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 Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]

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Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]   Lun 31 Déc - 1:56
Il faisait beau aujourd'hui...
On pouvait dire que j'avais de la chance! Ça faisait plusieurs qu'il pleuvait sans cesse, et aujourd'hui, LE jour où il devait faire beau, le soleil brillait haut et pas un seul nuage n'avais eu l'audace de se trouver dans mon champ de vision. Il fallait dire que s'il avait plus, j'aurais botté les fesses à monsieur le soleil pour lui demander de se ramener fissa! Enfin, ce n'était pas nécessaire, car aujourd'hui, jour où le beau temps était crucial, il faisait beau! Pourquoi crucial me direz-vous? Et bien tout simplement parce qu'aujourd'hui, mes amis d'Oshibana et moi avions prévu de passer la journée à la foire de Akane Beach! Pour quel raison? Mais pour fêter mon intégration à Cait Shelter tient! Après tout, je les avais tellement bassinés avec mes histoires de guildes que maintenant, ils m'avaient limite forcée pour qu'on aille fêter ça dignement. (Bon, forcée est un peu fort. A vrai dire, je n'ai pas mis longtemps avant d'accepter!) Alors maintenant, il était temps pour nous de tous oublier et de profiter à fond!

Bon, il faut préciser que le trajet de Cait Shelter au parc d'attraction avait été -ne le cachons pas- une véritable galère. Il avait fallu que je prenne le train de nuit pour arriver à Oshibana, ma ville natale, puis dormir chez ma mère. Ensuite, il était convenu qu'on se rejoigne, mes amis et moi, et de là nous avions prévus d'arriver à Akane Beach aux alentours de 8h. Or le train était arrivé en retard, hier soir. Pas de beaucoup heureusement, mais comme si ce n'était pas suffisant, il avait fallu que, en boulet professionnel que j'étais, je m'endorme quelques arrêts avant que j'arrive et que je me réveil en sursaut l'arrêt suivant. Je fus donc contrainte d'attendre une demie-heure qu'un autre train vienne me prendre en sens inverse pour m'amener à destination. Ignorant l'homme qui me regardait ostensiblement en face de moi, j'avais fait un effort considérable pour rester éveillée afin ne pas rater mon arrêt une nouvelle fois. Enfin arrivée, je pus enfin m'installer dans mon lit... avec une heure de retard...

Le lendemain avait été des plus difficiles. Etant une véritable marmotte, et pas uniquement en hiver, ma mère eut un mal fou à réussir là où mon réveil avait échoué. En retard de 15 minutes, j'arrivai en catastrophe au point de rendez-vous où mes amis m'attendez. Ils savaient que j'étais loin d'être ponctuelle, et eurent la gentillesse de le souligner, d'ailleurs. C’est donc légèrement en retard, mais dans la bonne humeur que nous partîmes pour Akane Beach. Évidemment, on aurait pu s’arrêter là côté catastrophe. Seulement il faut croire que la malchance était de mon côté, car le train finit par s’arrêter. La seule excuse qu’on nous donna fut assez classique : « un petit défaut technique qui serait réglé dans cinq minutes »…. Petit défaut qui nous coûta une heure d’attente. Finalement, le train demeura dans l’incapacité de reprendre sa route, et nous fûmes obligés de prendre le suivant. Enfin, c’est extenués que nous arrivâmes à déstination. Nous avions prévu d’arriver à 8h, il était 9h25. Mais nos efforts n’étaient pas vains ! (Nous ne soulignerons pas le fait qu’aucun effort n’avait été fourni de notre part) Nous étions enfin à Akane Beach !

Après quelques minutes passées à chercher la foire, nous vîmes enfin ce que nous cherchions depuis le début : un magnifique parc coloré et animé, comme sorti d’un rêve, nous laissant cloués sur place et indéniablement émerveillés. Il fallait dire que notre petite (grande) ville d’Oshibana n’était pas très attractive, et qu’à part courir dans le parc et s’amuser à effrayer les pigeons, il n’y avait pas grand-chose à faire. Poussant un cri de victoire, nous pénétrâmes dans le lieu sacré, des étoiles dans les yeux. Evidemment, tous les passants nous dévisagèrent. Il fallait dire qu’une bande de 5 adolescents hurlant comme des sauvages, c’était loin de passer inaperçue. Mais nous continuâmes notre route, fidèles à nous même. Avec un grand sourire, je les regardais débattre de quels attractions nous essayerions en premier. Ils étaient 4, deux filles et deux garçons. Je les connaissais depuis que j’étais enfant, et les connaissaient absolument par cœur. A vrai dire, ça me faisait mal de penser que j’allais les quitter à nouveau pour revenir dans ma guilde. Mais bon, après tout, c’est moi qui l’avait voulu, et puis, ça ne nous empêchait pas de nous voir, comme aujourd’hui. Il ne fallait pas que je broie du noir. Après tout, nous étions ici pour nous détendre et nous retrouver, alors il était hors de question que je plombe l’ambiance. Toujours avec mon éternel sourire, je les suivais, regardant partout autour de moi avec un air des plus ébahis. Je me perdis tellement dans ces décors lumineux et débordant d’énergie que quand mon regard revint vers mes camarades… ils n’étaient plus en face de moi.

Inquiète, je parcourais la foule qui m’entourait du regard, sans pour autant voir mon groupe. L’angoisse s’insurgeant petit à petit, j’accélérais le pas, poussant les gens qui étaient en travers de mon chemin et cherchant des yeux mes camarades. Je finis par atteindre un carrefour, poussée par certains qui ne faisaient pas attention, évitée de justesse par d’autre qui bredouillaient de plates excuses. Mais nulle trace de mes compagnons. Poussant un juron, je fronçais les sourcils et choisis de continuer tout droit. Si je me souvenais bien, ils avaient décidé de faire un tour de montagnes russes. Or je les voyais dépasser, en face de moi. Je continuais donc dans cette lancée, évitant les passants, courant presque pour les rattraper. Déterminée, je fixai le manège qui se rapprochait petit à petit de moi, tant et si bien que je finis par percuter quelqu’un de plein fouet. Etouffant un gémissement, je m’écrasais durement sur le sol, et relevait la tête. Je venais de percuter une fille à peine plus vieille que moi ! Embarrassée, je me relevais d’un bond et lui tendit la main.


-E-Excuse-moi, je ne faisais pas attention… Tu n’as rien ?


Dernière édition par Yuna Tsubomi le Jeu 3 Jan - 23:12, édité 1 fois
Yuki Mosoka

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MessageSujet: Re: Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]   Mer 2 Jan - 22:44
Pour une raison que mon esprit ignorait, l’envie de bouger, d’aller autre part que l’ouest de Fiore me prit. Je partie alors, vêtue d’une de mes tenues pour me rendre dans un lieu ou une soit disant fête s’y préparait. Je n’aimais pas spécialement m’amuser, mais voir un paysage autre que ma guilde noir et respirait un air nouveau m’attirait. Alors je pris le train pour me rendre à l’Est de Fiore, j’y ai passait la nuit, en dormant juste ce qu’il fallait. Malheureusement il y eu un problème qui devais durer seulement 5 minutes et qui a mis en fin de compte 1 heure… Je pouvais entendre de ma place les soufflements agacé des autres passager, moi je m’en fichais ce n’est pas comme si quelqu’un m’attendais là-bas.

Après la réparation du train, il arrivait avec pas moins une heure et demie de retard à bon port. Je me dirigeais ensuite vers un immense parc ou il y a avait déjà beaucoup de monde, tous semblaient heureux et excités de pouvoir s’amuser toute la journée, parfois je me disais moi-même que j’étais un monstre sans sentiments, ce qui est le cas. Mon cœur était si froid que même la chaleur autours de moi ne pouvait le réchauffait, personne n’arriverait à le faire battre personne.
Mon nez sentie une agréable odeur, je décidais alors de le suivre et j’arrivais en face d’un stand de barbe à papa, l’odeur du sucre me donnait tellement envie que j’en achetais une dans la minute qui suivit. Mon cœur avait peut-être perdu gout à la vie mais mon estomac lui avait toujours le gout des bonnes choses, alors je commençais à la manger avec plaisir sauf quand quelqu’un me percuta de pleins fouet et me la fit tomber.


-E-Excuse-moi, je ne faisais pas attention… Tu n’as rien ?

Je regardais la jeune fille qui était l’auteur de mon problème, le visage inexpressif, je me relevais en enlevant la poussière sur ma robe. Je regardais ensuite ma barbe à papa gâcher, ne voulant pas la ramassait voyant déjà de la poussière noircir le rose bonbon, je soufflais d’agacement.

-Non….

Je ne pouvais pas m’empêcher de parler aujourd’hui, de plus j’avais oublié mon carnet alors la communication oral était inévitable.
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]   Jeu 3 Jan - 23:09
Embarrassée, j'avisai cette fille au visage inexpressif me regardant sans aucune émotion. Bizarrement, elle n'avait pas l'air contrarié, mais elle n'avait pas l'air heureuse non plus. En fait elle n'avait pas l'air... tout court. Je n'arrivais tout simplement pas à dire ce qu'elle ressentait. En même temps, son expression évoquait celle d'une statue de marbre. Mais étrangement, ce n'était pas cela qui me gênait le plus. Non, ce qui me mettait mal à l'aise, c'était simplement le fait de l'avoir faite tomber. Je me sentais idiote. En même temps, idiote, je l'étais! J'avais l'art de toujours rencontrer les gens de façon... renversante, et il fallait avouer que ma maladresse était un de mes principaux défauts. Je ne me souvenais plus du nombre de fois où je m'étais couverte de honte... La dernière fois que ça m'était arrivé, j'entrai à Cait Shelter, et avait manqué de tomber devant tous les membres de la guilde ! Bon évidemment, cette fois là, il n'y avait pas une salle entière de témoins, juste une fille au sol. Mais malgré le fait que la foule se fichait royalement de ma bourde, je me sentais honteuse, honte qui fut un peu plus vive quand je remarquai avec horreur la masse rose recouverte de terre qui semblait être la barbe à papa de la jeune fille. C'était... c'était moi qui l'avais faite tomber?!

-Oh non! m'exclamais-je en portant ma main à la bouche, c'est ta barbe à papa?! Je suis sincèrement désolée.

Me mordant légèrement les lèvres, je cherchais du regard un stand de barbe-à-papa et en trouvai un non loin de là. J'aidai donc l'inconnue à se relever, la pris par la main et l'y emmena presque de force. Là, j'en commandai une identique à la précédente et en profitai pour acheter une sucette et une pomme d'amour. Quand j'eus récolté les jewels que le vendeur me devait, je me retournais avec un grand sourire et tandis la barbe à papa à l'inconnue.

-Voila, je suis vraiment désolée, je ne faisais pas attention où je marchais!

J'avais beaucoup de mal à contenir les trois bâtons entre mes doigts, et me sentir délestée de l'un d'eux fut un réel soulagement. Avec difficultés, je parvenais à répartir la lourde charge et tandis aussi la sucette à l'étrangère. C'était une jolie sucette en spirale, avec des rayures vertes foncées et vertes pâles alternées... parfum pomme sans doute. Joliment emballée dans son papier transparent, il fallait dire qu'elle me faisait envie, cette sucette. Mais ce n'était pas pour moi! Moi j'avais déjà ma pomme d'amour! C'était une de mes douceurs preférées, les pommes d'amour. Déjà, j'aimais les pommes en général, alors des pommes généreusement trempée dans du caramel! Le paradis pour un palais aussi fin que le mien. Bon... Fin était un peu exagéré... Retenons juste que les pommes d'amours... comme beaucoup d'autres sucreries d'ailleurs, étaient des mets( si on pouvait les appeler ainsi!) Dont je raffolais, mais que j'adorais surtout faire partager avec les autres! C'était d'ailleurs la raison pour laquelle je tendais cette sucette aux teintes émeraudes à cette fille que je ne connaissais même pas... enfin... l'une des raisons...

-Tiens, pour me faire pardonner! Tu aimes la pomme j’espère!

Un grand rictus éclairant mes lèvres, je croquai dans la pomme et m'extasiai quelques secondes face à ce goût sucré et irrésistible! Puis, avec un grand sourire je me tournais à nouveau vers la jeune fille.

-Au fait! moi c'est Yuna! Yuna Tsubomi!

Après tout, c'était la moindre des choses que je me présente! Bon, ce n'était pas comme si mon nom allait changer quelques chose à se vie, mais il était hors de question que je parte d'ici sans m'être présentée! Satisfaite de mes excuses, et n'ayant plus aucun poids sur la conscience, je cherchais du regard un bout de montagne russe qui pourrait m'indiquer la direction à suivre. Ne voyant rien d'autre que les divers stand de nourritures et de tir à la carabine, je fus forcée de constater que j'étais perdue. Me sentant, une fois de plus, des plus ridicules, je me tournais vers la jeune fille qui n'avait pas bougé d'un pousse.

-Euuuuuh... dis moi, tu ne saurais pas où sont les montagnes russes par hasard? déclarais-je, lui adressant un sourire embarrassé, je me suis perdue et je dois retrouver mes amis là-bas...

Passant ma main dans les cheveux et tentant de cacher mon embarras par un sourire (sans succès) je sursautais en prenant brutalement conscience d'un détail crucial. Écarquillant les yeux, je me tournais vers la jeune fille.

-Mince! J'ai oublié de te demander ton nom! … Qu'elle gourde je fais! ajoutais-je avec un sourire.
Yuki Mosoka

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MessageSujet: Re: Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]   Ven 4 Jan - 17:19
La jeune fille qui m'avait bousculé semblait très embêter, pourtant ce n'était rien de grave, je regrettais seulement ma barbe à papa qui m'avait donné t'en envie. D'ailleurs elle le remarqua assez rapidement.

-Oh non! C'est ta barbe à papa?! Je suis sincèrement désolée.

Encore des excuses ? Ne savait-elle dire que cela ? Bizarrement je voyais en elle mon exacte contraire, cela se voyais dans ses yeux, ils pétillaient et ses attitudes été marquée, ses expressions faciales aussi. Comme un miroir, elle est le blanc et moi le noir, c'était rare que je rencontre mon contraire surtout dans un lieu comme celui-ci... Non justement, c'était un lieu comme ça ou j'avais plus de chance de le croiser. Alors que je pensais à l'effet de la différence de l'humain elle continuait encore et encore à s'excuser. Puis d'un seul coup elle me pris la main pour me ramenait au stand ou j'avais achetais plus tôt ma barbe à papa, ne comprenant pas ou elle voulait en venir je la regardais faire sans rien dire. Puis elle me tendit une nouvelle barbe à papa et une sucette... Je ne pus m'empêcher d'être surprise, pourquoi me donner t'elle tout ça ?

-Tiens, pour me faire pardonner! Tu aimes la pomme j'espère!

Je la regardais les yeux un peu plus ouvert, elle m'a acheter une nouvelle barbe à papa et une sucette pour se faire pardonner ? C'est bien la première fois que quelqu'un est comme ça avec moi, je regardais la sucette aux couleurs vertes avec curiosité, je l'ai mis dans ma sacoche pour la garder pour plus tard.

-Merci.

C'était la moindre des choses de la remercier, elle continuait de sourire même en mangeant, malgré que ce soit un vrai moulin a parole, je pouvais sentir que la joie de vivre faisait vivre son coeur. Au fond de moi je ressentais un peu de la jalousie.

-Au fait! moi c'est Yuna! Yuna Tsubomi!

Yuna, elle s'appelait Yuna. Tout comme Icaros et Mattias c'étaient des personnes que je n'étais pas prête d'oublié, toute aussi différente les unes des autres.

-Euuuuuh... dis moi, tu ne saurais pas où sont les montagnes russes par hasard? Je me suis perdue et je dois retrouver mes amis là-bas...

Elle n'était pas venue seule, elle arrive a rentré dans les autres et a se perdre... ? Quel sacré personnage.

-Non désolé.

Puis elle me demanda mon prénom qu'elle n'avait pas eu le temps de me demander.

-Yuki.
Yuna Tsubomi
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MessageSujet: Re: Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]   Mar 22 Jan - 22:23
-Non désolé.

Soupirant de découragement, je cherchais les montagnes russes du regard, quand j'entendis enfin le nom de mon interlocutrice.

-Yuki.

-Yuki? répétais-je avec un sourire et me retournant vers elle, C'est très jolie, comme prénom! En plus il est un peu pareil que le mien... Enfin, pour le Yu quoi!

Croisant les bras et faisant la moue, je lui tournai à nouveau le dos et cherchai à nouveau le manège. Sans succès... Rhaaaaa, mais qu'elle andouille! Je n'avais vraiment aucun sens de l'orientation... En plus, ce n'était pas la première fois que je me perdais ainsi! Je me souvenais qu'un jour similaire à celui-là, j'avais réussi à me perdre en caressant un chat... dans ma propre ville natale! Enfin, j'étais petite, je devais avoir.... 14 ans? Bon d'accord, j'avais la fâcheuse manie de me perdre où que j'aille... Mais je n'y pouvais rien! C'était un de mes nombreux défauts, à l'instar de mon côté maladroit, qui, pour je ne sais quelle raison, m'amener à rencontrer le sol à chaque fois que je rencontrais une nouvelle personne! Et puis je n'étais pas habile du tout de mes mains aussi... Le nombre de vases que j'avais brisé, me coûtant généralement une superbe baffe de la part de ma mère. C'était ce genre de maladresse qui m'avait valu le merveilleux surnom de "manchot" auprès de mon père.... Mon... Père...

Je sentais que, petit à petit, je sombrais dans les tréfonds de ma mémoire. Petit à petit, des images que j'avais enfouies revinrent à nouveau. Un visage aux traits dur, et pourtant si chaleureux. Petit à petit, j'entendais une voix, qui me semblait familière, et pourtant si loin. Petit à petit, le souvenir d'un homme qui jadis fut mon père s'imposa à moi. Petit à petit, je sentais les larmes me monter aux yeux, et une boule se saisir de ma gorge. Mais je secouais la tête, et me tapais vivement les joues. Il ne fallait pas que je pleure! Aujourd'hui, c'était un jour spécial! Je devais m'amuser et profiter de mes amis avant de repartir! Il étais or de question que je sois déprimée en ce jour si spécial! Il fallait que je me change immédiatement les idées! Brusquement, je me mis à chercher quelque chose... Je ne savais pas vraiment quoi, juste que ce serait un élément qui me permettrait de ne plus y penser. S'il y avait bien une chose que je détestais, c'était d'être ainsi rongée par la tristesse. Finalement, mon regard se posa sur un manège. Rien de bien méchant: c'était juste un simple bateau coloré, qui, accroché à un pilier, se balançait latéralement, jusqu'à effectuer des tours entiers! Cap me semblait pas mal, pour me changer les idées. Avec un grand sourire, je m'apprêtais à y aller, quand je pris conscience que Yuki était encore là! Idiote que j'étais, je l'avais complètement oubliée. Evidemment, j'aurais la laisser ainsi, sans dire au revoir, ni rien. Mais je me voyais mal la laisser ainsi. Et puis, comme disait le proverbe, "plus on est de fou, plus on rie"!


-Ça te dirais un petit tour de manège? m'écriais-je en pointant le bateau du doigts, celui-là à l'air vraiment pas mal!

Sans trop lui laisser le choix, je la pris par la main et l'amenai auprès du manège. C'était aussi un de mes gros défauts: quand je voulais quelques choses, je ne laissais pas vraiment le choix aux autres. J'étais dans mon idée, dans mon monde, et à partir de là, l'écoute ne faisait plus tellement partie de mon domaine. Et là, en l’occurrence, je cherchais à passer du bon temps, dans un manège à sensations forte avec quelqu'un que j’appréciais. Parce que oui, j’appréciais Yuki. Elle avait l'air timide, c'est vrai. Mais bizarrement, je trouvais ce genre de personne attachantes! Par expérience, je savais que quand on apprenait à les connaître, à passer outre le mur qu'il bâtissaient pour se protéger, on découvrais une personne adorable, une magnifique fleur! Passer du temps avec elle m'aiderait peut être à oublier. De toute façon, j'avais déjà oublié, mais rien ne m'empêcher d'essayer cette expérience avec elle. Et puis, il fallait avouer que je me sentais toujours un peu coupable pour ma maladresse. J'avais pertinemment conscience qu'il ne fallait pas m'en vouloir pour si peu, mais j'étais le genre de personne à se sentir coupable pour un rien. J'étais d'ailleurs assez désagréable, mais je n'y pouvais rien, alors tant pis! Avec un grand sourire, j’entraînais Yuki vers le guichet, lui payait carrément la place sans lui laisser le temps de répliquer et l'installer dans le siège à côté de moi.

Toute excitée, je ne pensais même plus à ce qui m'avais attristé quelques seconde plus tôt, et trépignait d'impatience en avisant la barre de fer qui s'abaissait sur nous. Il fallait dire que j'adorais ça, les manège à sensation. Certains disaient que ça faisait trop peur, moi je n'étais pas d'accord! Ce n'était pas de la peur, c'était un véritable sentiment d'évasion, la sensation que son âme s'évadait de son corps, que notre cerveau se vidait de toute pensée, que nos propres cris étaient poussés par quelqu'un d'autre. Je raffolais de cette sensation. C'était d'ailleurs pour ça que je n'en pouvais plus d'attendre. Alors que les dernières place du bateau se remplissaient, je sentais ma camarade se raidir à côté de moi. Peut être n'en avait-elle jamais fait... Pour la rassurer, je me tournais vers elle et lui adressai un sourire encourageant. Enfin, le manège s'enclencha. Le bateau commença à partir en avant, puis en arrière. Ce fut doux, d'abord, puis l'engin se déplaça de plus en plus rapidement. Je sentais déjà mon coeur se plaquer contre ma cage thoracique, et entendait les cris de certains, et les exclamations d'autres. Puis enfin, le bateau fis ce que j'attendais le plus: un tour sur lui même. Je ne sentais plus le sol, je ne pensais plus, je levais juste les bras aussi avec un sourire jusqu'au oreilles, sans pour autant me rendre compte que je le faisais. Contrairement aux autres, je ne hurlais pas de frayeur, non. Je poussais des cris de joie! Que voulez-vous, il faut croire que je suis un peu folle, comme fille....
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Quand le bonheur nous tend un piège [pv Yuki]

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