvais le sentir, cela n'était pas ce qu'il voulait faire, c'était sans le moindre doute un ordre que lui avait donné son maître bien que je ne sache ni le moment, ni la manière dont l'ordre avait été donné. En effet, il avait fait plusieurs signes différents avant que je n'arrive à apposer ma main sur la tête de la jeune bête. Encore une preuve qui ne faisait que renforcer ce que je pensais à son sujet, il aimait vraiment la solitude. Je ne pouvais pas savoir s'il avait été élevé de la sorte par son père ou si c'était une décision qu'il avait prise de son propre chef pour une raison qui lui semblait valable. Durant la déclaration que je lui avais faite, j'ai pu observé diverses expression parcourant son visage. Tout d'abord, il sembla montrer une sorte de dégoût. Sans doute était-ce à cause de ma condition de Dragon Slayer. Après tout, il est tout à fait possible et même probable que, à l'instar de moi qui hait profondément la race humaine lui trouvant nombre de défauts, lui jugeait toute créature différente de son rang comme des être inférieures possédant un nombre importants de défauts dont ils ne pourront jamais se défaire. Puis après, il afficha durant un temps une expression étrange, se rapprochant à de la perplexité, voire à de l'étonnement. Cela, c'était sans aucun doute à cause de la manière avec laquelle je l'avais appelé. En effet, il n'existe pas de rapport direct entre un dragon et un dieu pourtant je m'étais permise d'utiliser le terme "nii" qui renvoie à un lien fraternel bien que suivi par le suffixe "sama" montrant bien mon respect à son égard. A vrai dire, je le considérais bien plus comme mon modèle mais je sentais qu'après un moment, il pourrait ou serait plus. J'avais donc pris la décision de toujours l'appelé ainsi qu'importe ce qu'il allait dire ou faire. Il finira surement par s'y habituer.

Puis après, son étonnement s'accentuait. Il semblait vraiment perplexe sans aucun doute étonné par mon attitude. Certes, je venais d'une guilde noire composée de mages sanguinaires et qui n'hésitaient pas le moins du monde à tuer, mais je ne dégageais aucune émotion négative, pas la moindre haine, par la moindre rancœur. Il est bien évidemment difficile de comprendre en ne se fiant qu'à ma guilde mais cela venait plus de mon enfance. Après tout, j'avais été élevée par un dragon de lumière symbole de la pureté, de la sainteté. Il ne m'a inculqué aucune notion de mal et prônait par dessus-tout le bien et la confiance. Ce qui m'avait conduite à Tartaros n'était autre que mon goût inconditionné pour les combats au cours desquelles j'éprouvais une joie intense proche de la démence. Par contre, le froid et la haine émanait toujours des yeux de celui envers qui j'avais en quelque sorte jeté mon admiration. Il semblait qu'il ne pouvait avoir aucune émotion mis à part quand il fixait Nemuru. C'était d'ailleurs le seul moment depuis notre rencontre où je l'avais vu sourire de manière naturelle, sans se forcer le moins du monde. Cependant je ne parvenais pas à m'expliquer pourquoi il trouvait cela si étrange ou plutôt pourquoi voulait-il que ce soit étrange à ses yeux. Ce n'est en effet que le fruit de sa volonté s'il affichait sans cesse et inlassablement le même regard dénué de vie. Cela ne pouvait pas être un réflexe ou une hérédité vu qu'il avait fait preuve de sentiments de joie envers son petit animal de compagnie. Tellement de choses que je souhaitais comprendre pour essayer de ressentir ce qu'il ressent, pour savoir pourquoi cette froideur de sa part. Il continuait de m'écouter calmement, sans me couper la parole, peut-être que je l'exaspérais tout simplement ou alors voulait-il ne perdre aucun mot que je prononçais. Il était toujours impassible. Il s'était relevé et avait mis son Nekotama sur son épaule et affichait une sorte d'incompréhension. Je n'avais pas la moindre idée de la raison de son incompréhension actuelle n'ayant pourtant rien dit ou fait de si particulier. A la fin de mon monologue, je ne pouvais savoir si oui ou non, il se rappelait de moi ou s'il allait accepté ma requête. Je fus vite fixée avec la réponse qu'il ne tarda point à me sortir.

« Tu parles trop »

Sa réponse était sèche et surtout dénuée de chaleur. Elle reflétait parfaitement le caractère et la personnalité de ce mage qui semblait introverti. Toutefois, il avait bien raison, j'avais trop parlé. J'avais en effet monopoliser la conversation pendant un laps de temps assez conséquent, la transformant en monologue, ce qui ne me ressemblait pas vraiment. Je ne parlais que dans deux buts, gagner la confiance d'une personne dans le but de lui extirper des informations que je convoitais ou transmettre une information importante. Malgré tout, je me suis sentie comme obligée, dans l'actuelle circonstance de parler abondamment. Je devais lui rappeler avec exactitude les circonstances de notre rencontre car je trouvais cela étrange de devoir affronter une personne dont vous n'avez pas le moindre souvenir alors qu'elle semble parfaitement se souvenir de vous. Certes cela semblait futile et ressemblait bien plus à une justification qu'à une réelle raison mais je ne pouvais m'empêcher de penser ainsi. Maintenant que cela avait été fait, je n'avais plus rien d'important à dire et j'allais surement prendre congé de lui en ayant l'intime conviction que je ne le reverrais sans doute jamais le revoir ou du moins pas avant longtemps. C'est alors que je le vis tourner la tête vers son félin et lui murmurer quelque chose d'à peine audible. L'animal se leva alors et commença à balancer une épaisse brume autour de nous. Leïto replongea dès lors son regard vers moi, l'air confiant, affichant même un petit rictus sur le visage. Son attitude était totalement différente de celle qu'il affichait il y a quelques instants encore. Il avait l'air confiant, voir même sadique, cela ne présageait rien de bon, je me suis donc simplement écartée maintenant une distance de sécurité entre nous et me tenant prête en position de combat. C'était glauque, un visage si maléfique au moment où cette brume épaisse était créée. Je devais me tenir prête pour tout ce qui me tomberait dessus.

« Tu as raison sur un point, ta puissance actuelle. Tu es faible. C’est certain. Tu veux pourtant m’affronter ? Tu veux connaitre la puissance d’un God Slayer ? [Levant ses deux bras à mi-hauteur en générant un courant d’air ascendant le temps que Nemuru aille se mettre à l’abri] C’est inutile de vouloir franchir une montagne quand on peut la contourner !! Je vais néanmoins faire en sorte que la prochaine fois que l’on se rencontre, tu sois en mesure de m’offrir un répondant digne d’un Slayer ! Je vais t’entraîner ici et maintenant ! Elena ! Dragon Slayer de la lumière !!! »

Sa phrase venait bel et bien de me confirmer que j'étais faible, toutefois, quelque chose avait capté mon attention "Elena". Il se souvenait de mon prénom bien que je n'y ai pas fait une seule fois mention. Sa mémoire lui était donc revenue ou tout du moins une partie. J'espérais que c'était grâce au long discours que je venais de faire mais ce n'était pas ça le plus important. Il avait décidé de m'entraîner mais il semblerait que ce fusse pas intérêt étant donné que selon ses dires, il souhaitait me ré-affronter à nouveau. J’imagine que, tout comme moi, il ne trouvais aucune gloire ni aucune utilité à se battre contre plus faible que soit. Cela ne signifiait pas grand chose en effet et on y gagnait rien pas même de l'expérience. Toutefois une chose me parut claire, il était sérieux. Si j'avais le malheur de m'amuser ou de perdre ma concentration une seule seconde, j'étais perdue. Paumes tendues vers les cieux, il ramena son poing droit vers lui en fléchissant son bras, puis dans le même mouvement il pivota d’un quart de tour en pointant de sa main gauche son index et son majeur seulement dans ma direction. Il me fit signe d'attaquer. J'ai donc affiché un sourire niais et dit comme il se devait mon nom.


Elena Frost!

Lorsque je combattais, je me lâchais, j'étais envoutée par l'action et me donnait au maximum. Je ne blaguais jamais et appliquais toujours rigoureusement les principes que m'avaient enseignés mon père. Toutefois, j'avais une face noire, une part de moi qui tendait à sortir pendant les combats, ma part de ténèbres. La dernière fois qu'elle était sortie, j'avais décimé un village entier et tuer chacun de ses habitants, femmes et enfants y compris. Je n'avais fait aucune distinction, ils étaient tous tomber sous mes coups et le sang recouvrait pleinement le sol à la fin. Cette part de moi, j'avais passé toutes ces années à l'enfouir, à chercher à la contrôler. Mais aujourd'hui, je devais la laisser sortir, faire abstraction de tout, me vider. J'allais plonger à nouveau dans les ténèbres.

Spoiler:
 

J'avais élaboré une stratégie bien précise et cette dernière nécessitait un parfait contrôle de moi-même. J'avais privilégié le self-control durant mes entraînements acharnés, ce qui m'avait permis de réussir à faire totalement abstraction de mes pensées positives et négatives me permettant de basculer pleinement d'un côté comme de l'autre bien qu'il est vrai que j'avais encore un peu de mal à quitter aisément les ténèbres. J'espérais que cela irait. Toujours est-il que je venais à présent de basculer dans les ténèbres, où se cachait la partie sanglante et la partie la plus puissante de moi-même. J'ai donc amorcé ma première attaque, sans perdre un instant.


Hakuryu No Tekken

Le dernier Tekken que j'avais lancé avait été repoussé avec une facilité déconcertante, je n'allais donc pas encore une fois l'attaquer de front. Non, je devais jouer sur l'effet de surprise qui était mon seul atout. Une fois devant lui, j'ai brutalement dévié mon attaque vers le sol, levant un grand nuage de poussière sur lui, puis, d'un geste rapide, me suis écartée avant de lancer ma seconde attaque.


Hakuryu No Yokugeki

Mon attaque était à présent lancée mais je n'avais pas le temps d'attendre pour voir si oui ou non elle avait porté fruit et causé des dégâts. Je devais immédiatement enchaîné, il ne fallait pas que je lui laisse une seconde de répit.


Hakuryu No Hoko

Voilà c'était là ma dernière attaque. Cette dernière au moins, j'étais sûre qu'elle le toucherait. Je comptais sur la particularité que j'avais de pouvoir modifier sa direction, donc qu'il esquive ou essaie de bloquer, j'allais la dévier afin de l'atteindre. Je visais sa tête en espérant que ça lui fasse suffisamment de dégâts car bien que relativement petit en largeur, il était tranchant, cela suffirait-il? J'allais tout de suite le savoir.


Leīto Kotoryū

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Ven 25 Jan - 2:45


Rugissement lumineux

Elena : Elena Frost


Son air avait changé, elle semblait à la fois déterminée et profondément dénué de toute hésitation. Sa puissante, voilà ce que je voulais profondément jauger et accroître, sans quoi elle ne pourrait pas atteindre le stade éveillé par Sasaki, les Spell Drives. J’avais plus de facilité avec sa sœur des ombre étant donné que je l’avais déjà jaugée en arène, et de plus l’endroit s’y prêtait, néanmoins j’y étais allé doucement, à mes yeux elle était bien plus faible parce qu’elle avait ce soucis cuisant de trouble identitaire. Elena m’apparaissait plus combattante, plus prompt à apprendre de ses erreurs, de ce que j’allais lui faire subir, de ce que j’allais lui dire. Plus qu’une démonstration de force, ce qu’elle devait retenir de la leçon d’aujourd’hui était simplement comment comprendre mieux son pouvoir face à un God Slayer, le reste, je m’en foutais amplement. Elle pourrait affronter un autre mage lambda demain, ça me passerai au-dessus comme de l’année quarante. Mon ambition était bien plus égoïste, j’avais entrainé Sasaki simplement dans le but qu’elle puisse pallier ce manque qu’elle avait en elle, ma rencontre d’aujourd’hui venait simplement de faire naitre un appétit plus vorace que jamais. Ayant clairement défini ma nouvelle ligne de conduite comme brutale, cruelle, déchainée et frénétiquement instable, j’avais une soif de puissance quasi intarissable, que ce soit pour moi, pour Lucifer ou pour mon père, je me devais de toujours être au sommet de la chaine. J’en étais loin, mais je frôlais ce pouvoir évanescent du bout des doigts. Ce qu’il me manquait n’était ni plus ni moins qu’une émulation suffisamment puissante pour non plus simplement éveiller mais nourrir le tueur de dieu en moi. Affronter deux dragons était de ces challenges, mais pas encore, le fruit n’était pas encore assez mûr. Je me devais d’avoir suffisamment de difficulté pour briller au grand jour, révéler ma vraie nature, mon vrai pouvoir, exploser cette chrysalide immatériel pour faire naitre le chaos en moi de cet éphémère vibration. Oui, j’avais peur, je connaissais les risques, finir comme ces diables. Oui, eux, ces mimiques que je prenais pour des pâles copies de mon père. En réalité ils étaient tous ...


Elena : Hakuryu No Tekken


Trop lente intention bien qu’étant ingénieuse, elle frappa le sol devant moi, feignant vainement une attaque quelque peu détournée ayant pour simple volonté d’en enchainer une autre. Cette tactique était bonne jusqu’à une certaine limite, contre un adversaire peu formé au combat, on pouvait espérer le surprendre, contre une machine ayant déjà encaissé des attaques qui aurait dues me tuer, elle n’était pas efficace. Le bruit de la détonation fut lourde, puissante et quelque peu surprenante, tournant légèrement le poignet pour dévier un filet de vent devant mes yeux afin de détruire les débris, je n’entendis pas le nom de la seconde attaque. Un double flot de lumière vint tenter de me frapper sur les côtés. Bien, elle avait déjà trouvé une manière utile de se servir de son coup disgracieux précédent. Les deux jets de lumière ressemblant à des ailes vinrent se heurter contre mes deux bras déployés et tendus sur les côtés. Cette fois-ci je ne jouais pas à l’Ura Geki comme avant, cette attaque était plus dangereuse, il me fallait répondre avec un coup du même calibre. J’avais bloqué l’es ailes de lumière avec deux poings enroulés de vents noirs. Chose difficilement imaginable, cette technique s’avérait pour le moment moyennement efficace, avec ma puissance au maximum j’aurais pu détruire son attaque aussi facilement que j’aurais soufflé un mur, mais contre toute attente, ses ailes de lumières faisaient jeu égal avec mes poings de vents noirs. Heureusement que je n’avais pas hésité à utiliser ça au lieu d’un Ura Geki auquel cas j’aurais surement pris plus de dommages que prévus. Les flots blancs contre mes sombres cieux firent trembler peu à peu mes bras, c’était un choc de volonté que j’allais gagner si j’intensifiais ne serait-ce qu’un peu ma puissance, je n’avais qu’une incantation à faire et j’aurais repoussé cette attaque, mais je voulais voir jusqu’où allait sa force de volonté. Je ne fus pas déçut de la suite, se rendant vite compte que son coup avait été contré avec un sort de même niveau, elle s’apprêtait à me balancer une offensive si caractéristique de notre race de Slayer. Elle avait au moins cette intelligence en combat de reconnaitre le point faible de ses attaques et d’enchainer avec une autre afin de pallier ses défauts. Ce genre de stratégie était dangereuse sur du long terme, notre réserve de magie n’était pas illimité bien que notre puissance n’était pas fixe. Ouvrant sa bouche à presque bout portant de mon corps, je sentais que c’était le bon moment pour savoir sa réelle puissance brute.


Elena : Hakuryu No Hoko
Leito :...


Située à pas plus de deux mètres de moi, elle me lança un rayon de lumière brute semblable à un laser. Sa vitesse était bonne, le coup me percuta de plein fouet au torse, j’avais ostensiblement un sourire aux lèvres, son rayon était au niveau de mes espérances, brulant mes vêtements sur un cercle d’une cinquantaine de centimètre de diamètre. Je fus repoussé sur une bonne dizaine de mètres en arrière, mais toujours stable et droit sur mes deux pieds. Le flot de vent m’entourant ne s’estompant pas, bien au contraire, je la regardais dans les yeux avec un indéfectible regard comme à ma grande habitude, juste deux froids à vous glacer le sang, mais ce sourire en plus. La brulure tout comme les marques sur mon corps avaient disparus, j’arrachais d’un geste ferme le haut de ma veste depuis le cercle de brulure jusqu’à mon col, laissant tomber en arrière dans mon dos mes vêtements en lambeaux. Ne me restait qu’un T-shirt gris sans manches avec ce trou béant sur mon buste laissant apparent ma peau. Si j’avais arrachés cette veste c’était pour mieux me mouvoir, elle n’allait pas être déçue, oh que non. Refermant avec virulence mes deux poings, mon aura amplifia considérablement, non pas cette fois-ci une aura de vent mais bel et bien une aura rouge sang et noir tout autour de ma peau, j’étais en train de concentrer ma magie afin de lui montrer que l’échauffement ne faisait que commencer. D’un bond ferme je me projetais devant elle, parcourant l’espace nous séparant aussi rapidement que dangereusement, armant mon poing en vol pour venir frapper ses deux bras en opposition. Mais alors que sa défense tenait face à ce simple coup de poing, un cercle lumineux rouge et noir caractéristique du Sky God Slayer apparut entre mon poing et sa peau, le marteau des cieux allait frapper. * Ura Geki ! * La puissance de mon coup préféré brisa sa garde comme du papier l’expédiant au loin tel un vulgaire poids inerte. La démonstration était finie, l’enseignement allait commencer.


Leito : Leçon numéro un, que faire dans ce genre de circonstance ou l’adversaire à l’ascendant ?


La leçon était simple, j’allais recommencer, cette fois-ci elle avait intérêt à trouver un moyen de me contrer. Je me rappelais ces exercices éreintants contre ce pilier au temple, cette colonne qui absorbait mon énergie pour me la relancer dans la figure. J’avais mis du temps à comprendre que pour casser certains obstacles il ne fallait pas réfléchir des masses et simplement y aller en frappant. Mon esprit tordu était en train de jouer un tour à Elena, j’allais lui faire prêcher le faux pour savoir le vrai, aucune des réponses n’avaient de sens, chaque circonstances étaient différentes, chaque cas différent, si elle tentait d’esquiver, de se défendre ou bien même d’anticiper, rien ne disais que mon attaque ne porterait pas. Elle allait réfléchir, et c’était ce qui allait la perdre. J’avais appris ça seul, mon père ayant été un vrai tortionnaire par moment, elle avait au moins la chance que je lui inculque ça de manière douce. Elle se releva lentement, semblant réfléchir à mes réponses, mais étrangement elle avait cette perle dans les yeux, cet éclat barbare semblable au mien. J’y trouvais un potentiel exploitable. Ne lui laissant pas le temps de répondre, j’allais profiter qu’elle soit de nouveau sur pieds pour lui proposer la vue de cet exercice depuis l’autre côté, c’est-à-dire elle qui m’attaquait.


Leito : Attaques moi de nouveau au corps à corps, tu comprendras mieux le sens de mes paroles.


Concentrant mon énergie dans mes poings et mes pieds, j’allais lui montrer que certaines fois la puissance ne faisait pas tout, il était possible de vaincre avec un minimum d’attention. Mon but était clair, anticiper son mouvement de manière à ce qu’elle comprenne ma démarche. J’allais lire ses mouvements. J’avais appris ça avec les moines du temple de mon père, enfin les moines, les servants qui ne vivaient rarement plus de deux ans auprès de mon père avant de mourir intoxiqués par les émanations toxiques de la fumée de ses bâtons noirs qu’il fumait. Il était facile pour un maitre du corps à corps de déterminer les attaques de son ennemis en observant son jeu de jambes, le mouvement de ses pieds, la vitesse qu’il pouvait mettre dans l’effet. Je baissais volontairement les yeux toujours avec ce petit sourire presque arrogant, je savais qu’elle ne me toucherait pas, elle allait se demander pourquoi. La torture psychologique n’était pas spécialement mon for, mais je savais que ça allait la tracasser. Je n’étais pas stupide pour autant, cette intention limite humiliante n’était pas gratuite, j’allais lui montrer comment faire après, j’étais persuadé d’avance qu’elle adorerait.


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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mar 29 Jan - 20:33





















Un combat perdu d'avance

Après mon attaque lancée, je suis restée calme, attendant la réponse fatidique. L'avais-je touché? En toute logique, il ne devrait pas être capable d'esquiver mon attaque. J'avais effectué une combinaison correcte, sans bavure et sans lui laisser la moindre chance de deviner mes attaques. De plus, tel que me l'avait enseigné Weisslogia, j'avais exécuté mes attaques avec une grande précision sans faire d'erreurs. Tout me laissait croire que j'allais le toucher et j'avais bien raison. Mon souffle du dragon le toucha de plein fouet et l'envoya dix mètres plus loin. Je l'avais fait, je l'avais touché, j'avais pu lui porter un coup, le premier coup. Mon excitation retomba bien vite. Il avait non seulement esquissé un sourire suite à mon attaque mais était toujours debout sur ses deux jambes. De plus, tout ce que j'avais réussi à faire c'était de bruler ses vêtements. Je n'en revenais pas, notre écart de puissance était donc si grand? Il n'y avait rien que je puisse faire pour le blesser? J'étais perplexe, mon souffle avait une propriété de laser, tranchant, coupant et malgré le fait que ça l'ai touché à à peine deux mètres de distance et de plein fouet, il n'avait pas la moindre égratignure. L'issu du combat venait de se confirmer, j'allais perdre et à plat de couture. Certes, je n'avais pas un instant imaginé gagner au vu de la façon dont il avait repoussé précédemment mon Tekken, mais je n'imaginais pas que le combat serait à sens unique. Je me retrouvais donc dans la même position qu'à notre rencontre, il y a trois ans. Une pauvre et pathétique créature, telle une fourmi devant une montagne. Mon regard affichait l'angoisse, l'incompréhension et la détresse. Moi qui si déterminée il y avait moins d'une seconde je me trouvais à présent paralysée, c'était pathétique, j'étais désemparée. C'est alors qu'il arracha le haut de sa veste et chargea ses poings d'une intense aura noire et rouge sang. Il parcourut très vite l'espace nous séparant et comme j'étais estomaquée, j'eus à peine le temps de croiser fébrilement mes deux bras en face de moi en guise de garde. Bien évidemment, je n'étais pas suffisamment concentrée et vu la puissance de son coup, cela n'aurait pas fait grande différence il faut l'avouer. Ma garde se brisa donc tel un fétu de paille soufflé par le vent. Je fus ainsi expédiée au loin, rasant le sol, comme s'il venait de frapper une balle en caoutchouc. Je parvins à la fin à me relever mais du sang sortit de ma bouche en simple coulée au coin des lèvres tandis que la totalité de mes membres était couverts d'éraflures rouges. Sans compter que j'avais cette douleur à la limite du supportable au niveau de mes avant-bras qui avaient manqué de se briser. Je devais à présent faire gaffe et éviter de prendre des coups directs ou je ne donne pas cher de ma peau. Toujours est-il qu'il venait à présent de me prouver sa suprématie effective. Mes attaques marchaient à peine tandis que les siennes faisaient de lourds dégâts. J'allais à présent rester figée, impuissante quand il prononça quelques mots signifiant que la leçon qu'il comptait m'enseigner allait bel et bien commencer.

« Leçon numéro un, que faire dans ce genre de circonstance ou l’adversaire à l’ascendant ? »

Voulait-il vraiment que je réponde à cette question? C'était incompréhensible, cette question n'avait aucun sens. On ne pouvait pas y répondre car on n'avait aucun moyen de le faire. C'est une des bases du combat, ne jamais adopter un style unique de combat car chaque adversaire est différent, personne ne se battant réellement de la même façon. Mon père me l'avait enseigné durant mon entraînement, je devais toujours m'adapter au style de combat de mon adversaire et ne jamais arboré un style prédéfini de façon à ne pas être prévisible et qu'on ne puisse anticiper aucune de mes actions. Je me suis peu à peu relevé, affichant un visage étonné car je me cherchais non pas la réponse à sa question mais le pourquoi de cette question. Que cherchait-il? Que voulait-il? Jouait-il avec moi ou étai-il sérieux? Au moins sa question a eu le bénéfice de me remettre les idées en place. Après tout, qu'importe si mon adversaire à l'ascendant sur moi? Le plus important c'est de ne jamais douter en mes capacités. Oui, j'allais perdre ce combat. Oui, j'étais impuissante face à mon adversaire mais je devais donner le meilleur de moi-même quitte à y laisser ma vie. C'est comme ça que doit être un dragon, comme ça que Weisslogia aurait, non veut que je sois car oui, je perdrais cet affrontement mais ce ne sera ni mon dernier ni mon premier et cela ne fera que renforcer ma volonté, mon envie de devenir plus forte et de retrouver mon père. On pouvait à nouveau voir cet éclat si caractéristique dans mes yeux reflétant la détermination. Cet éclat qui symbolisait ma fougue, ma volonté, mon envie de combattre et ma rage de vaincre. J'allais perdre, c'était une évidence mais je n'allais pas lui faciliter la tâche. Il allait devoir être sérieux pour me battre bien que n'ayant pas de réels besoins de se forcer la main pour le faire. La volonté de mon père, sa voix, sa prestance, sa détermination, on pouvait lire tout ça rien qu'en me regardant. J'allais lui faire honneur, je n'allais pas capituler, pas même devant celui qui est devenu un modèle, un mentor, pas même devant celui qui me dépassait largement en puissance. J'étais à présent fin prête à faire face à mon destin. Étrangement, j'étais calme, très calme, en parfaite osmose avec la nature. C'était ici et maintenant que j'allais faire mes preuves, que j'allais prouver que je ne suis plus la même qu'il y a trois ans, je ne suis plus faible. Je venais de me remettre en position de combat quand il prit à nouveau la parole.

« Attaques moi de nouveau au corps à corps, tu comprendras mieux le sens de mes paroles. »

Le sens de ses paroles... A vrai dire, elles m'importaient peu ses paroles mais pour qu'il insiste dessus, cela signifie qu'elles ont un sens, qu'il cherche à me transmettre quelque chose de précis, une leçon, un enseignement. Quoiqu'il en soit, j'avais déjà ma réponse en tête et je n'allais guère tarder à la lui donner tout en accomplissant son souhait, l'attaquer. Oh ça oui, j'allais le faire mais il fallait bien le faire. Je devais faire face à un gros problème, aucune de mes attaques ne le touchait vraiment et j'avais déjà utilisé la quasi-totalité de celles que je maîtrisais bien qu'il me restait deux dans ma manche. L'une d'elle n'était pas spécialement puissante et l'autre non plus bien que la seconde pourrait me servir pour prendre temporairement l'ascendant. Toutefois, il s'agissait de bien l'utiliser et surtout de ménager l'effet de surprise. Pour le moment, j'allais laisser ces deux dernières de côté et pour pouvoir les utiliser au bon moment. Si je m'y prenais bien, j'allais réussir à lui infliger des dommages, minimes certes mais des dommages quand même. Ce serait un accomplissement en soi de réussir à le blesser même de manière minime bien que ce n'était pas mon but ultime. On pourrait assimiler cela à un bon début ou encore mon but passager. Je venais à l'instant de finir de visualiser mon schéma d'attaque et de peaufiner ma stratégie qui en toute logique devait marcher bien que je pouvais rien affirmer ne connaissant suffisamment pas ce mage qui gagnait de plus en plus d'admiration et de respect de ma part. Je n'avais envie que d'une chose, le battre, lui prouver que j'étais la meilleure. J'étais fin prête quand je m'aperçus qu'il venait de concentrer son énergie dans ses mains et ses pieds signe qu'il était sérieux. Une goutte de sueur glissa de mon front jusqu'à mon menton où elle s'arrêta. Une chose était claire pour moi, m'amuser serait déclarer ma mort. Il avait baissé légèrement les yeux, signe d'arrogance. Il avait d'ailleurs bien raison, j'étais faible comparée à lui et je le comprenais parfaitement dans son attitude. La goutte de sueur toujours sur mon menton se décolla et, au moment où elle toucha le sol, je déclenchais mon attaque. J'étais devant lui et avais opté pour un simple combat au corps à corps sans magie. Tout en lui assénant une multitude de coups qu'il évitait, je répondis à sa question.


Que faire dans ce genre de cas? C'est très simple, on se contente d'ATTAQUER!

J'ai continué mon assaut de coups sans relâcher mon attention une seule seconde. Quoiqu'il fasse, je me devais d'être capable d'esquiver. Non seulement par fierté et par orgueil mais aussi pour éviter de lourds dommages. Il était hors de question qu'il me touche, je n'allais pas le laisser faire. Chacun de mes coups étaient soit parés, soit esquivés, c'était très frustrant et je me demandais pourquoi. Mais j'avais prévu cela, à sa riposte, je lui préparais à nouveau un Hakuryu no Hoko suivi d'un autre enchaînement de coups de poings. Je ne devais pas lui laisser le temps de préparer une technique car il était évident qu'elle me causerait de lourds dégâts. J'allais chercher, par tous les moyens à l'aveugler pour profiter au maximum de ma capacité à dissimuler mes intentions meurtrières ainsi que de mon odorat. Je devais jouer au maximum sur l'effet de surprise avec lui. J'allais être fixée bien assez tôt sur l'avenir de ma stratégie en fonction de sa réaction à mon attaque actuelle ainsi qu'au deux prochaines. L'entraînement venait véritablement de commencer!



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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Lun 4 Fév - 12:12


Passage Technique

Elena : Que faire dans ce genre de cas? C'est très simple, on se contente d'ATTAQUER!
Leito : MAUVAISE REPONSE !!


Tout en esquivant un de ses coup je lui en rendis un, un simple coup de poing dans l’épaule histoire de la déstabiliser fortement avec une vitesse de percussion et une impulsion vive, mais elle en démordait pas, elle continuait. Droite, gauche, droite, droite puis gauche, ma tête esquiva me moindre de ses coups avec une dextérité extrême, j’avais beau avoir le dessus niveau puissance, sa vitesse m’impressionnait, je n’étais pas en position de jouer les malins trop longtemps, raison pour laquelle de temps à autre je me contentais de parer puis tenter de la désarmer en répondant par des salves meurtrières de poings fulgurants. Son agilité était bonne, sa puissance, sa précision, ses réflexes. Dans mon esprit bien que je donnais l’impression de jouer j’avais un schéma d’analyse très précis un cours. Le moindre de ses mouvements, sa respiration mal placée, sa hargne mal employée, ses coups percutants, sa puissance effective. La moindre petite source d’information était une mine d’or pour moi, le voulais aussi voir sa puissance immédiate, je pris la décision de planter mes deux bras à hauteur pour sentir le choc de ses poings contre mes avant-bras, ressentant la pression de ses attaques sur mes os, vibrant d’excitation quand à mes perceptions. Elle avait du potentiel, je savais quoi faire avec elle.

Alors qu’elle commençait à croire qu’elle avait le dessus elle me lança à bout portant un Hôkô, visant la tête. Mais à quoi elle pensait ? Que j’étais aussi faible pour gentiment me manger ça sans broncher et la laisser jouer. Je lui montrais d’un simple mouvement de souplesse comment esquiver ce coup limite impossible à empêcher. Me saisissant d’un de ses points avec ma main, je la maintenais brutalement et approcha mon visage du siens avec célérité, appuyant sur son poing pour faire basculer son corps légèrement à droite, déviant ainsi la trajectoire initiale du tir à quelques centimètres de mon oreille. Je venais non pas d’utiliser une technique de force pure mais simplement d’user de la position, masse et force de mon adversaire contre elle. Lâchant son poing j’armais de nouveau le miens pour répliquer, mais alors que j’étais en passe de produire un enchaînement dantesque elle continua sur sa lancée, s’acharnant à vouloir me toucher en répétant la même série que moi. Ce fut un choc tout simplement éblouissant, le fracas de nos attaques produisait des ondes de choc d’une intensité rare, force physique pure, elle avait du répondant, je limitais quand même ma puissance pour faire durer cet échange aussi passionné que passionnant. Mais alors que je me rendis compte qu’elle se fatiguait progressivement, je bloquais ses deux poings avec mes mains, bras tendus devant moi. Elle n’avait ainsi que ses pieds pour se défendre, mais pour pallier ce problème j’allais très vite lui montrer une technique de désarmement efficace. Je fis tourner ses bras avec ma force au-dessus sa tête et vint faire plaquer son corps dos contre moi, maintenant fermement ses mains et mes bras appuyé contre elle. Elle était non seulement bloquée mais dans l’impossibilité de se dégager. Du moins, pas sans aide.


Leito : Calme toi.. Tourne tes poignets [lui murmurais-je alors doucement à l'oreille avec un ton bien plus rassurant qu’auparavant] Ne force pas, ne crispe pas ton corps, tournes lentement tes mains. Pour te dégager d’une telle situation, utilise comme j’ai fait tout à l’heure, la force de l’adversaire contre lui. Tu vas appuyer sur mes bras en l’air et tourner vivement sur toi.


Bien évidemment pour la survie de mes parties génitales je n’allais pas lui dire qu’en prime après avoir trouvé le moyen de se libérer de cette étreinte il existe une grande ouverture où en général on peut placer un coup de coude disons… bien placé. Je pensais en cet instant qu’elle était assez maline pour le voir donc pas nécessaire que je lui enseigne et que je me fasse du mal gratuitement. Mais trêve de bavardage inutiles, j’avais devant moi une jeune femme qui n’était surement pas habitués à doser son énergie, une fois qu’elle fut libérée de la manière enseignée, je me plaçais devant elle avec un regard peu approbateur. En effet un détail flagrant ne m’avais pas échappé lors de nos échange, sa hargne, sa furie de combat, nécessaire sur certains points, la subjuguait un peu trop à mon gout, il fallait qu’elle réprime et contrôle ce côté d’elle sinon elle allait souvent perdre ses moyens. Moi-même j’avais acquis ce contrôle avec de la méditation, mais je savais que peu de gens étaient sujets à ce moyen de contrôle de soi, ce n’était pas une chose aisé à éprouver. Je me devais de trouver le moyen de la faire maitre de ses émotions mais dans un cadre bien plus adapté à ses compétences.


Leito : Tu as les défauts de tes qualités en combat. La rage, la frénésie, la passion acharnée sont des émotions indispensables, mais savoir le mesurer est un problème que peu de gens comprennent. L’emportement est une faiblesse. La domination est une force. J’ai autant voire plus de fureur en moi que toi, mais me vois tu faiblir ? Non, la clef est en toi. Je vais t’aider à trouver le moyen de déverrouiller ce potentiel latent.


Plaçant ma main devant moi légèrement tournée vers les cieux, le fis naitre un tourbillon de vents frais et noir autours de mon corps. D’un geste identique à tout à l’heure je l’incitais à venir m’attaquer. Il fallait qu’elle libère une puissance d’avantage plus importante qu’un Tekken pour percer ce mur de vent, puissance qu’elle n’avait pas immédiatement, mais qu’elle avait en latence. Il fallait qu’elle se serve de ses émotions, qu’elle les fasse jaillir, qu’elle les domine, mais sans être dominée. Densifiant d’avantage les flots d’énergie m’entourant, je fis accélérer les vents pour que si elle traîne trop elle se fasse mal aux poings. Cet entrainement je l’avais déjà effectué moi-même, et pour m’y être cassé les phalanges, je savais qu’il fallait vraiment envoyer une puissance colossale limite démesurée afin de me toucher, néanmoins elle était maintenant prévenue, ma garde était outrageusement ouverte derrière ce mur, je représentais apparemment son objectif à atteindre, me toucher, me blesser, j’allais canaliser cette émotion, la colère étant un bon sentiment une fois qu’on savait s’en servir, je lui laissait donc les clef de sa propre émergence, lui laissait libre choix de s’en servir. Si elle réussissait, les autres exercices prévus pour elle par la suite ne seraient que de la facilité. Elle avait à mes yeux bien plus de potentiel que Sasaki. En termes de puissance, elle était actuellement bien plus faible, j’avais fait éveiller à la jeune dragon des ombres une technique de hausse de magie, qu’elle avait nommée Shadow Drive, mais outre cela leur deux puissances étaient complètement opposées. Pour dire vrai, à mes yeux si leurs niveaux étaient égaux je verrais Elena surpasser sa sœur par simple puissance pure, la magie de tueur dragon de lumière m’apparaissant être la plus propice à un style offensif direct, alors que la magie de tueur de dragon des ombres me semblait bien plus diffuse, mais plus maîtrisée, plus concentré par moment et surtout bien mieux redistribué. Elles se complétaient en somme, mais en un contre un Sasaki avait largement le dessus en l’état actuel sur Elena. Je me devais donc après avoir limite torturé la jeune fille des ombre en combat de faire de même avec la lumière du tartare devant mes yeux. Si elle ne trouvait pas le moyen elle-même de gagner en puissance alors, je mettrais un terme à ce petit duel et retournerais à mes occupations... parce que bon, d’ici deux ou trois jours il me fallait me rendre à Dekai Island pour un rendez-vous des plus intéressant.



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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Ven 8 Fév - 22:04





















Première leçon

Mon assaut avait été lancé. J'étais déterminé et ma fougue ainsi que ma passion se lisait sur mon visage. Une chose était claire, je ne me laisserais pas faire, qu'importe si l'adversaire avait le dessus au niveau de la force et de la puissance. Je m'en fichais, je ne le prenais même pas en compte. Une seule chose était dans ma tête, attaquer, attaquer pour toucher, attaquer pour faire mal, attaquer pour gagner. Bien que dans ce cas de figure la dernière option soit quasi-impossible tandis que la deuxième plus abordable mais néanmoins compliquée elle aussi, je n'allais pas lâché l'affaire. D'ailleurs, il l'avait compris et c'est d'ailleurs pourquoi, à travers son sourire, il esquivait avec sérieux mes attaques. Cela le rendait encore plus respectable car bien que nous sachions tous les deux qu'il avait clairement le dessus sur moi, il me traitait avec sérieux et considération. C'était réjouissant. Tout en esquivant mes coups, il me signala que la réponse que je lui avais fourni par rapport à sa précédente question était incorrecte. Je me demandais si c'était car ce n'était pas celle qu'il attendait ou bien car il y avait bel et bien une bonne réponse à sa question. Personnellement, je n'en voyais pas mais s'il tenait à m'enseigner une notion précise, il me le ferait surement savoir. Toujours est-il qu'avec la même hargne, j'enchaînais les coups. Sur le plan de la vitesse, je sentais que notre écart était légèrement réduit par rapport à celui de la puissance, sans doute à cause de notre différence dans la carrure car il est bien vrai que j'étais bien plus légère que lui. En esquivant un de mes coups, il profita pour à son tour m'en asséner un et bien évidemment, pendant qu'aucun de mes coups n'atteignait sa cible, le sien fit bien évidemment mouche. Il avait visé mon épaule gauche avec une vitesse et une impulsion des plus impressionnantes. Ça faisait affreusement mal mais ce ne fut pas assez suffisant pour me faire stopper mon assaut. Je continuais à enchaîner mes coups de poing avec toujours l'espoir de le toucher. Bien évidemment, ce n'était pas un des mannequins d'entraînement sur lesquels je me suis entraînée durant mon apprentissage et dès que je me rapprochais suffisamment, il contre-attaquait. Chacun de ses coups me touchaient et il ne lésinait pas sur la puissance bien que je pus sentir que ce n'était pas son potentiel maximum. J'allais ressortir de ce combat avec plusieurs ecchymoses mais je m'en fichais. Je continuais les attaques et au bout d'un moment, je finis par le toucher. Malheureusement, c'était une fausse victoire car c'était simplement au niveau de ses avant-bras. Toutefois, j'ignorais si c'était car j'avais pu prendre suffisamment de vitesse pour l'obliger à bloquer, s'il avait volontairement bloqué ou s'il voulait me laisser le toucher pour mieux me narguer par la suite. La dernière hypothèse bien que peu plausible étant donné son comportement n'était pas à négliger. J'en ai profité pour lui lancer un hôkô à bout portant comme je l'avais prévu. Ce que par contre je n'avais pas imaginé, c'est qu'il serait capable de l'esquiver. Pour ce faire, il fit basculer mon corps en empoignant mon poing et en s'approchant rapidement de moi. Il finit par lâcher mon poing et arma le sien dans le but de riposter, ce que je n'allais pas lui laisser faire.

En effet, à peine m'eût-il lâché que je repris mon combo de plus belle, ne ralentissant pas le moins du monde la cadence. Lui aussi avait décidé de m'asséner une série de coups que je ne sais par quel hasard, je reproduisais parfaitement. A chaque attaque, nos poings s'entrechoquaient produisant des ondes de choc fulgurantes. Je sentais bien qu'il diminuait la puissance de ses attaques car s'il l'avait vraiment voulu, il m'aurait brisé les deux bras grâce à sa puissance. Au bout d'un moment, je commençai à fatiguer. Il faut dire que tenir un enchaînement d'une telle intensité n'était pas facile même pour moi ayant été pourtant élevé par un dragon. Il avait vraisemblablement ma fatigue raison pour laquelle il saisit mes deux poings gardant mes bras tendus. Il ne me laissa pas longtemps dans cette position. Il usa de sa force pour me retourner en faisant passer mes deux bras au-dessus de ma tête avant de les bloquer sur mon dos qu'il colla à son corps. Je ne pouvais plus bouger. En temps normal, j'aurais sans doute pu me libérer ou frapper là où cela faisait mal mais la fatigue couplée à l'excitation avait brouillé mes pensées.

« Calme-toi. Tourne tes poignets [me murmura-t-il doucement à l'oreille avec un ton bien plus rassurant] Ne force pas, ne crispe pas ton corps, tourne lentement tes mains. Pour te dégager d’une telle situation, utilise comme j’ai fait tout à l’heure, la force de l’adversaire contre lui. Tu vas appuyer sur mes bras en l’air et tourner vivement sur toi. »

Il venait de me replacer les idées et son ton bien plus chaleureux me fit comprendre qu'il souhaitait bel et bien me former. Cette envie était-elle dénuée d'intérêt ou avait-il quelque chose à y gagner? Pour être franche, les deux m'allaient parfaitement car j'en étais la bénéficiaire, encore fallait-il que je comprenne avec exactitude ce qu'il cherchait à me faire comprendre. A partir de cet instant, j'ai décidé de prendre plus de temps pour réfléchir à ses paroles. Sans plus attendre, je me suis libérée de son étreinte de la manière dont il me l'avait décrite. En me libérant, je constatais qu'il y avait plusieurs parties de son corps que je pouvais frapper mais je décidais de ne pas le faire car il avait accepté de m'entraîner et j'avais bien trop de respect pour lui et de considération à son égard pour le faire même si nous étions en situation réelle de combat.

«Tu as les défauts de tes qualités en combat. La rage, la frénésie, la passion acharnée sont des émotions indispensables, mais savoir le mesurer est un problème que peu de gens comprennent. L’emportement est une faiblesse. La domination est une force. J’ai autant voire plus de fureur en moi que toi, mais me vois tu faiblir ? Non, la clef est en toi. Je vais t’aider à trouver le moyen de déverrouiller ce potentiel latent.»


Les défauts.... de mes qualités.

J'écoutais avec attention chacune de ses paroles. Puisqu'il avait décidé de m'entraîner, je n'allais pas cracher sur l'occasion et être la plus attentive possible pour en tirer le maximum et m'en servir par la suite. Il venait de m'éclaircir sur la manière dont je devais utiliser mes émotions dans le combat. D'après lui, je m'emportais si j'avais bien compris. J'essayais au mieux d'analyser chacune des ses paroles afin de mieux les comprendre, afin de mieux savoir comment je devais faire face à présent. Il était impressionnant, je dois bien le reconnaître et je ne m'étais pas trompée en faisant de lui mon mentor. Je ressentais de la joie, couplée avec un peu de fierté. Cet entraînement, j'allais faire en sorte qu'il soit le plus bénéfique possible. J'allais scrupuleusement appliqué chacune de ses directives. En me remémorant les paroles qu'il venait de prononcer, je constatais une chose. Tout comme moi, lui aussi avait des émotions de colère et pourtant, il ne faiblissait bel et bien pas. Mon objectif serait donc de ne plus faiblir moi aussi mais bien de canaliser mes émotions afin d'en faire une force et de réveiller comme il l'a si bien dit, le pouvoir latent qui dort en moi. En effet, à l'instar de tous ceux qui ont été élevés par des créatures surnaturelles, je possédais au fond de moi une puissance qui ne demandait qu'à s'éveiller. Il fallait bien entendu que je réussisse à l'éveiller, ce que je ferais bien évidemment car il était hors de question que je reste à ce niveau dérisoire de puissance compte tenue de la puissance phénoménale que je pouvais acquérir. Une des étapes me menant à l'éveil de cette puissance était cette phase d'apprentissage en compagnie de mon nii-sama. Ce dernier entama d'ailleurs la prochaine étape de mon entraînement. D'un simple geste de la main, il fit naître des vents noirs autour de lui dont la densité et la vitesse semblaient s'intensifier à chaque seconde. Il me fit de nouveau signe de l'attaquer. A ce qu'il semblait, je ne devais pas perdre de temps si je ne voulais pas me retrouver avec un immense rempart de vent en face de moi. Tout d'abord, il fallait que je me calme. Je me suis donc mise en garde, fermant les yeux en respirant posément. A nouveau, la haine, la rancœur et toutes ces émotions néfastes disparurent. Elles me nuisaient d'ailleurs plus qu'autre chose pour dire vrai. Je finis par totalement me calmer avant d'ouvrir vivement mes yeux dans lesquels la détermination était plus que jamais lisible. J'avais entouré mon poing de lumière, en essayant au maximum d'atteindre la plus grande puissance que je pouvais délivrer avec un Hakuryu no Tekken. J'étais fin prête et je me suis donc dirigée vers ma cible avec la plus grande vitesse que je pouvais atteindre afin que la célérité de mon attaque puisse amplifier sa puissance. J'ignorais vraiment si j'allais réussir à le toucher ni la façon dont il allait réagir à la fin de mon attaque. Ce qui était sur c'était que sa réaction diffèrerait selon la réussite ou l'échec de mon action. Quelque serait sa réponse, j'étais prête à endurer n'importe quelle attaque car je sentais mais surtout espérais que l'entraînement ne faisait que commencer. J'allais lui montrer que j'étais disposée à l'enseignement et que je ne comptais pas renoncer quelque soient ses assauts car après tout, je suis le dragon slayer de la lumière!




Dernière édition par Elena Frost le Mer 13 Fév - 20:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mar 12 Fév - 14:49


Déferlante ! L’émergence de la fureur du dragon

Elena : Hakuryu no Tekken !!
Leito : Tenjin no mai !!


Un flash luminescent et puis un énorme fracas ! Me voilà repoussé dans mes limites à contrer une attaque des plus directes. Utilisant le maximum du potentiel de la seule technique plus ou moins défensive de mon répertoire, je redoublais d’effort alors que ma puissance devait carrément écraser la volonté de cette jeune slayer. Je pouvais, même avec tout le raffut provoqué par le souffle de mes vents, entendre sa hargne, sa fougue, son envie insatiable de surpasser ses propres limites pour me laminer de sa détermination. Un énorme cercle magique était apparent sous mes pieds, noir et rouge sang, grand d’un bon deux mètre de diamètre, mains jointes devant moi à essayer de concentrer un maximum mes vents en opposition à ses seuls poings de lumière jaillissant de sa peau vibrant contre l’obscurité de mes rafales divines. Je pouvais lire dans ses yeux une inébranlable résolution, ce coup allait concentrer surement toute sa magie, mais elle voulait coute que coute réussir, j’étais fin prêt à lui livrer la clef de son propre enseignement. Comme pour sa sœur, j’avis analysé comportement, puissance et potentiel latent pour définir avec plus ou moins d’approximation le type de puissance qu’il fallait éveiller en elle. J’avais vu juste sur un point, elle était l’exacte opposée de sa sœur. Alors que j’avais fait travailler Sasaki sur une suppression de ses sentiments et émotions pour se rapprocher d’avantage de la nature de slayer sommeillant en elle, j’avais déterminé avec précision qu’Elena était tout l’inverse, elle puisait de sa force au cœur même de ses émotions ! Une autre forme d’instinct en somme, beaucoup plus canalisée, beaucoup plus difficile à manier mais offrant un potentiel d’exploitation tout aussi impressionnant que le résultat obtenue avec sa sœur des ombre. A cet instant, mes yeux dans les siens, à compresser ma puissance pour la faire sortir d’elle-même et dépasser ses limites, j’étais en train de me dire que j’avais volontairement entrainé deux machines dans le simple et unique égoïste but de les ré-affronter au maximum de leur puissance.

Mais alors que cela faisait bien quelques trente secondes que le choc avait commencé, je sentis Elena faiblir. Non ! Il fallait qu’elle se ressaisisse ! C’est alors que je me pris d’un étrange comportement, je savais quoi faire, mais je n’aimais pas du tout la forme. Moi si calme, si placide et si taciturne, me voilà pris d’une curieuse conviction de professeur hurlant sur son élève. « Encore ! » lui hurlais-je, la voyant s’étonner de lire dans mon regard cette approbation pouvant prêter à confusion, l’incitant à faire exploser son pouvoir d’un coup. Concentrer sa rage ! C’était là la clef, je voulais qu’elle ne soit pas débordée mais qu’elle la concentre ! « Encore !! » Alors que je forçais moi-même de plus en plus, sentant une crispation naissante dans mes avants bras, ce vent était tout aussi hostile pour moi que pour n’importe qui sur du trop long terme. Serrant les dents, libérant un léger grognement en laissant bien apparentes mes canines de Slayer, je fus surpris de trouver en ma jeune élève un regain de puissance étrange. Ses yeux n’arboraient plus la peur, mais bel et bien la passion frénétique. « Allez ! Encore ! Trouve le ! Libère le ! » Chercher en elle en plein milieu d’un affrontement n’était pas la plus facile des choses, néanmoins j’étais persuadé qu’elle s’en approchait, elle frôlait son instinct de colère de très près, si elle arrivait à dompter sa rage, rien ne lui serait impossible. Les dragons, bien qu’étant une race que je déteste, possède un pouvoir latent surpassant n’importe quoi. Le pouvoir des sentiments. La rage en étant un, elle se devait de l’exploiter. Quitte à me prendre une grosse droite dans la figure, je me devais de tenter le tout pour le tout sinon elle allait se retrouver à court de magie.


Leito : Me dis pas que c’est déjà terminé !! Et tu te dis appartenir à une race qui a dominé le monde autrefois ?! Les dragons sont morts !! Mais tu ferais pitié à ton père !!!!!!


Bon j’en avais peut être fait un peu trop. Je sens même que j’allais le sentir passer sévèrement. Mais alors que mes mots aussi violent que réfléchis avaient été prononcés dans un but complètement délibéré, je sentis une énorme vague de puissance émaner de son poing. Nom de ! Le flash de lumière intense était si concentré que le Ryuu Tekken explosa littéralement mon Tenjin no Mai pour venir directement me frapper en plein visage. Je reçus une droite des plus violente, comme jamais avant je n’en avais pris. L’uppercut ultra douloureux provoqua une onde de choc gigantesque, m’envoyant valser au loin pour que je m’encastre dans un pan de mur après avoir rebondi presque comme un ricochet sur le sol au moins trois fois. J’étais sévèrement amoché, relevant la tête avec difficulté, je pu voir la distance que ce coup massif m’avait fait parcourir, bordel de moi-même, qu’est-ce que j’avais pas fait là aussi. J’avais une sacré plaie à la lèvre, une équimose sur toute la joue, des marques d’égratignures sur tous le corps et une douleur assez significative au niveau du visage. Ouais, pas de doute, j’avais réussi à trouver le point sensible. Posé le dos contre ce mur, jambes étendues devant moi, j’avais la respiration assez courte, je ne voyais pas Elena qui était trop loin encore dans une sorte de manteau de fumée. J’étais persuadé qu’on pouvait faire quelque chose d’assez convainquant avec ce coup, restait plus qu’à le mettre en pratique. Me levant assez difficilement en me tenant l’épaule, j’appuyais d’un geste ferme et sec dessus pour me la replacer, lâchant un bref mais très significatif soupir de douleur. Elle m’avait déboitée l’épaule la garce. Avançant lentement vers elle, au fur et à mesure de mes pas mes blessures s’atténuaient, les égratignures s’estompaient, et la plaie saignante à la lèvre avait complétement disparue. Me posant à deux trois mètres d’elle, j’étais persuadé qu’on pouvait dès à présent passer à l’épreuve suivante, mais pas avant un petit miment de repos. Il fallait qu’elle se repose, que je la soigne, et bordel de moi-même, que je me repose aussi ! M’asseyant en tailleur à côté d’elle et l’invitant à faire de même, je libérais lentement autour d’elle un halo de lumière rouge et noir, un petit cercle de magie dans le creux de la main. Je lui diffusais les soins les plus essentiels, j’avais pas mal forcé pour me restauré moi-même, je devais délicatement faire de même pour elle.


Leito : Bon.. On peut dire que c’est réussi. [lui dis-je en la soignant, laissant lentement retomber la tension installée] Pourquoi te bats-tu ? Elena Frost. Le sais-tu ? Connais-tu la raison ? [Je laissais volontairement un petit silence passer avant de reprendre, ne la regardant pas dans les yeux mais plutôt ses blessures] Tu veux une raison ... pour te battre ? La réalité est plutôt simple. On recherche tous le combat. On désire le pouvoir. Tout le monde le cherche, sans exception, quelle que soit la motivation invoquée. Recherche pour la gloire, une personne, une conviction, un rêve, une promesse, une quête qui nous pousse sans que l’on en soit maitre à le désirer. Qu’importe. La réalité c’est, veux-tu plus de puissance pour continuer de te battre, ou veux-tu te battre pour accroître ta puissance ? Je ne peux pas le dire à ta place. Il n’y a qu’une seule et unique réponse à cette question : l’instinct. Ton instinct. Écoute-le.
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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mer 13 Fév - 23:36





















Seuil de limite dépassé! Le dragon montre les crocs!

Mon coup venait d'être lancé contre le mur de vent qu'il venait de créer. Au moment du choc, je n'avais plus qu'une seule chose en tête. Le toucher! C'était ce que je voulais, c'était mon but. J'allais l'atteindre ici et maintenant. Dans mon coup, j'avais mis toute ma rage, toute ma détermination, toute ma volonté et toutes mes émotions. J'y avais concentrer toute la puissance qui me restait en voyant que lui aussi avait redoubler d'intensité. C'était impossible que je ne réussisse pas! Ma détermination était sans failles et je comptais bien le lui faire comprendre et bien évidemment, de manière brutale. Je le jurais, sur mon honneur de dragon, ce coup l'atteindrait coûte que coûte même si je devais y laisser mon bras. Après tout, je pouvais me vanter d'être la digne fille de Weisslogia, le seul parent que j'ai connu, celui qui m'apprit la magie, celui qui fit de moi une combattante et celle que je suis aujourd'hui. Certes mon entraînement y a été pour beaucoup lui aussi mais c'était avant tout lui qui m'a donné le pouvoir de m'entraîner et lui qui est la motivation qui me permet de m'entraîner en me donnant au maximum. Je comptais bien lui faire honneur, qu'importe où il se trouvait à présent. Je sentais, au plus profond de moi que je devais et que je pouvais traverser ce mur de vents noirs présents en face de moi et rivalisant avec la puissance de mon coup. Je pouvais voir que mon mentor ne cessait de redoubler d'effort pour me contrer mais à chaque fois qu'il le faisait, à mon tour, j'augmentais la puissance de mon coup. C'était à la fois un duel de force et de volonté. Malheureusement, ce rythme était bien trop intense pour moi et notre différence de puissance trop conséquente pour que sur le long terme, je finisse par l'avoir. Ainsi au bout d'une trentaine de secondes, on pouvait sentir mon coup faiblir. Oui, ma puissance diminuait et c'était un fait, j'allais me faire repousser par ce mur de vent et en subir les conséquences. Je rageais, je n'y croyais pas, je ne pouvais l'accepter. Ma volonté me l'interdisait. J'avais le devoir de le toucher. Maudissant mon impuissance et mon incapacité à produire suffisamment de puissance, j'essayais tant bien que mal de continuer à lui résister, de continuer à amplifier ma puissance dans le seul et unique but de le toucher. C'était pourtant peine perdue car ma puissance diminuait peu à peu.

C'est alors que j'entendis, avec un grand étonnement, mon professeur du jour me hurler « Encore ! » « Encore ! » Dans son regard, je lisais l'approbation. Je fus vraiment surprise. Lui dont émane quasiment continuellement une aura froide et meurtrière. Lui dont le ton est froid, peu propice à la conversation. Lui dont le regard rouge sang représente la souffrance, la peur et raconte les combats sanglants qu'il a du mener. Le voilà pris à me dire de continuer, de chercher encore la puissance qui gît en moi. Je n'en revenais pas. C'était la première fois depuis notre rencontre qu'il affichait un tel comportement devant moi. Celui d'un maître ayant envie que son élève applique ses enseignements et se révèle capable de dévoiler des pouvoirs insoupçonnés. « Allez ! Encore ! Trouve-le ! Libère-le ! » Et voilà qu'il continuait. Qu'importe le nombre de fois où il prononçait ces mots, cela gardait le même effet surprenant. Décidément, je ressentais quelque chose que je ne saurais décrire. Mon cœur me disait que j'avais pris la bonne décision et que j'avais fait le bon choix en le considérant comme mon mentor, comme mon "grand frère". Son intervention eut le bénéfice de me redonner une sorte de second souffle. A nouveau, sans que je sache comment, je trouvais à nouveau, au fond de moi de la puissance. Je la libérais de plus en plus et bien évidemment, lui aussi intensifiait la puissance, la densité et la vitesse de ses vents. Il ne tenait pas à me faciliter la tâche et d'ailleurs, je ne le souhaitais pas. Plus l'obstacle à surmonter était grand, plus j'avais de difficultés à le faire et plus je progressais. C'était parfaitement ce que je cherchais et il semblait l'avoir compris, du moins je l'espérai. C'était de nouveau reparti pour un intense duel de force, de résistance et de volonté. Serait-ce lui le sky god slayer, le professeur ou moi la white dragon slayer qui chuterait en premier. Je n'en avais aucune envie et je comptais bien le lui faire comprendre. Je n'avais que de la passion qui scintillait dans mes yeux. Malheureusement, ce n'était toujours pas suffisant. Certes je continuais à me donner au maximum, à puiser dans mes ressources, cherchant à dépasser mes limites mais je n'avais pas une réserve infinie de magie et je sentais que cette dernière serait bientôt épuisée. Tout devait se jouer ici et maintenant. Si je réussissais, je passerais et lui collerait mon poing dans la figure. Si j'échouais, je me ferais repousser et blesser pas ses vents qui avaient déjà commencé à entailler sévèrement ma main droite. Je sentais mes os presque craquer sous la pression sans cesse grandissante. C'est alors que, quand tout semblait perdu pour moi car je faiblissais, il prononça à nouveau quelques mots.

« Me dis pas que c’est déjà terminé !! Et tu te dis appartenir à une race qui a dominé le monde autrefois ?! Les dragons sont morts !! Mais tu ferais pitié à ton père !!!!!! »

Il venait à l'instant de dépasser les limites. Il avait osé douté de mon appartenance à la race des dragons, remettant en cause le fait que Weisslogia était mon père. Mais pire que tout, il venait à l'instant d'affirmer que non seulement la majestueuse créature, imposante et respectable qui se trouve être mon seul parent dans le monde était morte. Et qui plus est en étant déçue par moi. C'était trop, il s'agissait de la pire chose que l'on puisse dire à un dragon slayer attaché à son père. Il allait amèrement le regretté. Oser salir les dragons en affirmant leur mort était un acte irréparable. Mon regard était à présent vide. Mes canines ressortaient la colère m'avait pleinement envahi. D'un seul coup, la puissance m'envahit, sortie de je ne sais où. Peut-être était-ce là le pouvoir latent dont il avait précédemment parler. Mon poing était suffisamment puissant. Peut-être bien plus puissant qu'il ne l'avait imaginé lui-même car il était clair que cet acte avait été fait dans un but délibéré pour me faire libéré la puissance que j'avais en moi. Seule, je n'avais pas été capable de faire jaillir toute la puissance qui découlait de mes sentiments, particulièrement la colère. Il a donc du user d'un coup de pouce. J'ai fait explosé son tenjin no maï avant de venir directement frappé son visage. La puissance de mon coup amplifié grâce à la colère combinant à la célérité de celui-ci allait lui causer de lourds dégâts. Qu'importe qu'il soit le chasseur de dieux céleste. Au moment de l'impact, mon regard affichait la colère et la détermination et on pouvait voir mes canines ressortant.


FUTTONDE!

Ça y est. Mon but était atteint, je l'avais touché. Je ressentais une énorme satisfaction. Non seulement je l'avais touché mais en plus, il était bien amoché. Il avait pris un coup chargé avec la quasi-totalité de ma magie, avait fait trois rebonds sur le sol et était parti s'écraser dans le mur. Il ne pouvait pas ne rien avoir eu, ce n'était pas possible. Je ne pus pas voir l'état dans lequel il se trouvait à cause de l'épais nuage de sable qui venait de s'élever mais j'ai cru entendre une marque de douleur et peu avant une respiration légèrement irrégulière. Quant à moi, je m'en étais pas si bien tirée non plus. J'avais des centaines d'entailles au poignets et sur une partie de l'avant-bras ainsi que quelques doigts fracturés. De plus, ma réserve de magie était quasiment au sec. S'il revenait à la charge, j'étais perdue. Soudain, j'eus un léger sourire. Bien évidemment qu'il reviendrait à la charge. Ce coup ne suffirait pas à le vaincre où alors il ne l'aurait pas délibérément causé. Enfin bon, je me suis de nouveau remise en position. Bien que je sache que tout était fini pour moi et qu'au prochain échange de coups, je perdrais, je n'allais pas me laisser faire et lutter jusqu'au bout. Il avançait lentement mais se rapprochait de plus en plus. Il n'était pas hors-combat comme je l'attendait et se déplaçait sans grandes difficultés. Des gouttes de sueur perlèrent de mon front. J'étais angoissé à l'idée d'à nouveau croiser le fer avec lui. D'autant plus qu'il n'avait sûrement pas tellement apprécié le coup qu'il venait de se manger. Il finit pas se stopper à approximativement trois mètres de moi. Je fus tout d'abord surprise de le voir sans aucune égratignure. Ce n'était pas possible. Je ne pouvais pas ne pas l'avoir blesser. C'était impossible. Même s'il était plus fort que moi, il n'avait pas pu se sortir indemne de cette frappe. Il y avait quand même une sacrée distance entre ma position et le mur. Si j'avais pu le propulser à une telle distance et le faire s'écraser, il était impossible qu'il puisse en être sorti tout à fait indemne. Il avança de plus en plus tandis que je me remettais en garde puis s'assit à côté de moi. Une fois assisse, il mit autour de moi un halo rouge et noir. Je me sentais de mieux en mieux tandis que je voyais mes blessures guérir. Je venais à l'instant de connaître la raison pour laquelle il n'avait pas la moindre égratignure sur le corps. Il commença alors la conversation signe qu'il était temps de stopper l'entraînement ou de prendre une pause. Dans tous les cas, j'avais besoin de repos et ça tombait bien. J'allais pouvoir en même temps lui poser les questions que je souhaitais lui poser.

« Bon.. On peut dire que c’est réussi. [me dis-il en me soignant, laissant lentement retomber la tension installée] Pourquoi te bats-tu ? Elena Frost. Le sais-tu ? Connais-tu la raison ? [Il laissa un petit silence passer avant de reprendre, ne me regardant pas dans les yeux mais plutôt mes blessures] Tu veux une raison ... pour te battre ? La réalité est plutôt simple. On recherche tous le combat. On désire le pouvoir. Tout le monde le cherche, sans exception, quelle que soit la motivation invoquée. Recherche pour la gloire, une personne, une conviction, un rêve, une promesse, une quête qui nous pousse sans que l’on en soit maitre à le désirer. Qu’importe. La réalité c’est, veux-tu plus de puissance pour continuer de te battre, ou veux-tu te battre pour accroître ta puissance ? Je ne peux pas le dire à ta place. Il n’y a qu’une seule et unique réponse à cette question : l’instinct. Ton instinct. Écoute-le. »

J'avais réussi? Ah oui, je venais de me rappeler que c'était une "phase" de mon entraînement. Donc il voulait que je le touche. Pourtant, il avait volontairement provoqué ma colère afin que je le touche. Pour moi, la force nécessaire à abattre son mur, je ne l'avais pas atteinte, juste effleurée. Je ne pouvais pas encore la libérer seule même si j'étais sur la voix. Si je savais pourquoi je me battais? Je n'y avais jamais réfléchi avant. A vrai dire j'avais une réponse je pense bien. Avant tout, je devais retrouver mon père et pour ce faire, je devais devenir plus forte. De plus naturellement j'aimais combattre mais seulement si je n'ai quasiment aucune chance de gagner. Oui, cela peut paraître étrange dit comme cela mais c'est un fait et je dois avouer que cette pensée me fait sourire à chaque fois. J'allais donc lui répondre.


Avant tout pour retrouver mon père. Et pour cela, je dois être plus forte. Je dirais donc que je me bats pour accroître ma puissance!

J'ai marqué un très léger temps de pause lui laissant le temps de finir de me soigner avant de reprendre.


A vrai dire, je ne sais pas vraiment ce qui me motive à part ça. Qui plus est, je n'aimes me battre que quand je sais que j'ai moins de chances de l'emporter que mon adversaire. Cela peut paraître étrange mais franchement, quel est l'intérêt d'un combat où on gagne aisément? Gagner pour gagner ne sert à rien. Perdre pour perdre non plus. Par contre se battre de toutes ses forces jusqu'au bout est la seule chose qui compte.

Je ne sais pas s'il allait à nouveau me faire remarquer que je parlais trop. Je m'en fichais. Mon regard était interrogateur. Ma voix ferme. Je pensais chacun des mots qui sortaient de ma bouche et il en avait conscience. Je ne sais toutefois pas ce qui m'a poussé à lui dire tout ce que je venais à l'instant de lui dire. J'avais confiance en lui. Je crois que c'est cela qui m'a fait le lui dire. Je voulais rompre ce lien de distance qu'il avait créé. Je me suis laissée croire que comme moi qui me crée un rempart contre les humains, lui s'en créait un contre le monde. Son regard me laissait penser cela, de même que son attitude froide vis-à-vis de moi, celle qu'il avait au début de notre rencontre. Il semblait plus chaleureux à présent mais était-ce définitif ou temporaire? Je souhaitais que ce soit définitif du moins avec moi. J'ai eu rarement l'occasion de parler à des gens comme moi ou qui avait une histoire similaire à la mienne. Je ne voulais pas avoir de mauvaises relations ne serait-ce qu'avec un seul d'entre eux même s'il était mage officiel. Je me suis demandée si je réussirais à faire en sorte que celui que je considère comme mon mentor puisse s'ouvrir plus et ne pas se cacher derrière les murs qu'il avait créé. J'allais faire le premier pas, libre à lui d'accepter ou non de s'ouvrir.


Et toi nii-sama, sais-tu pourquoi tu te bats? Tu m'as fait libérer ma puissance en jouant sur mes sentiments. Comme tu me l'as dit j'ai utilisé ma colère comme une force. Qu'en est-il de toi? Et surtout, pourquoi est-tu si froid alors que ta magie qui a une vertu curative pousserait plutôt au contact? Bien sur, si cela te gêne libre à toi de ne pas répondre.

J'avais à nouveau beaucoup parlé. Mais j'avais besoin de savoir, savoir pourquoi il était comme ça, savoir comment je pourrais y remédier. Ma blessure était soignée enfin, il me semblait. Je n'avais plus si mal. Essayant de bouger un peu mon poignet, j'attendais patiemment sa réponse qui je l'espère pourra me permettre de mieux le connaître.


Leīto Kotoryū

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mar 26 Fév - 13:07


Hurlement

Elena : ... je me bats pour accroître ma puissance!


Elle se trouvait donc dans la proportion assez conformiste des combattants à mes yeux, la plupart des gens ont besoin de se battre pour chercher à débloquer le potentiel latent en eux et cela suffit à leur faire dépasser leurs limites. J’appartenais pour ma part à une caste bien moins commune, celles des je veux du pouvoir pour continuer de me battre. Pour cela la méditation était l’art le plus parfait pour des gens de ma stature, ceux qui peuvent d’eux même libérer cette puissance sommeillant sans forcément se battre. Je pensais tout l’inverse jusqu’à il y a encore six mois, néanmoins depuis ma rencontre avec Grimoire Heart, non, ma rencontre avec Quatie, j’avais complètement supprimé cette part de peur en moi. Je n’aimais pas les combats, mon père m’avait pourtant malmené durant mon adolescence pour me forcer à me battre, mais non, vindicativement je n’aimais pas me battre simplement parce que je n’y trouvais rien qui ajoute quelque chose à mon existence. Depuis septembre j’avais trouvé la clef pour ouvrir cette porte de mon esprit et de plus, plus je me battais, plus j’aimais ça. Il n’y avait pas de mots pour le décrire, j’aimais me battre tout simplement pour la sensation pure que ça produisait, je voulais que ça perdure, jusqu’à ce que je tombe sur mon père. J’étais de ceux qui voulaient de la puissance pour continuer le combat, tout simplement, continuer le combat jusqu’aux trompettes célestes finales du jugement dernier. Tout comme j’avais différencié certains types de slayers, je différenciais parmi tous les mages des catégories assez proéminentes sortant du lot, des catégories de personnes presque prédestinées au combat, bien que je n’aime pas parler de « destin ». J’étais si l’on poursuit cette voie destiné à me battre tant par ma magie que part mon histoire. Je haïssais les Dragons, un Dragon m’avait tout pris, si j’en étais là aujourd’hui c’est bel et bien à cause d’une de ces créatures. J’aurais pu aspirer à une vie normale, une vie loin de toute considération inutile de mages officiels-noirs, dragons/dieux et tant d’autres choses purement humaines. Pourquoi j’avais aidé ces deux dragons alors ? Pour mieux faire naitre le désespoir en eux en les ayant vaincus au faîte de leur puissance.


Elena : A vrai dire, je ne sais pas vraiment ce qui me motive à part ça. Qui plus est, je n'aimes me battre que quand je sais que j'ai moins de chances de l'emporter que mon adversaire. Cela peut paraître étrange mais franchement, quel est l'intérêt d'un combat où on gagne aisément? Gagner pour gagner ne sert à rien. Perdre pour perdre non plus. Par contre se battre de toutes ses forces jusqu'au bout est la seule chose qui compte.
Leito : ...


Tss... Idiotie pure et simple. A mes yeux elle ne progresserait jamais parce qu’elle ne ferait que se faire taper dessus. J’émis une sorte d’expression assez désapprobatrice quant à ses mots, ne commentant rien, restant passif mais n’en pensant pas moins. Cette stupidité à laquelle elle vouait sa volonté de combat la mènerait à sa perte, mais soit, je me devais de respecter chaque point de vue, après tout cette jeune Slayer semblait avoir montré toujours la même hargne, la même intense émotion de rage à mon égard donc si c’était ce qui nourrissait sa force, alors je ne pourrais cracher dessus. Elle était encore légèrement trop fatiguée pour continuer, mais elle était bavarde, trop à mes yeux, encore une fois elle cherchait à instaurer une sorte de stupide climat de convivialité, de confiance ou quelque chose du genre. Elle était sérieuse ? Soit elle était folle, soit elle ne comprenant pas le danger que je représentais pour son espèce. J’étais un tueur de dieux, mais j’avais également forgé ma spécialité avec tous mes combats tueur de Dragon Slayer. Akito, Seika, Yukiji, le Lightning Child, Sasaki, le dragon de fairy tail et Elena, j’avais déjà un sacré palmarès de dragon rencontré à mon actif et affronté puis vaincu en quelque sorte la moitié d’entre eux. Akito ce n’était qu’une question de temps quant à Seika elle semblait bénéficier d’une certaine forme de protection de par sa fonction au sein du purgatoire de Grimoire. Il y avait aussi la secrétaire de Master Lucifer, une certaine Selena qui venait de me confier ma mission ici mais je ne l’avais jamais vraiment rencontrée, n’étant jamais au vaisseau, donc c’est sûr que pour renforcer les liens entre membres de guilde ça la fait mal. Au final je méprisais cette espèce qui se prenait vraiment pour les entités absolues parmi les humains. S’il existait un God Slayer par dragon slayer élémentaire et non pas que trois, ils comprendraient que leur suprématie n’est pas si effective que cela.


Elena : Et toi nii-sama, sais-tu pourquoi tu te bats? Tu m'as fait libérer ma puissance en jouant sur mes sentiments. Comme tu me l'as dit j'ai utilisé ma colère comme une force. Qu'en est-il de toi? Et surtout, pourquoi est-tu si froid alors que ta magie qui a une vertu curative pousserait plutôt au contact? Bien sur, si cela te gêne libre à toi de ne pas répondre.
Leito : La gêne n’a rien à voir, ma vie ne concerne que moi, tout simplement.


Mais c’est quoi son problème sérieusement ?? C’est vraiment une mage noire de la guilde de Tartaros que j’ai en face de moi où une adolescente en surplus d’émotivité cherchant juste à comprendre le monde l’entourant ? « Nii-sama » ... comment pouvait-elle me considérer de la sorte alors que je n’avais que pour simple but que de la frapper encore et encore afin de lui faire croire qu’elle est forte et ensuite détruire son esprit comme son corps par une émulation absurde ne menant qu’a son implacable défaite et à l’impitoyable réalité des faits qu’elle connaitrait le désespoir et rien d’autre à cet issu. Pourquoi être si froid ? Parce que ! Il devait en être ainsi, et pas autrement, cette question était... était ... complètement de rigueur malheureusement. J’avais beau me convaincre de la meilleure des manières possibles, il existait pourtant des situations et des personnes pouvant faire naitre la quiétude en moi, une sorte de douce sensation de bienêtre ne devant pas exister pour un mage de ma stature. Or ce mur anti émotivité que j’avais forgé avec le temps était devenu pourtant ma seule et unique identité. Je ne devais pas faiblir car contrairement à elle, les émotions étaient ma faiblesse, c’est pourquoi je voulais revoir Quatie pour certifier certaines choses sur mon ressenti. Tout dépendrait de la suite, soit mes doutes seraient confirmés auquel cas nous finirions dans un épic combat final menant à la perte de l’un ou de l’autre, soit mes doutes n’étaient alors que vagues impressions, fugace création sordide de mon esprit voulant me jouer un tour, cette dernière option me mènerai forcément sur une voix de carnage de dévastation et d’une inflexible soif de destruction, devenant ainsi une réelle arme au service de mon Master.


Leito : Il est temps d’en finir avec cet entrainement. Vu ton état, ça sera dur de continuer plus. Je m’attendais à plus de puissance, on fera avec.


Elle me trouvait froid ? J’avais été soft encore comparé à ce que j’avais dit à sa sœur des ombres, à qui elle j’avais clairement dit qu’elle était faible. A mes yeux Elena avait en termes de puissance pure plus de pouvoir latent que sa sœur, gérer ses émotions pouvait mener à des attaques d’une très grande violence si elle canalisait parfaitement ses instincts, mais ça bien sûr elle n’en saurait seulement rien, comme si c’était dans mes mœurs d’encourager un dragon. Non, j’allais en finir avec un coup, lui montrer ce que c’est un souffle divin comparé à un souffle draconique. Me levant lentement après quelques instants de silence à attendre que ses forces reviennent, il était temps de couper court à cette insupportable mascarade.. Si seulement elle pouvait manger son élément, on aurait pu poursuivre un peu plus longtemps. Je secouais lentement mes habits en lambeaux, un énorme trou béant donnant sur mon torse. Bon certes ce Hôkô type ‘‘Laser’’ m’avait fait une étrange impression, mais pas de quoi s’exalter non plus. Elle s’était relevée, aussi, aussitôt je m’approchais d’elle, lui prenant un poignet et le tournant d’un côté et de l’autre, observant les marques de blessures refermées. Cela me permettait aussi de jauger son niveau de magie restant, j’étais assez déçu, elle avait vraiment consommé la quasi-totalité de sa magie dans son Tekken, bien que le résultat était probant, elle m’avait suffisamment fait mal pour constater ce potentiel endormis dont elle n’était pas encore prête à se servir à cent pour cent. Elle en était par contre aux prémices, je pense fortement qu’elle pouvait en faire quelque chose de grand, mais pour l’heure, j’allais juste lui mettre une rouste des plus mémorables. Gagner pour gagner avait-elle dit ? Non non, rien de cela, je n’allais pas gagner, j’allais juste te détruire Elena car contrairement à toi, je n’ai pas de retenue quant à d’hypothétiques états d’âmes.


Leito : Concentre le maximum de magie qu’il te reste dans tes poings et places les devant ton visage. Dernier exercice, encaisser et dévier un jet direct.


Cruel et sadique à souhait, je venais de lui dire que j’allais rendre ça en exercice alors que j’allais abréger cette rencontre pour la simple raison que cela m’ennuyais. Arborant ce visage aussi froid que la pierre, j’avais néanmoins une étincelle assez fade dans les yeux. J’avais beau jouer aux forts, j’avais épuisé presque toute ma réserve de magie, mais j’avais un joker en quelques sorte, contrairement à elle je pouvais me nourrir bien plus aisément de mon élément. Reculant d’une dizaine de pas en arrière, je pris une profonde et puissante respiration, on pouvait voir l’air normalement intangible se matérialiser quelques secondes avant de rentrer pour aller se loger au fond de ma gorge. J’avais déjà aspiré plus d’air qu’aucune paire de poumons normaux ne pourrait contenir, mais des poumons de tueurs de dieux célestes pouvait en emmagasiner de grandes quantités, c’était cela notre force ! Une fois avoir mangé une capacité d’air que je jugeais suffisante, je lâchais un petit « Gochisōsamma » en m’essuyant malproprement les lèvres avec mon pouce. Instantanément mon énergie était revenue à un niveau plus que correcte, j’avais regagné suffisamment de forces pour un hurlement divin d’une ampleur relativement dévastatrice. Pourtant je savais jauger mes réserves, je n’aurais pas spécialement autant de forces restantes après ce coup, juste ce qu’il fallait pour soigner ses derniers blessures et la laisser avant de partir, mais je ne devais quand même pas pour autant lésiner sur la quantité avec ce dernier coup. Pas besoin de faire dans la dentelle, frappant des deux poings devant moi, un sceau de magie apparut alors, une simili tornade de vents noirs m’entoura aussitôt, prenant une simple et brève inspiration, ce furent mes yeux qui indiquèrent au dernier moment une menace de mort imminence par un éclat vif, une lueur des plus significative.


Leito : Voici la réelle force de destruction des enfants de dieux ! Ce n’est ni un souffle ni un rugissement ! Mais un véritable hurlement ! Tenjin No ! …………………… Dōgō !
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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mar 26 Mar - 8:14





















Fin de l'entraînement! La vrai force des chasseurs de dieux!

Décidément, il n'y avait rien à faire. Ce type était vraiment borné et refusait plus que tout de s'ouvrir. Il y avait forcément quelque chose qui pouvait craquer sa coquille, son mur. Le tout aurait été de découvrir quoi. Cela dit, ce n'était vraisemblablement pas moi. A vrai dire, je suis prête à parier que s'il n'avait pas ses raisons, il m'aurait déjà tue. En y repensant, la célèbre question du pourquoi me vint à l'esprit. Pourquoi il m'entraînait? Pourquoi ne m'avait-il pas déjà éliminé? Pourquoi venait-il de me soigner? Toutes ses actions étaient incohérentes vu que, faible comme je suis je ne constitue pas un réel ennemi pour lui. De plus, il semblerait que la façon dont nous nous voyons soit très différente. Si pour moi, il est un modèle, un but, pour lui je ne suis sans doute rien de plus qu'un jouet et qui plus est inutile et ennuyeux. Toutefois, son engouement dans mon entraînement et ses questions qu'il venait de me poser démontraient si l'on put dire, le contraire. A propos de ces dernières, une de mes réponses ne l'avait pas vraiment enchanté. Il s'agissait de celle portant sur le pourquoi de mes combats, plus précisément lorsque j'ai précisé les combats que je préfère mener. Sa réaction ne fut pas des plus explicites. Sans un mot, il émit une expression désapprobatrice bien que cela ne m'étonne guère. La première chose à laquelle on pense en entendant de pareilles sottises est que la personne qui les a prononcées est elle-même folle, suicidaire ou tout simplement trop faible pour battre qui que ce soit. Aucune des trois réponses ne me correspondaient mais il est vrai que c'est quelque chose d'assez difficile à expliquer. Par ailleurs, le dernier coup que j'ai porté ne put que renforcer ma conviction. Je pense sincèrement qu'il est possible de s'éveiller durant un combat ou notre vie est en jeu. Le désir de survivre, celui de vaincre aussi, ces deux éléments peuvent permettre à quelqu'un de réaliser des actes dont il ne se serait jamais cru capable auparavant. Mais bon, là n'est pas vraiment le sujet.

Répondant sèchement à ma question, il se contenta de mentionner que sa vie privée ne me concernait pas. Tout ce que je pus faire était sourire en baissant les yeux. Je devinais que cet entraînement touchait à son terme. De toute façon, je n'avais quasiment plus de réserve magique, à peine de quoi réaliser encore deux tekken. Il l'annonça aussitôt en ajoutant qu'il s'attendait à plus de puissance de ma part. Mon sourire de désappointement disparut très vite. Je mordillai dès lors ma lèvre avec un air déçu. Je n'avais pas pu le battre. J'étais faible. Tels étaient les mots qui résonnaient au fond de ma tête à ce moment précis. Je me suis levée, toujours le regard dans le vide. Quoiqu'il allait accomplir, mon corps ne pourrait le supporter. C'était un fait certain. Il s'avança vers moi après avoir quelque peu nettoyé ses vêtements. Au bout du compte, je n'avais pu lui infliger que deux coups, mon hôkô, qui est la cause du trou béant qu'il a dans son haut, bien que ce ne fût que grâce à l'effet de surprise et mon tekken, qui l'a obligé à se soigner malgré le fait que je dus être poussée à bout pour générer assez de puissance. Je n'avais donc été capable de rien. La morsure que je m'infligeais à la lèvre inférieure doubla d'intensité au point de me faire légèrement saigner. Faible, si faible, ce n'était pas dans ces conditions que je pourrais accomplir mon but. M'entraîner, encore, toujours plus, voilà la seule solution qui me restait. Me sortant de mes pensées, Leïto avait pris mes mains pour les observer. Encore une fois, on pouvait lire la déception dans son regard. Et encore une fois, la rage m'envahit.

«Concentre le maximum de magie qu’il te reste dans tes poings et places les devant ton visage. Dernier exercice, encaisser et dévier un jet direct.»

Encaisser et dévier? Si ce jet que j'étais supposée encaisser et dévier venait de lui, cela serait impossible. Toutefois peut-être était-ce qu'il voulait. En finir. Je me mis en position, concentrant tout le reste de mon énergie dans mes poings. Ces derniers étaient à présent enveloppés dans de la lumière. Je ne comptais pas mourir aujourd'hui et j'allais bien le lui montrer bien que ça s'annonçait difficile. Mes mains placées devant mon visage, j'attendais à présent. Il recula d'une dizaine de pas et commença à aspirer l'air. C'était le sky god slayer et donc forcément son élément était l'air. Plus il en absorbait, plus la quantité d'oxygène diminuait. Je le sais car j'avais de plus en plus de mal à respirer. Néanmoins, une chose était flagrante. Il devait recharger ses batteries pour l'attaque qu'il allait devoir lancer. J'avais au moins le mérité, à peu de chose près, de l'avoir obligé à utiliser suffisamment de magie pour ne plus être capable de lancer de puissantes attaques. Il avait déjà aspiré pas mal d'air quand il s'arrêta. Le niveau d'oxygène revenait peu à peu à la normale. Leïto s'apprêtait à présent à lancer son attaque. J'étais prête à l'encaisser. Allais-je survivre? Je ne tarderais pas à le savoir. Il cogna ses poings pour faire apparaître son sceau pendant que des vents noirs l'entouraient, formant une très petite tornade. On pouvait sentir l'énergie magique émanée de lui. C'était sa vraie puissance. Des gouttes de sueur perlèrent de mon front au moment où je perçus la mort dans son regard. C'était sérieux, ce regard signifiait vraiment que ce coup est fait pour tuer. En temps normal, j'aurais esquivé mais non, j'allais l'encaisser et le dévier... enfin, je l'espérais.

«Voici la réelle force de destruction des enfants de dieux ! Ce n’est ni un souffle ni un rugissement ! Mais un véritable hurlement ! Tenjin No ! …………………… Dōgō !»

Le hurlement du dieu des cieux. Voilà donc la forme évoluée et bien plus puissante du rugissement du dragon. Dans mon état actuel... Non, il m'était impossible de le dévier au vu de la puissance que je possède actuellement, même dans le cas où j'aurais été en pleine forme. L'encaisser par contre... J'ignore si après cela je serais encore en vie mais quoi qu'il en soit, il est d'ors et déjà beaucoup trop tard pour reculer. Mes poings toujours placés devant mon visage, j'allais recevoir cette violente décharge de vents noirs qui venaient sur moi avec un diamètre des plus incroyables. Je m'inquiétais pour les habitations derrière moi qui allaient sans aucun doute être rasées mais au moins, étant l'heure du marché, personne ne serait chez lui. Le dôgô vint me percuter avec une intensité des plus rares. Les vents noirs me déchiquetaient et des cris de douleur sortirent de ma bouche. A chaque seconde, je sentais le vent me blesser comme des lames le feraient mais je continuais de tenir bon. Mes vêtements subissaient le même sort que ma peau. Je ne pense pas que la présence de ma garde change grand-chose mais au moins, je me plaisais à croire que cela protégeait, ne serait-ce qu'un tant soit peu mon visage. Quand l'attaque fut passée, j'étais à la limite de l'inconscience. Non, je pense que j'étais déjà inconsciente. Je ne pouvais plus bouger, je saignais de toutes parts, mes vêtements étaient en lambeaux mais j'étais encore debout. Mes bras se lâchèrent de leur position de garde pour venir le long de mon corps déjà légèrement penché vers l'avant. Je n'allais pas tarder à perdre pleinement connaissance. Ainsi, tout en tombant, trois mots sortirent de ma bouche mais je ne pouvais pas savoir si je les avais prononcés assez forts pour que Leïto m'entende.


Arigato Nii-sama...

Je venais de toucher le sol, mon sang continuait de s'écouler. Ma respiration était très irrégulière, j'avais perdu connaissance. Allais-je mourir? C'était donc comme cela que ma vie s'achevait. Je n'avais que deux regrets en cet instant. Celui de ne pas avoir été assez fort, et celui de ne pas avoir pu retrouver mon père. A présent, je venais de sombrer, sans savoir si j'allais un jour me réveiller.



HRP:
 

Leīto Kotoryū

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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Ven 29 Mar - 23:27


Rideau


Jamais. Ne jamais l’utiliser, sauf cas nécessaire. Ce furent ses mots. Mon père était conscient déjà dans mon jeune âge du potentiel destructeur du hurlement en me l’enseignant, mais plus encore il connaissait ma propension à toujours user de plus de puissance que nécessaire afin de rapidement mettre fin au combat. Mais ça, c’était bien avant. A l’époque je n’aimais vraiment pas les combats, j’en avais presque limite peur, mais pour une raison que j’ignore à chaque fois qu’il fallait que je prouve que j’étais le fils d’un dieu, ces barrières sautaient, je me sentais comme obligé de faire étalage d’une puissance supérieure juste pour prouver que mon père n’est pas qu’une légende. Le résultat n’était pas souvent à la hauteur de mes attentes, je m’attirais plus la crainte que le respect, le dégout que la sympathie. Les gens me méprisaient, ils ne comprenaient rien à ma peine, rien à mon histoire, non, ils se bornaient tous à ne pas chercher à me croire simplement que pour eux mes histoires n’était que chimères. Et maintenant quoi ? Un dragon aurait un vécu similaire au miens ? Les dragons ne sont pas des dieux ! Ils ne sont pas vénérés, ils ne sont pas admirés, ils sont violents, abjectes, cruels. Je détestais cette espèce. J’avais tout perdu à cause d’un dragon, si ça se trouve, j’aurais eu une vie rangée, simple, loin de tout conflit, comme un simple bucheron si ce jour-là du 28 décembre x778 Achnologia, un dragon noir, n’avait pas rasé mon village. Aujourd’hui, avec autant de recul, de vécu, et de lassitude, je savais à la perfection masquer mes émotions, mais rien n’y faisait, la haine était toujours aussi omniprésente qu’il y a treize ans. Je n’avais plus peur de mon pouvoir, je n’avais pas de limite de retenues, ni aucun autre état d’âme. J’étais devenu, et quelque part seulement grâce ou à cause de la rencontre avec Quatie, un véritable tueur de dieux.

Chargeant mes poumons à leur maximum, j’expédiais dans un hurlement frénétique l’ultime arme caractéristique de notre magie à nous autres les slayers divins. Mon souffle revêtait une teinte pourpre, violette dans l’allure, mais le jet principal aussi large que dense était noir comme un ciel de nuit, un jet pur et étendu de vents sombres se déplaçant aussi rapidement que le son vers sa cible. A l’impact, un cri de douleur, de la souffrance, j’ai atteint ma cible, mais je ne pouvais pas m’arrêter. Ce que l’on pourrait prendre pour un élan de narcissisme pur, satisfaisant mon égo de frapper une personne plus faible que moi, n’était rien d’autre qu’une obligation morale de respect vis-à-vis de mon élève. Elle avait tenue, elle avait franchi les paliers que j’avais posés alors que j’avais volontairement placé la barre très haute. Elle s’était dressé même contre l’écart de puissance, c’était stupide, mais honorable. Je devais lui offrir un final digne de son honneur aussi haut que le miens. La frappe se terminait dans un fracas céleste mémorable, le sol était éraflé sur toute la surface de l’onde, un énorme panache de fumée sur toute la toiture, des traces de freinage de pas sur plusieurs mètres. Elle n’avait pas faibli, elle n’était pas tombée, elle avait toujours ses bras devant le visage, elle avait reculée sous la puissance du choc, logique, mais elle n’avait pas faibli. Quelques secondes de silence se firent ressentir avant que je la voie commencer à vaciller pour tomber face contre terre. « Arigato Nii-sama » m’avait-elle lancée avant de s’écrouler. Il se passait bien une minute avant que je n’agisse, observant les alentours, écoutant les bruits de la ville nous entourant, le soleil encore bien haut dans le ciel, pas de nuages, pas de vents, pas de bruits significatifs. Je venais de hurler vers les cieux mais il ne s’était pas manifesté. Tant pis, ce ne sera pas pour aujourd’hui, mes yeux basculèrent vers la droite, un bruit assez étrange d’agitation, cette zone n’était plus vraiment sure.

Faisant signe de dos à Nemuru de venir, je m’approchais d’Elena, avant de m’accroupir très lentement à un mètre devant elle, m’appuyant sur mon genou, la voyant se vider lentement de son sang. Elle se laissait partir, mais l’heure n’était pas venue pour elle, pas à mes yeux. Un léger sourire satisfait se dessinait progressivement. Je pris délicatement le soin de la lever pour de passer son bras autour de mon cou pour la soulever et la porter inconsciente. Mon Nékotama déjà dans ma poche transformé en souris, je m’envolais lentement pour rapidement partir de cette zone. Quelques instants plus tard j’arrivais sur un coin beaucoup plus à l’abri, une toiture-terrasse isolée et ombragée par des sortes de tissus orientaux. Je la déposais lentement sur le dos, plaçant ensuite ma main sur son front, soignant avec mon restant de magie ses plaies, ses ecchymoses et autres trauma graves. Au mieux elle aurait de simples courbatures au réveil, au pire des bleus pour quelques temps. J’étais à court de magie cependant, j’avais beau avoir fait le fier, je ne pouvais pas repartir de suite, il me fallait me reposer jusqu’à ce soir avant de quitter la ville. Jetant un dernier regard sur mon élève, je profitais qu’elle soit inconsciente pour m’approcher une dernière fois d’elle, approchant mon visage suffisamment proche du siens, ma main encore sur son front. Je savais qu’elle m’entendrait, mais je profitais qu’elle ne puisse pas me répondre, avant de partir au loin.


Leito : Tu n’as pas à rougir de cette défaite. Tu es plus forte que tu ne le pense. A bientôt Elena Frost. [Laissant un long temps de silence] A bientôt, Nee-chan.
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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   Mar 2 Avr - 16:28





















Un réveil douloureux.

La douleur qui est pourtant si désagréable est ce qui nous certifie que nous sommes en vie. Nous détestons avoir mal mais pourtant, quand nous ne ressentons rien, nous sommes comme des coquilles vides. Cependant, il y a une limite à toute chose et chez chacun cette limite peut se situer de plus en plus loin ou de plus en plus proche. Pour moi, j'avais atteint cette dernière à l'instant, après avoir encaissé ce souffle dévastateur, ce hurlement tiré vers les cieux. Avant que je sombre, j'avais remarqué cette étrange silence, comme si soudain la vie avait disparu de ce monde. Le ciel était parfaitement calme, comme c'est ironique. Un hurlement si puissant, si fort, si dévastateur laissait place à un calme impérial. Après tout, il fait toujours beau après un orage non? Me voilà à délirer alors que j'étais aux portes de la mort. Et, bien qu'inconsciente, je me sentais partir. Serait-ce réellement la fin? Je ne le voulais pas. Pas aujourd'hui, pas encore, je voulais vivre mais je me rendais bien évidemment compte que je ne pouvais rien changer à mon destin. Peut-être que finalement je devais simplement accepter le sort qui m'étais réservé. Je devais peut-être simplement me laisser aller, en finir avec la vie. Toutefois, il semblerait que ce n'était pas ce que les fils du destin avaient en tête me concernant vu que je me sentais revenir à la réalité. Je me faisais soigner par celui qui m'avait blessée. Il n'avait donc pour réel but que de m'entraîner ou alors il ne s'était pas suffisamment amusé avec son jouet. Pourtant, quelque soit ses raisons, je ne ressentais aucune haine envers lui mais bien de la sympathie et aussi de l'admiration. Ce sentiment pouvait bien ne pas être réciproque, je m'en fiche éperdument.

Peu à peu, je retrouvais une respiration régulière et je revenais à moi ou plutôt, je reprenais une connexion temporaire avec la réalité. Mes yeux n'étaient pas suffisamment ouverts pour me permettre de voir clairement mais mon odorat me certifia que j'étais bien en présence de mon mentor. J'entendais de nouveau les sons extérieurs, faiblement certes mais je les entendais. Je ne pouvais ni parler, ni bouger, simplement écouter. Ce dernier point semblait être le plus essentiel. Le Sky god Slayer avait posé sa main sur mon front et approcher son visage du mien. Les paroles qu'il prononça alors resteront à jamais gravées dans ma mémoire.

« Tu n’as pas à rougir de cette défaite. Tu es plus forte que tu ne le pense. A bientôt Elena Frost. [Laissant un long temps de silence] A bientôt, Nee-chan. »

J'avais pu briser ce mur qu'il avait créé et j'avais établi un lien entre nous. Ce simple fait qu'il m'appelle nee-chan me rendait heureuse. De plus, j'avais réussi à lui faire bonne impression. Encore une fois, c'était vraiment important à mes yeux. J'étais heureuse, j'avais progressé et je progresserais encore. Je deviendrais plus forte et la prochaine fois je gagnerais. Voilà ce à quoi je pensais à ce moment. Je n'allais rien dire, je ne le pouvais d'ailleurs pas mais je le sentais s'éloigner. Il partait, quant à moi je devais encore me reposer quelque peu. Je me suis donc rendormie, emplie de satisfaction.

A mon réveil, j'étais seule. Je pouvais bouger et mes plus grandes plaies étaient refermées. Je n'avais encore que deux ou trois blessures minimes et quelques bleus, ce qui n'allait pas m'empêcher de bouger. Je me suis donc levée et suis retournée en ville pour récupérer mes affaires et aussi changer de tenues vu que celle que je portais était en loque. En avançant, je suis passée devant la maison sur laquelle nous étions. Il y avait déjà les gardes et un attroupement général à cause du bâtiment détruit, il vaudrait mieux ne pas traîner si je voulais éviter de me faire arrêter. Par chance, je ne les avais pas rangés loin du dit bâtiment. Il me suffisait de marcher encore un peu et de tourner à droite et j'y serais. Une fois sur les lieux, je me suis changée et suis allée vers le magasin car j'avais oublié de payer. A ma vue, la vendeuse s'apprêtait à appeler la garde avant que je ne l'en empêche.


Attendez! Désolée pour tout à l'heure j'ai eu un empressement. Tenez, voilà qui devrait payer mes achats. Encore désolée.

Une fois cette affaire réglée, je suis repartie, me rendant à la guilde. Il me fallait bien un peu de repos à présent mais une chose était claire, cette journée était mémorable.






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MessageSujet: Re: La lumière du tartare [pv Elena]   

La lumière du tartare [pv Elena]

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