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 Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield

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MessageSujet: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Ven 4 Jan - 22:24
Je revenais de Crocus, mon bras n’avais pas totalement récupéré et je portais encore un bandage pour cacher la plaie. J’étais arrivé à Akane Beach le matin même. Et je n’avais pas pu profiter de l’eau. Ou même de la plage comme j’aurais voulus le faire dès mon arrivé. J’avais, pour commencer, été voir un médecin présent sur place afin de me faire soigner. Car durant tout le voyage mon bras commençait à s’infecter de plus en plus malgré les désinfectants et les bandages. Le médecin m’avait donc totalement désinfecté la plaie et appliqué une sorte de magie de soin afin de faire refermer la plaie plus rapidement. Mais bon, on sait bien que ça ne cicatrise pas comme ça. Il avait cependant réussit à faire régénérer une petite partie de la plaie et l’autre partie était pratiquement cicatriser. Mais je préférais garder le bandage, c’était plus sûr.

J’étais sur la plage en train de regarder le ciel, allongé sur le sable. Perdu, comme d’habitude, dans mes pensées. Il fallait que j’accélère le pas. Je m’amélioré certes de jours en jours, mais je devais aller bien plus vite dans ma progression. Une fois que mon bras gauche sera totalement rétabli, je reprendrais l’entrainement et cette fois si je le tiendrais bien plus longtemps que les autres fois. Je deviendrais bien plus fort et je marcherais vers mon but final. Détruire Grimoire Heart.

Je me reposais tranquillement sur le sable. Par la suite quelques personnes vinrent me proposer de faire une petite partie de Beatch Voley. Après tout, pourquoi pas. Même si je ne peux pas encore utiliser mon bras gauche ça peut être drôle. Je me levais donc et alla m’assoir sur le Terrain. Les deux protagonistes m’ayant invité étaient partis demander à une jeune fille de venir avec nous, pour ma part j’étais resté sur le terrain et je les attendais. Apparemment elle ne voulait pas venir vus les cris qui émanait d’eux. Mais au bout de quelques minutes elle se joint à nous pour cette petite partie détente. Que le match commence !
Antony Waterfield

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Sam 5 Jan - 17:15
Akane Beach... Un petit paradis dans le long hiver qui sévit actuellement sur Crocus. Tu avais encore quelques courbatures de ton combat contre Akira. Tu avais perdu mais de ton avis dans ce combat la tu en sortais gagnant. Tu connaissais mieux une des membres de ta guilde. Les courbatures étaient aux endroits ou les éclats de glace t'avaient entaillés. Sa faisait une semaine que tu étais ici, pourquoi? Tu n'en sais rien en réalité. Tu avait été invité pour une réception ou le maître t'avais demandé d'y participer. Tu comprenais l'avantage politique que pouvais détenir la guilde grâce a la présence de deux nobles dans la guilde... A la rigueur un comme Lisa avait disparue des réceptions et tout et tout. Quant a toi tu avais envie de tout lâcher, mais tu avais reçu l'ordre de continuer. Si jamais le maître savais ce qui ce cachait réellement derrière les apparences, personne ne le croirais.


Cela faisais une semaine que sa durais et tu en avais marre. A un moment tu repartis a la plage... ouais tu t'ennuyais, tu te retrouvais a lézarder quasiment toute la journée et sa te plaisais pas. Tu est quelqu'un qui a besoin de bouger, s'entraîner, pas devenir quelqu'un d'inactif. Tu ne sais pas comment mais tu te retrouva a devoir monter une équipe avec un type que tu ne connais absolument pas. Très vite tu remarque une jeune femme. Tu te demande si tu insistait pour l'avoir dans l'équipe uniquement parce qu'elle te plaisais. Bon tu le fait clairement comprendre a ton "coéquipier" et vous arrivez a convaincre un type de venir faire partie de votre équipe. Bon plus qu'une personne manquante.

Tu arrive face a elle et essuya un refus net et insiste, usant de toute la finesse que tu pouvais. Elle finie par céder et accepter de venir jouer avec vous. En même temps c'est pas la mort de venir jouer une partie de volley non? Enfin bref on étais tous sur le terrain prêts a jouer puis tu pris la parole:

"Bon on se donne nos noms? Moi c'est Antony."

T'a pas envie que vous jouiez dans une sale ambiance et tu te penche attrape le ballon, c'est a vous de servir. Tu jongle d'une main sur l'autre, ton tatouage de guilde brillant sur ton épaule, sa fait quand même stylé la tête de tigre dorée sur ta peau qui a commencée a devenir mat...

"Bon qui sers?"

Vous jouez face a une équipe de collégien sauf qu'ils pratiquent ce sport... Sa sera intéressant, enfin c'est ce que tu pense?


Spoiler:
 
Tobias Grant
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Sam 5 Jan - 22:47
De retour à Fiore Est après le fiasco de ma dernière visite, j'avais décidé cette fois-ci de me reposer plutôt que de provoquer un jeune mage dragon. Et oui, c'était à cause de ça que je n'étais pas revenu depuis. C'était un peu comme si, suite à cet événement, on m'avait interdit d'y remettre les pieds !! Or, ce n'était pas le cas. J'avais remboursé ma dette en aidant à la reconstruction de la taverne et en jouant les serveurs pendant un mois !! C'était donc après ça que je m'étais abstenu de revenir, surtout qu'avec la malchance qui me caractérisait je serais sûrement retombé sur cet Aoyuki au sang beaucoup trop chaud à mon goût. Enfin bref, tout ça pour dire que ça faisait longtemps que je ne m'étais pas rendu à l'Est de Fiore. Ma destination avait été la plage d'Akane pour m'y détendre quelques jours. Mon corps n'en pouvait plus de combattre sans arrêt et d'enchaîner les missions non-stop : il voulait faire une pause et j'étais parfaitement d'accord avec lui. Il était donc temps pour moi de ne penser à rien d'autre qu'à moi durant ce petit séjour sur ce lieu paradisiaque.

Arrivé la veille au soir, j'avais seulement pris le temps de déposer mes affaires dans l'une des chambre de l'hôtel. Je n'avais rien fait d'autre à part dormir après. Résultat, je ne m'étais pas levé avant le lendemain aux alentours de midi, en râlant parce que j'avais trop dormi avant de réaliser que je n'étais pas du tout pressé. Je n'avais rien de prévu, personne à aider, personne à sauver, personne pour m'engueuler parce que j'étais en retard : j'étais tranquille. On ne m'attendait pas sachant que j'étais venu seul ici. Un choix mûrement réfléchi, car j'aurais très bien amener un ami ou une amie de Lamia Scale avec moi. Cependant, j'avais préféré éviter pour ne pas penser à la guilde justement. Penser à la guilde me faisait immanquablement penser au boulot et aux missions non-effectuées affichées sur le tableau au sein du QG. Ainsi, le meilleur moyen de me sentir en vacances pendant ces quelques jours, c'était de me rendre seul sur la plage pour nager ou bronzer autant que je le voudrais. J'avais hâte d'y être.

Quelques heures plus tard, je me trouvais dans l'eau nageant avec les quelques rares poissons se promenant près de la plage. L'eau était vraiment très claire et m'offrait une visibilité incroyable. Nul besoin de plisser les yeux pour éviter de me perdre, et même si je nageais trop profondément je saurais toujours évaluer la distance me séparant de la surface. Cela devait faire un moment maintenant que j'étais dans l'eau et mon béret commençait sérieusement à me manquer. J'avais été forcé de le laisser avec ma serviette sur une chaise longue, mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour celui-ci, ou plutôt pour celui qui essayerait de me le voler... Si j'avais fait l'effort de l'abandonner pour nager, ce n'était pas pour qu'on en profite pour me le prendre ! Et je serais prêt à traquer jusqu'en Enfer celui ou celle qui s'en approcherait d'un peu trop près !! Je n'en faisais pas trop du tout ! C'était mon béret et mieux valait garder ses distances ! Sortant de l'eau sans me presser, je passai devant de nombreuses personnes – dont une ravissante jeune femme à la chevelure bien plus longue que la moyenne – avant de m'arrêter devant la chaise que j'avais plus ou moins réservée en posant mes affaires dessus.

Après avoir séché mes cheveux, mon béret reprit sa place et je me sentis tout de suite mieux. Hmm ? Que me voulait ces enfants ? Un match de volley ? Pourquoi pas, ma dernière partie remontait à mes 18ans en plus. Je m'en souvenais très bien parce qu'à l'époque on s'était fait laminé, mon équipe et moi ! Qu'on soit un mage ou pas ne changeait pas grand chose dans un jeu comme celui-ci. Certes, la force, la vitesse et les réflexes étaient d'une grande importance, mais pour être vraiment bon dans ce sport, il fallait de la technique, de la précision et un véritable esprit d'équipe surtout. En gros, j'espérais monter une bonne équipe pour faire face à ces jeunes qui devaient avoir l'habitude de jouer ensemble sur cette plage. Je partis donc à la recherche de trois personnes qui, par chance, voudraient bien jouer avec moi. Le premier accepta assez vite, par désir de sortir de l'ennui je supposai, et repéra ensuite une fille – celle aux longs cheveux – qu'il voulait inviter à nous rejoindre. C'était comme il voulait, je ne cherchais pas d'hommes en particulier. Mais avant d'aller la chercher, on recruta d'abord un homme qui devait avoir à peu près mon âge. Il nous attendit directement sur le terrain alors qu'on se dirigeait vers la jeune femme.

Je fis un effort pour ne pas éclater de rire lorsqu'elle refusa, non pas parce qu'elle avait refusé, mais plutôt parce qu'Antony n'avait pas l'air d'accepter sa réponse. Je le laissai donc négocier comme il l'entendait sans rien dire et fut content de voir qu'il était parvenu à la convaincre. Nous rejoignîmes alors le troisième membre de notre team de 4 sur le terrain d'ores et déjà tracé sur le sable. Quelque chose attira alors mon attention et je fus surpris de voir la marque de Sabertooth sur l'épaule du premier mec que j'avais sélectionné. Intérieurement, je priais pour qu'il ne soit pas mauvais perdant dans le cas où on se ferait massacrer. Repositionnant mon béret sur ma tête, je fis un pas dans la direction d'Antony, puisqu'il s'était présenté ainsi, et lui pris le ballon des mains à la fin de sa question.

« Je me charge du service. – lui répondis-je tout en sortant du terrain pour pouvoir servir dans les règles. Étant torse nu, le tatouage de Lamia Scale se trouvant sur mon omoplate était lui aussi visible contrairement à d'habitude. Je me présentai alors, affichant un grand sourire car je sentais que j'allais bien m'amuser – Tobias, ravi de faire votre connaissance. »

L'équipe adverse semblait impatiente de commencer à jouer et n'avait pas l'air d'apprécier cette petite phase de présentation. Pas très patients ceux-là. Tant pis pour eux, je n'étais pas pressé. J'attendis donc de connaître les noms de ceux qui avaient accepté de jouer le jeu avant de me préparer à servir. Le match allait enfin pouvoir commencer. Je leur demandai d'abord s'ils étaient prêts avant de lancer la balle en l'air. Sautant pour pouvoir la smasher directement chez l'adversaire, j'avais oublié de prendre en compte un détail d'une grande importance et fit une petite erreur. En effet, ma force physique n'était plus la même que celle que j'avais à mes 18ans et nos adversaires étaient encore plus jeunes que ça, j'y étais donc allé 100x trop fort ! A l'instant où je frappai la balle de ma main, je compris où était mon erreur. Le truc, c'était qu'il était trop tard pour réduire la puissance de mon service et donc, le ballon traversa le terrain à toute vitesse avant de frapper le sol en dehors du terrain – une bonne vingtaine de mètres en dehors pour être plus précis.

« Oups !... Je suppose que c'est à eux de servir maintenant.. Il y en a qui ont déjà joué au Beach Volley parmi vous ? »

J'étais sincèrement désolé pour ce point concédé à l'adversaire mais bon, je ne l'avais vraiment pas fait exprès ! Au prochain service, je le mettrai dans le terrain après avoir suffisamment bien dosé ma force pour que l'équipe adverse ne se blesse pas en cherchant à la renvoyer. L'objectif était de s'amuser, et non pas de détruire ! En attendant, autant faire connaissance durant le match, non ? Et une petite question sur leur expérience de ce sport était un bon début je trouvais.


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Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Dim 6 Jan - 20:28




















Moment de détente.

Akane Beach, cet endroit était réputé pour regorger de plaisirs. C’était l’endroit rêvé pour se détendre, oublier le quotidien. J’en avais bien besoin en fait. Depuis mon arrivée à Tartaros, je ne faisais qu’alterner sans cesse entraînement et mission. Quand j’avais un seul instant de libre, j’essayais toujours de le combler avec encore plus d’entraînement. Je ne me laissais pas un seul instant de répit. A croire que je voulais me surmener. Certes je prenais des petits moments de plaisir lors des missions en opérant des légers détours. Mais le voyage nécessitant toujours plusieurs jours, je n’avais guère le temps de profiter. A peine j’avais mis un jour dans une belle ville que je devais m’en aller. Cette fois-ci, j’allais prendre mon temps. Une semaine, peut-être deux. Toutefois, un nouveau problème me fit face. Il y avait beaucoup de gardes à Akane Beach, des mages officiels et je fais partie d’une guilde noire. Et dire que je rêvais de me balader en maillot court. Certes, je le fais continuellement mais pour une fois, j’aurais attiré le regard de plusieurs hommes. C’était vraiment ennuyeux. Cependant, il était hors de question que je renonce à cette idée. Heureusement pour moi, j’avais toujours du tissu dans mon atelier. Je m’y suis donc rendue afin de me confectionner un bas de maillot qui descendrait légèrement sur mes cuisses, de façon à couvrir la marque de ma guilde. Au bout d’une heure, j’avais finalement pu réaliser ce que je cherchais, tout en y ajoutant un petit côté esthétique. Il était hors de question de me voir vêtue d’une immonde tenue, plutôt mourir. Je finis donc les préparatifs et je me rendis sans plus tarder vers Akane Beach. Après tout, elle était très éloignée de la guilde. Ça n’arrangeait guère mes affaires, moi qui voulais me reposer entièrement, je n’avais pas la moindre envie de marcher jusqu’à mon lieu de repos. Heureusement, la nature m’avait bien constitué et plusieurs caravanes transportant divers produits passaient fréquemment sur la route y menant.

Une fois que j’avais fini mes préparatifs pour le voyage, je me suis contenté d’utiliser mon charme pour me faire transporter gratuitement jusqu’à Akane Beach. C’était assez facile d’autant plus que le conducteur n’arrivait pas à détourner le regard de ma poitrine et en cas de mauvaise action de sa part, il me suffisait de lui donner une bonne correction pour le ramener à l’ordre. Certes, cela ne réduisait pas tant que ça mon temps de voyage mais au moins, je pouvais m’assoir tranquillement et profiter de la vue. Une fois arrivée à destination, je remerciais avec un sourire niais mon hôte qui ne pouvait toujours pas décoller les yeux de ma poitrine, puis je partis directement vers la plage. En m’y rendant, je vis pas mal de gardes mais aucune habitation. Il semblerait donc que ce soit un endroit expressément réservé à la détente. Avant d’arriver à la plage, je suis passé par le casino. Ça me disait bien d’y aller faire un tour, j’irais surement le soir mais pour le moment, direction le sable fin et chaud de la plage. Je me baignerais peut-être bien aussi tiens mais pour le moment, bronzette. Ma peau était devenue pâle à force de rester dans l’ombre. J’ai donc mis le maillot que j’avais spécialement fabriqué pour l’occasion, m’installai sur une chaise vide, me passai un peu d’écran total et me mis à bronzer. Ma longue chevelure touchait le sable fin, ce n’était pas si dérangeant. Quelques instants plus tard, alors que je bronzais paisiblement, je ne sentais plus la chaleur du soleil. Deux hommes me l’avaient masqué. A leurs odeurs, c’étaient de simples humains. J’avais horreur que l’on me dérange en particulier des étrangers. Seul l’un des deux parla, celui à la chevelure en bataille, l’autre se contentait d’observer. Celui qui me parla semblait agité. Il me proposa de les rejoindre pour faire une partie de Beach Volley. J’y avais déjà joué auparavant bien que ce fût bref. A l’époque, je ne me débrouillais pas si mal mais ça faisait déjà 5 ans et la dernière c’était plutôt mal finie écourtant mes vacances. Par ailleurs, je comptais bien faire de ses vacances un excellent souvenir ou tout du moins les faire durer. Je n’avais pas envie de les faire s’écourter elles aussi. Je me suis donc contentée de leur répondre simplement en remettant mes lunettes de soleil.


Je refuse

Celui qui s’adressait à moi jusque-là réagit de manière excessive. Il semblait avoir mal pris ma réponse ou plutôt semblait la refuser. Cela fit d’ailleurs rire celui qui l’avait accompagné. Il insista donc. Honnêtement, j’avais envie de lui coller mon poing dans la figure, mais sa réaction finit par m’amuser bien que je ne l’aie pas montré. J’étais en vacances, je n’allais pas commencer à faire des histories. Il finit par me convaincre. J’ai donc déposé mes lunettes de soleil et commencé à les suivre. Marchant derrière eux, le tatouage de l’«agité» attira mon attention. Il faut dire aussi qu’une tête de tigre doré peinte en plein milieu de l’épaule ne passe pas inaperçue. Il faisait donc parti d’une guilde officielle. J’avais déjà accepté mais je commençais déjà à le regretter. Dans quoi j’étais en train de m’embarquer au juste ? Une fois arrivée, je me suis rendue compte qu’il y avait un troisième joueur. Un autre humain lui aussi à son odeur. Je ne pus m’empêcher de me demander pourquoi exactement j’étais la seule fille du groupe, mais ce n’était pas le pus important.

« Bon on se donne nos noms? Moi c'est Antony. Bon qui sert? »

J’avais une sainte horreur de cette façon de parler. On se connaissait à peine mais il se permettait d’user d’un ton si familier. Si auparavant, je n’avais pas croisé ce mage de Blue Pegasus, j’aurais sans doute étiqueté les mages officiels. De plus il tenait à ce qu’on se présente, je n’en voyais pas du tout l’utilité, c’était vraiment abstrait et ça ne servait en rien au jeu. D’ailleurs, ce n’est qu’à ces mots que je me suis rendue compte de la présence de l’équipe adverse. C’était certes de simples collégiens mais il était rare que je ne remarque pas la présence de quelqu’un, sans doute car j’étais perplexe face à mes décisions qui elles aussi ne me ressemblaient guère. Toujours est-il que cette simple phrase qu’avait prononcée l’«agité» suffit à faire parler son camarade qui n’avait pour l’instant pas dit un mot. En effet la phrase prononcée, il lui répondit.

«Je me charge du service. Tobias, ravi de faire votre connaissance. »

Son style était très loin de l’autre avec un petit côté soft qui ne me déplaisait pas trop. En même temps que je découvrais son nom, je découvrais aussi sa guilde. En effet, la marque caractéristique de Lamia Scale était peinte en plein sur son omoplate. C’était bien ma veine, deux mages officiels, je n’avais vraiment pas de chance. Toutefois, j’aurais du m’en douter après tout, quel mage noir voudrait se balader torse nu et jouer contre des étudiants, à part la sotte que je suis bien que ma situation soit légèrement atténuante. Le troisième dont je n’avais pour le moment pas vu bouger hormis pour se mettre en position, ni entendu le son de la voix était sans doute lui aussi un mage officiel. Quoi qu’il en soit, j’allais bientôt le découvrir, pour le moment, il était question de jouer un match. Avant que la rencontre ne commence, je me suis présentée à mon tour vu qu’il était sûr que le troisième protagoniste le ferait sans problème.


…. Vous pouvez m’appeler E…


C’est alors qu’un doute m’assaillit, je me suis tut un court instant, était-ce vraiment prudent de leur donner mon véritable nom ? Même s’il ne s’agissait que de mon prénom, il me semblait que je devais faire attention. Pourtant, quelque chose me poussa à leur révéler mon prénom.


Elena


Peut-être était-ce l’indifférence, ou la vanité, je ne le savais pas toujours est-il que je venais de le leur révéler. Il était trop tard pour faire marche à arrière. A ma grande surprise, le troisième protagoniste n'a pas, comme je l’avais imaginé, révélé son prénom. Malgré tout, Tobias nous demanda une dernière fois si nous étions prêts et engagea le match. Il fit un service smashé mais la balle se retrouva hors du terrain, une bonne vingtaine de mètres plus loin. Un œil non averti et surtout inexpérimenté pourrait croire à une grossière erreur venant de sa part ou qu’il ne s’était tout simplement pas contrôlé sachant sa condition de mage. La vérité était toute autre. Sous son faux air calme et mystérieux, se cachait un puissant mage. Je frémis, l’envie de l’affronter me traversa l’esprit, dans des conditions différentes, je l’aurais sûrement provoqué en duel pour me tester. Mais ce ne serait pas pour cette fois, il y avait trop de gens, j’étais en vacances et cela se transformerait sans nul doute en trois contre un. En plus, je n’étais vraiment pas d’humeur à me battre, ni véritablement à jouer d’ailleurs mais je sentais intérieurement que le match me permettrait d’en apprendre plus que ce que je n’aurais pu le croire. A peine avais-je pensé cela qu’il entama une discussion, sans doute dans le but de mieux nous connaître ou pour des raisons plus personnelles.

« Oups !... Je suppose que c'est à eux de servir maintenant.. Il y en a qui ont déjà joué au Beach Volley parmi vous ?»

A vrai dire, peu m’importe les raisons qui l’ont poussé à le faire, c’était l’occasion d’en apprendre plus sur lui, les autres mages ne m’intéressaient guère, mais lui, je me devais d’en savoir le plus possible. J’avais donc décidé de me prêter au jeu et de poursuivre, comme si de rien était la discussion qu’il venait d’entamer.


Oui…. Moi… mais ça remonte à cinq ans de ça….


Je ne devais pas commettre d’imprudences, le questionner trop vite sur sa magie pourrait paraître étrange et m’attirer pas mal d’ennuis, il fallait progressivement tourner la conversation vers lui.


Qu’est-ce qui vous a amené dans ce coin ? La beauté de la mer ? Le sable fin ? Le besoin de vacances ? Ou tout simplement un délire……


Nos adversaires semblaient ne pas vraiment apprécier notre interlude. Ils m’empêchèrent de finir ma phrase en m’envoyant le ballon de toutes leurs forces. Heureusement que ma condition de dragon slayer optimisait mes facultés ou était-ce mon entraînement ? Exaspérée et énervée car je détestais qu’on me coupe la parole. Je leur ai donc renvoyé la balle le plus violemment possible. Malheureusement, j’avais loupé le visage de celui que je visais, il avait réussi à esquiver mais cela nous faisait tout de même un point.


Tsss aucune éducation ces jeunes. Je disais donc ou tout simplement un délire personnel ? Je suis assez curieuse.


Ça y est, la conversation était engagée. J’allais progressivement l’emmener vers le sujet que je voulais. Toutefois, c’était à double tranchant car moi aussi je devrais révéler ma magie pour atteindre mon but. Ce n’était pas grand-chose pour en savoir plus sur un potentiel adverse. Il est toutefois important de me poser une limite. Une fois que je saurais ce que je veux, je m’arrêterais. J’étais venue ici pour me reposer et je ne tenais vraiment pas à tout gâcher comme il y a cinq ans de cela. Je leur proposerais bien de m’accompagner au casino ce soir, surtout si je n’arrivais pas à obtenir ma réponse en journée. Maintenant, je n’avais plus qu’à attendre pour voir la tournure que prendrait la discussion, je ne devais aucunement paraître étrange si je voulais conserver l’anonymat.


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Dernière édition par Elena Frost le Dim 14 Avr - 21:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Mer 16 Jan - 18:42

Le match venait de commencer. Le jeune au béret du nom de Tobias s’occupait du premier service. Mais cette andouille avait tellement mal dosé sa force que la balle partit si vite qu’elle sortit du terrain avant de frapper le sol quelques dizaines de mètres plus loin. Mon dieux, sois il n’avait jamais joué au Beach-Voley, sois il ne savait pas doser sa force. Suivit de ce service grotesque la jeune fille donnais son nom, et je ne voyais pas de marque de guilde, peut-être l’avait-elle caché ou n’en avait-elle pas. Enfin ce n’est pas vraiment le moment de penser à ce genre de chose, je suis ici pour me détendre et je compte bien ne pas causer d’ennuis. Le match poursuivait alors et le service était aux jeunes de l’équipe d’en face. Ils servirent et le ballon se dirigeant directement sur. Apparemment elle n’avait pas vraiment aimé ça. Elle frappait le ballon comme le ferais une furie tout en visant le garçon qui avait servi. Loupé, dommage pour elle. Bien qu’elle ait marqué le point elle avait raté sa tête. Ça aurait pu être drôle.

Je pris le ballon et le lança à Tobias sans dire un mot. Je ne tenais pas vraiment à parler. Je ne leur avais pas di mon nom d’ailleurs. Mais bon, ils n’en n’ont pas besoin. La fille nous posait des questions, que je n’écoutais pas. Je devais me concentrer sur le match, car bon j’ai accepté de jouer, mais je vais devoir me débrouiller avec un seul bras. Ça risque d’être tendu. Surtout que c’est ma première fois. Mais ça ne devais pas être si compliqué que ça. Tobias servit et les jeunes d’en face renvoyèrent le ballon que je m’empressais de réexpédier de l’autre côté. La prochaine fois je smatch. Le ballon revint de notre côté et mes coéquipier le renvoyèrent de l’autre côté. Mais avant qu’il ne passe le filet, je sautais et fit un smatch qui atterris directement dans le camp adverse. Bien sûr je n’avais toujours pas sortis ma main gauche de ma poche afin de ne pas bouger mon bras. Sans quoi je me tordrai de douleur à l’heure qu’il est. Cela fait maintenant deux à un pour nous. Ce n’était pas vraiment difficile, même avec un bras je m’en sors. Après je ne sais pas si ils mettent le paquet en face. Si ça se trouve ils ne font que s’échauffer. Je prenais alors le ballon et le redonna à l’un de mes coéquipiers. Pour ma part, je ne pouvais pas servir. Ou alors ça serait l’laborieux.

Je pouvais les entendre parler entre eux. Pour ma part je restais à ma place et je ne parlais pas. Je ne les écoutais même pas à vraie dire, je ne savais même pas de quoi ils parlaient. Mais bon maintenant à nous de jouer et il ne faut pas que l’on perde face à ses jeunes de première zones.

Tobias Grant
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Jeu 7 Fév - 1:56
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Bon, je m'étais loupé sur mon premier service. Tant pis. Le match ne faisait que commencer et j'aurais largement le temps de me rattraper. J'espérais par contre qu'on ne me gueulerait pas dessus à cause de cette énorme faute ! Pourquoi énorme ? Parce que quand le ballon se retrouvait à plus de vingt mètres du camp adverse, ça n'avait rien d'une petite faute de rien du tout. Cependant, il y avait un bon côté dans tout ça : les présentations avaient été faites. L'équipe se composait donc d'Antony, d'Elena, d'un muet qui n'avait même pas daigné nous adresser un mot, et de moi. Le premier était un mage de Sabertooth. La seconde devait être une touriste à mon avis. Un peu bizarre mais bon, je supposais qu'Antony était allé la chercher pour autre chose qu'un éventuel talent pour le Beach Volley. Oui, elle était étrange. Je n'avais jamais vu quelqu'un hésiter sur son prénom jusqu'à maintenant, et elle ne bégayait pas. Si elle n'avait pas répondu du tac au tac comme moi, c'était pour une raison. Laquelle ? Je ne savais pas. Alors que je m'apprêtais à y réfléchir sérieusement, je me rendis compte que j'étais complètement à l'ouest là ! Non mais qu'est-ce que je faisais ? J'étais venu ici pour me reposer. Repos physique et mental, ça voulait dire ! Il n'était pas question que je me casse la tête pour une simple présentation et que je gâche mes vacances !

Je cessai donc d'y penser et me concentrai de nouveau sur la partie et sur mon plaisir personnel. Une petite question sur l'expérience que les autres avaient niveau Volley. Voilà qui était malin de ma part. Lentement mais sûrement, je parviendrais à me sortir toutes ces hypothèses plus stupides les unes que les autres sur les raisons qui avaient poussé la jolie Elena à répondre ainsi. Comme pour me rassurer sur le fait que j'étais encore en plein délire, elle fut la première à me répondre. Elle aussi n'y avait pas joué depuis quelques années. On était dans la même galère alors parce qu'il nous faudrait un petit moment pour nous remettre dans le bain. De bonne humeur, je l'écoutais alors qu'elle poursuivait la conversation. Elle n'était pas comme le muet au moins, elle savait meubler une conversation elle. Comment avais-je pu me faire des films sur son identité ? Elle était juste timide. Quoi de plus normal quand on se retrouvait en quelques secondes sur un terrain de Volley avec trois mecs pour affronter des semi-hommes... Elle n'avait rien à cacher. Je devais cesser d'être parano vraiment. Toutes les femmes n'étaient pas des tueuses en puissance comme l'autre comédienne. Il faudrait que je ré-apprenne à faire confiance aux inconnues, ou à leur laisser le bénéfice du doute au moins. La rencontrer ne m'aura vraiment rien apporter de bon au final...

Elle fut interrompue alors qu'elle terminait sa phrase par l'équipe adverse qui ne voulais pas nous laisser blablater tranquillement. Franchement, c'était les vacances, non ? Pourquoi se presser ? Surtout qu'on avait gentiment accepté de les affronter. Ils pourraient faire un effort quand même. Ils avaient remporté le gros lot en tout cas : ils avaient réussi à l'énerver. Et apparemment, mieux valait ne pas l'asticoter elle. D'après la trajectoire suivi par le ballon qu'elle venait de leur renvoyer, elle avait cherché à viser la face de l'un d'eux. Pas très sympa de sa part non plus. Compréhensible comme réaction, mais avoir un meilleur contrôle de ses émotions serait mieux pour elle. C'était mon avis en tout cas. Il ne servait à rien de réagir au quart de tour pour tout et n'importe quoi. Certes, elle avait été visée. Mais c'était de jeunes ados en face. Je trouvais naturel qu'on leur montre le bon exemple. Si nous, les adultes, nous montrions aussi impulsifs qu'eux, jamais ils ne changeraient d'attitude. Esquivant de peu la balle, celle-ci toucha quand même le sol. Indirectement, Elena venait donc d'égaliser suite à mon service raté. C'était donc à nous de servir à présent. Tiens ? Le muet me lançait la balle pour que je serve. Sympa de sa part, même si quelques mots n'auraient pas été de trop, à condition bien sûr qu'il puisse parler.

Tout en me préparant à servir, je repensais aux questions de la touriste. Qu'allais-je bien pouvoir lui répondre ? J'avais accepté le fait que je devais profiter de mes vacances et ne plus me casser la tête pour rien. Elle voulait savoir ce qui m'avait amené ici, à Akane Beach. Il n'y avait rien de mal à ça, surtout que c'était une question que je me serais bien vu lui poser. Je lui répondis avec un sourire :

« Un peu de tout en fait. J'avais vraiment besoin de faire une pause, de souffler. Et entre nous, connaissez-vous un meilleur endroit qu'ici pour se détendre tout en se reposant ? »

Oui, je l'avais bel et bien vouvoyée. Sachant qu'on n'avait pas élevé les cochons ensemble et que j'accordais une importance capitale au respect d'autrui, je trouvais cela légitime. Lançant la balle en l'air, je fis de nouveau un service smashé pour l'envoyer dans le camp adverse. Néanmoins, j'avais dosé ma force cette fois. Je m'étais suffisamment retenu pour éviter de les blesser dans le cas où ils entreraient en contact avec ma balle frappée. Ils parvinrent donc à nous la renvoyer sans trop de problème. C'était parfait ! Cela voulait dire que je ne m'étais pas loupé cette fois-ci. Il n'était pas facile de limiter sa force quand on jouait avec des humains ordinaires. Et oui, quand on passait son temps à se frotter à des mages tous plus puissants les uns que les autres, on avait tendance à tout donner à chaque fois et à ne plus se limiter sous peine de finir dans un sale état. En plus de ça, il ne fallait pas oublier Jecht, le mercenaire, qui n'avait rien d'un humain ordinaire. Autant dire que c'était la première fois depuis longtemps que j'avais l'occasion de m'amuser avec des gens n'ayant rien à voir avec la magie. Pas de Dragon Slayer, pas de horde de moucons, pas de tueuse, aucun signe de mercenaire aux armes magiques multiples ou de Lycaon boosté au Regalia, et pas de mage de glace prêt à me congeler sur place !! Bref, c'était la fête !

 « Et vous ? Avez-vous fait un long voyage pour venir bronzer sur cette île paradisiaque, ou vivez-vous dans le coin ? »

Tout en reprenant la discussion, je continuais à jouer. Le muet s'occupa de renvoyer la balle, puis ce fut au tour d'un autre avant qu'il ne les achève d'un smash avec une main dans la poche. C'était moi où l'équipe que j'avais confectionné s'en sortait bien ? D'après les réponses que j'avais obtenu, seule la fille avait déjà joué au Beach Volley. Et pourtant, on avait l'avantage ici. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais comme un mauvais pressentiment. Ils n'avaient pas l'air inquiets. Et vu leur façon de nous regarder, c'était un peu comme s'ils nous observaient. Sur le coup, ça me rappela ma façon de gérer un affrontement : je privilégiais toujours une phase d'observation avant de passer à l'action et de donner tout ce que j'avais pour vaincre. Si j'avais bon, dès lors qu'ils auraient réuni toutes les informations nécessaires à leur stratégie, ils passeraient à l'offensive. Techniquement, ils n'avaient mis aucun point en plus. Le premier, c'était moi qui avait fait une faute. Les membres de mon équipe s'en étaient-ils rendus compte eux aussi ? Après tout, qui oserait proposer une partie à des adultes s'il n'était pas sûr de l'emporter au final ? Personnellement, je ne connaissais personne. Je savais surtout que je ne l'aurais pas fait. Les gens aimaient rarement perdre, encore moins dans un domaine où ils pensaient exceller. Soudain, leur expression changea : ils allaient enfin passer aux choses sérieuses.

~~~~~ Quelques minutes plus tard ~~~~~

7 à 2. Ces adolescents menaient maintenant 7 à 2 ! Comment cela avait-il pu se produire ? Moi-même, je n'avais rien compris à ce qu'il venait de se passer. En l'espace de quelques secondes, ils avaient complètement changé de tactique et profité du fait que nous n'étions qu'une équipe improvisée pour enchaîner les points. Sans esprit d'équipe de notre côté, et sans réelle communication non plus mis à part les blablas pour faire connaissance, nous n'avions pas progressé d'un pouce. On ne se parlait pas pour répliquer face aux manœuvres bien calculées de l'autre camp. On se gênait. On se battait presque pour renvoyer le ballon. Et surtout, on prenait ça à la rigolade – mis à part le muet peut-être – il fallait bien l'avouer. On était là à taper la discut' tranquille tandis qu'eux y allaient franco. Autant, au départ, ça ne m'avait pas trop dérangé parce que j'étais pas là pour me donner à fond avec un ballon, autant il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties ! J'avais un minimum de fierté quand même. Et me faire latter comme ça, je ne trouvais pas ça acceptable. Qu'en était-il des autres ? Accepteraient-ils de perdre la face comme ça contre des enfants – par rapport à nous s'entend – ou prendraient-ils enfin cette partie au sérieux ? En attendant, c'était à eux de servir.

 « Dites, je sais pas pour vous, mais l'humiliation c'est pas trop mon truc. Ça vous dirait qu'on passe aux choses sérieuses ? »

Je souriais toujours, mais c'était un autre genre de sourire. Ce n'était plus le sourire niais et insouciant que j'avais quand je ne pensais à rien. C'était le type de sourire qu'il m'arrivait de sortir durant un combat, lorsque celui-ci commençait à me plaire. J'avais une méchante envie de leur montrer que j'avais beau être un mage non-expert dans ce sport, ça ne m'empêcherait pas de leur enseigner quelques trucs sur celui-ci. Notamment le proverbe qui disait qu'il ne fallait pas vendre la peau du Zours avant de l'avoir tué. Le match était loin d'être terminé.
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Lun 18 Fév - 2:03





















Match à terminer !

Après avoir raté le jeune étudiant irrespectueux avec la balle et égalisé, le troisième garçon de l’équipe jusqu’à présent muet agit. Il prit la balle et l’envoya directement à Tobias. Il n’utilisait qu’une seule main. Était-ce par choix ou se trouvait-il dans l’incapacité réelle de faire usage de l’autre ? Je me le demandais mais il n’était pas vraiment mon sujet de préoccupation principal. Je me questionnais beaucoup plus sur le mage au béret. Je me demandais quelle magie il utilisait ? Quelle maîtrise de cette dernière avait-il atteint ? Jusqu’où pouvait-il aller dans son utilisation ? Serais-je capable de le battre si nous étions l’un contre l’autre ? Toutes ces questions me traversèrent une à une l’esprit. Je ne savais plus où donner de la tête. Pendant ce temps, Tobias servit et la balle fut renvoyée par les étudiants de l’équipe adverse puis de nouveau par nous et l’échange continua jusqu’à ce que le mage à la cicatrice effectue un smash nous accordant un nouveau point. Il semblait au contraire de nous autres, prendre ce match très au sérieux. C’était étrange ce trait de caractère. Pourquoi voulait-il à tout prix gagner ce match. Ça n’avait aucun sens mais chacun a sa nature et agit comme bon lui semble. Je ne pouvais rien y faire et rien y dire même comme je trouvais cela limite idiot. Avant de servir, Tobias m’avait répondu disant que c’était un peu de toutes les choses que j’avais citées qui l’avaient poussé à venir ici à Akane Beach. Tout comme moi, il était donc venu pour se reposer. C’était un bon état d’esprit. Notre partenaire muet n’avait quant à lui pas l’air de venir pour la même raison. A la limite, on aurait pensé qu’il s’agit d’un professionnel du volley mais ses gestes montraient tout à fait le contraire. Était-ce volontaire ou naturel ? Je ne pourrais le savoir étant donné qu’il avait, semble-t-il, décidé de ne pas prendre la parole durant toute la partie. On peut dire que c’était regrettable bien que je n’en aie strictement rien à faire. J’avais remarqué autre chose dans les réponses que Tobias avait faites. En effet, après m’avoir répondu, à son tour il me posa une question, me demandant de savoir si j’avais fait un long voyage ou si j’habitais près d’ici. Ce n’était pas la question en elle-même mais plutôt le vouvoiement. En effet, comme l’avait fait le gentleman de Blue Pegasus, Tobias aussi m’avait vouvoyé. C’était quelque chose que je considérais. Il venait si l’on put dire de marquer un point.


J’ai fait un long voyage mouvementé depuis Fiore Ouest en calèche. Etant sujette au mal des transports, je dois bien avouer que ce n’était pas des plus plaisants.

Pas des plus plaisants, je pesais mes mots. Ce voyage était plus qu’horrible. J’étais toujours en train de vouloir vomir et étant donné que j’avais fait du charme au conducteur, je me forçais constamment à afficher une mine souriante et chaleureuse. Plusieurs fois, j’ai failli vomir. Je me suis toujours demandée pourquoi je souffrais d’un tel mal. Je ne supportais décidément aucun moyen de transport, ni train, ni caravane, ni voitures magiques, ni mêmes bateaux. Pourtant, il est dit que l’air de la mer est vivifiant et aide à soigner les maux. FOUTAISES ! Je pense d’ailleurs que c’est en bateau que je me sens le plus mal. Quoique je ne puisse rien affirmer vu qu’à chaque fois que j’étais sur un moyen de transport je n’étais plus qu’à moitié connectée avec la réalité. Des fois, il m’arrivait de perdre conscience. Rien que le fait d’y penser d’ailleurs me rend malade. Pourquoi diable je le faisais d’ailleurs ? Je lui avais donné la réponse qu’il attendait et c’était bon. Plus besoin de réfléchir à ce sujet. Aller, la conversation était lancée et je devais l’amener à me dire tout sur sa magie. Je devais pour cela continuer le match. C’était à présent à mon tour de servir et nous menions deux à un. Au moment où j’ai lancé le ballon en l’air, je vis sur le visage de ces jeunots contre lesquels nous étions en train de jouer un sourire malsain. Ils semblaient confiants bien que ce soit nous qui avions l’avantage. Bref, je ne m’en souciais pas, le match ne m’intéressait pas et encore moins le comportement de jeunes adolescents prépubères. J’ai donc servi normalement et nous avons engagé un nouveau tour.

-------- APRES QUELQUES MINUTES --------

Avec une vitesse prodigieuse et une technique spectaculaire, les étudiants contre lesquels nous étions en train de jouer avaient retourné radicalement la situation à leur avantage. Avec une facilité déconcertante, ils avaient marqué cinq points, menant à présent sept à deux. Tellement absorbée par l’envie de découvrir tout sur le mage aux cheveux jaunes, je n’avais pas fait attention au match si bien que lorsqu’ils eurent montré leur véritable talent pour le volley, je ne pus réagir. Apparemment, c’était aussi le cas de Tobias et de notre cher ami muet. Ah la la la, c’était risible. Trois adultes se faisant laminer comme un rien devant des étudiants ce n’était pas véritablement un spectacle courant à voir. Je ne pus m’empêcher de rigoler bien que l’un des adultes en question n’était autre que moi-même. Après tout, cela méritait bien un rire non ? Contrairement à moi, mes compagnons semblaient plutôt prendre la chose avec bien plus de sérieux. Le muet qui lui déjà sérieux à la base… en fait, je ne saurais dire s’il était touché d’une quelconque manière par cette cuisante humiliation vu qu’il s’obstinait à afficher le même comportement. Tobias quant à lui semblait bien déterminé à gagner. Il prit d’ailleurs la parole nous disant qu’il n’aimait pas trop l’humiliation et souhaitait que l’on passe aux choses sérieuses. A mon humble avis, je pense que le cicatrisé était déjà sérieux mais il faut avouer qu’il devait faire face à un handicap. Yare Yare. J’allais devoir donc y aller à fond. Toujours en riant, je lui répondis.


Je suis parfaitement d’accord.

Il était donc temps de terminer ce match. La rencontre se faisait en quinze points, c’était parfait. Premier objectif, revenir au score. Second objectif, leur offrir un lattage en bonne et due forme comme ils venaient de le faire. C’était parti, j’ai commencé par un service smashé dans lequel j’ai mis toute ma force. Ils ne purent le rattraper. Un point pour nous. Et oui, c’était comme ça quand j’étais sérieuse. Avec joie, je constatais en même temps que je n’avais rien perdu de l’époque. C’était rassurant. Allez, à eux de servir. Ils semblaient décontenancés. Vraisemblablement le regard de mon comparse au béret dans lequel on pouvait lire la rage de vaincre et mon service actuel semblaient les laisser perplexes. Ils se ressaisirent et servirent. Le muet renvoya la balle et un étudiant fit de même avant que Tobias ne vienne conclure le point par un smash. Ça faisait déjà sept à quatre. Ce genre d’échanges se poursuivit jusqu’à ce que nous remontions à huit partout. Tobias et moi, ayant plus de facilités que notre camarade avions marqué ensemble cinq points. Et après un nouveau point concédé, le muet marqua le sixième, nous propulsant à égalité. Les jeunes devaient à nouveau servir. Sans qu’on ne sache pourquoi, ils sourirent avant d’effectuer une combinaison des plus impressionnantes et de marquer le point. Ils avaient toutefois omis un léger détail. Nous étions plus grands, plus expérimentés et nous étions des mages. Chacun de nous connaissait les bases du combat à savoir analyser la technique de l’adversaire afin de pouvoir réagir comme il se doit au moment propice. Ainsi, comme prévu Tobias, Mattias et moi avons réagi au quart de tour quand ils essayèrent à nouveau de nous refaire leur coup du tonnerre. Cette fois-ci, malheureusement pour eux, cela ne marcha pas. Ils affichaient un regard à présent plein de surprises. Apparemment, nous venions de contrer leur botte secrète. La victoire nous était donc assurée. Et c’était reparti sur un service de Tobias qui à son tour marqua le point. A chacun de nos services, nous remportions le point soit directement soit après quelques échanges, de même qu’à leur service. Rapidement après des échanges palpitants, nous sommes parvenus au score faramineux de quatorze à neuf. Plus qu’un point et nous pourrions conclure ce match. C’était à leur tour de servir. Une fois le service lancé, le mage à la cicatrice l’envoya en l’air. En une fraction de seconde, le regard du mage au béret et le mien se croisèrent avant que nous ne courions tous les deux vers la balle. Sautant au même moment, nous avons réexpédié la balle de l’autre côté en effectuant un smash à deux au même moment. Il n’y avait aucun moyen qu’ils puissent le contrer. Le match était à présent terminé et s’est soldé sous le score de quinze points à neuf. Les différents adversaires se sont salués avant de se séparer.

A la fin du match, le mage de Saber Tooth qui m’avait invité à les rejoindre décida de nous laisser. Il s’en alla donc sans un mot on ne sait où. Quand à nous, nous sommes restés encore un moment à la plage. Nous avions le sourire aux lèvres bien qu’à bien y réfléchir, il n’y avait rien de bien glorieux à gagner face à des gamins. Mais on était là en train de sourire. J’avais transpiré, je devais donc me doucher et aussi me rafraîchir un peu. Je n’allais donc pas tarder à prendre congé de mes partenaires. Toutefois, il n’en demeurait pas moins que j’avais envie d’en apprendre plus sur Tobias. Avant de nous séparer, je leur ai donc donné rendez-vous au casino ce soir aux alentours de vingt-et-une heures. Cela devait me laisser assez de temps pour convenablement me préparer. Je suis donc retournée à ma chaise longue, ai pris mes affaires et suis retournée vers ma chambre dans l’hôtel que j’avais choisi. Une fois que nous approchions l’heure de la rencontre, je me suis mise en route et, à vingt-et-une heure pétante étais en face du casino. Arrivant devant un de mes deux compagnons de la soirée dans une belle robe alliant les couleurs rose foncé et rose pâle, du type exotique recouvrement convenablement mes jambes mais que très légèrement le haut de mon corps, je lui souris et pris la parole.

Tenue de soirée:
 

Alors monsieur Tobias, prêt à vous amuser?

Le jeune muet manquait à l'appel mais qu'importe, seul Tobias m'intéressait. Il était vêtu d’un costume, quoi de plus normal lorsque l’on se rend dans de tels lieux où une tenue correcte est de rigueur si l’on voulait avoir une chance d’entrer. J’empoignais le bras de Tobias comme s’il était mon cavalier et entamait la marche vers le casino. J’allais saisir cette chance pour savoir ce que je n’ai pas pu savoir à la plage mais aussi et surtout, j’allais passer du bon temps. J’étais ici en vacances, en VACANCES ! Je ne devais impérativement pas me sortir cela de l’esprit. La priorité était donc de m’amuser et dans la mesure du possible en apprendre plus sur les capacités magiques du mage au béret. Comme je m’y attendais, la salle spacieuse était magnifique et regorgeait de jeux en tous genres. Machines à sous, table de poker, roulettes. On avait vraiment l’embarras du choix et l’endroit était bondé. Le spectacle et le divertissement allaient commencer. Je me demandais s’il était aussi fort aux jeux qu’il l’est au volley-ball. J’allais bientôt le savoir.




Dernière édition par Elena Frost le Dim 14 Avr - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Lun 25 Mar - 14:59
Spoiler:
 

Une nouvelle fois, la seule fille de notre équipe improvisée de Beach Volley fut la seule me répondit. Il fallait dire aussi qu'au vu des vents que j'avais pris avec les deux autres, il était bien plus simple pour moi de ne m'adresser qu'à elle. C'était vraiment dommage d'en arriver à devoir ignorer la présence de deux autres personnes alors qu'on était censé jouer collectivement et en profiter pour nous amuser et faire connaissance. Et puis, c'était malpoli que de ne pas répondre à quelqu'un qui s'adressait à nous. Ayant grandi dans un restaurant, j'avais appris très tôt à répondre aux commandes et à respecter ceux qui s'adressaient à moi ainsi que ceux à qui je m'adressais. D'où le vouvoiement et l'importance que j'accordais à la politesse et au respect d'autrui. Surtout que ça n'avait rien de bien compliqué ! Dans le pire des cas, ils auraient toujours pu me dire qu'ils ne désiraient pas nous parler. Chose étrange d'ailleurs, car j'aurais pensé – après avoir vu l'insistance dont Antony avait fait preuve pour qu'Elena nous rejoigne – qu'il aurait été d'autant plus enclin à discuter avec elle. Je m'étais lourdement trompé apparemment, ou alors il était bien trop timide pour lui parler maintenant qu'il la voyait se mouvoir sur le sable avec une telle agilité. Est-ce qu'elle m'impressionnait ? Plutôt oui, sachant que je la considérais comme une simple humaine, soit une non mage. En même temps, sans le tatouage de guilde d'Antony, je n'aurais jamais su qu'il était un mage. Quoiqu'il en soit, là n'était pas la question.

Alors comme ça, la demoiselle arrivait de l'Ouest. Elle avait dû effectuer un trajet extrêmement long pour arriver ici à Akane Beach ! Et en calèche ! Elle était complètement malade celle-là ! Bon d'accord, elle n'avait pas eu trop le choix mais bon quand même. Personnellement, j'avais l'habitude de voyages longs du genre parce que j'effectuais souvent des missions loin du siège de ma guilde. Mais pour elle qui en plus souffrait d'un mal des transports, ça avait dû être une véritable torture... Je sentais clairement l'euphémisme dans sa phrase. Elle tentait de minimiser le calvaire qu'elle avait dû vivre durant des jours qui avaient dû lui sembler être des mois ! Je ne pouvais imaginer ce que ça avait dû être pour elle. J'avais déjà fait la connaissance d'une personne souffrant d'un mal de mer uniquement, et sur un bateau, il ne s'était pas amusé du tout ! Lui avait de la chance encore, seul les bateaux lui donnaient des nausées. Ce n'était pas le cas d'Elena qui avait parlé des transports en général, et je supposais que cela incluait les transports terrestres, aquatiques et aériens. La pauvre, j'espérais pour elle qu'elle ne voyageait pas souvent. Très vite, je dus mettre fin à ma conversation avec cette chère Elena pour me concentrer sur le match qui tournait depuis quelques minutes maintenant à la correction ! Et oui, ces jeunes nous avaient appris ce qu'il en comptait de les prendre à la rigolade et de bavasser au lieu de rester sur ses gardes. On n'avait pas été très malin, c'était vrai. Mais malheureusement pour eux, il y avait des limites à ne pas dépasser. Résultat, j'avais décidé de passer aux choses sérieuses et demandé aux membres de mon équipe s'ils étaient prêts à y aller franco eux aussi.

Comme d'habitude, la brune fut la seule à me répondre. Cela commençait à devenir lassant, vraiment. Bon tant pis. Elle était un minimum motivée elle au moins ! Alors qu'elle choisit de servir à ma place, je pus constater que sa force n'avait rien d'ordinaire. Impossible pour nos adversaires de la voir ou même de réagir. Conclusion ? Elle était plus forte que la moyenne. Beaucoup plus forte. Néanmoins, je ne m'en occupais plus pour l'instant. Le fait de voir qu'elle retrouvait peu à peu ses marques au volley me faisait sourire et me motivait encore plus pour coller une raclée à nos adversaires. A nous deux, nous formions un tandem parfait, voire trop parfait ! En effet, lors du dernier point, nous avions analysé la trajectoire de la balle au même moment, nos regards s'étaient ensuite croisés et dans le même temps nous avions bondis dessus pour la smasher ensemble et gagner le match ! J'avais affûté mes réflexes au cours de mes entraînements hebdomadaires avec mon père lorsque j'étais enfant, puis avec mon grand-père sous ma forme démoniaque, et enfin au cours de mes nombreuses missions où j'avais dû faire face à toute sorte de pièges et d'adversaires. Pour faire court, je savais comment j'avais pu réagir aussi vite pour frapper la balle. Mais elle ? Comment avait-elle fait ça ? Oui oui, j'étais assez naïf pour ne pas comprendre qu'elle devait avoir un background aussi chargé de combats que le mien.

Le match terminé, nous passâmes encore un petit moment sur le plage à rigoler et à profiter du soleil. J'étais en vacances, je n'avais donc nulle part où aller et ce lieu était suffisamment paradisiaque pour m'aider à me détendre. Au bout d'un moment, Elena nous quitta – le muet et moi, puisqu'Antony était parti juste après le match – mais avant elle nous avait proposé de la retrouver au casino le soir même. C'était une bonne idée. Je luis fis donc savoir que j'y serai avant de retourner vers ma propre chaise-longue pour bronzer dessus. Entre-temps, j'avais salué l'homme dont je ne connaissais toujours pas l'identité et l'avait laissé partir je ne savais où. C'était vraiment dommage quand même de ne pas savoir qui il était. Si ça se trouvait, c'était un tueur en série ! Éclatant de rire suite à mon propre délire, je croisai mes bras derrière ma tête et fis une petite sieste sous un parasol. Je n'avais pas envie de brûler sous ce soleil ! Et il était bien plus facile de dormir à l'ombre que sous un soleil de plomb. Quelques heures plus tard, je me réveillai et me rendis compte qu'il faisait déjà nuit. Oups ! Ne devais-je pas retrouver des gens ce soir au casino ? Et bah si ! Mais à quelle heure ? Telle était la question ! Ma sieste m'avait beaucoup trop ramolli pour que je m'en souvienne. Je récupérai donc mes affaires et me rendis tranquillement à ma chambre d'hôtel. Pourquoi n'étais-je pas pressé alors qu'il y avait des chances que j'arrive en retard ? Simple. Dans le pire des cas, je les retrouverai dans le casino. Ils n'allaient quand même pas s'empêcher d'y aller parce que je n'étais pas là. J'étais pas le centre du monde !

Je pris donc une douche bien rafraîchissante avant de sortir une tenue adéquate de mes affaires. Je doutais qu'on me laisse entrer avec mon béret sur la tête, j'allais donc devoir y renoncer pour ce soir. Rien qu'en y pensant, des larmes commencèrent à dégouliner sur mes joues. Mes bérets... C'était horrible ! J'allais devoir être fort pour surmonter cette épreuve... Bon allez ! Il était temps de les rejoindre. Une bonne vingtaine de minutes plus tard, je me retrouvai devant le casino vêtu en blanc majoritairement, à l'exception de ma chemise noire. J'avais décidé de la jouer classe pour le casino, et au passage, j'avais pu planquer l'un de mes bérets dans la poche intérieur de la longue veste blanche que je portais actuellement. Tant que je l'avais sur moi, je me sentais bien et à l'aise puisque je n'avais pas à craindre qu'on me le vole.

Tenue de soirée:
 

Apparemment, j'étais arrivé pile poil à l'heure du rendez-vous ou alors Elena était également arrivée en retard. Quoiqu'il en soit, elle venait vers moi habillée en rose. Sa robe faisait honneur à son physique avantageux, bien que le bas n'était pas aussi visible que la partie haute de son corps.

 « Bien sûr que je suis prêt !  On y va ? »

Finalement, l'inconnu muet n'était pas venu. Il n'y avait donc plus que nous deux pour cette soirée casino. Tandis qu'elle m'empoignait le bras pour m'entraîner vers notre destination où la chance était le maître-mot, je me demandais franchement ce que je foutais ici. C'était le meilleur endroit pour prouver à tous ceux qui me verraient qu'il n'y avait pas plus malchanceux que moi ! J'espérais franchement qu'il y avait des jeux fonctionnant autrement qu'avec le hasard parce que sinon, j'allais me ruiner ici ! Une fois à l'intérieur, nous nous dirigeâmes vers les machines à sous pour commencer. Lui jetant un regard, je lui dis simplement: « Vous ai-je dit que cette robe vous allait à merveille ? ». Non non ! Ce n'était pas de la galanterie ou autre, c'était simplement la vérité. Une fois arrivés devant les machines à sous, je me rendis compte que je commençai à avoir soif. Avant de m'asseoir, je récupérai donc deux coupes sur le plateau d'un serveur qui passait par là et en remis une à Elena. Je n'avais aucune idée de ce que c'était, mais puisque j'avais soif, je ne réfléchis pas plus longtemps et avalai la mienne d'une traite avant de poser le verre à côté de moi et d'actionner la machine.

 « J'espère que vous êtes du genre chanceuse, parce que moi... – la machine s'arrêta alors sur trois symboles complètement différents, signe que j'avais perdu – ...Je ne le suis pas du tout ! »
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Dim 7 Avr - 18:47





















Jeu de nuit

Me voilà à présent en compagnie du seul mage qui m’intéressait dans la bande que nous étions. Cependant, c’était un peu dommage que les deux autres aient disparu car même s’ils n’étaient guère bavards ils auraient pu me permettre de tester mes capacités de diversion et surtout de persuasion. Je sais que ce n’est pas très gentil mais j’ai besoin de savoir au mieux prouver quelque chose de précis à des personnes précises, en particulier si je veux pouvoir échapper au courroux du maître de ma guilde. Par ailleurs, je voulais aussi en savoir un peu plus sur eux même si je m’intéressais tout particulièrement à ce mage de Lamia Scale qui semblait bien aimé son béret vu qu’il le portait durant notre match et en venant m’aborder avec le dénommé Antony. Cela dit, en arrivant, il ne l’avait pas sur lui ce qui prouvait bien que je me trompais et qu’il n’y était pas si accroc que cela. Il était arrivé pile à l’heure et était habillé d’une élégante manière. Il portait une veste et un pantalon blanc ainsi qu’une chemise noire fermée au col par une cravate elle aussi blanche. Bon, j’imagine que c’était une tenue des plus appropriés compte tenue de l’endroit où nous nous rendions. Un fabuleux casino étincelant avec des plusieurs machines à sous, des tables de poker, de cracks, de blackjack. Ce n’est d’ailleurs qu’à ce moment que je me rendis compte que je n’avais pas encore mis les pieds dans ce genre d’endroit. J’avais toujours été trop jeune et mes activités lorsque j’avais atteint la majorité ne me permirent pas d’y aller sereinement. Tout ça pour dire que c’était une première pour moi et je trouvais cela magnifique d’autant plus que j’adorais la lumière et tout ce qui y avait trait. Ce n’était pas ce qui manquait dans ce somptueux endroit mais nous avons tout d’abord jeté notre dévolu sur les machines à sous et nous nous avancions vers une des machines de la salle. En cours de route, Tobias me fit un compliment sur ma robe. Je me suis simplement contentée de le remercier et de lui dire que lui aussi était très élégant pendant que nous avancions. Après quelques instants, nous étions arrivés vers la machine et avant de s’assoir mon compagnon se saisit de deux coupes portées sur le plateau du serveur et avala la sienne d’une traite. Deux coupes de Porto, excellent vin ma foi. J’avalais aussi le mien en petites gorgées lentes, après tout, je n’avais pas besoin de me presser. Pendant ce temps, le mage à mes côtés avait actionné la machine. Je n’en connaissais pas vraiment le principe mais avant qu’elle ne s’arrête, il prit parole.

« J'espère que vous êtes du genre chanceuse, parce que moi...– la machine s'arrêta alors sur trois symboles complètement différents– ...Je ne le suis pas du tout ! »

Vu qu’il disait cela et que rien ne se passait, j’en conclus donc que le principe était de tomber sur trois symboles identiques. En gros, cela ne reposait purement et simplement sur de la chance sans aucune stratégie. Après qu’il se soit levé, je pris moi aussi place en actionnant le levier. J’avais un large sourire aux lèvres, je riais presque. Je n’avais même pas commencé, on pouvait me prendre pour une folle. La vérité était simplement que j’étais très contente de me trouver ici à actionner une simple machine à sous même si cela peut paraître niais. En parlant de cette dernière, elle s’arrêta sur trois sept et une grande musique retentis sur la machine. Je ne comprenais pas ce qui se passait d’autant que plus personne ne faisait d’activités et que tout le monde me regardait. Quelque peu apeurée, je me tournais vers mon camarade pour savoir de quoi il retournait.


Heu… Tobias? La machine a affiché trois sept. Est-ce que j’ai perdu?

Je pouvais lire la surprise dans son visage mais je restais toujours aussi perdue. C’est alors qu’un des responsables vint me voir en me disant que j’avais remporté le jackpot. Je pus dès lors comprendre que le fait d’aligner trois sept signifiait que j’avais obtenu la plus grande suite. Il me remit alors mon prix à savoir une énorme quantité de jewels. Ça pouvait toujours être utile après tout mais je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. J’actionnai de nouveau la machine et encore une fois trois symboles identiques s’affichèrent même si ce n’était pas des sept cette fois-ci. On vint à nouveau me donner le prix en me disant que je venais de tirer la seconde plus grande suite. Les gens autour de moi commencèrent à s’approcher l’air surpris et les responsables refusaient cette fois de s’en aller. C’était marrant. Pour la troisième fois, j’actionnais le levier et de nouveau les trois symboles de la seconde plus grande suite s’affichèrent. Encore une fois, on me remit pas mal de jewels mais cette fois, les responsables nous dirent d’aller vers un autre jeu car cette machine était probablement en panne. J’avais compris que c’était simplement un moyen pour nous éloigner afin d’éviter que je les ruine. Enfin, ce n’était pas particulièrement dérangeant pour moi mais je me demandais ce que nous pourrions faire et surtout que faire avec tout cet argent. A nouveau, je partis voir le mage au béret.


Eh bien, on peut dire que j’étais en vaine ce soir vous ne trouvez pas ? Maintenant où est-ce qu’on pourrait bien aller mon cher ?

J’attendais la réponse de Tobias en comptant mon argent. Je me demandais si lui aussi n’en revenait pas et si c’était cela qui l’empêchait de me répondre promptement même si j’espérais que ce soit vrai. J’aimerais vraiment l’impressionner !





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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Mar 30 Avr - 0:50
Spoiler:
 

Alors que nous avancions tranquillement à l’intérieur du casino, j’avais glissé un petit compliment à ma rencontre du jour, Elena, qui portait actuellement une très jolie robe rose qui lui allait particulièrement bien. Je ne cherchais en rien à la séduire ou à jouer les hommes galants avec elle, je voulais simplement lui faire part de ma pensée sur le moment. Elle me remercia avant de me retourner le compliment. Quelques secondes plus tard, nous nous retrouvions devant les machines à sous et j’actionnai aussitôt la mienne après avoir vidé d’une traite la coupe que j’avais pris sur le plateau de l’un des serveurs. Naturellement, je ne savais pas du tout ce qu’il y avait à l’intérieur, mais sur le coup, je m’en fichais complètement. Comme d’habitude, je préférais vivre le moment présent sans me soucier d’autre chose. Je ne pensais qu’à une chose: profiter de cette soirée pour me détendre tout en m’amusant. J’étais en vacances, non ? Ce n’était donc pas une petite boisson qui allait me faire peur ou me rendre méfiant. Il y avait tant de monde dans ce casino que s’il y avait eu un quelconque problème avec la boisson, le gérant aurait fait quelque chose pour y remédier. Et dans tous les cas, après avoir fini de boire la mienne, je n’avais rien constaté de bizarre au niveau du goût. J’avais déjà goûté à un truc du même genre par le passé, je n’avais donc pas à m’en faire. Le seul truc qui devait vraiment m’inquiéter en fait, c’était ma malchance qui un jour serait légendaire. Aucun moyen pour moi de remporter ne serait-ce qu’une partie avec un jeu pareil !

Non mais franchement, qui avait bien pu inventer un jeu aussi débile ? J’aimerais franchement connaître le nom de ce gars parce qu’il était juste impossible de gagner ! Chaque fois que j’actionnais cette machine, j’obtenais des symboles complètement différents. Et oui, jamais je n’avais réussi à obtenir ne serait-ce que deux signes identiques… J’étais tout bonnement dépourvu de chance. Qu’en était-il d’Elena ? S’en sortait-elle mieux que moi ou réalisait-elle aussi qu’il était impossible de gagner ? Je lui avais posé directement la question histoire d’être fixé parce que si ni l’un ni l’autre n’était capable d’obtenir un résultat, il ne servait à rien de rester plus longtemps sur ces machines. Ah ? Apparemment, plutôt que de monopoliser deux machines à nous deux, elle avait choisi d’emprunter la mienne après avoir échoué pour la énième fois. Pour une raison que j’ignorais, elle souriait ! Allez savoir pourquoi alors qu’elle n’avait même pas commencé à jouer encore… Il y avait des gens qui s’extasiaient vraiment pour un rien. Bon, c’était pas si grave que ça, mais ça surprenait au début quand même. Fut une époque où j’aurais réagi exactement de la même façon qu’elle. Malheureusement, j’avais vachement grandi depuis. Et avec l’âge et les expériences, j’avais fini par comprendre que lorsqu’il s’agissait de chance, je n’avais aucun talent - si on pouvait appeler ça comme ça. J’ouvris alors de grands yeux quand je vis trois symboles identiques s’arrêtaient peu après qu’Elena ait actionné la machine. Non mais c’était pas possible ! C’était une blague ou quoi !? Comment pouvait-on avoir autant de chance !?

Et le pire dans tout ça, c’était qu’elle ne réalisait même pas ce qu’elle venait de faire ! J’étais incapable de répondre à sa question tant j’étais choqué par l’exploit qu’elle venait de réaliser ! Et je n’étais pas le seul, loin de là d’ailleurs. Et le pire dans tout ça, c’était qu’elle avait réalisé ce miracle à trois reprises ! Une fois, on appelait déjà ça un miracle, mais en le faisant trois fois, on pouvait supposer que la personne trichait à condition qu’il soit possible de tricher avec la chance bien sûr. Qui sait, si ça se trouvait elle utilisait la magie de la chance ! Est-ce que ça existait au moins ? Aucune idée, mais si elle existait, il fallait que je trouve le moyen de l’apprendre et vite ! Moi aussi je voulais gagner des sous facilement et non pas en perdre rapidement ! Ne pouvant toujours pas parler, je dus attendre un petit moment avant de retrouver ma voix. En attendant, elle se retrouvait avec beaucoup d’argents tandis que moi je n’en avais plus beaucoup. Bah oui ! Je n’avais pas pris toutes mes économies avec moi pour ce voyage, et encore moins sur moi pour venir au casino. On m’avait toujours dit que les endroits comme ici rendaient fous parce qu’on avait tendance à toujours vouloir se refaire ! Je trouvais ça assez compréhensible, et si je n’avais pas été habitué à me résigner face à mon sort, j’aurais certainement pété les plombs moi aussi à force de perdre ! De ce côté-ci, on pouvait dire que j’étais mieux équipé que la plupart des touristes. Toutes ces années de mésaventures et de situations plus qu’improbables m’avaient appris à accepter ce qu’on me donnait et à passer à autre chose dans certains cas.

« En veine ? Pendant un moment, je vous ai soupçonné d’utiliser une magie permettant d’accroître la chance… Mais bon, si ça existait, je suppose qu’ils auraient prévu quelque chose pour la contrecarrer… - oui, je lui avais fait part de mon idée de magie tout en lui exprimant, à ma façon certes, à quel point j’avais été choqué de la voir enchaîner les coup de bol avec cette machine de malheur ! - Pour ce qui est de maintenant. Que diriez-vous d’un jeu reposant un peu moins sur la chance ? J‘ai bien peur de me ruiner pour rien, contrairement à vous, sinon. »

Juste après lui avoir répondu ça, je la pris par le bras pour la mener vers une table autour de laquelle se trouvait de nombreuses personnes alors qu’une seule était , en apparence, en train de jouer. Tandis que nous nous incrustions parmi eux, je décidai de participer au jeu plutôt que de jouer les simples spectateurs. Avant de vraiment m’y mettre cependant, j’observais les autres jouer pour essayer de comprendre le but du jeu tout d’abord, ainsi que les moyens de marquer des points. Le jeu s’appelait « craps » et se jouait avec deux dés. Jusque là, il n’y avait rien de bien compliqué. Là où ça devenait intéressant, c’était qu’on devait miser de l’argent. En gros, on était ici maître de notre destin. On pouvait choisir de prendre des risques pour gagner beaucoup ou de jouer la sécurité pour gratter lentement mais sûrement des Jewels. Personnellement, j’étais plutôt le genre à jouer le tout pour le tout une fois que je comprenais comment fonctionnait mon adversaire: ici, le jeu. C’était lui que je devrais vaincre et non un mage ou mercenaire cette fois-ci. Or, je n’avais pas pour autant l’intention d’y aller avec le dos de la cuillère. J’avais donc l’intention d’effectuer quelques petites mises tout d’abord histoire de bien m’habituer à lancer les dés pour obtenir les scores que je voulais avant d’augmenter la mise au fur et à mesure de mes réussites. Ici, il fallait réfléchir. La chance ne faisait pas tout et c’était ce qui me plaisait. Observation, analyse puis action !

« En parlant de magie, j’ai pu remarquer tout à l’heure pendant notre partie de volley que vous étiez particulièrement douée. Peut-être même un peu trop. - ne souhaitant pas la faire paniquer, je lui souris et ajoutai - Ce n’est en rien un problème. Je me demandais juste comment vous aviez fait pour développer de tels réflexes et de telles aptitudes physiques capable de rivaliser avec les miennes. Est-ce un talent naturel ? »

Histoire de ne pas trop attirer l'attention sur nous, je chuchotais pour qu'elle soit la seule à m'entendre. Pourquoi ? Et bien, je ne connaissais pas la politique de la maison, et préférais donc éviter d'attirer l'attention sur nous en parlant ouvertement de magie et de capacités surhumaines. Quand je disais surhumain, je parlais dans le sens non courant. Avec seulement 10% de mages dans le Royaume de Fiore, je supposais qu'il ne devait pas y avoir beaucoup de gens capables de rivaliser avec eux, surtout que même parmi eux il y en avait plein qui n'était pas du tout résistant physiquement à force de ne compter que sur leur magie. Ce n'était pas mon cas. Le Take Over demandait d'être déjà fort sous sa forme humaine pour pouvoir utiliser au mieux les bonus que nous offraient la transformation. Donc, en lui demandant si ses réflexes, sa vitesse et sa force étaient naturelles, je voulais savoir si elle avait suivi un entraînement particulier ou si elle avait toujours été aussi puissante. Rien ne me disait qu'elle était une mage, et ce n'était même pas la question que je lui posais. Elle pouvait tout aussi bien être une mercenaire qu'une simple femme qui s'entraînait pour être en mesure de se défendre. Si j'avais bien compris, elle avait effectué un long voyage pour arriver jusqu'ici, et vu qu'elle connaissait son problème de transport, j'en avais déduis qu'elle n'en était pas à son premier trajet. Et dans ce Royaume, on pouvait tomber sur toutes sortes de créatures chaque fois qu'on se rendait quelque part, il était donc plus prudent d'être comme elle: soit apte à se battre. Après, j'aurais facilement pu passer pour quelqu'un de prétentieux avec une question de ce genre. Cependant, j'avais été torse nu durant toute la partie de Beach Volley. Le tatouage de ma guilde avait donc été parfaitement visible pendant tout ce temps. Elle avait donc dû comprendre que je n'étais pas n'importe quel touriste: j'étais un mage de Lamia Scale.

En attendant sa réponse, dans le cas où elle me répondrai, je fis mon entrer dans la partie de craps qui suivait son cours. J'échangeai une partie de l'argent que j'avais sur moi en jetons avant qu'on ne me tende les dés. J'avais bien observé les autres tout en parlant avec Elena. J'avais donc bien étudié leur mouvement de poignet ainsi que la force qu'il mettait dans leur coup lorsqu'ils lançaient les dés. Mon premier essai fut un succès: je fis un 7 avec un 3 et un 4. Dès lors, je compris, en regardant à chaque fois quelles étaient les nombres que j'avais sous les yeux juste avant de fermer ma main pour lancer les dés, comment je devais m'y prendre pour réitérer ce résultat. Je connaissais parfaitement l'emplacement des six chiffres sur les faces de chaque dé. Et j'avais toujours été doué pour doser ma force de sorte à obtenir les scores que je voulais. Bon d'accord, c'était un peu tiré par les cheveux comme raisonnement et comme façon de jouer surtout, pourtant c'était bien comme ça que j'allais me refaire. Nul besoin de chance ici, je pouvais largement me servir des stratégies que j'utilisais habituellement au combat pour jouer. Lançant une nouvelle fois les dés après avoir annoncé que je misais sur un nouveau 7 du même genre, je fus satisfait de voir que ma méthode marchait. Cherchant à jouer avec le feu, je proposai à Elena:

« Ma chère, je vous laisse décider à ma place. Quelle 7 désirez-vous ? 3 et 4 comme d'habitude ? 2 et 5 ? Ou 6 et 1 ? »
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Lun 20 Mai - 14:25
HRP:
 






















Un tour de craps.

De l'argent! Tout le monde en veut et on fait des tas de choses pour en avoir, travailler, voler ou jouer. Eh oui, jouer. C'est en faisant cette simple action que je me retrouvais à présent pleine aux as. Mais qu'allais-je bien pouvoir faire de tout cet argent au juste? Je ne voulais rien en particulier. J'allais peut-être le donner à des œuvres de charité ou même à mon compagnon ici présent. D'ailleurs, en parlant de lui, ça me rappelait sa réaction ma foi fort amusante. Les yeux grands ouverts, affichant un air surpris, il ne semblait pas pouvoir parler. En effet, ce n'est que lorsque je suis partie de la machine, ou plutôt en fus chassée qu'il retrouva l'usage de sa parole. Les premiers mots qui sortirent de sa bouche étaient d'ailleurs très étranges. Ils m'amusaient et me laissaient perplexe en même temps. J'avais du mal à discerner s'il les avait dit en plaisantant ou bien le plus sérieusement possible. En tout cas, c'était vraiment très drôle car il émettait l'hypothèse d'une magie permettant d'accroître la chance. Il était vraiment loin de la vérité et puis je ne voyais pas l'utilité d'une telle magie hormis dans des endroits tels que ceux-ci. Celui qui l'apprendrait à des fins plus sérieuses comme faire partie d'une guilde ou combattre était mal parti. Toutefois il était bien possible qu'elle existe mais auquel cas je suppose qu'on en aurait déjà entendu parler ne serait-ce qu'une seule fois. Je me trompe? Toujours est-il qu'il me fallait lui répondre pour éviter que les choses ne dégénèrent. En effet, elles avaient souvent tendance à dégénérer avec moi, allez savoir pourquoi. Enfin bon, changeons de sujet ou je vais de nouveau me perdre dans mes pensées et me mettre à appeler les gens par des prénoms qui ne sont pas les leurs.


Une magie de la chance!? Non, non loin de là...

Prenant à présent un ton plus grave que celui précédent bien plus joyeux et inclinant légèrement la tête de façon à couvrir mes yeux.


Ma magie à moi est plus... brutale!


Relevant à présent la tête avec un sourire aux lèvres, j'allais à nouveau lui parler. Il faut dire que ça fait un peu tueur à gages psychopathe mon attitude. Enfin, ce que j'en dis...


Mais on va pas en faire une histoire. Alors, à quel jeu pensez-vous quand vous dites ne reposant pas sur la chance?

Il m'emmena alors vers une table blindée. Il y avait tellement de monde attroupé autour d'elle que je ne voyais pas ce qui se passait. Je n'aimais pas vraiment les bains de foule mais vu que Tobias tenait vraiment à y aller, j'allais m'y adapter. Après tout, nous sommes ici entre amis et de plus, je n'avais toujours rien appris sur lui. Donc refuser de le suivre fermerait toutes mes chances d'avoir ce que je voulais et c'était quelque chose que je souhaitais par-dessus tout éviter. Nous avons fini par réussir à nous faufiler entre la foule et sommes arrivés à la table. C'est alors que je me rendis compte qu'il n'y avait qu'une seule personne en train de jouer. Mais alors pourquoi tout ce monde? Il n'y avait vraiment pas grand-chose à voir si ce n'est le maître du jeu qui gardait l'argent et le joueur qui lançait les dés. Je trouvais vraiment débile que toutes ces personnes viennent regarder. Autant pour moi c'était compréhensible car c'était une première dans l'histoire de ce casino, autant pour cet homme jouant seul cela n'avait aucun sens. Par ailleurs, il semblait peu probable qu'ils soient tous amis à moins bien sûr que ce type soit des plus populaires et encore c'est peu dire. Enfin, toujours est-il que nous sommes restés un certain moment avant que Tobias ne commence à jouer. Sans doute analysait-il les règles. Pendant ce temps, je voulais moi aussi chercher à comprendre les règles mais les regards posés sur moi me gênaient. En effet, mon arrivée accompagnée de ma montagne de jetons n'était pas vraiment passée inaperçue, d'autant plus que lorsque j'ai gagné précédemment, il y a eu une immense sonnerie qui a monopolisé l'attention de tous. Pour dire vrai, qu'ils me volent n'allaient pas me poser le moindre problème mais j'aurais voulu qu'ils arrêtent de me fixer car je trouvais cela fort déplaisant et je me sentais de plus en plus mal à l'aise. Décidément je n'aimais pas les bains de foule. Soudain, cette atmosphère de malaise fut brisée grâce à Tobias. Il engagea la conversation en chuchotant. Pourquoi il chuchotait? Je ne saurais le dire mais je suppose, au vu du sujet de sa phrase qui était les capacités dont j'ai fait preuve pendant le match qui a eu lieu plutôt dans la journée, qu'il voulait éviter de nous faire passer pour des malhonnêtes avantagés par notre maîtrise de la magie.

Les gens avaient souvent tendance à juger les autres selon les potins, les apparences et les ragots. Je suis sûre que s'ils avaient entendu la phrase de Tobias, on aurait eu droit à des chuchotements du genre "ils utilisent surement la magie pour tricher" ou encore "ils se sont probablement servis de la magie sur la machine à sous". Ce genre de remarques déplaisantes ne m'étonnerait guère des humains, la plupart étant fourbes et lâches. Par chance, partout où il y a le mal, il y a le bien. Aussi, certains humains comme Roy ou Tobias ici présent m'ont montré que les humains peuvent avoir un côté attachant et sympathique, si tenté qu'on prenne la peine de le chercher et de le découvrir. C'est ce que j'avais pris la peine de faire chez mon compagnon de la soirée chez qui, il faut l'avouer, cela n'était pas vraiment caché.


Comme vous avez pu le deviner lors de ma précédente phrase, je suis un mage. Cela explique pas mal de choses je pense. En ce qui concerne mes réflexes... J'aimerais éviter d'en parler si cela ne vous gêne pas mais pour faire court, j'ai subi un entraînement draconien.

Je me demandais s'il se rendait compte que je lui avais donné la nature de ma magie. Un entraînement draconien, c'est le mot juste. Je me rappelle encore de la façon dont Weisslogia m'entraînait. Chaque jour je m'endormais encore plus fatiguée et encore plus endolorie que la veille. C'était un calvaire et peu d'Hommes seraient capables d'endurer de tels traitements. Il m'arrive moi aussi de repenser à tout ça et d'être étonnée d'avoir pu supporter pareil traitement. Mais heureusement je l'ai fait et me voilà en pleine forme et surtout prête à surmonter toutes les épreuves auxquelles je pourrais faire face. Je ne regrette absolument rien et si j'avais l'opportunité de revivre mon passé, je referais exactement la même chose pour pouvoir me retrouver ici précisément, en compagnie des mêmes personnes. En parlant de ça, le mage au béret venait de faire son entrée dans la partie de craps. Je n'avais pas vraiment pu saisir parfaitement les règles mais le principe semblait simple, faire un sept avec deux dés. Donc il suffisait de faire preuve d'analyse et surtout de maîtriser sa force. Faire preuve d'analyse afin de comprendre comment les dés se comportent une fois jetés. Maîtriser sa force pour pouvoir lancer correctement les dés afin d'obtenir le résultat escompté. En somme, rien de bien compliqué pour un mage et encore moins pour quelqu’un de son niveau. C’est d’ailleurs ce qu’il nous a confirmé à moi et à l’assistance en réussissant dès son premier essai à produire un sept avec les dés. A nouveau, il réitéra son action et empocha la mise. Comme cela semblait parti, je craignais que nous soyons chassés encore une fois. Les jeux du casino ne semblaient pas aussi impossibles qu’il n’y paraît. Surtout qu’à ce rythme, Tobias et moi finirons par ruiner entièrement cet endroit. Mais nous n’en sommes pas encore là et j’aimerais autant éviter que nous en arrivions à ce stade pour être franche. A son troisième essai, mon compagnon de la soirée me demanda mon avis avant de lancer les dés. Il voulait savoir sur quelle combinaison parier pour faire le chiffre sept. Était-ce pour mettre un peu de piment ? Je n’en sais rien mais je ne me fis pas prier pour lui répondre.


Allez, soyons fous, 6 et 1!

Sans savoir vraiment pourquoi, cette simple question pourtant si banale fit me fit sourire. J’avais le sentiment que la confiance venait de s’installer entre nous. Je sais c’est idiot de penser cela à cause d’une simple question de rien du tout mais que voulez-vous, je suis simple d’esprit par moments. Soudain, je me mis à penser à mon objectif, mes ambitions, la raison pour laquelle je restais dans la guilde noire Tartaros alors qu’il serait facile pour moi de la quitter, exécrant les méthodes et les actions de ses membres. Je cherchais un moyen d’amener la lumière parmi les ténèbres et jusqu’à présent, j’avais réussi à me faire intégrer et ce en maquillant mes missions d’assassinat de façon à me faire passer pour quelqu’un de sanguinaire aux yeux des autres. Personne ne connaissait mon secret et personne ne devait le connaître au risque de me compromettre et de me faire tuer. C’est du moins ce que je pensais jusqu’à présent. Cependant, il devenait de plus en plus difficile d’agir seule. Aussi, il me fallait un moyen de protection, une mesure de sécurité pour que je puisse me protéger de la fureur des guildes noires une fois mon action révélée, qu’elle ait abouti ou non. Plus j’y pensais plus je me disais qu’il serait bon de commencer à en trouver. Peut-être que je venais d’en trouver un ?

-------- QUELQUES HEURES PLUS TARD --------


Nous avions continué la soirée toujours à passer par divers jeux, à rafler des jetons ou à en perdre. Il se faisait déjà tard mais la salle semblait plus pleine encore. Passant toujours la soirée en compagnie du mage au béret, je continuais à réfléchir aux « contacts » que je pourrais avoir à l’extérieur. Ainsi découvrant un peu plus le blond, j’envisageais de lui faire part de ma véritable nature, de mes actions, de mes intentions. Il avait fait preuve de beaucoup d’amicalité et de gentillesse durant nos parties de jeu et nous avions tant de facilité à communiquer que je commençai à le tutoyer. Je pense que c’était après environ deux heures que je l’avais pour la première fois tutoyé mais ce n’est pas le plus important. Je commençais à me sentir mal. Je n’aimais pas ce que je faisais actuellement car je trouve que ce n’est pas bien de cacher la vérité aux autres. Cependant, par mesure de sécurité, j’avais pris l’habitude de le faire pour ne pas m’attirer d’ennuis et éviter d’entraîner la panique. Pourtant, je sentais que si Tobias connaissait la vérité, il ne réagirait pas comme la plupart des gens. Je le sentais plus posé, plus pragmatique que les autres. Il est fort possible que je me trompe mais je ne perdais rien à essayer. J’allais le faire et, quoiqu’il se passe après, j’allais l’assumer. J’espérais ne pas mettre trompée.


Je voudrais te parler Tobias, on peut sortir s'il te plaît? J'en ai assez d'être ici en plus.

L’entraînant alors tranquillement vers l’extérieur, je n’étais qu’à moitié rassurée et mon visage affichait un mélange de tristesse et d’inquiétude. Je l’entrainais vers un endroit vide de monde, sur la plage. Une fois sur place, je me suis déchaussée, et suis restée un instant à regarder la mer et à profiter de la sensation que me procuraient l’air marin et le sable dans mes pieds. Les vagues venaient s’échouer sur la côte, me touchant parfois les jambes. C’était agréable mais je ne pouvais pas faire traîner éternellement la chose. Il fallait que je lui dise car malgré tout, il était impossible pour moi de profiter pleinement de ce que j’ai si je devais constamment me méfier et faire attention. Est-ce que j’avais peur ? Pas vraiment non. Depuis mon intégration dans la guilde, je me suis préparée au jour où on me mettrait en prison et au châtiment que j’y subirais. J’étais tranquille et quelle que soit la réaction de celui à qui j’allais m’adresser, je l’accepterais sans le moindre problème et avec la plus grande joie je pense. Enfin, le moment était venu pour moi de parler. Je me suis tournée vers Tobias et l’ai regardé dans les yeux, avec le même regard plein de peine que j’arbore constamment quand je suis seule. Je finis par me ressaisir pour pouvoir parler.


J'ai pas mal de trucs à dire mais avant, il faut que tu saches quelque chose.

Toujours en le regardant, je suis reculée d’une dizaine de pas. C’était une précaution que je prenais par réflexe pour pouvoir esquiver en cas d’attaque même si je n’avais ni la volonté, ni la capacité d’esquiver ses attaques ce bien sur si mon intuition sur sa force s’avérait exacte. Remontant délicatement ma robe, je me suis arrêtée juste avant que ma cuisse gauche ne soit visible. Je pris une forte inspiration accompagnée d’une expiration de même ordre avant de remonter de façon à me couvrir toujours mais à rendre visible la marque de la guilde noire à laquelle j’appartenais.


Je suis membre de Tartaros.

Une vague venait de se briser violemment contre un rocher à côté retentissant fortement et faisant tomber sur nous quelques gouttes. Ce violent bruit fit place à un silence des plus solennels. Il y avait fort à parier qu’il était surpris. Après tout qui ne le serait pas ? D’autant que je n’ai pas le moins du monde le comportement ou le caractère d’un mage noir. J’appréhendais fortement sa réaction. Si on suivait la logique préétablie selon laquelle les mages officiels sont censés affronter les mages noirs afin de les livrer au conseil pour stopper leurs actions criminelles, il y avait fort à parier que cette plage deviendrait le théâtre d’un affrontement dans les minutes qui suivent. Si par contre la personne que j’avais en face de moi ne tenait pas compte des préjugés et des commérages de personnes malintentionnées ou de « moutons » comme je plais à les appeler, préférant se rendre compte par elle-même de l’effectivité des faits racontés, j’avais une chance de pouvoir poursuivre la soirée. Malheureusement, pour les rares fois où la seconde option avait été adoptée, un malaise subsistait m’obligeant ainsi à clore précipitamment la rencontre. En fait, cette seconde option n’avait eu lieu que deux fois, les autres fois donnant lieu à des crises de panique, à des cris et à des combats. C’était pénible d’avoir à chaque fois à fuir, en particulier lorsque l’on passe une bonne soirée et que l’on ne veut pas qu’elle s’arrête. C’est pourquoi je mentais en général. Pourtant cette fois, je n’avais pas menti. Cette fois, j’avais révélé mon identité et ce malgré le fait que je connaisse les risques. J’étais prête pour ce qui allait arriver quoi que ce soit. J’appréhendais vraiment la réaction de Tobias. Quelle serait-elle ? Je n’allais pas tarder à le découvrir.



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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Lun 27 Mai - 22:27
Lui ayant fait part de mon hypothèse selon laquelle elle avait utilisé une magie lui permettant d’augmenter sa chance, elle avait pris la peine de la réfuter ce que j’avais trouvé plutôt sympa de sa part. Elle m’avait répondu calmement et ne s’était pas énervée alors que je l’avais plus ou moins soupçonnée de tricher, la traitant donc de femme malhonnête. Or, ce n’était pas son cas, d’après ce que je savais en tout cas. Certes j’avais eu des doutes lorsqu’elle s’était présentée sous le nom Elena à la plage, mais bon, j’en avais déduis que son hésitation était due à de la timidité ou autre: elle s’était quand même retrouvée embarquée dans un match de Beach Volley avec trois autres garçons en l’espace de quelques secondes. Antony l’avait limite forcée à venir et insistant jusqu’à ce qu’elle accepte. Le pauvre, si je n’avais pas été derrière lui en guise de témoin, il n’aurait sans doute pas mis un point d’honneur à la convaincre. Surtout qu’au final, il était parti tout de suite après le match. Comme quoi, il ne savait pas trop ce qu’il voulait lui. Perdu dans mes pensées, je n’avais pas entendu ce qu’Elena m’avait dit avec sa voix grave et avais donc repris le fil au retour de son sourire. Je ne savais donc pas qu’elle possédait une magie plus brutale que ce que pourrait être celle de la chance. C’était pas si grave que ça après tout. Un simple sourire. C’est en lui souriant simplement que j’avais répondu à sa question tout en l’emmenant avec moi en direction d’une table de Craps. Arrivés là-bas, nous avions patienté un moment avant que je ne m’inclus dans le jeu. Je doutais qu’elle soit intéressée par ce jeu contrairement à moi. Elle était chanceuse, je ne l’étais pas. C’était moi qui avait choisi de venir à cette table en plus.

Histoire d’éviter qu’elle ne s’ennuie pendant que j’observais les autres jouer pour comprendre les règles du jeu, je l’avais interrogée sur ses réflexes, sa force et sa vitesse qui n’avaient rien à voir avec ceux de touristes classiques. Je ne me considérais pas comme un touriste classique vu que j’étais un mage de Lamia Scale depuis une bonne décennie. Mais elle, je n’avais pas vu de tatouage de guilde sur son corps et pourtant, il y avait peu de zones qu’elle ne montrait pas. Attention, je n’étais pas un voyeur ! Il était difficile de cacher beaucoup de choses lorsqu’on se promenait en maillot de bain sur la plage. Il était donc normal que je remarque qu’elle n’avait pas de tatouage sur elle, non ? Enfin, ce n’était qu’un détail. Nakatsuna avait bien été mage avant de rejoindre notre guilde. L’absence de tatouage ne permettait donc pas de dire si une personne pratiquait ou pas la magie. Certes, il y avait de fortes chances que ce soit le cas si elle en avait un, mais elle pouvait aussi l’être sans pour autant avoir rejoint une guilde officielle, voire noire. De plus, elle pouvait tout aussi bien être une mercenaire ou une femme très forte tout simplement. Parfois, je me cassais beaucoup trop la tête. Très souvent même en vérité. Ah ? Il semblerait je ne me sois pas trompé finalement. Elena pouvait pratiquer la magie elle aussi. Laquelle ? Telle était la question que je me posais mais que je ne souhaitais pas lui poser.

Je n’étais pas venu ici pour interroger le premier individu avec lequel je m’entendrais ! J’étais ici en vacances. J’étais venu pour m’amuser et non pour faire du recrutement. C’était vraiment pas mon truc en plus. Aller au devant des gens pour leur demander de rejoindre Lamia Scale… Et pourquoi pas distribuer des tracts tant qu’on y était ! C’était débile de vouloir faire de la pub pour une guilde. C’était mon avis en tout cas. Pour moi, une guilde se devait de se faire connaître par elle-même et non par la publicité. On n’était pas aussi populaire que Sabertooth ou encore Fairy Tail, mais on n’était pas loin derrière. Ce n’était pas ce qui comptait de toutes les façons. Popularité ne rimait pas forcément avec puissance. Sachant que les guildes officielles n’étaient pas autorisées à se battre entre elles, il n’y avait aucun moyen de vraiment savoir si telle ou telle guilde était supérieure à l’autre ou non. Encore une fois, je m’égarais. Si je ne voulais pas la questionner sur ses capacités réelles en matière de combat, c’était surtout parce que je n’aimais pas trop moi-même en parler. Le Satan Soul était considéré comme un héritage dans ma famille. Pas héritage dans le sens où on naissait avec cette magie. Du tout ! Aucune magie n’était acquise dès la naissance et j’aurais très bien pu naître sans talent en la matière. Si je parlais d’héritage, c’était parce que mon père et mon grand-père utilisaient eux aussi ce type particulier de Take Over et avaient tout fait pour que j’apprenne à l’utiliser à mon tour. C’était en cela que je considérais le Satan Soul comme mon héritage. Ainsi, chaque fois qu’on me demandait quelle magie j’utilisais, je répondais vaguement en parlant simplement de Take Over.

L’écoutant attentivement, je comprenais parfaitement qu’elle ne veuille pas parler de la façon dont elle avait acquis ses réflexes. Et je ne l’embêterais plus avec tout ça puisque tel était son désir. Respecter les secrets et la vie privée d’autrui, c’était un principe de base chez moi. Tout individu avait le droit de garder pour lui ce qu’il voulait et de partager ce qu’il avait envie de partager. Nul besoin d’utiliser la force pour obtenir d’autrui ce que l’on cherchait à avoir. Cela ne se faisait pas ! De plus, je n’aimerais pas qu’on me harcèle sur un sujet que je ne souhaitais pas aborder. C’était juste lourd. Un entraînement draconien ? Je n’avais guère besoin de plus pour comprendre. Elle avait dû morflé durant son enfance pour développer de telles aptitudes offensives. Apprendre à se mouvoir et à frapper ainsi, ça ne s’apprenait pas en deux jours. Il fallait du temps, de la motivation et surtout, un bon professeur. Mon père s’était occupé de la partie physique de ma formation avant que je n’assimile le Démon Magoa et quand bien même on s’amusait toujours dans ces moments-là, il n’y allait pas toujours gentiment. Quant à mon grand-père, il avait juste passé deux années entières à me taper dessus et à m’apprendre à survivre dans le désert Dissidia après l’assimilation de Magoa. J’en faisais encore des cauchemars parfois. Ce vieillard était juste complètement malade !! Il ne m’avait pas laissé un instant de répit et chaque fois que j’avais réclamé une pause, il m’avait passé à tabac jusqu’à ce que je renonce à cette idée… Donc oui, je comprenais très bien ce qu’elle entendait par entraînement draconien - bon d’accord, j’avais à moitié tort sur ce coup-là, mais comment j’étais censé savoir qu’elle était un Dragon Slayer ? Pour moi, elle avait juste souffert d’un entraînement à la fois strict et intensif ce qui expliquait ses prouesses au Beach Volley. Je n’avais pas cherché plus loin.

Concernant ma partie de Craps, j’avais commencé à jouer et mes deux premiers essais furent des sept. Je m’en sortais donc très bien jusqu’à maintenant. Cherchant à pimenter un peu les choses et à continuer de bavarder avec Elena bien qu’on ne parlait plus de sujets sérieux, je lui avais demandé de choisir à ma place ce que mes dés devraient afficher une fois que je les aurais lancés. Elle me répondit rapidement qu’elle choisissait la combinaison six et un. Aussitôt demandé, aussitôt effectué. En effet, en lançant de nouveau les dés, j’avais réalisé un sept avec la combinaison qu’Elena m’avait défié de faire. Naturellement, les autres personnes présentes autour de la table furent impressionnées elles aussi et attirèrent la curiosité de gens qui passaient près de la table à ce moment-là. Cela ne me dérangeait pas d’être observé, à condition de ne pas être perturbé par leur présence bien sûr.

~~~~~~ Quelques heures plus tard ~~~~~~

Hmm… Je me demandais bien ce qu’elle me voulait tout à coup. Cela faisait un petit moment déjà qu’on s’amusait dans ce Casino et qu’on enchaînait différents jeux. On changeait à chaque fois que l’on commençait à s’ennuyer généralement. Quant au Craps, je m’étais arrêté assez vite parce que j’avais fini par trouver ça trop facile. J’avais réussi à récupérer la somme que j’avais perdu aux machines à sous et c’était tout ce qui importait pour moi. Ne rien perdre. Au final, je n’avais rien gagné non plus. Cela ne me dérangeait pas plus que ça. C’était des risques à courir dans des lieux comme celui-ci. Il m’était arrivé de me montrer trop gourmand et je l’avais payé à chaque fois: c’était bien fait pour moi. Au fil du temps, on s’était senti de plus en plus à l’aise ensemble. Si à l’aise en fait qu’on avait cessé de se vouvoyer pour passer au tutoiement. Ce n’était pas un bond de géant non plus, mais ça prouvait qu’on ne se traitait plus comme de parfaits inconnus. On ne se connaissait toujours pas, mais on s’entendait plutôt bien. C’était suffisant pour l’instant. Et c’était bien pour cette raison que j’avais accepté de sortir du Casino avec elle puisqu’elle en avait marre. Elle était ma bonne rencontre de la journée et même si je comptais passer encore quelques jours ici pour profiter plus longtemps de cette plage et peut-être même du parc d’attraction, il était possible que ce ne soit pas son cas à elle. Elle me traina donc vers la plage. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle comptait y faire, et je savais encore moins pourquoi son humeur était devenue aussi négative. Elle qui n’avait eu de cesse de sourire à l’intérieur. Je ne comprenais vraiment pas ce qu’il lui prenait tout à coup.

Je n’avais rien dit ou fait de mal que je sache. Elle devait donc réfléchir à quelque chose qui la mettait dans cet état et qui devait me concerner d’une façon ou d’une autre. Autrement, pourquoi m’aurait-elle emmené avec elle ailleurs ? Si je n’étais pas responsable directement ou pas, elle se serait juste excusée et serait partie de son côté. De plus, elle avait bien dit qu’elle avait quelque chose à me dire. Je n’avais donc aucune raison de croire que je n’étais pas responsable de sa mauvaise mine actuelle. Elle s’était déchaussée et regardait maintenant la mer sans rien dire. Elle m’avait oublié ou réfléchissait-elle à la façon de formuler son annonce. J’étais forcé d’admettre qu’elle commençait à me faire peur. Ne la lâchant pas du regard, je retirais simplement ma veste blanche et la tint dans ma main en attendant qu’elle se décide à parler. C’était bien beau d’aller sur la plage pour me sortir quelque chose, mais encore fallait-il parler, non ? Tout ce que j’espérais, c’était qu’elle ne me sortirait pas qu’elle était en fait un garçon. Bah oui, en la voyant sur la plage, je l’avais trouvée plutôt jolie avec ses longs cheveux. Donc si - au vu du physique qu’elle avait aussi - elle me sortait tout à coup qu’en fait elle était un mec qui se métamorphosait en femme pour le plaisir, j’étais certain de faire une attaque et de devenir plus méfiant que jamais. Franchement, je finirais par croire que j’attirais les individus étranges à force de tomber sur des nerveux exhibitionnistes, des géants couverts de cicatrices et des femmes capables de tuer des dizaines d’individus de sang froid… Ah enfin, elle n’allait pas tarder à me le dire. Je devais savoir quelque chose avant qu’elle ne me dise ce qu’elle cherchait vraiment à m’avouer apparemment.

 « Je t’écoute. »

Lui répondis-je simplement. J’affichais maintenant un air impassible. Je m’attendais à tout maintenant. Cela devait bien faire dix bonnes minutes que je patientais sans rien dire. Mais qu’est-ce qu’elle me faisait maintenant ? Voilà qu’elle me fuyait en s’éloignant pour une raison inconnue. Euh… pourquoi elle remontait sa robe ? Non, je ne rougissais pas. Je l’avais vu en maillot de bain tout à l’heure donc ce n’était pas parce qu’elle soulevait sa robe que je serais gêné ou autre. J’en avais vu d’autres… Tartaros ? Tiens, ça me disait quelque chose ce nom… Était-ce un groupe de rock ? Cela expliquerait le tatouage qu’elle avait sur sa cuisse. Celui-ci représentait une tête de mort en plus. Bon, c’était pas si grave que ça. Elle avait le droit de faire partie d’un groupe de musique. Je ne voyais pas du tout en quoi c’était un problème. Et pourtant, quelque chose me disait qu’encore une fois, j’étais complètement à côté de la plaque ! Le truc, c’était que j’avais du mal à voir pourquoi je pensais me tromper. Tant pis. Vu que je ne savais pas pourquoi actuellement, je m’en fichais. Je m’en fichais tellement d’ailleurs que je sortis mon béret de la poche intérieur de ma veste. Je le posai sur ma tête avant d’étaler ma veste sur le sable. Je m’assis ensuite dessus et regardai tranquillement les vagues qui s’abattaient sur un rocher. C’était sympa à voir comme spectacle, surtout avec la lune qui se reflétait sur la mer noire - puisqu’il faisait nuit. Noire ? Tartaros ? Aveu ? Mage ? Tatouage ? Inquiétude ? Hmm…ça commençait à me revenir. Qui disait tatouage et mage disait guilde. Qui disait guilde et tête de mort disait ? Tartaros, la guilde noire. Un des trois piliers de l’Alliance Baram ! J’ouvris de grands yeux alors que je réalisais avec qui j’avais passé mon après-midi et ma soirée.

Que faire ? L’attaquer ? Nope, j’étais en vacances et ce n’était pas mon boulot: c’était celui des chevaliers runiques. Et quel serait le motif en plus ? Elle n’avait rien fait là à part me montrer un tatouage. Je ne savais rien d’elle ni de son passé et de ses activités au sein de cette guilde. Certes, Tartaros était une guilde noire cherchant à asservir les populations si je me souvenais bien. Il y avait donc de fortes chances qu’elle partage cette mentalité. Mais si tel était le cas, pourquoi me révéler son appartenance à une telle guilde alors qu’elle savait parfaitement que j’appartenais à une guilde officielle. Soit, elle était incroyablement stupide et naïve, soit elle était une manipulatrice jouant sur la carte de l’honnêteté pour mieux me piéger. Il y avait toujours une autre option à laquelle on ne pensait pas. Le truc, c’était que je ne voyais absolument pas laquelle. Continuant de regarder droit devant moi, je lui demandai:

 « Pourquoi prendre un tel risque ? Pourquoi me dire que tu appartiens à la guilde Tartaros alors que tu sais que je suis membre d’une guilde officielle ? »

Techniquement, je m’en fichais de sa réponse. Bah oui, si elle cherchait à me manipuler, elle pourrait très bien me balancer n’importe quel mensonge pour me faire croire qu’elle n’y était pas de son plein gré ou qu’elle cherchait à s’en sortir, etc… Ce qu’elle me dirait ne compterait pas vraiment dans l’opinion que je me ferais d’elle. C’était ses actes qui m’en diraient le plus. Si j’avais bien compris, elle avait pris ses distances par peur que je réagisse mal à son annonce. Elle était un minimum prudente au moins: elle n’était donc pas totalement dépourvue d’intelligence. Malheureusement pour elle, je m’étais déjà fait avoir une fois. Et depuis, je n’avais pas une très bonne image des mages noirs, ce que je trouvais assez normal. Néanmoins, j’avais pris suffisamment de recul compte-tenu du fait qu’on s’était bien amusé aujourd’hui, et surtout, elle n’avait commis aucun acte répréhensible mis à part le port de cette robe qui ne couvrait pas grand-chose… C’était ma règle: tant qu’on ne faisait rien devant moi, je n’agissais pas. Elle ne s’en était pris à personne. Elle n’avait donc rien à craindre avec moi. Tapotant le sable juste à côté de moi, je l’invitais à me rejoindre et à s’asseoir à mon côté. Elle pourrait croire que je cherchais à la piéger en lui demandant de s’approcher pour que je puisse la capture. Le truc, c’était que moi aussi je courrais un risque en lui suggérant de prendre place à côté de moi. Je ne savais rien de ses capacités magiques. Elle ne connaissait pas les miennes non plus. Si ça se trouvait, elle comptait me tuer. J’en doutais vu qu’elle avait tenu à me dire la vérité. Ce serait bête de me dire qui elle était pour me tuer. Le plus simple aurait été de partir sans rien dire. En gros, la balle était dans son camp. C’était à elle de voir si elle avait suffisamment confiance pour venir ou pas.

 « Sache que tant que tu ne t’attaqueras à personne devant moi, tu n’as rien à craindre Elena. Libre à toi de me croire ou pas. - marquant une pause, je poussai un profond soupire avant d’ajouter. - Juste une chose, y a-t-il dans ta guilde une brune qui utilise la Pistolera ? Elle porte un chapeau sur la tête, et tue de sang-froid. »

C’était le meilleur moyen d’en savoir plus sur elle, non ? Qu’elle me réponde ou pas, j’en saurais toujours plus ce que ce je savais maintenant. Quant à elle, j’étais prêt à l’écouter si elle avait toujours quelque chose à me dire. Je n’étais pas pressé et j’étais bien installé ici sur la plage.
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Jeu 30 Mai - 22:07





















Confession nocturne sur la plage.

Ne rien faire. C’était exactement ce que venait de faire Tobias suite à ma remarque. Pour être franche je m’attendais à des hurlements, à une attaque de sa part, à une expression quelconque d’étonnement mais non, rien de tout ça. Il avait juste sorti de sa poche son béret. Soit dit en passant, c’est un peu louche de se promener avec un béret dans sa poche vu qu’on est supposé le mettre sur son crâne. Certes on était plus tôt dans un casino où ce style vestimentaire ne serait pas accepté mais ça ne le gênait pas de le trimbaler dans sa poche. Il devait vraiment les aimer. Ça me fait d’ailleurs penser que je l’avais vu avec un béret sur la plage, affaire à creuser donc. Mais bon je m’égare là et ce n’était pas vraiment le moment. Je disais donc qu’il avait sorti ce béret de sa poche avant de le poser sur sa tête et d’étaler sa veste sur le sable. Bon il l’avait mieux pris que je le croyais. C’était d’ailleurs le premier qui réagissait avec autant de calme quand je me présentais comme mage noir. J’ai donc poussé un soupir de soulagement après avoir, quelques secondes plus tôt, écarquillé les yeux comme un poisson. Bon, la soirée pourra se poursuivre plus facilement. Il regardait la mer, peut-être que j’allais en faire de même et que nous pourrions discuter, d’autant qu’en fait je ne lui avais toujours pas dit ce que j’avais à lui dire. Vous y avez cru ? Moi aussi. Mais bien sûr, rien n’est jamais aussi simple dans la vie et encore moins avec moi vous pouvez me croire. En effet, alors que je m’apprêtais à reprendre la parole pour lui dire à quel point j’étais soulagée, je le vis ouvrir grandement ses yeux. Il venait donc de comprendre. Il faisait exprès ? Je ne saurais le dire mais en tout cas, c’est bien la première fois que je voyais quelqu’un mettre autant de temps à comprendre que Tartaros était une guilde noire. On est donc si nuls qu’il faut un moment de réflexion pour qu’on se souvienne de nous ? Est-il si désinvolte et si relaxé qu’il a oublié les différentes guildes noires ? Est-il tout simplement long à la détente ? Tant d’explications possibles mais là n’était pas le problème. Ce dernier était tout autre, comment allait-il réagir dès à présent ? Un point positif, il ne m’attaqua pas mais me demanda pourquoi je lui révélais mon appartenance à une guilde noire. Bon il était méfiant, cela va de soi mais au moins il n’agissait pas comme d’autres moutons qui attaqueraient à la simple vue de la couleur noire sur la peau d’une personne.


Pourquoi ? J’ai besoin de quelqu’un de confiance et je sens que je peux te faire confiance, mon cœur me le dit.

J’ignore s’il me prendrait au sérieux mais je n’avais pas de raison de mentir. De plus, s’il voulait, il n’aurait qu’à me livrer à la police et ce en criant simplement qu’il y avait une mage noire sur la plage. Je ne saurais dire pourquoi, mais je savais qu’il ne le ferait pas à moins que je ne lui fournisse une bonne raison de le faire. Il ne semblait par ailleurs pas le genre de personnes à juger sur les apparences mais plutôt sur les actes. En gros, le type de personne que je respecte et que je respecterai ma vie entière. J’avais besoin qu’il me fasse confiance car pour moi, il était évident que je lui faisais confiance ou je ne serais pas sur la plage à discuter mais plutôt au casino en train de jouer ou au contraire loin d’Akane Beach avec l’argent que j’avais gagné. Ça me faisait d’ailleurs penser que je ne me souvenais plus de l’endroit où était le chariot plein d’argent. Certes j’en avais gardé une certaine somme non négligeable dans une poche intérieure de ma robe mais tout de même. Bon bon, on oublie l’argent et on en revient à la conversation. Il m’invita à m’assoir à côté de lui en tapotant le sable qui se trouvait à proximité. Avant que je ne m’avance pour m’assoir à mon tour, il me demanda si au sein de notre guilde il n’y avait pas une mage qui utilisait la pistolera, une brune à chapeau. Malheureusement, il n’y en avait pas mais je pensais savoir de qui il parlait.


Je te crois ou alors je n’aurais pas pris le risque de te dire qui je suis vraiment. Concernant ta demande. Il n’y a que deux filles au sein de Tartaros à l’heure actuelle mais aucune n’utilise d’armes. Cependant je pense bien savoir de qui tu parles.

Si ce que je pensais était vrai, il devait s’agir de la tireuse d’élite de Grimoire Heart qui opère sous les ordres de Lucifer. Je n’avais qu’entendu parler d’elle et ne l’avais jamais rencontré en personne mais j’avais suffisamment d’informations la concernant pour savoir que ce n’est pas une personne avec qui je m’entendrais. Je méprisais les tueurs, quelles que soient leurs raisons. Je ne concevais vraiment pas le fait que l’on puisse si facilement ôter la vie à quelqu’un et ne pas éprouver de remords au point de récidiver. Les images de l’homme que j’ai abattu me reviennent encore de temps en temps. J’étais peut-être trop sentimentale mais c’était étrange puisque j’avais déjà assisté à plusieurs meurtres sans que cela ne m’affecte. Je devais tirer les choses au clair mais le plus important maintenant était de gagner la confiance du blond assis à côté de moi.


Il s’agit probablement de Caitlyn Connor. Elle fait partie de Grimoire Heart et même si je ne l’ai jamais côtoyé, j’ai entendu parler d’elle et l’ai déjà vu sur une affiche en ville. Je te demanderais bien pourquoi tu la recherches mais j’ai ma petite idée là-dessus. Je ne verrais aucun inconvénient à t’aider que tu acceptes ou non de me venir en aide à ton tour.

Je regardais calmement le ciel en me demandant ce qui m’arriverait si un jour ce que je m’apprêtais à dire parvenait aux oreilles de mon maître ou de quelconque mage noir à la solde d’une des trois guildes membre de Baram. La torture ? La mort ? Les deux ? Je serrais mon bras gauche de toutes mes forces en imaginant ce que l’on me ferait subir. C’était encore plus horrible à imaginer quand on sait à quoi on va s’attendre. Il ne faut pas oublier que je fais partie d’une guilde esclavagiste et que j’ai déjà assisté aux punitions infligées aux esclaves mais aussi aux traîtres. Quand je parle de traître, je fais allusion à ceux qui extorquent un peu d’argent à la guilde ou qui sont pris à traiter avec d’autres guildes. Si à ceux-là leur punition était aussi grande, quelle serait la mienne, moi qui prévois de me liguer contre ma guilde ? J’augmentais encore plus la pression que j’exerçais sur mon bras gauche tout en plaçant la tête sur mes bras posés sur mon genou droit plié. Je savais que je faisais le bon choix mais étais-je réellement prête à endurer tout ce qui m’attendait en cas d’échec ? Je ne saurais le dire mais étant résolue, je devais agir.


Bon voilà….

------ QUELQUES MINUTES PLUS TARD ------



Ça y est tu sais tout.

Je venais de lui raconteur tout sur moi. J’avais commencé par la promesse faite à mon père, celle de ne jamais ôter une vie humaine s'il y a d’autres solutions et surtout pas la vie d’un innocent. Puis, je lui ai parlé des différentes émotions que je ressentais lorsque je combattais et de la joie que j’éprouvais à battre mon adversaire ou à perdre si ce dernier était le plus fort. Je lui ai parlé des nombreuses fois où j’ai cédé à mes pulsions et ai tabassé plusieurs brigands lors de mes missions tout en mentionnant le fait que j’avais toujours résisté au dernier moment et que je n’avais jamais rompu la promesse faite à mon père. Je lui ai évoqué les différents risques que je prenais en maquillant mes missions d’assassinat et ce en faisant démarrer une nouvelle vie aux innocents et en livrant les coupables aux chevaliers runiques. Bien sûr, je lui ai parlé de Théodore Gunnar, ma seule et unique victime. Je lui ai précisé que je l’ai tué et que je comptais payer pour cette faute car qu’elle appartienne ou non un mage noir, une vie est sacrée et quelle que soit ma raison, je n’avais pas le droit de le tuer. Malgré tout, je lui avais dit qu’à ce moment, j’éveillais les soupçons de mon maître tout en précisant que je savais que ça ne justifiait rien. Pour finir, je lui ai dit que je comptais mettre le plus de membre de l’alliance Baram en prison, voire toute l’alliance moi comprise mais que pour cela, j’avais besoin d’aide. Bien sûr, il s’agissait d’une initiative plus que risquée et je n’avais que très peu voire aucune chance de la réussir, avec ou sans aide. Je le savais et je me trouvais même stupide mais mes convictions me poussaient à agir. Il y en avait marre de rester là sans réagir à les voir tuer des gens jour après jour apportant la tristesse et la désolation. C’était terminé, il fallait que je mette un terme à tout cela et j’étais prête à en payer le prix. L’avais-je convaincu ? Je l’ignorais encore. Je me devais de lui poser encore quelques questions.


Je sais qu’il est tout à fait probable que je t’ai menti mais je ne dirais qu’une chose. Pourquoi je mentirais ?

Celle-ci c’était la première, elle visait à savoir s’il m’avait cru ou bien si je venais de parler pendant une dizaine de minutes dans le vide. Quoi qu’il en soit, je préparais déjà ma seconde question qui visait cette fois-ci à voir si je pouvais compter sur lui. Il était clair qu’on ne gagne pas la confiance de quelqu’un en une journée et que tout ce flux d’informations doit être analysé au calme et sans stress avant de donner une réponse mais il me fallait être fixée ici et maintenant. C’est pourquoi je me suis levée et ai avancé de quelques pas avant de me retourner vers lui le regard sérieux.


Alors, tu veux bien m’aider ?

Encore une fois, j’appréhendais sa réponse, ça finirait par être une habitude. Pourtant, je n’avais guère le choix, je devais attendre et espérer, c’est tout ce que j’ai pour le moment.





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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Ven 31 Mai - 2:15
J’avais mis un certain temps à comprendre qu’elle faisait partie de la guilde noire Tartaros puisque j’avais naïvement - ou plutôt bêtement - cru que c’était un simple groupe de rock. Je pouvais être si aveugle parfois… Enfin, c’était aussi ce qui faisait mon charme, non ? Bien que je pouvais ne rien voir pendant un bon moment comme je l’avais fait là avec elle, le contraire était également possible: parfois, je voyais tout ce qu’il y avait à voir. Certes, j’avais mis du temps à capter qu’elle était une mage noire, mais dans le même temps, cela voulait aussi dire que je considérais cet état de fait comme un simple détail. Dans ce monde, on ne pouvait se permettre d’avoir l’esprit fermé et de toujours tout catégoriser. Mage noir, mage officiel, mage indépendant, chevalier runique. Au final, on pratiquait tous la magie, non ? Certains l’utilisaient pour la bonne cause, d’autre pour leur propre bénéfice, et d’autres pour faire le mal. Là encore, ce n’était qu’une question de point de vue. Tout le monde n’avait pas la même notion de ce qui était Bien et de ce qui était Mal. On n’avait pas non plus les mêmes limites: c’était ce qui nous rendait différent. Et toutes ces différences faisaient que lorsqu’on apprenait quelque chose sur quelqu’un, il fallait savoir prendre un minimum de recul pour ne pas la catégoriser tout de suite. Bien sûr, il fallait le vouloir pour faire preuve d’objectivité et chercher à aller au fond des choses. Je ne l’avais pas fait avec la tueuse du Mont Hakobe car pour moi elle avait tué bien trop de gens sous mes yeux pour mériter mon attention. Elena était différente. On avait passé une bonne journée ensemble avant qu’elle ne me révèle - de son plein gré - son statut de mage noir.

Son honnêteté jouait beaucoup dans la balance, bien que je restais toujours méfiant. J’avais appris de mes erreurs et je faisais maintenant gaffe à en apprendre le plus possible sur la personne que j’avais en face de moi, puis j’agissais en conséquence. Elle n’avait pas été forcée de me dire qu’elle était de Tartaros et comme j’avais pas trop compris pourquoi d’ailleurs, je lui avais posé la question. Parfois, c’était la solution la plus simple. Elle m’avait dit la vérité une fois, elle pouvait bien le faire deux fois. Un moyen comme un autre de tester sa sincérité. Toujours assis sur ma veste, je l’écoutais tout en regardant l’eau devant moi. Elle avait besoin de moi ? Hmm…allez savoir pourquoi ! On se connaissait depuis moins de dix heures et elle pensait déjà pouvoir se fier à moi ? Lequel de nous deux était naïf maintenant ? Et en plus, c’était son cœur qui lui disait qu’elle pouvait me faire confiance ? Comme quoi, les mages noirs en avaient un. Bon d’accord, elle était un peu facile celle-là. Bref, tout ça pour dire que je trouvais toute cette histoire un peu tiré par les cheveux. Bah oui, sa réponse amenait tout un tas d’autres questions: pourquoi avait-elle besoin d’aide ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi était-elle à Tartaros si elle désirait l’aide d’un mage officiel ? Yep, il n’y avait pas à dire. Plus j’y pensais et plus j’avais l’impression qu’elle cherchait en moi le pigeon parfait pour faire je-ne-savais-quoi… J’aurais besoin d’en savoir plus pour me décider, et elle devait le savoir. C’était bien beau de suivre son instinct, mais encore fallait-il qu’elle m’explique ce qui l’avait amené à chercher de l’aide en premier lieu. Je me posais une autre question n’empêche: qu’est-ce une mage noire faisait habillée en rose ? Franchement, pourquoi se faire appeler mage noir si c’était pas pour porter constamment cette couleur ? C’était débile !

L’invitant à s’asseoir à mes côtés, je lui avais aussi fait savoir que tant qu’elle ne jouerait pas les criminels devant moi, je ne jouerais pas les forces de l’ordre. C’était à elle de voir si elle voulait continuer cette discussion de manière civile ou à coups de poings ? Personnellement, j’avais la flemme de me transformer pour tabasser quelqu’un avec qui je m’étais bien entendu jusque là. Un, je me montrerais sans pitié si elle me cherchait. Deux, je la fracasserais d’autant plus qu’elle aurait gâché mes vacances ! Et trois, ce serait un bon message adressé à la femme au chapeau dans le cas où elles seraient toutes deux de la même guilde… Ah ? Miss Elena avait donc bien réfléchi avant de me dire la vérité ? Je supposais que le fait de s’éloigner de dix pas était une seconde précaution: prudence est mère de sûreté. Bah tiens, elle me révélait quelques informations sur sa guilde sans hésiter maintenant ! Soit elle avait quelque chose contre sa guilde, soit elle mentait. Il restait toujours l’option mystère mais encore une fois, je le la voyais pas. S’il y avait bien une règle qui s’appliquait à toutes les guildes, c’était bien celle qui interdisait de divulguer des informations sur sa propre guilde. Si elle me disait toujours la vérité, elle se rendait coupable de trahison envers Tartaros. C’était pas ma guilde, donc pas mes affaires. Par contre, si un membre de Lamia Scale s’amusait à révéler des informations sur notre guilde, je me chargerais personnellement de son cas ! J’en avais peut-être pas l’air au premier abord, mais je tenais énormément à ma guilde, et quiconque chercherait à lui nuire - de quelque manière que ce soit - aurait affaire à Tobias Grant ! Je me tendis légèrement en l’écoutant dire qu’elle savait peut-être de qui je parlais. Se pourrait-il que j’en apprenne enfin un peu sur elle ?

Prenant une grande inspiration au moment où elle prononça le nom de celle que je voulais littéralement pulvériser de mes propres mains, j’expirai profondément pour rester calme et éviter de l’effrayer en laissant ma magie fluctuer dans tous les sens. C’était le problème de tout mage: nos émotions influaient beaucoup sur notre magie. Néanmoins, mon grand-père m’avait appris à garder mon calme lorsque je sentais que j’allais péter les plombs. Je me servais donc de sa méthode actuellement pour garder le contrôle sur ce que je ressentais. Déjà qu’Elena avait fait l’effort de venir s’asseoir à mes côtés, il ne manquerait plus que je la fasse fuir… Au prix de gros efforts, je parvins à écouter et à retenir tout ce qu’elle avait à m’apprendre sur cette femme. Caitlyn Connor. Grimoire Heart. Affiche en ville. Ainsi, les réponses à mes questions s’étaient trouvées sur de simples avis de recherche - disponibles à peu près partout en gros - depuis tout ce temps. Non mais quel abruti ! Pourquoi n’avais-je pas directement commencé par là ?! Qu’est-ce que je pouvais être stupide parfois ! J’aurais dû y penser dès le départ ! Forcément une tueuse comme elle n’avait pas dû passer inaperçu et devait être un minimum connue ! L’important, c’était que j’avais son nom et sa guilde au moins. Cela me suffirait pour poursuivre mes recherches. Elena ne s’en rendait peut-être pas compte, mais elle venait de me rendre un énorme service. D’une voix dure, je lui répondis en serrant le poing droit:

 « Pas besoin de ton aide. - je réalisai alors que j‘y étais allé un peu trop fort alors qu‘elle ne m‘avait rien fait. Je me repris donc rapidement et ajoutai avec mon ton chaleureux habituel - Hmm… Désolé, mais elle, j’en fais une affaire personnelle. Je ne mêlerai personne à cette histoire. Si tu pouvais garder ça pour toi, ça m’arrangerait d’ailleurs. »

Desserrant le poing, j’avais retrouvé mon calme et mon corps tout entier se détendit suite à cela. Comme je venais de le lui dire, je ne voulais pas que quelqu’un se mêle de mes histoires concernant cette Cailtyn Connor. Je comptais bien la retrouver, mais seul. Et de la même façon, je lui ferai mordre la poussière sans l’aide de personne. Qu’elle fasse partie de Grimoire Heart ne faisait pas de différence pour moi. Et si je devais me coltiner toute la guilde pour l’avoir elle, je le ferai. On ne m’empêcherait pas de lui faire payer pour ses crimes. Je me l’étais promis et je comptais bien tenir cette promesse. En gros, mieux valait pour Elena qu’elle se tienne à carreau devant moi, parce que sinon, son nom viendrait s’ajouter à ma liste… Le plus drôle dans tout ça en fait, c’était que je venais aussi de lui demander de garder un secret. On était donc à égalité, non ? J’avais l’intention de traquer une mage noire pour l‘arrêter, quitte à déclencher une guerre inter-guilde, et elle était elle-même une mage noire recherchée par les chevaliers runiques. Le truc, c’était que personne n’était au courant de mon intention. Je n’avais parlé de ce petit objectif à personne. Elle était donc la seule au courant. Si ça se savait, je saurais donc que ça viendrait d’elle. Quant à elle, il y avait des chances - si elle me disait la vérité - que sa guilde ne soit pas au courant de sa présence ici et de ce qu’elle s’apprêtait à me révéler. En gros, on était tout deux détenteur d’un secret concernant l’autre. On était quelque part forcés de se faire confiance dorénavant, non ? Apparemment oui. Tant mieux pour elle après tout. Quant à moi, pour une raison que j’ignorais, je ne m’en faisais pas du tout. J’avais comme qui dirait l’impression que ce que je venais de lui dire resterait entre nous.

A côté de moi, je sentais que quelque chose la taraudait. En même temps, elle ne m’avait toujours pas fait part de ce qu’elle tenait réellement à m’avouer. Et si j’avais bien compris, vu qu’elle cherchait mon aide, son but serait de me convaincre de l’aider je supposais. Et bah, j’espérais qu’elle saurait faire court parce que jusqu’à maintenant ça avait été dur de l’écouter jusqu’au bout. C’était pour elle que je priais là en plus. Parce que si elle se mettait à parler, parler et parler pendant 110ans, ça n’allait vraiment pas le faire. Combien de fois avais-je poussé à bout mes interlocuteurs parce que je perdais le fil de leurs discours en l’espace de quelques secondes ? Parfois même, c’était pendant mes propres phrases que je me perdais. N’avais-je pas demandé à Ren s’il avait quelque chose à manger après avoir parlé stratégies de combat avec Ashton et Kira ? Oh que si ! Et ça n’avait pas été la première fois qu’une telle chose m’arrivait. J’avais toujours été facilement distrait. Mon propre grand-père avait dû m’écrire tout ce qu’il aurait préféré me dire à voix haute pour être sûr que je retiendrais tout ! Il n’y avait pas à dire, mieux valait pour Elena qu’elle m’écrive une lettre plutôt qu’elle me balance un discours… Finalement, elle commença sa phrase…mais ne la termina jamais. Bon OK, elle avait fini par la terminer, mais pas avant looooooooooooooooooooooooooongtemps ! Comment pouvait-on parler pendant autant de temps sans laisser à son interlocuteur le temps d’en placer une ? Et le pire dans tout ça, c’était que j’avais zappé 90% de son histoire ! Au moins ! Juste après qu’elle m’ait parlé de la promesse faite à son père, j’avais éprouvé un intérêt tout particulier pour un petit crabe qui se promenait non loin de nous sur le sable. J’étais ensuite revenu vers elle pour l’entendre parler de remords et de soupçons qu’elle éveillait chez quelqu’un avant de découvrir à quel point la Lune était magnifique ce soir…

Bref, vous l’aurez compris. Les détails, ce n’était pas du tout mon truc. Néanmoins, j’étais suffisamment intelligent pour faire le lien avec les quelques bribes d’informations que j’avais écouté malgré l’attraction que le paysage exerçait sur moi. Le fait qu’elle ait abordé cette histoire de promesse dès le début ne pouvait signifier qu’une chose: elle l’avait brisée à un moment ou à un autre. Pourquoi en parler dès le départ, sinon ? En faisant le lien avec cette histoire de remord, je ne pouvais que confirmer cette hypothèse. Quant à la personne qui avait des soupçons ? Facile, elle devait avoir un lien avec Tartaros, que ce soit un simple membre voir le Master en personne. Dans tous les cas, à en juger par son comportement et l’air limite condamnée qu’elle avait sur le visage, il ne m’en fallait pas plus pour la croire. Je voyais mal une tueuse qui n’avait jamais éprouvé de remord capable de mimer un tel sentiment à la perfection… Les talents de comédien avaient leurs limites. On ne pouvait imiter ce qu’on ne connaissait pas, et encore moins des choses aussi complexe que la culpabilité et le désir de se faire pardonner. Pourquoi elle mentirait ? On voyait qu’elle ne me connaissait pas. Je pouvais lui trouver tout un tas de raisons. Toutes plus tordues les unes que les autres d’ailleurs.

 « Pourquoi ? Et bien pour me manipuler ? Pour te servir de moi ? Pour obtenir des informations sur moi ou sur ma guilde ? Tu pourrais aussi être en mission séduction avec ton maillot de bain de tout à l’heure et ta robe actuelle qui ne couvrirait même pas un nouveau-né… - je n’avais pas l’air sérieux en disant tout ça et pourtant je l’étais puisque je n’avais pas arrêté d’y pensé. Mais non, je n’étais pas paranoïaque ! - Tu vois ? Je peux t’en trouver plein des raisons. Et pourtant, j’ai décidé de te croire. »

Je n’étais pas fou. Pas du tout. J’avais des pensées parfaitement logiques et rationnelles. Bien sûr que tout le monde pensait comme moi. C’était parfaitement normal ! Je la vis alors se lever et faire quelques pas en avant sans raison - de mon point de vue en tout cas. Woaw ! C’était qu’elle jouait la carte du regard sérieux ! Qu’allais-je bien pouvoir rétorquer à ça ? Le regard perdu ? Non, ça ne lui plairait sans doute pas. Je penchai quand même la tête sur le côté, me donnant l’air de l’abruti qui essayait de réfléchir à sa question. La vérité, c’était que je n’avais pas de réponse à sa question puisqu’elle était trop vague. Je ne savais pas en quoi elle voulait que je l’aide. Je ne pouvais donc pas lui dire oui avant de savoir. Si seulement elle pouvait se montrer plus claire et plus concise dans ses propos, on perdrait bien moins de temps et je me fatiguerais moins à essayer de l’écouter… Dénouant légèrement ma cravate, je la retirai carrément et la posai sur ma veste qui se trouvait déjà sur le sable. Je me mis pieds nus, me levai ensuite et commençai à déboutonner ma chemise. Non, je n’allais ni mettre de musique, ni commencer à danser pour lui faire un striptease ! Je cherchais simplement à lui fournir une réponse. Tout comme moi, elle devait savoir que demander de l’aide à un individu faible physiquement n’avait aucun intérêt. Un allié incapable de se défendre ne servait strictement à rien et ne serait qu’un boulet. Il fallait donc qu’elle s’assure que la marchandise qu’elle commandait était bonne, non ? Quant à moi, je comptais vérifier que celle qui passait la commande avait les épaules suffisamment larges pour faire usage du matériel qu’elle désirait.

 « Avant de te répondre, j’ai besoin de vérifier quelque chose. - ma chemise complètement ouverte, je la retirai et la laissai tomber sur ma veste avec la cravate - Avant de passer commande, tu te dois de faire des tests, non ? - je gardai mon béret sur ma tête et me plaçai face à elle avant de lever une main en guise d’avertissement - Pas de magie. Sinon, la trêve est terminée. Tu as 3 minutes pour me convaincre. C’est d’accord ? »

Elle devait avoir compris maintenant que j’avais l’intention de l’affronter dans un petit corps-à-corps pour voir de quel bois elle était faite. Elle pouvait s’estimer heureuse parce que je mettais mes vacances entre parenthèses pour elle. Bien que pour moi ce serait plus un jeu qu’un véritable affrontement, il était possible que je me fatigue en l’affrontant. Je ne savais rien de sa magie et si ça se trouvait, elle ne valait rien sans elle, ce qui serait dommage. Néanmoins, je l’avais un peu vue à l’œuvre pendant le match de Beach Volley, elle saurait donc se débrouiller un minimum. Quant à moi, mes coups n’avaient peut-être rien à voir avec la puissance que me procurait le Take Over, mais la technique était la même. Traduction, si je la rétamais sans problème, elle ne me convaincrait pas de l’aider. Au passage, ce n’était peut-être pas le bon moment pour qu’elle me dise tout sur l’aide qu’elle voulait que je lui apporte. Si elle n’était pas pressée, ça pouvait attendre. Patientant tranquillement le temps qu’elle se décide à attaquer ou à refuser le combat pour une raison ou pour une autre, je pris conscience qu’elle était tout sauf en tenue de combat. On était certes sur la plage, mais y’avait un minimum quand même. Je posai donc la question:

 « Dis-moi, tu te bats souvent dans ce genre de tenue ? »
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Sam 1 Juin - 10:17






















« Pas besoin de ton aide »
C’est sur un ton sec et dur qu’il m’avait prononcé ces quelques mots suite au fait que je lui propose mon aide au sujet de Caitlyn. Bon c’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais mais j’y pouvais rien, j’allais faire avec. En tout cas, c’est pas ça qui allait me décourager et/ou m’énerver et ce n’est pas non plus ce qui allait m’empêcher de lui dire toute la vérité ce que je fis d’ailleurs. Certes j’avais fait un monologue plutôt long mais il fallait bien ça pour expliquer clairement la situation dans laquelle je me trouvais. J’avais essayé de faire court en allant droit au but mais je ne voyais de toute façon pas comment faire encore plus court à moins de me mettre à parler comme une femme des cavernes. Une fois que j’en eus fini, je lui ai posé la question de savoir pourquoi je mentirais. A cette dernière, je n’attendais pas vraiment de réponse, c’était une façon pour moi de lui dire que je ne lui mentais pas. C’est d’ailleurs pourquoi lorsque je l’entendis me lister toutes ces réponses plus farfelues les unes que les autres je ne pouvais m’empêcher de me demander s’il blaguait ou s’il était sérieux. Bon les trois premières raisons qu’il m’a données tombaient sous le sens. Un mage noir a avant tout pour but de se renseigner sur les guildes officielles afin de pouvoir les attaquer mais bien qu’il me fût difficile de croire que je donnais cette impression, je lui accordais cette méfiance. Par contre, sa dernière raison était… euh… je ne saurais dire si je devais la prendre avec le rire ou bien être vexée. En mission de séduction, robe qui ne couvrirait pas un nouveau-né ? Si la situation avait été différente je serais surement tombée à la renverse et aurais éclaté de rire suite à cette déclaration ridicule. Pourtant, la situation est ce qu’elle est et je ne pouvais que garder mon sérieux quel que soit ce qu’il allait dire. J’étais déterminée à gagner sa confiance et c’est pourquoi j’avais souri en entendant qu’il me croyait. Certes son regard et le ton de sa voix, très différents de ceux qu’il affichait plus tôt, montraient clairement qu’il était toujours sur ses gardes. Je ne pouvais rien lui reprocher et l’aurais surement traité d’abruti s’il m’avait cru directement. Bon je ne mentais pas mais quelqu’un qui accorde aussi facilement sa confiance ne me serait d’aucune utilité puisqu’il se ferait avoir en un clin d’œil par les mages noirs qui profiteraient sans scrupules de sa naïveté. Toujours est-il que le mage au béret était différent et c’est pour cette raison que je lui ai demandé son aide. Ainsi, avec un regard sérieux, je le fixais en attendant sa réponse.

A ma question, j’attendais simplement un oui ou un non vu que je m’étais montrée suffisamment claire dans mes propos pour qu’il sache exactement pourquoi j’avais besoin de lui. En gros, il n’y avait aucune raison pour qu’il réfléchisse longuement d’autant qu’il avait dit qu’il me croyait. Pourtant au vu de sa tête, inclinée légèrement lui donnant un air abruti, n’importe qui dirait qu’il n’a rien compris. Il y avait donc trois moyens d’expliquer son comportement. Petit un, il n’avait pas compris ce que j’ai dit et ce serait un abruti fini, petit deux, il m’avait menti en disant qu’il me faisait confiance et réfléchissait au moyen de rester cohérent dans son mensonge et petit trois, il n’avait pas fait attention à ce que je lui avais dit il y a quelques instants et auquel cas sa capacité de concentration était très spéciale. Le premier cas était exclu vu qu’il semblait loin d’être idiot tant par la capacité d’analyse dont il a fait preuve pendant la partie de craps et pendant le match que par sa façon de s’exprimer relativement correcte. Le second cas aussi car j’avais l’habitude de côtoyer des menteurs à longueur de journée et aussi car j’en étais une. De ce que j’avais acquis comme expérience sa phrase ne comportait pas de mensonge ou alors il était vraiment très très très très très très très… très doué. Bref vous l’aurez compris, un génie du mensonge. Il restait donc le troisième cas. Cela expliquerait non seulement son comportement actuel mais aussi le fait qu’il m’ait répondu lorsque je lui ai demandé pourquoi je mentirais. J’avais expliqué ce que l’on faisait aux traîtres, certes très brièvement mais j’avais employé des termes assez explicites. Aussi n’importe qui aurait compris que le châtiment infligé aux traîtres était inhumain. Bon ben, j’allais faire avec. En toute logique il devrait être capable de saisir globalement la situation dans laquelle je me trouvais sans toutefois connaître les détails. Mais bon j’attendais sa réponse pour être fixée. Toujours en train de réfléchir, il dénoua sa cravate qu’il posa sur sa veste et se mit pieds nus avant de se lever. Ok jusque-là, rien de bien particulier. Bon il commençait à déboutonner sa chemise. Encore là, pas de quoi paniquer. Certes c’était inquiétant mais je savais me défendre et puis je ne pense pas que la situation actuelle se prête à des actes interdits au moins de dix-huit ans. En plus, il ne faisait qu’enlever sa chemise et je l’avais déjà vu torse nu sur la plage. Par contre s’il enlevait son pantalon là j’allais trouver ça inquiétant. Pas vraiment déplaisant mais inquiétant. MAIS QU’EST-C’QUE J’RACONTE ??? Ce serait chelou, bizarre, flippant, dérangeant, tordu, et j’en passe. En plus je me demande bien comment les évènements auraient pu dégénérer au point d’en arriver là. Je venais de lui avouer que je comptais trahir ma guilde et il me ferait un striptease ? C’est vachement débile.

Bon il me dit qu’il avait besoin de vérifier quelque chose tout en finissant de déboutonner sa chemise qu’il laissa tomber sur sa veste et sa cravate. Ça sentait le combat à des kilomètres. Par contre, il gardait son béret sur la tête. Ma parole, il avait quoi avec son béret. Sur la plage en journée je peux comprendre qu’on le lui vole. Dans sa chambre aussi même si c’est peu probable mais là, en pleine nuit, avec juste nous deux. Je vois mal quelqu’un se pointer juste pour lui prendre son béret. Enfin bon, à chacun ses manies. Je deviendrais folle de rage si on touchait à l’écaille de Weisslogia qui se trouvait dans ma chambre, j’imagine que ça devait être pareil pour lui. Bref, encore une fois, à chacun ses manies. Là, je devais me préparer à l’affronter. Il me donnait trois minutes et sans magie ou la trêve était finie. Une trêve ? Parce qu’on se disputait. Et puis une trêve signifie l’arrêt des hostilités, l’arrêt du combat pas son début. Il s’écoutait souvent quand il parlait ? Parce qu’il devrait faire attention à ce qu’il dit. Certains mots employés dans certains contextes pouvaient entraîner une guerre. De même le simple oubli d’un mot pouvait en faire autant. En gros, j’essayais de dire que ce terme était inapproprié à la situation actuelle. En effet, si j’analysais ces propos comme il se doit, cela signifiait que si j’usais de la magie, il me livrerait au conseil ou m’anéantirait, entraînant par conséquent le fait que je ne le reverrai plus qu’en tant qu’ennemi. Je ne voulais pas ça. Il fallait que je préserve notre relation car…. WAIT !!! On se connaît que depuis un jour ! Mais je raconte n’importe quoi ! C’est l’air marin ça ! Guérisseur ? Mon œil, il trouble l’esprit, on dirait de la drogue !! Hum Hum, on se calme et on lui répond. On se concentre sur le combat et on oublie le reste ! Il fallait que je gagne coûte que coûte !


Ouais d’accord mais dis-moi… t’as rien suivi à ce que je viens de dire n’est-ce pas ?

Oui, à mon tour d’éclaircir les choses. Certes j’allais lui proposer un combat pour vérifier ses aptitudes ce qui aurait été logique mais le fait que lui le propose l’est beaucoup moins. Il fallait que je sache pourquoi et que je fasse le point sur la raison de sa longue hésitation quant à ma question. Il suffirait d’un maigre détail sur son attitude, le fait qu’il refuse de répondre à ma question, un tic, une expression du visage, un détournement des yeux, un petit rien pour que je sois fixée. Avait-il oui ou non prêté attention à ce que j’avais dit. Déjà, il était clair que non vu qu’il n’aurait pas autant hésité mais s’il disait oui, avec sincérité, je saurais qu’il a au moins saisi l’essentiel. Si par contre il répondait non, toujours avec sincérité, il assisterait à un facepalm suivi d’un hochement de la tête de droit à gauche. Au cas où il serait retissant à répondre, j’ajoutai une précision.


C’est pas un problème, je veux juste savoir.

Comme ça au moins, il saurait que je n’en ferais pas un problème. Toutefois, il est vrai que ce que je dis pouvait n’avoir aucune importance. De plus quelle que soit ma réaction quant au fait qu’il ait ou non suivi mon monologue ça ne devrait pas l’affecter plus que ça puisqu’on venait de faire connaissance. En tout cas, ce serait surement le cas pour moi si les rôles avaient été inversés. Enfin bon, avant qu’on ne commence, il me demanda ensuite si je me battais souvent avec la tenue que je portais. Je n’avais pas fait attention mais il venait de soulever un point important, ma tenue. Contre certains adversaires de bas étage, il n’y aurait eu aucun problème à garder cette tenue pour combattre et même contre lui si ce n’était qu’un combat d’amusement. Pourtant, je devais être sérieuse pour pouvoir le convaincre. Pourtant, comment faire ? Je me refusais à déchirer cette robe car mine de rien elle m’avait coûté cher. Je ne pouvais pas non plus l’enlever car ce serait indécent de me battre en petite tenue. Je me mis alors à réfléchir mais je ne devais pas trop traîner ou il risquait de changer d’avis. Il devait forcément y avoir une solution mais laquelle ? Par chance, j’étais couturière et si mon intuition était bonne, la partie de la robe de couleur rose foncé devrait être reliée à celle de couleur rose pâle par quelques fils. Si je les trouvais, je pourrais les retirer et ainsi me trouver avec juste la partie de couleur rose pâle. Ainsi, je retirais rapidement ma robe laissant voir ma culotte qui me collait à la peau enfin, qui n’avait pas beaucoup de tissu serait plus approprié je pense. Je l’étendis sur le sable en la renversant pour voir l’intérieur. J’y vis ce que j’espérais, de petits fils liant les deux parties de l’ensemble. Je les arrachais le plus vite possible et remis la partie rose pâle. Après, je retirais ce qui couvrait mes bras ainsi que mon collier. Me voilà prête à me battre sans la moindre retenue. J’espérais ne pas avoir trop choqué le blond car même s’il m’avait vu en maillot de bain, ma culotte avait beaucoup moins de tissu. Enfin bon, je me mis en garde et me préparai à l’attaquer.


Il n’y a plus de problème concernant ma tenue. Tiens-toi prêt, je ne te ferais pas de cadeau.

Quoiqu’il m’ait proposé le combat, je sentais quelque chose d’étrange dans son comportement et sa façon de faire. C’était comme s’il pensait que je n’avais pas son niveau, comme si sans magie je ne pourrais pas m’en sortir. Je pouvais me tromper car rien dans son attitude n’évoquait ceci mais je ne saurais dire ce qui me poussait à croire cela. Enfin, si c’était vrai, il allait tout de suite voir qu’il se trompait et lourdement. Pendant trois années entières j’ai été formée au corps-à-corps. Je n’avais pas encore appris la magie mais je me battais déjà contre mon père. Plusieurs fois je me suis retrouvée avec bras et jambes brisées et le corps en compote. Plusieurs fois, j’ai frôlé la mort mais je ne renonçais jamais. Je ne pense pas qu’il existe une créature plus puissante qu’un dragon sur terre. En combattre un en usant de la magie de dragon slayer était déjà un calvaire alors en affronter un sans en utiliser était impossible. Pourtant il avait tenu à ce que je le combatte sans. J’avais affronté d’autres animaux des bois avant de me confronter à lui et rien n’était comparable. La différence de niveau était tellement grande. Je ne pense pas qu’à l’heure actuelle je sois capable de le battre même en utilisant ma magie. Les écailles d’un dragon sont ce que j’ai pu rencontrer de plus résistant durant le temps que j’ai déjà vécu. Enfin, tout ça pour dire que déjà sans magie j’étais capable de beaucoup de choses. Cette dernière ne servait qu’à m’apporter un boost de puissance, non négligeable certes, mais cela restait avant tout un boost de puissance. J’avais développé une grande résistance et endurance physique en peu de temps grâce à cet entraînement draconien alors qu’il en faut bien plus pour obtenir le même résultat. Je ne dis pas que je suis la plus puissante car j’ai eu à croiser des mages bien plus forts que moi physiquement mais je dis que sur ce plan, je me défends suffisamment bien et dispose de capacités non négligeables pour mettre à mal plusieurs personnes. Tout ça pour dire que Tobias aura du fil à retordre durant ces trois minutes. Il avait donc plus qu’intérêt à rester concentré et à ne pas se distraire comme lorsque je lui exposais le problème qui nous avait amené à quitter le casino. Autant dire que s’il était comme ça pendant le combat, il perdrait quelques dents qui, au vu de son âge, ne repousseront plus jamais.


C’est parti !

D’un bond, je me suis dirigée vers lui avec le poing serré avec la ferme intention de lui décocher un bon direct du droit au visage. Je n’avais pas du tout dosé ma force et m’étais même donnée à fond. Dans ce poing j’avais mis toute ma détermination, ma rage de vaincre et ma puissance. S’il le prenait, il faudrait qu’il soit vachement costaud et résistant pour ne rien sentir. Pour un humain tout à fait normal, encaisser ce coup revient à prendre un ticket pour le monde des rêves et aussi pour l’hôpital ma foi. Bien sûr, pour un mage, selon sa puissance, c’était une autre affaire. Toutefois, qu’il esquive, bloque ou encaisse mon coup, je comptais lui donner un coup de pied circulaire gauche suivi d’un coup de pied arrière droit. Si par contre il se saisissait de mon poing, j’allais continuer avec un coup de genou et tenter une projection arrière. Je ne comptais pas lui faire de cadeaux et avais prévu une série d’enchaînements tous plus étranges les uns que les autres. Si pour le convaincre il fallait l’envoyer à l’hôpital, je le ferais sans hésiter. Enfin, je parle je parle et c’est bien joli ce que je dis mais encore fallait-il que je le touche. Après tout, en face de moi je n’avais ni une statue de bois ni un petit mage de rien du tout. Je devais me montrer plus que prudente car même s’il est vrai que je n’encaisserais jamais un coup aussi violent que celui porté par un dragon, je peux tout à fait encaisser un coup qui me sonnera ou m’infligera des dégâts physiques. Après tout, malgré mon entraînement draconien et ma magie bien spéciale, je reste un être humain fait de chair et de sang. Enfin bon, ce combat ou plutôt ce test était principalement régi par la conviction et la détermination. Je n’en manquais pas, j’étais convaincu de gagner et j’étais déterminée à lui faire entendre raison. J’avais besoin de lui pour plusieurs raisons et je ne renoncerais devant rien. Pourtant, le plus étrange dans tout cela, je souriais pendant que je l’attaquais. Je n’avais jamais souri au début d’un combat. J’avais toujours été sérieuse et ce n’était que lorsque le combat était bien engagé avec les coups, les émotions d’un duel acharné que je souriais. Ce sourire, celui apparaissant pendant un combat acharné, était un sourire de satisfaction, de plaisir combattif, celui que tout combattant digne de ce nom a arboré au moins une fois dans sa vie, ce sourire bien particulier qui dit « Encore, encore » et qui s’accentue au fur et à mesure que le combat devient fascinant, palpitant et qui entraîne l’envie de se revoir pour revivre ce moment. Pourtant, celui que j’arborais en ce moment était différent. Je ne saurais l’expliquer. Je ressentais cette émotion, cette envie de combattre mais je n’avais encore échangé aucun coup. C’était comme si au fond de moi je savais déjà ce qui allait se passer, comme si je savais que quelle que soit l’issue du combat je serais heureuse. Je ne saurais l’expliquer puisque c’est la première fois que je ressentais cela. Tout ce qui était sûr c’est que j’étais heureuse et que je le resterais pour le reste de la nuit et ce quoi qu’il arrive.





Tobias Grant
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Dim 2 Juin - 20:02
Cherchant à savoir de quoi elle était réellement capable, je m’étais levé et avait commencé à me déshabiller tranquillement. On était sur la plage, il n’y avait donc rien de bizarre à ce que je faisais. C’était même l’inverse qui devait paraître étrange d’un point de vue extérieur. Franchement, qui mettait un costume pour s’asseoir sur le sable ? Personne ! Et pourtant, nous étions tous deux là à bavarder en tenue de soirée… Enfin, vu l’heure qu’il était, il ne devait plus y avoir grand monde dehors, et encore moins avec nous sur la plage d’Akane. Je n’avais donc pas à m’en faire pour les points de vue extérieurs puisqu’il ne devait pas y en avoir tant que ça. Dans tous les cas, celle qui avait l’air de trouver mes gestes étranges, c’était Elena. Il fallait la comprendre. Quelques secondes plus tôt, elle était en train de me raconter son parcours et là, elle me voyait me lever et retirer mes vêtements sans véritables raisons. Si ça se trouvait, elle pensait que je commençais à avoir chaud dans ma tenue et que je cherchais simplement à me mettre à l’aise. Le hic, c’était qu’il faisait nuit et donc le temps s’était largement refroidi par rapport à la chaleur de l’après-midi. Elle ne devait donc pas penser à cette possibilité, mais plutôt à une autre. Laquelle ? Telle était la question. Histoire de la mettre sur la voie, j’avais commencé à expliquer la raison pour laquelle je m’étais levé. Je voulais en apprendre plus sur elle et ses motivations. Bon d’accord, c’était un peu bizarre comme méthode d’interrogatoire. Cependant, il arrivait qu’on en apprenne bien plus durant l’échange de coups que suite à un discours de dix minutes. En l’affrontant pendant quelques minutes, je saurais exactement ce qu’on lui avait appris sur le combat - elle m’avait bien parlé d’entraînement draconien - mais aussi quel genre de personne elle était. Et oui, la façon de se battre d’un individu en disant long sur son caractère, qu’il soit du genre nerveux ou serein, impulsif ou patient, réfléchi ou stupide, et ainsi de suite.

Bien entendu, j’avais gardé et mon pantalon et mon béret. Pour le premier, j’avais pas que ça à faire de le retirer: je comptais l’affronter pas dormir. Quand au dernier, et bah je trouvais normal de le garder. C’était le mien, non ? De plus, je me sentais bien mieux avec et je doutais qu’elle soit capable de me le faire perdre durant notre petit duel. Je ne la sous-estimais pas forcément, mais sans magie, je voyais mal pourquoi je devrais craindre qu’il lui arrive quelque chose. Je ne savais pas quel genre de capacités magiques elle possédait et si ça se trouvait, elle était capable de réduire mon couvre-chef en poussière rien qu’en le touchant. Il y avait dans le Royaume de Fiore des mages disposant de telles aptitudes et bien que je n’en avais rencontré aucun jusqu’à maintenant, cela ne voulait pas dire que je n’en avais pas une juste en face de moi. Généralement, les guildes noires ne recrutaient que les meilleurs, ou alors ils s’assuraient de trouver des personnes disposant de capacités uniques les rendant indispensables. A quelle catégorie appartenait-elle ? Ne le sachant pas encore et ne souhaitant pas particulièrement le savoir, je préférais éviter les situations me permettant de le découvrir. D’ailleurs, comme d’habitude, je ne tenais pas à ce qu’elle en apprenne plus que nécessaire sur mes propres attitudes offensives. En temps normal, je n’en parlais déjà pas beaucoup. Donc le fait qu’elle appartienne à une guilde noire me donnait encore moins envie de partager avec elle une telle information. Bien entendu, savoir que j’utilisais le Take Over de type Satan Soul ne lui apporterait rien si elle ne savait pas exactement combien ni quels Démons j’avais assimilé. Or, en interdisant l’utilisation de nos pouvoirs respectifs, je m’assurai qu’elle n’en apprenne rien. La confiance que je lui accordais était naturellement limitée. Que je l’aide ou pas, cela ne changeait en rien le fait qu’elle restait dans l’autre camp actuellement. Cela voulait donc dire qu’elle aurait un minimum de comptes à rendre à son Master, ne serait-ce que pour se protéger elle-même.

En ce qui concernait cette histoire de trêve, c’était très simple. Mon objectif était simplement de la tester et de voir un peu de quoi elle était capable. A côté de ça, c’était un moyen comme un autre de voir si elle était du genre à accepter les compromis ou pas du tout. Il n’était pas question d’apporter mon aide à une personne incapable d’accepter une simple interdiction, que ce soit par fierté ou par pur esprit de rébellion. Il ne fallait pas oublier aussi que la dernière fois que j’avais vu une mage noire faire usage de la magie, ça avait été dans le but de tuer des brigands incapables de se défendre face à elle. Elle les avait éliminés sans aucune hésitation. Je préférais donc éviter les risques inutiles. Qui sait si elle n’en ferait pas un peu trop pour me montrer qu’elle était plus puissante que moi. En nous forçant à nous limiter, je m’assurais de préserver notre bonne entente et nos egos respectifs. De plus, je considérais bel et bien notre situation actuelle comme une trêve. J’étais un mage officiel. Elle était une mage noire. Officiellement, nous n’étions pas censés nous entendre et encore moins penser à nous aider mutuellement. En fait, nous devrions être en train de nous battre en ce moment même. Moi pour l’arrêter, et elle pour obtenir des informations sur l’alliance entre les guildes officielles, voire pour me capturer et m’apporter à son Master qui se chargerait de m’arracher des réponses. Bref, officiellement, c’était une trêve puisqu’on ne s’attaquait pas vraiment. Personnellement, je trouvais ça logique. Qu’en était-il d’elle ? Trouvait-elle le terme étrange au vu de notre situation actuelle ou tout comme moi elle le trouvait approprié ? Au fond, c’était pas si important que ça. Il manquerait plus qu’on se casse la tête à cause d’un mot… On avait d’autres chats à fouetter quand même !

Bon, elle acceptait ma proposition. En gros, je m’étais pris la tête avec tout ça pour rien du tout. Tant pis, ça m’apprendrait à réfléchir pour rien. Par contre, la question qui suivit me prit légèrement au dépourvu. La raison ? Et bien comme elle venait de si bien le dire, j’avais pas suivi ce qu’elle m’avait dit. J’avais essayé. Mais c’était plus fort que moi ! Je ne pouvais écouter quelqu’un parler trop longtemps sans me distraire ! Et elle, elle avait parlé pendant une bonne dizaine de minutes non-stop ! Donc elle pouvait être sûre que j’avais pas suivi. J’avais retenu quelques bribes d’informations comme la promesse qu’elle avait faite à son père, ainsi que le remord qu’elle éprouvait depuis qu’elle l’avait brisée. Il y avait aussi les soupçons qu’elle éveillait dans sa guilde. Tout ça, j’avais compris. Après, tout le reste, j’avais pas fait gaffe. Le tout maintenant, c’était de savoir comment lui dire sans me faire taper dessus. Et honnêtement, si quelqu’un avait la solution, j’aimerais beaucoup qu’il partage l’information parce que je n’avais aucun moyen de lui faire croire que j’avais écouté tout ce qu’elle s’était cassée la tête à me raconter. Pour ma défense, c’était elle qui avait tout voulu me dire. Je ne lui avais rien demandé et je ne l’avais en rien forcée à tout me révéler. En fait, c’était limite elle qui m’avait forcé à l’écouter ! Voilà, c’était sa faute à elle si j’avais rien suivi ! La prochaine fois au moins, elle saurait que trop de blablas tue celui qui est censé écouter. Le problème ici, c’était que j’étais complètement transparent. Aucun moyen d’éviter son regard. Elle avait dû remarquer que suite à sa question, j’avais fait mine d’entendre quelque chose derrière moi et d’en chercher la provenance. Réaction réflexe, mais inutile. Elle insistait en plus. Bon, j’avais pas trop le choix. Me grattant l’arrière de la tête d’un air gêné, je lui répondis:

 «Euh… J’ai suivi l’essentiel. Mais après y’a eu ce crabe qui m’a perturbé et…euh… et la lune, qui est vraiment magnifique ce soir. Tu ne trouves pas ? »

Depuis quand étais-je aussi hésitant dans mes réponses ? Aucune idée. Je faisais des efforts pour ne pas avoir l’air coupable, mais plus j’en faisais, plus j’avais l’air coupable justement. Et entre nous, le coup du crabe, c’était pas le meilleur argument pour se défendre. Pas le meilleur argument du tout. C’était même l’un des pires ! En quoi ? Bah, ça voulait dire que j’avais préféré regarder un crabe plutôt qu’écouter son histoire. Moi je savais que c’était pas pour ça. Mais elle, il y avait peu de chances qu’elle voie les choses autrement. Hmm… A sa place, j’y réfléchirais à deux fois avant de demander mon aide quand même. Certes, il m’arrivait de jouer les idiots. Néanmoins, je ne le faisais pas toujours exprès. Et j’avais comme qui dirait un talent pour énerver les gens. Mêmes les plus calmes d’entre eux ! Comme quoi, je m’attirais vraiment que des ennuis alors que n’importe qui d’autre aurait réussi à s’en sortir sans problème. Moi, j’étais apparemment obligé de passer par la mauvaise porte. Celle remplie de pièges. Dans un labyrinthe, j’étais certain de tomber sur tous les obstacles que celui-ci aurait à offrir. Aucun moyen pour moi de trouver les raccourcis ou les chemins les plus sûrs. Nope, Tobias Grant trouvait toujours des problèmes sur sa route, et lorsqu’il ne les trouvait pas, c’était eux qui venaient le chercher. Si seulement je trouvais le moyen de lever cette malédiction… Un de ces jours, je finirais par ne pas m’en remettre, j’en étais certain. C’était dommage quand même. Elle avait tenu à me faire partager son récit et j’avais zappé la quasi-totalité. Personnellement, j’estimais avoir compris l’essentiel comme je venais de lui dire. Elle devrait donc faire avec, à moins bien sûr qu’elle ne soit du genre à tout me répéter une nouvelle fois afin que je retienne tout cette fois-ci. J’espérais sincèrement qu’elle ne chercherait pas à ce que je sache absolument tout sur elle et ce qui l’avait mené à me demander de l’aide. Après tout, le plus important, c’était que je l’aide, non ? Si on pouvait éviter les détails non-indispensables, c’était mieux !

Histoire d’inverser les rôles, j’avais changé de sujet au moyen d’une question sur sa tenue actuelle. Qui disait combat disait tenue de combat. C’était pour ça que j’avais retiré des vêtements moi: pour me sentir plus à l’aise. Et elle dans tout ça, comptait-elle vraiment se battre avec cette robe rose ? Vraiment ? Parfois, je me demandais si je m’écoutais parler… Je venais de lui donner trois minutes pour ce petit affrontement et là, je lui parlais de changer de tenue pour celui-ci. Qu’est-ce que je voulais qu’elle y fasse ? Elle n’allait quand même pas la retirer pour se battre avec ce qu’elle portait en dessous uniquement… Et j’avais pas non plus que ça à faire d’attendre qu’elle aille chercher une tenue de rechange. C’était maintenant ou jamais pour ce mini-duel, parce qu’après, je sentais que j’aurais juste la flemme. En attendant, ma question avait eu le mérite de la faire réfléchir. Résultat, l’histoire de mon manque d’écoute à son attention était oubliée - pour le moment en tout cas. C’était sur elle que l’attention était portée là. Quant à moi, j’étais libre de lui montrer ce que ça faisait d’être face à une question à laquelle on ne pouvait pas vraiment répondre. Mettant mes mains dans mes poches, je poussai un profond soupir parce qu’attendre m’embêtait un peu. Plus on perdrait de temps, plus je perdrais en motivation et plus il y aurait de chances que je me rassois sur ma veste. La soirée au Casino avait été assez longue et on ne s’était pas vraiment assis là-bas. On avait passé notre temps à bouger de machine en machine et de table en table pour essayer le maximum de jeux possibles. J’étais donc assez fatigué et ça ne m’étonnerait même pas si j’écourtais d’ici peu la durée que je lui avais suggéré. C’était long trois minutes quand même. Certains combats duraient moins longtemps que ça, et pourtant, ça ne les rendaient pas moins intenses pour autant. En trois minutes, on avait largement le temps de finir HS, voire KO si on savait frapper et viser. Bon, elle avait finit de réfléchir. Cela voulait-il dire qu’elle se battrait avec sa robe ou qu’elle la retirerait pour être plus à l’aise. Bon, on n’avait pas élevé les cochons ensembles, il me semblait donc évident que l’option 1 suivi d’un "c’est pas tes affaires" serait son choix. Apparemment, on n’avait pas la même façon de pensée. Tandis que j’avais retiré mon haut pour l’affronter torse nu, elle venait de retirer son bas - soit sa robe - pour m’affronter en petite culotte…

« … - je savais pas du tout quoi dire dans une situation comme celle-ci, surtout que je n’arrivais pas à croire que j’assistais à ça. Je pus simplement dire et d‘une toute petite voix en plus. - Tu sais, avec la robe, c‘était bien aussi. Faut pas toujours m‘écouter quand je parle…»

C’était qu’il faisait chaud ici. Vraiment très chaud même. Trop chaud ? Oui ! Beaucoup trop chaud ! Si chaud que je me demandais pourquoi je portais tous ces vêtements sur moi. J’étais stupide ou quoi ?! Sur la plage, on retire ses vêtements ou on crève de chaud. Allez Tobias, retire ton haut au moins, tu dois fondre sous cette veste et cette chemise surtout. Hmm… Qu’est-ce que je foutais déjà torse nu moi ? Soit j’étais plus rapide que la lumière, soit…la chaleur n’était pas dû à des couches de vêtements en trop. Comment expliquer cette bouffée de chaleur soudaine alors ? Il faisait nuit en plus. Il devrait logiquement faire plus froid. Alors comment expliquer que je commençais à transpirer et que j’avais l’impression que ma peau était en feu ? Retirant mon béret de ma tête, je commençai à l’éventer devant mon visage pour tenter de me rafraîchir un peu. Bon, ça marchait un peu, c’était déjà ça de gagner. A croire que j’étais en train d’effectuer des efforts surhumain pour je ne savais quelle raison. Allez savoir pourquoi j’avais aussi chaud tout à coup. Il n’y avait aucune source de chaleur à proximité pourtant, si ? Bon, c’est vrai qu’Elena se trouvait juste devant moi, m’exposant sans aucune gêne ses dessous féminins. Mais bon, il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat. Oui, elle était jolie. Oui, elle était plutôt attirante. OK, elle était là devant moi, penchée en avant sur sa robe qu’elle avait posé sur le sable. C’était tout, non ? Alors pourquoi avais-je toutes ces pensées dans la tête ? Oui, pourquoi étais-je limite en train de prier pour qu’elle m’affronte dans cette tenue pour le moins osée ? Yep, la chaleur m’était montée à la tête. Allez Tobias, évente-toi plus que ça, tu vois bien que ça marche pas là ! Agitant mon béret plus rapidement devant mon visage, je sentis ma température corporelle redescendre petit à petit alors qu’elle venait de remettre sa robe et était d’ores et déjà en garde. Note pour plus tard: douche froide, voire glacée !

Plus de problème avec sa tenue ? J’étais pas vraiment d’accord mais bon, mieux valait qu’elle combatte avec sa robe comme ça plutôt que comme tout à l’heure. Elle m’avait eu par surprise pour le coup parce que je ne m’y étais pas attendu du tout ! On était à égalité du côté des chocs vestimentaires je supposais. Elle avait pas dû comprendre non plus quand j’avais commencé à retirer ma chemise et mes chaussures tout à l’heure. Enfin, je me mis à rire tout seul quand elle m’annonça qu’elle ne me ferait pas de cadeau.  « Trop tard… » Après tout, ne venait-elle pas de m’en faire un - en quelque sorte - juste avant de se mettre en garde. Je la connaissais depuis moins de vingt-quatre heures et elle m’avait déjà montré sa culotte sans sourciller. Comme je ne la connaissais pas, je ne pouvais pas la juger vu que je savais pas si c’était une habitude chez elle de se déshabiller devant les gens ou si j’avais simplement été au bon endroit au bon moment. N’ayant pas le temps d’y réfléchir plus avant et souhaitant aussi ne plus y penser pour me concentrer sur notre petit duel, je la regardai droit dans les yeux. Il était temps d’y aller comme elle le disait si bien et le meilleur moyen de prédire sa prochaine action serait de la lire directement dans son regard. C’était la technique - si on pouvait appeler ça comme ça - la plus efficace pour pouvoir esquiver les attaques adverses. En observant ses yeux, je verrais exactement où elle poserait son regard, ce qui me dirait où et avec quoi elle compterait me frapper. Il était logique de penser que la partie haute du corps - soit du sommet de la tête au torse - était réservé aux poings. Il était en effet très rare de voir quelqu’un débuter par un coup de pied au visage… Quant à la partie inférieure - du nombril aux pieds - elle était réservée aux coups de pieds justement. Entre le torse et le nombril, c’était une zone neutre: on pouvait frapper avec les deux.

Un bond en avant, le poing serré, le regard fixé sur mon visage et non ailleurs. Je ne pensais pas me tromper en supposant qu’elle voulait me foutre son poing dans la figure. Et bah, quel changement soudain de caractère. A croire qu’il y avait son mode discussion et son mode combat. Les deux n’avaient rien à voir. Son mode combat semblait bien plus agressif, brutal, voire enragé. Je ne lui avais rien fait pourtant. Elle n’avait donc aucune raison d’être en colère, à moins que ? A moins que ce ne soit un autre type de rage bien sûr… J’en faisais trop. Beaucoup trop. Le test venait à peine de débuter que j’étais déjà en train d’observer et d’analyser le moindre détail chez elle. L’avantage, c’était que j’en apprenais bien plus là en la voyant me bondir dessus pour me frapper que je n’en avais appris à la plage ou au Casino. Elle était directe, impatiente, impulsive peut-être même. Elle se donnait à fond, ça se sentait à son regard. Quelque part, j’avais aussi l’impression qu’elle avait quelque chose à prouver. Un besoin de reconnaissance ? Mais auprès de qui ? Telle était la question. Sûrement pas auprès de moi. Certes, je voulais voir de quel bois elle se chauffait, mais je ne la forçais pas non plus à en faire des tonnes. Et puis, je n’étais pas le seul mage susceptible de lui apporter mon aide: il devait y en avoir d’autres. Le Royaume était immense: et plus d’une aide lui serait apportée si elle cherchait aux bons endroits. Me demandant toujours à qui elle voulait prouver qu’elle était puissante, je me préparai à réagir à sa première attaque. J’avais tendance à oublier que je n’avais pas les mêmes réflexes sous ma forme humaine que sous ma forme Démoniaque. Le truc, c’était qu’elle ne m’avait pas surpassé en termes de vitesse, de puissance ou de réflexe lors du match de Beach Volley. J’en déduisais donc que j’étais capable d’éviter ses coups. C’était une bonne chose parce que j’aurais l’air fin si elle me mettait au tapis en un coup…

Attendant le dernier moment pour bouger, je me décalai légèrement sur la droite et détournai son poing de mon bras gauche. Aieuh ! Elle n’y allait pas de mains mortes elle ! Mais c’est qu’elle continuait sur sa lancée en plus avec son pied gauche qui visait mes côtes ! Et moi alors, quand est-ce que j’attaquais dans tout ça ? Effectuant un petit bond en arrière, je me plaçai hors de portée de son pied et me préparai à la suite quand je vis qu’elle souriait. Soit elle se fichait de moi parce que j’avais l’air de peiner face à elle, soit elle était juste contente. Contente de se battre. C’était contagieux en plus parce que je me surpris moi-même à lui rendre son sourire combattif ! Et un autre coup de pied qui cherchait mon menton, cette fois-ci, je l’encaissai bien que j’avais placé la paume de ma main juste en dessous de mon menton pour atténuer les dégâts. Néanmoins, le coup fut assez puissant pour me projeter en arrière dans les airs. Si je ne me rétablissais pas très vite, j’allais finir à la flotte. Et à cette heure-ci, elle devait être glacée. Moi qui parlait de douche froide tout à l’heure, c’était peut-être le bon moment pour me remettre les idées en place, non ? Posant ma main gauche sur ma tête pour maintenir mon béret - que j’avais remis avant qu’elle ne m’attaque - en place, je parvins à rétablir ma position avec un salto arrière. J’atterris alors sur le sable comme si de rien n’était.

« C’est tout ? Toi qui me parlait d’entraînement draconien tout à l’heure. Pff.. Me dis pas que c’est tout ce que tu as dans le ventre ? »

Rien de telle qu’une petite provocation pour pimenter les choses. Bien sûr, je ne faisais que la chercher. Elle ne me décevait pas du tout. Je cherchais juste à l’énerver pour qu’elle fasse une erreur. C’était un peu sournois comme stratégie, mais elle marchait avec les personnes directes et impatientes comme elle généralement. Elle me rappelait un peu Aoyuki, le Dragon Slayer des Glaces, dans sa façon de combattre. Lui aussi avait commencé par un coup de poing en direction du visage. Et son jeu de jambes me rappelait beaucoup ce mage de Fairy Tail. Quoiqu’il en soit, j’étais parvenu à épuiser Aoyuki en jouant sur sa colère pour qu’il dépense sa magie dans de grosses attaques demandant beaucoup d’énergie. Elena n’utilisait pas la magie dans notre affrontement, mais ça ne voulait pas dire qu’elle ne ferait pas d’erreur. En trois minutes, elle n’aurait pas le temps de se fatiguer - elle était très endurante - mais si elle se précipitait un peu trop dans l’action, je saurais en profiter pour prendre l’avantage. Il n’y avait pas à dire, je méritais mon surnom d’El Diablo. En apparence, je donnais l’impression d’être stupide et incapable de me concentrer. Mais en réalité, j’étais tout le contraire. Lorsque je combattais, j’étais plus concentré et plus malin que jamais ! Take Over ou pas, mon surnom n’avait aucune raison de changer. Lui bondissant dessus à mon tour, je changeai de trajectoire au dernier moment pour l’attaquer par la droite et non de face. Mes tactiques étaient toujours les mêmes dans le fond et je me battais toujours de la même façon: j’étais chiant en fait. Attaquer de face, c’était son truc à elle. Personnellement, je préférais les feintes. D’ailleurs, je ne l’attaquai pas tout de suite par la droite. A la place, je donnai un coup de pied dans le sable à mes pieds pour tenter de lui en envoyer dans la figure pour l’aveugler un moment - ou au moins la perturber. Je me déplaçai juste après vers la gauche et tentai un uppercut ! J’avais visé le milieu de son ventre, soit le plexus qui se trouvait pile entre sa poitrine et ses abdos, afin de lui couper la respiration momentanément si le coup l’atteignait.

Dans la seconde qui suivit, je me retrouvai accroupi sur le sable et tentai de lui balayer les jambes avec mon pied pour la faire tomber. Qu’elle esquive le premier coup ou pas, elle n’allait pas tarder à comprendre que je me battais de façon assez déloyal avec elle. Non seulement je la provoquais, mais en plus je jouais avec le sable pour l’aveugler, je cherchai à lui couper la respiration et à lui balayer les jambes. Elle aimait se battre, ça se voyait. Mais aimait-elle ceux qui se battaient - limite - comme des lâches et qui étaient prêts à tout pour gagner ? Peut-être, peut-être pas. Dans tous les cas, tout cela n’était qu’une stratégie de ma part pour l’énerver et lui faire faire une erreur. Ses réactions prochaines m’en diraient beaucoup sur elle. J’avais hâte !
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Ven 7 Juin - 16:20





















Combat de nuit.

Est-il sincèrement possible d’accorder une confiance pleine et entière à une personne avec qui on n’a passé qu’un jour.Que dis-je ? Moins d’un jour. C’était la question à laquelle je pensais constamment depuis que j’avais décidé de quitter le casino. A vrai dire, je me demandais à présent si moi-même j’en étais capable. Certes en un sens je l’avais fait puisque sans la moindre hésitation j’ai révélé toute la vérité à Tobias. Etait-ce parce qu’il était spécial ? Si oui en quoi ? Etait-ce son charisme extraordinaire amplifié par la classe naturelle qu’il avait surtout avec ses bérets ? Sûrement…. EUH WAIT WHAT ??? Mais qu’est-ce que je raconte moi? Non et non et non et non! Si je lui ai tout dit c’est simplement parce qu’il a montré qu’il était digne de confiance et ce en ne faisant rien après que je lui ai dit que je faisais partie de Tartaros. C’était tout et rien d’autre ! Ce n’était ni sa classe, ni sa beauté ni rien d’autre… quoique il était quand même craquant torse nu…. MAIS ÇA SUFFIT AVEC ÇA !! En plus il n’avait même pas vraiment écouté ce que je lui ai révélé tout à l’heure ce qui était pourtant des plus importants. D’après ce que j’avais pu comprendre, il avait pu saisir l’essentiel mais avait été distrait par un crabe… par un crabe ??? Non mais il se fiche de moi !? Je lui fais part de choses dont je n’avais encore fait à personne et qui risquerait de me coûter ma vie et lui il mate un crabe ? Je ne sais vraiment pas comment prendre cette déclaration pour dire vrai. Je restai simplement debout, l’air hébété avec un tic à l’œil gauche et au coin supérieur gauche de ma bouche. Je ricanais aussi légèrement, émettant de petits « Hé hé » tandis que je le regardais. Tellement de choses me passaient par la tête en ce moment, j’avais envie de rire, de m’énerver, de le giffler, de lui dire ses quatre vérités, de m’assoir et de fixer l’océan ou encore de me désaper pour piquer une tête. A bien y réfléchir, peut-être que je devrais vraiment accomplir cette dernière option parce que je délirais complètement là il y avait pas à dire. J’étais même prête à parier qu’à un moment ou à un autre de cette conversation je m’étais mise à rougir. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans ma p’tite tête en ce moment précis ? Je n’avais jamais ressenti ça avant c’était la première fois. Quelle sensation étrange s’il en est. Je ne pense toutefois pas que ce soit quelque chose de dangereux vu que ça me procurait plus de bonheur que de douleur. Enfin bon, à la limite ce n’était pas si important que cela. En plus, il n’avait pas seulement mentionné le crabe. Il avait aussi parler de la lune en me demandant si moi aussi je ne la trouvais pas magnifique ce soir.


Si, vraiment belle tu as raison.

Il n’avait pas tort. Je suis bien forcée de reconnaître que c’est la première fois que je la trouvais aussi belle. Sans doute était-ce à cause de la plage et de la mer. Sur cette dernière se reflétait la couleur si belle de ce satellite. Accompagné d’un superbe ciel étoilé. J’aurais pu rester là des heures, à contempler cette magnifique vue sans que rien ni personne ne réussisse à me perturber. De plus j’étais en très bonne compagnie, c’était indéniable. Ah, la brise marine, elle venait s’ajouter à cet instant déjà merveilleux le rendant encore plus beau. Si à la fin de notre petite mise en jambe nous ne profitions pas de cet instant, je jure de revenir ici un jour pour le faire. Pourtant, j’avais plus envie de le faire avec quelqu’un que toute seule, comme si je craignais la solitude ce qui malheureusement était vrai. Mais bon ce n’était pas vraiment le sujet et il était temps pour moi de revenir à la réalité. Suite à sa remarque sur ma tenue, me faisant arrêter de profiter de ce merveilleux instant, j’avais enlevé le bas de ma robe. Suite à quoi, grâce à mon ouïe, je pus entendre sa phrase bien que prononcée très doucement. Cette dernière me fit sourire, sourire conduisant fatalement au rire. Pourtant je ne me moquais pas. Je trouvais simplement cela ironique. Chacun de nous venait donc de ressentir certaines émotions pour le moins fortes suite à un geste plutôt inattendu de la part de l’autre. Lui avait retiré sa veste, ce qui en soit n’est même pas si déstabilisant vu que je l’avais vu torse nu à la plage mais qu’importe. Moi j’avais retiré mon bas, ce qui ne devrait pas non plus lui avoir posé de problèmes pour les mêmes raisons. Bon c’est vrai que comparée au maillot spécial que j’avais confectionné, ma petite culotte ne couvrait pas grand-chose si ce n’est le strict minimum. Tournant légèrement la tête, ce que je vis ne fit qu’accentuer mon état d’amusement. A présent il s’éventait avec son béret. Si mes conclusions étaient exactes, ce qui avait provoqué chez moi des pensées complètements étranges et ne correspondant aucunement à la situation avait provoqué chez lui des bouffées de chaleur. Point positif, à la différence des autres machos que j’avais rencontrés, lui n’essayait pas de m’emmener dans son lit en me prenant pour un objet à gagner. En somme, cette soirée était pleine de rebondissements et je dois dire, même si cela peut paraître plutôt étrange, que cela ne me déplaisait pas le moins du monde. A la limite, je souhaiterais qu’il y en ait d’autres, de surprises. Ce serait vraiment formidable… ou pas !

Toujours est-il que le problème avec ma tenue était parfaitement réglé maintenant. Enfin de mon point de vue du moins. C’était vrai, maintenant que je n’avais plus cette longue jupe mais juste un petit ensemble, j’étais entièrement libre de mes mouvements. Je ne vois pas vraiment ce qu’il faut de plus ma foi. Un bon combat signifie un combat où aucun des deux combattants n’a de handicaps. A cet instant, aucun de nous n’en avait. Bon c’est vrai qu’en cas de coups de pied à une certaine hauteur ou en cas de brise, mon bas se soulèverait m’octroyant un avantage mais j’osais croire que ce n’était pas le genre de personne à se déconcentrer pour si peu lors d’un combat. Auquel cas, je le saurais très vite lors de cet affrontement qui déterminera si il pourra m’être utile mais aussi qui me permettra de gagner sa confiance. Enfin, c’est vrai que vu de l’extérieur c’était assez débile, du moins la seconde raison. Qui voudrait accorder sa confiance à une personne juste parce qu’ils ont livré un combat, c’est aberrant, stupide, vide de sens, digne d’un abruti. Tout ceci est vrai mais on n’y pouvait rien. Nous étions comme ça et puis c’était la seule option qui nous restait vu que le bon monsieur avait préféré regarder un crabe plutôt que d’écouter une plaidoirie. J’en reviens toujours pas de cette histoire et même si je lui ai pardonné, je n’allais pas en rester là. Non mais franchement, faut éviter d’abuser par moment. Un crabe ? Un animal qui fait mal en plus mais qui ma foi est vraiment délicieux quand on sait le préparer. J’en savais quelque chose, quel délice. C’est pas vrai ? ... Pourquoi je parle de cuisine moi ? Je faisais quoi avant déjà ? J’ai oublié… Me dites pas que je deviens tête en l’air !? Ah ça y est, le combat. Oui c’était ça le combat que j’allais bientôt pouvoir entamer. Avant de commencer, je le prévins que je n’allais pas lui faire de cadeau, ce à quoi il répondit trop tard. Trop tard ? Que veut-il dire ? Je lui aurais fait un cadeau ? Mais on n’a même pas commencé ! Comment ça le cadeau c’était de lui montrer ma culotte !? Mais ça va pas de penser des choses pareilles ? J’avais à faire à un jeune homme distingué qui, comme toute personne normale, réagit d’une certaine manière en me voyant me débarrasser d’une partie de mes vêtements. Ce n’était pas du tout le genre de type à fantasmer là-dessus ou à considérer cela comme une réussite, même si le fait de voir la culotte d’une fille après moins de vingt-quatre heures passées en sa compagnie et ce sans même l’avoir dragué en était un, du moins pour le sexe masculin. Enfin je suppose. Toujours est-il qu’il n’est ABSOLUMENT PAS possible que Tobias entre dans cette catégorie. Son trop tard voulait forcément signifier autre chose. Je le lui demanderais à la fin de notre pugilat.

Nous nous fixions dans les yeux, chacun essayant d’entrer dans le cerveau de l’autre, de le comprendre, de penser comme lui afin de réussir à prédire le prochain mouvement qu’il allait exécuter. Ce n’était pas des plus aisés à réaliser mais ça restait faisable. Beaucoup de personnes dont moi l’ont fait, le font et le feront. C’est sûrement pas ce soir que les choses changeront, ça au moins on peut en être sûr. Pourtant, il fallait bien que l’un des deux adversaires se décide à faire le premier mouvement. Parfois, cela leur assure la victoire, parfois la défaite et d’autres fois encore, ne permet ni l’un ni l’autre, laissant le combat plein de suspens et de rebondissements. La plupart des combats que j’avais menés avaient vu leur issue déterminée par le premier mouvement. Comment cette fois-ci cela allait-il se solder ? Ma défaite ? Ma victoire ? Match nul ? La seule et unique façon de le savoir était de le commencer mais aussi de le finir. Oui, à nouveau j’engageais les hostilités même s’il faut avouer que ce terme est mal employé. En effet, malgré que nous ayons rage et fougue, aucun de nous ne dégageait l’envie de faire du mal à l’autre. C’était plus une petite rixe amicale qu’autre chose. Toutefois, je la prenais d’autant plus au sérieux, surtout au vu de l’enjeu final. Un coup de poing frontal suivi d’un coup de pied latéral portant sur le côté gauche. Voilà avec quoi j’avais débuté malheureusement insuffisant. Après s’être décalé sur la droite, ce au dernier moment rendant son esquive d’autant plus frustrante, il effectua un bond arrière pour esquiver le coup de pied. Loin de m’énerver, cela me fit sourire, un sourire combattif qu’il me rendit. J’étais d’autant plus heureuse. Pourquoi ? Allez savoir mais je n’en demeurais pas moins concentrée sur le combat que nous menions. En effet, malgré son esquive arrière, je continuai mon assaut avec un coup de pied élevé à destination du menton. Touché ! Yes mais ma jubilation fut de courte durée quand je vis qu’il avait bloqué avec sa paume de main. Cela suffit quand même à le propulser dans les airs mais pas à l’envoyer valser puisque non content d’utiliser une de ses mains pour maintenir son béret, il se ressaisit et atterrit comme si de rien était sur le sable. Malgré le clair désavantage auquel je devais faire face, j’étais des plus satisfaites. Ce n’était pas quelqu’un que je pouvais rétamer d’un seul coup ou qui avait le même niveau que moi mais bel et bien quelqu’un qui me surpassait. J’avais fait un bon choix, il n’y avait pas à dire. Je me remis en position de garde, souriant de plus belle et attendant une réaction de sa part. J’avais déjà obtenu la moitié de ce que je voulais. Je savais qu’il serait un atout non négligeable. Maintenant, il ne restait plus qu’à lui faire comprendre qu’il pouvait me faire confiance. Pour cela, il me restait plus ou moins deux minutes et trente secondes même si mon petit doigt me disait que nous ferions plus de trois minutes.

Après sa magnifique réception, il fit un commentaire pour le moins dérangeant voire énervant. Il me demanda si c’était tout ce que j’avais dans le ventre après avoir soupiré, sous-entendant ainsi que je n’avais pas subi d’entraînement draconien. Ces paroles avaient forcément un but provocateur mais qui ne ferait que lui causer des ennuis. La plupart des mages, si ce n’est tous utilisent leurs émotions et leurs sentiments pour devenir plus forts. Chez moi, c’était pareil et la colère était le sentiment qui me procurait le plus de force, à condition bien sûr que je sache la maîtriser. Pourtant, m’étant durement entraîné à contrôler ma colère car elle réveille un côté sombre chez moi que je n’aime pas vraiment, j’étais arrivée au point où très peu de choses me mettaient en colère. SI peu qu’il est aisé de les lister. Tuer des innocents, manquer de respect à un être cher ou lui faire du mal, une insolence caractérisé et le pire de tous, se moquer des dragons slayers, des dragons et en particulier de Weisslogia. Commettre un seul de ces actes faisait monter en moi une colère indescriptible que je peinais à contrôler. Pour dire vrai, je n’avais réussi à la contrôler que lors du second et du troisième cas mais pas dans les deux autres. Tobias, n’avait par contre provoqué en moi qu’une légère irritation car il n’avait pas du tout insulté les pourfendeurs de dragons ni les créatures mais il avait juste sous-entendu que j’étais faible. Je n’aimais pas trop cela non plus mais bon il avait raison. C’est d’ailleurs pourquoi mon sourire ne s’estompa que l’espace d’un instant, et à la vitesse d’un clignement d’yeux, il était revenu. J’ignorais si son but était de me déstabiliser mais si tel était le cas, il avait clairement raté son coup. Il devrait trouver autre chose s’il voulait réussir. Je continuai de le fixer dans les yeux, toujours en garde et avec le même sourire, attendant un geste de sa part. J’espérai en fait une perte de concentration comme quand je lui ai parlé –un crabe franchement ?- afin de pouvoir l’attaquer et lui porter un coup assez violent ne serait-ce que pour l’étourdir. Malheureusement rien. A croire qu’il ne perdait pas sa concentration aisément. Il l’aurait donc volontairement fait lors de notre discussion ? Ou bien à l’instar de mon attitude, sa capacité de concentration variait du tout au tout selon qu’il se trouvait en situation de combat ou en pleine discussion ? Je penchais plus pour la seconde option car je ne le voyais pas m’ignorer vu que je n’avais en plus rien fait pour mériter cela. Il n’en demeure pas moins que ça n’arrange pas vraiment mes affaires. Je doute fort qu’en trois minutes –deux minutes vingt secondes maintenant- je puisse trouver une faille. Il la dissimulerait le mieux possible tout comme moi. Enfin, comme on dit, qui vivra verra. Je ne peux rien savoir en avance vu que je ne lis pas l’avenir. A ce propos, il y avait une magie que permettait de lire l’avenir ? Encore un truc à voir, après.

J’étais toujours en garde, le fixant dans les yeux quand il se décida à son tour d’attaquer. Il bondit sur moi avant de dévier au dernier moment. Il aimait donc jouer les feintes, malheureusement pour lui, je l’avais vu, raison pour laquelle je reculai légèrement en me tournant vers lui, mes mains me protégeant toujours. Maintenant, qu’allait-il me faire ? Un coup de pied ? Un coup de poing ? Les deux ? Je ne le savais pas mais quoi que ce soit, j’étais fin prête à l’accueillir. J’avais déjà affronté quelqu’un qui utilise les feintes et je m’en étais pas sortie tout à fait intacte mais bien plus instruite et plus apte à me défendre. Malgré tout, ce qu’il fit me surpris. Il m’envoya du sable au visage ce qui me fit comme instinctivement fermer les yeux. De tous les scénarios que j’avais pu imaginer, je dois reconnaître que celui-ci était tout en bas de la liste. C’était très malin de sa part. Lâche, mais malin. Utiliser une tactique à laquelle l’adversaire ne s’attendait pas. C’était bien pensé, vraiment très bien pensé. Malheureusement pour lui, j’avais autre chose que mes yeux pour savoir où il était. Même si je ne savais pas ce qu’il faisait, mon odorat me permit de savoir qu’il s’était déplacé vers la gauche. Ainsi, yeux toujours fermés, tête penchée de telle sorte que mon menton touche ma poitrine, mains en croix couvrant mon visage entier et le haut de mon corps, j’eus à peine le temps de me tourner vers la gauche que je reçus un coup sur ma garde me faisant serrer les dents de douleur. Il visait mon plexus pour me couper la respiration, encore une fois bien pensé mais raté à nouveau. Pourtant, même s’il n’avait pas atteint son but premier, ce coup provoqua une assez grande douleur sur mes avant-bras. Je saluais donc intérieurement sa force qui était assez impressionnante, en particulier pour un humain tout ce qu’il y a de plus normal. Bon c’est un mage mais quand même. Lui aussi avait dû subir un entraînement assez rude pour être capable de réaliser un coup de poing avec une telle intensité. Encore plus intéressant et plus excitant. Pourvu qu’on n’arrête pas tout de suite ce combat. Ce serait vraiment bien trop dommage. Il faudrait aussi qu’un jour on se livre un combat plein, où nous pourrons user de la magie. Si déjà sans il était capable de ça, que se passait-il lorsqu’il en utilisait ? Il se pourrait que sa magie n’augmente en rien sa puissance physique mais j’en doute car obtenir une telle puissance implique qu’on en ait besoin et pour un mage, cela a souvent rapport avec la magie. Bien évidemment, je peux me tromper auquel cas, il compenserait simplement un manque quelque part mais où ?

Enfin bon, j’avais à peine le temps de penser à cela que je perdis soudainement l’équilibre. En effet, il venait de me balayer les jambes. Sa méthode de combat était décidément très étrange. D’abord me feinter, m’aveugler, puis m’étouffer avant de me jeter violemment au sol. A la limite cela s’agissait d’un style de combat réservé aux lâches ou à ceux qui n’étaient pas capables de mener longuement un combat au corps à corps. Aussi, il pourrait s’agir d’un stratagème, combattre d’une manière totalement inattendue afin de percer la défense ennemie qui s’attend à un tout autre style. Honnêtement, je ne savais pas quoi penser. Déjà une possibilité était exclue. Une telle agilité, une telle habileté et une telle force ne peuvent appartenir à quelqu’un incapable de mener longtemps un corps à corps. Etait-il lâche ? Il ne semblait pas l’être et puis au cours match de volley que nous avions fait, il n’avait utilisé aucun coup bas alors qu’il aurait très bien pu s’arranger pour malmener les joueurs adverses en leur envoyant la balle directement dessus ou encore en les faisant courir pour les épuiser. Je ne pense donc pas qu’il soit lâche. S’il l’avait été, je n’aurais guère aimé ça et renoncerais surement à lui demander de l’aide. Heureusement, il ne l’était pas, du moins c’est ce que je crois. Il ne me reste donc plus que la dernière option, celle du stratagème. Dans ce cas, je n’avais plus qu’une chose à faire, revoir entièrement ma tactique et mes prévisions. Faire en sorte d’élaborer un plan qui s’adapterait à tous les styles de combats. Je devais m’attendre à tout venant de lui. Il pourrait très bien utiliser l’eau de mer glacée pour combattre qui sait ? Même ça je devais m’y attendre. Je devais tout revoir, absolument tout quoi qu’il décide de faire, je me devais de pouvoir le parer et/ou contre-attaquer. Ce ne serait pas facile, c’était la première fois que j’avais affaire à un tel cas. Ce challenge promettait d’être intéressant à relever même comme malgré tout, je n’aimerais plus avoir à combattre des mages qui utilisent ce genre de stratégie. Enfin bon, c’est d’autant plus instructif et cela n’allait qu’enrichir mes connaissances, me permettant de mieux faire face aux aventures qui m’attendent par la suite. Certes, je devais m’adapter mais pour l’heure, je devais surtout éviter de tomber.

J’étais toujours projetée en arrière et en chute libre quand je posai ma main droite au sol pour effectuer une rotation de cent quatre-vingt degrés dans le sens des aiguilles d’une montre, ce dans le but de retrouver mon équilibre mais pas seulement. Je profitais de la vitesse d’exécution pour asséner un coup de pied vrillé à mon adversaire avant de me propulser du bras pour atterrir sur mes jambes et effectuer une série de trois saltos arrière avant de me relever. J’ouvris à présent complètement mes yeux qui s’étaient remis pour le fixer, toujours en souriant mais cette fois avec une goutte de sueur sur le côté du front. Je cherchais toujours une faille et puis le fait de devoir changer mon planning d’attaque n’allait pas me faciliter la tâche. Restait maintenant à savoir ce qu’il allait bien pouvoir faire mais surtout ce que moi j’allais faire. Il me fallait moi aussi être imprévisible. Que faire ? Que faire ? Je ne voyais vraiment pas sur le coup et je ne devais pas trop traîner en réflexion. Il fallait que je puisse le surprendre comme il venait de le faire à l’heure actuelle. Je ne pouvais pas utiliser le sable du moins pas comme il l’a fait sinon ça se verrait à des kilomètres. Ça se verrait… Mais oui, la voilà la solution, il ne doit pas me voir, c’est la seule façon pour moi de le surprendre. Il fallait par conséquent que je puisse créer un nuage de poussière assez dense pour qu’il ne puisse plus me voir. Sans magie ça allait être difficile, mais pas infaisable. Il fallait que je puisse lever suffisamment de sable pour que les particules de poussière restent en suspension dans l’air suffisamment longtemps pour que je puisse l’attaquer. La seule solution que je voyais était de créer un mouvement circulaire. Aussitôt dit aussitôt fait. Je me mis en appui sur mes mains, levant mes jambes de part et d’autres de mes bras avant de commencer à les bouger d’abord en faisant des mouvements bas et internes externes, puis en prenant totalement appui sur mes bras pour les mettre en rotation complète. A chaque tour je m’arrangeais pour prendre un peu de sable. J’étais un peu en train de faire une danse stylée hip hop mais ça marchait. Plus je soulevais de sable plus je soulevais de poussière et plus j’allais vite. Une fois suffisamment de poussière levée, je me mis debout avant d’effectuer trois saltos arrières qui me permettront d’arriver suffisamment près de lui pour prendre une impulsion sur mes bras afin de lui porter un coup arrière venant du sol avec mes deux jambes tendues. Au cas où il serait capable d’esquiver, je pourrais ainsi atterrir directement sur mes jambes pour enchaîner avec une série de coups de poing alternant sa tête et son torse. Je visais bien entendu le plexus moi aussi et avec toujours toute la force que je possédais. Je n’allais pas le ménager. Si par contre, je l’avais touché, cela suffirait peut-être à le propulser et dans ce cas, je ferais un grand salto avant pour atterrir sur lui armé d’un puissant coup de pied jambe tendue. On verra si lui aussi apprécie les petites surprises comme celle-là.J’espérais avoir réussi mon assaut car je ne voyais, après ça, plus qu’une seule et unique façon de pouvoir le prendre par surprise. Je me refusais à la faire car ce serait vraiment déshonorant, raison pour laquelle je me suis d’abord concentrée sur ce plan en mettant tout en œuvre pour qu’il réussisse. Néanmoins, ça ne me gênerait aucunement de devoir appliquer ce plan final si je n’avais d’autres choix.

Je commençai à me demander si au bout de ces trois minutes nous aurions un gagnant. Trois minutes c’était relativement court pour un combat mais aussi pour une mise à l’épreuve. Surtout, je ne savais même pas ce qu’il me fallait faire pour gagner sa confiance, gagner ? Perdre ? Combattre d’une certaine manière ? Je ne savais rien. Pourtant, une chose était sûre, le temps finirait par finir de s’écouler et après cela, je saurais si oui ou non, j’avais sa confiance. Il ne restait donc plus qu’à attendre et à me donner à fond.





Tobias Grant
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Sam 8 Juin - 20:47
En voyant Elena me foncer dessus et m'attaquer directement sans chercher à feinter ou autre, j'avais pris conscience de certains traits de caractère chez elle auxquels je n'avais pas fait gaffe avant. Comme quoi, il suffisait parfois  d'observer les mouvements de quelqu'un pour en apprendre plus sur son mode de pensée. L'inverse n'était pas  forcément possible par contre. Ce n'était pas parce que quelqu'un disait qu'il était courageux que ses actes prouveraient ses dires. Il était même bien plus simple de se présenter sous un bon jour avec des mots que de le faire par des actes. Là par exemple, même si j'avais trouvé cette fille particulièrement sympa et amusante, je me rendais compte qu'elle était bien plus agressive qu'il n'y paraissait dès lors qu'elle passait en mode combat. C'était amusant quand même. Je ne savais pas trop si elle  avait fait des efforts  toute cette journée pour me plaire et/ou gagner ma confiance, mais quand bien même ça aurait été le cas, elle venait de tout casser. Qu'elle se rassure, je ne lui en tiendrais pas rigueur. Elle avait le droit de combattre comme elle le voulait, surtout qu'elle avait l'air d'adorer ça. Son sourire le prouvait. D'ordinaire, quand j'affrontais quelqu'un, celui-ci ne souriait pas, à moins bien sûr que ce ne soit un combat amical. Enfin, même lors de combats amicaux, on gardait tout de même un minimum de sérieux et un tel sourire était rarement volontaire. C'était le genre de sourire qui s'affichait inconsciemment, sans que l'on s'en rende compte. C'était un phénomène courant chez tout guerrier qui adorait l'action et l'adversité. Le sien était différent quelque part, dans le sens contagieux je dirais. En effet, à l'instant même où je l'avais vu me sourire tout en m'attaquant, je lui avais rendu son sourire pour une raison que j'ignorais. Était-ce parce que je l'appréciais ? Parce que je sentais que j'allais bien m'amuser pendant ce petit test ? Ou bien parce qu'elle-même souriait ? Comme d'habitude, il y avait toujours une option à laquelle je ne pensais pas. Tant pis, j'aurais tout le temps d'y réfléchir par la suite.

Suite à son premier assaut, j'étais parvenu à me rétablir tout en maintenant mon béret bien enfoncé sur ma tête. Il serait bête que je le fasse tomber sur le sable quand même. Si je l'avais gardé, c'était pour une bonne raison: c'était pour l'affronter tout en le portant. D'habitude, j'étais obligé de le retirer parce que sous ma forme démoniaque, le port de mon couvre-chef me donnait une tête bizarre... De plus, ça casserait tout l'effet intimidant de ma magie si je le conservais. Et c'était quelque chose que je ne pouvais me permettre de faire. Dans un duel, tous les petits détails comptaient et parfois, l'intimidation était susceptible de perturber suffisamment l'autre pour prendre l'avantage. Quand bien même je pourrais faire rire celui-ci en ayant l'air d'un Démon qui portait un béret, je n'aimais pas trop que l'on se moque de moi. Je n'en avais peut-être pas l'air comme ça, mais j'avais ma fierté. Certes, il m'arrivait souvent de faire le pitre, mais c'était volontaire dans ces moments-là. Parfois ça ne l'était pas et ça me dérangeait pas non plus. Si Elena s'était moqué de moi parce que j'avais été distrait par un crabe lors de son discours interminable, ça ne m'aurait pas dérangé du tout par exemple. Le côté distrait était une partie de moi. J'étais comme ça et je ne changerais sûrement jamais de ce côté-là. Je me fichais donc qu'on se moque de ce trait-là de mon caractère. Par contre, quand j'étais un minimum sérieux - lors d'un combat en gros - j'aimais être considéré et respecté en tant que mage de Lamia Scale. En gros, mieux valait ne pas trop se foutre de moi si on ne voulait pas le regretter ensuite. Bien entendu, si je faisais un truc complètement ridicule qui méritait des gloussements, je ne dirais rien. Je préférais juste éviter les moqueries gratuites. Et puis, c'était de mon béret qu'on parlait: pas touche au béret ! Oui, j'y tenais beaucoup. Et oui, j'en faisais peut-être un peu trop mais bon. C'était comme ça et pas autrement. Certains protégeaient leurs camarades coûte que coûte, et bien moi, je protégeais tout ce à quoi je tenais et cela comprenait également les objets, pas seulement les êtres vivants.

Apparemment, malgré ma petite remarque sur les capacités combattives qu'elle venait de me montrer, je n'avais pas obtenu l'effet escompté. C'était dommage, son sourire n'avait pas disparu très longtemps, ce qui voulait dire qu'il lui en fallait bien plus pour perdre son calme. C'était une bonne chose dans le fond. Pour elle en tout cas, c'était une excellente chose, car cela signifiait qu'elle n'était pas bête au point de s'énerver à la moindre petite remarque désobligeante. Ne pas répondre aux provocations. C'était l'une des premières choses que mon père m'avait apprise au cours de ma formation. Il avait bien pris le temps de me faire comprendre que je ne devais sous aucun prétexte perdre mon calme à cause d'une insulte ou d'une critique. Ce n'était que des mots après tout. Et en s'énervant, on offrait à l'autre le pouvoir de nous contrôler. Il n'y avait rien de tel que la colère pour perdre le contrôle. Et à partir du moment où on perdait le contrôle, on perdait tout. On ne réfléchissait plus, on fonçait dans le tas et on ne pensait à rien d'autre qu'à détruire la raison de notre colère !! On frappait bien plus fort, c'était indéniable, mais en contre-partie, on était plus vulnérable que jamais. Donc, ne pas s'énerver en combat, c'était le meilleur moyen de garder le contrôle de soi. Le problème, c'était que dans le cas où je m'énerverais vraiment, je n'aurais aucun moyen de me contenir. Justement parce que jusqu'à maintenant, je ne m'étais jamais laissé aller à la colère. A chaque fois, j'étais parvenu à garder mes esprits, ce qui signifiait que personne n'était parvenu à me faire perdre la tête. Moi-même, je ne savais pas trop ce qui pourrait me la faire perdre. Il m'arrivait de supposer que si on s'en prenait à ma guilde, je ne garderai pas mon calme, mais même là, ce n'était que des suppositions. Tant que l'on ne mettrait pas mes nerfs à l'épreuve, je n'aurais aucun moyen de connaître mon seuil de tolérance. En attendant, je restais parfaitement serein. Quant à Elena, ce n'était pas parce que mes paroles n'avaient eu aucun effet que mes actes n'y changeraient rien.

N'abandonnant en rien ma stratégie de départ, j'avais cherché à l'énerver, ou à l'irriter en tout cas avec tout un ensemble d'actions. J'avais commencé par lui envoyer du sable dans la figure en shootant dessus. Première phase réussie puisqu'elle avait dû fermer les yeux par réflexe, me laissant ainsi le champ libre pour la frapper un peu plus sérieusement. On était sur une plage et je trouvais normal de me servir de l'environnement à mon avantage. D'ailleurs, avec tout ce sable, il serait beaucoup plus dur de se mouvoir et à tout moment on pouvait s'écraser le pied sur un caillou ou sur un coquillage à bout tranchant. En plus de tout ça, il y avait la mer non loin de là et si on continuait de courir et de bondir dans tous les sens, ce duel pourrait très bien se terminer à la flotte ! Il fallait vraiment faire gaffe sur ce terrain en fait. Préférant agir vite avant qu'elle ne se remette du petit tour que je venais de lui jouer, j'avais visé son plexus avec mon poing mais rencontré ses avant-bras. On pouvait dire qu'elle m'avait surpris ce coup-là. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle réagisse aussi vite. J'avais cru pouvoir la surprendre suffisamment en l'aveuglant, mais apparemment, elle était capable d'user de ses autres sens pour me repérer et se défendre. Tant mieux pour elle, mais si elle pensait que j'allais m'arrêter là, elle se trompait lourdement. Une balayette suivie et elle perdit aussitôt l'équilibre ! Quand bien même elle était capable de savoir si je bougeais à droite ou à gauche avec son ouïe ou son odorat, il semblerait qu'elle ne puisse percevoir les attaques provenant d'en bas. C'était pas comme si je m'étais déplacé en même temps. Néanmoins, elle parvint une nouvelle fois à éviter le pire et se rattrapa sur sa main droite alors qu'elle s'apprêtait à chuter sur le dos. En fait, non seulement elle s'était rattrapée, mais en plus, elle venait de reprendre l'avantage en me filant un coup de pied directement dans les côtes qui m'envoya bouler plus loin !

Forcément, pour pouvoir lui balayer les jambes, j'avais été forcé de m'accroupir et au moment où j'avais commencé à me relever, elle m'avait atteint avec sa rotation acrobatique ! Elle avait une de ses forces dans les jambes ! Et surtout, qu'est-ce que ça faisait mal d'être frappé quand j'utilisais pas la magie ! Cela faisait tellement longtemps que j'avais pas pris de coups comme ça que j'avais limite oublié ce que ça faisait... Comme quoi, je me reposais un peu trop sur la résistance de Magoa ces derniers temps. Avant, je débutais de cette façon pourtant, je testais d'abord mon adversaire sous ma forme humaine afin de voir ce dont il était capable. J'encaissais quelques coups naturellement, mais rien de bien grave puisque dès que ça sentait le roussi, j'activais le Take Over. Là, c'était impossible. J'avais moi-même dit à Elena que la magie était prohibée durant ces trois minutes de test. Je ne pouvais donc pas modifier cette règle sans donner l'impression que j'avais du mal à tenir la cadence. Suite à son coup, j'avais effectué quelques roulades arrière avant de me rétablir sur un genou. Elle n'y était pas allée de la main morte. J'allais plutôt bien en tout cas. Bien que mes côtes me faisaient mal, je n'avais rien de cassé. J'aurais sans doute un bleu par la suite, mais pour l'instant, ça ne se voyait pas. Tandis qu'elle avait pris ses distances suite à son coup. C'était moi où elle était en train de réfléchir ? Ah ? Il fallait croire que ma stratégie avait eu des effets inattendus. Au lieu de l'énerver et de lui faire faire une erreur, je l'avais rendue prudente et réfléchie. Je me demandais bien ce que ça allait donner maintenant. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir trouver comme idée pour tenter de m'avoir cette fois ? Elle s'était bien rendue compte que les attaques directes ne marcheraient que si elle était plus rapide que moi. Or, elle ne l'était pas. Et quand bien même elle multiplierait les assauts, elle ne ferait que se fatiguer, ce qui m'avantagerait au final. Tout en me relevant, je la taquinai un peu.

"Bah alors... On réfléchit avant d'agir maintenant ?"

Oui, j'étais bel et bien en train de rigoler. Encore une fois, cela faisait partie de ma stratégie. Je n'allais quand même pas l'abandonner aussitôt. Certes, jusque là, c'était un échec cuisant. Mais bon, j'avais encore le temps, non ? Et dans le pire des cas, si elle n'était pas habituée à réfléchir avant d'agir lorsqu'elle combattait, elle commettrait forcément une erreur en mettant sa petite stratégie au point. C'était ça l'inconvénient lorsqu'on changeait de style de combat d'un coup pour s'adapter à celui de l'assaillant. Personnellement, en agissant de façon lâche, je n'avais pas vraiment changé. Dans le fond, je cherchais toujours à observer ses moindres faits et gestes pour découvrir, voire carrément créer, une faille dans sa garde. Et ensuite, je passerai vraiment à l'action. Mes petites attaques de tout à l'heure n'étaient vraiment pas grand chose. Et elle avait dû le comprendre malgré la puissance de mes coups. Pour ma défense, je n'étais pas habitué à passer à la phase action sous ma forme humaine et comme je ne cherchais pas absolument à vaincre ici, mais plutôt à la tester, je n'avais pas besoin d'essayer aujourd'hui. Je pouvais largement passer le reste de ces minutes à l'observer tout en étant sur la défensive. D'après ce que j'avais appris sur elle, elle préférait largement l'attaque. Chacun son truc après tout. A côté de ça, si je ne me trompais pas, elle n'était vraiment pas habituée à prendre son temps avant de lancer son offensive: elle était du genre directe. Il n'y avait donc que deux options possibles: soit elle se découvrirait un talent inné pour les actions réfléchies, soit elle se planterait royalement à cause de ce changement soudain dans son style de combat. Personnellement, je misais sur l'option deux. Non pas parce qu'elle était stupide ou autre, mais plutôt parce que - et elle ne tarderait pas à s'en rendre compte - ce n'était pas du tout son truc. Encore une fois, je pouvais me tromper. Ce ne serait pas la première fois que je la sous-estimerais en plus.

Je ne mis pas longtemps avant de voir les résultats de sa réflexion. En s'appuyant de nouveau sur ses bras, elle s'était amusée à soulever du sable en jouant les mini-tornades avec ses pieds. Allez savoir pourquoi, j'avais comme l'impression qu'elle improvisait totalement. Franchement, c'était vraiment pas prudent de sa part de s'en prendre au sable alors que j'aurais pu l'attaquer et lui tacler les bras pendant qu'elle avait l'esprit ailleurs. Bien qu'elle ne me lâchait pas vraiment du regard, elle devait rester un minimum concentrée sur ce qu'elle faisait pour obtenir l'effet désiré. Et cette part de concentration réservée à ses mouvements était une part qui ne m'était plus adressée. Bon, je devais quand même applaudir l'effort effectué: Elena était une sacrée acrobate ! Plutôt souple, agile et rapide, elle avait toutes les qualités requises pour devenir une grande gymnaste si elle le voulait. Mais elle avait choisi - ou pas, je ne savais pas trop - d'être une mage de Tartaros. Elle devait donc faire avec pour le moment. Si son coup de pied de tout à l'heure ne m'avait pas envoyé bouler plus loin, je me serais sans doute mis à tousser à cause de tout le sable qu'elle venait de soulever. Cependant, son pied m'avait bien atteint et je me trouvais assez loin d'elle. J'eus donc largement le temps de la voir venir avec sa série saltos arrière qui lui servirent à combler la distance qui nous séparait. Non mais franchement, où était l'intérêt de soulever du sable si au final, elle balayait celui qui se trouvait sur ma trajectoire en me fonçant dessus avec ces mouvements acrobatiques ? Erreur de calcul ou était-ce volontaire ? En attendant de voir la suite, je lui laissais le bénéfice du doute. Quoiqu'il en soit, ça avait été très bête de sa part de perdre du temps - et de l'énergie - en soulevant tout ce sable. Non seulement, elle m'avait donné le temps d'être prêt à la recevoir lorsqu'elle repasserait à l'offensive, mais en plus, elle avait annihilé tout l'effet de son action précédente en venant vers moi avec des saltos. Les mouvements de rotation ascendants de ceux-ci avaient ouvert une brèche dans le nuage de sable qu'elle avait provoqué.  Au final, je ne l'avais pas perdue de vue très longtemps et j'étais donc prêt à esquiver ses jambes une nouvelle fois.

Ah les jeunes de nos jours. Ils étaient si imprudents. Attaquer en faisant des saltos passait encore si elle cherchait à impressionner la foule - inexistante dans notre cas d'ailleurs - mais en faisant des saltos arrières, c'était juste du grand n'importe quoi ! Peu importait la vitesse à laquelle elle les effectuait, il y avait forcément un moment où elle me tournait complètement le dos, et ça, c'était du suicide. J'espérais vraiment qu'elle ne menait pas ses combats de cette manière généralement, puisque peu importait sa magie, si j'avais été sous la forme de Magoa, je l'aurais éjecté d'un Hibiki au moment où elle m'aurait tourné le dos et l'aurais achevé d'un Hanabi à l'atterrissage. Bref, je l'aurais détruite sans l'ombre d'une hésitation. Une ouverture comme celle-là, ça n'arrivait pas tous les jours. Néanmoins, j'utilisais pas la magie là, j'étais donc forcé d'attendre qu'elle vienne au corps-à-corps si je voulais l'atteindre. Au moment où ses deux pieds s'étaient présentés à mon visage pour me frapper une nouvelle fois, je ne m'étais pas trop cassé la tête et m'étais simplement baissé pour esquiver. Résultat, elle était passée par-dessus moi et avait pu atterrir tranquillement derrière moi, puisque je n'en avais pas profité pour lui exploser l'estomac d'un uppercut. Je me demandais si elle se rendait compte de ce qu'elle venait de faire... Je n'étais pas son père, et on ne pouvait pas vraiment se considérer comme des amis. J'étais une simple connaissance pour elle. Et il en allait de même pour elle: elle était ma rencontre de la journée. Traduction ? Je ne comptais pas lui faire la leçon sur son imprudence. Si elle s'en rendait compte toute seule, ce serait tant mieux pour elle. Si elle voulait continuer à prendre de telles risques par la suite, c'était son problème. Après, rien ne l'empêchait de m'interroger sur ce que j'avais pensé d'elle durant ces trois minutes de combat. Fière ou pas, elle ne me semblait pas du genre à n'écouter que ce qu'elle voulait entendre. Nous étions tous deux très jeunes et donc en pleine progression: tout conseil était le bienvenu.

Une fois sur ses deux jambes, j'eus à peine le temps de me retourner et de me lever qu'elle enchaîna avec des coups de poings en série ! Il n'y avait pas à dire, elle était vraiment directe. On aurait dit qu'elle cherchait à finir ce combat le plus rapidement possible. Était-ce une simple impression ou cherchait-elle vraiment à gagner en vitesse ? Mon sourire avait disparu en tout cas, je l'avais échangé pour une expression impassible, à la limite de l'indifférence. En effet, mon sourire s'était évaporé lorsque je l'avais vue m'attaquer avec ses saltos arrières... Il n'en avait pas fallu plus pour me décevoir. Oui, j'étais déçu. Déçu de la façon dont elle menait ce combat, qui - bien qu'il n'était pas sérieux - était assez important pour moi. Grâce à ces trois minutes, je cherchais à voir si elle était réellement capable de mener à bien les objectifs qu'elle s'était fixée. Bon d'accord, je ne l'avais pas écoutée à ce moment-là et ne savait donc pas si elle m'avait parlé de son but et de ses projets futurs. Comptait-elle rester à Tartaros alors qu'elle ne semblait pas partager le mode de pensée de cette guilde ? Comptait-elle simplement fuir en espérant qu'on ne la traque pas malgré les nombreuses informations qu'elle devait avoir ? Ma déception devait se lire dans ma façon de réagir à son énième assaut puisque je ne faisais que dévier ou esquiver mollement ses poings rageurs. En fait, j'étais si mou dans ma façon de réagir que je ne tardais pas à encaisser trois coups qui suffirent à me réveiller ! L'un de ses poings atteint mon plexus parce que j'avais fait l'erreur de croire qu'elle ne visait que mon visage comme tout à l'heure. Profitant de ma perte de concentration puisque l'impact me coupa le souffle, elle put enchaîner avec un coup sur ma joue gauche avant de poursuivre avec un autre sur ma joue droite ! Dire que je me permettais de juger sa façon de combattre alors qu'il m'avait suffi de la voir se mouvoir pour me démotiver. C'était bien fait pour toi Tobias !! Allez Elena ! Massacre-le ! Vas-y frappe ! Frappe encore !  Frappe toujours !

Hmm...il semblerait que ces quelques coups de poings m'aient sonné un peu plus que je ne le pensais. A côté de ça, j'avais failli perdre mon béret mais j'avais dû bien l'enfoncer sur ma tête puisqu'il tenait encore au moment où je me repris. Alors qu'elle s'apprêtait à continuer sur sa lancée, mon regard avait complètement changé: toute trace de déception avait disparu. J'étais de nouveau motivé, un sourire  et prêt à en découdre avec elle. Je réagis alors très rapidement et passai sous son coup tout en tournant sur moi-même afin de me retrouver dos à elle, celui-ci lui touchant presque le ventre vu que j'étais un peu baissé. Ce qui voulait dire que ma tête se trouvait au niveau de sa... Euh... Ne pas y penser ! C'était mieux. Sans casser mon rythme, je tentai de lui filer un coup de coude à pleine puissance droit dans l'estomac ! Si elle encaissait celui-ci, elle allait vraiment le sentir passer ! Je ne savais pas si ses abdos étaient en béton ou pas, mais je priais pour que ce soit le cas... Juste après, je me relevai d'un coup et, naturellement, je cherchai à lui frapper le menton avec le sommet de mon crâne - ou de mon béret plutôt ! Elle avait de la chance sur ce coup-là parce que si ça se trouvait, le tissu de mon couvre-chef amortirait ne serait-ce que légèrement les dégâts que mon crâne pourraient provoquer sur son menton. Jusqu'à maintenant, je n'avais pas attaqué de façon aussi directe et avais toujours feinté pour essayer de l'avoir. Le truc, c'était que ses coups de tout à l'heure m'avait comme qui dirait électrocuter. Pas dans le sens électrique du terme, mais dans le sens où ils m'avaient fait comprendre que je me cassais beaucoup trop la tête. J'avais bien trop d'attente la concernant alors que je ne devrais rien avoir à attendre d'elle. Et puis, quand bien même elle faisait des erreurs, elle était humaine, non ? Elle n'était pas parfaite, et je ne l'étais pas non plus. La preuve ? Il suffisait de regarder le mince filet de sang qui coulait de ma lèvre inférieure. Bah oui, je n'étais pas fait en caoutchouc ! Et ses poings n'étaient pas faits de mousse. Forcément, les dégâts se voyaient. Un petit hématome au niveau de mon plexus, un autre au niveau de mes côtes se trouvant à gauche. Les traces de ce combat commençaient à apparaître. Qu'en était-il d'elle ? Était-elle aussi fraîche qu'au tout début ?

M'étant relevé, j'avais décidé de poursuivre mon offensive en me retournant une nouvelle fois, pour lui faire face cette fois. Je ne savais pas si mes attaques précédentes l'avaient touchées ou pas, mais normalement elle devait se trouver devant moi, j'armai donc la paume de ma main droite et fondit vers elle pour lui porter un coup en plein torse qui l'enverrait mordre la poussière ! Le hic, car il y avait bien un hic, c'était que les filles n'avaient pas de torse. C'était embêtant. Très embêtant même parce que lors de mon coup de coude et de mon coup de tête, j'avais légèrement omis ce détail. Et oui, vu les dégâts que j'avais encaissé et la puissance de ses poings, j'avais eu largement de quoi oublier le facteur sexe ! J'avais déjà combattu des filles par le passé. Là, n'était pas le problème. Le problème en fait, c'était qu'elle était habillée de façon très légère. En gros, si je la frappais de ma paume, le contact avec la cible serait direct... Aucun moyen de l'atténuer et aucun moyen de m'arrêter maintenant que j'étais lancé. Tout ce que je pouvais faire en fait, c'était prier pour qu'elle ne m'en tienne pas rigueur et surtout, pour qu'elle évite d'appeler les chevaliers runiques pour attouchement ou autre. Ah mais non ! Elle pouvait pas faire ça elle ! Mais oui ! En tant que membre de Tartaros, elle était considérée comme une criminelle. Elle ne pouvait donc pas se plaindre à eux, contrairement à moi. Je pouvais lui faire ce que je voulais en fait... Non Tobias, on arrête de baver et on reprend ses esprits ! Et voilà que je me remettais à me parler à moi-même ! J'avais de graves soucis en fait. Je devrais peut-être consulter. Oui, c'était une idée. Parce qu'il était clair et net qu'il me manquait une bonne dizaine de cases !!! Bon, tant pis, j'y penserais plus tard. Je devais me re-concentrer sur ce duel. C'était le moment, l'heure de vérité, j'étais proche d'elle et ma paume ne tarderait pas à atteindre sa cible si elle ne faisait rien pour l'arrêter ! Intérieurement, je pleurais. J'allais finir en Enfer, c'était sûr. Non seulement j'avais assimilé un Démon, mais en plus j'agissais comme un goujat. Fermant les yeux au dernier moment, je prononçai mes dernières paroles avant que la foudre ne m'abatte.

"Sincèrement désolé."


Dernière édition par Tobias Grant le Jeu 27 Juin - 20:04, édité 3 fois (Raison : correction de fautes)
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Jeu 27 Juin - 14:15





















Fin prématurée ?


Voilà mon assaut avait été lancé. Malheureusement, une fois celui-ci en cours d’exécution, je vis qu’il ne se passait pas du tout comme je l’avais prévu. En effet, au lieu de me balader dans l’écran de poussière, comme je le pensais, je ne faisais que le faire partir avec mes saltos. Eh bien, pour l’effet de surprise c’était raté et pas qu’un peu. Bon je pourrais toujours le toucher. Comment ça non ? LA JE PROTESTE. Regardez-le, il est si aisément distrait. Pourquoi est-ce qu’il ne le serait pas lors de cet assaut ? Ah, en combat il est sérieux ? Ouais n’empêche ça m’empêchera pas de le toucher. Enfin bon, comme je m’y attendais, je lui ai flanqué un super coup de pied dévastateur pile dans le torse et je suis en train de le soigner… Ouais bon ça va, il a esquivé mon coup, là vous êtes contents ? Je reconnaissais que c’était pas mal et bien qu’il essaie depuis tout à l’heure de m’énerver avec des commentaires idiots, je dois reconnaître que j’aurais du mal avec lui. Pourtant, quelque chose me gêna. On aurait dit au visage de Tobias qu’il était déçu. Déçu ? Bon c’est vrai que mon assaut était mal pensé mais y avait pas de quoi être déçu. En plus de ça,  il ne m’avait jamais formée et donc je ne dépendais pas de lui. Pourquoi il était déçu ? En tout cas, je m’en fichais j’allais lui en montrer de la déception. Et hop, c’est parti pour la série de coups de poing que j’allais alterner entre le torse et le visage. A ma grande surprise, oui j’étais surprise, un coup l’atteignit. Et pas n’importe lequel, celui dirigé au plexus. HA T’ES TOUJOURS DÉÇU ??? Et c’est pas fini, un coup à gauche, un coup à droit. PAF SON JOLI VISAGE !!! J’VAIS T’EN MONTRER DE LA DÉCEPTION ! HAHAHAHHA…… Hum Hum… Je veux dire. Aussitôt, je continuai sur ma lancée. Je profitai du léger instant où son souffle fut coupé pour lui asséner deux coups à son visage qui eux aussi firent mouche. Bon au moins, il a pu constater que je ne m’amusais pas. Dommage par contre que son béret ne soit pas tombé. J’aurais bien aimé voir ça. A ce propos… SON BÉRET N’EST TOUJOURS PAS TOMBE DEPUIS LE DÉBUT !!!! Raaaaah mais c’est pas vrai, c’était fait exprès qu’il le garde constamment sur sa tête pour me montrer que je n’étais pas capable de le faire tomber ? Ou alors c’était parce qu’il ne voulait pas qu’il se salisse. Mais comment pouvait-il se salir, il est sur le sable, c’est facile à enlever du sable sec.

Tiens, il souriait à nouveau. Génial, mes coups avaient fait leur effet.  Quoique, c’est pas forcément une bonne nouvelle. Il esquiva mon coup et se tourna, baissé et dos à moi. Sa tête se trouvait entre mes seins et son dos quasiment sur mon ventre. Bon qu’al… SA TÊTE FOUTAIT QUOI ENTRE MES SEINS ???? Oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh…. Bon on se calme bordel !!! On est dans un combat, un combat ! Y a pas d’homme, y  a pas de femmes que des adversaires prêts à en découdre et qui en veulent un max ! Donc on fait fi de quoi est ou quand et comment et surtout du fait que la lune batte le crabe ou la feuille change le crapaud en prince… Non mais je délire complètement moi. Bon je suis calme maintenant, je reviens à la situation présente. Comme je le disais il était baissé et m’asséna un violent coup de coude dans l’estomac. A ce moment, j’eus le réflexe de contracter mes abdos mais ça faisait quand même mal et mon rythme respiratoire changea. Avant même que j’ai le temps de faire quoi ce que soit, il se releva brusquement et sa tête cogna mon menton. Aussitôt, du sang sortit de ma bouche. Ça faisait vraiment mal et malgré le fait que ses cheveux et son béret ont amorti le choc, je ne pus m’empêcher de ressentir une bonne secousse. Par chance, mes dents n’étaient pas endommagées mais que ça faisait mal ! Néanmoins, je n’étais pas du genre à pleurer sur mon sort donc avant que je ne commence à évaluer les dégâts, je lançai un coup de pied avant haut en direction de l’endroit présumé où devait se trouver son visage. Pendant ce même laps de temps, il avait entamé un coup de poing paume ouverte en direction de ma poitrine… MAIS IL VISAIT MES SEINS !!! Il voulait me peloter ? Je fais quoi ? Je mets quelles fringues ? Ma tenue bunny girl ? Ma tenue flic…. RAAAAAAAAAAAH Ressaisis-toi ma pauvre vieille ! On se calme, normalement, il ne devrait pas réussir à me toucher vu que ma jambe est plus longue que son bras. Tout devrait bien se passer dans ce cas. Malgré tout, il  prononça tout bas qu’il était sincèrement désolé. De quoi en fait ? Il avait rien fait encore. De plus, je doute que son intention première soit de me toucher les seins. Je pense plutôt qu’il voulait me donner un coup suffisamment fort pour m’assommer mais qu’il avait oublié le sexe dans tout ça. Bah c’était pas bien méchant. De plus, comme je le disais tantôt, il n’y a pas de garçons ou de filles dans un combat que des combattants. Par ailleurs, il me fallait dès à présent penser à ce que je ferais pour la prochaine action. Aussi, combien de temps il nous restait ? Personne n’avait mis de chrono que je sache, comment allions-nous faire pour savoir que les trois minutes sont ou non écoulées ?

Enfin, toujours est-il qu’aussitôt que cette action aurait vu son aboutissement, j’allais faire plusieurs bonds en arrière afin de pouvoir mieux analyser la situation. J’allais par la même occasion évacuer tout le sang qui se trouvait encore dans ma bouche et reprendre mon souffle. J’allais faire le point dans ma tête et penser à une meilleure façon de combattre et de m’en sortir mais il n’empêche. ÇA FAIT SACREMENT MAL SON STUPIDE COUP DE TÊTE !!!!!!!! De nombreux jurons me passèrent par la tête mais je repris très vite mon calme. Qu'allais-je faire ? Qu'allais-je faire ? Une série de coups de pied ? De coups de poing ? Une feinte ? Je sais ! Je vais encore soulever de la poussière mais cette fois-ci je creuserais un trou comme le font les chiens et je sortirais sous lui en lui donnant un violent coup de poing… Mouais pas terrible comme idée. Ou alors… Je tournerai sur moi-même et j’avancerai en tournant très rapidement, comme ça, il sera incapable de bloquer mes coups et succombera sous ma puissance… Non, marchera pas. AH AH ! Je me déshabille complètement et je lui fais un spectacle à tomber par terre… A ces pensées, je me mis à rougir. Il me faudrait alors lui demander un instant.



Excuse-moi.

J’avançerai alors en direction de la mer avant d’y plonger. Une bonne douche froide, voilà qui allait me remettre les idées en place. Je ressortirais donc, toute trempée et légèrement frigorifiée. Mon bas devenu translucide et laissant apparaître ma petite culotte. En ce qui concerne le froid, le combat allait me réchauffer bien assez tôt. Enfin bref, je me remettrai donc en position de combat et foncerai sur lui en enchaînant coups de pied et coups de poing. J’allais taper partout et faire toutes sortes de coups. Circulaires, arrières, frontaux, latéraux, hauts, bas, centraux. J’allais tout faire et y mettre toute ma force et toute mon application. Il était temps d’en finir !


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Sam 29 Juin - 0:55
J’avais bien fait en sorte de ne pas trop réfléchir au fait que j’affrontais une femme au cours de ce combat. Bien sûr, ça avait ses avantages au début. Que des avantages même puisque je n’étais pas tenté de jouer la carte du gentilhomme qui retenait ses coups pour ne pas passer pour un type violent. De plus, j’étais libre de profiter de ce petit combat sans me casser la tête. Je l’avais analysée comme je l’aurais fait avec n’importe quel autre adversaire et c’était ce qui m’avait permis de décider que jouer sur son emportement serait le meilleur moyen de prendre l’avantage. Bon d’accord, je m’étais plus ou moins fait surprendre par son adresse et son habileté à combattre quel que soit sa position mais bon, là n’était pas la question pour le moment. Le hic dans le fait d’oublier le facteur sexe au cours d’un combat, c’était qu’on se rendait très vite compte que frapper un torse n’équivalait pas à frapper une poitrine. De même, frapper entre les jambes ne donnait pas non plus les mêmes résultats. Bref, tout ça pour dire que la différence des sexes avait son importance lors d’un combat. Ici, j’étais parvenu à ne plus y penser après avoir encaissé ses coups de poing qui m’avaient sonné pendant un court instant. Avec ces coups, elle était parvenue à réveiller ma soif de combat et mon goût pour l’affrontement ! Résultat, j’avais passé la troisième et m’étais empressé de lui montrer ce que ça donnait lorsque je prenais mon assaillant au sérieux. Esquive, coup de coude, puis coup de boule en se relevant et pour finir un coup de paume en plein torse !! C’était ce qui s’appelait un super combo pour terminer en beauté. Malheureusement pour moi, je m’étais retrouvé face à elle pour la dernière phase de mon offensive et avait donc réalisé que son physique – doté de formes avantageuses – n’avait rien à voir avec celui d’un homme. Loin de là d’ailleurs !

En effet, mon adversaire était pourvue d’une poitrine de taille non négligeable quand même. OK, c’était l’euphémisme de l’année, mais bon, c’était trop tard de toutes les façons ! Je ne pouvais plus rien faire pour arrêter mon mouvement. Ah si, je pouvais prier pour que la foudre s’abatte sur moi maintenant !! J’avais même fermé les yeux en m’excusant sincèrement juste avant l’impact. Et ma prière fut entendue !! Et oui, je fus abattu avant de pouvoir l’atteindre ! Mais pas par la foudre. Nope, mes pieds n’auraient pas quitté le sol autrement ! Et pourtant, j’avais eu l’impression d’être un avion au moment du décollage en recevant ce coup – de pied je présumais – qui m’envoya bouler ! Et bah, si je n’avais pas fermé les yeux à cause de son statut de femme, j’aurais sans doute pu parer voire esquiver ce coup et l’atteindre quand même avec mon assaut. Au lieu de ça, mon béret venait de quitter le sommet de mon crâne pour la première fois au cours de ce combat, et rien que pour ça je la félicitai. Non sérieux, c’était bien joué de sa part. Elle devait être habituée à combattre des adversaires du sexe opposé. Ce n’était pas forcément mon cas. Je n’étais pas vraiment pro-violence gratuite envers ce qu’on appelait le sexe faible. Cependant, je n’étais pas non plus du genre à me laisser taper dessus, voire tuer, à cause de ça. Je voulais bien être sympa et tout, mais il y avait des limites à ne pas dépasser quand même. Je ne répugnais pas à y aller franco contre elle car je la respectais en tant que combattante. Et puis, elle frappait fort. Elle était agile et semblait née pour le combat. Ce n’était pas tous les jours que je voyais un tel talent chez quelqu’un. Certes, je n’étais pas un expert non plus dans le domaine, mais j’avais suffisamment d’expérience en matière de duel pour savoir que cette Elena irait loin. Je ne savais pas qui l’avait formé, mais soit c’était entièrement grâce à lui qu’elle en était là aujourd’hui, soit il l’avait simplement aidé à développer ses capacités latentes.

Tandis que je retombais lentement sur le sable qui amortit la chute. Je restai sans bouger pendant quelques secondes. J’avais déjà vu tout ce que je voulais savoir sur elle. Sa façon de m’affronter m’avait démontré qu’elle avait de solides raisons de faire ce qu’elle faisait – soit jouer les gentils chez les méchants grosso modo. Elle n’était pas du genre à faire les choses sur un coup de tête. Elle réfléchissait sérieusement à la question, même si ça prenait un dixième de seconde parfois, et elle se lançait à 200% une fois sa décision prise. Là, par exemple, elle avait dû réfléchir un bon moment avant de me révéler qu’elle appartenait à Tartaros, la guilde noire. Juste après, elle m’avait non seulement appris ce petit détail sur sa personne, mais elle avait aussi entrepris de me raconter tout son parcours depuis sa naissance à notre rencontre. Ce n’était pas du tout le genre de quelqu’un qui faisait les choses à moitié. Ce côté passionné était ce qui me poussait à lui faire confiance. Elle avait des principes qu’elle ne souhaitait pas briser. D’après ce que j’avais compris, elle ne l’avait fait qu’une fois, ce qui était déjà bien puisqu’elle le reconnaissait et ne cherchait pas à le nier. A côté de ça, elle savait se défendre – ou plutôt attaquer – en combat singulier. Bien sûr, mon analyse de sa personne et de ses aptitudes au combat n’incluait pas la magie. C’était des informations basiques que j’avais sur elle. De plus, savoir quel genre de magie elle utilisait ne m’intéressait pas plus que ça, surtout que je supposais – au vu de ses prouesses au corps-à-corps – qu’elle devait utiliser une magie de soutien pour booster la puissance de ses coups. C’était ce qui me semblait le plus logique en tout cas. Seuls ceux qui – comme moi – utilisaient une magie de soutien étaient du genre à être excellent dans le domaine du combat rapproché. Les autres mages avaient tendance à se reposer uniquement sur leur magie. Les en priver les rendait généralement impuissants. Il était assez facile de les reconnaître en plus : ceux qui étaient malins trimballaient une arme avec eux en cas de besoin. Comme quoi, regarder un mage de haut en bas suffisait à dire de quoi il était capable. Après, il y avait toujours des exceptions.

Tandis que je me relevai d’un saut carpé, j’entendis des excuses puis un son parfaitement reconnaissable. Tout en essuyant le sang qui coulait et de mon nez et de mes lèvres à cause de son coup de pied qui m’avait une nouvelle fois soulevé du sol, je me demandais si cette fille avait un cerveau ou si elle l’avait laissé tomber quelque part. Franchement, moi qui n’avais cessé de faire des éloges à son sujet – en pensée bien sûr – je commençai à me demander si je ne m’étais pas fait des films. Entre nous, je ne comprenais absolument pas ce qui avait pu lui passer par la tête pour qu’elle commette un acte aussi stupide que plonger dans la mer à cette heure de la nuit… Non seulement, elle devait être gelée, mais elle n’était pas du tout vêtu de son maillot de bain de minuit !! Loin de là d’ailleurs : elle était censée être en tenue de soirée remodelée pour une version combat. Mais combat terrestre, voire de plage, pas combat aquatique !! On n’était pas des poissons !! Elle se foutait de moi ou quoi !!? Apparemment, non. Et c’était bien ça le pire. Elle ressortit de l’eau juste après complètement trempée. Forcément, vu qu’elle avait plongé dans l’eau. Comment relever l’évidence en une leçon… Je me demandais bien ce qu’il lui avait pris. En fait, j’étais si intrigué par ses motivations que je ne pensais même pas à profiter de la vue qu’elle m’offrait en mode rescapée de naufrage. Une chose était sûre, sa température corporelle devait être en chute libre. Résultat, si elle ne bougeait pas très vite, elle n’en serait plus vraiment capable à cause du froid qui la paralyserait. Cela au moins elle semblait l’avoir compris vu qu’elle ne tarda pas à me foncer dessus – encore une attaque directe – pour en finir une bonne fois pour toute avec ce qu’il restait de moi. Mon couvre-chef se trouvait toujours sur le sable derrière moi, je n’avais pas pris la peine de le récupérer. Il n’irait pas bien loin de toutes les façons. Le seul et unique problème maintenant, c’était elle ! Bah oui, si elle était mouillée jusqu’aux os, cela voulait dire que ses coups seraient imbibés d’eau froide, non ? Et moi qui combattais torse nu, je n’avais pas envie d’être glacé à chaque fois qu’elle m’atteindrait. Je n’avais donc pas d’autre choix que d’esquiver, ou alors je pouvais fuir aussi. Oui, je pouvais prendre mes affaires et partir en courant aussi vite que possible avant qu’elle ne m’emporte avec elle au pays des frigorifiés…

En fait, je ne pouvais pas faire ça. Si je fuyais, elle gèlerait sur place vu qu’elle n’aurait plus aucun moyen de se réchauffer à travers ses offensives à mon encontre. J’étais donc forcé de rester jusqu’à ce qu’elle sèche un minimum quand même. Le sable qui s’accrocherait à ses pieds à chacun de ses pas la ralentiraient sûrement un minimum. Idem pour sa robe qui avait dû absorbé une grosse quantité d’eau malgré sa petitesse. Conclusion : elle serait bien plus lente qu’au début du combat. Quand je disais qu’elle n’était pas habituée à élaborer des stratégies en combat, je ne pensais pas que je serais autant dans le vrai. Cette Elena n’était vraiment pas douée dans ce domaine-là tout comme je n’étais pas fait pour foncer dans le tas sans réfléchir avant. J’étais de ceux qui réfléchissaient avant d’agir. Elle était de ceux qui fonçaient et avisaient ensuite. Je combattais de façon rationnelle. Elle de façon instinctive. Entre la raison et l’instinct, lequel était le mieux pour survivre ? L’instinct je supposais. Mais en matière de bataille, j’avais plutôt tendance à miser sur la raison. Alors qu’elle venait vers moi, je me préparai à répliquer, je me rendis compte que les trois minutes seraient bientôt écoulées. Comment je le savais ? Question d’habitude. On avait un ring au siège de Lamia Scale, et il nous arrivait souvent de limiter les duels à quelques minutes seulement pour éviter de rester trop longtemps dessus. Depuis, j’étais plutôt doué pour estimer précisément le temps qui s’écoulait. En minute en tout cas. Je serrai les dents à l’approche de l’impact, car je savais que j’allais douiller au contact de ses mains froides sur moi. Et ce fut le cas, je poussai de profonds soupirs à chaque fois que je détournai ses coups suffisamment pour qu’ils ne m’atteignent pas complètement, mais au final, ils me frôlaient quand même. Elle était vraiment froide !! Comment faisait-elle pour supporter une telle fraîcheur ?! Personnellement, j’avais développé une véritable aversion pour tout ce qui était froid depuis mes rencontres musclées avec le Dragon Slayer des cieux de Fairy Tail et l’Ice-maker de Sabertooth.

Je me baissai, détournai ses coups, me déplaçai parfois sur le côté de justesse pour éviter les coups directs. On aurait pu croire que je sautillais dans tous les sens face à elle mais en fait pas tant que ça. J’effectuais le minimum. Je ne bougeais pas trop et me contentais du strict nécessaire. Au final, c’était un peu comme si je tournais en rond autour d’elle qui ne me lâchait pas d’une semelle. Elle tenait vraiment à me foutre de nouveau son poing dans la figure ! Dommage pour elle, car plus elle se mouvait plus elle devait amasser de sables sur elle et donc être ralentie dans ses mouvements. Sa robe ne sècherait pas tant qu’elle la garderait sur elle. Et elle ne se réchaufferait pas non plus tant qu’elle la garderait sur elle. J’espérais sincèrement pour elle qu’elle avait des notions en magie de feu ou ne serait-ce qu’une tolérance suffisante au froid, parce que sinon, je n’aimerais franchement pas être à sa place en ce moment. Rien que la voir comme ça me donnait froid ! Depuis qu’elle était sortie de l’eau, je m’étais contenté de défendre et le temps finit par s’écouler. Les trois minutes terminées, je réagis très vite et tentai de lui porter un direct du droit au moment où elle me visait de la même façon. Je stoppai son poing et elle fit de même avec le mien, ce qui nous immobilisa un moment.

« Stop ! Les trois minutes sont terminées. – je récupérai alors ma droite et lui rendis la sienne, j’ajoutai ensuite – Je sais maintenant tout ce que je voulais savoir sur toi. Mais, avant de te donner ma réponse, il y a un petit détail à régler. »

Allez savoir pourquoi, ça me faisait marrer de la laisser mariner ainsi. Techniquement, elle devait bien se douter que j’allais accepter de l’aider. Il serait cruel de ma part de la faire patienter comme ça pour rien du tout au final. Enfin, il était tout à fait normal qu’elle émette encore des doutes. On ne pouvait être sûr de rien dans certains cas, surtout qu’elle faisait partie d’une guilde dont la spécialité était d’asservir les populations. Normal qu’elle s’inquiète. Elle avait dû essuyer plusieurs rejets par le passé, ce que je comprenais tout à fait. Le truc, c’était que je ne pouvais abandonner une personne dans le besoin : cela faisait partie de qui j’étais. Elle avait besoin d’aide, et je comptais bien la lui apporter dans la mesure de mes possibilités. Je ne me forcerais à rien et je lui ferais bien savoir. Il n’était pas question que je trahisse ma guilde ou autre pour elle. Je m’étais donc dirigé vers le coin où j’avais posé ma veste blanche, je la ramassai et lui lançai pour qu’elle se couvre avec. L’idéal serait qu’elle retire la robe et mette simplement la veste mais je ne comptais pas lui souffler cette idée : elle devait le savoir parfaitement. A elle de voir si elle choisissait la pudeur ou le froid. Tout en remettant ma chemise, je me dirigeai cette fois-ci vers mon béret que je ramassai. Je le secouai un peu pour retirer le sable qui s’était déposé à l’intérieur avant de le reposer sur ma tête. Je me retournai ensuite vers la mer pour ne pas la regarder dans le cas où elle se changerait. Regardant droit devant moi la lune qui se reflétait sur l’eau, je lui répondis d’un ton sérieux pour une fois tout en essuyant de nouveau le sang qui coulait de ma lèvre.

« Si je voulais te tester dans ce petit duel, c’était pour plusieurs raisons. – je commençai donc mon explication sur mes véritables motivations. – Un, je voulais voir si t’étais capable de te défendre. Si j’ai bien compris, tu as un énorme but dans la vie. Je vérifiais donc si tu visais trop haut ou si tu étais un minimum raisonnable. – nouvelle pause avant de poursuivre. – Deux, la façon de combattre d’un individu en dit plus long sur sa personne qu’un long discours. Et trois, c’était pour mettre autre chose qu’un air déprimé sur ton visage. L’enthousiasme te va mieux. »

Conclus-je avec un sourire. Bon d’accord, la dernière raison n’avait rien à faire là. Mais j’avais oublié que j’avais que deux raisons. Je m’étais donc vu forcer d’ajouter quelque chose sans mentir, et c’était la seule chose qui m’était venu à l’esprit. Durant toute l’après-midi et la soirée, je l’avais vu de bonne humeur prête à s’amuser ! Mais après, ce fut l’éclipse totale ! Plus de sourire, plus d’étincelles dans le regard, plus rien. Lui changer les idées m’avait donc paru être le meilleur moyen de chasser les ténèbres dans son regard pour qu’elle retrouve la lumière. Si j’avais su quelle était sa magie, je me serais auto-félicité pour avoir eu une telle réflexion à son propos. Franchement, c’était vraiment bien trouvé. Tout en reboutonnant ma chemise, je grimaçai légèrement à cause des coups que j’avais pris durant ces trois minutes. Il faudrait vraiment que je me réhabitue à encaisser sous ma forme humaine. Je me reposais beaucoup trop sur ma forme démoniaque depuis quelques mois : ce n’était pas bien ! Il serait sans doute difficile pour moi d’aller à la plage le lendemain : mon hématome sur les côtes et ma lèvre blessée donneraient l’impression que je m’étais fait tabasser… Bon, il restait toujours les attractions, non ? Alors que je me préparais déjà mon programme pour demain, je me rendis compte que j’avais oublié de lui dire le plus important.

« Ah au fait, j’ai décidé de t’aider. Par contre, je sais pas du tout en quoi tu veux que je t’aide… »

Au moins elle était fixée maintenant, je ne savais pas du tout ce qu’elle me voulait. Et puis, si ça se trouvait, elle-même ne savait pas trop comment je pourrais lui apporter mon aide. Qui sait si elle y avait réfléchi avant de me raconter son histoire…
Elena Frost

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MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Dim 21 Juil - 6:07





















Enfin, c’est fini.

Les sentiments, ces éléments distinctifs qui permettent de développer des relations entre tout un chacun. Sans sentiments, tout le monde ignorerait tout le monde et la race humaine s’étendrait. En effet, parmi ces derniers se trouve l’amour, de loin le sentiment le plus fort et le plus puissant de ce monde à mon humble avis. Je serais presque tentée de dire qu’il s’agit là du centre même de la vie. L’amour permet la création de couples et de familles. C’est une chose merveilleuse qui se caractérise de plusieurs façons. Il y a l’amour amical, celui qu’éprouvent la plupart des gens notamment entre membres de guildes, celui-là n’implique pas forcément une relation très intime mais permet de savoir qui est son ami et qui ne l’est pas. Ensuite, nous avons l’amour familial, celui entre les membres d’une même famille qui existe et ne disparait pas quels que soient nos efforts. Quoi qu’il arrive, il sera présent en nous quand nous penserons ou ferons face à notre frère, notre sœur, notre père ou notre mère. Je pense même qu’il est impossible de le faire disparaître, de faire fi de lui. Enfin, nous avons l’amour vrai ou romantique. Ce dernier est celui qui existe entre deux personnes, pour la plupart de sexe opposé, et qui crée des liens très forts quasiment indestructibles entre eux. Il est la base même d’un couple et d’une famille. Sans lui, le monde ne tournerait pas rond. Parlant de ce dernier, il est clair qu’il arrive forcément un moment où on le ressent, même si ce n’est pas forcément explicite ou même si on veut le nier. En ce qui me concerne, je pense, mais sans certitude, que je le ressens, ce soir même. Mais revenons-en à la situation voulez-vous ?

Alors que le mage au béret venait de m’infliger une double attaque pour le moins douloureuse, à savoir un coup de coude dans l’estomac suivi d’un violent coup de tête sur le menton, il s’était reculé pour m’asséner un autre coup à la poitrine cette fois. Manque de chance pour lui et coup de bol pour moi, il avait fermé les yeux. Sans doute était-ce à cause du fait qu’il s’apprêtait à toucher ma poitrine pour le moins avantageuse. Il m’avait d’ailleurs présenté ses excuses avant que le coup ne fasse mouche. Comme c’était charmant de sa part mais également peu prudent. Après tout, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un combat. N’étant pas un punching-ball, il était évident que je réagisse pour ne pas subir un nouveau coup de sa part. C’est en ce sens que j’avais armé un coup de pied vers son visage, pouvant normalement être anticipé et évité surtout au vu de son niveau, mais qui fit mouche et le fit légèrement s’élever dans les airs avant de l’envoyer bouler, faisant tomber par la même occasion son béret. VICTOIRE. Han ! Prends ça dans ta gueule ! T’as vu fallait pas me sous-estimer ! Eh ouais… Hum, un peu de sérieux voyons. Enfin pour en revenir à la situation, je me demandais si, au vu de sa réaction, il avait l’habitude d’affronter des femmes ? De mon côté, j’avais livré des combats contre hommes et femmes donc quel que soit l’adversaire, j’étais plus ou moins habituée. Mais lui ? Enfin toujours est-il qu’il fallait bouger.

Tandis que lui finit par subir les lois implacables de la gravité, de mon côté je fis plusieurs bonds en arrière afin de réfléchir à ma future approche. Il restait couché quelques secondes, ce qui me laissait parfaitement le temps d’établir une stratégie. Pourquoi me donner autant de mal ? Parce que je tenais sincèrement à gagner sa confiance. Par ailleurs, j’avais toujours en tête l’équation suivante, victoire = gain de confiance. C’est donc pour cela que ma prochaine stratégie ne devait pas échouer car au vu du peu de temps que durait ce combat et du temps qu’il nous restait surement, ma prochaine action serait la dernière. Ainsi, alors qu’il restait à terre, pensant à je ne sais quoi, sans doute encore à ce crabe de tout à l’heure, je me mis pour de bon à réfléchir. C’est alors que dans ma réflexion, des pensées assez osées me firent rougir. Oui osées, je pensais à me mettre à poil devant lui. Peut-être était-ce un des signes de l’amour dont je parlais plus tôt. Enfin c’est pas le moment de penser à cela.

Aussi, je m’excusai auprès de Tobias qui venait de se relever d’un habile saut carpé avant d’aller plonger dans la mer froide. Oui, j’ai bien dit dans la mer. Oui il fait nui. Oui elle est froide. Oui je risque d’en subir plusieurs conséquences. ET ALORS ? DE QUOI J’ME MÊLE ? J’VOUS AI PAS DEMANDE LA COULEUR DE VOT’ CALEÇON QUE J’SACHE ! Port’ nawak. Je sortis donc de l’eau en marchant tranquillement vers ma position de base. Déjà le sable qui me collait à la peau rendait mes mouvements plus lourds qu’il y a quelques secondes. Mais j’en avais besoin pour me remettre les idées en place. Je ne pouvais décemment pas prendre le risque de me laisser perturber au vu de l’enjeu de ce combat. Maintenant qu’importe qu’on me trouve folle ou je ne sais quoi, j’étais plus concentrée et je pouvais mieux réfléchir à présent. Enfin, j’en suis venue à une conclusion. Ça ne me servait à rien de réfléchir pour trouver une stratégie poussée. D’un ce n’était pas vraiment dans mes habitudes même si j’aimais établir un plan d’attaque avant de me lancer dans un combat ; et de deux, je n’avais plus le temps. Il n’y avait donc plus qu’une seule chose que je pouvais faire, jeter mes dernières forces dans la bataille comme on le dit si bien. J’allais donc lui enchaîner tous les types de coups possibles et imaginables en espérant que cela suffirait. Par ailleurs, même si je ne gagnais pas, ça me réchaufferait au moins un minimum. Rester immobile aggravant mon état, je passai à l’attaque.

À peine j’avais repris ma position initiale et m’étais-je mise en garde que je me dirigeai vers Tobias. C’était le tout pour le tout maintenant, ça passe ou ça casse. Enfin je crois. Je me demandais ce qu’il pouvait penser en ce moment et surtout ce qu’il pensait de moi. Il faut dire que mon comportement était très étrange voire absurde. À sa place, je me dirais que je suis soit une idiote, soit une personne vraiment pas douée pour réfléchir. En un sens il était dans le vrai vu qu’une fois portée dans le rythme d’une bataille, il m’était difficile de prendre le temps de beaucoup réfléchir. J’agissais au feeling et de temps à autre lorsque mes premières idées ne marchaient pas, je prenais le temps de me poser et d’imaginer une autre stratégie. D’un autre côté, je prévoyais aussi à l’avance. Je choisissais une stratégie et avant de l’appliquer, je m’attardais sur ses dérivées. Ainsi, je n’aurais pas besoin de perdre à chaque fois le temps pour élaborer une nouvelle stratégie. Jusque-là ça avait bien fonctionné et je continuerais jusqu’à ce que ça foire. Oui, bien sûr que tôt ou tard elle allait faillir. Rien n’est parfait en ce monde et il y aura un moment où ma technique de combat m’amènera au bord de la mort. À ce moment, je la changerais mais en attendant, je la garde et ça me va très bien.

L’heure de la confrontation finale était arrivée. J’étais suffisamment proche de lui pour lui donner un premier coup, puis un second, puis un troisième. Je n’avais plus la même vitesse qu’au début mais ce n’était pas vraiment important. De son côté, il esquivait et déviait mes coups, poussant des soupirs à chaque déviation. Des soupirs ? Non mais je rêve ou il m’évite de peur d’avoir froid ? Non mais c’est la meilleure ça. C’est moi qui suis trempée jusqu’aux os et c’est lui qui craint de prendre froid. De mon côté, je ne me considérais pas comme particulièrement résistante au froid mais tout de même, ce n’était pas ça qui allait me clouer au tapis. Les nuits pouvaient se montrer rudes pendant mon entraînement. Disons donc que certes je finirai par attraper froid avec mes vêtements actuels mais si et seulement si je ne bougeai pas un minimum ce qui était loin d’être le cas.

En effet, le mage blond n’arrêtait pas de se déplacer dans tous les sens, toujours à dévier ou à esquiver mes attaques. Ça en devenait presque agaçant d’autant plus que je portai de plus en plus de sable à mesure que je déplaçai. Mes pas devenaient donc de plus en plus lourds et c’était fort déplaisant mais j’imagine que c’était le prix à payer. Au final, je commençai limite à désespérer d’autant plus que le temps ne faisait que s’écouler. Je devrais me résoudre, je ne le mettrais pas au tapis. C’est alors que je remarquai une action offensive de sa part, la première depuis que nous avions débuté notre ultime échange. Un direct du droit vers mon visage en même temps que moi. Aussitôt, comme par réflexe, je plaçai ma main gauche dans la trajectoire de son poing en vue de le stopper. Il fit de même avec le mien avant de me signaler que le temps était écoulé. À ces mots, mes dents se serrèrent quelque peu, signe de mon mécontentement. Oui j’étais un peu frustrée de ne pas avoir réussi à le mettre au tapis, encore une preuve de ma faiblesse d’ailleurs. Mais comme on dit, c’est la vie. Je ne pouvais rien y faire, raison pour laquelle je lâchai son poing avant de me décrisper. Il fit de même en me signifiant qu’il savait tout ce qu’il voulait savoir sur moi. Il ajouta qu’avant de me donner sa réponse, il y avait encore un détail à régler.

On arrivait donc au moment fatidique. Au vu de la joie qu’il a prise dans ce pseudo-combat, je me dis qu’il accepterait mais d’un autre côté, je restais inquiète, allez savoir pourquoi. Il s’avança vers le lieu où se trouvaient ses affaires avant de prendre sa veste et sa chemise et de me lancer la veste. Il était vraiment gentil, ce geste me fit sourire. Ainsi tandis qu’il s’habillait, je m’avançais vers l’endroit où se trouvait la partie rose foncée et plus longue de ma jupe. Une fois rendue à cet endroit, je la soulevais et la tapotai un peu pour retirer le sable. Une fois un petit regard jeté en sa direction et me rendant compte qu’il regardait la mer, je retirai tout habit mouillé avant d’enfiler la partie sèche de ma jupe et de mettre sa veste. De son côté, avant que je ne finisse de m’habiller, il prit la parole. Je sentis le sérieux dans son ton et mon visage afficha donc le doute. Il commença par dire que le combat qu’il avait demandé avait été fait pour plusieurs raisons. D’un côté c’est évident aussi. Ça aurait été vachement couillon de sa part de m’avoir fait me battre pour rien. Il commença donc à parler tandis que je finissais de fermer les boutons de sa veste. Primo, il voulait savoir si je pouvais me défendre. De ce côté je pense que les quelques droites qu’il a reçues lui ont prouvé que j’en étais capable. Secondo, il me dit que la façon de combattre en disait plus long qu’un long discours. Je ne pouvais qu’être d’accord. De plus avec lui les longs discours ça sert à rien vu qu’il se distrait aussi vite qu’un poisson rouge. Tercio, il me dit que c’était pour retirer la déprime de mon visage, ajoutant que l’enthousiasme m’allait mieux. Cela me fit sourire et même rougir. De mes lèvres coulait du sang mais je ne m’en rendis pas compte, j’étais heureuse.

Je m’avançai alors vers lui et ce n’est qu’à ce moment que je ressentis vraiment les effets de ses coups. Je sourcillai en m’arrêtant le ventre et le menton avant de pousser un petit soupir et de me remettre à marcher. Alors que j’avançai vers lui, il me dit qu’il avait décidé de m’aider. Aussitôt ces mots sortis de sa bouche, un large sourire s’affichait sur mes lèvres et je courus vers lui avant de sauter sur ses épaules et de le serrer dans mes bras. Tandis que je le serrais dans mes bras, des tas de « merci » sortirent de ma bouche avant que je ne le lâche. Il fallait bien que je lui explique clairement en quoi j’avais besoin de lui puisque visiblement il ne l’avait pas deviné. J’avais encore le sourire aux lèvres et les pommettes rouges.


Oh… désolée, c’est l’émotion. Hum. D’abord merci pour ton aide. Ça compte vraiment pour moi. Après, vu que les longs discours ça te réussis pas, je vais faire court.

Je me ressaisis mais pour une raison que j’ignore, je ne parvenais pas à cesser de rougir. Il s’agit sûrement encore de l’amour qui sait ? Je ne peux rien dire ni prévoir. Néanmoins, je marquai cette petite pause pour faire le point dans mes idées et arranger un peu ce que je ressentais en ce moment pour ne pas m’emmêler les pinceaux quand j’allais tout lui expliquer. Ce n’est qu’un ami après tout et c’est aussi la première personne à accepter de m’aider. Après je dirais une quinzaine ou une vingtaine de secondes, j’avais pu faire le vide dans ma tête et j’étais donc prête à lui parler. Les joues toujours rougies, la lèvre portant toujours du sang et toujours souriante bien qu’un tantinet moins qu’à l’instant.


Voilà, déjà je tiens à te rassurer au cas où, je ne te demande pas de trahir qui que ce soit et je ne te force en rien. Néanmoins, dans la mesure du possible, j’aimerais que tu m’aides à maquiller mes missions d’assassinats et à renforcer ma couverture. Aussi…

Cette fois-ci, mon rougissement s’estompa et je pris un visage un peu plus sérieux. J’allais après tout aborder un sujet un poil plus sérieux et plus personnel. Bien sûr, vu qu’il n’avait pas écouté précédemment, il sera sans doute un peu surpris. Il peut aussi bien ne pas l’être mais ce n’était pas important.


Comme je te l’ai dit tout à l’heure mais tu n’as sûrement pas écouté, j’ai tué un homme et c’est pourquoi je me livrerais au conseil un jour ou l’autre. Cependant, j’ai toujours au fond de moi espoir qu’un jour je serais libérée et que je pourrais intégrer une bonne guilde. Même si… il… même s’il y a peu de chances que ça se produise. C’est dans cette optique que j’essaie de me trouver des gens qui pourraient aider à ma libération ou à rendre plus facile ma nouvelle vie si je suis libérée. Ça me réconforterait aussi, une fois en prison, de savoir qu’il y a des gens avec qui j’ai d’autres liens que le sang.

Je m’arrêtais avant de fermer les yeux et de baisser la tête. Je gardai les yeux longuement fermés. Ça a duré au moins une vingtaine de secondes avant que je ne relève la tête, le même visage qu’au départ soit souriant et rougissant.


Voilà que je me remets à trop parler. Oublie ça. Je voudrais que tu m’aides à maquiller mes missions et à renforcer au besoin ma couverture dans la mesure du possible bien sûr.

Je m’avançai de quelques pas et me mis à regarder la mer et le reflet de la lune dedans. À ce moment, je me dis que ça fera partie des choses qui vont beaucoup me manquer une fois que je serais à l’ombre. Le comble quand on y pense, une lumière à l’ombre, c’est comique. Des fois, je lève les yeux au ciel et les ferme avant de m’adresser à mon père et de lui demander pourquoi je dois vivre cette vie. Eh bien, ce soir fut l’une de ces fois puisque c’est ce que je fis avant de regarder à nouveau la mer, en attente de la réponse de Tobias, mage au béret de Lamia Scale.




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Tobias Grant
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Statut: Mage de Rang A
Renommée : Mage Célèbre
MessageSujet: Re: Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield   Lun 29 Juil - 2:56
Le test était enfin terminé. J’avais pris la peine de me rhabiller avant de répondre à sa demande, et au passage, je lui avais lancé ma veste pour qu’elle se couvre avec. Elle devait être frigorifiée normalement. Je savais qu’à sa place, je le serais en tout cas. Après, il y avait des chances qu’elle soit plus tolérante que moi face au froid. Si ça se trouvait, elle était née et avait grandi dans une région où il faisait froid tout le temps. Je l’espérais pour elle en tout cas parce que sinon, elle mettrait un certain temps avant que sa température corporelle ne remonte. Elle n’avait vraiment pas été maligne sur ce coup-là sérieux ! Qui décidait de faire trempette dans l’eau en pleine nuit pour ensuite reprendre un combat là où il s’était arrêté ? Personne à ma connaissance. Et pourtant, c’était ce qu’elle avait fait pour une raison que j’ignorais toujours ! Je ne voulais même pas le savoir en vérité. Peu importait ses raisons, j’étais certain de les trouver illogique. Mieux valait donc qu’elle ne m’en dise rien, surtout qu’à tous les coups, elle blablaterait pendant dix minutes pour m’expliquer ses raisons… Conclusion ? Je ne retiendrais rien encore une fois. A côté de ça, j’avais également récupéré mon béret, qui avait fini par tomber, et m’étais mis à regarder la mer tandis qu’elle se changeait. J’avais bien pris soin de regarder ailleurs afin de conserver mon sérieux. Et oui, je commettais rarement la même erreur deux fois de suite. Tout à l’heure, j’avais été pris de bouffées de chaleur alors que je l’avais regardée transformer sa tenue de soirée en pseudo-tenue de combat… En prenant donc soin de regarder ailleurs, je garantissais la sauvegarde de mon ton qui se voulait, ici, sérieux. Non seulement, je cherchais à lui montrer que je n’étais pas aussi niais que j’en avais l’air, mais je voulais également qu’elle comprenne que j’avais bien saisi l’ampleur de la situation. Quand bien même, je n’avais pratiquement rien retenu de ce qu’elle m’avait dit, je savais parfaitement qu’elle risquait gros.

Commençant donc par lui expliciter les véritables raisons de ce petit affrontement de trois minutes, je fis en sorte de me montrer le plus clair possible en prononçant un minimum de mots pour ne pas me perdre moi-même en plein milieu d’une phrase. J’avais également fait des pauses entre chaque partie pour être sûre de ne pas raconter n’importe quoi, et surtout de ne pas oublier. La première raison que je lui avais donnée ne comptait pas tellement pour moi. Néanmoins, si je l’avais jugé beaucoup trop faible, j’aurais trouvé le moyen de lui faire renoncer à ses projets, ou alors, je lui aurais suggéré de s’entraîner intensivement ne serait-ce que pour sa propre survie dans le cas où elle serait découverte. Le truc – comme elle devait s’en douter – c’était que je n’avais vu que ses compétences de base ici. On n’avait pas utilisé la magie, je ne pouvais donc qu’émettre des hypothèses sur ses réelles capacités. Était-ce suffisant pour moi ? Oui. C’était déjà ça en tout cas. Je ne ressentais pas le besoin d’en savoir plus. D’ailleurs, pour en savoir plus, il aurait fallu que j’accepte le fait d’en dévoiler plus sur moi aussi. Or, je n’étais pas du genre à trop en dire sur mes capacités. Je préférais garder ce type d’informations pour conserver l’effet de surprise au cours d’un combat. La seconde raison que je lui avais donné était sans aucun doute la plus importante puisque c’était celle qui m’avait poussé à accepter de l’aider. La voir combattre m’avait suffi à comprendre qui elle était. Nul besoin de longs et ennuyeux discours donc. Il n’y avait rien de tel qu’un petit combat pour découvrir tout ce que l’on cherchait à savoir. La dernière raison m’avait fait sourire. Quelque part, c’était vrai ce que j’avais dit, je ne lui avais pas menti. Le truc, c’était que je n’avais jamais eu l’intention de lui dire à la base. Je m’étais, en quelque sorte, vu forcer de le faire pour rendre mon explication en trois points crédible. Ce n’était pas si grave que ça en fait. Un petit compliment sur son enthousiasme ne devrait pas la déranger en plus.

Ma chemise de nouveau boutonnée, j’étais actuellement en train de renouer ma cravate pour compléter ma tenue et ainsi cacher le fait que je venais de me battre contre une fille qui m’avait plus tapé dessus que je ne l’avais fait… Il fallait dire la vérité. J’avais subi plus de coups de sa part que je ne lui en avais infligé. Quand bien même je ne m’étais pas battu dans le but de la détruire membre par membre, je devais bien avouer qu’elle était dotée d’une force et d’une agilité surprenante. Elle était parvenue à me frapper dans des positions plus spéciales les unes que les autres alors que sa tenue était loin de se prêter à ce type d’activité… Au final, il n’y avait que ma lèvre blessée que l’on voyait toujours. L’hématome se trouvant sur mes côtes était dorénavant caché par ma chemise, j’étais donc tranquille de ce côté-là. Reprenant la parole, je lui avais fait savoir que j’étais OK pour l’aider, bien que je ne sache toujours pas ce qu’elle me voulait. Bah oui, voulait-elle de l’aide de la part de Tobias ou du mage de Lamia Scale ? M’avait-elle demandé à moi pour mes propres qualités ou simplement parce que j’appartenais à une certaine guilde. Il était vrai que ma guilde était spécialisée dans le soutien… Le truc, c’était que le soutien de guildes ou de mages noirs n’en faisait pas partie. Pas du tout même ! Regardant toujours la lune qui se reflétait sur l’eau, je n’avais pas du tout fait attention au fait qu’elle s’était rapprochée de moi. Etant partie du principe qu’elle avait besoin d’un peu d’intimité pour se changer, j’avais baissé ma garde et attendu patiemment qu’elle me fasse savoir qu’elle était de nouveau visible. Apparemment, elle avait décidé de me le faire savoir d’une autre manière, c’était-à-dire, en me sautant dessus pour me serrer dans ses bras. Sur le coup, je me figeai net cherchant à comprendre ce qui lui prenait tout en regrettant d’avoir baissé ma garde. L’avantage, c’était qu’elle n’était plus froide vu qu’elle portait ma veste. Je commençai à me détendre alors qu’elle me remerciait à de nombreuses reprises. Hmm… Je ne m’étais pas trompé. Elle était vraiment très enthousiaste !

Elle finit par me relâcher et s’excusa avant de me remercier une nouvelle fois, mais pour mon aide cette fois-ci. Je faillis éclater de rire en l’écoutant. Je comprenais vraiment pas pourquoi elle me remerciait autant, mais surtout, elle me remerciait pour une aide que je ne lui-même pas accordé encore. Qui lui disait que je ne lui ferais pas faux bond au dernier moment, ou mieux encore que je n’échouerais pas dans ma tâche ? Elle n’avait aucun moyen de savoir si mon aide lui servirait ou non à quelque chose pour l’instant. Or, à l’entendre, je l’avais déjà énormément aidée. Je constatai également qu’elle avait compris la leçon : les longs discours, je ne les retenais pas. Elle avait donc décidé de faire court pour que je puisse tout retenir. Ce que je ne lui avais pas dit, c’était que je retenais tout ce que je lisais. En gros, plutôt que de se casser la tête à tout me résumer pour que je retienne, il aurait été plus simple qu’elle m’écrive sur une feuille ce dont elle tenait à me faire part. J’aurais alors lu la feuille et tout retenu sans aucun problème. C’était ainsi que mon grand-père était parvenu à me faire retenir la majorité de ses enseignements. Encore heureux d’ailleurs, parce que sinon il aurait passé son temps à me taper dessus chaque fois que je regardais une mouche voler durant son temps de parole… Me concentrant donc sur les paroles d’Elena, je pris soin de retenir tout ce qu’elle avait à me dire. Elle répondait à la question que je ne cessais de lui poser depuis qu’elle m’avait demandé de l’aide en plus ! Elle avait également dit qu’elle ferait court, je m’étais donc préparé à tout retenir sans problème. Autant dire que mon visage se décomposa très rapidement. Passant d’un air intéressé, je ne tardai pas à afficher la tête du mec complètement dépité… C’était à croire qu’elle ne pouvait s’en empêcher !! Décidément, ne savait-elle pas ce que court voulait dire !? Je dus serrer les poings et me concentrer de toutes mes forces pour retenir sa réponse !

D’après ses dires, elle savait qu’il y avait des limites à ce qu’elle pouvait me demander de faire pour elle. Non seulement, elle n’avait pas le pouvoir de me forcer à l’aider, mais elle comprenait également qu’il n’était pas question que je trahisse ma guilde pour elle. Il ne manquerait plus que ça d’ailleurs ! Trahir ma guilde pour une personne que j’avais rencontrée à peine douze heures plus tôt… Il faudrait vraiment que j’aie perdu la tête pour faire une chose pareille ! Peu importait son degré d’attractivité physique, je gardais ma tête sur mes épaules et savais parfaitement ce que je faisais. Enfin bref, je commençais déjà à avoir mal à la tête à force de me concentrer sur ce qu’elle me disait pour ne rien perdre. Néanmoins, ce fut un mal pour un bien car je parvins à tout retenir et à obtenir ainsi la réponse à ma question. Maquiller ses missions et renforcer sa couverture ? Avec les bonnes instructions, je devrais en être capable. Bien sûr, il faudrait pour cela qu’elle puisse me contacter à tout moment pour me prévenir. Le hic, c’était qu’il serait risqué pour elle de me prévenir à chaque fois qu’elle partirait en mission. De plus, j’avais mes propres missions à effectuer, je ne pourrais donc pas toujours être à sa disposition. Tout cela allait être dur à gérer. Il ne fallait pas oublier qu’elle me parlait de missions d’assassinats, ce qui signifiait que je ne pourrais l’aider que de deux manières possibles : en protégeant ses cibles, donc en l’affrontant et en la forçant à fuir, ou alors en me chargeant de faire croire que les cibles avaient été éliminées. Ne sachant pas du tout comment effectuer la seconde manière car je n’avais pas les moyens de cacher des corps. La solution était donc toute trouvée : je devrais me placer entre elle et ses missions, quitte à devenir la cible numéro une de la guilde Tartaros. Yep, si je me débrouillais toujours pour faire capoter ses plans, nul doute que l’on chercherait à se débarrasser du gêneur. Comme si je n’avais pas suffisamment de problèmes comme ça, voilà que je venais d’accepter de jouer les boucs émissaires pour elle.

Réfléchissant à tout ça pendant un bon moment, je zappai tout ce qu’elle me sortit après – encore une fois. Je ne l’entendis donc pas parler du meurtre qu’elle avait commis et du fait qu’elle comptait se rendre pour faire amende honorable. De toutes les façons, j’aurais rien retenu même si j’avais écouté. Elle avait dit qu’elle ferait court mais s’était, une nouvelle fois, laissée emporter. Je n’avais donc rien à me reprocher. C’était entièrement de sa faute si je ne l’écoutais pas lorsqu’elle parlait. Pas de crabe à blâmer cette fois-ci, elle ne pourrait donc pas m’en vouloir vu qu’elle avait été prévenue que j’avais un faible niveau de tolérance face aux longues phrases. Je finis cependant par rattraper le train en marche lorsqu’elle me dit que je devais oublier ça. Tant mieux ! Non seulement, j’avais rien écouté, mais en plus elle voulait que j’oublie. C’était parfait ! Elle me rappela alors ce qu’elle désirait en guise d’aide, en précisant bien que je n’aurais pas à tenter l’impossible pour elle. Je trouvais raisonnable de sa part de ne pas jeter tous ses œufs dans le même panier. Le fait qu’elle garde à l’esprit que je ne pouvais pas tout faire était une bonne chose. Certes, je ferais mon possible pour l’aider, mais c’était une bonne chose qu’elle prenne conscience des limites de ce que je pourrais lui apporter. N’ayant rien dit depuis un bon moment, je me dis qu’il était temps de faire ne serait-ce qu’un petit commentaire sur ce dont elle m’avait fait part. Je ne lâchais pas la lune du regard, et pourtant, je savais qu’Elena se trouvait à côté de moi.

« On va devoir se trouver un moyen de communication sûr alors. A côté de ça, je devrais pouvoir t’aider en ce qui concerne tes missions. Après, pour ta couverture, si on s’y prend bien, ce problème devrait se résoudre aussi. – je marquai une pause car je venais de penser à quelque chose. Je m’empressai donc de préciser. – Par contre, tu ne devrais recourir à moi qu’en cas de force majeure, si t’es accompagnée par un autre membre de ta guilde par exemple. Si t’es seule, tu ne devrais pas avoir besoin de moi. »

Je comptais être son Joker en quelque sorte. Elle devait être à Tartaros depuis un moment déjà et devait donc savoir comment masquer ses missions quand elle était seule. Cela devait être plus dur lors de missions collectives par contre, et c’était là que je pourrais l’aider au mieux pour sauver des innocents. Une chose était sûre, c’était maintenant que les choses devenaient vraiment dangereuses. Ne serait-ce que pour dégoter ce moyen de communication, ça ne serait pas facile sachant qu’elle devait être recherchée. Enfin, en s’y prenant bien, ça ne devrait pas poser trop de problème de toutes les façons. En attendant, je venais de trouver une nouvelle raison de progresser. Si jamais je devais interférer dans ses missions et protéger ses cibles d’elle et de son ou ses éventuels camarades de guilde, je devrais me préparer à combattre face à plusieurs adversaires. Rien qu’à cette idée, un sourire s’afficha sur mes lèvres. J’avais limite hâte de me confronter à ces mages de Tartaros, et à Elena aussi. J’y serais forcé pour masquer le fait que je la connaissais, et ça ne me dérangeait pas. Et la prochaine fois, il n’y aurait pas de règles des trois minutes ou de restriction de magie. La prochaine fois, la magie serait impliquée dans le combat. La prochaine fois, on combattrait sérieusement quitte à se blesser mutuellement. J’avais accepté de l’aider après tout, et je le ferais du mieux que je pourrais. Je jetai alors un coup d’œil à Elena avant de me concentrer de nouveau sur l’horizon et le spectacle que cette nuit nous offrait. Notre prochaine rencontre serait mouvementée, ça on pouvait en être sûr. Profiter de ce rare moment de détente était donc la meilleure chose à faire actuellement. Tout avait été dit.
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Moment de détente! [Pv: Elena, Tobias, Antony Waterfield

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