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 Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)

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Rin Silverlight

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MessageSujet: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Jeu 17 Jan - 17:16
Spoiler:
 

J'avais déjà entendu dire que Crocus était une ville magnifique – d'autres s'aventuraient même à dire qu'elle était la plus belle de tout Fiore. Des fleurs partout, de hauts et grands bâtiments, des enseignes bien aguichantes...

Mais pour ma part, je voyais exactement la même chose que partout ailleurs : des gens calmes ou affairés, pressés ou nonchalants... A vrai dire, peu importait leur attitude : le fait est qu'il y en avait des tonnes.

Les trottoirs étaient pleins d'une foule joyeuse ; les passants discutaient gaiement, s'échangeaient des sourires et des politesses. L'ambiance était en somme assez légère. Néanmoins, le bruit de fond résultant de ces innombrables conversations commençait doucement à me prendre la tête : je n'appréciais guère les rues effervescentes. Le fait de capter quelques paroles au hasard, à droite et à gauche, de devoir regarder devant soi pour ne percuter personne, d'éviter de s'arrêter pour ne pas gêner les gens de derrière...

La migraine montait lentement, mais sûrement.

Mais pourquoi endurer tout cela, me demanderez-vous ? Facile : on m'avait parlé – à moins qu'il ne s'agisse d'une conversation que j'avais interceptée dans la rue – d'une spécialité culinaire typique de Crocus. Et pas n'importe laquelle... Je n'avais pas saisi le nom exact, mais avais clairement entendu, dans la description du plat, « viande » et « grillé ».

De la viande grillée... Rien que d'y penser, j'oubliais la désagréable présence de tous ces gens.

Mais tout de même... J'étais entrée dans la ville il y avait déjà quelques bonnes heures, et n'avais rien remarqué qui pourrait concerner une telle recette. Voilà donc pourquoi je me retrouvais à déambuler dans les rues, sans véritable but, uniquement guidée par mon estomac – qui ne tarda pas à entreprendre une série de grognements éloquents.

Et ma tête commençait véritablement à me faire souffrir... Ce n'était pourtant pas la première fois que je me retrouvais en compagnie forcée d'un large nombre de citoyens ! C'était mauvais : je sentais déjà l'irritation s'ajouter au mal de crâne.

Et bien évidement, je n'avais pas prévu de payer une auberge, même pour m'y reposer quelques temps. Oh, mais que cela m'énervait ! Il ne manquerait plus que cette histoire de viande grillée soit un vulgaire mensonge... Une sale rumeur...

Je me figeai : je serais en train de me farcir tout cela sans aucune raison ? Ce n'était même pas la peine d'y pen...

Je ne pus poursuivre ma réflexion : l'ombre d'un passant, visiblement pressé, me percuta alors qu'il courrait dans la direction opposée à la mienne. Surprise, je reculai de quelques pas, et perdis l'équilibre en butant sur... Bon, je ne voyais rien, mais j'étais sûre d'avoir buté sur quelque chose !

Bref : je chutai sur le sol, et me retrouvai bientôt affalée sur le pavé, appuyée sur les coudes.

_Kerps... grognai-je en portant un main à mon front.

J'entendais le sang pulser à mes tempes, et je plissai les yeux sous le joug de cette désagréable douleur qui ne faisait qu'accentuer ma migraine.

Qui était cet empaffé qui venait de me faire tomber, que je lui en fiche une ?!

_Petite ? fit une voix. Tu n'as rien de cassé ?

« Petite » ?

Je levai la tête : une femme était penchée sur moi avec un regard compatissant.

_C'est vous qui m'êtes rentrée dedans ? lançai-je, acide.

Elle eut un regard surpris, et prétendit que je me trompais ; « C'est le jeune homme, là-bas », dit-elle. Avec un nouveau grognement, je me remis sur mes deux pieds sans m'aider de la main qu'elle me tendait.

_Tu ne t'es pas fait mal ? insista-t-elle cependant.

_Ça vous regarde ? Et arrêtez de me tutoyer.

_Allons ! fit une autre voix.

Et il y eut une grande tape dans mon dos. Son auteur continua, d'un ton bourru :

_Sois respectueuse envers les adultes, petite !

Un spasme fit trembler mon sourcil – l'investigateur de cette tape presque amicale, un grand homme, devait sans doute accompagner la femme.

Je pris un léger élan pour sauter, et lançai mon poing dans la mâchoire de « grand » ; encore plus surpris que je l'avais été en chutant sur le pavé, il se retrouva emporté par terre, à son tour. Des gens s'arrêtèrent, impressio... Ah non, étonnés.

Je résistai à l'envie de lui donner un coup de pied, mais fus bientôt attrapée par le col par un nouveau mâle. Ils me voulaient quoi à la fin, tous ? J'entendais des « Qu'est-ce qui se passe », des « Qui c'est cette gamine », des « Ces gens ont attaqué cette enfant » et autres hypothèses complètement débiles. Des passants se pressaient autour de nous pour comprendre la source de cette animation, et je donnai quelques autres coups.

Il y avait trop de femmes, trop d'hommes, qui criaient et cherchaient à m'immobiliser – ce n'était pas moi qui avais pas commencé, pourtant !

Excédée, j'attrapai mon cor, accroché dans mon dos, fis coulisser la ficelle qui le tenait pour le faire passer devant moi, et le portai à ma bouche. Sans même amplifier le son, je soufflai dedans avec une force relative ; la foule s'immobilisa de surprise, hormis les plus proches de moi, qui se bouchèrent les oreilles.

_Fermez-la un peu !! criai-je avec une grimace. J'ai mal à la tête !

Spoiler:
 
Shina/Ken Amnell
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 20 Jan - 18:20
Satané malchance. Voilà une phrase qui se répétait encore et encore dans l'esprit de Shina et Ken Amnell. Les jumeaux de Quatro Cerberus était d'une humeur plutôt mécontente. Après tout, leur journée qui semblait être plutôt bonne quelques heures plus tôt était devenue très mauvaise. Les jumeaux déambulaient ainsi dans les rues de la ville, lentement et contrarié. Comme à son habitude, leur lycaon misty, Kiri, suivait ses maîtres de près, de bonne humeur. Contrairement à ses maîtres, la créature ne remarquait pas vraiment que la situation actuelle était très loin d'être celle désirée par les deux mages de Quatro Cerberus.

Deux jours plus tôt, le petit groupe se trouvait dans le Sud de Fiore, afin d'accomplir une petite mission. Évidemment, marcher jusqu'à Val ne les intéressait pas. Ils avaient donc choisi de prendre une diligence pour rentrer à leur guilde. Le frère et la sœur n'avaient guère eu le choix de transport, car ils n'avaient pu trouver qu'une unique diligence qui partait la journée même et non au bout de plusieurs jours. Les mages c'étaient alors un peu trop empressé. Ils n'avaient donc pas véritablement fait attention et avaient été très malchanceux. Tout d'abord, le conducteur de la diligence était un homme ne parlant pas, il marmonnait uniquement. Les jumeaux avaient donc dû interpréter approximativement ce qu'il disait. Sans le savoir, ni le comprendre, ils avaient donc monté dans une diligence partant vers une destination autre que la leur. De plus, au cours du voyage, il y avait eu deux arrêts obligatoires. Le premier pour acheter des vivres et de l'eau, ces derniers ayant été oubliés au point de départ par le conducteur. Quant au deuxième, il a fallu s'arrêter pour bris mécanique. Quoi qu'il en soit, c'était à cause de cette suite d'évènements malchanceux que les jumeaux de Quatro Cerberus se retrouvaient dans la ville de Crocus. Ils étaient donc du mauvais côté des montagnes.

Les jumeaux progressaient dans la capitale, toujours mécontent de cette mésaventure. Pour le moment, Ken mangeait tranquillement une pêche, offerte par le conducteur de la diligence. Le fait de manger l'empêchait pour le moment d'exploser de rage. De son côté, Shina ne mangeait rien, ne le pouvant. Elle se contentait de marcher aux côtés de son frère en regardant Kiri. La créature avait fini par remarquer le mécontentement de ses maîtres. La créature faisait alors de petits bonds vers l'avant, sûrement afin de distraire les jumeaux et leur faire oublier leur mauvaise humeur. Cela pris un peu de temps, mais cela fonctionna. Shina retrouva le sourire et Ken caressait la tête de la créature avec un léger sourire aux coins des lèvres.


-À ton avis, on pourra trouver rapidement un moyen de transport pour se rendre à Val?

-Sûrement. On est dans la capitale du royaume après tout. S'il n'y a pas un seul moyen de transport pour retourner à Val, se serait le comble de l'incompétence pour cette cité. Après tout, ce n'est pas d'un petit village dont nous parlons. Val n'est pas la plus grande ville du royaume, mais elle reste très grande.

-Il ne reste plus qu'à trouver une bonne compagnie... de préférence avec des employés qui parlent vraiment. Pas envie de me retrouver à Mac Anu ou je ne sais quelle autres villes du royaume.

Les jumeaux continuèrent ainsi de déambuler dans les rues de la capitale. Ils auraient pu continuer ainsi jusqu'à ce qu'ils trouvent un moyen de transport efficace, mais une clameur attira leur attention. De nombreuses personnes s'exclamaient alors qu'un petit attroupement se formait à proximité. Les mages de Quatro Cerberus ne comprirent pas tout ce que ces gens disaient, mais à un moment ils purent entendre quelque chose ressemblant à : enfant attaqué. Sans attendre, les deux mages décidèrent de s'approcher. Si un sale type s'en prenait à un enfant innocent, il était hors de question qu'ils restent les bras croisés à ne rien faire. Alors que Ken commençaient à se frayer un chemin dans l'attroupement une voix puissante se fit entendre, poussant un cri et un appel à la fois simple et percutant.

-Fermez-la un peu!! J'ai mal à la tête!

D'après la force de la voix, c'était probablement dû à une personne utilisant un petit objet normal pour amplifier sa voix. Les gens autour de Ken semblèrent s'immobiliser à cause de ce cri. Le mage put donc en profiter pour continuer d'avancer, suivi de près par Shina et Kiri qui profitaient de l'ouverture créée par le mage. Il ne fallut qu'un court moment à Ken pour enfin sortir du cercle de spectateur et voir ce qui avait causé ce gigantesque foutoir. Les jumeaux purent ainsi voir une gamine, probablement âgée de 14 ou 15 ans. La jeune fille n'était pas bien grande, en fait, elle était même plus petite que Shina. Comme eux, l'inconnue portait des vêtements axés davantage sur le confort que sur la mode. Près d'elle, un homme était affalé sur le sol, se tenant la mâchoire après avoir visiblement reçu un coup puissant. Pour quelqu'un avec un minimum jugeote, il n'était pas difficile de comprendre que c'était la gamine qui avait frappée cet homme. Ken se tourna en direction de la foule afin de s'adresser à elle.

-Il n'y a rien à voir, circulez.

Certes, il n'était pas un représentant de la loi, mais cela suffit pour que certaine personnes décident de partir, mais pas tout le monde. Ensuite, Ken se dirigea vers l'homme à terre et lui donna la main afin de l'aider à se relever. L'homme le remercia simplement et s'en alla, en se tenant la mâchoire et accompagné d'une femme. Une fois ce détail réglé, Ken tourna son attention vers la jeune fille inconnue. Shina et Kiri quant à eux portaient leur attention sur elle depuis le début, voulant être certain qu'elle n'avait et qu'elle n'allait rien faire de mal.

-Alors, petite, j'espère que tu avais une bonne raison pour attaquer cet homme. Après tout, il n'a pas l'air bien méchant. Il n'a pas non plus la tête du type qui agresse des enfants. Alors, tu as une réponse à fournir?
Hayashi Hibutou

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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Sam 26 Jan - 13:08
Et c’est seulement après une longue hésitation que Haya décida finalement de se rendre à Fiore Sud. Mais commençons par le commencement. Il y avait quelques jours de cela, alors qu’Haya trainait dans un village dans lequel il avait pris l’habitude de se reposer pendant ses années d’errances, il croisa une vielle connaissance. Evidement, il ne s’y était pas rendu assez souvent pour lier d’amitié avec quiconque, mais il avait apprécié le fait que les gens soient accueillant, et il avait sentit l’envie de revenir faire un tour dans le coin. A vrai dire, depuis qu’il avait rejoint Cait Shelter, il était soit en mission, soit en train de s’entrainer au QG. Donc des petits villages de ce genre, il n’en voyait plus des tonnes.
Enfin, revenons-en à cette connaissance. La personne en question n’était pas un des villageois, mais un homme de passage, qui connaissait bien le père du danseur. D’ailleurs, ce fut l’homme qui reconnu Haya. En effet, le danseur ne l’avait pas croisé suffisamment souvent pour le reconnaitre. Si l’homme avait réussi à se souvenir de lui, c’était tout simplement parce qu’Haya était du genre marquant. Profitant de cette rencontre, les deux discutèrent, même si l’homme avait du mal à suivre le danseur, qui avait la fâcheuse manie de privilégier le rythme de ses paroles plutôt que leurs sens. C’est finalement au bout de quelques heures de discussions parfois laborieuse, régulièrement ponctué de froncement de sourcils, que l’homme finit par conseiller a Haya de retourner a la ferme de son père, afin de s’expliquer avec lui. Ce commentaire refroidit un peu le danseur. En effet, s’il n’avait pas spécialement une relation compliqué avec son père, en omettant bien sur le fait que père comme fils avaient des comportements bien a eux, la façon dont Haya avait quitté le foyer avait été un peu brusque, et même après ces quelques années, il sentait que le vieux n’aurait toujours pas digéré ce départ.

Et c’est pour cette raison qu’il avait finit par prendre la route vers Fiore Sud, à contrecœur. Sa première idée avait été de faire tout le chemin à pied. Cependant, un coup d’œil sur une carte lui fit réaliser que pour se rendre jusqu'à la ferme de son père, il devait traverser tout Fiore, et que donc, faire le trajet à pied lui prendrait un temps fou. Il se résigna donc à chercher un véhicule, et par chance, il en trouva un rapidement. Par contre, ce qu’il trouva n’était pas vraiment un transport de qualité. Un chariot tiré par un animal. Et évidement, Haya ne pris pas le temps de réfléchir bien longtemps, et c’est ainsi qu’il partit en direction de Fiore Sud, balancé de tout les coté dans son petit chariot.

Durant le voyage, Haya faisait de son mieux pour tenter de trouver comment se présenter devant son père après avoir fuit comme ça. Non pas qu’il regrettait son geste, ni qu’il en avait honte. C’est simplement qu’il voyait mal comment il allait pouvoir parler au vieux avant de ne se faire étriper. Peut être que grâce à son entrainement, Haya réussirait à éviter un coup de fourche du fermier, mais arriverait-il à s’enfuir ? Surtout que son père était assez précis quand il s’agissait de lancer des fourches. Ben tiens, voila qu’il pensait déjà a un moyen de s’enfuir, alors qu’il n’était même pas encore arrivé.

Plus Haya y pensait, plus il se rendait compte qu’il n’avait absolument aucune envie de retourner a la ferme pour le moment. Peut être qu’il valait mieux attendre encore quelques mois. Voir quelques années. Peut être même quelques siècles, afin d’être sur. Le danseur poussa un grand soupir, et fit signe au conducteur de s’arrêter à la ville la plus proche. Et c’est ainsi que pour la seconde fois de sa vie, il se retrouva dans la capitale de Fiore, Crocus.

Crocus, la ville étincelante, ou se côtoyaient richesses et pauvreté, ou se trouvait le Domus Flau, destiné au combat, ou Haya avait affronté Axel, l’un de ses camarade de Cait Shelter. Comme lors de sa première visite, Haya fut émerveillé par la taille de la ville. Des tas de gens allaient et venaient dans les larges rues bruyantes de la ville, tous vacant a leurs occupations. Haya, n’ayant pas grand-chose à faire dans cette ville, ou au milieu de cette foule, se mit à faire ce qu’il faisait toujours, c'est-à-dire danser.

Evidement, il ne passa pas inaperçu. Un bon nombre de personne s’arrêtèrent afin de le regarder, faisant des commentaires, ou restant simplement la, à observer silencieusement. Et Haya se pris vite a ce jeu. Il créa donc deux épées de bois, et se mis à jongler avec. Evidement, il les avait faites encore moins aiguisé que d’habitude, mais ça rendait malgré tout le spectacle plus sympathique pour les spectateurs. Des danseurs jongleurs exécutant des pas aussi anarchiques que ceux d’Haya, ils ne devaient pas en voir tout les jours.

-Fermez-la un peu!! J'ai mal à la tête!

Un cri se fit soudain entendre, et son origine semblait assez proche. Le foule qui entourait le danseur, après quelques regards inquiet, se dirigea vers l’origine du cri, suivit par l’homme au bandeau, toujours en train de danser et de jongler, qui voulait également savoir ce qui se passait. Grace aux épées qu’il balançait en l’air, les gens faisaient en sorte de ne pas se tenir trop près de lui, ce qui lui permis d’avoir une bonne vue sur la scène.

Et la scène en question était assez surprenante. Une fille assez petite, qui semblait plus jeune que lui, se tenait a coté d’un homme à terre. Et vu l’expression sur le visage de la jeune fille, n’importe qui pouvait deviner pourquoi l’homme était au sol. Ni de qui était à l’ origine du cri ayant ameuté la foule. D’ailleurs, la foule en question avait beau entourer la jeune fille et l’homme, Haya ne voyait pas grande monde esquisser le moindre geste pour s’approcher des deux personnages. Oh ! Finalement un courageux sortit du cercle pour s’approcher de la jeune fille, et s’adressa a la foule :

-Il n'y a rien à voir, circulez.

Cet ordre eu un certain effet, puisque la foule commença à s’éclaircir. Mais évidement, il fallait plus que des simples paroles pour disperser une foule si facilement, donc quelques personnes ne bougèrent pas. C’était également le cas d’Haya. L’individu, après avoir aidé l’homme blessé à se relever, se tourna vers la fille, et se mit à lui parler. Mais malheureusement, Haya était trop loin de la scène et ne pu entendre les paroles qu’ils échangèrent, il tenta donc de sortir de ce qui restait du cercle que formait la foule afin de s’approcher le plus discrètement possible de la scène, c'est-à-dire aussi discrètement qu’un homme portant un bandeau rouge, et qui dansait et jonglait pendant qu’il avançait pouvait l’être.

Kalindra Flashman
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Mar 29 Jan - 22:49
Du grabuge à la Capitale Fleurie
Pâtes à volonté !!

- La prochaine fois fois fois que je prendrai une telle mission, j’apporterai des vêtements appropriés.

Les paroles que je venais tout juste de prononcer n’avaient pas de récepteurs. Je m’étais dit ça, tout, haut, tout en mangeant de délicieuses pâtes dans un restaurant du côté terrasse. Où j’étais ? Crocus est la seule ville de tout Fiore à faire ces merveilles et il était évident que je ne pouvais trahir ce restaurant pour un autre. J’étais donc confortablement assise à déguster mon repas amplement mérité. En effet, je revenais d’une petite mission très simple qui consistait à calmer une armée de rats dans la cave à vin d’une taverne. Malgré la facilité de cette mission, rester propre après cette dernière était mission impossible. Cette cave à vin n’était décidément pas encline à se faire nettoyer. J’fus donc obligée de manger avec toutes ces traces de saleté sur moi. Ma pauvre robe mauve n’était pas chanceuse aujourd’hui. Cependant, j’avais eu l’occasion de me nettoyer le visage dans les toilettes de la taverne. Une chance ! Enfin bref, au moins, j’étais maintenant débarrassée de cette corvée et j’avais le reste de la journée toute à moi.

Crocus était une ville tellement magnifique ! Je me dis que le Domus Flau devait probablement contenir à ce moment même des combattants coriaces assoiffés d’adrénaline et de sensations fortes. J’aimerais bien y aller pour me battre à mon tour. Les bagarres sérieuses n’étaient pas mon point fort. Cependant, quand il s’agit d’un combat amical, je suis toujours volontaire à ça. Je me dis que j’irai aujourd’hui pour aller en voir un, histoire de me faire une idée de comment se passe les combats dans cette arène des plus prestigieuses.

Soudain, je vis une foule se réunir en plein milieu de la rue. Que se passait-il ? Une bagarre ? Un accident ? Un… meurtre ? Pourquoi fallait-il qu'à chaque fois que je veuille prendre un peu de repos, un évènement contradictoire à ma volonté vient me pourrir la vie ? Je décidai d’ignorer la foule du mieux que je pus. Mes pâtes étaient encore chaudes et je n’allais pas laisser la curiosité prendre le dessus sur moi pour un petit groupe de personnes réunies pour je ne sais quoi. Il n’y avait rien d’intéressant, même pas cet homme avec une cravate verte, même pas cette femme aux cheveux roses fluo. La foule se dissipa soudainement. Bah voilà ! Rien d’intéressant, comme je le disais. Même pas ce petit chien, même pas ces trois vieillards aux allures de rockeurs, même pas ce jongleur au bandeau rouge en train de jongler avec des épées en bois… attendez…

C’est ainsi que je me retrouvai juste à côté de l’homme, un petit sourire aux lèvres et mon plat de pâtes froidement abandonné sur la table (de toute façon, j’avais déjà payé, ce n’était donc pas un crime… sauf pour les adorateurs de pâtes).

- Coucou Monsieur ! Vous êtes trop cool cool cool à savoir jongler ! Vous pouvez m’apprendre ?

C’est alors qui je m’aperçus de ce qui était la cause de tout ce remue-ménage en tournant ma tête… ou en fait, les personnes qui en étaient la cause. Trois, pour être exacte. Que s’était-il passé en fin de compte ? J’espérai ne pas encore avoir d’ennuis. Et moi, avec toute cette saleté qui me couvrait du coup aux pieds, je n'étais pas présentable !


Dernière édition par Kalindra Flashman le Mer 3 Avr - 0:53, édité 1 fois
Rin Silverlight

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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Mer 30 Jan - 20:55
Ah, c'était comme ça !

Tout le monde se rangeait du côté de ce "pauvre homme". Même les inquiétudes à mon égard - j'étais tout de même une adorable et faible jeune fille - allaient désormais en faveur de ce vieux croulant. Qu'est-ce qui leur faisait croire que j'étais la seule fautive ? Lui était autant impliqué que moi... Je l'aurais traité de "gros", il aurait réagi de la même façon. Et lui était véritablement gros. Moi, je n'étais pas petite.

Mais voici que deux rigolos se ressemblant grandement se ramenaient, accompagnés d'un... Lycaon, je crois. Ils avaient l'air de se sentir vachement concernés : deux du trio ne me quittaient pas du regard, tandis que le garçon aidait l'homme ( la "victime" ) à se remettre sur ses gros boudins de jambes. Puis il partit, avec sa camarade, sans demander son reste.

J'eus une moue de mépris ; c'était encore sur moi que ça allait retomber...

_Alors, petite, j'espère que tu avais une bonne raison pour attaquer cet homme. Après tout, il n'a pas l'air bien méchant. Il n'a pas non plus la tête du type qui agresse des enfants. Alors, tu as une réponse à fournir ?

J'ouvris la bouche pour parler - oui, j'avais une réponse à fournir. Mais je m'immobilisai et restai silencieuse, tandis qu'une idée bien noire germait dans mon esprit...

Cette façon dont il avait dispersé une bonne partie de la foule accumulée. Cet interrogatoire, l'air complaisant mais néanmoins dur. Leurs regards...

Des représentants de forces de l'ordre dissimulés sous des tenues de civil ! J'en étais sûre ! Ça allait de soi !!

Le scénario se profilait avec évidence. J'allais leur répondre que je n'y étais pour rien, dans cette histoire - car c'était le cas. Ils allaient interroger l'homme, qui, par pur désir de vengeance, se mettrait à déblatérer des mensonges sur moi - du style "Elle nous harcelait depuis le début de la journée, moi et ma femme, pour nous demander de l'argent, de la nourriture, les clefs de notre maison... " A partir de là, ces deux-là m'arrêteraient pour m'interroger dans de meilleures circonstances, et je serai bien obligée de leur avouer que j'étais de Raven Tail. Et là, paf ! Viendrait sur le tapis le stéréotype bien répandu : "Raven Tail, donc mage à problèmes" !

J'écoperai donc d'une longue peine, en prison, jusqu'à ce qu'enfin un de mes camarades de guilde puisse venir m'innocenter par un témoignage bien émouvant. Mais mes camarades de guilde, comment dire... Bah, laissez tomber.

En gros, résultat des courses : je me retrouverai incarcérée pour une faute que je n'avais pas commise. Peut-être même écoperai-je d'une amende ! Non, je vous en supplie, pas mon argent...

Et ce mal de tête qui continuait à me fendre le crâne !

Mille jurons défilèrent dans mon cerveau sans jamais franchir la barrière de mes lèvres. Quelle injustice ! Je n'aurais jamais dû mettre les pieds à Crocus. Bien trop de monde, bien trop de snobs qualifiant les gens de "petits" à partir du moment où leur taille était inférieure à 1m41... Et si ma malchance faisait dans la continuité, sans doute partirai-je sans même avoir pu goûter cette viande grillée qui avait motivé ma venue...

Bon, c'était plutôt clair : il était hors de question que ces représentants de la loi - des soldats camouflés...? - sachent que j'avais bel et bien frappé l'homme. Je pourrai bien essayer de les persuader qu'il l'avait bien cherché, je me doutais que ça ne changerait rien... Les gens n'étaient pas très compréhensifs, en matière générale.

Je jetai donc un œil rapide et discretissime autour de moi. Hum, des gens, des enfants... Des femmes et des hommes...

Mon regard s'arrêta sur un personnage plutôt singulier. Blond, la vingtaine, les yeux dissimulés derrière un bandeau rouge... Hum, ce n'était pas tant son physique qui était intriguant, mais plutôt son attitude : tandis qu'il jonglait avec des épées de bois, son corps se mouvait en rythme comme s'il dansait.

Bon, j'imagine que ça pourrait aller...

Je retournai à l'homme qui m'avait interrogée un regard suppliant, bordé de fines larmes apeurées, le menton tremblant, le front plissé par l'anxiété.

_Ce... bredouillai-je d'une petite voix. Ce n'est pas moi ! Je n'ai rien fait ! Je ne voulais pas...

Puis je portai mon attention sur le danseur-jongleur, de la même façon que je l'aurais fait en remarquant tout juste sa présence.

_Lui ! m'exclamai-je en le pointant du doigt. C'est lui ! Il est toujours là, où que j'aille, il... Il a...

Mon mensonge s'étouffa dans des larmes - je ne savais pas quel crime lui mettre sur le dos. Peut-être une possession de mon esprit, dont il se serait servi pour contrôler mon poing et me faire frapper Monsieur Victime... Néanmoins, je préférai ne rien ajouter, et sanglotai comme si j'étais incapable de poursuivre.

Mon regard allait sur toutes les autres personnes présentes, proches ou lointaines. Je remarquai même une jeune fille, assise à une terrasse, l'air autant intéressé que tous les autres spectateurs... La peau halée, deux fleurs placées de chaque côté de sa tête. En se levant, elle quitta sa table pour s'approcher, et...

Abandonna son repas à peine entamé ?!

Comment pouvait-elle ? Il y en avait des centaines qui, comme moi crevaient la faim, et elle... Elle laissait un bon plat de... De pâtes, vu de loin, rien que pour venir parler à mon bouc émissaire improvisé ?

Ça n'allait pas se passer comme ça... Oooh non... !

Je me tournai de nouveau vers le garçon qui me faisait face.

_Et la fille, là, qui lui parle... Elle est avec lui, ils étaient toujours ensembles !

Puis je me recroquevillai sur moi-même, l'air terrifiée, en baissant le regard comme si je n'avais envie de croiser celui de personne. J’espérais simplement que cette rapide imitation d'une "petite" fille victimisée porterait ses fruits, afin que je puisse m'échapper dès le premier instant de répit qu'on m'offrirait.

Mais tout de même : si les joues rougies, les grosses larmes, les tremblements et mon jeune âge ne pouvaient convaincre mon vis-à-vis et sa compagne... Eh bien, ils n'avaient clairement pas de cœur.
Shina/Ken Amnell
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 3 Fév - 17:49
La journée en apparence contrariante et ennuyeuse commençait tranquillement à devenir bien plus agitée que prévu. Alors que les jumeaux étaient persuadés que le reste de la journée se résumerait à trouver un véhicule pour retourner à Val, des évènements s'étaient précipités. Maintenant, ils étaient à proximité d'une jeune fille ayant causé bien des problèmes. Évidemment, Ken n'avait pas manqué l'occasion de la sermonner légèrement et à présent, il attendit de voir comme la gamine tenterait de justifier ses actes violents. Tandis qu'il attendait, le mage de Quatro Cerberus n'avait aucune gêne à la regarder directement dans les yeux. Après tout, certains considéraient qu'en observant directement quelqu'un dans les yeux, on pouvait savoir s'il mentait. Certes, les jumeaux n'étaient pas vraiment des maîtres de ce genre de choses, toutefois, il restait des éléments que n'importe qui pouvait déchiffrer.

Tout d'abord, la réaction de la gamine fut de tenter de s'exprimer, mais elle garda plutôt le silence, pour une raison ou une autre. Peut-être réfléchissait-elle simplement à un mensonge ou une excuse rapide à inventer pour se sortir de cette fâcheuse situation. En soi, ce ne serait pas vraiment surprenant puisque c'était quelque chose que faisaient la plupart des gens, surtout à cet âge. Toutefois, comme elle passait beaucoup de temps en plein mutisme, la fautive devait soit vouloir inventer un mensonge incroyablement gros, soit tenter d'en créer un extrêmement complexe. Puis, le regard de la gamine commença à bouger, très légèrement. Cela aurait pu être anodin s'il ne se déplaçait pas rapidement. En fait, si le mage de Quatro Cerberus ne la regardait pas directement dans les yeux, il n'aurait pas remarqué ce genre de choses. Au bout d'un moment, le regard de la fautive s'arrêta et demeura fixe pendant un moment. Elle devait fixer quelque chose de particulier, une chose de probablement important. Finalement, la gamine regarda Ken de nouveau et commença cette fois à pleurer, un regard implorant, le menton qui trésaille et le front plissé. À cette vision, Ken fut persuadé que l'inconnue allait se mettre à pleurer et à le supplier de la laisser partir.

En fait, il se trompait largement. Au lieu de ça, la gamine lui indiqua un homme, en affirmant qu'il la suivait absolument partout. Par curiosité, Ken jeta un regard dans la direction indiquée par la pleurnicheuse, tandis que Shina et Kiri continuaient de surveiller l'inconnue. La personne désignée comme étant une poursuivante n'étant nulle autre qu'un type un peu étrange. Il se baladait avec un bandeau et en jonglant avec des épées en bois. C'était sûrement un artiste de rue. Certes, le fait qu'il continuait de jongler en observant la scène était plutôt étrange. Puis, l'illusionniste retourna son regard sur la gamine qui avait visiblement versé quelques larmes. Puis, de nouveau la fautive regardant intensément quelqu'un d'autre, désignant cette personne comme étant également un poursuivant. Cette fois, c'était une autre jeune fille, probablement du même âge que la pleurnicheuse ou bien avec une faible différence. Celle-ci portait deux fleurs posées sur chaque côté de la tête et une robe mauve très sale.

Tandis que la pleurnicheuse se recroquevillait sur elle-même, Ken se contenta de hausser les épaules, avant d'applaudir légèrement. Toutefois, il s'agissait purement et simplement d'un applaudissement sarcastique. Pourquoi une telle réaction? Tout simplement parce qu'il ne croyait pas un seul mot de ce que venait de lui raconter la pleurnicheuse simulatrice.


-Tu y crois toi, Shina?

-Absolument pas.

-Pareil pour moi.

Les jumeaux auraient peut-être pu croire l'histoire de la gamine si cela n'avait pas été de plusieurs détails quelconque. Cependant voilà, les deux jeunes détectives ne croyaient pas à l'histoire de la petite simulatrice. Trop de détails leur avaient démontrés que la gamine était seulement une simulatrice.

-Sérieusement petite, ton mensonge est horriblement mauvais. Prendre autant de temps que tu l'as fait pour tout inventer, c'est déjà très mauvais. On peut facilement se rendre compte que tu inventes tout au fur et à mesure. De plus, prendre deux personnes se démarquant fortement du lot comme bouc émissaire, c'est franchement ridicule. Alors, arrête de faire semblant de pleurer et de jouer les victimes innocentes. Ça ne prend pas avec nous... Et puis, si on leur disait de s'approcher un peu, pour démontrer tes mensonges.

Ken commença à faire signe au jongleur et à la jeune fille en robe sale. En fait, le jeune mage de Quatro Cerberus leur faisait signe de la main de s'approcher.

-Venez donc, la jeune fille à côté de moi voudrait vous parler.

Les jumeaux n'avaient pas vraiment peur de la réaction de la simulatrice. Ils réagiraient en cas de nouvelle tentative de mensonge. Quant à la possibilité qu'ils se soient trompés et qu'elle dise effectivement la vérité... Ils pourraient toujours tabasser les deux poursuivants et présenter leurs excuses.
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 10 Fév - 16:43
Ce coup ci, sa curiosité mal placé faillit lui causer du tord. En effet, alors qu’il s’approchait de la scène, la fille qui semblait poser problème changea soudainement de comportement, fondant en larme d’un coup, tentant de convaincre l’homme qui se trouvait a ses cotés qu’elle n’était pas responsable du coup. Elle enchaina ensuite en pointant son doigt en direction d’Haya avant de déclarer :

-Lui ! C'est lui ! Il est toujours là, où que j'aille, il... Il a...

Haya se retourna afin de ce que tentait de designer la jeune fille. Sauf que derrière lui, il n’y avait personne. Le danseur continua à regarder dans toutes les directions, avant de finalement réaliser que la personne que désignait la jeune fille n’était nul autre que lui. Bon, sauf qu’Haya n’avait jamais vu cette fille de sa vie. De toute évidence, celle-ci tentait de se débarrasser de l’homme afin de s’éclipser tranquillement. Et la, c’était plutôt un gros problème pour Haya. A vrai dire, il n’avait rien à dire pour sa défense, et ça faisait un moment qu’il avait compris qu’il était souvent vu comme un type louche, donc facile a soupçonner de tout et n’importe quoi. Cependant, il n’eu pas besoin de réagir, puisque la jeune fille s’apprêtait à continuer ses accusations. En effet, alors que la jeune fille déballait son tissu de mensonge, une autre fille s’approcha d’Haya pour lui adresser la parole :

- Coucou Monsieur ! Vous êtes trop cool cool cool à savoir jongler ! Vous pouvez m’apprendre ?

La fille en question semblait avoir à peu près son âge, portait une robe mauve sale et de grande fleur dans les cheveux. Et apparemment, c’est seulement après avoir questionné le danseur qu’elle réalisa qu’il se déroulait quelque chose par ici. Et comme dit précédemment, la fille blonde ne comptait pas s’arrêter la dans ses accusation :

-Et la fille, là, qui lui parle... Elle est avec lui, ils étaient toujours ensembles !

Bon, sauf qu’une fois encore, Haya n’avait jamais vu cette personne. M’enfin, heureusement, la fille ne semblait pas être crue. Tant mieux pour lui, après tout, plus il évitait le problème, mieux il se portait. Il préférait éviter d’entacher le nom de sa guilde pour des broutilles. D’ailleurs, il commençait à se demander s’il n’était pas plus sage de s’éloigner d’ici, avant de se faire nouveau accuser de quoi que ce soit.

-Venez donc, la jeune fille à côté de moi voudrait vous parler.

Malheureusement, ça n’avait pas l’air d’être chose possible. Avant de s’avancer, il lança une épée au sol, a coté de la fille a la robe mauve, sans cesser de jongler, et lui lança d’un ton chantant :

- Vas-y, essaie ! Tu lance, tu rattrape, tu relance, tu rerattrape !

Et c’est suite a ces explication très détaillé que Haya partit rejoindre l’homme et la jeune fille sans cesser de jongler, afin d’entendre ce qu’ils avaient à dire.
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 17 Fév - 4:58
Du grabuge à la Capitale Fleurie
Encore et encore et toujours !

L’homme très étrange sembla me scruter de la tête aux pieds… peut-être parce que j’étais vraiment trop sale et que je devais avoir l’air d’une véritable cruche devant quelqu’un de si prestigieux. Jongler… c’est quelque chose de si fabuleux ! Oui bon, je sais, j’ai des étoiles dans les yeux face à n’importe quoi, mais reste que les numéros de cirque m’ont toujours fascinée au plus haut point ! Mais là n’était pas le sujet.

-Et la fille, là, qui lui parle... Elle est avec lui, ils étaient toujours ensembles !

Hein? Pardon ? Quelle fille qui parle à qui ? Moi ? J’avais fait quoi ? Le trio qui se dressait tout près de nous deux regardèrent dans notre direction. Je me demandai de quoi la fille qui venait de prononcer ces paroles voulait parler. Je ne la connais pas plus que je connaissais l’homme à côté de moi. C’est maintenant que je m’aperçus de quelque chose qui allait détruire ma journée. Quelque chose d’encore plus effrayant qu’un millier de monstres. Plus effrayant que tous les Masters de guildes noires réunis. Plus effrayant que Satan. Ce quelque chose était…

ENCORE UNE FOIS JE SUIS MÊLÉE POUR RIEN AUX PROBLÈMES DES AUTRES !!!!!!!!

Mentalement, j’explosai les têtes de tout le monde présent avec une ogive nucléaire *it’s super effective!* Enfin bref, Je suis maudite. Je suis damnée. Je ne suis PAS CHANCEUSE ! Mais bon, après, on garde le sourire et on reste polie, comme d’habitude. Non mais non, je n’étais pas en colère, ce n’était pas mon habitude et, de toute façon, je ne fais jamais peur à personne lorsque je tente de faire ma grosse méchante pas belle. J’avais seulement… peur, dirons-nous. Peur que je me prenne tout par-dessus la tête et peur que les ennuis ne me fassent perdre la face. Allez Kalindra, on souffle un bon coup et on fait comme si de rien n’était.

-Venez donc, la jeune fille à côté de moi voudrait vous parler.

L’homme qui se trouvait parmi le trio venait tout juste de nous interpeller. Il semblait calme, tout comme la fille qui se tenait juste à côté… et qui lui ressemblait beaucoup. L’étrange jongleur ne sembla pas se poser davantage de questions car il se dirigea immédiatement vers eux tout en exécutant ce qu’il faisait. Mais juste avant, il m’avait lancé une de ses épées de bois, juste à côté de moi, en me disant simplement (ou pas) comment faire pour jongler. Je lui souris poliment.

- Oh, Désolée, mais je crois que ce qui se passe de leur côté côté côté m’a l’air plus urgent. Nous discuterons de la jonglerie plus tard, voulez-vous vous vous ?

J’avais tout de même eu la vivacité d’esprit de ramasser cette épée et le redonner pour ne pas qu’il l’oubli. Ces trucs doivent avoir une grande valeur pour lui… ou pas. Enfin bref, je me dirigeai à mon tour dans ce qui s’apparentait maintenant à un joli groupe en plein milieu de la rue. Une fois toute proche d’eux, je m’aperçus que le duo était accompagné d’un magnifique Lycaon. Ces bêtes sont magnifiques ma fois. Mais bon, ce n’était pas ce qui intéressait le groupe, et encore moins moi. Je demandai, toute naïve :

- Est-ce qu’il y a un problème ici ici ici ? Je vis ensuite que la plus petite du groupe était en train de pleurer. Mais qu’est-ce qui est arrivée à cette pauvre pauvre pauvre fillette ?

Je voulais des réponses au plus vite car je ne voulais pas embarquer dabs davantage de problèmes. En plus, avec mes vêtements tout sales, je n’étais pas présentable et cela ne me satisfaisait pas du tout.


Spoiler:
 


Dernière édition par Kalindra Flashman le Mer 3 Avr - 0:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Ven 22 Fév - 21:02
Ils ne me croyaient pas ?

Alors ça, c'était la meilleure... Soit-disant que j'avais mis trop de temps à réfléchir. A élaborer mon mensonge. Eh ben, ça aurait pu être vrai quand même, je suis désolée : je pouvais même très bien prétexter que ce temps de silence avait été constitué d'une intense réflexion concernant la question suivante : leur parlais-je ou non de cet incident fictif, sous peine d'éventuelles représailles ?

Oui, ça aurait été mon excuse si l'homme n'avait pas appelé les deux individus pour qu'ils nous rejoignent.

Oh là là. Et eux venaient... Ah, c'était bien ma veine ! Pourquoi les ennuis se précipitaient-ils inexorablement sur moi pour me mener la vie dure, genre, super-dure ? Avec un peu de chance, les représentants des forces de l'ordre seraient tellement obnubilés par mon mensonge qu'ils oublieraient ce petit incident avec l'homme, quelques minutes plus tôt. Mais la chance... Je n'avais pas souvent affaire à elle.

Ce que je pouvais toujours faire, c'était manipuler le son dans le but de faire comprendre des choses à une partie du groupe et d'autres choses à l'autre. Pourquoi pas les monter les uns contre les autres...? Oui, mais manipuler des mots était bien plus complexe qu'il n'y paraissait, et la moindre erreur me promettrait certainement un allé simple en prison... Et je ne pouvais décemment pas faire la même erreur que plus tôt, à savoir passer des heures à réfléchir avant d'agir.

Une seconde...

L'homme que j'avais frappé était loin, à présent... Le garçon et la fille qui l'accompagnait auraient sans doute beaucoup de mal à le retrouver s'ils souhaitaient l'interroger ! Dans ce cas, j'étais parfaitement en mesure de dire que j'avais été obligée de l'attaquer, parce que, disons... Parce que j'étais paranoïaque, tiens ! Que j'avais essuyé de nombreuses attaques intempestives, récemment, et que son regard m'avait effrayée. Entendre un enfant parler de ses craintes, c'était plutôt attendrissant - non ?

Et voilà, mes deux pauvres boucs émissaires étaient là. Qu'étais-je censée dire ? M'excuser, sans doute. Pff... Ça me ferait mal. Allez, quoi, j'étais de Raven Tail ! Et étions-nous du genre à nous laisser marcher sur les pieds, à Raven Tail ? Non ! Absolument pas !

Ce fut la fille aux fleurs qui parla en première :

_Est-ce qu’il y a un problème ici ici ici ? Mais qu’est-ce qui est arrivée à cette pauvre pauvre pauvre fillette ?

« Pauvre fillette ». Ah bah oui, parce que sous prétexte que j'étais plutôt jeune, automatiquement, j'étais une « pauvre petite et adorable fillette toute triste » ? Oui, c'était le rôle que j'avais endossé quelques secondes plus tôt, mais uniquement pour me sortir du pétrin... Et ça ne changeait rien au fait que toutes les appellations accompagnées d'un suffixe en « ette », de « petite », « mignonne », « adorable » ou quoi que ce soit me répugnaient (et plus encore lorsqu'elles m'étaient adressées).

Automatiquement, je ravalai mes fausses larmes. Je fronçai les sourcils, comme je le faisais souvent, et eu une moue irritée. Je laissai tomber mon dernier plan, pour la simple raison qu'il s'appuyait encore sur mes aptitudes à faire l'enfant. Et là, tout de suite, je n'avais plus vraiment envie de passer pour une gamine – j'espère que vous me comprendrez.

_Je n'ai rien à vous dire, lançai-je au groupe avec un claquement de langue dédaigneux. Laissez-moi tranquille. Allez vous-en.

J'accompagnai cette dernière syllabe d'une amplification sonore assez puissante pour pousser – théoriquement – les quatre individus autour de moi à se boucher les oreilles, les tympans douloureusement vrillés. Une petite partie de mon être, sans doute la plus intelligente, me glissa un innocent « ça, ce n'était pas la chose à faire », mais je m'en tamponnais complètement. A vrai dire, j'en avais marre. J'avais mal à la tête, j'avais faim, j'en avais assez de cette ville et du monde qu'il y avait partout. Je voulais juste être tranquille. Mais si eux avaient envie d'insister, grand bien leur fasse ! Je n'irai pas dans leur sens. Ils pourraient bien me demander toutes les excuses qu'ils voudraient, ce n'était pas mon genre d'obéir à des inconnus.

Je commençai à m'éloigner, consciente que, en les laissant derrière moi, j'ignorais une occasion de m'occuper, et que j'allais bientôt être obligée de m'ennuyer à nouveau. Seulement, là, je n'étais pas d'humeur.

Et après tout, certain d'entre eux chercheraient sans doute à me rattraper pour obtenir de plus amples explications de ma part. Les deux nouveau venus, la fille aux fleurs et le jongleur, se demanderaient sans doute ce qu'ils avaient bien pu avoir fait de mal. La raison aurait donc voulu que je coure afin de leur échapper si jamais ils s'aventuraient à tenter de m'arrêter, mais je me contentai de porter une main à mon crâne toujours douloureux avec un soupir las.

[Hrp. : Désolée, je suis en retard et je vous répond un peu avec de la purée, mais je n'avais pas vu vos posts... u___u]



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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 3 Mar - 2:41
Après avoir demandé aux deux inconnus de s'approcher un peu plus, Shina et Ken gardèrent le silence, fixant leur regard sur la jeune fautive. Dès que les deux autres seraient à proximité, il serait possible de faire ressortir de la vérité de toute cette affaire. De leur point de vue, les deux mages de Quatro Cerberus étaient d'avis que la gamine les prenait pour des idiots crédules, avec son histoire totalement invraisemblable. Après quelques secondes, Shina jeta un regard en direction des inconnus afin de s'assurer que ces derniers s'approchaient véritablement. Le spectacle restait peu banal. En effet, la jeune fille en robe sale avait désormais une arme en bois entre les mains et l'autre type s'avançait sans pour autant cesser de jongler avec ses armes de bois. Aucun doute qu'étant donné son attitude, cet homme ne pouvait pas poursuivre la petite menteuse. Après tout, quand on poursuit quelqu'un, il faut avoir un minimum de discrétion. À moins d'être en plein milieu de la représentation d'un cirque, ce type avait une discrétion totalement inexistante. Quant à la jeune fille en robe sale, considérant que la jeune agresseur devait avoir menti pour le jongleur, il était probable qu'elle avait aussi menti pour ce cas-ci. Ce fut d'ailleurs, cette fille avec des fleurs dans les cheveux qui prit la parole en premier. Elle commença donc par interroger les deux mages de Quatro Cerberus, afin de savoir ce qui pouvait bien se passer. Puis, elle demanda tout simplement ce qui avait bien pu arriver à cette fille que les jumeaux fixaient du regard, depuis un bon moment déjà. La concernée sembla se mettre en colère, d'après l'expression de ses traits. Les paroles qu'elle prononça ensuite ne laissaient place à aucune forme de doute, elle était bel et bien vexée par ce qui était en train de se dire à son sujet.

Cependant, cela ne fut pas que des paroles banales. Alors que la gamine terminait sa courte tirade, un son puissant commença à résonner. Il s'agissait d'un son particulièrement strident, s'attaquant directement aux oreilles. Par réflexe, Ken appliqua sa main droite sur son oreille droite pour couvrir le bruit. De son côté, Shina ne réagit pas, ne pouvant ressentir la douleur dans son état. Quant à Kiri, le lycaon se coucha sur le coup au sol, en recouvrant ses oreilles de ses pattes. Après tout, la plupart des animaux avaient une ouïe supérieure à celle des êtres humains. Profitant visiblement de cette attaque surprise, la fautive commença à s'éloigner. Elle voulait probablement prendre la fuite. Cependant, cela n'arriverait pas. Pendant tout le temps où ils l'avaient maintenu en place, les jumeaux avaient amplement eu l'occasion de croiser le regard de la jeune fille. Comme elle s'éloignait très lentement, sans être hors de portée de vue, l'arrêter serait facile. L'illusion composant le corps de Shina disparu et se reforma à deux mètres en face de la gamine en fuite. Lorsqu'elle se matérialisa, la jeune fille disposait d'un pistolet magique en main. Elle gardait les bras croisés. En soi, c'était en quelque sorte un symbole: Elle utiliserait son arme si nécessaire. Rapidement, Ken arriva derrière la fuyarde, suivit de Kiri qui grognait légèrement. Le lycaon était plutôt mécontent du sévisse auditif qu'il avait subi quelques instants plus tôt.


-Tu vas quelque part? Voilà qui est très impoli de ta part, petite. De plus, utiliser ainsi tes pouvoirs afin de fuir, alors que tu es accusé d'avoir agressé quelqu'un. Voilà qui n'est guère à ton avantage, tu ne trouves pas? Calmes toi, nous ne voudrions pas être obligés de nous montrer violent envers toi. Un peu de calme et tout ira bien pour tout le monde.

Ken réfléchissait en silence sur la magie de l'inconnue. Puisque cela avait attaqué son ouïe et rien d'autre, il y avait quelques possibilités. Il pouvait s'agir d'une magie qui était liée au son ou encore, une magie permettant d'amplifier certaines choses. Dans tous les cas, il faudrait resté prudent, afin d'éviter les mauvaises surprises.

-Quelque chose à répondre pour ta défense?
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Sam 6 Avr - 0:19





















Rencontre dangeureuse.

Crocus, la capitale du Royaume de Fiore. Il s’agissait d’une ville réputée pour ses décorations florales et sa beauté. Elle était également réputée pour sa sécurité. En effet, elle partageait ses chevaliers runiques avec Era, la ville qui accueillait le conseil magique. Ce n’était donc pas vraiment une ville accueillante pour les mages noirs qui y sont surement mal reçus. En d’autres termes, rien ne pouvait m’amener à aller volontairement dans cette cité vu que j’étais considérée comme une criminelle bien que je savais au plus profond de moi que je n’avais rien à me reprocher. Toutefois, j’avais entendu parler d’un tournoi qui devait bientôt avoir lieu dans cette région et qui rassemblerait les plus puissants mages du royaume. Il est inutile de dire qu’au vu de ma passion pour les combats, cette nouvelle était plus que réjouissante. C’était ma chance de me confronter à des mages d’une puissance incroyable et de découvrir de nombreux styles de combat. Voilà donc ce qui m’amenait à Crocus, je me disais que je pourrais essayer de me familiariser avec les lieux pour savoir comment évacuer le plus vite possible en cas de pépins.


Arrivée sur les lieux, je fus d’abord surpris par la foule. Il y avait vraiment beaucoup de monde et ça me changeait des endroits que j’avais l’habitude de côtoyer et vraiment beaucoup de la guilde à l’intérieur de laquelle il était plus que rare d’entendre des voix et ce, même si les membres étaient présents. Je n’étais donc pas habituée à tout ce bruit mais par chance, mes nombreuses missions et surtout le temps que j’avais passé plus jeune dans la ville où j’ai appris la couture me permettaient de rapidement m’adapter. En repensant à cette dernière je me dis que je devrais peut-être y refaire un tour, ça serait sympa bien que en partant, les citoyens avaient gardé une image apeurée de moi. Cependant, j’étais persuadée qu’ils n’étaient plus fâchés contre moi vu que ça faisait quand même un peu plus de dix ans que les évènements s’étaient déroulés. Revenons-en au présent. Je me dirigeais vers le Domus Flau tout en essayant de me remémorer le chemin et en en choisissant plusieurs. Ainsi, en prenant plusieurs voies d’accès vers le stade, je me faisais une idée des distances et je pouvais déterminer le chemin le plus court. Après plusieurs allers et retours, j’avais déterminé le chemin le plus court et le moins peuplée pour me rendre de l’arène à l’entrée de la ville. Je n’avais donc à présent plus rien à faire en ces lieux et je me rendais vers la sortie pour retourner à la guilde quand une voix vraisemblablement amplifiée parvint à mes oreilles.

« Fermez-la un peu!! J'ai mal à la tête! »

J’avais déjà constaté une certaine agitation près de l’endroit d’où venait la phrase mais jusque là, je le supportais. Pourtant cette phrase, prononcée dans un cor parvint à mes oreilles de la plus violente des manières. C’est en ces circonstances que je me disais que ce ne serait pas mal d’avoir une ouïe normale plutôt qu’une ouïe de dragon. Mes oreilles me faisaient souffrir et je restais quelques instants figée, la main sur ces dernières, le temps que la douleur s’en aille. Après qu’elle se soit légèrement, calmée, je décidais d’aller voir directement ce qu’il en était. Je ne pouvais de plus pas laisser passer le fait que j’ai manqué de perdre mon ouïe sans qu’on ne me fournisse la moindre explication. Je suis donc arrivée sur les lieux en voyant une jeune gamine avec un cor habillée en rouge. Elle semblait assez spéciale. A ses côtés, se trouvait un homme se tenant la mâchoire. Elle l’avait donc frappée, mais pourquoi ? Pendant que je réfléchissais à cette question, j’entendis à nouveau des bruits de pas dans le silence qu’avait causé le cri de cette gamine. Tout de suite, une autre odeur d'une personne qui se déplaçait vers la fille me traversa et j’ai tout de suite relevé la tête pour savoir ce qu’il en était. Je vis alors deux personnes, un jeune homme et une jeune femme qui semblaient avoir le même âge. Jusque là, rien de bien étrange mais c’est alors qu’un détail me frappa. Je voyais deux corps, mais je ne sentais qu’une seule odeur, c’était bien étrange je trouve. Le jeune homme se tourna dans notre direction et dit à la foule qu’il n’y avait plus rien à voir et qu’il fallait circuler. Certains partirent, d’autres, comme moi, restèrent. Je restais car j’étais curieuse de cet état de fait et me demandais ce que ces deux personnes avaient de si spécial. Le garçon se tourna à présent vers la fille pour lui parler.

« Alors, petite, j'espère que tu avais une bonne raison pour attaquer cet homme. Après tout, il n'a pas l'air bien méchant. Il n'a pas non plus la tête du type qui agresse des enfants. Alors, tu as une réponse à fournir? »

Lui aussi avait compris que c’était elle qui avait frappé l’homme qui venait de partir en compagnie d’une jeune femme. Après tout, il ne faut pas être devin pour s’en apercevoir. La jeune fille mettait pas mal de temps à répondre, elle hésitait. Elle bougea la tête à droite et à gauche avant de stopper son regard sur un homme. Il s’agissait d’un étrange jongleur au bandeau rouge. Jongler en se déplaçant au milieu de la foule, quelle drôle d’idée tiens. La jeune gamine blonde finit par tourner de nouveau son regard vers le jeune homme qui lui avait posé une question. Je n’aimais pas ça, tous les signes étaient là, elle allait mentir. Elle dit qu’elle n’avait rien fait et juste après pointa du doigt le jongleur au bandeau en l’accusant. Bingo, elle mentait. Elle se comportait de manière vraiment exécrable, fuyant ses responsabilités. Ce n’était qu’une simple gamine insolente et surtout une menteuse. Bon en voilà une autre. Et encore une blonde. Après ce qui s’était passé à oak town, j’étais bien contente de ne pas être mêlée à cette histoire. Soudain, la blondinette commençait à pleurer et au même moment, une fille avec une fleur dans les cheveux rejoignit le jongleur. Elle aussi était assez spéciale. C’était bien la première fois que je me trouvais confrontée à ce genre d'individus et vu qu’ils ne cherchaient pas à être discrets, tout me laissait croire qu’il n'avait rien à se reprocher. Encore une fois, j’avais une des ces chances. Je décidais qu’il était temps pour moi de partir. Il n’y avait plus rien à voir. La suite était si prévisible, elle allait mentir, on allait mener l’enquête, tirer les choses au clair, découvrir qu’elle mentait et elle allait en subir les conséquences. Enfin bon, pour moi, je n’avais plus rien à faire ici.

Au moment où je m’en allais, une accusation de plus se portait à mes oreilles. Cette fois-ci, la jeune blonde pointait du doigt la brune qui se trouvait près du jongleur. Ça commençait à devenir intéressant. J’étais curieuse de voir comment cette affaire allait finir mais surtout, peut-être que je pourrais parler un peu avec ces deux jumeaux pour éclaircir le mystère des deux corps, une odeur. Alors que la gamine était recroquevillée sur elle-même des applaudissements se firent entendre venant de l’homme en face de la fille. Ces derniers étaient sadiques. Il ne croyait pas un seul mot de ce que venait de dire la blondinette et d’ailleurs sa sœur non plus d’après ce que j’ai pu comprendre lors d’un léger échange de paroles pendant lequel je pus par la même occasion apprendre le nom de la fille. Shina. Joli prénom que celui-là mais ce n’était pas vraiment le sujet. Le frère commença alors une tirade en disant à la gamine que son mensonge était à la fois très peu crédule mais aussi très mal monté. Il avait parfaitement raison. Il finissait en lui disant d’arrêter de faire semblant de pleurer et de jouer les filles innocentes car cela ne prenait pas. Un léger rire trop petit pour se faire entendre m’échappa. Grandiose et amusant. Voilà les deux mots qui me venaient à l’esprit après avoir entendu cette tirade. Comme si cela ne suffisait pas, le garçon fit signe au jongleur et à la jeune fille d’approcher pour prouver une bonne fois pour toutes qu’il ne s’agissait que d’un vulgaire tissus de mensonges. Décidément, cela prenait une tournure des plus intéressantes. Ces derniers semblaient déjà s’être aperçus qu’on les avait accusés. En s’approchant, le jongleur laissa tomber une de ses épées au sol sans s’arrêter de jongler. C’était bien curieux puisque généralement on augmente le nombre d’objets avec lesquels on jongle et on ne les diminue pas. C’est alors que j’entendis le jongleur expliquer, enfin si l’on peut dire ça comme ça, à la fille en robe comment jongler. Cette dernière ramassa l’épée et la lui redonna en disant que l’affaire qui se déroulait actuellement était plus importante et elle avait parfaitement raison. Par contre en prononçant sa phrase, elle avait dit trois fois de suite le mot côté. Mais peut-être que j’avais mal entendu. Je les observais s’approcher et lorsqu’ils furent sur place, je remarquais un animal. Je n’avais pas fait attention à lui mais il semblait être venu avec les deux jumeaux. Ce dernier était un lycaon, une bien belle bête. La fille avec la fleur sur la tête prit la parole.

« Est-ce qu’il y a un problème ici ici ici ? »

Elle jeta un rapide coup d’œil en direction de la plus jeune présente en ces lieux avant de reprendre la parole

« Mais qu’est-ce qui est arrivée à cette pauvre pauvre pauvre fillette ? »

A cet instant, j’ai eu la confirmation qu’elle n’avait pas rêvée, elle répétait bien certains mots trois fois de suite. Encore une personne bizarre de plus. Une gamine un peu dérangée, des jumeaux étranges, un jongleur-danseur et pour finir une fille qui répète les mots trois fois de suite. Leur groupe était vraiment très spécial. Vraiment spécial et c’était peu de le dire. En effet, la gamine qui pleurait tout à l’heure changea radicalement de comportement. Elle essuya ses larmes et dit au reste de leur groupe qu’elle n’avait rien à dire et qu’elle voulait qu’on la laisse tranquille. Eh bien, c’était la meilleure, on porte de fausses accusations et après on dit qu’on a plus envie de parler, c’était un peu trop facile non ? Je doute que les autres personnes accepteront cela aussi facilement. Enfin bon, c’était décidément de plus en plus intéressant. Il ne manquait plus que le pop-corn et une chaise longue pour que j’assiste au spectacle le plus confortablement possible car oui, c’était ce qu’on appelle un « coup de théâtre ». Par contre, encore une fois j’avais mal aux oreilles. Elle venait d’user de sa magie. La douleur était insupportable pour moi puisque pour les autres, elle les forçait à se boucher les oreilles. Shina avait été la seule à ne pas réagir. Pourtant pour moi, c’était au-delà du supportable et me boucher les oreilles ne suffisaient plus. Il en était de même pour l’animal des deux jumeaux qui s’était couché au sol en se couvrant les oreilles avec les pattes. J’avais mal et je n’entendais plus rien. Je voyais juste que la jeune blondinette s’en allait. C’est à ce moment que Shina disparut momentanément pour réapparaître quasi instantanément devant la gamine avec un pistolet magique à la main. Je n’étais pas en mesure de penser correctement mais je me dis qu’elle maitrisait la téléportation et la pistolera. La douleur finit par se calmer mais je n’entendais toujours pas clairement. Le jeune garçon arriva derrière la fuyarde suivie de son animal qui grognait. Je ne le comprenais que trop bien. Je n’avais pas parfaitement entendu les dires du garçon mais il semblerait qu’il lui demande ce qu’elle avait à dire pour justifier son acte.

Pendant ce temps, le jongleur qui venait de se remettre ramassa les épées en bois qu’il avait fait tomber à cause de la douleur et s’en alla. La gamine à la robe mauve se remit elle aussi et observait la scène. Je ne savais pas si elle avait dit quelque chose ou pas. Je n’entendais plus rien à cet instant. La fille légèrement dérangée ne dit plus rien pendant un moment avant d’émettre de nouveau un son beaucoup plus désagréable et violent que le précédent. Cette fois-ci, je ne tenais plus. La douleur était bien trop insupportable. Je me suis simplement effondrée, les mains aux oreilles en criant.


Aaaaaaaaaaaaah! AU SECOURS! MES OREILLES!

J’étais la plus éloignée du son mais pourtant j’étais celle qui le ressentait le plus, avec bien sur l’animal des deux jumeaux. Ma vue s’était troublée et je ne cessais pas de crier malgré lé fait que l’attaque soit finie. Ce n’est qu’à ce moment que tous les protagonistes encore présents firent attention à moi bien que je sois présente depuis le début. Pendant que nous nous bouchions les oreilles, la blonde en profita pour s'enfuir. J’avais mal, très mal. Du sang sortait légèrement de mes oreilles. Je n’entendais rien de ce qu’on me disait. Je ne pouvais pas véritablement me rendre compte de ce qui se passait autour de moi. Je ne souhaitais qu'une chose, qu'on me vienne en aide mais rien ne garantissait que ce serait le cas.


Kalindra Flashman
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 7 Avr - 18:55


Du Grabuge à la Capitale Fleurit
Mal aux oreilles


C’était la première fois que je me retrouvais dans un bordel aussi… bordelique. Bien entendu, cette journée, qui semblait être des plus banales et des plus simples, se retrouva être en fait une tempête de rencontres étranges et de rebondissements tirés par les cheveux. Je ne compris pas tout de suite ce qui s’était passé, mais je peux dire qu’après notre arrivée, à l’homme jongleur et à moi, la fillette qui se tenait aux côtés du duo et de leur… chien (?), la blondinette se mit à produire un bruit odieux à m’en rendre sourde. Je dûs me boucher les oreilles avec mes mains tellement le son était atroce, mais cette action ne réussit qu’à empêcher ma tête d’exploser, car j’avais mal aux oreilles… mais MAL ! C’est là que la jeune fille, qui était sans aucun doute une mage, en profita pour prendre la poudre d’escampette. Eh bah, personnellement, ça me laissa ni chaud ni froid. Qu’elle parte, ça m’évitera de perdre mon temps pour des broutilles. Et moi qui pensais qu’elle avait des problèmes. En fait, c’était elle, le problème.

Mais alors que je me réjouissais de la voir partir, la jeune femme aux cheveux mauves qui se tenait à côté de ce qui semblait être son frère (car oui, c’est impossible de se ressembler autant sans avoir un lien de parenté) disparut pour réapparaitre devant la fuyarde. Un petit « NOOOOOOOOOOOON » se glissa dans mon esprit. Elle avait également sorti des pistolets, ce qui me fit quelque peu peur. Nous n’étions tout de même pas obligés à en arriver là, non ? C’est alors que le jongleur à côté de moi prit la parole :

- J’me casse ! J’me casse ! Rien à faire ! C’est l’enfer !

Et il partit aussi rapidement qu’il était arrivé. C’était dommage, car je voulais absolument apprendre à jongler. Mais en même temps, je ne lui tins pas rigueur, car même moi je voulais partir. Alors que l’homme parmi le duo s’avançait pour parler à miss noise, accompagné de son animal qui grognait de façon très effrayante, je m’apprêtais à partir moi aussi pour fuir tout ce chahut lorsque la jeune fille produisit de nouveau ce son horrible. Cependant, j’entendis également un cri de douleur derrière moi. Un cri de détresse qui reflétait autant la colère que la souffrance. Je me tournais, voulant savoir d’où venait cet appel à l’aide. Je vis alors une jeune femme gisant par terre, se tenant fermement les oreilles. Le bruit horrible s’arrêta, mais les hurlements de la nouvelle rencontre perpétuaient. Sans une once d’hésitation, je me dirigeais vers la demoiselle en détresse pour lui porter secours. Su sang sortait de ses oreilles, ce qui me valut une petite panique en mon fort intérieur. Elle semblait déboussolée et j’eus peur qu’elle ne commence à convulser tant la douleur semblait l’envahir de tous les côtés. Était-ce dû au son envoyé par la fillette ? Soudain je me dis que je n’avais peut-être pas eu aussi mal que ça. Me retournant vers la cause de cette souffrance dans le but de lui envoyer un regard noir, je me rendis compte que la blondinette venait de s’enfuir grâce à cette « diversion accidentelle ». Tant mieux pour nous. Mon attention ce redirigea vers la souffrante. Je tentais de la rassurer par tous les moyens.

- Détendez-vous ! Le son son son est terminé ! Est-ce que vous m’entendez ?!

La panique commença à s’emparer de moi. Que pouvais-je faire à part rester à ses côtés comme une tarte ? je regardais à gauche, à droite, rien ne venait. Le trio (car je comptais leur animal dans le tas) était encore trop loin pour que je puisse leur demander de l’aide. Si jamais elle mourrait devant moi, je ne pourrais jamais me pardonner de n’avoir rien fait. Comment pouvait-elle avoir été aussi touchée par ce bruit ? Tant de choses pour lesquelles je n’avais pas le temps de me préoccuper. Il fallait l’aider et au plus vite. Je ne pus faire grand-chose, à part ceci :

- Vite quelqu’un venez venez venez nous aider ! Cette femme souffre atrocement ! Mes yeux se tournèrent vers la femme aux longs cheveux. Nous allons vous aider, c’est promis promis promis !

Je restais à ses côtés, car je ne pouvais rien faire d’autre de toute façon. J’espérais fortement que quelqu’un puisse venir nous aider, peu importe qui. J’espérais aussi que l’homme et sa sœur puissent nous rejoindre le plus rapidement possible. Peut-être que eux sauraient quoi faire. Je sers décidément à rien !





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Nathanaël Lutalis
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Jeu 11 Avr - 17:40


Comme à son habitude, Nathanaël était en mission. Il ne semblait jamais prendre de repos pour lui-même, malgré le fait qu’il ait enfin retrouvé sa sœur. On aurait pu penser que ses récentes retrouvailles avec Celya lui aurait permis de lâcher le pied et de revoir ses priorités, mais visiblement non. Il était encore une fois lancé à la poursuite d’un mage noir, ou plutôt cette fois d’une mage noire. Mais pas n’importe laquelle : Elena Frost. Une mage de Tartaros et pas dés moindre car elle était la Dragon Slayer de la lumière. Nathanaël l’avait croisé à de nombreuses reprises durant ses années à la guilde, mais ne lui avait généralement réellement parlé. Sa mission avait aujourd’hui deux objectifs, le premier était de l’observer et de s’assurer qu’elle ne commettrait aucune bêtise, mais plus important encore le deuxième était d’essayer d’en obtenir des informations sur les guildes noires mineures qui étaient sous les ordres de Tartaros. Car mine de rien, cette jeune fille était l’un des éléments les plus importants de la guilde, faisant partie de ce que d’aucun surnommait les « Twins Dragons », c’est-à-dire ces deux Dragons Slayer qui avaient apporté un gain de puissance incommensurable à la guilde noire.

Nathanël suivait la jeune fille depuis le début de la journée environ et avait pris de nombreuses précautions pour ne pas se faire repérer comme par exemple se mettre contre le vent, empêchant ainsi la mage noire de le repérer. Seulement à plusieurs reprises il l’avait perdu de vue et avait donc dû tourner à de nombreuses reprises dans l’ensemble de la capitale. La traque n’avait jamais été son fort, mais comme l’art du combat, cela faisait partie des quelques cadeaux précieux dont lui avait fait grâce Tartaros. C’était assez amusant dans le fond. Un mage élevé pour devenir l’un des meilleurs éléments de la guilde, se retrouve quelques années plus tard être l’une des personnes les plus farouchement opposées à celle-ci. Le Master qui l’avait acheté à l’époque devait très certainement se retourner dans sa tombe en sachant cela.

La journée s’avança, mais rien de suspect ne semblait émaner d’Elena. Elle ne parla à personne, ne croisa personne… La filature semblait s’annoncer longue et ennuyeuse, mais le jeune homme ne pouvait qu’attendre que quelque chose se passe. Et si jamais rien d’intéressant n’arrivait, il tenterait de découvrir où elle se terrait pour ensuite venir l’intercepter avec quelques renforts. La Dragon Slayer au surnom incompréhensible était un bien trop gros morceau pour lui tout seul et l’avait toujours surpassé en force. Il n’était pas nécessaire de se lancer dans un affrontement direct, sa tête ayant dû être mis à prix par Tartaros. Il était l’un des rares mages à connaître l’emplacement exact de cette guilde et représentait par conséquent une menace de taille. Plusieurs fois du menu-fretin de cette organisation détestable était venu à sa rencontre, mais le jeune mage avait toujours veillé à les faire passer par la case prison. Mais s’il tombait maintenant sur la surnommée « Kin no sentô kokoro », son avenir risquait de prendre fin assez vite.

Alors que tout semblait se dérouler pour le mieux, un élément inattendu eu lieu. Une jeune madoshi utilisa la magie du son pour échapper à une dispute de rue visiblement. Elle s’enfui sans que le mage de Crime Sorcière n’ait réalisé ce qui se passait, les mains plaquées contre les oreilles pour atténuer la douleur. L’ensemble des personnes présentes dans la rue à ce moment-là semblaient ressentir la douleur de la même façon que lui, à ceci près qu’Elena en souffrait le martyr. Ce fut à partir du moment où tout le monde pu entendre ses hurlements que les choses commencèrent à dégénérer. La menace Frost entra en collision avec les personnes normales gravitant tranquillement autour d’elle, risquant ainsi de réveiller une créature encore plus destructrice et bruyante que la demoiselle qui venait de partir. Une jeune personne s’approcha d’elle pour lui tendre la main et venir l’aider et ce fut à ce moment que le jeune homme décida d’intervenir.

Nous allons vous aider, c’est promis promis promis !

Le jeune homme posa sa main sur l’épaule de la jeune fille comme pour lui demander calmement de se déplacer. Sans sortir son arme qui pendait à son côté, il prononça froidement :


Elena Frost, Dragon Slayer de Tartaros, vous êtes en état d’arrestation. Vous tous ici, vous feriez mieux de vous éloigner, cette femme est hautement dangereuse et recherchée dans l’ensemble du Royaume.


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Shina/Ken Amnell
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Mar 16 Avr - 2:03
Les jumeaux Amnell étaient totalement inflexibles pour le moment. En compagnie de leur lycaon Kiri, ils cernaient la gamine qui avait tenté de se sauver après avoir lancé une attaque magique. L'attaque n'avait pas été extrêmement efficace pour les vaincre ou les désarçonner, mais bien assez pour les mettre de mauvaise humeur. Gamine ou pas, si elle tentait un autre mouvement de ce genre, elle se prendrait un bon coup sur la tête. Ils attendaient toujours qu'elle se justifie, mais au moindre faux mouvement, la gamine sentirait le poing de Ken qui s'abattait sur sa tête. La gamine ne tenta même pas de répondre à leur précédente question. À nouveau, elle utilisa ses capacités afin d'émettre un son. Cette fois-ci cependant, le son produit était encore plus horrible que le précédent. Dès que le bruit commença à résonner, Kiri tomba au sol, plaquant encore ses pattes sur ses oreilles à cause de la douleur que le bruit strident lui causait. De leur côté, les jumeaux réagissaient différemment. Évidemment, cela n'avait aucun effet sur Shina. Quant à Ken, certes ce bruit lui donnait un grand mal de tête, mais la frustration était plus forte que cette douleur. Il s'avança vers la gamine, prêt à l'assommer sans la moindre cérémonie afin de la faire taire. En fait, la gamine pouvait se préparer à se prendre la raclée de sa vie. Ken était sur le point d'agripper l'épaule de la fautive lorsqu'un cri commença à se faire entendre. C'était un appel à l'aide venant d'une jeune fille d'après le timbre de la voix. Cela attira aussitôt l'attention des deux mages de Quatro Cerberus, leur faisant oublier la sale gamine et la douleur causée par celle-ci. Le regard des jumeaux se porta aussitôt sur une jeune femme étendue sur le sol. La victime en question avait de longs cheveux bruns et portait un genre de tenue de sport, de couleur jaune. Étrangement, le bruit semblait l'affecter encore davantage que Kiri. Pourtant, un humain normal ne devait pas avoir une telle sensibilité au son. Certes, le bruit était horrible et persécutant, mais la réaction de l'inconnue était anormale.

Tandis que Shina et Ken analysaient mentalement la situation, la jeune fille avec des fleurs dans les cheveux se rapprocha rapidement de la victime. Comme elle semblait s'occuper de la situation, les mages de Quatro Cerberus tournèrent de nouveau leur attention sur la gamine fautive. Ce coup-là lui coûterait vraiment très cher. Malheureusement, elle n'était plus là. Elle avait profité de la confusion afin de prendre la fuite. Comme la foule était tout de même assez dense dans certains secteurs de cette ville, la retrouver serait pour ainsi dire impossible. Elle avait donc réussi à prendre la fuite. Pendant ce temps, les cris de la brunette ne cessaient pas. D'après ce que Shina et Ken pouvaient voir, elle commençait même à avoir du sang qui lui sortait par les oreilles. Sans plus attendre, les jumeaux foncèrent en direction des deux jeunes filles, Kiri les talonnant de près. Lorsqu'ils furent juste à côté d'eux, les mages de Quatro Cerberus commencèrent à réfléchir. Comment pouvaient-ils arrêter cet horrible problème? Après tout, ce n'était pas quelque chose de simple et d'ordinaire dont il était question. Il fallait réfléchir et trouver une solution efficace.


**Voyons voir, elle souffre énormément parce qu'elle a été atteint par les bruits. Elle a une ouïe très puissante, même supérieure à celle de Kiri... Qu'est-ce que je peux faire... Satané bruit, si au moins il ne l'avait pas atteint, cela ne serait jamais arrivée. Tout se serait bien passé et la sale gamine aurait eu à s'expliquer avec les autorités. Si au moins, cette fille avait eu des bouchons ou quelques choses pour... mais bien sûr, c'était pourtant évident comme solution.**

Ken s'agenouilla à proximité de la souffrante et appliqua ses deux mains sur les oreilles de la jeune fille. Il avait bien une petite idée en tête pour régler la situation. Pour cela, il devrait cependant faire usage de sa magie, plus précisément de sa magie des ombres. Alors que le jeune homme était sur le point de mettre son idée en pratique, lorsqu'un autre individu sembla surgir de nulle part. Du moins, c'est l'impression que son arrivée pouvait susciter, puisque l'attention de tout le monde était dirigé vers la souffrante. Rapidement, les jumeaux analysèrent le nouveau venu du regard. Il devait avoir le même âge qu'eux et mesurait quelques centimètres de moins que Ken. Un détail particulier attira cependant leur attention, les cheveux verts du nouveau venu. Cela leur rappelait la constellationniste, Celya, qu'ils avaient rencontrée quelque temps plus tôt. Toutefois, le plus surprenant fut les déclarations du nouveau venu. Sans la moindre cérémonie et sur un ton froid et sévère, il s'adressa à la femme souffrante. Il déclara ainsi qu'elle était en état d'arrestation, la désignant comme Elena Frost, une dragon slayer de la guilde de Tartaros. À cette déclaration, Ken réagit au quart de tour. Il se releva en agrippant la fille à robe sale par les épaules et fit un puissant bond vers l'arrière, afin de s'éloigner et de l'éloigner de la femme souffrante. Autant jouer la sécurité, au cas où, après tout si la jeune fille était moins forte que la mage noire, elle pouvait être en danger. Shina et Kiri s'éloignèrent également de la femme en habit jaune. Autant éviter de prendre le moindre risque. Certes, il était possible que l'inconnu soit un menteur, mais mieux valait être trop prudent et s'excuser auprès de la femme blessée que de prendre des risques inconsidérés. Après avoir effectué son petit bond afin de s'éloigner d'Elena, Ken tourna son regard vers le nouveau venu et relâcha la jeune fille. Il l'analysa de nouveau du regard, tentant de voir un quelconque indice le concernant. Peut-être était-ce un chevalier runique, un mage d'une autre guilde, un chasseur de primes ou un agent du conseil? Cependant, ce fut infructueux. Le jeune homme n'arrivait pas vraiment à trouver un signe distinctif le mettant sur la bonne voie. Il décida donc d'agir de manière totalement franche et directe. Il s'adressa donc à l'homme aux cheveux verts. Le ton qu'il employait était du genre à signifier que seule une réponse concrète serait acceptée.

-Par précaution, je vais considérer que ce que tu dis est possible. Cependant, qu'est-ce qui nous prouve que tu dis bien la vérité. Cela pourrait être un mensonge, destiné à nuire à cette fille. Alors, as-tu des preuves de ce que tu avances, n'importe quoi?

Puis, il jeta de nouveau un regard en direction de la jeune fille souffrante. Il observait le sang qui s'écoulait par ces oreilles. Si elle était véritablement un dragon slayer, cela expliquait pourquoi son ouïe semblait être aussi fine. À force de côtoyer Ren, les jumeaux avaient pu apprendre certaines choses sur les capacités physiques et les sens surpuissants des dragons slayers. D'ailleurs, de quel élément était-elle la chasseuse de dragon? Cependant, ces interrogations prirent rapidement fin tandis que le sang continuait de sortir par les oreilles d'Elena. Pendant un moment, Ken songea au fait qu'il pouvait tout bonnement la laisser ainsi. Elle serait plus facile à mettre aux arrêts dans cet état. Puis, il tourna son attention vers sa sœur. Leurs regards se croisèrent. Ils étaient d'accord sur un point: ils valaient mieux que ça. Si le frère et la sœur ne faisaient rien pour mettre fin aux souffrances de cette supposée mage noire, ils ne vaudraient pas mieux que certains des pires mages noirs. Ken se rapprocha donc de nouveau d'Elena afin de mettre son plan d'origine en pratique. Il apposa ses mains sur les oreilles d'Elena, les englobant. Puis, le mage activa sa magie des ombres, formant un genre de petit dôme sous ses mains, entourant entière les oreilles de la dragon slayer, afin de ne laisser filtrer aucun son. Cela devrait probablement régler le problème. Ken restait cependant sur ses gardes, au cas où la jeune femme tenterait quelque chose de vilain. Si c'était le cas, il réagirait et pas forcément en bien pour la dragon slayer. Après tout, le mage de Quatro Cerberus lui venait peut-être en aide, mais il l'écraserait sans la moindre hésitation ou remord si elle devenait une menace.
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Jeu 2 Mai - 21:27





















Crime Sorcière

Se sentir si vulnérable, comme un insecte qu’on écrase du bout des doigts. Ce sentiment si particulier que je n’avais pas ressenti depuis bien longtemps m’envahissait à nouveau. En ce moment, me tenant les oreilles, couchée lamentablement au sol je me sentais encore plus faible qu’un insecte. Je ne pensais pas pouvoir ressentir à nouveau ce genre de sentiment étant donné les épreuves que je venais de traverser, pourtant c’était bien le cas. Il est difficile d’imaginer la douleur que je ressentais, c’était comme si on enfonçait un marteau-piqueur en marche dans mes oreilles et même là je pense que ça aurait été bien moins douloureux. Enfin c’était typiquement le genre de situation où j’avais besoin de l’aide des gens ou de temps quoique. J’ai du mal à penser correctement, j’ai mal bon sang ! Toujours est-il que j’en étais arrivée à un stade où je ne pensais plus recevoir d’aide vu qu’apparemment personne n’avait d’intérêt pour quelqu’un qui souffre, après tout c’est vrai on ne se connaît même pas. Cependant, cela me montrait bien que l’Homme ne pensait qu’à lui et faisait donc preuve d’un égoïsme sans limites. Toutefois, ce n’est pas totalement vrai. En effet, la gentillesse existait encore chez la race humaine. La jeune fille à la robe sale vint en premier me porter assistance enfin si l’on put dire. A ce qu’on voyait, elle ne savait pas quoi faire mais avait au moins eu la gentillesse de venir s’enquérir de mon état. Elle me dit quelque chose mais je ne pus l’entendre car j’avais vraiment mal. J’imagine ou plutôt je me plais à imaginer que c’était quelque chose de réconfortant. Cela dit, ça ne réglait pas le problème et je souffrais encore le martyr. Le sang qui se trouvait dans mes oreilles ne faisait que provoquer de l’angoisse à la fois chez moi et autour de moi, j’avais peur de perdre l’ouïe si on n’intervenait pas rapidement. Heureusement, il semblerait que la chance soit définitivement de mon côté vu que le jumeau qui avait au préalable interpellé la fille responsable de mon mal vint à son tour me porter secours. La différence avec la fille à la robe sale est que lui semblait savoir quoi faire. Aussi, il apposa ses mains sur mes oreilles, les englobant complètement, réduisant ainsi les bruits extérieurs sans toutefois, les couvrir complètement. Cela me soulageait quelque peu mais ne comblait toujours pas mon mal.

Toutefois, la chance, comme toutes les bonnes choses, doit bien avoir une fin. C’est donc pour cela que ma chance finit par tourner. En effet, soudainement, il retira ses mains de mes oreilles me replongeant dans mon intense douleur. Avant que cela ne se produisit, j’entendis des briques de mots à savoir Elena… Dragon… Tartaros… Arrestation… Recherchée… Je me demandais alors si j’avais été découvert et surtout comment. Cependant, il me semblait reconnaître la voix de celui qui avait prononcé ces mots et surtout son odeur mais je n’étais sûre de rien n’étant même pas en état de réfléchir correctement. Enfin bon, je continuais à me tortiller sur le sol toujours aussi vulnérable. Voilà donc comment j’allais finir, emprisonnée par ce que je m’étais trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. A vrai dire, j’avais toujours envisagé de me rendre pour me faire pardonner le meurtre que j’avais commis et tout simplement pour m’excuser d’avoir accepté de porter le statut de mage noir. Cependant, j’avais espéré pouvoir accomplir mon but, rompre les fondations de l’alliance Baram et ce avant de me retrouver en prison bien qu’apparemment le destin en ait décidé autrement et ce à mon grand regret. La question que je me posais à présent était de savoir comment, j’allais finir une fois en prison. Serais-je condamnée à perpétuité ou bien exécutée ? Je ne le savais guère mais une chose était claire, la malchance était bel et bien sur moi. Cependant, alors que je m’attendais à être emmenée, une toute autre chose se produisit. Le jeune homme qui me couvrait précédemment l’oreille et qui venait de s’écarter d’un bond revint appliquer à nouveau sa main. Cette fois-ci, il usa de la magie, me confirmant que tout comme sa sœur, il était mage. Il s’agissait vraisemblablement d’une magie liée aux ténèbres puisque c’était une sorte de dôme d’ombre qui englobait mes oreilles. Ce dernier bloquait tous les sons me plongeant dans un univers de silence complet. La douleur s’en allait peu à peu et je pus rouvrir les yeux. La première chose dont je me rendis compte est que comme je le pensais, je connaissais celui qui m’avait démasquée. Il s’agissait de Nathanaël Lutalis, un de nos anciens membres dont le signalement nous avait été donné par notre master. On avait ordre de l’éliminer à vue, ce qui me posait problème. Certes, je ne l’avais pas vraiment côtoyé durant les brefs moments qu’il avait passés dans le tartare mais je ne le trouvais pas si exécrable. A plusieurs reprises j’ai voulu lui parler mais sans succès. A présent, il faisait partie de la guilde Crime Sorcière, celle qui avait pour but d’éliminer l’alliance Baram. J’étais vraiment heureuse de voir qu’il était sain et sauf même si vraisemblablement, ce sentiment n’était pas réciproque mais après tout, comment le blâmer ? Enfin, toujours est-il que je devais trouver un moyen de m’en aller. Me battre n’allait servir à rien en particulier car je me retrouverais seule contre trois, sans compter la venue plus que probable des chevaliers runiques. Mentir non plus car cela montrerait que j’ai quelque chose à cacher, ce qui ne ferait que m’attirer encore plus d’ennuis. J’allais donc dire la vérité mais pour l’heure, je devais remercier ceux qui m’étaient venus en aide, raison pour laquelle je me suis tournée, le sourire aux lèvres, vers les deux jumeaux et la fille à la robe sale.


Tout d’abord je tiens à te remercier de m’avoir aidée et toi aussi fille à la robe mauve

Me tournant à présent vers Nathanaël.


Ensuite… Nathanaël Lutalis, ancien membre de Tartaros aujourd’hui affilié à la guilde Crime Sorcière. Je suis heureuse de te revoir et de constater que tu vas bien.

Reculant de quelques pas, je regardai à présent les trois personnes que j’avais en face de moi.


Je ne vais pas nier son affirmation sous peine d’avoir encore plus d’ennuis. Je suis effectivement Elena Frost. Cependant, je ne vous veux aucun mal et je souhaiterais m’en aller sans encombre. Je ne ferais rien alors j’aimerais que vous en fassiez autant. Sur ce, je vous dis au revoir.

Je me doutais bien que ce ne serait pas aussi facile mais j’espérais tout de même qu’ils fassent preuve de clémence. J’avais pris l’habitude de me retrouver dans ce genre de situation mais je dois avouer que je ne me sentais pas vraiment d’humeur à entamer une quelconque course-poursuite ou un combat. Aussi, j’osais croire que je pourrais m’en sortir avec une négociation me permettant ainsi d’éviter le plus de problèmes possible. Dans le pire des scénarios, je pensais m’en sortir avec simplement quelques blessures mais pas de dommages graves bien que je ne pouvais affirmer de rien ne connaissant ni les capacités, ni le caractère des personnes avec qui je me trouvais en cet instant. Qu’est-ce qui m’attendait exactement ? Seul l’avenir nous le dira.





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Kalindra Flashman
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 5 Mai - 20:19


Du Grabuge à la Capitale Fleurit
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Il y a des jours où on et tout tranquille, la vie est belle, nos pâtes délicieuses et tout et tout… Et d’un coup, paf ! Tout avance de travers ! Je ne savais plus à quelle saint me vouer tellement les événements toutes aussi absurdes les unes que les autres s’enchaînaient. Tout d’abord un jongleur d’épées en bois, ensuite une gamine impolie, des jumeaux mystérieux, une jeune dame souffrante et maintenant un homme aux cheveux verts qui vient faire son apparition. Car oui, alors que je paniquais toujours à la recherche de quelqu’un qui vienne aider cette pauvre femme et que le jumeaux semblaient avoir trouvé la solution au problème, un garçon à l’apparence peu singulière arriva. Celui-ci n’avait pas l’air de vouloir rigoler car, avec un ton des plus sérieux, il dit vouloir mettre « en état d’arrestation » la jeune femme qui jonchait le sol, emplie de douleur. Elena Frost ? Une Dragon Slayer de Tartaros ? Hautement dangereuse ? Suite à cela, l’un des jumeaux n’eut aucune hésitation à me prendre par les épaules et de nous faire bondir par en arrière. Peut-être que cette femme était réellement dangereuse… mais même à ça, il fallait l’aider ! Certes j’étais une mage de Lamia Scale et l’un des buts premiers des mages officiels était de mettre hors d’état de nuire les mages noirs. Cependant, je ne pouvais me permettre de laisser quelqu’un souffrir, aussi malveillante pouvait-elle être. Ça serait s'abaisser à leur niveau. De plus, le garçon aux cheveux violets se mit même à s’adresser au nouvel arrivant. Ce n’était aucunement le temps pour jacasser. Nous avions une souffrante par ici !

- Mais arrêtez ! Vous ne voyez pas qu’elle souffre ? Aidons-la et, après, nous pourrons pourrons pourrons l’arrêter.

C’était la seule façon de leur montrer clairement mon embarras face à la situation. Par chance, mes dires avaient dû être pris en compte car celui qui m’avait pris les épaules précédemment (je ne connaissais toujours pas son nom, c’est frustraaaaaaaant) se rapprocha d’Elena afin de lui remettre ses mains autour de ses oreilles. Que comptait-il faire, les lui boucher ? Une espèce de forme sombre apparut tout d’un coup, probablement pour arrêter tout bruit de pénétrer l’ouïe de la supposée mage noire. Cela sembla fonctionner, puisque la demoiselle aux habits jaunes avait maintenant l’air de beaucoup moins souffrir, sinon pas du tout. Elle ouvrit les yeux. Ouff ! Une bonne chose de faite ! Elle se leva et… bizarrement, elle n’avait pas l’air si vilaine que ça. Même qu’elle sembla bien respectueuse lorsqu’elle remercia l’homme de l’avoir aidée. Après tout, peut-être que la personne qui l’avait accusée s’était trompée pour je ne sais quelle raison. Cependant, cette hypothèse s’estompa lorsqu’Elena s’adressa à lui et annonça ouvertement qu’il faisait partie de Tartaros lui aussi, mais qu’il avait rejoint Crime Sorcier par la suite. Tout ceci était si compliqué. Soudain, je me mis à regretter mon plat de pâtes qui gisait toujours sur cette table pas si loin de nous.

- Je ne vais pas nier son affirmation sous peine d’avoir encore plus d’ennuis. Je suis effectivement Elena Frost. Cependant, je ne vous veux aucun mal et je souhaiterais m’en aller sans encombre. Je ne ferais rien alors j’aimerais que vous en fassiez autant. Sur ce, je vous dis au revoir.

Eh bah ça pour une annonce, ça en était une ! Cette fois, c’était confirmé à cent pourcent, elle venait de Tartaros. Mais pourquoi diable avais-je l’impression qu’aucun mal ne ressortait de ses paroles ? Elle n’avait pas semblé mentir non plus lorsqu’elle avait dit qu’elle ne ferait rien. Le doute s’empara de moi. Devions-nous la laisser partir ou alors la mettre aux arrêts ? après tout, les mages noirs n’étaient pas dignes de confiance et pouvaient être des professionnels dans l’art de la fourberie et du mensonge. Suite à ça, je me mis à penser à… Rei. Lui aussi était un mage noir et pourtant, il n’était pas du tout mauvais. Il m’avait même sauvé d’un sacré pétrin. Rhaaaa mais qu’est-ce que je devais faire ? La laisser partir ? L’arrêter ? La laisser partir et ensuite l’arrêter ? Arrête Kalindra tu dis n’importe quoi ! Bon, je pris une décision. Tant pis si j’vais pris la mauvaise. Je m’avançais vers elle et m’inclinais. Après tout, le respect se devait d’être là même dans ce genre de situation.

- Je me nomme Kalindra Flashman, mage de Lamia Scale. Tout d’abord, je tiens à vous dire que je veux bien vous croire croire croire sur vos intentions qui me semblent sincères. Cependant, donnez-moi une seule raison bonne et valable pour que nous vous laissions laissions laissions partir.

J’attendis une réponse. Peu importe ce qu’elle allait me sortir, elle devra être très convaincante. Je voulais bien lui laisser le bénéfice du toute. Après tout, si ce qu’elle disait était vrai, ce Nathanaël faisait bien partie de la même guilde qu’elle et avait maintenant rejoint le clan de ceux qui veulent se faire pardonner. Peut-être était-ce également le cas de cette Dragon Slayer… peut-être aussi qu’elle allait m’attaquer sans pitié.

Pâtes, pourquoi êtes-vous si loin de moi ?



Nathanaël Lutalis
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Sam 18 Mai - 22:21


La réaction de ceux qui se trouvaient près d’Elena ne se fit pas attendre. Visiblement Nathanaël avait un don pour se faire respecter car tous reculèrent de quelques pas pour se mettre en sécurité et lui laisser la place dont il avait besoin. Prenant le temps de détailler ceux qui l’entourait pendant que sa cible se tortillait au sol, il constata qu’il y avait deux personnes d’à peu près son âge et qui d’après leur posture devaient être jumeaux. Il était facile pour lui de reconnaître deux personnes ayant la relation qu’il avait avec Valérian à travers leur façon de se comporter physiquement l’un envers l’autre. L’autre personne était une jeune fille qui faisait relativement jeune tant dans son accoutrement que dans sa façon de se comporter. On dirait une hystérique, en plus d’être relativement sale et mal éduquée si l’on en croyait l’allure de ses vêtements. On pouvait presque manger les restes de son déjeuner sur sa robe. Il s’apprêtait à se retourner pour charger Elena sur son dos et partir vers la caserne la plus proche où elle serait soignée, mais le jeune homme l’arrêta en lui demandant s’il avait des preuves de ce qu’il avançait. Un mensonge pour nuire à celle qui se tortillait à ses pieds ? En une autre circonstance il en aurait peut-être rit, mais là c’était presque stupide de sa part. Il allait lui répondre quand la jeune fille fit remarquer l’état de sa cible qui empirait. Décidé cette fois à l’emmener, il commença à se pencher vers elle lorsqu’il vit le jeune homme déjà en train de tenter de calmer ses douleurs. Elena finit par ouvrir un œil puis deux et se releva. Là ça allait être bien plus compliqué pour l’emporter.

En effet, des quelques informations qu’il avait de la jeune femme, celles sur lesquelles il pouvait le plus compter étaient concernant son tempérament. Assez combative et destructrice, il fallait mieux éviter de la lancer dans un combat si on voulait espérer continuer à vivre. La personne calme et posée qu’il avait croisé quelques fois dans la guilde n’existait plus alors et laissait sa place à une créature plus sadique que les assassins des Oracions. Elle n’hésitait jamais à tuer ceux qui passaient sous son nez et à les faire souffrir aussi longtemps que possible avant. Pour l’instant c’était une personne calme qui se tenait en face d’eux et qui leur parlait. Elle remerciait les trois autres personnes qui les entouraient pour leur aide, puis montra qu’elle l’avait reconnue. Heureuse disait-elle ? La prime qu’il pouvait toucher en l’arrêtant le rendrait très certainement lui aussi très heureux. Il n’avait pas particulièrement de haine envers elle, elle n’était pas parmi les responsables de la mort de Valérian. Mais elle était une mage de Tartaros et devait être éliminée. Faisant mine de partir, elle fut interceptée par la fille à la robe mauve qui voulait savoir si elle était sincère. Celle-là devait très certainement vivre dans un monde tout rose pour croire cela. Oui elle était sincère, bien sûr, du moins jusqu’à ce qu’elle ait tué une famille tout entière. Le jeune homme aux cheveux verts était de plus en plus souvent dépassé par la bêtise de ses congénères et eut un petit soupir d’énervement en entendant miss Cracra trouver un accord avec Elena. Il respira profondément pour répondre avec une voix aussi calme que possible même si l’on pouvait discerner un très léger mouvement d’ennui dans sa voix.

Bien sûr qu’elle est sincère, que croyez-vous ? Elena-san n’a aucune envie de se retrouver dans une prison d’Era. Savez-vous ce qu’y subissent les prisonniers ? Visiblement non, ont dit que certaines de leurs tortures n’ont rien à envier à celles des mages noirs. Mais d’un autre côté eux ont une bonne raison d’y être, ils n’ont pas été achetés comme esclaves par exemple.

Il dévoila ensuite sa marque de Crime Sorcière, située sous son poignet gauche, montrant ainsi que lui non plus n’avait rien à cacher. Affichant un demi-sourire, il était en train de se dire que la prime promise pour Elena Frost s’éloignait de plus en plus. Si le couple formé par les jumeaux refusait lui aussi de lui venir en aide et décidait de la laisser tranquille, la piste sur laquelle il travaillait depuis quelques jours allait définitivement s’effacer et Elena allait lui échapper. Car soyons clairvoyant, il n’avait pas du tout le niveau pour attraper tout seul un mage de cette tempe. Raison pour laquelle il était juste sensé "observer". Plongeant ses yeux dans ceux de celle qu’il avait surnommé « Miss Cracra », il reprit :

Mademoiselle Frost, Dragon Slayer de la Lumière, sera relativement sage et ne tuera plus personne. Elle vous le promet. Du moins aujourd’hui car demain elle aura certainement pour mission de tuer toute une famille sans défense. Ou alors d’enlever la jeune enfant d’une famille riche. Voulez-vous vraiment laisser partir une mage noire recherchée pour ce type de crime ?

Il se tourna ensuite vers les deux jumeaux leur adressant son actuel demi-sourire. Il ne s’était pas présenté et voulait rectifier cette erreur. En s’adressant aux deux maîtres du Lyacon il s’adressait évidement à tous les membres de l’assemblée.

Excusez mon impolitesse. Mon nom est Nathaël Lutalis, membre de Crime Sorcière et ancien esclave de Tartaros. Le plaisir serait partagé Elena-san, si tu ne faisais plus partie de cette guilde.

Il attendait plus que de voir la réaction de chacun des autres protagonistes.

Shina/Ken Amnell
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Jeu 23 Mai - 21:35
Pour le moment, les jumeaux Amnell attendaient calmement de voir comment les choses se dérouleraient. Est-ce que le petit tour de Ken serait efficace? Mystère. Après tout, le jeune homme avait improvisé rapidement quelque chose. De plus, le mage de Quatro Cerberus n'avait jamais fait une telle chose avant. Alors, il n'avait aucune idée de l'efficacité de cette manœuvre. Les résultats commencèrent rapidement à se manifester. Tout d'abord, la supposée Elena Frost ouvrit les yeux. La jeune femme se releva, avant de les remercier, jeune fille à robe sale et jumeaux. Ensuite, elle s'intéressa au cas de l'inconnu aux cheveux verts. Elle le présenta comme s'appelant Nathanäel Lutalis, un membre de la guilde de Crime Sorcière. Cette affirmation intéressa grandement les deux mages de Quatro Cerberus.

**Intéressant. Un mage de Crime Sorcière. Si c'est la réalité, alors cela expliquerait comment il peut détenir des informations sur cette jeune fille en affirmant qu'elle est de Tartaros. Du moins, si l'information est véridique. Autrement, il semblerait qu'il soit bel et bien de la famille de Celya. Après tout, si cette inconnue voulait nous induire en erreur, elle en pourrait pas savoir que nous connaissons déjà quelqu'un portant le nom de famille Lutalis. Très intéressant, tout cela.**

Puis, la jeune fille recula de quelques pas, afin de bien regarder tout le monde. Pendant ce temps, Shina et Kiri venaient se positionner à côté de Ken. Sans la moindre, Elena admis toutes les affirmations que Nathanäel avait formulées contre elle. La mage noire affirma ensuite qu'elle ne désirait pas faire de mal à qui que ce soit, annonçant ensuite qu'elle s'en allait. Tandis qu'elle parlait, un flot de questions et de raisonnement traversait l'esprit des jumeaux. Devaient-ils l'empêcher de partir et la mettre aux arrêts? Possédait-elle des informations intéressantes sur les dragons? Pourrait-elle révéler la position du quartier général de Tartaros? D'autres questions se formulaient encore, alors que la seconde jeune fille s'avança. Quelques minutes plus tôt, cette dernière avait insisté pour que de l'aide soit fourni à Elena, alors qu'elle souffrait sur le sol. Certes, la décision des mages de Quatro Cerberus était déjà prise à ce moment-là. Toutefois, avoir une autre personne ayant la même opinion avait eu quelque chose de réconfortant. Ils pouvaient être sûrs que cette jeune fille avait bon cœur et ce même si Elena était une criminelle. Quoi qu'il en soit, la jeune fille se présenta sous le nom de Kalindra Flashman, de Lamia Scale. Suite à cela, elle posa la grande affirmation à Elena. Les jumeaux acquiescèrent à cette simple affirmation qui résumait bien leur pensée générale, en ce moment.

-Kalindra a raison. Pour quelle raison est-ce que nous te laisserions partir? Après tout, on ne devient pas mage noir en volant un œuf au marché. Des choses bien plus graves entrent en compte. Des choses parfois horribles et sanglantes

Ce fut ensuite au tour de Nathanaël de se manifester. Sans la moindre hésitation, ce dernier commença à parler des traitements que subissaient les mages noirs emprisonnés à Era. Cette prison était bien connue de tous. Évidemment, on n'était pas dans l'une des cellules de cet endroit par hasard. On se retrouvait là-bas parce qu'on le méritait, pour ses crimes horribles. Aucun des mages de Quatro Cerberus ne prononça un seul mot, alors que Nathanaël reprenait la parole. Toutefois, juste avant ce dernier avait pris la peine de dévoiler le tatouage de Crime Sorcière, présent sur son poignet gauche. Les paroles du jeune homme concernant Elena se rapprochaient de la vérité, à leurs yeux. Après tout, si cette femme se tenait tranquille aujourd'hui, quelle preuve avaient-ils qu'elle ne ferait pas le mal plus tard. Laisser s'échapper une telle personne, qui pourrait répandre mort et destruction autour d'elle ou bien y participer, ce serait ignoble. Finalement, le mage de Crime Sorcière afficha un léger sourire avant de se prononcer. Sa petite démonstration apporta encore un peu d'information aux deux détectives privés. Pour le moment, ils réfléchissaient. Il fallait déterminer la marche à suivre, car les choses pourraient évoluer très rapidement.

-Heureux de te connaitre Nathanaël. Je m'appelle Ken Amnell. La jeune fille m'accompagnant est ma sœur jumelle Shina. Notre lycaon quant à lui s'appelle Kiri, une brave bête. En ce qui te concerne Elena Frost, je dois avouer que ton cas est intéressant. Une mage noire qui se balade dans l'une des plus grandea villea du royaume et qui ensuite demande à pouvoir partir comme si de rien n'était. Alors, que la plupart des mages noirs connus seraient plutôt du genre à tout casser autour d'eux, avant de prendre la fuite la queue entre les jambes.

Ken pointa Kalindra et Nathanaël, chacun avec l'un de ses pouces.

-Chacun d'eux a raison. Pour quelle raison devrions-nous te laisser la chance de t'enfuir? Le tout sachant que tu seras peut-être pacifique aujourd'hui, mais que d'ici un jour ou deux, tu pourrais commettre des meurtres, de la destruction, des enlèvements ou d'autres choses horribles. Après tout, Tartaros est bien connu pour être une guilde d'esclavagistes. Ce à quoi Nathanaël a semble-t-il eut droit. Ce qui en soi justifie le fait qu'il ne semble guère t'apprécier. D'ailleurs, Nathanaël, un conseil. Conserve ton calme, tu as de bonnes raisons de détester Tartaros, mais la précipitation ne t'aidera nullement. Au contraire, cela pourrait même te tuer, si tu tombes sur la mauvaise personne.

Ken se tut un instant. Puisqu'Elena était une dragon slayer, elle pouvait probablement appartenir à la première génération et donc avoir été élevé par un véritable dragon. Peut-être possédait-elle des informations sur ces derniers.

-Au fait, si tu es véritablement dragon slayer, j'aimerais que tu répondes à quelques questions. Appartiens-tu à ce qu'on appelle les dragons slayer de première génération? Si oui, le dragon qui t'a élevé a-t-il disparu? Si c'est le cas, aurait-il disparu le 7 juillet de l'an x777?

En un sens, le jeune homme espérait qu'Elena ne réponde pas à l'affirmative à chacune de ses questions. D'après les questions posées à d'autres dragons slayers de première génération, les jumeaux avaient pu apprendre que leur dragon s’était volatilisé à la même date. En soi, c'était quelque chose de plutôt troublant. Après tout, les dragons étaient très rares. Quoi qu'il en soit, les jumeaux restaient sur leur garde. Si Elena tentait de fuir ou d'attaquer, ils réagiraient sans attendre et surtout sans la moindre hésitation. Restait à voir si le combat serait nécessaire. Quant à Nathanaël, les mages de Quatro Cerberus préféraient éviter de lui parler de Celya pour le moment. Après tout, si un mage noir entendait parler de Celya, il pourrait très bien s'en prendre à elle par vengeance. Considérant que la jeune fille était quelqu'un que les jumeaux appréciaient, hors de question de la mettre en danger. Le silence à son sujet était donc de rigueur.
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Ven 24 Mai - 21:06





















Gain de confiance.

Que j'aimerais que la confiance se gagne facilement, que l'on puisse lire la sincérité des gens comme on lit un livre. Si c'était possible, ils verraient que je ne veux de mal à personne et me laisserait tranquille. Malheureusement, les choses sont loin d'être aussi simple que cela même si j'aurais grandement aimé qu'elles le soient. M'apprêtant à partir après leur avoir assurer que je ne ferais rien quand les trois m'interpellèrent à tour de rôle. La première fut la petite fille à la robe mauve. D'eux tous, elle avait semblé la plus prompte à m'aider. Elle avait vraiment grand cœur, qualité rare de nos jours. Elle commença par se présenter en tant que Kalindra Flashman, mage de Lamia Scale. Une camarade de Tobias. Quel étrange coup du sort. Ensuite, après avoir mentionné qu'elle ne doutait pas de la véracité de mes propos, elle me demanda de lui fournir une seule bonne raison qui justifierait qu'ils me laissent partir. Elle venait de marquer un point. En effet, si les raisons que j'avais en tête me semblaient valables, ils n'étaient pas sur qu'elle le seraient pour eux. Cependant, qui ne tente rien n'a rien comme on le dit si bien. Aussi, je m'apprêtais à lui en donner une quand les deux autres mages parlèrent. Ce fut d'abord le tour du jeune homme brun qui m'avait aidé. Il appuya les propos de la jeune fille en mentionnant le fait que l'on ne devenait pas aisément mage noir. Maintenant, tout dépendait de ce qu'il entendait par mage noir. Dans la société à l'intérieur de laquelle nous vivons, la simple appartenance à une guilde noire faisait de nous un criminel. Il n'avais cependant pas tort, la plupart des mages noirs sont recherchés majoritairement pour les crimes qu'ils ont commis. Moi-même
j'étais recherchée pour cela même si je n'avais rien fait. Ayant accepté de porter la responsabilité de certains crimes et disparitions, j'avais aussi accepté de me faire poursuivre par Crime Sorcière, les mages officiels et le conseil. Ils étaient loin de la vérité mais ils n'étaient pas encore prêts à l'entendre à ce que je voyais. Maintenant, c'était au tour de mon ex-camarade de parler.

Ce dernier, arborant sa chevelure verte si remarquable puis-qu’inhabituelle, prit la parole avec un léger soupçon d'ennui dans sa voix et après avoir affiché une légère colère sur son visage. Il commença par dire que j'étais sincère mais pas pour de bonnes raisons. Selon lui, je ne cherchais qu'à éviter les épreuves que l'on fait subir aux criminels dans les prisons du conseil. Mes paroles ne seraient donc motivés que par égoïsme et orgueil. Il dévoila ensuite sa marque de guilde en affichant, pour je ne sais quelle raison, un demi-sourire. Pendant ce temps, je baissais la tête, serrant mon bras gauche avec ma main droite et ce le plus fort possible. Je ne réagissais pas me contentant de l'écouter. Il parla ensuite à la mage à la robe mauve à mes côtés, disant que si aujourd'hui je ne tuais personne, demain je n'hésiterais pas à tuer une famille sans défense ou bien à kidnapper un pauvre enfant innocent. Je serrais toujours plus fort ma main me mordillant à présent les lèvres. Il avait tort mais je ne pouvais l'en blâmer. Tout ce qu'il disait, j'avais accepté qu'on le croit de moi et d'en porter le fardeau. Juste après, il finir en se présentant et en mentionnant son esclavage. A ce moment, toujours tête baissée, j'ouvris grandement les yeux. Me rappelant des sévices qui lui étaient infligés et de touts les peines et souffrances qu'il avait enduré, je ressenti une profonde tristesse. Il ajouta enfin qu'il aurait lui aussi été ravi de me revoir si je ne faisais plus partie de Tartaros. Des larmes commencèrent à couler sur mes joues, toujours invisibles aux yeux des autres. J'essuyais délicatement mes joues et mes yeux; serrant toujours mon bras, avant de relever la tête et d'écouter attentivement les paroles du mage brun. Il commença par les formalités en donnant son nom et celui de la jeune fille qui était vraisemblablement sa sœur; ce dont je me doutais déjà. Il parla ensuite de moi en disant que mon cas était intéressant puis-qu’à contrario des autres mages noirs, je ne démolissais pas tout avant de m'enfuir lâchement. Inclinant la tête sur le côté, j'allais lui répondre avec une voix fébrile et encore marquée par les larmes que je venais de verser.


Je... je suis différente.

Juste après, il continua en pointant Nathanaël et Kalindra avant de continuer. Il appuya les propos du jeune garçon à la chevelure verte en ajoutant qu'étant une guilde d'esclavagistes ayant pris Nathanaël comme esclave, il avait bien raison de ne pas m'apprécier. Toutefois, il ajouta à l'attention de ce dernier que rien ne servait de se précipiter, surtout qu'il avait des chances de se faire tuer ainsi. Je serrais à nouveau mon bras, si fort qu'il aurait pu se briser. Je ne savais pas quoi répondre, ils avaient raison et je n'avais rien à dire qui justifieraient qu'ils me laissent m'en aller. En gros, ma seule chance était qu'ils me fassent suffisamment confiance pour accepter de me laisser m'en aller sans histoires. Mais ça ne semblait pas gagné. Alors que je réfléchissais à un moyen de m'en sortir, Ken, qui s'était tut un instant repris la parole en me posant des questions sur mon passé avec mon père. Je desserrais la main et fus surprise par sa qualification. Dragon slayer première génération. Qu'est-ce que cela voulait dire? Malgré tout, il était temps pour moi de plaider ma cause.


Je n'ai jamais rien fait à Nathanaël et j'ai toujours été contre ces pratiques mais je ne pouvais rien faire. En fait, je pouvais faire quelque chose mais je ne l'ai pas fait. C'est pourquoi je tenais à te demander pardon.

Baissant ma tête en direction de l'homme aux cheveux verts pour m'excuser, je repris la parole.


Je suis profondément désolée de n'avoir rien fait pour t'éviter des souffrances Nathanaël. J'espère que tu me pardonneras un jour.

Tout dans ma voix montrait la sincérité. J'étais sincère et j'espérais qu'il le comprendrait. Je relevais à présent la tête pour parler au jeune homme brun.


Je ne comprend pas ce que tu veux dire par première génération. Le terme dragon slayer n'appartient qu'aux mages ayant bénéficié d'un entraînement auprès d'un dragon et ayant reçu de sa part cette magie bien spécifique qui permettrait de les combattre. Pour ma part, j'ai été élevée par Weisslogia, dragon blanc qui m'a appris ma magie. Il a en effet disparu le 7 juillet de l'an x777.

Reprenant mon souffle, mon visage avait ajouté à la tristesse une expression de surprise et de curiosité


Tu sembles bien informé sur les dragons slayers, comment cela se fait-il dis moi?

Attendant sa réponse, je me rendis compte que cela ne réglait pas mon problème. Il fallait que je m'en sorte mais je ne voyais absolument pas comment. Aussi, je décidais de jouer ma dernière carte avant de devoir utiliser la force.


Sinon, je ne peux vous donner de raisons valables ou plutôt qui vous satisferont.Tout ce que je peux vous dire est que les charges retenues contre moi n'ont jamais été attestées et la vérité est tout autre. Cependant, je ne peux vous la révéler, du moins pour le moment. De plus, tout au long de cette rencontre et tout au long de mes allers et venues au sein de Fiore, je n'ai jamais manifesté d'intentions de meurtre et ça Nathanaël pourra, s'il en a le souvenir, vous le confirmez. Malgré, tout, si vous ne me croyez pas, passez-moi les menottes. Dès l'instant où vous me tiendrez, je ne ferais rien mais laissez moi vous dire que, s'il est vrai que je ne vous attaquerais ni ne blesserais quiconque ici présent, il est tout aussi vrai que je ferais tout mon possible pour m'échapper. Ce n'est pas l'heure pour moi d'aller en prison, pas encore.

A présent, soit ça passe et après quelques échanges, je pourrais m'en aller, soit je serais obligée d'utiliser la force pour m'en sortir.





Kalindra Flashman
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Lun 27 Mai - 20:45


Du Grabuge à la Capitale Fleurit
Je décide d'y croire


Tout était si compliqué… Dire qu’aujourd’hui me semblait être une journée calme et sans ennuis. Comment ai-je pu me retrouver dans un tel chao ? Ah oui, en apercevant ce satané jongleur qui, lui, avait réussi à s’éclipser à temps ! Je comprenais de moins en moins la situation et plus le temps passait, plus je me sentais en dehors du sujet. Cette Elena Frost avait tellement l’air sincère dans ses paroles… Peut-être étais-je simplement naïve mais… je ne pouvais croire qu’il y avait de la méchanceté dans ces yeux si honnête. Je REFUSAIS de croire cela ! Tout de suite après m’être présentée et avoir demandé une certaine explication chez la demoiselle aux habits jaunes, ce fut comme une espèce de tornade de paroles. Ken qui parle, Nathanaël qui parle, Ken qui parle encore, Nathanaël, Ken, Nathanaël, Ken et ainsi de suite… J’étais presque étourdie et pendant tout ce temps, ce que je fis, c’était observer les réactions de notre présumée coupable. Elena serra son bras et, plus la discussion avança, plus elle le serra. Elle avait la tête baissée et je ne pus voir ses yeux, seulement ses lèvres qu’elle pinçait. De toute évidence, les mots des deux hommes la blessaient énormément. Comment osaient-ils la considérer ainsi ? Comment osaient-ils parler d’elle de cette façon ? Surtout Nathanaël ! Oui, peut-être qu’il fut esclave un jour, mais ce n’était pas une raison pour autant de haine ! Je ne pouvais imaginer le jeune femme torturer l’homme aux cheveux verts, non.

Mon attention se porta aux dernières paroles de l’un des jumeaux, Ken. Comme si de rien n’était, il commença à lui parler des… Dragons ? C’était vraiment le temps ? Sérieusement ? Quel manque de tact, franchement ! Mais bon, je dûs rester silencieuse car je ne n’eus rien d’autre à dire. Ce fut maintenant à Elena qui, avec cet air triste qui me fendit le cœur, se défendit du mieux qu’elle le put. On sentait très bien la sincérité dans ses paroles… enfin… moi, je la sentais. Elle se confondit en excuses en disant qu’elle aurait bien voulu mettre un terme aux méthodes quelque peu violentes de Tartaros. Je refusais de croire qu’il y avait une once de mensonge dans ses paroles. Comment avait-elle pu rejoindre une telle guilde ? Peut-être lui avait-on obligée pour telle ou telle menace ? Dans tous les cas, après avoir répondu assez calmement aux questions que Ken lui avait posées, elle finit toute cette série d’excuses et de réponses.

- Sinon, je ne peux vous donner de raisons valables ou plutôt qui vous satisferont. Tout ce que je peux vous dire est que les charges retenues contre moi n'ont jamais été attesté et la vérité est tout autre. Cependant, je ne peux vous la révéler, du moins pour le moment. De plus, tout au long de cette rencontre et tout au long de mes allers et venues au sein de Fiore, je n'ai jamais manifesté d'intentions de meurtre et ça Nathanaël pourra, s'il en a le souvenir, vous le confirmer. Malgré, tout, si vous ne me croyez pas, passez-moi les menottes. Dès l'instant où vous me tiendrez, je ne ferais rien mais laissez-moi vous dire que, s'il est vrai que je ne vous attaquerais ni ne blesserais quiconque ici présent, il est tout aussi vrai que je ferais tout mon possible pour m'échapper. Ce n'est pas l'heure pour moi d'aller en prison, pas encore.

… Tant d’interrogations se creusèrent dans mon esprit. « La vérité est tout autre » ? Pas encore l’heure d’aller en prison ? Cette fois, j’en fus certaine. Cette Elena n’était pas du tout méchante et au Diable si les autres ne la croyaient pas. J’allais la défendre et ce même si j’aurai des problèmes par la suite ! Après tout, être mage officiel ne signifiait pas seulement d’arrêter les mages noirs. Il était également question d’équilibre et de faire le bien. Or, Elena n’avait aucunement l’air d’une personne aux intentions impures. Si elle était aussi sincère qu’elle y paraissait, alors c’était mon devoir de la convaincre de retourner dans le droit chemin. Je me dirigeais vers elle et me tournais en direction des trois autres mages et du Lycaon. Mon visage était sérieux et ne laissait transparaitre aucun doute. Je fronçais même un peu les sourcils, chose qui m’était inhabituelle.

- Écoutez-moi. Vous pourrez dire dire dire ce que vous voudrez, mais je refuse de croire que cette femme soit réellement méchante. Si vous étudiez attentivement ses paroles, personne ne pourraient croire qu’il s’agisse d’une mage appartenant à une guilde noire noire noire qui parle. Oui, elle pourrait très bien mentir, mais sommes-nous réellement rendus dans un monde dans lequel mensonge est quotidien ? Je ne crois pas pas pas. Moi, je lui accorde une chance et si vous décidez décidez décidez de vous en prendre à elle, ne comptez pas sur moi pour vous aider.

Car oui, je n’avais peut-être pas le droit de me révolter contre une tentative d’arrestation, mais j’avais tous les droits pour ne pas apporter mon aide. J’espérais avoir, quant à moi, convaincu mes trois récepteurs avec mes paroles. Cependant, je n’étais pas non plus idiote, je devais être plus convaincante pour cela. Dans tous les cas, je me tournais ensuite vers la personne que je défendais pour lui adresser la parole :

- Cependant, quant à toi, il va falloir falloir falloir faire des efforts. Si tu n’es pas méchante, pourquoi avoir rejoint une telle guilde ? Pourquoi ne pas la quitter tout de suite si c’est pour fuir tout le monde de cette façon ? Moi, je suis prête prête prête à croire ce que tu dis, mais il faut que je comprenne pour cela.

Décidément, j’avais vraiment hâte que tout cela finisse. Cependant, une chose était sûre, c’est que je serai fière d’avoir aidé une femme qui semble si… malheureuse…



Nathanaël Lutalis
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 2 Juin - 23:01


Un souvenir


Visiblement Nathanaël n’était pas le seul à considérer la jeune femme comme une menace. Le jeune mage dénommé Ken prenait aussi cette situation avec précautions, se méfiant de la demoiselle de Tartaros. Visiblement les deux jeunes filles ne semblaient capables de placer la moindre parole, emportées par le flot de parole des deux jeunes hommes. La troisième jeune fille de l’assemblée, Shina la jumelle de Ken, se tenait dans l’ombre de son frère. Celle-ci ne parlait pas, ne bougeait pas. Elle apparaissait timide et peu sûre d’elle, se rassurant grâce à son compagnon et son frère. Mais il y avait quelque chose tout autour de cette dernière qui étonnait Nathanaël : elle semblait presque absente et pourtant on pouvait voir un vrai lien fort qui l’unissait à Ken… Un peu comme si la seule chose qui la retenait à ce monde c’était son frère. Le jeune homme de Crime Sorcière se demandait quelle pouvait bien être la nature de sa magie. Si on partait du principe que la magie était proche de l’état mental de son utilisateur, celle-ci devait être relativement discrète et être accordée avec celle de son frère. Mais le garçon aux cheveux verts n’arrivait pas à affiner sa liste et fini par laisser tomber. Si un combat finissait par exploser, il le découvrirait assez vite.

La discussion avançait et la mage noire se rapprochait de la prison. Mais quelques termes chez chacun des protagonistes firent tiquer Nathanaël. Tout d’abord Ken lui conseilla de calmer sa haine. La sollicitude du jeune homme le surprit mais l’agaça également. Comment pouvait-on lui demander de calmer sa haine contre Tartaros alors que cette guilde lui avait volé Valérian ? Comment pouvait-on lui demander de calmer sa haine envers la guilde qui l’avait asservit ? Plus Nathanaël parcourait le monde et plus il était certain de vouloir anéantir cette guilde. Tartaros sera défaite de ses mains et de celles de Crime Sorcière, il en avait fait le serment. Ensuite, Elena le prit à parti pour prouver son innocence, exprimant le fait qu’elle n’avait jamais cherché à tuer de sa propre volonté. Le jeune homme fouilla dans ses souvenirs, remontant jusqu’aux rumeurs sur l’arrivée de la Dragon Slayer. À ce qui paraît, elle aurait été recrutée après avoir éradiqué un groupe de voleur pour restituer les biens dérobés à leurs propriétaires. Et pendant ses quelques années de vie à Tartaros, Elena ne s’était jamais vantée de ses crimes.

Nathanaël se prit la tête entre les mains, un flot d’émotion remontait dans son esprit, mais il ne devait pas les laisser remonter à la surface. Une partie de sa conscience doutait de plus en plus de la culpabilité de la jeune fille alors que tout son esprit tentait de se persuader du contraire. Il avait besoin de cette haine, de ce sentiment pour continuer d’avancer, pour continuer d’avoir un but dans sa vie. Mais Kalindra, la jeune fille vivant dans le monde des pluches et des bisounours, affirma être convaincue de son innocence. Et là s’en fut trop pour le jeune homme aux cheveux verts dont un souvenir remonta à la surface. Un souvenir qu’il avait presque entièrement oublié.

//FLASHBACK//

Nathanaël venait de récupérer Valérian ainsi que des provisions pour le voyage et la fuite. La guilde tout entière était occupée ailleurs et ses meilleurs éléments étaient en mission. Le Master quant à lui était comme toujours enfermé dans son bureau et ne serait donc pas une gêne. Il revenait de la bibliothèque où il avait récupéré le livre sur la Yami no Ecriture et partait chercher une arme pour se défendre lors de sa fuite. Mais pourquoi fuyait-il en fait ? Tartaros était désormais sa seule famille, son seul abri, du moins c’est ce que les mages ne cessaient de lui répéter en boucle. Alors pourquoi l’obligeaient-ils à tuer son frère pour parfaire son intégration ? Pourquoi voulaient-ils faire de lui un monstre cruel et sans pitié ? Nan, Tartaros n’était pas sa famille, cette guilde n’était rien de plus qu’un ramassis de mages haineux et misérables qui ne méritait que de tomber dans l’oubli. Une fois qu’ils seraient loin de cette guilde de malheur, il ira trouver les autorités d’Era et les mènera à la guilde, une grande descente des Chevalier Runique dans le quartier général inconnu serait une perte énorme pour ces imbéciles.

Le jeune homme finit par entrer dans la pièce et attrape une épée accrochée au mur. Il la vérifie, regarde sa maniabilité et s’apprête à sortir lorsqu’un bruit le surprend. Il se retourne en vitesse, renversant le contenu de son sac : ses provisions et le livre volé. La cause de ce bruit n’est autre qu’Elena Frost, la Dragon Slayer réputée pour sa cruauté. Celle-ci s’approche de lui, et le jeune homme se sait découvert, il sent la fin arriver, qu’Elena va donner l’alarme et que tout est perdu. Il ferme même les yeux pour attendre la sentence et accueillir la mort. Mais rien ne vient. Ni cri, ni sortilèges, alors le jeune homme rouvre les yeux, et voit la jeune femme qui lui tend son livre et quelques provisions. Il peine à y croire, elle le laisse partir, s’enfuir… Il récupère le tout sans un mot et s’enfuit en courant.


//Fin du FLASHBACK//

Nathanaël relève la tête et plonge des yeux malheureux dans ceux de la jeune femme. Il a les traits marqués et le regard mélangé de douleur, de tristesse et de pitié. Il ne la comprend pas, il essaye, mais il ne trouve rien. Comment peut-elle rester attachée à cette guilde destructrice et meurtrière et en même temps ne pas leur ressembler. Une foule de mots se bouscule entre ses lèvres, résumée par quelques-uns :

Pourquoi? Pourquoi ne pas les avoir abandonnés?



Dernière édition par Nathanaël Lutalis le Ven 7 Juin - 10:40, édité 2 fois
Shina/Ken Amnell
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Jeu 6 Juin - 23:13
Les choses évoluaient à une vitesse folle. C'est le moins qu'on puisse dire, étant donné la situation. Alors que quelques minutes plus tôt, presque tout le monde était opposé à Elena et désirait la mettre aux arrêts. Maintenant, Kalindra était en faveur de la dragon slayer. Une situation à la fois complexe et intéressante. Pour le moment, les jumeaux de Quatro Cerberus gardaient le silence. Chacun d'eux analysant mentalement la scène et ce qui y avait conduit. Tout d'abord, Elena s'était arrêtée à cause de Kalindra, Nathanaël, les jumeaux et leurs paroles et questions à tous. Les premières réactions et parole de la mage noire vinrent après les affirmations de Ken, selon lesquelles les mages maléfiques étaient du genre à tout détruire et fuir. Ce à quoi Elena répondit simplement qu'elle était différente, le tout en adoptant un visage et un ton de voix des plus tristes. Nathanaël fut le suivant à réagir. Apparemment, le fait que Ken lui demande de se calmer semblait l'agacer ou l'irriter quelque peu. Certes, l'illusionniste aurait pu sermonner davantage le jeune homme aux cheveux verts, mais il n'en fit rien. Sa sœur et lui ayant été également exploités pendant leur jeune âge, il savait qu'une grande rage devait ronger Nathanaël. Donc, le mage de Quatro Cerberus savait pertinemment que tenter de faire disparaitre cette haine serait impossible en quelques minutes. Cependant, tant que Nathanaël ne faisait pas de folie, les jumeaux étaient rassurés. Kalindra fut la dernière à réagir du groupe, Shina remarquant que la jeune fille tiqua lorsque Ken commença à parler des dragons à Elena. Toutefois, ils n'y firent pas vraiment attention. Cela pouvait bien déranger la jeune fille, cela ne les empêcherait pas de dormir. Ce n'est pas comme si Ken avait abordé une histoire de meurtre. Ce pouvait peut-être être déplacé, mais en rien critique.

Elena reprit la parole s'excusant auprès de Nathanaël pour les mauvais traitements qu'il avait subis. Selon ses dires, elle était contre ces pratiques esclavagistes, mais n'avait rien tenté pour l'arrêter. Elle rechercha même le pardon du jeune homme. Les jumeaux n'étaient pas certains à 100% que la dragon slayer soit honnête quant au fait qu'elle désapprouvait l'esclavagisme. Toutefois, son ton de voix semblait sincère lorsqu'elle s'excusait envers le mage de Crime Sorcière. Ce n'est que quelques instants plus tard que se firent entendre des informations d'une grande importance. Elena commença enfin à répondre aux questions de Ken concernant les dragons. Visiblement, elle ignorait tout des dragons slayers de seconde génération. Certes, elle pouvait très bien mentir à ce sujet, mais cela aurait été totalement futile et ridicule. Elle avoua ensuite avoir été élevée par un dragon répondant au nom de Weisslogia. Ce n'est cependant que la dernière information qui avait de l'importance. Lorsqu'Elena leur avait annoncé que son dragon avait bien disparu le 7 juillet de l'an x777, Shina et Ken figèrent pendant quelques instants. En fait, ils en ignorèrent même la question qu'Elena posa à Ken. Le jeune homme l'ignora totalement, alors qu'il sortait un petit calepin d'une poche et y écrivait les informations qu'Elena lui avait révélées. En écrivant le tout, le jeune homme tremblait légèrement. Cette nouvelle avait marqué les jumeaux, car cela s'ajoutait à d'autres éléments qu'ils avaient déjà récoltés sur la disparition des dragons. Leur concentration était telle qu'ils manquèrent une partie de la suite des explications d'Elena, expliquant pourquoi il fallait la laisser partir. Toutefois, ils purent en entendre l'essentiel. La jeune femme ne semblait pas mentir. À cause de cela et de tout ce que les jumeaux avaient entendu jusqu'à maintenant, ils ne savaient pas vraiment où se positionner. Kalindra semblait convaincu de l'innocence d'Elena. Elle se positionna entre Nathanaël, les jumeaux et Elena. La fille en robe sale leur annonça sans la moindre hésitation qu'elle ne croyait pas à la culpabilité d'Elena et que s'ils décidaient de tenter l'arrêter, se serait sans son aide.

C'est ainsi qu'en quelques minutes, les jumeaux se retrouvaient dans cette situation. Kalindra d'un côté, Nathanaël d'un autre côté et eux qui cherchaient à savoir quel parti prendre. Encore une fois, les jumeaux se perdirent dans leur réflexion, ignorant involontairement les questions que Kalindra posa ensuite à la mage de Tartaros. Il tentait de trouver le meilleur raisonnement et la meilleure solution possible. Toutefois, cette fois-ci, ils n'y arrivaient pas. Il faudrait donc que les mages de Quatro Cerberus continuent d'observer, en laissant leur instinct choisir au bon moment. Ce qui était sûr, c'est que Nathanaël ne changerait pas d'opinion, ce dernier se tenait même la tête. Était-il en train de réfléchir, de se souvenir ou bien autre chose? Tandis que le jeune homme aux cheveux verts semblait être perdu en pleine réflexion, Ken choisit de prendre la parole. Il pouvait bien dévoiler quelques informations à Elena, mais pas trop non plus.


-Pour répondre à ta question, il existe deux générations de dragons slayers. La première, l’originelle, est celle dont tu fais partie. Divers humains qui ont été élevé par des dragons. Ces dragons leur ayant appris la magie des tueurs de dragons. Le tout pour une raison encore mystérieuse. La seconde génération, aussi appelée la nouvelle, est composé de dragons slayers artificiels. Ils obtiennent leurs pouvoirs sans l'avoir appris par un dragon. J'ignore la méthode exacte ou encore s'ils disposent des mêmes capacités physiques que les dragons slayers de première génération, mais leur pouvoir sont réels. Je ne saurais cependant dire si l'un des groupes est supérieur à l'autre.

-Pas trop d'informations surtout.

-Ne t'en fais pas, Shina.

Ken ne mentait pas sur les informations qu'il dévoilait à Elena. Toutefois, il ne disait pas tout. En effet, le jeune homme se gardait bien de divulguer certains autres éléments qu'il connaissait bien. Le mage de Quatro Cerberus préférait resté prudent. Peut-être Elena ne mentait-elle pas. Cependant, même si c'était le cas, il était toujours possible que quelqu'un d'autres de Tartaros profite de ce genre d'information, si trop d'éléments étaient dévoilés. Passer sous silence certaines choses était donc un moyen efficace d'éviter la fuite d'informations importantes ou critiques.

-Autrement, concernant la disparition de Wesslogia, à ta place, je m'inquièterais un peu. Tu n'es pas la première dragon slayer que ma sœur et moi rencontrons. Pour être exact, il y en a eu trois autres. Tous m'ont révélé la même chose lorsque je leur ai parlé des dragons. Chacun a vu son parent-dragon disparaître le 7 juillet de l'an x777. Ce qui en soi est inquiétant. Bien sûr, j'ignore si à ce jour, j'ai rencontré tous les dragons slayers de première génération. En fait, j'ignore leur nombre exact. J'espère honnêtement que si le destin en met d'autres sur notre route, que chacun d'eux acceptera de me parler de son dragon. Toutefois, j'espère surtout que si ces dragons ont également disparu, que ce ne soit pas le 7 juillet de l'an x777. Déjà que je ne suis pas rassuré de savoir que quatre de ces êtres légendaires ont disparu en même temps. Selon moi, c'est mauvais signe, quoique cela puisse signifier.

Alors que Ken cessait de parler, Nathanaël releva la tête, fixant Elena et prononçant quelques mots. Il se demandait pourquoi Elena était encore membre de Tartaros. Un mélange de tristesse, de souffrance et de pitié pouvait se lire dans son regard. Il était clair que ce jeune homme avait beaucoup souffert physiquement et mentalement à cause de Tartaros. Toutefois, est-ce que cela se limitait uniquement au fait d'avoir été un esclave? Pour le moment, les jumeaux ne pouvaient le dire, comme ils ignoraient encore s'ils devaient laisser Elena partir ou bien l'arrêter.
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Jeu 27 Juin - 14:36





















Un espoir?

Je venais de finir d’exposer les arguments qui serviraient à ma défense. Maintenant, il ne me restait plus qu’à voir la réaction des autres. Je ne pouvais pas prendre le risque d’aller en prison. J’avais encore bien trop à faire et pas assez de temps pour les faire. Passer un séjour à l’ombre n’arrangerait pas mes affaires, loin de là. J’avais toujours un visage marqué par la tristesse mais il l’était moins qu’au début vu que l’étonnement avait pris une partie de celui-ci. Aussi, il y avait de la nervosité car je ne savais pas du tout comment je ferais pour me tirer de ce mauvais pas si par hasard ils venaient tous les trois à m’attaquer. Peut-être devrais-je prendre un otage ? Je n’aimais pas ça mais ce serait peut-être ma seule chance. Quoique, je ne saurais le tuer donc il sera facile de me contrecarrer, surtout pour Shina vu qu’elle semblait pouvoir se téléporter et utiliser une magie d’attaque à distance. Faire une diversion en les aveuglant ? Possible que ça marche mais rien n’est garanti. De plus, vu leur animal, il me repèrerait aisément à l’odeur. Courir aussi vite que je peux entre la foule pour espérer m’en sortir ? Peut-être ma meilleure chance. En tout cas, j’espère que nous ne perdrons pas encore beaucoup de temps en discussion vu que si ce que je pense s’avère juste, Nathanaël et moi serons bientôt en danger. En effet, ces imbéciles d’humains, paniquant bien trop vite sont sans doute en route pour prévenir les chevaliers runiques qui se trouvent sur les lieux, enfin, si ce n’est pas déjà fait. Je pense donc que nous avons au maximum une vingtaine de minutes avant qu’une troupe d’au moins quinze soldats ne débarquent et nous encerclent. Là ça dégénérait vraiment. Toujours est-il que je devais d’abord attendre leur réaction avant d’agir ou alors je ne paraîtrai que plus coupable puisque m’enfuyant sans raison. Pour être franche, j’en avais une petite idée de leur réaction. Néanmoins, ce serait plus des espérances qu’autre chose. Je ne suis sûre de rien, rien du tout si ce n’est que je suis actuellement dans un beau bordel.

Finalement, les réactions tombèrent et c’est avec soulagement que je les accueillis. Ce fut d’abord le tour de Kalindra. Elle annonça haut et fort qu’elle me croyait et qu’elle ne participerait pas au combat si l’on décidait de m’attaquer. Je la comprenais, m’aider ferait d’elle une complice et aussi une hors-la-loi aux yeux du conseil déjà si stupide. A ses mots, je souris légèrement. J’étais heureuse de voir qu’il y avait encore des gens qui ne jugeaient pas sur les dires mais sur les faits. Cette gamine était quelqu’un de bien et si j’étais dans la possibilité de l’aider un jour, je le ferais sans la moindre hésitation. Malgré tout, elle ne s’arrêta pas là. Elle était vraiment neutre puisqu’aussitôt, elle me demanda pourquoi j’avais rejoint une telle guilde si je n’étais pas mauvaise et pourquoi je ne la quittais pas. C’était vrai, rien ne m’obligeait à rester au sein de Tartaros. Pourtant, cette même guilde m’offrait la possibilité de rechercher mon père en usant de tous les moyens possibles. En effet, je n’avais pas à me soumettre aux règles stupides établies par le gouvernement. Par ailleurs, je pouvais faire bien plus pour les esclaves emprisonnés en restant membre de la guilde qu’en la quittant. Je ne pouvais pas partir, pas encore. Un jour peut-être, je m’en irais pour de bon et quitterais sans doute à ce moment la scène, disparaissant à jamais, mais ce jour n’est pas encore venu et d’après ce que je vois, il ne viendra pas d’aussitôt. Toujours est-il qu’il était temps pour les autres de réagir. Le suivant fut mon ancien camarade à la chevelure verte. Il semblait déconcerté et se mit à tenir sa tête, comme s’il ressentait de la douleur. L’inquiétude s’installa en moi. J’espérais que ce n’était rien de grave. Je ne l’avais pas vu depuis pas mal de temps donc j’espérais qu’il ne lui était rien arrivé durant cette longue période. Si ça se trouve il avait peut-être subi une agression ou était simplement tombé malade. Enfin bref, pendant qu’il se tenait la tête à cause d’une douleur ou d’une réflexion poussée, Ken prit à son tour la parole. Déjà que pendant que je parlais il avait fait preuve d’un comportement pour le moins étrange. Le mage aux cheveux mauves avait sorti un calepin et prit des notes. Comme ça notre histoire l’intéressait. C’était curieux mais pas si inhabituel puisqu’après tout, il n’est pas rare de voir des Hommes s’intéresser aux créatures mythiques et aux mystères de la vie. Ainsi, après avoir fini de noter je ne sais quoi dans son carnet, il me répondit. Il m’expliqua la différence entre première et deuxième génération et à ses mots la colère m’envahit peu à peu. Des humains qui ont les mêmes pouvoirs que nous ? Ils osaient en plus porter le titre de Dragon Slayer ? Ils n’avaient pas ce droit. Ils ignorent les épreuves par lesquelles nous sommes passées. Les souffrances qu’on a endurées avant de réussir à utiliser cette magie. J’étais en colère, je ne pouvais pas accepter qu’on les considère comme pourfendeurs de dragons même si l’on ajoutait la mention seconde génération. Ils n’étaient rien de plus que des imposteurs et devraient, s’ils ont ne serait-ce qu’un peu d’honneur, renoncer tout de suite à ce titre et si possible à cette magie. Avant qu’il ne continue, je pris la parole moi aussi, essayant de contenir ma rage.


S’il te plait évites de les appeler Dragon Slayer, du moins devant moi. Ce ne sont rien de plus que des imposteurs. Je refuse de les considérer digne de ce titre. Je te remercierais donc de ne plus évoquer cette fausse génération quand je suis là.

Il me dit ensuite que je devais m’inquiéter de la disparition de Weisslogia car il avait déjà rencontré trois autres pourfendeurs et qu’eux aussi avaient vu leur dragon disparaître ce même jour. Il ajouta qu’il espérait que s’il en trouvait d’autres, que leur dragon n’ait pas disparu ce même jour. Maintenant, j’étais sûre que nous étions plus de deux. Ensuite, je devais encore une fois me contenir pour ne pas exploser mais le fait qu’il ajoute que leur disparition était mauvais signe brisa mon calme. Néanmoins, je n’explosais pas. Je me contentais de trembler et de baisser la tête.


TAIS-TOI !!!!!!!!!! Déjà, j’en connais un autre de Dragon Slayer et son parent à lui aussi disparu en ce jour ! Ce n’est aucunement un mauvais signe !!!! METS-TOI CA DANS LA TÊTE !!! S’ils sont partis c’est pour une bonne raison !

A ce moment, je relevais la tête et des larmes étaient présentes à mes yeux.


Tu n’as aucune idée des souffrances que nous avons traversées. Certains ont été chassés, détestés. Pour d’autres, ils ont vu leurs proches mourir. Et nous avons tous connu une immense solitude. Pourtant on garde espoir ! Ils vont revenir ! TU N’AS PAS LE DROIT DE NOUS DIRE CE QUE NOUS DEVONS FAIRE !!!!!!!!!!!!!

Je baissai alors la tête et séchai mes larmes. Je saisis de nouveau mon bras et relevai la tête, détournant mes yeux de Ken, visage placé en direction de Nathanaël qui semblait avoir fini sa réflexion. Il me demanda alors, le visage triste, pourquoi je n’avais pas abandonné Tartaros. Mes yeux s’ouvrirent grandement. Est-ce qu’il faisait allusion à… Mais pourquoi maintenant. Il faisait peut-être allusion à ce soir où ils sont partis. Ce soir où, après l’avoir surpris, je l’avais aidé à s’enfuir. Pourquoi je ne suis pas partie ce soir-là avec lui ? Encore une fois, c’était pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui. J’allais donc faire d’une pierre deux coups et répondre à la fois à Kalindra et à Nathanaël mais avant je devais calmer la situation.


Je… Je vous demande pardon… Je… me suis laissée emporter.

A présent, j’allais pouvoir répondre.


Pour te répondre Nathanaël et à toi aussi par la même occasion Kalindra, c’est tout simplement parce que je dois encore retrouver quelqu’un. Aussi, je ferai bien plus de choses pour les victimes de la guilde en restant à l’intérieur qu’en m’en allant. Si cela signifie être recherchée et bien soit, je ferais avec.

J’affichais un franc sourire. Je ne mentais pas et en fait, je me fichais pas mal de savoir qu’on me croit ou pas. J’en avais fini ici. Maintenant, je n’avais plus rien à dire donc s’ils voulaient m’arrêter qu’ils le fassent. Je ne me défendrais pas. De plus, la patrouille ne tarderait plus à arriver alors à quoi bon ? Je tendis donc les mains comme s’ils allaient me passer les menottes.


J’en ai fini, enfin pour ma part. Si vous souhaitez toujours m’arrêter faites-le. Je ne ferais rien mais sinon, je m’en irais. Je tenais à vous remercier tous les trois et particulièrement toi Kalindra. Tu es quelqu’un de bien et si tu as besoin d’aide, je serais ravie de t’aider enfin, si je le peux bien sûr. Nathanaël, j’ai été ravie de te revoir et j’espère que ce ne sera pas la dernière fois. Portes-toi bien. Enfin merci pour le coup de main Ken et pour l’info sur les Dragons Slayers. Si vous avez décidé de m’arrêter, j’aimerais voir une dernière fois le ciel.

Je levais à présent les yeux en fixant le ciel. Il était beau. J’attendais à présent la suite mais cette fois, le cœur en paix et l’esprit clair. Bref, j’étais heureuse et tranquille.





Kalindra Flashman
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Dim 30 Juin - 6:17


Du Grabuge à la Capitale Fleurit
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La confiance. Un des fondements même de l’humanité. Une chose précieuse qui a été décrite et re-décrite des centaines de fois, mais qui ne perdra jamais de son importance. Comment savoir si nous faisons confiance à la bonne personne ? Plusieurs réponses peuvent être attachées à cette question à la fois si simple à poser mais si difficile à répondre. L’Instinct, la logique, l’intelligence. Cependant, seul le cœur peut nous permettre de porter l’ultime jugement sur ce qui nous semble juste et bon. Or, moi, j’avais misé sur Elena et lui portais une confiance inébranlable. Je refusais catégoriquement de croire qu’il y avait une once de mensonge chez cette demoiselle. Certes, un côté de mon esprit me laissait sur mes gardes, mais le fait que je m’étais positionnée devant le trio de mages et m’étais mise à dos Elena prouvait que je ne craignais pas de me faire donner un coup fourbe dans le dos. J’étais prête à tout pour la laisser partir, quitte à ce que je sois réprimandée par la suite. Servir la justice n’était pas seulement respecter les lois et arrêter les mages noirs. Tout était question… de jugement. Elena n’était pas une mauvaise personne, je pouvais en mettre ma main à couper. Si jamais je me trompais, eh bien ce ne sera qu’une erreur de plus dans ma vie. J’espérais cependant qu’il ne s’agirait pas d’une erreur fatale. Après tout… si je n’étais toujours pas morte… c’est que ce n’était pas le temps. Là n’était cependant pas la question.

Succession de paroles et de questionnements. Voilà ce qui résuma les quelques minutes qui suivirent mon intervention pour appuyer la mage draconienne. Ken qui sort un calepin (ce qui, selon moi, était nettement inapproprié), Nathanaël qui semble être dans une prise de tête pas possible, Elena qui doit probablement être sacrément embarrassée, moi qui tiens mon opinion de façon ferme et définitive et Shina et son animal qui… se touche la nouille. Bah ouais hein ! Sinon c’est pas drôle ! Je m’égarais. Ken, toujours avec son tact légendaire (ou pas), se mit à parler des Dragon Slayers ainsi que de leur seconde génération. Il parlait de personnes comme Djinn ? Personnellement, je m’en préoccupais autant que de ma première couche. Cependant, s’il s’agissait d’un élément important pour Elena, alors là je me devais de comprendre de quoi il s’agissait. Cependant, cette dernière ne sembla pas approuver le terme de « seconde génération », les traitant d’imposteurs. Je n’étais pas d’accord car la majorité, dont Djinn par exemple, n’avait pas choisi de leur plein gré de se faire imposer cette magie. Cependant, les avis divergent vous me direz. Après, ce fut de nouveau le tour de Ken de prendre la parole et de parler d’un sujet nettement plus intriguant. Les dragons, c’est-à-dire les parents des pourfendeurs, avaient disparu le même jour… tous en même temps ? Cela ne me dit rien qui vaille… mais, encore une fois, Elena le prit légèrement mal et se déchaîna, littéralement. Proférant le fait qu’il ne s’agissait aucunement d’un mauvais signe, je préfèrerais ne pas la contredire. Je me tournais même afin de lui faire face, de peur qu’elle devienne folle de rage et qu’elle nous attaque avec toute sa fureur. D’un autre côté, je pus amplement imaginer comment Elena devait se sentir. Ken parlait tout de même de son père. La famille n’était pas un sujet à prendre à la légèrement et ce, même s’il nous parlions dans ce cas-ci de dragons. Tout en continuant d’exclamer sa rage, le doute m’assaillit. Peut-être que je me trompais à son sujet ? Plus elle devenait en colère et plus je me demandais si je faisais le bon choix en la défendant. Non ! Je ne devais pas douter ! Elle était en colère et ce n’était pas pour ça qu’elle allait nous trucider et nous arracher les yeux avec ses dents… si ? Enfin bref. Elle s’arrêta enfin. Je fus rassurée que sa rage se termine sans fracas. Ce fut ensuite au tour de Nathanaël d’entrer en ligne de jeu en posant une question qui sembla plus ou moins être la même que celle que j’avais posée précédemment. Elena s’excusa immédiatement et je me permis même un petit :

- Ce n’est rien rien rien. Il est normal de s’emporter lorsque des gens que nous ne connaissons pas parlent de nos parents ainsi.

Je tournais un vif regard vers les jumeaux, espérant m’être montrée assez claire pour leur faire comprendre qu’il n’était pas nécessaire de continuer sur ce sujet. Ce regard n’était nullement lourd ou jugeur. Je voulais simplement m’être montrée persuasive. Je reçus finalement la réponse que je convoitais tant.

- Pour te répondre Nathanaël et à toi aussi par la même occasion Kalindra, c’est tout simplement parce que je dois encore retrouver quelqu’un. Aussi, je ferai bien plus de choses pour les victimes de la guilde en restant à l’intérieur qu’en m’en allant. Si cela signifie être recherchée et bien soit, je ferais avec.

Ceci m’intrigua énormément. La personne qu’elle voulait retrouver… c’était probablement son père ! Ensuite, pour ce qui était des victimes qu’elle voulait aider en restant parmi les membres de Tartaros... Je compris immédiatement. Toutes ces successions de réponses, cette façon de ne pas dire clairement pourquoi elle fait partie de cette guilde. Tout était maintenant clair. Elena était… une ESPIONNE ! Mais si mais si ! Ça semble logique ! En fait, depuis des années elle agit en agent double pour le compte des chevaliers runiques. C’était une bonne personne en fait ! Cette fois, c’était sûr à cent pourcent, Elena n’était aucunement une mauvaise personne ! Je fus ramenée à la réalité lorsqu’elle tendit ses avant-bras comme si on allait la menotter. Quoi ? Non non non ! Elle commença par nous dire que si nous voulions l’arrêter, c’était le moment. Mais pourquoi disait-elle cela ? Oh je sais ! C’est un stratagème ! Je ne la livrerai pas aux autorités car ce geste serait futile. Bah oui. Elle est agent double. Ils la libèreront tout de suite après pour qu’elle puisse continuer sa « mission ». Elle nous remercia par la suite, chacun notre tour. J’avouais être particulièrement touchée par ses paroles me concernant. Tout ce que j’avais fait était aider quelqu’un. C’était tout de même gratifiant de savoir que ce que nous faisons était apprécié, même par les espionnes. Oh pardon, les mages noirs. Hihihi ! Après tous ces remerciements, elle termina par une seule demande : regarder le ciel. Elle était décidément très douée ! Allez, je devais jouer le jeu moi aussi, tout en étant sincère. Peut-être venais-je de deviner la véritable identité d’Elena, mais les autres ne devaient pas être au courant, au risque de faire griller le statut de la rousse. Je m’avançais vers elle et lui pris les mains pour ensuite lui afficher un doux sourire.

- Elena Frost… Jamais je ne laisserai laisserai laisserai les autorités vous arrêter. Vous aussi, vous êtes une honnête personne. Sachez que moi aussi je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider dans votre quête et dans votre cheminement vers la voie voie voie du bien. Restez bonne et ne vous laissez pas tentée par le mal mal mal. Je crois en vous. Je m’approchais maintenant de son oreille pour lui parler suffisamment bas pour que personne d’autre n’entendent. Et surtout, continuez votre boulot de super espionne. Vous êtes très convaincante.

Je lâchais par la suite ses mains et la regardais, toujours souriante. Moi, je lui faisais confiance. J’espérais que Ken, Shina et Nathanaël en fasse de même…





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Nathanaël Lutalis
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   Lun 22 Juil - 22:10


Accord profitable ?


Nathanaël ne savait plus trop comment il devait considérer la situation. D’un côté, Elena était une membre de Tartaros, l’une des membres au centre de l’organigramme de cette guilde infâme. Et l’une de leurs membres les plus puissantes. Son arrestation était profitable si on voulait démanteler peu à peu la fourmilière. Et elle affaiblissait en même temps le fer de lance de cette plaie en se retrouvant en prison. Mais de l’autre, Nathanaël ne pouvait se résoudre à enfermer la femme qui les avait laissé s’évader. Et puis si elle disait vrai, le dossier Tartaros était en train de changer. L’idée que quelqu’un de l’intérieur puisse aider les esclaves était déjà un bon début. Avec un peu de chance, elle pourrait également aider ces derniers à s’endurcir pour se rebeller. Ou même livrer des informations à la guilde de Crime Sorciere qui pourrait ainsi agir au moment opportun. Cette idée germait dans l’esprit du jeune homme alors que la conversation continuait et se tarissait.

Précédemment Ken, le mage du Cerbère, avait divulgué des informations sur les Dragons Slayer qui intriguaient Nathanaël autant quelles énervaient Elena. Quand cette dernière avait crié pour l’interrompre le jeune homme à la touffe verte avait immédiatement porté la main à son arme. Reflexe vitale acquit au cours de ces dernières années. La raison de cette soudaine colère était premièrement le fait qu’Elena ne reconnaissait pas les « Secondes Générations » comme de vrais Dragon Slayers, mais aussi qu’elle n’envisageait pas les Dragons comme morts. Deux questions qu’il pourrait poser au nouveau Dragon de la guilde, fraichement arrivé de Grimoire Heart. Malheureusement il ne l’avait pas encore rencontré en personne, celui-ci semblait de nature plutôt secrète. Ensuite, la conversation évolua encore. Après avoir expliqués les raisons pour lesquelles elle ne pouvait quitter la guilde, Elena présenta ses mains pour prouver sa bonne foi. Kalindra affirma qu’elle refuserait de participer à son arrestation si arrestation il y avait.

Pendant ce temps, Nathanaël réfléchissait à sa proposition. Pouvait-il faire une telle offre à un mage noir aussi recherché, ou plutôt devait-il profiter de l’occasion pour arrêter Elena ? Dans les deux cas, la situation se présentait plutôt bien. La prime sur la tête d’Elena Frost était assez alléchante, mais l’opportunité d’avoir accès à des données plus large sur Tartaros n’était pas à oublier non plus. La solution fut finalement tirée à pile ou face et le jeune homme s’approcha tranquillement de la jeune femme que la mage de Lamia Scale venait de libérer. Il s’approcha de son oreille et lui dit de façon à ce que elle seule puisse entendre :  


Je fais désormais partie de Crime Sorciere. Chacun de nos membres à quelque chose à se faire reprocher. Nous sommes là pour purger une partie de notre peine en empêchant d’autres personnes d’être tentés par les mirages de Zeref. Aide nous. Donnes nous des informations régulières sur Tartaros et nous rechercherons pour toi la personne que tu recherches. Reviens parmi nous Elena Frost.

Il plongea ses yeux verts dans ceux de la Dragonne et attendit sa réponse. En fonction de celle-ci, il agirait en conséquence. Quoique, à bien y penser, sa fuite avait charge de revanche et peut-être la laisserait-il s’enfuir pour cette fois seulement.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)   

Du grabuge à la Capitale Fleurie (Pv. Shina/Ken, Hayashi et Kalindra)

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